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Le véritable enjeu. Terra Incognita 4eme Jour

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L'équipe RGNR
7 vues • Publiée le 04/12/2014

Cette vidéo part d’un constat simple : quand on parle de santé, on se focalise presque toujours sur l’alimentation, en oubliant que l’être humain a des besoins bien plus larges. Thierry revient sur le paradigme de base, celui de la plante qui dépérit faute d’eau ou de soleil, pour rappeler que donner les conditions normales d’épanouissement est le point de départ de tout le reste.

Il décrit ensuite comment nos conditions de vie actuelles sont à l’opposé de ces besoins : sédentarité imposée dès l’école, manque de soleil, air confiné, sollicitations permanentes qui épuisent le système nerveux sans que rien ne vienne le reconstituer. Le parallèle avec la cigarette et la position assise prolongée illustre concrètement ce que coûte physiologiquement un mode de vie ordinaire.

La vidéo aborde aussi la question de l’énergie nerveuse : plus un individu est épuisé, moins il est capable de penser par lui-même, de vouloir autre chose, de changer de direction. Thierry insiste sur le fait que ce n’est pas une question de volonté, mais d’un capital énergétique insuffisant, et il s’oppose clairement à toute forme de jugement entre personnes qui avancent à des rythmes différents.

La deuxième partie s’appuie sur l’observation d’un terrain laissé à l’abandon qui se régénère naturellement, pour illustrer le concept d’homéostasie : tout système laissé à lui-même revient vers un état d’équilibre. Thierry en tire la conclusion que le vrai enjeu n’est pas individuel mais collectif, et que le changement part de la base, par micro-imprégnation locale, sans attendre que les structures existantes se réforment d’elles-mêmes.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour ! Des fois, on perd de vue ce qui est essentiel. Je pense que ce n'est même pas des fois, c'est tout le temps. Tout le temps, on perd de vue ce qui est essentiel, ou on a perdu de vue ce qui était essentiel.

Quand on pense en termes de santé, de bien-être, on tombe très rapidement sur des choses qui concernent l'alimentation, l'alimentation comme-ci, comme-ça, et il y a des très très grands débats au sujet de l'alimentation, quelle est l'alimentation la meilleure, avec des très grandes théories et ainsi de suite. Mais c'est ignorer quand même quelque chose, c'est que l'humain a des besoins.

Et que le paradigme pour savoir qu'est-ce que c'est qu'un humain en bonne santé et qu'est-ce qu'il faut faire pour qu'on est humain en bonne santé, Le paradigme, l'hypothèse de base, c'est de lui donner les conditions normales pour qu'il arrive à la santé, c'est-à-dire les conditions d'épanouissement normales. Si vous avez une plante verte et qu'elle ne reçoit pas assez d'eau, qu'est-ce qui va se passer ?

Au bout d'un certain moment, elle va commencer à décrépir, elle va commencer à se sécher et à mourir. Vous n'allez pas vous questionner autrement en vous disant qu'elle manquait d'eau et donc elle a commencé à dépérir.

Si cette plante a besoin de soleil et que vous la mettez à l'ombre, comment est-ce qu'elle va vivre ? Elle va développer un feuillage qui va être moins abondant, moins vert. Elle ne sera pas en bonne forme.

Vous n'allez pas lui apporter des engrais, force-engrais, etc. Il suffit de la prendre et de la placer au soleil. Ça paraît l'évidence. Pour l'humain, c'est un petit peu pareil. On a complètement oublié qu'il y a des conditions normales de vie pour l'humain.

Alors l'alimentation en fait partie. C'est vraiment important d'avoir une alimentation la plus vivante possible, qui nous apporte le plus de vitalité. Ça veut dire une alimentation essentiellement basée sur les fruits et les légumes, majoritairement cru, parce que c'est ce qui va nous apporter le plus de vitalité.

