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Le pardon n'est pas optionnel !

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L'équipe RGNR
11 vues • Publiée le 15/04/2015

Cette vidéo part d’un constat physiologique documenté : la colère chronique provoque un effondrement mesurable de la production de lymphocytes et un ralentissement du système endocrinien. Thierry s’appuie sur des études américaines pour montrer que la première victime de la colère n’est pas celui qui en est la cible, mais celui qui la porte.

À partir de là, il développe une distinction importante : la colère n’est pas une identité, c’est quelque chose qui prend l’individu. Le langage courant le dit d’ailleurs clairement, on parle de « se faire prendre par la colère » ou de « nourrir la haine ». Ce cadrage change la question : il ne s’agit pas de supprimer un sentiment, mais de choisir si on l’alimente ou non.

Thierry relie ensuite cette mécanique à ce qu’il appelle l’unicité des lois : les mêmes principes qui gouvernent la biologie se retrouvent dans les approches spirituelles, en permaculture ou en éducation. Le pardon n’est donc pas une injonction morale ou religieuse, c’est la traduction comportementale d’une loi physiologique inscrite dans le fonctionnement du corps.

La dernière partie aborde la notion de victoire réelle face à une situation d’injustice : non pas punir ou obtenir réparation, mais s’extraire soi-même de la colère et, si possible, aider l’autre à en faire autant. Thierry conclut sur l’idée d’individu comme totalité indivisible, où le physique, le mental et le spirituel ne peuvent pas être traités séparément.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour ! Vu que c'est mon anniversaire, je me suis offert des conditions pour filmer une vidéo qui me convienne parfaitement. Coucher du soleil, ça doit rappeler les conditions d'il y a un an quand j'avais enregistré une vidéo qui s'appelait En quarantaine pour ceux qui suivent régulièrement les vidéos.

C'est vrai que c'est un endroit, même lieu, même endroit, même heure quasiment pour filmer ce superbe coucher de soleil. Et aujourd'hui, j'avais vraiment envie, pour cette vidéo, d'aborder un sujet qui me tient particulièrement à cœur.

C'est un sujet qui me fascine même. C'est ce que je considère comme étant la continuité entre les lois du monde spirituel et les lois du monde physique. Vous savez, j'aime bien raisonner en tant que loi. Je pense qu'il y a des lois qui gouvernent le monde biologique, la loi de l'homéostasie, différentes lois qui fonctionnent et qu'il est bon de connaître pour pouvoir les respecter. Il y a aussi des lois du monde spirituel, quelle que soit votre spiritualité.

Il y a des lois qui ressurgissent très fortes, par exemple le pardon. On nous encourage tous à pardonner, à ne pas rentrer dans la colère, mais je ne connais pas d'approche spirituelle qui est valorisée, la colère, la haine, la méchanceté ou l'agressivité.

J'aime essayer de voir comment les lois spirituelles ont leur pendant dans le monde physique, dans le monde biologique. Je me suis intéressé à l'influence que pouvait avoir l'absence de pardon sur un individu, physiologiquement parlant. Je suis tombé sur des études extrêmement intéressantes qui n'ont fait que corroborer ce que je pensais déjà, c'est-à-dire qu'il y a une continuité totale entre le monde spirituel et le monde matériel, et que les lois du monde spirituel ont leurs pendants dans le monde matériel.

Par exemple, quand on s'intéresse à l'influence que peut avoir l'absence de pardon. L'absence de pardon est souvent connotée sous forme de colère. Par exemple, quand on a de la colère vis-à-vis de quelqu'un et qu'on n'arrive pas à lâcher cette colère ou qu'on ne veut pas, et on va voir un petit peu ce qu'il en est, qu'est-ce qui se passe ?

On s'est rendu compte que la colère sur un individu, il y a plusieurs études qui ont été faites aux États-Unis là-dessus, que la colère chez un individu provoque un affaiblissement extrêmement marqué de son système immunitaire.

La production de lymphocytes, de globules blancs, est extrêmement affaiblie. Et un ralentissement du fonctionnement de tout le système endocrinien, thyroid, surrénal, tout son système est atteint.

