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Les 10 clés des systèmes régénératifs. Eric Escoffier 5/7 . Permaculture

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L'équipe RGNR
40 vues • Publiée le 29/03/2015

Cette vidéo clôt la série en proposant une synthèse des principes fondamentaux qui font fonctionner un système régénératif. Éric Escoffier les a disposés en cercle plutôt qu’en liste linéaire, parce que chaque clé interagit avec toutes les autres et qu’aucune ne peut être isolée sans perdre son sens.

La première clé abordée est la place des arbres et des forêts : jusqu’à 80 % de couverture arborée est possible dans un design bien pensé, et les pentes raides ou les sommets doivent être reboisés à 100 % pour éviter érosion, inondations et tarissement des sources. Éric explique aussi pourquoi un bon design permaculturel résiste aux incendies, en s’appuyant sur des exemples documentés en Australie et en France.

Viennent ensuite la conjonction chaleur-humidité comme moteur de croissance, le rôle du pH piloté naturellement par les micro-organismes dès que le sol est mulché, et le rapport carbone/azote qui conditionne la fertilité. La notion de diversité et densité est présentée comme indissociable : la diversité n’a de sens que si la densité est suffisante pour que les déchets des uns deviennent les nutriments des autres, via les mycorhizes et la rhizosphère.

La dernière partie revient sur le mulch et la litière, le non-travail du sol, les cultures sur courbes de niveau pour ralentir l’eau et limiter l’érosion, et la gestion de l’ombre dans les associations végétales. Éric conclut en rappelant que corriger 10 000 ans d’erreurs agricoles ne demande pas d’ajouter de la complexité, mais surtout de déconstruire les fausses certitudes.


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Transcription de la vidéo

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Bon Eric, là on approche un petit peu de la synthèse, enfin de la synthèse de cette espèce de parcours très très rapide parce qu'on fait en quelques vidéos ce que tu fais en plusieurs jours. On en fera d'autres pour détailler un petit peu les choses que j'aborde dans les formations qu'on n'a pas abordé là.

D'accord. Et là j'avais envie que tu me présentes, pour conclure un petit peu tout ça, quelques clés pour comprendre les systèmes régénératifs, puisque c'est vraiment tout le but de la permaculture, c'est de mettre en place des systèmes qui soient efficaces, éthiques et donc régénératifs.

Parce que les trois sont indissociables. Quand on dit efficace, on dit éthique, quand on dit efficace, on dit éthique, on dit régénératifs.

Les trois marchent ensemble. On ne peut pas penser l'un sans l'autre. Donc c'est clé. Et puis c'est aussi une façon de s'éclairer un peu de de résumer, de remettre en haut les choses qui font la plus grande différence.

Deux semaines de formation, donc on va assez profond dans certains thèmes. Ça va depuis les principes généraux de la permaculture et puis on va arriver jusqu'à les plantes sauvages comestibles, le potager sur but pérenne, le non désherbage, la gestion du mulch, du compost, du BRF, les fruitiers rares, le semis directement en place, les cultures sous-canopées...

C'est très vaste. À un moment donné, il faut régulièrement repêcher les éléments qui font une grande différence. Il ne faut pas se perdre dans le détail. Oui, les trucs qu'on ne doit jamais lâcher.

Quand on est perdu, on ne sait plus, hop, ça c'est bon. Dans la physiologie, c'est pareil. Pour rétablir un être humain, il y a des tas de petites choses, mais il faut quand il y a des choses qu'il faut toujours avoir en tête et ne jamais lâcher parce que ça c'est la base reminéraliser et ainsi de suite.

Et en plus ces clés ont l'avantage de de permettre d'illustrer bon là on n'a pas fait mais si on fait une vidéo ou en tout cas dans les formations on passe pas mal de temps sur les principes et donc tous ces principes sont injectés et sont illustrés et s'articulent au travers de ces clés là par exemple donc on va s'écarter un peu alors je vais zoomer Ces clés-là, il n'y avait pas moyen de les mettre dans un ordre parce que rien n'est dans la nature.