Mais ça c'est un point, et une fois réglé, qu'est-ce qu'il reste ? Il reste tout le reste. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais le mode de vie que nous avons actuellement est juste à l'inverse total des besoins de l'individu.

Ça n'est presque comique, je suis loin d'être le seul à le dire, mais nos conditions de vie actuelles sont juste l'inverse. Nos conditions de travail, de naissance, d'éducation, nos conditions matérielles, les lieux dans lesquels nous vivons, l'air que nous respirons, l'eau que nous buvons...

Les conditions dans lesquelles nous vivons sont juste à l'inverse de ce qu'il nous faut. Il y avait un article récemment qui me paraissait très intéressant, un article anglais qui s'appelait... Is Sitting the New Smoking ?

Est-ce que le fait d'être assis est la nouvelle cigarette quelque part ? Est-ce que c'est aussi délétère que la cigarette ? Bah oui, évidemment ! Parce que rester assis toute la journée à travailler, c'est juste anormal.

Le corps ne peut pas fonctionner de bonne manière. Donc ce n'est pas la peine d'attendre, de se dire... Comment ça se fait ? Je ne suis pas en forme... Mais attends !

Tu es resté assis toute la journée ! Qu'est-ce que tu veux faire avec ça ? Pour que la lymphe circule, pour que les fluides circulent, pour qu'il y ait un bon fonctionnement adéquat de ton corps, il ne faut pas rester assis toute la journée.

Or, force est de constater, j'ai un boulot et je dois rester assis toute la journée. OK, alors ton boulot est en train de te tuer. C'est juste ça, et c'est pour ça qu'il ne faut pas se leurrer.

Le véritable enjeu, ce n'est pas de manger cru, de ne pas manger cru, de créer des petites chapelles. Alors moi, je suis végane, je suis végétarien, je suis crudivore, Moi je suis frugivore, moi je suis céréalien, moi je suis...

On passe notre temps là-dedans et là encore, c'est le monde qui nous hape et qui nous éloigne du vrai challenge. Le vrai challenge, c'est de renverser littéralement la structure, notre mode de fonctionnement radical à tous les niveaux, de manière à reproposer aux individus des conditions propres à l'épanouissement de la vie.

C'est simple, prenez des enfants, on va parler de l'accouchement, c'est déjà un début catastrophique la plupart du temps, on va passer de l'accouchement, qu'est-ce qu'on fait ?

On les place dans des classes, dès l'âge de 3-4 ans, assis la plupart du temps, à écouter les ordres de quelqu'un. Qu'est-ce qu'on fait ? On conditionne des corps à accepter de rester assis, ce qui est une violence inouïe.

on conditionne ses corps à rester assis et à accepter les ordres et la coercition de quelqu'un d'autre. On les conditionne à devenir des outils de production. C'est juste ça, en dépit de leurs propres conditions de vie.

Je ne sais pas si vous vous rendez compte, et je suis tout sauf un conspirationniste, donc je pense que c'est plutôt un délire collectif dans lequel nous sommes tous engagés et que nous entretenons nous-mêmes, mais rendons-nous compte que nous entretenons et nous reproduisons de génération en génération et de pire en pire actuellement, ça va en s'accélérant, nous reproduisons les conditions de notre propre esclavage et de notre propre décrépitude.

Et qu'est-ce qui se passe ? Plus on reste assis, plus on reste coupé du soleil, plus on est dévitalisé tout simplement, on est en carence d'énergie. Et qu'est-ce qui se passe le soir quand on rentre de son boulot alors qu'on a passé toute la journée assis ?

on s'assoit, on s'assoit dans le canapé, on se vautre devant une télé qui nous vide encore plus. Pourquoi ? Parce qu'on était déjà complètement épuisé, qu'on n'avait pas l'énergie qu'il fallait.

