Retour aux contenus
Vidéos publiques

le sportif vivant !

Author Photo
L'équipe RGNR
14 vues • Publiée le 02/05/2015

Cette vidéo est un échange avec Pierre et Guillaume, deux pratiquants d’ultra-trail qui ont radicalement changé leur alimentation. Pierre court depuis plusieurs années et Guillaume a découvert la course à pied après sa transition alimentaire, il y a environ un an, passant d’un mode de vie sédentaire à des distances de 40 km et plus avec du dénivelé important.

La question de la performance sportive en alimentation vivante est au centre de la discussion. Pierre détaille comment il a perdu du poids lors de la phase de nettoyage, descendu à 60 kg, puis reconstruit de la musculature sur une base calorique et protéique bien inférieure aux recommandations classiques. Il revient aussi sur la période de transition, pendant laquelle les performances baissent avant de remonter, et sur le rôle de la récupération et de l’équilibre acido-basique dans la capacité à soutenir un effort long.

Une partie importante de la vidéo est consacrée à la préparation nutritionnelle concrète la veille et le matin d’une compétition : jus de carottes et pommes, lait de riz avec graines de chia, huile de coco, figues, tomates séchées, noix de coco fraîche et dattes. Pierre explique pourquoi il évite les pâtes trois heures avant le départ et comment il gère le passage du sucré au salé au bout de plusieurs heures d’effort.

La vidéo se termine par des images de la course à Volvic, avec quelques mots sur le bilan physique après l’épreuve. Pierre anime également une chaîne YouTube intitulée Le Sportif Vivant, où il documente son expérience et partage des témoignages pour montrer concrètement ce que ce type d’alimentation permet sur le plan sportif.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

Lire la transcription

Bonjour Pierre ! Salut Thierry, ça va ? Oui, je te remercie de me consacrer un petit peu de temps. Surtout que je crois que tu es dans une chambre d'hôtel prête pour une compétition que tu vas faire demain, non c'est ça ?

Voilà, c'est exactement ça. Donc là je suis avec mon ami, mon compagnon de sport et je suis aussi d'alimentation. Salut ! On se prépare pour faire un petit trail dans les Vosges de 55 km avec 2 700 m de tunnelé.

On se fait ça en rando tranquille parce qu'on prépare dans un mois un autre trail de 105 km. Beaucoup plus long, qui fait 105 km dans les coins de Dijon, le mois prochain.

Alors là, c'est une petite prépa. D'accord, alors bon, pour en préciser un peu les choses, Pierre, on s'est contacté parce que ben voilà, tu pratiques, Guillaume donc avec toi aussi, vous pratiquez l'Ultra Trail.

Donc c'est de la course longue distance, ultra longue distance, ça peut être des kilométrages qui vont jusqu'à combien ? Ben là, on reste sur du 100-110 pour l'instant, parce que c'est vraiment notre première année d'Ultra Trail.

Et on envisage en fin d'année sur Londres se lancer sur du plus sérieux, c'est à dire 160. D'accord, ok, avec du dénivelé, il me semble aussi. Ah ouais, on tape dans les 8000 de dénivelé sur du 160.

8000 mètres de dénivelé ? Ouais, ouais. Ah ouais, quand même. Ça on l'a pas fait encore pour l'instant. D'accord. C'est un objectif, on va dire.

Ouais, c'est un objectif. Donc les images que je vais mettre là aussi pour illustrer la vidéo sont des images qui ont été prises lors de l'ultra-trial de Volvic que vous avez fait il y a un mois de ça à peu près ?

Un mois, oui, à peu près. Donc, moi ce qui m'intéressait particulièrement dans ton histoire, dans votre histoire, c'est qu'en même temps que vous pratiquez l'Ultra-Tribe, vous avez radicalement changé votre alimentation, et même à ce que j'en crois, pour Guillaume, c'est même le changement d'alimentation qui a permis de passer de quelque chose d'assez sédentaire à une pratique sportive assez assidue.

C'est ça que j'aimerais bien que vous me racontiez, parce qu'il y a beaucoup de peurs, de mythes par rapport au sport, aux changements d'alimentation, on se dit oui, l'alimentation vivante ne peut pas permettre des performances sportives élevées, et vous en êtes la démonstration que c'est complètement faux.

