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Les femmes et le jeûne : Quelles particularités ?

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L'équipe RGNR
24 vues • Publiée le 06/05/2019

Cette vidéo part d’un constat simple : le jeûne n’agit pas de la même façon chez les femmes et chez les hommes, et cette différence s’explique en grande partie par la kisspeptine, un neuropeptide produit en plus grande quantité chez les femmes. Parce qu’elle est directement sensible aux hormones de la faim comme la ghréline et la leptine, la kisspeptine rend l’axe hormonal féminin particulièrement réactif à l’état de jeûne, bien plus que chez l’homme.

Thierry passe en revue les principaux moments du cycle et de la vie reproductive : l’impact du jeûne sur les règles varie selon le moment où il est pratiqué (avant ou pendant les règles), et les résultats sont suffisamment disparates pour qu’aucune règle universelle ne s’applique. Sur la fertilité, le mécanisme est plus clair : pendant le jeûne, les niveaux hormonaux baissent mais la sensibilité des récepteurs augmente, ce qui produit un rebond hormonal important à la reprise alimentaire et peut constituer un levier naturel pour les femmes qui cherchent à concevoir.

Le syndrome des ovaires polykystiques occupe une place centrale dans la vidéo. Thierry l’explique comme une conséquence d’une résistance à l’insuline et d’un excès d’androgènes, deux mécanismes sur lesquels le jeûne agit directement en réduisant la stimulation insulinique chronique. Il fait le lien avec la série de vidéos sur le syndrome métabolique et le diabète pour montrer pourquoi le jeûne est particulièrement pertinent dans ce contexte.

Pour la grossesse, Thierry est catégorique : le jeûne prolongé est à exclure, notamment au premier trimestre, car les fluctuations hormonales induites peuvent présenter des risques réels. L’allaitement, en revanche, est traité différemment : une fois la lactation bien installée, le jeûne ne semble pas provoquer d’arrêt de la production de lait, même sur plusieurs jours. La question des toxines dans le lait maternel est abordée honnêtement, sans réponse définitive, mais avec deux hypothèses pratiques pour limiter le risque.

La vidéo se termine sur un point souvent ignoré : les femmes ont constitutionnellement des réserves de graisses plus importantes que les hommes, ce qui rend la résistance à la faim plus forte et le jeûne parfois plus difficile à initier. Thierry invite à écouter ces signaux biologiques plutôt qu’à forcer, et à ne pas comparer son expérience du jeûne à celle d’un homme.


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