Alors que, j'imagine moi, le réflexe normal d'un individu qui serait un temps soit peu vivant, allez, tu as passé 6-7 heures à rester assis, le premier truc que tu penses c'est que tu prends tes baskets, tu vas courir, tu vas faire du vélo avec tes gamins, tu rentres chez toi, tu chahutes avec les petits, tu vas commencer à faire de la poterie, tu vas marcher, Tu vas faire quelque chose qui te plaît, qui t'éclate, dans lequel ton corps bouge.

Mais non, pas du tout ! On est tellement épuisé que c'est une espèce de cercle vicieux. C'est une espèce de logique du pire, dans laquelle le pire attire le pire. Vous savez, quand on parle de dépression, absence de pression, la pression c'est quoi ?

C'est les glandes surrénales, les fameuses glandes surrénales, et c'est l'énergie de l'individu. C'est la force du système nerveux. On a des conditions de vie qui épuisent nos systèmes nerveux, qui ne les nourrissent pas, ces systèmes énerveux.

C'est-à-dire que d'un côté, il y a énormément de fuites d'énergie liées aux relations humaines, liées à l'accélération du mode de vie, liées à toutes les sollicitations, et de l'autre côté, il n'y a pas ce qu'il faut pour le remplir.

Parce que qu'est-ce qui remplit cette énergie ? C'est le sommeil, le soleil... magnifique soleil, l'air pur, la verdure, les fruits et les légumes crus, bien cultivés et pas des déserts tels qu'on voit là actuellement autour de nous.

Et c'est ça qui remplit un corps d'énergie. Donc on a des pertes d'un côté qui sont colossales et de l'autre côté, on n'a pas de rentrée. C'est au normal, on va à l'avant-garde.

Et plus on est épuisé, plus on est incapable de réfléchir par nous-mêmes. Vous avez déjà vu quelqu'un qui est épuisé, il ne peut pas traiter les problèmes. C'est-à-dire que tout ce qu'il peut, c'est subir, subir, subir, pour subir les jours et être une force de travail qui peut être esclavagisée à outrance.

Les Européens ont des esclaves dans les pays du Sud qui travaillent pour eux, mais les gens des pays du Nord sont eux-mêmes esclaves. Pour reprendre les termes de mon grand ami Éric Escoffier, des domaines qui sont très étudiés par la permaculture, nous sommes nous-mêmes esclaves d'une espèce de machine délirante de production dans lequel on croit qu'on est pris.

L'enjeu, là, il n'est pas de manger cru ou de ne pas manger cru. L'enjeu, il est de sortir de cette folie, de cette folie destructive dans laquelle nous n'avons réuni aucune des conditions propres à la vie.

Et après on se dit, mais comment ça se fait que les humains aillent si mal ? Mais à la limite, moi je dirais, waouh, mais on va super bien !

On va super bien par rapport aux conditions, mais juste, anormales dans lesquelles nous vivons. Alors en vérité, on va super bien. Non. On s'est tellement habitués... Imaginons quelqu'un qui a une jambe qui lui manque, les premières années il se révèle et puis au bout d'un moment il s'habitue.

On s'est tellement habitué à fonctionner avec tellement peu d'énergie, et c'est tellement commun tout autour de nous, que finalement on croit que c'est l'état normal de l'individu. Et alors on dit, ça ce n'est pas possible, ça ne peut pas se régénérer, ça ne peut pas se recréer, certains individus ne peuvent pas guérir de ça, ça c'est impossible, ça ce n'est pas possible.

C'est juste des impossibles, impossibles, impossibles... L'impossible c'est aussi l'impossible de nos systèmes nerveux de notre énergie nerveuse, de notre énergie globale. C'est l'impossible aussi de notre imagination qui est complètement bridée, épuisée. Et c'est toujours pareil.

Plus un individu est épuisé, plus il est fatigué, moins il est capable de penser par lui-même, moins il est capable de rêver à quelque chose d'autre, moins il est capable de vouloir mieux que ce qu'il vit actuellement, et plus, quelque part, il est un peu le nez dans le guidon.