Tout interagir avec tout, d'ailleurs c'est un principe de la permaculture. Donc je les ai mis en cercle. Je vais faire un petit tour d'abord de les lister. En haut j'ai mis arbre et forêt. Là j'ai mis l'ombre.

Là on a la conjonction de la chaleur et de l'humidité. Là on a le pH. Là on a le rapport carbone sur azote. Là on a le rapport air sur eau. Là on a mûche ou la litière. Là on a la diversité et la densité.

Diversité et densité qui sont deux choses qu'on ne doit jamais dissocier. Il faudrait arrêter de penser diversité, ça n'a pas de sens. Diversité et densité. J'insiste beaucoup dans les formations.

Là j'ai mis en un seul point toute la permaculture, par ma culture design et les patterns. J'ai mes neuf clés. Chacune interagit avec tous les autres. Par exemple, les arbres et les forêts, on aurait pu dire qu'on les met en amont.

Parce que si j'ai des forêts bien désignées ou si je prends un modèle sur les forêts naturelles, non touchées par l'homme, j'ai toutes les autres clés qui sont là, au top, mais on ne pourra jamais en sortir une des autres.

Mais je l'ai remis là parce que je voudrais vraiment pousser en avant l'idée qu'il y a une urgence à arrêter les déforestations et une urgence à reforester massivement notamment la bande intertropicale, et même les permaculteurs, j'ai la chance de connaître les grands permaculture internationale aujourd'hui, on n'a pas compris à quel point il faut reforester beaucoup et rapidement.

C'est une course contre la montre, si on veut sauver la planète et la capacité à porter la vie et se sauver nous-mêmes au passage. Dans cette clé, ça régime des choses que je donne dans les formations. on parle des arbres, des fonctions des arbres, ce que les arbres font.

On a dit qu'ils étaient les seuls à faire certaines choses, un exemple remplir les nappes phréatiques, d'autres choses. On parle, j'insiste, que dans nos conceptions, nos designs d'imperméabilité, on devait avoir le plus possible d'arbres, jusqu'à 80%. Ça ne veut pas dire être sous une canopée sombre.

Il y a tout un tas d'espèces différentes. Il y a des espèces comme, je ne sais pas chez nous, le robiniae fausse acacia ou l'albizia gelibrissin qui font des ombres légères, ou le pendalep, ça fait des ombres légères.

Si vous avez des arbres serrés, rapprochés, du chêne vert ou pour prendre les forêts provençales, vous avez des ombres denses. Et donc entre ces deux choses, il y a tout un panel.

Je ne dis pas qu'on est tout le temps sous une canopée dense, mais on peut avoir jusqu'à 80 % d'arbres facilement partout dans nos dans nos designs. Et puis toutes les zones non cultivées, toutes les pentes raides, tous les sommets, absolument vital, le haut et la pente raide doivent être 100 % forestés.

Sans quoi on aura des inondations en aval, on aura de l'érosion à gogo, la montagne qui nous tombe sur la gueule au passage, on n'aura pas de source qui coule, un endroit où la pente devient douce, qu'on appelle la ligne clé, et pas d'infiltration dans les masses.

Et puis en aval, remonter voir des eaux salinisé dans les plaines ou en littoral. Tout ce qu'on n'utilise pas, tout ce qui est raide, tout ce qui est sommet et tout ce qui est bord de rivière, bord de lac, les ripicilles notamment, et puis les bords de zones humides, aussi absolument en forêt, parce que c'est des zones extrêmement fragiles et facilement érosives, extrêmement menacées, où il y a une

diversité aussi particulière, donc là aussi protégée en forêt. Ombre, donc là j'ai remis tout l'apport du corpus de connaissances à la fois théorique et pratique de la permaculture, avec on a pas mal insisté dessus, la permaculture c'est l'art du design, efficace, conscient, efficace et soutenable, avec cette importance des patterns, qu'on doit identifier.

Des motifs, des processus. J'aime bien inserter le mot processus. Dans les formations, je donne une définition un peu plus complète, un peu plus riche de patterns. Et puis les propriétés des patterns.