— Oui, bien sûr, tout à fait. Moi j'ai commencé par Pierre, qui lui a commencé avec les jus, donc la transition est passée par là également, et en fait tout s'est embriqué derrière où l'alimentation de plus en plus crue est arrivée et donc c'est totalement possible mais c'est vrai qu'il y avait des peurs au début en se disant est-ce qu'on aura assez d'énergie, est-ce que ça va aller ou pas et en fait ça a été, il n'y a aucun problème,

il n'y a pas de problème d'énergie, il faut juste passer après une certaine transition mais quand la transition est passée il n'y a aucun problème, juste une alimentation à adapter sur un type d'effort quoi, c'est tout. Toi Guillaume, tu pratiquais beaucoup de sport avant de changer d'animateur ?

Non, je faisais que vraiment en parcimonie un peu de fitness, mais c'est tout, avec Pierre justement. J'en avais fait quand j'avais 14-15 ans, je faisais du vélo, jamais à un très haut niveau.

Et là j'ai pu, bon ça a été dur aussi, faut se remettre dans le bain après physiquement. Mais j'ai pu faire des choses que je ne pensais pas pouvoir faire. Je suis sûr que c'est par rapport à l'alimentation, c'est déjà clair.

Je n'aurais pas pu le faire, moi, rien qu'envisager un fini marathon qui est de 21 km, je ne l'imaginais même pas, il y a un an de ça. J'ai fait mon premier fini marathon il y a un an de ça.

D'accord, oui, donc c'est relativement récent. Tu as changé ton mode de vie, ton alimentation, il y a un an à peu près, c'est ça ? Il y a à peu près un an, oui. Quand j'ai fait mon cinéma à temps, j'étais en transition et c'est après que c'est venu au fur et à mesure où j'ai rajouté de plus en plus de crues, des choses comme ça, et qui m'a permis de faire des choses que je n'imaginais pas.

Faire des distances longues comme ça, en montagne, préparer à 100 km. Après c'est venu comme ça, les objectifs on se les fixait, au feeling, sans même avoir peur parce qu'on se disait on aura assez d'énergie, c'est déjà sûr.

Plus on rajoutait cru, plus les kilomètres s'augmentaient. Et toi Pierre, quand est-ce que ça a changé pour toi ? Au niveau alimentaire, tu faisais déjà du sport je crois.

Moi j'étais déjà assez sportif, je suis ancien militaire, j'étais dans la courte à pied, dans le fitness, j'étais beaucoup plus sur des régimes hyperprotéinés. Donc j'ai compris beaucoup de choses, j'ai carrément cassé les barrières, je me suis dit tant pis si je perds du poids, c'est pas grave, je m'en fous, ce que je veux c'est être en bonne santé.

Et l'énergie que m'a ajouté l'alimentation vivante, c'était incroyable, incommensurable. Quand on est sur des régimes hyperprotéinés, on est toujours fatigué, on fait des siestes tellement on est épuisé par tout cet apport calorique et puis par cet hyperanabolisme.

Du coup, je me suis retrouvé à faire des jus et à partir dans la forêt pendant 3 heures, 4 heures, 5 heures les dimanches et à courir et à me dire que ce n'est pas Je revis, j'arrête de souffrir, je suis dans le profit, je profite, je profite maintenant.

Thierry Leccet. De toute façon, l'anabolisme lié aux protéines a un coût énergétique extrêmement élevé pour le corps. Tu payes très cher cet anabolisme et ça donne des coûts de fatigue qui sont absolument hallucinants. Tu parlais de perte de poids, est-ce que tu as perdu beaucoup de poids ?

Je suis passé par une phase de déconstruction musculaire, j'ai complètement arrêté la musculation pendant 6 mois et j'ai voulu retourner à mon corps d'origine. Donc, je suis descendu carrément à 72 kg, je suis passé de 88 à 72.