Globalement, ce qu'il a été montré, c'est que tous les sentiments qui ont quelque chose à voir avec l'agressivité, la violence, la haine, la colère, la méchanceté, la jalousie, l'envie quelque part aussi, la calomnie... Eh bien, tous ces sentiments-là, toutes ces expressions-là, se traduisent chez l'individu qui en est l'objet finalement... Enfin, pas celui qui en est la direction, mais celui qui les porte, celui qui est en colère,

celui qui jalouse, celui qui hait, celui qui calomnie, celui qui est négatif sur un autre individu, on s'est rendu compte que chez cette personne, ça produit un effondrement extrême du système endocrinien et du système immunitaire.

Alors, ce n'est pas anodin, ça veut dire que ces sentiments-là sont contraires à ce qui est bon pour l'individu. Et on retrouve là, toutes les grandes traditions vous le diront, Quelle qu'elle soit, on est ne haïssez point, pardonnez. Mais le pardon, ce n'est pas une option.

Souvent, quand on dit pardonner, on a l'impression que c'est une possibilité. Je vous conseille de pardonner. Non, non, c'est que si tu ne pardonnes pas, tu te fais manger de l'intérieur. C'est-à-dire que ton système immunitaire s'effondre littéralement. Sur le plan spirituel, tu es condamné si tu ne pardonnes pas, mais sur le plan physique aussi.

Si tu restes dans la colère, tu te manges toi-même Et finalement, la première victime de la colère, et ça on le sait de plus en plus, ce n'est pas l'autre, c'est toi !

Tu te consumes littéralement de l'intérieur par la colère. Tu vas me dire que c'est bien joli, mais quand je suis en colère, je suis en colère. Oui, mais la colère, ce n'est pas toi.

Je ne sais pas si tu as déjà remarqué, on dit être pris par la colère. Et puis on dit aussi nourrir la colère, nourrir la commissération, Nourrir la haine, nourrir la négativité, la jalousie. On parle de nourrir, et c'est bien parce que ce n'est pas nous.

C'est quelque chose qui nous prend, on en parle bien, on s'est fait prendre par la colère, par la jalousie, par l'envie, par la haine, et notre seul ressort à nous, c'est de savoir si on va le nourrir ou pas.

Et c'est vraiment ce qui m'a sauté aux yeux quand je réfléchissais à ce sujet-là, C'est, est-ce qu'on fait le choix de nourrir la colère ou est-ce qu'on fait le choix de nourrir le pardon ? Le pardon ou la colère, c'est un petit peu comme la santé ou la maladie.

Quelque part, ce n'est pas nous qui décidons, c'est la conséquence de nos choix en termes d'alimentation. Qu'est-ce qu'on va alimenter ? Si on alimente la colère en travaillant ce sentiment-là, en rencontrant quelqu'un, en l'exprimant fortement, en le faisant exploser, on va alimenter cette colère et on va faire qu'elle va nous ravager de plus en plus.

C'est pour ça que j'ai toujours énormément de compassion pour les gens qui expriment de la colère vis-à-vis de moi ou du mépris par exemple vis-à-vis de moi. À chaque fois j'ai beaucoup de compassion et je prends un temps sincèrement pour prier pour eux parce que je me dis qu'ils sont en train de se ravager littéralement de l'intérieur, ils sont en train de se brûler littéralement et j'ai beaucoup de peine pour eux parce que moi, finalement, au départ, ça a pu m'atteindre,

maintenant ça ne m'atteint plus du tout et quelque part, ça ne me fait rien. Par contre, je les vois se consumer sur place au travers de leur colère et de leur haine. Le pardon n'est pas une option.

Ce n'est pas une option que de choisir d'alimenter le pardon. Alors vous allez me dire, mais comment tu fais ? Parce que finalement, il y a des moments où on est pris par la colère et on ne sait pas comment en sortir.

C'est clair que quand on est pris par la colère, il y a peu d'issues. Sauf qu'il y a toujours des fenêtres, des moments où la colère diminue un peu et où l'on a la possibilité de faire un choix. C'est à ce moment-là que toute notre responsabilité ressort. Notre responsabilité, c'est dans ce moment de fracture de faire un choix autre.

C'est d'arrêter de nourrir la colère, de garder vissé dans notre tête que la colère n'est pas acceptable, que ce n'est pas un comportement justifiable. C'est injustifiable. La colère vis-à-vis de quiconque est injustifiable.

