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Les bons et les mauvais aliments pour votre santé, épisode 2, le KO final...

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L'équipe RGNR
15 vues • Publiée le 17/02/2017

Cette deuxième partie repart du principe posé dans la vidéo précédente : un aliment ne peut pas être qualifié de bon ou de mauvais dans l’absolu, parce que l’équation comporte toujours deux termes, le produit et l’organisme qui le reçoit. Thierry illustre cela avec l’exemple du mercure : pour certains organismes, une exposition significative ne laisse aucune trace, tandis que pour d’autres, une micro-exposition suffit à provoquer des effets durables.

La vidéo s’attaque ensuite à plusieurs dogmes diététiques courants : boire un litre d’eau le matin, manger obligatoirement au petit-déjeuner, ou encore compter les calories. Thierry explique pourquoi ces prescriptions universelles ne tiennent pas, en montrant que ce qui est adapté pour un organisme dans un contexte donné peut être contre-productif pour un autre, et que le modèle calorique ne dit rien de l’influence réelle d’un aliment sur le corps.

Un passage est consacré aux vidéos de diététique qui consistent à montrer ce que leur auteur mange au quotidien. Thierry pointe la contradiction de fond : soit on suppose que tous les organismes ont les mêmes besoins, soit on sait que ce n’est pas le cas et on s’exhibe sans raison utile. Dans les deux cas, l’individu et ses besoins réels disparaissent derrière l’idéologie ou la mise en scène.

La conclusion élargit le propos au-delà de l’alimentation : manger sans avoir faim, par habitude ou pour combler un vide, rend inutile la qualité de ce qu’on ingère. Thierry invite à faire confiance au ressenti plutôt qu’à des programmes figés, et à remettre l’alimentation à sa place, celle d’un outil au service de besoins concrets, parmi d’autres besoins tout aussi réels.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour ! Deuxième et dernière partie de cette petite série de vidéos sur les bons et les mauvais aliments, avec des guillemets. Je suis très content parce que j'ai vu que la première vidéo a été extrêmement suivie, a suscité beaucoup d'enthousiasme, beaucoup de questions, beaucoup de réactions aussi, et ça me fait un petit peu jubiler parce que c'était le but.

Je souhaitais effectivement aller un petit peu interroger, aller confronter un petit peu toutes nos certitudes et nos cases bien rigides que nous nous sommes forgés par rapport à l'alimentation en particulier, et venir les ébranler pour montrer que les choses sont à la fois plus simples et moins simplistes que ce qu'il y paraît.

En fait, tout mon propos dans cette deuxième vidéo en particulier, c'est de vous dire qu'avec l'alimentation, c'est un peu comme dans une relation. Dans une relation, on est toujours deux.

Et je ne connais pas de relation dans laquelle chacun n'a pas une part de la responsabilité de la relation. La tendance, c'est de se décharger sur les autres de la responsabilité. C'est à cause de l'autre, il m'a fait ci, il m'a fait ça, et puis c'est toujours la faute de l'autre.

Mais attend, les bases de la connaissance en psychologie te montreront que dans une relation, on est toujours deux, et que chacun a toujours la totale responsabilité de la relation. Et donc, tu ne peux pas accuser l'autre d'avoir une attitude qui est désagréable.

Non, parce que de toute façon, toi, tu as ta part là-dedans. Toi, tu as ta part de responsabilité. Eh bien, ce que je tiens à apporter dans ces vidéos, c'est exactement la même chose. C'est-à-dire qu'on vous a appris peut-être, et la diététique moderne, l'esprit du monde, le discours normatif actuel a tendance à nous faire considérer les aliments séparés de nous, non pas dans l'interrelation, non pas dans l'interaction, mais dans un absolu.

Et moi, j'ai envie d'intégrer la dimension de la relation, de dire qu'un aliment est un poison, d'autant plus que l'organisme sur lequel il va agir, l'organisme qui va l'ingérer n'est pas capable de le traiter de manière adéquate.

