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Le repos 1

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L'équipe RGNR
22 vues • Publiée le 22/01/2012

Cette vidéo part d’une question posée par un membre, non pas sur les heures de sommeil, mais sur un repos plus fondamental : celui de l’être dans sa totalité. Thierry distingue clairement le repos du simple arrêt d’activité, et explique pourquoi notre monde, structuré autour de l’effort, de la performance et de l’adrénaline, rend ce repos si difficile à atteindre.

Il décrit le mental en boucle comme l’obstacle principal : cette capacité du processus mental à s’auto-alimenter, à grossir jusqu’à l’obsession, et à nous couper de ce fond de repos qui, selon lui, existe en permanence en chacun. La métaphore du soleil derrière les volets fermés illustre comment l’agitation psychique nous isole de quelque chose qui est pourtant toujours là.

La deuxième partie de la vidéo est un récit d’expérience personnel. Thierry raconte comment, après des années de méditation et de référence à « l’univers » ou « la vie », une conversation l’a conduit à accepter le mot Dieu et à construire une relation interpersonnelle avec ce qu’il désignait jusque-là de façon abstraite. Il explique pourquoi cette personnification change concrètement la qualité de la confiance et de l’abandon ressentis.

Il relie cette évolution à la notion d’abandon dans la confiance, présente selon lui dans de nombreuses traditions spirituelles, et conclut sur l’idée que nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine, ce qui rend nécessaire de se référer à des expériences humaines pour accéder à ce qui nous dépasse.


📑 Au programme de la vidéo

Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, ravi de vous retrouver avec les vidéos de vivre cru. Aujourd'hui, je voulais répondre un peu à une personne qui m'a interpellé par rapport à une notion, une notion qui finalement est très importante pour moi, et j'ai pensé que plutôt que de faire une réponse personnelle, ça vaudrait le coup d'en faire une vidéo, et d'en faire une vidéo de la série évoluer ou mourir, un petit peu comme une petite pause au milieu de ces vidéos techniques un peu

sur la détoxination, et cette notion autour de laquelle je voudrais tourner, méditer, réfléchir avec vous, c'est la notion de repos, la personne me demandait de parler du repos, et je suppose connaissant un petit la personne pour laquelle j'ai échangé avec elle, que c'était absolument pas de la quantité d'heures de sommeil que cette personne voulait que je parle, mais bien d'un repos plus fondamental, le repos de l'être.

Donc on ne va pas parler de quota de sommeil, on en a déjà parlé en long et en large, et la notion de repos est bien plus large et importante que ça. Il s'agit du repos, avant tout, de l'individu, de l'être, le repos psychique, le repos total.

Et le repos total, dans un monde tel qu'il est actuellement, est extrêmement difficile. Ce n'est pas parce qu'on dort qu'on est au repos. Les processus mentaux continuent encore et encore. Et c'est surtout parce que c'est un monde autour de nous qui valoïse avant tout ce qui est intéressant, ce qui est démonstratif, ce qui est extérieur, ce qui est performant, ce qui est efficace, ce qui est visible, tout est tourné vers l'extérieur,

il faut avoir du rendement, il faut manifester quelque chose à l'extérieur, des résultats, des résultats de son travail, la valeur de travail est elle aussi survalorisée, et c'est un monde qui fonctionne avant tout sur la notion d'effort, de travail, de stress, d'adrénaline, et c'est même je dirais un monde absolument gouverné par les hormones mâles que sont la testostérone.

C'est un monde d'hommes, c'est vrai, créé par des hommes et dans lesquels d'autres valeurs peut-être plus incarnées par les femmes, bien que maintenant nombre d'entre elles et rejoins ces valeurs masculines, ce qui est vraiment dommage à mon goût, mais c'est un C'est un monde créé sur le principe masculin de l'efficacité, du visible et de l'effort.

Et le repos, c'est tout sauf ça. Il y a autant de différences entre le repos et l'effort qu'il peut y en avoir entre le travail et le sommeil. Le repos, c'est quelque chose qui nous est offert, qui nous est donné.

En fait, il me semble de plus en plus que le repos, c'est quelque chose qui pré-existe en nous. Et heureusement qu'il y a cette zone de repos en nous. Sauf que souvent, on lui met tellement de couches d'activité mentale par-dessus, d'agitation, d'agitation mentale, psychique, d'agitation physique, qu'on ne voit plus cette couche de repos en nous et on ne l'aperçoit plus.