Mais bon, je ne faisais vraiment que courir. Je tapais des 100 km, 110 km par semaine. D'accord, oui. Et donc, je suis descendu à 72 kg. Et après 6 mois, j'avais le corps, je me sentais plus propre, plus nettoyé. Donc, j'ai voulu reprendre du muscle, mais propre, du muscle vraiment fin en faisant que du poids du corps, des pompes, des tractions.

et j'ai réussi à remonter à 77-78 kg comme je pèse actuellement. D'accord, donc tu as repris du poids et de la musculature après une phase de nettoyage sur une base d'alimentation vivante. Exactement, et j'ai fait des cures de jus, à faire que des jeûnes au jus pendant 10 jours parfois. J'ai vraiment poussé le truc à fond, on va dire.

C'est vraiment intéressant parce qu'on a souvent la croyance que pour arriver à construire du muscle, il faut un apport calorique et protéiné extrêmement élevé. T'as vu la démonstration que c'est complètement faux.

— Alors, pour les calories, on mange quand même beaucoup. — Oui, par rapport à la dépense énergétique aussi. Mais sur le plan des protéines, tu tournes à combien toi, par jour, quand tu calcules ?

60 par jour ? C'est vraiment pas grand chose. C'est moins d'un gramme par kilo de poids de corps. Moi personnellement, quand j'analyse, ce que je fais très peu, je suis toujours en dessous d'un gramme.

D'accord. Et toi Guillaume, je crois aussi que tu as eu une transformation physique, tu as perdu du poids aussi je crois d'une façon assez impressionnante. Ça a été un révélateur sur le fait que j'ai vraiment perdu beaucoup de poids, j'étais à 82 kg et là je suis descendu à 66 kg.

D'accord et c'est quoi ? C'est de la graisse ou c'est du muscle que tu as perdu ? J'ai perdu beaucoup de graisse partout au niveau du corps et j'ai l'impression qu'encore maintenant mon corps s'affûte au fil du temps.

Donc c'est vraiment de la greffe que je perds, et j'ai les muscles beaucoup plus saillants... C'est vrai que ça a été une grosse perte de poids en peu de temps, on va dire... Mais je n'ai pas eu cette sensation de perte d'énergie, au contraire, on se sent plus léger, donc il n'y a aucun problème là-dessus, quoi... On mettra les photos un peu avant et après pour montrer ce que ça a donné...

Et alors, les questions qui vont remonter, je vous les livre en vrac un petit peu, les questions qu'on pose souvent quand on parle de sportif, c'est qu'est-ce que vous mangez ? — Alors, on mange un petit peu la même chose.

— Oui, on mange à peu près pareil. Après, tu mets déjà le bain vas-y, de toute façon, c'est à base de jus le matin. — On essaye de rester sur une base de jeûne intermittent toute la matinée, à base de jus.

En fait, toute la matinée, on va boire des jus de légumes ou principalement des légumes avec un peu de fruit. Les jus verts, plutôt du jus vert, toute la matinée.

Donc, on se fait un bon litre et demi de jus et toute la matinée, on tourne à ça. On attaque par manger, sur les coups de midi, un petit peu de fruits.

Entre 11h et midi, on commence à manger des fruits. Ensuite, on mange beaucoup de bananes. On a vraiment l'impression que la banane, c'est le fruit qui nous va le mieux. Ça nous goûte, on va dire.

C'est un fruit de l'effort fantastique, la banane. Voilà. On écoute notre corps et il nous oriente vers la banane. C'est tout. Super. Ensuite, on va se faire, en général, soit on reste sur les fruits.

Un peu de tout. En été, on va taper sur du melon, des fruits à jus comme ça. sinon on prend un hiver, on va plus se rincer sur des oranges, des pommes, des trucs comme ça quoi.

Enfin un hiver, automne-hiver. Alors ensuite, l'après-midi, moi je tourne aussi pas mal avec des poulsies ou des bananes, histoire de remplir un petit peu les calories. Et puis le soir, en général, les grosses salades, salades assez importantes avec un maximum de verre pour se reminéraliser, toutes ces choses-là, un petit peu de chou fermenté, c'est la saison, on a juste un petit peu d'oléagineux bien sûr, il faut en avoir soit un demi-avocat,

soit des amandes, une poignée d'amandes le soir pour avoir un petit peu de lipides on va dire. D'accord, donc c'est essentiellement des fruits et des légumes finalement. Alors moi je fais ça, c'est fruits et légumes, pas de céréales, pas de produits légitimés.