Les patterns sont souvent fractaux, ils sont prévisibles, ils permettent la prédictibilité, ce qui est vital pour nous. Là-dedans, notamment, alors permaculture, il y a tout, on a parlé des modèles, des trois éthiques, les modèles, les principes, les stratégies, etc.

Notamment j'insiste que par le design, on peut quasiment annuler l'effet néfaste du vent sur l'écosystème, sur les habitations, sur les cultures. La chose que haïssent le plus les végétaux, y compris les arbres, c'est le vent.

Donc il faut absolument se protéger du vent. Les incendies. Un bon design en permaculture, ça ne brûle pas. J'ai des exemple très précis que je cite en formation. Un incendie arrive, ravage tout autour, réduit les maisons en cendres, mais la propriété au milieu qui était désignée correctement dans la culture, la maison est toujours debout.

La serre a explosé et la maison était en bois d'ailleurs. C'est un exemple vécu. C'est un exemple que raconte Robin Francis dans certains pdc, que j'ai eu la chance de traduire, d'un ami à elle en Australie par ma culture.

Bon, il y avait un bon design. Quand ça brûle, c'est un mauvais design, ce n'est pas une fatalité, ce n'est pas une catastrophe naturelle, un incendie. Dans la nature, les incendies sont rares, ils arrivent, mais ils sont rares.

Je reprends, avant que les hommes trafiquent et touchent les forêts, dans les forêts primaires, on avait des feux, rare dans l'espace, rare dans le temps, et qui jouait dans la dynamique des espèces pionnières. 10 % sont des espèces pionnières, capables de germer, de croître et de se reproduire en pleine lumière.

C'est une exception. Pour qu'elles puissent vivre, elles utilisaient entre autres les rares incendies qu'il y avait dans le système naturel. Inondation, pareil, c'est toujours le résultat de pentes mal gérées, d'eau mal gérée et d'érosion.

Tout ça, c'est dû à la déforestation. Donc, un bon design, il n'y a plus d'érosion, il n'y a plus d'inondation à naval. Dravinian en 2010, c'était prévisible, un bassin versant monstrueux, un bassin de captation monstrueux.

Tout ça arrive dans une cuvette Dravinian, qui est à la sous-préfecture, c'est une grosse ville. Tout le bassin versant qui est immense, complètement déforesté. J'insiste énormément sur l'ombre, c'est un point sur lequel on n'insiste jamais assez. La synthèse chlorophyllienne ne se fait pas avec la lumière directe du soleil, ce n'est pas vrai.

Donc c'est facile à comprendre. Sur un arbre normal, donc sur une forêt, les hauts pieds se touchent, il y a peut-être quoi ? Prenons un arbre, il y a peut-être dix mètres carrés ou quelques dizaines de mètres carrés de surface de feuilles qui voient la lumière directe du soleil.

Par contre tout le reste, des centaines d'hectares, voient uniquement, fonctionnent avec la lumière réfléchit. Donc ça veut dire des centaines d'hectares, c'est le cas général, et quelques dizaines de mètres carrés, c'est le cas particulier.

Il y a un facteur 100 000 entre les deux, si je ne me trompe pas. Donc ça veut dire qu'à un cent millième près, toutes les feuilles de la planète, avant que l'homme fasse l'hérésie de tout mettre en plein cagnard, toutes les feuilles faisaient de la photosynthèse.

Elles sont conçues pour ça avec l'ombre indirecte. L'ombre réfléchie et pas l'ombre directe du soleil. L'ombre directe du soleil bloque la photosynthèse. Il y a 10 % des espèces, je l'ai des pionnières qui sont capables, elles le préfèrent pas, mais elles sont capables de fonctionner quand même avec la lumière directe du soleil.

Les autres espèces ne germeront pas et ne croîtront pas avec la lumière directe du soleil. Notamment la plupart des espèces fruitières ne sont pas des pionnières. Ça c'est de l'information que je détaille, je vous donne la liste des pionnières parce qu'elles, évidemment, il faut les gérer un petit peu différemment.