Mais elle est là. Elle est là tout le temps. Le repos est en nous tout le temps, c'est d'ailleurs ce qui nous ancre, ce qui nous ancre totalement et ce qui nous empêche peut-être de devenir complètement fous. C'est parce que ce repos, malgré le fait qu'on ne le perçoit pas, est là et il nous attend.

Et ce repos, vous l'aurez compris, on peut d'abord et avant tout aller le chercher en dehors des processus mentaux, en dehors des cogitations permanentes, des idées qui tournent en boucle, qui ne servent à rien.

L'esprit, le mental humain est un formidable outil, mais c'est un outil aussi extrêmement pervers, et qui devient extrêmement dangereux dès lors qu'il tourne en boucle. Et c'est un peu sa spécificité, c'est de pouvoir tourner en boucle très facilement, de s'auto-alimenter lui-même, et de grossir, grossir, et devenir monstrueux.

Combien d'entre nous ont déjà passé des nuits à avoir une idée fixe qui grossit, qui grossit une sorte d'obsession et ça devient de plus en plus compliqué, de plus en plus compliqué, et la situation semble inexplicable et on est de plus en plus pressé, pressurisé. Ça, c'est tout le contraire du repos. Le repos est hors des processus mentaux, il se situe dans ce qui a toujours été, ce qui ne sera que toujours, et rien d'autre n'existe en fait que ce que j'ai déjà désigné comme le moment présent, le fameux moment présent,

ce qui est actuellement, à l'instant, uniquement. Et quand on est comme ça, en perception de ce qu'il y a dans le moment présent, il n'y a rien qui soit à rejeter, tout est accueilli, tout est accepté et le repos survient naturellement parce qu'on lui laisse la place, c'est un petit peu comme si la lumière resplendissait au dehors tout le temps, il y a un soleil fabuleux et nous sommes à l'intérieur d'une pièce et dès lors que nous rentrons dans des processus mentaux, on décide de fermer les volets,

on décide de fermer les volets et de s'isoler de ce soleil, d'être perdu dans son obscurité, dans ses circonvolutions psychiques, dans sa peur aussi et dans sa dans sa sensation d'être seul, abandonné, et ça c'est aussi une notion essentielle qui est dans le repos, dans le repos on n'est jamais abandonné, et il y a une évolution très récente en moi que je voudrais partager, je sais que ça ne va pas peut-être plaire à tout le monde, mais j'avais vraiment besoin de le

partager avec vous, donc entendez-le comme un récit d'expérience et non pas comme une volonté de convertir qui que ce soit à ma cause, Mais ça fait longtemps que je m'intéresse à cette notion du moment présent.

J'ai beaucoup médité, j'ai fait beaucoup de méditation. Vous voyez, j'ai fait, j'ai fait, là on est encore dans le faire. Donc j'étais encore très très loin du moment présent tant que je faisais de la méditation.

Dans le moment présent, je m'y suis aventuré de plus en plus depuis des années et je m'efforce de m'y aventurer chaque fois plus et de me rappeler au moment présent. mais souvent je me disais aussi voilà le repos je fais confiance au moment présent et je fais confiance à l'univers je fais confiance à la vie avec un grand v et toutes ces notions elles étaient là parce que je ne refusais complètement un terme qui a été certes extrêmement galvaudé qui a été couvert de couches d'artifice et de monstruosité c'est le

mot de dieu quand quelqu'un utilisait le mot de Dieu devant moi, je le refusais, je disais non, non, moi je préfère parler de l'univers, c'est pas une personne, et ainsi de suite.

Et il y a quelques temps, quelqu'un m'a donné une clé, une clé essentielle pour moi. Cette personne m'a dit, tu t'en remets à l'univers, mais comment veux-tu que l'univers prenne soin de toi ?

Ce n'est pas une expérience humaine, c'est des mots qu'on utilise. Mais si je dis l'univers prend soin de moi, qu'est-ce que ça crée dans mon cœur, dans mon émotion ? Rien du tout, ce n'est pas une expérience humaine.

L'expérience humaine que j'ai, c'est un père, une mère qui prennent soin de moi, c'est une personne aimante qui prend soin de moi, c'est moi qui prends soin d'un enfant. C'est le genre d'expérience que j'ai et à laquelle j'ai accès.