Impossible de s'affranchir, de se soustraire à la vie quotidienne. Tout ce qu'il peut faire, c'est surnager et reproduire de jour en jour les mêmes choses. Reproduire de jour en jour, le culte de Maman, le culte de la machine, c'est d'arriver à produire, produire, produire, produire pour la machine.

Là, on est esclave d'une idéologie. On n'est pas esclave d'une personne, d'un groupe humain, on est esclave d'une idéologie parce que même ceux qui paraissent être les oppresseurs sont eux-mêmes esclaves.

On est tous esclaves, on est tous victimes. Regardez ça, par exemple. Ça, c'est censé être une campagne. C'est vide, il n'y a pas d'humains, il n'y a personne.

Il y a des vignes, des pauvres vignes, uniquement des vignes, qui est l'une des cultures les plus polluantes de la planète après le coton. Et cette culture-là, elle demande beaucoup d'intrants.

Il faut labourer pour arracher les mauvaises herbes, il faut la machine à vendanger pour vendanger ça, pour faire quoi ? On va me dire que un verre de vin ne fait pas de mal, mais ce n'est jamais nécessaire.

On ne prouvera jamais que le vin est une boisson nécessaire à la santé. La seule boisson nécessaire à la santé, c'est l'eau, et l'eau de coco accessoirement. Et regardez juste de l'autre côté. Regardez ce qui se passe quand on arrête de défaire et de détruire.

Ça, c'était une vigne il y a 7 ans. Et qu'est-ce qu'on voit là ? Eau, méostasie. Tout système laissé à lui-même revient progressivement à l'état d'équilibre au travers d'une série de processus qu'on appelle des processus régulateurs. Vous voulez voir ce que c'est que les processus régulateurs ? Regardez.

Je vais essayer de zoomer. Vous voyez ce qu'il y a au pied de cet arbre ? Des ronces. Les ronces sont des espèces préforestières. C'est-à-dire qu'elles viennent envahir des terrains nus pour préparer la forêt parce qu'à l'intérieur des ronces peuvent germer des tas de petits arbres.

Alors, c'est là où on se rend compte que si on arrache les ronces, le processus de retour vers un état d'équilibre, vers un état de plein épanouissement, de climax, qui est la forêt pour ces terrains-là, et bien cet état ne peut pas arriver.

Pour l'individu, c'est pareil. Si on s'évertue jour après jour à arracher tous les petits processus qui sont en nous, à les contrer, à les empêcher, ces petits processus qui nous permettent de retourner vers un état de pleine santé et d'épanouissement, et ça ne va pas marcher.

On ne peut pas espérer un épanouissement de l'individu si il n'y a pas ce retour qui se passe. En même temps, ce retour demande de l'énergie. Pour qu'un individu revienne vers un état de pleine santé, il faut de l'énergie.

Donc on retombe un petit peu sur nos pattes et sur notre cercle vicieux. Moins on a d'énergie, moins on a de capacités à penser par nous-mêmes, moins on a de possibilités de s'extraire de cette folie dévastatrice dans laquelle nous sommes, Et même si on arrive à prendre conscience, par grâce, de ce qui se passe, moins on a de capacités pour y arriver.

C'est-à-dire que le corps, on peut moins se reposer sur ses capacités propres. C'est ce qu'on partage dans toutes ces vidéos, c'est vraiment la finesse de l'analyse. C'est là où il faut vraiment sortir de pensées dogmatiques et, pour moi, de pensées violentes.

Parce que parmi nous, certains ont un capital nerveux qui est encore suffisant. Et pour eux, c'est très facile. Alors aller dire, c'est facile, qu'est-ce que tu t'embêtes ?

tu t'embêtes avec des jus, tu t'embêtes avec des... OK, mais tout le monde n'a pas cette chance ! Alors stop à cette forme de violence du style « Ah ouais, mais écoute, de toute façon, c'est parce que tu n'as pas de volonté.