Donc on va piloter une ombre. J'ai pas dit qu'on va mettre nos écosystèmes en permaculture sous une forêt dansent absolument pas. Nous on est un peu simpliste. On voit l'ombre profonde, la pleine lumière et l'ombre entre les deux.

Non, les végétaux sont des maîtres de la lumière. Par exemple, il y a des végétaux, des espèces d'arbres qui ne germent que quand leurs graines ont reçu une lumière qui a traversé des feuilles de couleur rouge.

Non seulement les végétaux analysent la quantité de lumière, mais ils analysent aussi le spectre, les fréquences. Chaque espèce a son spectre de lumière optimum et nous on va piloter. C'est le levier d'énergie.

On l'a dit, la seule énergie c'est la lumière du soleil qui tombe. La permaculture c'est une science de l'énergie, de l'optimisation d'énergie. Donc notre pilote numéro un c'est le pilotage du degré de lumière.

Donc on va jouer entre des zones plus sombres, des zones moins sombres, des zones... et on peut faire tourner tout ça. On peut faire rentrer de la lumière en coupant parce qu'on a un intérêt à le faire pendant un certain moment, on peut au contraire cultiver sous plusieurs étages, donc ça permet notamment de cultiver sous canopées et en multi-étagements, mais j'en reparlerai ici parce qu'il y a un lien très fort avec cette chose-là.

Une clé fondamentale qu'il faut toujours avoir en tête, les végétaux ne poussent que s'il y a une saison de végétation. Qu'est-ce que c'est que la saison de végétation ? C'est une saison, en espérant qu'elle ait lieu dans l'année, où on a une conjonction de la chaleur et de l'humidité. Je prends le climat classique, continental, océanique, l'été, en général, il fait chaud et humide.

Je prends les tropiques, il peut y avoir une saison sèche, voire extrêmement sèche, parfois très longues, ou même le Sahel, mais il y a un moment où il pleut, et quand il pleut, il y a de la chaleur, il fait assez chaud, donc il y a une saison de végétation, il y a cette conjonction de l'eau et de la chaleur, de l'humidité et de la chaleur.

A contrario, pour donner un exemple dans l'autre sens, le climat méditerranéen sec, c'est un climat où il n'y a jamais de saison de végétation. En fait, stricto sensu, il n'y en a pas.

Il n'y a jamais de conjonction de la chaleur et de l'humidité. Il pleut en hiver et l'été il fait sec. On arrive à voir des pluies de printemps. Alors, il y avait des pluies de printemps. Il y en a plus depuis belle durée.

J'ai connu 12 mois sans une goutte de pluie et mon année normale, de mars à octobre, je n'ai pas une goutte de pluie. Donc là, ce qu'il reste, un peu d'humidité dans le sol en fin d'hiver, début d'été et ça pousse un peu là, avril-mai, juin, blocage et puis s'il pleut en septembre, il repousse un peu en septembre, sinon un peu en octobre et ça je parle de nos plantes domestiques, de nos fruitiers, les espèces sauvages méditerranéennes

sont adaptées, elles poussent en hiver, dès qu'il fait un peu chaud, un peu soleil, dès qu'il y a un petit abri, vous verrez le romarin fleurir en Provence, c'est un hiver.

Donc, ça signifie, toutes les gens qui posent des questions, mon climat il est sec, mon climat il est humide, etc., aucun sens, la seule chose qui compte, avez-vous une saison de conjonction de la chaleur et de l'humidité, dite saison de végétation ?

Est-ce qu'elle est grosse ? Est-ce qu'elle n'est pas grosse ? Comment les puces sont réparties pendant la saison chaude ? C'est ça, la clé fondamentale. Ce qui explique aussi que c'est si facile de reforester les déserts, Sahara compris, zone aride tropicale compris, parce qu'il fait quasiment tout le temps chaud là-bas, le peu de pluie qu'il y a, et à ce moment-là, si on fait un semis massif diversifié d'espèces pionnières, arbres, arbustes, arbrisseaux, sous-arbrisseaux,

lianes, ligneuses, lianes herbacées, herbacées pérennes, herbacées annuelles. On va faire pousser très rapidement une forêt. Mais quand on n'a pas cette condition de la chaleur et l'humidité, c'est beaucoup plus difficile.