Regarde par exemple l'exemple que je donne tout le temps, comment tu expliques que certaines personnes sont exposées à du mercure, le détoxifient très bien et finalement ça n'a aucune influence ou quasiment aucune influence sur leur organisme, et à l'inverse tu en as d'autres avec une micro-exposition, et bien ils vont se trouver handicapés pour la vie toute entière.

C'est donc bien qu'il y a une différence. Est-ce que le mercure est un poison en tant que tel ? Pour certains organismes, il n'en est pas un puisqu'il ne stagne pas, puisqu'il est détoxifié, il n'est pas un poison dans l'absolu.

Et c'est cette réflexion, c'est de dire que dans l'équation il y a deux termes. Il y a le produit, il y a vous et votre organisme. Et vous pouvez jouer sur le produit, mais vous pouvez aussi jouer sur vous et votre organisme. Et c'est cette histoire de se croire innocent.

On passe notre temps à se croire innocent. On se croit innocent face à des aliments qui sont soit bons, soit mauvais. Et nous, on n'a aucune responsabilité là-dedans. Ça ne nous concerne pas, c'est l'aliment qui est bon ou qui est mauvais.

et tu as des apprentis diététiciens ou diététiciens en tant que tels qui disent tel aliment est bon, tel aliment est mauvais, tel aliment est bon, tel aliment est mauvais, in nomine vobis et spiritus, et c'est terminé, la messe est dite et puis on n'en parle plus.

Mais tout ça, ça n'existe pas dans le vivant. Dans le vivant, c'est une interrelation permanente. Et si tu ne peux pas jouer sur l'aliment, tu peux jouer sur ton organisme.

Et si tu peux jouer sur les deux, c'est encore mieux. Donc, on se croit innocents face à des aliments bons ou mauvais, Ce qui est plus important pour moi, c'est de comprendre ce qui est adapté à nos organismes dans les circonstances qui sont les nôtres, qui sont les miennes, qui sont les tiennes qui regardent cette vidéo, qui sont les nôtres maintenant et qu'il n'y a pas un absolu.

Comme je disais, si la pastèque est un fruit fabuleux, la pastèque par moins 20 dehors, si tu te manges une grosse pastèque, tu vas voir que tu vas être juste totalement gelé. Est-ce que la pastèque est un fruit bon ?

On ne sait pas. Oui, il est bon en été, s'il fait chaud et tout, il est bon. Et en plein hiver, il n'est pas bon.

Donc est-ce qu'il est bon dans un absolu ? Non. Par contre, c'est un fruit qui est adapté à l'humain, oui, à condition qu'il soit dans les bonnes conditions. Toujours question de relation avec l'organisme.

Et c'est cette question-là que je veux apporter. Alors, je te dis tout de suite, aucune diététique ne pourra faire cela. Je veux dire, aucune diététique ne pourra te dire si un aliment est bon ou mauvais.

Parce qu'aucune diététique ne pourra prendre en considération les conditions dans lesquelles tu es toi, là, maintenant, dans lesquelles moi, je suis actuellement. Aucune diététique. il n'y a que notre ressenti, et c'est un appel avant tout à faire appel à notre capacité à ressentir et à déterminer par nous-mêmes, ne pas nous laisser guider par des modes, ressentir par nous-mêmes.

Alors, la notion de poison se comprend vraiment ramenée à l'échelle de l'organisme. Et par exemple, quand on parle de bons ou de mauvais aliments, j'ai commencé à ouvrir ces pistes dans la précédente vidéo, On va dire que la banane est un bon aliment, OK. Une banane est un bon aliment, deux bananes sont bons aliments.

Sans banane, est-ce que c'est un bon aliment ? Non, sans banane pour un organisme, ça va saturer complètement tes capacités digestives et ça va être en tant que tel un poison pour l'organisme.