» Non, c'est faux, c'est absolument faux, et je l'ai constaté au travers de ces années d'échange et de partage avec vous tous, c'est que c'est absolument faux. Et le but de ces vidéos, c'est vraiment de permettre à chacun de trouver là où il en est un petit peu pour élaborer lui-même son propre chemin et sans aucune échelle de valeurs, sans aucune « toi, t'es meilleur que l'autre parce que tu ne fais que manger des fruits », ça ne veut rien dire.

Pour moi, le but essentiel, c'est de régénérer, mais régénérer non pas un individu, non pas un corps, mais régénérer une société, un monde, une façon de penser.

Le vrai challenge et le vrai enjeu, il est là. C'est-à-dire se rendre compte que les conditions de vie actuelles, qu'elles soient sur le plan physiologique, alimentaire, éducationnel, de travail, sont juste inverses aux besoins de l'individu.

Donc, ça ne peut pas marcher ! Tenez, ça a dû être arraché après. Ça a mis un peu plus de temps. Regardez comme il est beau le canicou. Je ne sais pas si vous le verrez. Mais c'est juste se rendre compte de ça.

Ce n'est pas anormal d'aller mal à notre époque. On se dit, mais comment ça se fait ? Les gens sont de plus en plus malades. Non mais attends ! Mais on fait tout pour !

On fait tout pour ! Qu'est-ce que vous voulez qu'il se passe ? On fait tout pour ! Le véritable enjeu, il est là. Et le projet de Régénère, c'est un projet qui est global, qui est général, c'est un projet qui est évidemment politique, bien sûr, au sens où ça veut dire, simplement, amener une réflexion sur notre mode de vie, sur nos choix en termes de production, de travail, de consommation,

d'éducation pour nos enfants, et se dire peut-être qu'on n'a pas envie que nos enfants, dès l'âge de 3 ou 4 ans, passent je ne sais pas combien d'heures par jour enfermés loin du soleil, loin de l'air pur, et assis sur une chaise.

On se dit que ce n'est peut-être pas la meilleure façon de construire des individus qui soient actifs avec de l'énergie. Non, c'est juste ça. C'est juste ça, et c'est ça ce grand projet.

C'est pour ça que j'aime autant ce Terra Incognita, parce que ce Terra Incognita... Tenez, on va revenir un peu vers là, on va conclure comme ça. Ce terra incognita, ce chemin qui se déroule devant nous, il nous mène vers quelque chose qui est joyeux, c'est-à-dire que... je n'ai pas vous, mais moi, malgré toute la difficulté, je n'arrive pas à ne pas aimer ce monde tel qu'il est actuellement.

Alors je me dis, mais waouh ! Mais si ces champs étaient plantés d'arbres ! Et puis en cette saison, il pourrait y avoir des kiwis, des pommes, des poires, des kakis, des azimines, des oranges, des clémentines, des avocats... dans ma région, mais pour le reste, ça pousse un peu partout.

Et j'en passe, et j'en passe, et pied au pied, des tas de salades, de verdures, des blettes, des kale, du chou-frisé, des tas de la roquette, de la mâche, des carottes, des betteraves, avec des gens qui travaillent là-dessus, des gens qui se parlent, autrement que par un téléphone portable.

Tout ça, ça paraît un truisme et tout ça, on le caresse tous, mais je pense qu'il est vraiment important qu'on se rende compte que c'est une question de responsabilité individuelle. Et ce que chacun fait de nous à son échelle, c'est-à-dire en se reprenant un petit peu en main, en reprenant les rênes de sa vie, en réapportant un petit peu de l'énergie, c'est-à-dire Terra Incognita, c'est de dire voilà, déjà, arrêtez de vous épuiser et couchez-vous à une heure normale.