Donc attention au climat méditerranéen très sec. Diversité et densité, un des principes de la permaculture, valoriser au maximum la diversité. Rappelez-vous, les déchets des uns sont les nutriments des autres dans un système clos, à condition que nous deux, éléments du système, par exemple deux plantes dans mon potager ou deux arbres, on ne soit pas côte à côte avec nos racines qui se touchent et qui auraient en permanence besoin de prendre les mêmes nutriments et qui en permanence au même

moment relâcheraient les mêmes déchets pour elles qui seront des nutriments d'autres choses. Par contre si on a une grande diversité d'espèces, si entre deux pêchés ou entre deux chaînes ou entre deux ce que tu veux, il y a plein d'espèces différentes qui ont des besoins différents, qui relâchent de manière différente des choses dans le sol à des moments différents, A ce moment-là, quand la diversité est assez grande, on rentre en mode non-concurrentiel où les déchets des uns sont les nutriments

des autres et on commence à avoir un système qu'on clôt. Ça participe à la clôture du système. Ça a été tracé, on a tracé des éléments qui passaient d'un arbre à l'autre par les systèmes raciniens et les mycorhizes qui les relient sur des kilomètres.

Parce que tous les systèmes raciniens sont connectés par la réseau sphère. Donc, diversité la plus élevée possible, de tout, de fleurs, etc., de manière à ce qu'on puisse avoir une densité extrême, du coup on va pouvoir serrer beaucoup plus nos plantes, nos potagers, mais même nos arbres, et on peut avoir une densité verticale aussi, un multi-étagement, l'idée c'est que chaque photon, chaque grain de lumière qui vient du soleil, qui tombe sur la terre,

soit capté à différentes couches pour faire production de manière productive et minimiser les photons qui tomberaient au sol qui vont nous faire pousser éventuellement notamment dans les tropiques des graminées ou des choses qu'on considérerait peut-être comme des mauvaises herbes. Donc là ça dépend si on est dans la zone où on veut faire produire beaucoup ou seulement les zones plus sauvages où nous sommes zonage on n'en a pas parlé mais c'est quand même une des clés plus on a de diversité plus on peut avoir des densités de plantation

notamment sans jamais entrer en mode concurrentiel. Donc c'est le design c'est bien une question de design, qui fait qu'on va passer de mode concurrentiel, qui est le mode standard de l'agriculture, en mode non concurrentiel.

Il n'y a plus de mauvaise herbe, il n'y a plus de mauvaise herbe, lorsque le design est correct. Les herbes sont concurrentielles parce qu'elles sont mal gérées dans l'écosystème. Je détaille ça très précisément dans les formations et j'y apporte les preuves 100 % qu'il n'y a plus jamais besoin de désherber et qu'on peut associer donc des forêts sous canopées, des fruitiers sous canopées et puis des légumes ou des herbacées sous désherber.

Une clé fondamentale, le mulch ou la litière, donc on en a parlé, je crois qu'elle ne va pas trop revenir, fertilité des sols, non travail du sol, ne jamais inverser les horizons pédologiques, c'est à dire les couches du sol, pareil je les détaille bien dans les formations, de ne pas les inverser, notamment de ne pas enfouir de matière organique, jamais. Cas exceptionnel, dans certains cas, on peut le faire en sachant précisément

pourquoi on le fait hors sol et non pas dans un trou, d'où la notion de but etc. On a un module de formation à la fin spécifique aux potagers sur but pérenne. Le rapport air sur eau, on n'en a pas beaucoup parlé jusqu'à présent, c'est vital. S'il y a trop d'air dans le sol, il y a trop d'oxygène.