C'est-à-dire que non seulement il y a la notion de produit, il y a la notion de l'organisme, il y a la notion de quantité, il y a énormément de paramètres qui sont à jeu.

Et donc déterminer un absolu là-dedans n'est pas possible. Et par exemple, moi, par expérience, je peux postuler que chez le nombre de personnes qui consomment des bons aliments, le simple fait de consommer en surquantité, c'est-à-dire de dépasser la capacité digestive normale du corps, sous prétexte que c'est bon, amène à un effet complètement inverse qui fait que les aliments sont extrêmement polluants pour l'organisme.

Alors tu vas me dire, oui mais moins que ceci. Oui d'accord, peut-être moins que tel ou tel produit, mais au final, de toute façon, tu rates la cible.

Encore une fois, tu rates la cible. Soyons clairs, bien sûr, les produits dévitalisés, transformés, industrialisés n'apportent rien à l'organisme, donc pas de caricature.

J'ai vu des personnes qui réagissaient et qui me disaient « Thierry, d'un seul coup tu nous perds, tu n'es plus à dire que le gluten c'est un poison... » Tranquille, je ne fais pas une apologie de la pizza à quatre fromages, je suis juste en train de mettre un peu de relativité, de relativiser les notions que l'on croit figées sur ce qui est bon et ce qui est mauvais.

Il est certain que les aliments dévitalisés, privés, extrêmement transformés, etc. ne sont pas des aliments constructeurs de l'organisme. C'est évident, on l'a tous expérimenté. Par contre, la notion de poison est plus intéressante.

Comment ça se fait par exemple qu'il y a quelqu'un qui va faire un écart, comme on dit, entre guillemets, donc il va manger un soir une pizza avec des copains parce qu'il choisit ce jour-là de privilégier une nourriture plus relationnelle et sociale que la qualité de la nourriture dans l'absolu, et qu'est-ce qui fait que le lendemain il va se réveiller comme une fleur alors que l'autre à côté va se réveiller le lendemain et pendant trois jours il va avoir la tête complètement embrouillée, de mauvaise humeur,

des problèmes digestifs et ainsi de suite. C'est bien que l'influence de la pizza sur l'organisme est différente entre ces deux personnes. Qu'est-ce qui fait que pour l'un c'est vraiment un poison qui va lui le taxer et lui coûter immédiatement, et qu'est-ce qui fait que pour l'autre, par contre, ça va passer de manière relativement anodine si c'est ponctuel ?

C'est la force de l'organisme encore une fois. Alors, la question que j'aime poser, surtout quand on me parle d'alimentation, parce qu'en alimentation il y a beaucoup de dogmes, soyons clairs, c'est pourquoi ?

Pourquoi ? Tu sais, un peu comme ces enfants qui interrogent tout le temps pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Et on te dit énormément de choses, et quand on parle d'une alimentation adaptée, j'ai essayé d'attirer votre attention, dans la première vidéo, sur la nécessité absolue d'adapter votre alimentation.

Et comment est-ce que vous pouvez savoir si votre alimentation est adaptée ? il n'y a qu'un seul moyen, c'est votre ressenti. Comment est-ce que vous vous sentez ? Si vous mangez un repas et que vous êtes fatigué, frileux, de mauvaise humeur, que vos pensées sont ralenties, déjà, il n'est pas adapté.

Même s'il est composé avec les meilleurs aliments du monde qu'on a pu vous recommander. Actuellement, ce n'est pas en adéquation avec votre organisme. Et je ferai de la provocation, et c'est vraiment de la provocation ce que je fais, parce que vous connaissez tous quels sont mes choix en termes alimentaires par exemple.

Mais je vais faire la provocation. Est-ce qu'il vaut mieux manger un repas de fruits qui va te donner froid ou des pâtes au fromage qui vont te donner chaud, pleines de gluten, pleines de caséine ?

Qu'est-ce qui vaut mieux ? Alors tu vas me dire, le mieux c'est de consommer par exemple des oléagineux, des choses comme ça qui vont te donner chaud et pas avoir... OK, d'accord, je veux bien.