Moi je fais une petite partie de cuit quand même, donc en légumes cuits quoi, J'ai fait des brocolis vapeurs, des haricots plats vapeurs, des carottes vapeurs, je fais une petite partie de puits quand même.

Oui d'accord. Et toi Pierre, quand tu as construit du muscle par exemple, c'est la question qu'on va nous poser, tu as construit du muscle avec un régime de ce type-là ? Ah bien sûr, tout à fait.

Ça demande à être dit. En termes d'endurance, Pierre, toi qui avais déjà l'habitude de la performance physique, Comment ça s'est passé ? Il y a eu une phase de transition ?

Il y a une phase où ça a diminué quand tu m'as dit que tu avais perdu du poids et donc perdu un peu de ton muscle ? Est-ce que ça a été une phase pendant laquelle c'était plus dur et ensuite c'est remonté ?

Comment ça s'est passé ? Alors sur le plan de l'endurance, tu me parles vraiment sur le plan des performances dans les sports d'endurance ? Oui. Alors là, moi c'est complètement explosé.

C'est un truc complètement hallucinant. Ça n'a pas arrêté d'une ascension. voilà une ascension considérable. Sur les distances en trail, je suis passé de mon premier trail il y a un an, tout d'un an en tout cas, pour le trail, donc de 25 km et les distances ont fait que augmenter. Donc au niveau endurance, je suis passé de quelqu'un qui court deux heures sans s'arrêter en étant crevé à un mec qui court 12 heures.

Alors que normalement les professionnels de la discipline-là sur des distances augmentées comme ça, c'est des transitions qui prennent 2-3 ans quoi, pour faire des trails par exemple de plus de 30 ou 40 km.

Donc au niveau de l'endurance, c'est clair que sur ça c'est hallucinant. Et sur l'endurance, et la récupération, je pense que c'est là où on peut voir vraiment la différence, c'est au niveau de la récupération.

Thierry Samitier – Oui, c'est la clé, je suis d'accord avec vous, c'est la clé, et c'est cette reminéralisation profonde qui amène à une récupération beaucoup plus rapide et même une récupération pendant l'effort d'une certaine manière.

Je crois souvent qu'on ne se rend pas compte que l'effort acidifie énormément puisqu'il y a la production d'acide lactique par les muscles et que la capacité à mener un effort dépend du capital minéral, du capital alcalin de la personne, c'est-à-dire que plus on a accumulé d'alcalinité et plus on sera capable d'endurer un effort long parce que finalement, l'équilibre acido-vasique du corps ne sera pas déséquilibré.

Et c'est pour ça que je pense que quelque part, tu capitalises au maximum d'alcalinité dans ces cas-là. C'est tout à fait ça. Dans des courses d'endurance très longue, on arrive à avoir un second souffle.

On ressent un second souffle. Alors que quand on double des mecs, enfin au milieu de course, accusent le coup, Nous, on a un regain d'énergie, plus vers la fin, on se sent bien.

Quand on part sur des sorties longues en entraînement, on se sent bien au bout d'une heure et demie, deux heures. C'est là où on dispose de notre pleine énergie, je pense. — D'accord, c'est intéressant. Quand vous parlez de sorties longues à l'entraînement, ce sont des sorties où vous ne faites que courir ou vous alternez marche et course, non, plutôt ?

— Non, les sorties du dimanche, c'est trois heures. On part 3 heures en zone de fréquence d'endurance forte. Donc là, on ne fait que de courir. On se donne à fond pendant 3 heures.

L'effort en général, on fait 30 km avec 1000-1500 m de distillé. Donc en gros, l'effort, c'est un marathon quasiment, tous les dimanches. D'accord, donc vous êtes capable d'encaisser ça tous les dimanches avec la récupération qui va derrière et ainsi de suite, sans avoir de claquage, sans avoir de blessure, sans avoir de tendinite, à répétition. — Ça aussi, sur les blessures, c'est hallucinant, parce qu'on s'est fait

depuis un an, un peu plus d'un an qu'on fait ça, et on ne s'est jamais blessé. Bon, on a des petites douleurs, c'est clair, mais je veux dire, on n'est jamais...