L'oxygène, c'est comme si vous prenez un poisson, vous le sortez de l'eau, il meurt parce qu'il est brûlé par oxydation. Pareil, si on a augmenté le taux d'oxygène de la pièce qui doit être à 18%, si on le fait passer à 21%, on s'enflamme spontanément, le bois s'enflamme spontanément.

Donc trop d'oxygène, on tue la vie du sol, elle meurt, et c'est ce qu'a fait le labour en rejetant des taux de gaz carbonique, parce que quand elle meurt, elle meurt, donc elle rejette du CO2, comme toute matière organique qui se dégrade, donc ça a été une des causes majeures de relâchement du CO2 dans l'histoire, l'agriculture, par le labour, et puis inversement, et c'est aussi le cas de l'agriculture, en profondeur on est en anaérobiote, il n'y a plus assez d'air parce que c'est compacté,

parce qu'il il n'y a plus de micro-organismes, il n'y a plus la faune épigée, endogée et anésique qui aère les sols, il n'y a plus les micro-organismes, il n'y a plus les racines non plus qui font ce travail-là.

Et donc on est surtout avec mort des micro-organismes aérobiques dans le sol, donc mort de tous les champignons de la fertilité du sol, ceux qui fabriquent l'humus, et mort de toutes les bactéries aérobiques qui sont aussi celles de la fertilité, et restent toutes les bactéries anaérobiques qui sont avant tout des facteurs de toxicité.

et puis toxicité pour nous, le tétanos par exemple. Le rapport R sur O qui pilote la fertilité des sols, qui pilote les composts. Et puis on arrive au rapport C sur N, on en a parlé.

Tout ce qui compose BRF mulch, j'en parle très précisément dans l'information. Les urines, la fertilité des Rapport séchérène qui est optimal dans un sol dès qu'il est couvert mulcher est gratuit, l'azote est gratuit tout autant que le carbone, donc un sol mulcher se rééquilibre naturellement, c'est un procédé spontané, à condition qu'il y ait des racines, sinon ça ne servira à rien, pourquoi avoir de la fertilité si ce n'est pas pour faire pousser les végétaux ? Mais le fait qu'il y ait des racines va booster aussi la fertilité,

donc racines et mulch. Le pH je Je l'ai mis parce que classiquement on distingue des sols acides et des sols alcalins mais au final on n'a pas beaucoup à se préoccuper de ça parce que dès qu'un sol est mûrché, il y a des micro-organismes et les micro-organismes sont les maîtres de la chimie, de la biochimie, de la biologie, ils pilotent le pH parfaitement, d'où dans un autre domaine les fermentations alcooliques, les pharmaceuticales acétiques pour le vinaigre,

la choucroute maintiennent du pH par les bactéries à un niveau donné, au-delà elles ne peuvent plus le faire baisser parce qu'elles se tueraient elles-mêmes, mais à ce niveau-là il y a qu'elles qui bossent, donc ça fait de la choucroute, ça se conserve, la spiruline, pH élevé, du coup il n'y a aucune toxicité dans le bassin, etc. Donc le pH s'équilibre tout seul, on aurait un problème si on voulait absolument faire pousser du châtaignier dans des zones dont la roche mer est très calcaire parce que les racines profondes

du châtaignier ne vont peut-être pas aimer. Et encore, autour des racines, il se passe des choses incroyables avec une action massive des micro-organismes. Et les micro-organismes et la faune mettent autour des racines des manchons de complexes argilolumiques qui est tamponné.

Donc, même dans des sols sableux, par exemple, autour des racines, on retrouve des argiles. Ça, c'est les micro-organismes et c'est la faune qui amène, qui draine autour des racines.

C'est ce qui explique que dans des sols acides, on retrouve des champignons ou des plantes typiques des sols alcalins, et le contraire. Oui, mais parce que c'est des sols avec de l'humus, de la litière, des arbres et des racines.

Donc, il ne faut pas rester enfermé. L'agriculture fait tout faux ! Elle met tout ça à nu, elle se retrouve en dépendance dont l'azote devient cher, il n'est plus gratuit, on met un peu d'azote là-dedans.