Mais dans l'absolu, qu'est-ce qui vaut mieux ? Est-ce qu'il vaut mieux privilégier la qualité de l'aliment en tant qu'hôtel ou son interrelation avec l'organisme ? Et moi je peux te dire, à partir du moment où tu as froid ou tu es ralenti, c'est tout ton métabolisme, c'est tout ton corps qui ne fonctionne plus de manière adéquate.

C'est juste pour mettre en perspective cette notion de bon aliment dont on nous serine les oreilles, avec lequel on nous fait culpabiliser en permanence. Est-ce que tu manges bien ? Est-ce que tu manges des aliments sains en permanence ? Mais ça ne peut pas se comprendre dans un absolu.

Ça se comprend dans un relatif par rapport à des circonstances de vie, par rapport à des objectifs de vie, par rapport à d'autres formes de nourriture, des nourritures relationnelles, des nourritures émotionnelles aussi, et qu'on ne peut pas en privilégier, en sur-privilégier une au détriment de toutes les autres.

Alors, cette question des pourquoi, on y revient. Pourquoi ? Pourquoi ? Et ça me permet aussi d'aborder pas mal de ces espèces de dogmes alimentaires. Je vois passer beaucoup de vidéos sur YouTube quand je mets mes vidéos en ligne, et souvent ça me fait frémir, et ça vous montre à quel point on est rentré dans un absolu par rapport aux choses et qu'on ne questionne même plus.

Par exemple, on te dit qu'il faut boire de l'eau le matin. Alors moi je dis pourquoi boire de l'eau le matin ? Et puis moi, en m'appuyant sur mes connaissances de physiologie, je vais te dire, fais l'expérience de ne pas boire de l'eau le matin, par exemple. Fais l'expérience de ne pas boire un litre d'eau au réveil.

Alors on te dit oui, il faut boire de l'eau au matin parce que pendant la nuit tu as perdu de l'eau. Alors, pourquoi est-ce qu'on boit de l'eau ? On boit de l'eau parce qu'on est déshydraté. Si on n'est pas déshydraté, on n'a pas besoin de boire de l'eau.

OK, donc tu bois de l'eau si tu es déshydraté. Tu ne bois pas de l'eau parce que c'est le matin. Tu bois de l'eau si tu es déshydraté. Comment tu sais si tu es déshydraté ? Si tu urines, tu n'es pas déshydraté.

Si tu n'urines pas, tu es déshydraté. Si tu as un volume d'urine suffisant, tu n'es pas déshydraté. Et à ce moment-là, je voulais expliquer, plus vous allez boire de l'eau, plus vous allez éliminer de l'eau.

Nous n'avons pas des déchets, mais vous allez éliminer de l'eau. Donc ça ne sert à rien, et je dirais même pour un organisme fatigué, n'importe qui pourra expérimenter, et là je parle de connaissance, non pas de délicubration de la boîte à poux, mais de connaissance.

Tout le monde pourra expérimenter que s'il s'abstient par exemple de boire ses 1 litre d'eau le matin de façon religieuse, à ce moment-là il va sentir qu'en termes d'énergie, de vitalité, de frilosité, il va avoir un être mieux, moins frigo, plus d'énergie tout au long de la journée.

Pourquoi ? Simplement parce que ce n'était pas adapté. Et parce que dans certaines circonstances, boire un litre d'eau au matin pour quelqu'un qui fait beaucoup de sport, il fait chaud et ainsi de suite, c'est parfaitement adapté.

Pour l'autre, ça ne va pas être adapté du tout. De la même manière, on te dit qu'il faut manger le matin. Il faut manger au petit matin, ça fait partie des espèces de dogmes alimentaires qu'on te sort tout le temps.

Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il faut manger le matin ? Ah oui, simplement parce que tu n'as pas mangé depuis 8 heures. Tu veux me dire que l'organisme n'est pas capable de s'adapter et de puiser dans ses réserves ? Alors ça sert à quoi qu'on ait des réserves ?