Une grosse blessure, on n'en a jamais eu, quoi. — Arrêtez tout ça à cause de blessures, ça ne nous est pas arrivé depuis un an. — Oui. Or, en course à pied, pour avoir beaucoup pratiqué la course de très longue distance, c'est la hantise, la blessure... J'ai pas passé une saison, une année, sans avoir une blessure qui m'a empêché de réaliser certains objectifs.

C'était vraiment la hantise complète. Donc là, il y a une vraie grosse différence. Ce que vous vivez, vous arrivez à le partager avec les cohorts autour de vous ? C'est un petit peu difficile.

C'est un peu compliqué. On en discute beaucoup. Il n'y a qu'à l'intriguer les gens quand même. Alors qu'on a des petits surnoms, les buveurs d'herbe, quand on arrive avec nos juvets, les mangeurs de feuilles, des choses comme ça quoi.

Et quand après ils voient nos performances, on s'en sort toujours bien, je vois les derniers trails qu'on a faits, pour la distance que... Et le peu de temps, la première distance que tu faisais.

Ouais, ouais, tu m'as mis aussi. On a quand même fait 75ème sur 400 dans des conditions déplorables. Donc, ça fait pas ridicule ? Oui, vous êtes derrière le premier quart alors que c'était votre première performance sur une distance aussi longue.

Ah oui, on n'avait jamais fait plus de 50 km là-dessus, donc c'est quand même super, c'est génial on va dire. Mais c'est un tri qui sent, tu vois, les gens s'intéressent mais ils trouvent ça tellement parfois contraignant que du coup, ils lâchent un peu l'affaire où ils s'intéressent et puis ils essayent un mois ou deux.

Et ils ne sont pas capables je pense. Ça paraît tellement une montagne à soulever, et en même temps les bénéfices sont tellement à la hauteur de l'investissement personnel, donc c'est vrai qu'il y a un moment où il faut rentrer en rupture avec ses habitudes, mais après les bénéfices à retirer sont absolument colossaux.

C'est ça qu'il faut arriver à faire passer finalement. Mais ce qu'il y a, c'est que c'est tellement sur le ressenti, tu te sens bien, tu vois, que les gens, et puis le problème, c'est que les sportifs sont des gens qui sont à la base en bonne santé, donc ça ne leur parle pas.

Qu'est-ce que tu veux dire par là ? En général, quelqu'un qui est vraiment en bonne santé, il ne va pas se dire, il peut aller encore mieux. Il se sent en bonne santé.

Il se sent en bonne santé sous prétexte qu'il est sportif, mais ce n'est pas révélateur non plus. Non, du tout. Et vous parlez des bienfaits sur le plan physique, sur le plan mental aussi, pour les épreuves ou même globalement dans la vie de tous les jours, il y a eu des différences ?

La vie a totalement changé. Après pour moi, pour les courses, je n'ai pas de point de comparaison par rapport à avant parce que j'ai eu ma transformation et j'ai eu le sport qui est venu tout de suite derrière.

Je ne peux pas comparer par rapport à avant sur ça. Niveau mental, je me sens mille fois mieux qu'avant, ça c'est clair. C'est clair. C'est pareil. C'est rien à voir.

Je suis quelqu'un d'autre. Je suis un autre homme depuis que... Sur tous les plans. Ça a vraiment transformé énormément de gens dans la vie. C'est stupéfiant de penser que c'est si proche de nous, finalement. Ça me tient qu'à quelques changements alimentaires et qu'à quelques choix de vie, finalement. De vivre dans un monde radicalement différent. C'est juste incroyable.

On vivre différemment. On est sur une autre longueur de monde. Tu changes ton alimentation et tout ce qui en découle, c'est que du bonheur. Votre objectif, maintenant, c'est des 150 km ou des 150-160 ?

Peut-être pour fin d'année. On n'a pas envie de se mettre de pression et d'objectifs. Ça serait sur quelle course que vous feriez ça ? Là, on a l'Infernal. C'est peut-être dans les Vosges, vu que c'est pas loin de chez nous.