Arrêtez de vivre dedans et passez un peu plus de temps dehors. Commencez à consommer un peu plus de fruits et de légumes qui vont vous apporter de l'énergie. En faisant ça, automatiquement, on gagne de l'énergie.

Quand on gagne de l'énergie, on est en possibilité d'aller vers l'autre, d'aller vers le monde, et donc de porter ce message. De proche en proche, il n'y a que comme ça que ça va marcher.

Il ne faut pas attendre des structures qui se sont construites pour stabiliser le système qu'elles apportent les conditions de leur propre changement. On ne peut pas leur demander ça, ce n'est juste pas possible.

C'est même aberrant, c'est totalement aberrant. Donc c'est de la base qu'il faut que ça vienne, c'est-à-dire c'est un changement profond individuel que découle un changement profond collectif par micro-imprégnation locale, et c'est ce que je vois avec ces vidéos, c'est ce que je vois avec Terra Incognita, c'est ça, le nombre de personnes qui me disent « Attends, moi j'ai capté le message !

» Et alors capter le message, ça va bien au-delà de se dire « Oui, moi je mange comme ci ou je mange comme ça. » C'est vraiment capter le message de la régénération. Régénérer, c'est-à-dire vraiment, c'est ralentir, tirer le frein à main, faire le point et se dire, OK, je partais dans la mauvaise direction, je pars dans une toute autre direction.

Et après, la vitesse à laquelle on va partir dans l'autre direction, c'est à chacun de la réguler. La façon exactement dont il va partir, c'est à chacun de la réguler. Ce n'est pas ça l'important.

Ce qui nous unit, quelque part, c'est ce désir profond de retrouver les conditions propres à l'épanouissement de l'individu au niveau personnel, au niveau sociétal, pour qu'il en découle une harmonisation de toutes les conditions de vie de toutes les espèces vivantes sur Terre.

Parce que quelque part, c'est toujours pareil, plus un individu est épuisé, souvent on me branche sur la question du végétarisme, moi ce que j'ai tendance à dire, c'est de forcer les gens à les faire culpabiliser avec des films dans lesquels on voit des animaux qui se font étriper, or c'est la triste réalité de l'ignomini de l'élevage actuel, forcer les gens à ne plus manger de viande, en leur passant des films qui vont les faire culpabiliser, pour moi, ce n'est pas le plus productif.

Pourquoi ? Parce que si ces individus sont vraiment épuisés et qu'ils ne marchent qu'à la stimulation alimentaire avec la viande, ils vont tenir pendant quelques mois et puis ils vont revenir à leur morceau de viande. Moi, ce qui m'importe, c'est de donner aux personnes les conditions, les clés qui vont leur permettre de retrouver de l'énergie et de prendre conscience parce que ça ne correspondra plus à leurs besoins qu'elles n'auront plus besoin de se passer littéralement de ce mode alimentaire.

Et donc le but de Régénère, c'est de donner à chacun les conditions de retrouver sa propre autonomie, sa propre capacité de rentrer en énergie, de ne plus compter sur des béquilles, de ne plus fonctionner à 2 % de sa capacité et de découvrir ce que c'est que la vraie vie.

Terra Incognita, c'est ça. Découvrir la vie qui est en nous, La vie qui ne demande qu'à rejaillir, même si le champ est abourri, il est tout aride, on se dit que ce n'est pas possible.

Alors des fois, il faut planter les petites graines, des fois il faut aider un petit peu, il faut mulcher... Bon, mais là c'est un petit peu pareil pour l'humain. Des fois il faut aider, des fois non, des fois oui.

Ça dépend vraiment de l'état de dégradation. C'est pour ça qu'on ne peut pas juger d'une personne sur l'autre. Mais de toute façon, effectivement, ça peut paraître très présomptueux, mais ça marchera pour tout le monde.