On a des réserves, et ça sert à quoi qu'on ait des réserves ? À rien. Simplement, pourquoi est-ce qu'il faudrait manger le matin ? Pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas considérer qu'au contraire, le matin est le moment où il y a la plus grosse résistance à la nutrition dans l'organisme et à ce moment-là, ce n'est pas adapté du tout, du tout, du tout ?

Et si on faisait l'expérience ? Et si on essayait de ne pas manger, et puis de voir comment ça se passe ? Tu vas le voir rapidement. Tu ne manges pas, tu manges, tu vois comment tu te sens, et tu expérimentes, et puis ça va te permettre aussi à certains moments de l'année de manger, d'autres de ne pas manger, et de ne pas faire de la religion à partir de ça, de ne pas créer un don.

Par exemple aussi, on te dit qu'il faut manger beaucoup de fruits. OK, beaucoup de fruits, pour qui ? Pour quel organisme ? Dans quel état ?

Je suis le premier mangeur de fruits, je suis un très grand consommateur de fruits, je fais l'apologie du fruit, il n'y a pas de problème de ce côté-là. OK, mais dans quels circonstances ? Pour quels organismes ?

Pour les personnes qui ont des explosions de champignons, pour les personnes qui sont complètement épuisées. Les fruits sucrés par exemple, on a vu, même si ça dérange certains qui disent que ce n'est pas le cas.

Non, tu pourras dire ce que tu veux, l'expérience pratique fait que pour bon nombre de personnes ça ne va pas passer, et que tu pourras les faire culpabiliser en leur disant que si tu manges des légumes tu vas moins détoxifier, que si tu manges des produits animaux c'est parce que ton organisme...

c'est juste parce que ce n'est pas adapté pour l'instant de faire du tout fruit, ça ne marche pas, c'est complètement inadapté, et peut-être que ce sera totalement inadapté toute la vie de la personne, et que ce qui est important c'est de faire de l'adapté et non pas de l'inadapté.

Ce qui est important, c'est de répondre point par point aux besoins de l'organisme et non pas de satisfaire une idéologie. De la même manière, un truc qu'on voit classiquement lorsqu'on parle de diététique et qui permet de critériser les bons et les mauvais aliments, c'est l'apport calorique.

Pour vous donner une idée à quel point ça ne sert strictement à rien, c'est un petit peu comme estimer le niveau d'instruction d'un élève en fonction du programme qui lui aura été donné au cours de l'année.

C'est considéré. On dit qu'en CE2 ou en seconde, par exemple, on aura fait tel programme, donc le niveau d'instruction de l'élève, ça sera tant. Mais tu sais très bien que c'est faux. C'est faux. C'est absolument faux.

Pourquoi ? Parce que ça dépend de la capacité de l'élève à absorber, à tirer la substance de ce qu'il veut à lui être donné. Le modèle calorique et compter les calories ne sert strictement à rien.

Et ce qui est fabuleux, c'est qu'on passe encore beaucoup de temps à juger de la qualité du niveau des aliments bons ou mauvais en fonction de leur contenu calorique. C'est juste, ça ne sert à rien.

Zéro ! Zéro, zéro, zéro, ça ne dit rien. Tu peux tout autant regarder la fréquence sur ton poste de radio, ça te donnera la même indication sur l'influence du produit sur ton organisme.

Et puis, il y a une dernière chose aussi, qui est vraiment pour moi la manifestation extrême de toute cette approche dogmatique, mimétique et absolutiste de l'alimentation, c'est par exemple les histoires de passer une journée dans mon assiette.

Pourquoi est-ce qu'on devrait passer une journée dans mon assiette ? On me demande souvent, on me dit Thierry, est-ce que tu nous ferais une journée dans ton assiette ?