Le rapport est catastrophique, à la fois trop d'air et un aérobiose dessous. Pas de meubles, pas de fertilité, pas de micro-organismes, pas d'humus, pas d'argile structurant, pas de structuration du sol, pas de diversité, pas de racines profondes pour monter des miniatures, pas d'ombre, donc c'est plein soleil.

des salades en plein soleil. Il faut quand même réaliser quoi. Le moindre laiteron par exemple, son cuisse, qu'on trouve partout. Moi chez moi, sous mes peines d'Alep, ils peuvent monter un mètre cinquante avant de faire la fleur.

Tout l'été, j'ai des énormes feuilles de laiteron en danger. Je peux te dire qu'en plein soleil, le laiteron, au mois de juin, 7 cm, la fleur est terminée, on ne voit plus une feuille de tout l'été.

Dans nos salades domestiques, c'est encore pire, C'est encore moins rustique. Quand on voit tous ces facteurs de pilotage et qu'on comprend que l'agriculture moderne va juste à l'inverse...

Mais pas non pire, l'agriculture depuis le début fait tout faux. Oui, le modèle agricole, mais on comprend pourquoi elle est d'une efficacité totale. Totale, pourquoi elle ne nourrit pas, pourquoi elle tue, elle enrichit les agro-business, pourquoi elle pollue...

Donc nous, si on pilote tout ça, on ne va pas travailler du sol couvert, pas d'irrigation. L'irrigation tue, l'irrigation salinise les sols, les sols irrigués sont non cultivables au bout de quelques années.

Donc pas d'irrigation. On n'a pas besoin d'irriguer parce que l'eau est transmise aux racines par les champignons mécorisiens. 50 % de l'eau du sol se situe autour des racines de toutes façons. L'eau liquide n'est pas métabolique pour les racines et pour les végétaux.

L'eau métabolique, c'est celle qui est passée dans les tissus de ces symbioses racines et champignons. Donc c'est de l'humidité en fait. Et puis l'eau qui joue entre les feuillets de la structure colloidale des argiles.

Donc ça je détaille bien l'information, c'est très important à comprendre parce que c'est là que se situent les échanges de cations qui créent la tâche de complexe argidoïmique et qui maintiennent la structure colloidale des argiles.

Donc pas d'irrigation, pas d'engrais chimiques parce qu'il n'y a plus de fabrication d'humus, ce n'est pas possible parce que ça booste la minéralisation par les bactéries etc. Et donc le lessivage, pollution des nappes et des eaux, pas de désherbage parce que ce n'est plus nécessaire.

Si on a un bon design, bonne diversité, bonne densité, il n'y a plus besoin de désherber. Ombre dosée et courbe de niveau, je n'en ai pas parlé quand j'ai parlé du design, la pente eau, érosion et inondation.

J'ai un module d'un demi-jour uniquement sur la gestion de la pente, de l'eau, de l'érosion et des inondations. La clé de ça, c'est les structures sur courbe de niveau et ce qu'on appellerait les cultures sur courbe de niveau, dès qu'il y a de la pente.

Donc là aussi, ça ne sert à rien de vouloir reforester ou cultiver quoi que ce soit si vous avez une pente comme ça, qui est érodée notamment, qui a une nuée en général, si vous ne faites pas des lignes sur courbe de niveau en partant de l'amont.

Et là on récupère les principes. La lenteur dans laquelle s'écoule une ressource d'un système, c'est plus que la quantité de la ressource. Beaucoup de petits valent mieux que peu de gros. Quoi donc ?

Partir de l'amont toujours, ralentir, infiltrer, disperser. Il y a des principes comme ça qui marchent toujours. Voilà, finalement tout ça c'est les clés de compréhension du vivant et d'un écosystème qui fonctionne de manière efficace.

Je pense que c'est un tamisage de ce qui fait la plus grosse différence pour comprendre comment ça fonctionne. Avoir l'œil, quand je sors dans le paysage, je vois tout ça maintenant, je vois tout de suite les choses.