J'ai envie de me lancer dans d'autres défis, mais hors course, j'aimerais bien parcourir des grandes distances en ne mangeant que des bananes, faire des petits défis comme ça pour montrer aux gens qu'on se réveille, ça marche, il n'y a pas que les gels, les pâtes. C'est très clair, tu manges des fruits et ça passe comme naître à la poste, c'est en meilleure santé et tu te sens mieux dans ton corps.

Oui, d'ailleurs à ce sujet-là, tu partages ton expérience. Tu as une chaîne YouTube, Pierre, c'est ça ? Oui, c'est ça, j'ai une chaîne YouTube où j'essaye d'expliquer aux gens, j'essaye de montrer un petit peu ce qu'on peut faire sur ce type d'alimentation, ce que ça nous apporte, et j'essaye même de faire comprendre aux gens les changements que j'ai vécu, donc de montrer des anciennes photos, des anciens témoignages que j'avais,

et c'est vrai que ça parle, donc c'est super, c'est encourageant. Oui, la chaîne s'appelle le sportive vivant, c'est ça non ? Oui, c'est exactement ça, j'ai aussi un site internet où j'essaye d'expliquer un petit peu, de partager mon favor on va dire, voilà tout simplement.

Oui, et puis de motiver, de donner de l'inspiration, parce que je pense que c'est le principal, parce qu'il y a tellement de peurs enquistées, de représentations qui sont enquistées, qu'on a l'impression que c'est dangereux, que ça va faire perdre énormément, qu'on va maigrir sans s'arrêter, qu'on va perdre des performances, alors qu'en fait c'est juste le contraire.

Oui, c'est un travail à mettre en place aussi, il faut faire une transition douce aussi, parce qu'il y en a beaucoup qui se disent, je vais faire ça du jour au lendemain, ce n'est pas possible non plus, il ne faut pas dire ça aux gens.

Surtout si tu veux garder un niveau de performance élevé, il faut le faire en douceur, c'est le meilleur moyen de réussir. Si tu veux garder un niveau de performance élevé, il faut faire une transition progressive, parce que sinon, le corps investit toute son énergie dans le nettoyage, et à ce moment-là, il y a beaucoup moins d'énergie qui est disponible pour la fonction motrice.

C'est la même chose qu'on a fait au début, on mettait trop d'énergie, par exemple on faisait énormément de jus de légumes ou on est même parti sur une course avec un jus de betterave par exemple, mais c'est trop détoxifiant, c'était trop détoxifiant, donc après on a fait certaines erreurs que j'aimerais bien que les choses ne passent pas. Ouais donc jus de betterave sur une course effectivement, tu as dû nettoyer ton foie comme un fou mais par contre tu n'as pas dû courir très vite. J'avais la trachée qui me brûlait,

il faut vraiment une transition quand même en douceur. C'est excellent, écoutez, je vais illustrer la vidéo aussi, je vais la continuer avec quelques extraits que vous m'avez envoyé de votre course à Volvic et qui sont très inspirants.

Pierre, je renvoie les gens aussi vers ta chaîne, je vais mettre le lien en dessous, le portif vivant. Je pense qu'on sera amené à se rencontrer, à faire d'autres choses ensemble, et ça sera une vraie grande joie.

Je me suis aussi bien remis à la course. Je ne suis pas encore sur ces distances, mais je pense qu'on pourra s'amuser un de ces jours. Je renvoie les gens vraiment vers ta chaîne. Je te remercie aussi Guillaume pour ton témoignage.

je vais publier aussi le photo, merci si tu peux me laisser les photos aussi, comme ça on les publiera aussi, et voilà, j'espère que cet échange permettra aussi d'inspirer les gens, on n'a pas évoqué trop la méthode, parce que tout ça, ils le retrouveront sur ta chaîne, c'était plutôt l'inspiration de dire, voilà, c'est possible, c'est une amélioration à tous les points de vue, c'est une amélioration sur le plan physique, sur le plan psychique, les performances s'améliorent,

Il n'y a rien à perdre là-dedans. Il n'y a strictement rien à perdre. Rien du tout. Et tu t'es gagné. D'accord. Merci Guillaume, merci Pierre. Bonne course demain.