Alors, de temps en temps, j'ai des idées comme ça qui me montrent, je me dis OK, je vais faire ça un jour de jeûne, comme ça on va avoir un plan sur une assiette vide et puis ça va rester toute la journée. Ou alors, on va voir mon assiette et puis on va voir que je mange chaque fois rarement dans mon assiette.

J'ai tendance moi à découper les fruits un peu partout, sur la table, sur les planches à découper, je n'aime pas trop les assiettes. Mais blague à part, qu'est-ce que tu viens faire dans mon assiette ? Qu'est-ce que tu viens t'inviter dans mon assiette ?

Quel mimétisme ! Parce qu'il y a deux possibilités. Soit ça veut dire que je considère que tes besoins sont exactement les mêmes que les miens. Donc déjà, ça c'est quand même une hyper-focalisation sur qui je suis, une omnibitation par qui je suis, et une méconnaissance totale de la différence qu'il y a entre chaque organisme.

C'est considérer que tes besoins sont exactement les mêmes que les miens. Ça serait le seul intérêt, ça serait de me poser un exemple, de dire voilà comment moi je fais, Regarde bien pour t'inspirer du maître, regarde comment moi je fais.

La deuxième possibilité, tu sais parfaitement que tes besoins et les miens sont complètement différents, mais par contre tu fais ces vidéos simplement pour t'exhiber. Dans les deux cas, ça n'a strictement aucun intérêt.

Pourtant, c'est ce à quoi est ramenée la diététique actuellement. Alors moi, ce que j'ai envie dans cette série de vidéos, dans cette série de deux vidéos qui sont plus conceptuelles que d'habitude, j'ai envie de dire que l'esprit du monde veut que tu adhères à 100 % à un programme.

Soit tu adhères à 100 % sans aucune déviation, soit tu n'en fais pas partie, soit tu dégages et tu n'as pas le droit au chapitre. Sinon, tu n'es pas admis de toute façon. Alors quitte des besoins de l'individu, on s'en fout, de toute façon l'idéologie compte, seule l'idéologie compte.

Et donc, l'idée de ces vidéos, c'est de vous dire, avant tout, faites confiance à votre ressenti. Libérez-vous de ces carcans religieux, idéologiques, de ces jugements sur vous-même, de cette culpabilité, de ce poids des « il faut, il ne faut pas, il a dit, il ne faut pas », ce rapport culpabilisant à la nourriture, qui est, d'après moi, l'un des facteurs de dégénérescence maximale.

On n'a jamais été à une époque où il y a autant d'informations sur l'alimentation et où on est autant paumé sur l'alimentation, où on mange aussi mal. Déjà, pourquoi ? Parce qu'on mange pour des tas de raisons autres que la faim.

C'est le premier truc. On ne mange pas parce qu'on a faim. Si on mangeait parce qu'on a faim, la plupart des problèmes seraient résolus. On ne mange pas parce qu'on a faim, et ça c'est la première des bases.

On ne mange pas parce qu'on a faim, on mange trop vite, on ne mastique pas, on n'assimile pas. On se prend la tête sur est-ce qu'il faut telle alimentation ou telle alimentation, est-ce que tu es paléo, végan, crudivégan, olio, machin, chose et ainsi de suite.

« rôti machin chose », mais est-ce que tu manges parce que tu as faim ? Ou est-ce que tu manges simplement par habitude pour tromper l'ennui, pour tromper la désespérance du mode de vie dans lequel tu es pris, pour tromper la désespérance de l'environnement dans lequel tu vis ?

Est-ce que c'est pour ça que tu manges ? Parce qu'en quel cas, de toute façon, tu pourras manger n'importe quelle nourriture, même la meilleure du monde, ça ne servira à rien.

Et donc, on est pris dans ces représentations, et cette série de vidéos est avant tout une invitation à aller dans l'expérimentation, dans le ressenti, dans aussi remettre l'alimentation à la place qu'elle doit avoir.