Cette personne m'a dit, tu sais, tu refuses le mot de Dieu, Pourtant, c'est la seule et unique façon que tu peux avoir pour ressentir cette confiance réellement dans ton cœur. Acceptez d'utiliser ce mot « Dieu » et d'avoir une relation interpersonnelle avec ce que tu décris comme l'univers ou comme la vie. Parce que l'univers ou la vie, tu ne pourras pas avoir de relation interpersonnelle.

Tu pourras en avoir sur le plan mental, mais sur le plan du vécu, du ressenti, tu ne le sentiras pas dans ton cœur. Adresse-toi à ce plus grand que toi, cet indécis, adresse-toi comme à une personne, parce que c'est la seule expérience que tu puisses faire en tant qu'humain.

C'est t'adresser à une personne. Et donc à partir de ce moment-là, j'ai accepté ce mot de Dieu, ce mot de Père. Alors bien sûr, on peut ergoter, je préférerais dire Mère plutôt que Père.

Bien sûr, on peut le faire. Mais tout ça encore, ce sont des stratégies de l'ego, je crois. En tout cas, je m'en suis rendu compte pour moi. Peu importe qu'on dise père ou mère, c'est père et mère à la fois, et amant et amante, et enfant et vieillard.

C'est tout à la fois, mais c'est surtout sentir que l'on peut s'adresser à cette chose qui est plus grande que nous, s'y adresser avec toute la confiance et l'abandon. La notion d'abandon est essentielle dans le repos. La confiance et l'abandon que l'on pourrait faire vis-à-vis d'un parent, vis-à-vis d'un proche aimant.

Pour moi, ça a tout changé. Ça vraiment m'a permis de toucher la notion de repos. Enfin, la course est terminée. J'ai cessé de courir, en tout cas de plus en plus, j'ai cessé de courir et je me confie.

je me confie et je m'abandonne. La notion d'abandon est aussi essentielle dans le repos. Le repos est tout sauf résistance. Le repos c'est la grâce, il nous est offert.

Il n'est pas question de mérite, d'effort, de performance, de challenge. On n'a pas à aller le gagner, le repos est offert par grâce uniquement. Donc cette notion de repos, je sais qu'elle est très mal vue, on va dire, même dans ce monde-ci.

Le repos, vous connaissez les valeurs actuelles, on en est très très très loin. Et pourtant, si on veut que quelque chose d'intelligent et de créatif sorte de l'humain, je pense qu'il est plus que jamais essentiel d'aller chercher le repos, le repos dans la confiance et l'abandon.

C'est dit de multiples façons dans la Bible, dans les différentes traditions spirituelles, il y a énormément de paraboles pour dire que demain se suffira à lui-même, qu'il n'y a pas à s'inquiéter. Mais on est apte à ne pas s'inquiéter uniquement si on se sent confiant dans le fait d'être porté par quelque chose qui prend soin de nous.

Alors ce quelque chose, c'est beaucoup plus intéressant à mon goût maintenant, je l'ai compris, de le personnifier, d'en faire quelqu'un. Parce que là, c'est une expérience à laquelle je peux avoir accès. Donc c'est le moment présent, c'est cette confiance et cet abandon dans des bras, on va dire.

Ce sont des images humaines, mais bien sûr, nous avons une expérience humaine actuellement. Nous sommes des êtres spirituels qui vivons une expérience humaine. Ce sont des référents humains, ce sont des expériences humaines.

Je ne peux pas me référer en tant qu'humain à une expérience qui est en dehors de l'humain. Je ne peux pas penser en dehors des cadres de l'humain. C'est pour ça que, quelque part, ramener ce plus grand que nous, cette chose indicible au mot de Dieu et le ramener au rang d'humain, on pourrait me dire que finalement c'est une régression. mais finalement c'est juste, pour moi, être honnête avec soi-même.

C'est-à-dire que quand j'utilise d'autres mots plus grands sous prétexte de ne pas le ramener à une notion aussi simple qu'une notion humaine, et bien je prétends avoir accès à quelque chose auquel je n'ai pas accès.

Je n'ai pas accès à quelque chose en dehors de l'humain, personnellement en tout cas. Et je comprends maintenant pourquoi des personnes m'ont incité à m'adresser à ce plus grand que nous, à cet indicible, à m'adresser de façon personnelle et à sentir que C'est ça que Dieu prenait soin de moi.

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