Merci, merci. Et puis bon voilà, à très bientôt, plaisir de vous rencontrer. Salut, ciao. Donc voilà, c'est mes petites affaires pour ma course. Toute mon alimentation durant la course.

Même après, je prends mon extracteur de jus avec. Puis on va faire un petit inventaire. Qu'est-ce qu'on a là ? Donc j'ai des épinards, des bonnes épinards bio, des blettes pour mon jus avant la course, pour me reminéraliser avant la course et puis pour ne pas fatiguer mon appareil digestif donc ça ne sert à rien de manger un plat de pâte trois heures avant qui va vous flinguer littéralement les intestins.

Là je suis bien, j'ai pris un petit peu de lait de riz bio que je mélangerai avec des graines de chia, ça ce sera pendant la course. Je mettrai ça au ravitaillement. De l'huile de coco avec laquelle je vais fourrer mes dates et mes figues.

Un petit peu de tomates séchées. Parce qu'au bout de 5, 6 heures, 7 heures, 8 heures, ça dépend. On n'arrive plus à manger de sucré. Nous trailer, on n'arrive plus à manger de sucré, ça coince, donc il nous faut du salé.

Pour parer à cette éventualité-là, je me fais des petites tomates séchées. J'en prends un petit peu dans ma poche. Une noix de coco crue, il me reste ça, donc je vais la manger peut-être le samedi, la veille, j'en sais rien, ou j'en prends un petit peu avec, en morceaux pendant la course.

Une noix de coco fraîche, voilà, une bonne noix de coco fraîche. Donc là, je boirai sûrement l'autre coco juste avant le départ. Pareil pour la reminéralisation, c'est super top !

Là, qu'est-ce que j'ai ? J'ai des dates, normalement. Ça c'est des dates, j'ai pris des déglés, j'ai pas pris des médjouls, parce que bon ça sert à rien de prendre des médjouls, je vais pas s'avouer.

Des petites figues, des petites figues de montagne, elles sont super bonnes. Voilà, super super bonnes. Tout ça c'est du bio, c'est du bio, c'est du bio à fond.

Des carottes pour mettre dans mon jus le matin. Des pommes, aussi pour mettre dans mon jus le matin. Qu'est-ce que c'est que ça ? Ah, des amandes ! Voilà, des amandes que je ferai tremper la veille pour faciliter la digestion.

Ça, c'est quoi ? Ça, je vous invite à fond à prendre ce genre de choses quand vous partez sur des efforts l'hiver. Moi, quand je pars sur des efforts longs l'été, il n'y a pas de problème, je ne mange pas de gras.

Je ne mange rien de gras, mais là, l'hiver, avec le froid, ça sera mon petit moralium, ma petite touche de morale, purée de cacahuètes, pâte à tartiner noix de coco.

vous prenez la marque Jean Hervé, ils font tout extrait à froid, donc ça reste du physiologique, il n'y a aucun souci on va dire que c'est le moins pire de ce que vous pouvez manger et ça ce sera pareil vers 7h ou 8h de course quand je commencerai un petit peu à avoir vraiment faim, à avoir vraiment faim de choses différentes et vraiment faim de gras, je m'orienterai là-dessus ensuite des oranges vous avez remarqué qu'il y a des bananes à fond, j'ai des petits chérone là,

comme des kaki mais en plus petit Et voilà, banane à fond, je vais manger des bananes tout le long de ma course. Ça va être mon carburant, deux bananes, une banane par heure, histoire de ne pas flancher, avoir un apport de glucides et d'énergie important sur toute la durée de l'épreuve.

Donc vous voyez, un beau petit cocktail d'alimentation 100 % physiologique qui va me permettre d'arriver facilement à mes objectifs, à tenir le coup pendant 10 heures, 12 heures. et puis c'est exactement le même genre d'alimentation avec lequel je partirais sur 15h-20h je ne changerai rien, il n'y a absolument rien à jeter voilà voilà ! Voilà, on va aller là-haut !

Sous la barre ! Yes, on vient d'arriver à l'hôtel et donc petit zoom sur ce qui nous attend, on va monter jusque là-haut, voilà, tout au sommet ça a l'air bien hein ? donc maintenant il est midi, c'est préparatif de petit repas on a passé 7 heures dans la voiture, donc un bon repas, plein de fruits Miam miam miam, de ça ok, ça c'est bon.