Ça ne peut pas ne pas marcher. Ça va être plus ou moins long, plus ou moins laborieux, ça va utiliser des détours plus ou moins sinueux, et c'est là vraiment où il faut qu'on se garde de toute forme de dogmatisme, de ne pas dire à une personne « Ah, tu dois faire comme ci, tu dois faire comme ça, parce que moi j'ai fait comme ça.

» Non, non, non, non, non. Si le but, on le connaît tous, c'est-à-dire vivre la plupart du temps au soleil, dehors, respirer, travailler avec notre corps, pour passer du temps en groupe, à chanter, à passer du temps dans le silence aussi, manger une alimentation crue et végétale.

Le chemin pour y arriver, les étapes, les processus régulateurs, on ne les connaît pas et ils sont très individuels. Pour certains, ça va même passer par des choses paradoxales. Ça peut passer par le fait, par exemple, de se mettre à jeûner dans un lit. On va se dire qu'il n'y a aucune des conditions. Si on dit à la personne qu'il faut qu'elle se mette en action dehors, peut-être que pour elle, ce qu'il faut, c'est jeûner dans un lit enfermé à l'intérieur.

C'est-à-dire, ni manger, ni... voilà, ça peut paraître paradoxal et pourtant, c'est le chemin. Pour d'autres, ça va passer par, au niveau alimentaire, d'autres choix qui peuvent paraître.

Pour des individus qui ont la muqueuse intestinale extrêmement enflammée, vous leur faites manger des légumes crus en trop grande quantité, ou même en petite quantité, et c'est catastrophique.

Bon, mais ça va passer, on va leur dire, non, non, mais attends, ne passe pas au cru. Passe aux légumes, déjà, cuits à la vapeur, et puis beaucoup de jus, et puis réhabilite ça doucement, introduis pas mal de graisse pour rétablir la muqueuse intestinale, et tu vas voir, ça va se passer.

C'est pour ça que ceux qui vous disent qu'il ne faut pas manquer de graisse... Mais ça dépend pour qui, par rapport à quels besoins et dans quels buts ? On se projette toujours dans des espèces de théories qui sont inamovibles.

On se dit que si on est végétarien ou frugivore, c'est pour la vie. Donc il faut qu'on s'engage dans un truc pour la vie. Mais non, l'important c'est de coller aux besoins de l'individu.

Ce que je sais, c'est que l'individu plein d'énergie n'a qu'une envie, c'est d'aller jouer dehors en plein soleil, de se régaler de fruits et de légumes, de passer du temps avec ses enfants, et qu'il n'est plus le jouet de toutes les formes de coercition, la première des coercitions étant la peur.

La peur du grand méchant loup qui est manié actuellement de façon extrêmement puérile par certaines forces de retour sur l'ancien. quelque part, la peur, la peur du nouveau, la peur de ce qui émerge.

Mais ce qui émerge, émerge, est en train de venir, et Terra Incognita, c'est ça. C'est ce long chemin qui est devant nous, ce long chemin qui nous attend, qu'on va parcourir tous ensemble et on va se rejoindre sur ce chemin.

Et je vois toutes ces personnes qui convergent, toutes vers un même chemin, en suivant chacune des petites voies différentes, mais qui au final vont arriver au même but. Régénérer complètement la structure de notre société, notre mode de vie, notre mode de fonctionnement, notre rapport à l'enfance, à l'âge adulte, à la vieillesse, notre rapport à la mort, notre rapport à l'alimentation, notre rapport à l'éducation, notre rapport au travail,

notre rapport à la culture, notre rapport au milieu dans lequel nous vivons, notre rapport aux animaux, notre rapport aux plantes, notre rapport les uns avec les autres. Tout cela demande à être régénéré.

Et c'est chouette de vivre à une époque pareille parce qu'il y a tout à faire. Et pour tout ce qui est tout à faire, il faut des bras pour le faire. Bienvenue en terra incognita. Bienvenue à ceux qui ont envie de passer à l'action.

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