C'est-à-dire, on mange pour se nourrir, pour avoir de l'énergie, pour avoir des nutriments, alors bien sûr des micronutriments, donc il s'agit d'avoir une alimentation ultra-riche en micronutriments, on est d'accord, mais on mange pour se nourrir, point barre, comme un bois pour s'hydrater, ça ne sert à rien de s'hydrater dans l'absolu, C'est de l'onanisme à queues, on va dire, d'une certaine manière.

Et ça ne sert à rien de manger dans l'absolu, c'est de la gourmandise. La gourmandise c'est un péché, et le péché c'est rater la cible. Et le péché c'est la base de toute forme de maladie, c'est rater la cible.

C'est-à-dire prendre quelque chose qui a une fonctionnalité vitale, manger est vital, et le détourner complètement de sa fonction première. C'est-à-dire l'utiliser pour tromper des tas d'autres choses.

Alors, aliments bons ou mauvais, c'est une question d'interaction avec l'organisme, c'est une question d'adaptation, c'est une question de sortir de la culpabilité, de sortir des dogmes, de sortir des carcans, de sortir des représentations toutes faites, et c'est une invitation surtout, et c'est une histoire de partir à l'aventure.

Parce que bons ou mauvais aliments, ça se détermine au jour le jour, au quotidien. De quoi as-tu besoin aujourd'hui ? En termes d'alimentation, pas à commerce, mais en termes de tout autre chose, en termes d'interrelation, en termes d'action.

Est-ce que t'as besoin de repos ? Est-ce que t'as besoin d'action ? Est-ce que t'as besoin de voir du monde ou de ne pas voir du monde ? Est-ce que t'as besoin d'avoir du temps pour toi ?

Est-ce que t'as besoin de créer ? Est-ce que t'as besoin de t'exprimer ? Est-ce que t'as besoin de chanter ? Est-ce que t'as besoin de danser ? Est-ce que t'as besoin d'aller te promener tout seul dans la nature ?

De quoi as-tu vraiment besoin ? Et ça, ça ne marche pas dans des systèmes où tout est figé, tout est réglé, rien ne bouge. Ça ne marche pas dans des systèmes de cases où on t'assène des programmes et tout ce qu'on veut c'est que tu adhères à un programme, et que tu adhères à vie, et que la seule motivation c'est de te faire reprendre ta carte année après année.

Au sein de Régénère, j'espère qu'on vous propose quelque chose de radicalement différent. On vous propose de partir dans l'aventure de la connaissance, la connaissance ici, parce que tout est là, tous nos besoins sont déjà connus, qu'au-delà de toute forme d'intellectualisation, le corps sait.

Votre corps sait et la solution est là. On a passé notre temps à aller chercher des solutions à l'extérieur en permanence, à nous tourner un petit peu comme des mendiants en faisant la quête. S'il te plaît, s'il te plaît, allez, monsieur le spécialiste, dis-moi ce que je dois manger, monsieur le spécialiste officiel ou autoproclamé, dis-moi ce que je dois manger, dis-moi ce que je dois penser, dis-moi ce que je dois faire.

Et puis avec la dose de culpabilité, si tu ne fais pas exactement comme ce qui t'a été dit de faire, j'espère qu'ici vous trouvez un cadre de liberté, d'expérimentation dans lequel il n'y a pas de culpabilité.

J'en ai marre de voir moi les ayatollahs qui tirent à bout portant parce que quelqu'un te dit, moi j'ai mangé ceci, « Ah, t'as mangé ceci, mais ce n'est pas physio.

» Mais il y en a marre, il y en a absolument marre de cela. On n'est pas là pour s'enfermer, on est là pour se libérer. Et la réponse, elle est là.

Et personne d'autre ne pourra te dire si tu as tort ou si tu as raison. Alors l'aliment, est-ce qu'il est bon ou il est mauvais ? La réponse, elle est là. Tu es le seul à le savoir, et ce savoir-là, tu vas le découvrir dans le ressenti.

Bonne régénération !

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