Voilà, de quoi tenir deux jours. On est noix de coco, carottes pour les jus, bananes à fond, bananes, régiment de bananes, des plantes, des feuilles pour les jus, pommes, kiwi, de quoi faire.

un petit peu de morallium, purée de cacahuètes, bon là on va dormir un petit peu pour demain, après 7 heures de route on va s'opposer, on a bien mangé, un petit peu de bananes et c'est C'est parti, il est 22h10, on vient de rentrer et on est en train de faire nos jus tranquille avant la course.

On est un peu crevé avec la route, on va faire ça vite fait et puis après on va bien manger. On a bien mangé, c'était super bon. On a réussi à se manger un repas quasiment cru et végétarien.

Donc c'est super. Donc là, qu'est-ce qu'on fait comme jus ? Un petit jus bled, épinards, ils font un peu la tronche à cause du transport, carottes, curcuma, gingembre, un peu de citron pour l'acide citrique, pour conserver un petit peu mieux, et pommes carottes.

Donc ce sera bon ça ? Voilà, ce sera bon. Ça va permettre de nous préserver un petit peu l'appareil digestif pendant les deux premières heures de course. Ça va nous permettre d'apporter des bons minéraux juste avant la course, donc c'est super.

Et puis, on verra bien demain, on verra bien demain. Allez, c'est parti, en avant. Donc voilà, un bon litre de jus pour demain matin avant la course.

On va se réveiller à 3h45 et donc on va s'enfiler ça, juste avant la course. Là, on va tester un peu le matos. je vous présente le sac à dos high-tech équipé de bananes intégrées donc on a toute la réserve de bouffe, la banane et compagnie je suis à 5 kilos à peu près, à 5 kilos et 600 grammes j'ai de la bouffe un peu partout qui traîne, vous voyez ce que ça donne On part un petit peu à l'aveuglette, on verra bien ce qu'il y aura de ravitaillement et puis en fonction de ça

on avisera si vraiment il y a de quoi faire pour nous on balancera un petit peu, enfin on mangera un petit peu plus de ce qu'on a prévu et puis après on sera un peu plus léger parce que ça c'est super important, partir lourd comme ça au début c'est un petit peu dur dur mais bon on verra, on a l'habitude on se pose pas de questions.

Allez, moi je vais aller me coucher maintenant pour être en forme pour demain et tu en verras bien. Voilà, allez, bonne nuit, ciao, ciao. 146 étés et puis deuxième sur l'ultravasane en Suède, 4 fois vainqueur bien sûr des Templiers mesdames messieurs, plus de champions du monde pour votre information.

Premier champion du monde qui a pu exister en Thaïlande, c'était en 2009. Voilà, mesdames, messieurs, maintenant que vous êtes toutes, mesdemoiselles, mesdames et messieurs, maintenant que vous êtes toutes et tous réunies, il est 4h55, bonjour à Sergio de Sportips.

Sergio, est-ce que tu as des consignes, toi, au niveau des puces ? Est-ce qu'il y a quelque chose de particulier à leur dire ? Oui, bonjour à tous, alors vous allez être pointés électroniquement sur le parcours, ce qui vous permettra de pouvoir établir un classement intermédiaire.

Voilà, donc si vous arrivez un petit peu plus loin dans le sanctuaire, ça vous viendra simplement de vous prêter au jeu, de présenter votre dossard avec une chip de monnaie et de détecter votre sanctuaire.

Voilà, bonne course à tous ! Merci, merci à Serge de Sportips ! Voilà, ça fait... On marche plutôt parce que 30 kilomètres, on a brûlé 4000 calories déjà et ça tape. Là on voit qu'on fuise dans les réserves, là on est parti pour deux kilomètres de montée, deux kilomètres de descente, puis on verra.

Voilà, il nous reste 14 kilomètres, on est bien rincé, déjà il n'y a plus de neige, la gadoue, on donne le dernier coup de collier, manger un peu, et puis c'est bon, magnifique paysage là à droite on voit pas trop mais bon voilà ça se termine comme un restaurant où on peut manger cru

0 commentaires