Bon, je n'ai pas parlé des patterns, de ce qu'on appelle les lignes clés, les points clés. C'est un thème très important parce que c'est un des patterns des systèmes naturels, de la topographie qui a été identifiée avant la permaculture par Yeomans, très intéressant. Bon, tout ça, ça se voit, ça se sent, et alors après, dans nos designs, si on fait vraiment attention à ces points-là, on va passer de ces 20 calories investies

pour une sortie au quasiment le contraire, tout en régénérant, tout en laissant un maximum parce que plus on est productif sur une petite parcelle, plus on va sortir de production nourriture, matériaux, énergie, mais aussi avec peu d'énergie, plus on va laisser de place au vivant sauvage, pour ses écosystèmes, pour sauver les espèces qu'il y a à sauver.

Le vivant sauvage, c'est des forêts, c'est du climat, c'est la stabilité, c'est la capacité à terre à porter la vie. Nous, on a tenu d'être efficaces sur cet endroit pour pouvoir laisser le reste de la planète vivre, parce que si elle ne vit pas, nous de toute façon, on ne la vivra pas.

Les clés, à mon avis essentielles, elles sont là. je l'ai peut-être oublié une, ça je l'ai fait à l'impro... Non mais globalement tout est là. Neuf clés, neuf clés, huit clés, c'est pas compliqué, hein, huit clés pour comprendre comment passer d'un système qui détruit à un système qui construit.

Rapidement, sachant que sous cette clé-là, par ma couture design, il y a une ramification. Il y a quand même des choses, mais c'est pas compliqué. Écoute, en deux semaines de formation, je donne que ce qu'il faut et tout ce qu'il faut pour corriger à 100 % dix mille ans d'erreur de l'humanité, de l'agriculture. N'importe qui est capable.

Je ne suis pas le seul à passer pour homogélomane alors. Non, non, mais c'est parce que c'est simple. Je n'ai rien inventé. Tout ça c'est simple, simplement on va aux causes, on les adverse et on ne va pas trop loin quand ce n'est pas nécessaire.

Il n'y a pas besoin de faire compliqué. Ça ne sert à rien de donner. Le CSURL, j'en pends parce que c'est indispensable et je m'arrête aux données de base. Plus profond, je n'y vais pas.

Ça ne sert à rien. Le péage c'est pareil, etc. Et donc ça suffit. On a deux semaines. Je trouve que c'est pas mal. Mais bon, deux semaines pour renverser l'état de dégradation du monde, c'est quand même pas grand chose.

Moi je trouve que c'est pas mal. Pourquoi ? Parce que ça remet tout ça en mode émergence spontanée de régénération, c'est tout. C'est juste corriger nos erreurs en fait. Et il y a 90 % c'est enlever de la connaissance ou des fausses connaissances.

C'est déconstruire les erreurs, les infractions aux lois de la nature qu'on a faites. 90 % c'est la déconstruction. Et c'est le plus difficile, c'est là où ça résiste le plus, ça les stagiaire, ça les brasse, ça les travaille, parce qu'on déconstruit des choses simplement fausses. Fausses mais qui tuent.

Et puis il y a quoi ? Il y a un petit peu de choses à mettre en place, à apprendre, mais trois fois rien. Donc c'est simple. Donc c'est une bonne nouvelle ! C'est une très bonne nouvelle Eric.

Sinon, moi, quand j'ai vu l'état de la planète, je n'aurais pas fait ce que je fais. Si je fais ce que je fais, c'est parce que c'est clair que c'est facile et que ça marche. Si c'était une usine à gaz, ça ne serait pas la peine.

Merci Eric, merci pour ces clés essentielles, merci pour ce partage. Ce serait marrant de voir si ces clés ont leur équivalent ou d'autres, ou certains des principes en tout cas concernant la culture pour la santé, la naturopathie, la génération.

Je pense que ce sera le sujet d'une future vidéo. Moi j'ai fait tous les parallèles, il y a matière à se faire un truc énorme. Pour une fois, c'est moi qui pose les questions et c'est toi qui répondra.

Avec plaisir !

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