La haine vis-à-vis de quelconque est injustifiable. Quoi que ce soit que cette personne ait fait, on pourra en sortir le pire des exemples, parce que des exemples, on peut en sortir des plus atroces les uns que les autres, il l'empêche. Notre colère ne changera rien à la situation et notre colère va nous consommer de l'intérieur.

Donc notre colère n'est pas une option acceptable parce qu'elle ne sert à rien. La colère nous rend victimes nous-mêmes de la situation. C'est-à-dire qu'on rajoute aux dramatiques de la situation notre propre destruction.

C'est pour ça que, comme je le dis souvent, il est de notre responsabilité de nourrir notre santé, il est de notre responsabilité de nourrir le pardon, la douceur, la bienveillance, l'amour pour l'autre.

Et souvent on a tendance à croire, en tout cas moi longtemps, j'ai eu tendance à croire que le pardon, l'amour pour quelqu'un, c'était un sentiment qu'il fallait ressentir. Et puis je disais que je ne le sens pas, je n'ai pas envie de l'aimer.

Mais c'est là où ça se joue. En fait, ce n'est pas un sentiment qu'on doit avoir pour qu'il soit établi en nous, c'est un sentiment que l'on doit appeler. Et comment on appelle le pardon, la douceur, la bienveillance et l'amour ?

on les appelle simplement en refusant d'alimenter la colère. C'est-à-dire en refusant de rester dans des pensées qui tournent en boucle, dans lesquelles on méprise l'autre, on lui crache dessus, que ce soit symboliquement ou réellement, matériellement, en refusant tous ces fonctionnements-là, en refusant, quand on rencontre quelqu'un, d'en profiter pour s'épancher sur une autre personne, en profiter pour ne pas alimenter tout ce qui nous enfonce dans cette ornière de la colère, du mépris, de la haine et de la violence.

Parce que nous sommes les premières victimes de ça. Et là, on a une forte responsabilité. On a vraiment une gigantesque responsabilité à ce niveau-là. On peut choisir de ne pas alimenter la colère.

La colère nous prend, et je suis bien placé, je suis méditerranéen au possible. donc la colère me prend souvent. Ce serait complètement faux et illusoire de dire que je ne suis pas pris par la colère.

Par contre, j'ai appris à ne pas l'alimenter, c'est-à-dire à considérer qu'elle était inacceptable. Et dès que j'ai la possibilité de reprendre pied, non pas de la justifier comme je pouvais faire avant, en disant que je suis légitime dans ma colère, il t'a fait ça, il t'a dit ça, un tel a dit ça de toi, donc tu as parfaitement le droit d'être en colère. Non, je dis non, je n'ai pas le droit d'être en colère.

Je n'ai absolument pas le droit. Et ce petit discours d'auto-justification, je ne peux plus me le faire. J'ai décidé de ne plus me le faire, et c'est une décision. Le pardon, l'amour, la bienveillance, ce sont des décisions.

Et ensuite, le sentiment, il naît de cette décision. C'est-à-dire qu'à force de cultiver une décision dans ce sens-là, le sentiment d'amour, de bienveillance, de pardon pour les autres, de compassion pour les autres, mais un peu comme à force de faire le choix de nourrir de sa santé, la santé apparaît.

Des fois, ça n'apparaît pas au premier coup, c'est très clair. Ça apparaît au bout de quelques semaines, il faut quelques semaines de changement d'alimentation pour voir apparaître la santé, c'est-à-dire pour voir des symptômes qui nous handicapaient gravement disparaître.

Là, c'est la même chose. On va avoir quelqu'un qui nous a fait entre guillemets un sale coup, on a à priori, selon ce monde, parce que ce monde nous encourage à la colère et à la violence, selon ce monde, on a le droit de réclamer réparation, on a le droit de se poser en victime, on a le droit légitime de haïr cette personne.

Et pourtant, nous on dit non, non, non, je n'ai pas envie de le haïr. Je n'ai pas envie de le haïr parce que je sais très bien que c'est contraire aux lois qui nous gouvernent sur le plan spirituel et j'en ai même l'expression sur le plan physique.

C'est-à-dire que si j'ai de la colère, de la haine vis-à-vis de cette personne, même si le monde entier m'encourage à ça, même si le monde entier me dit que je suis victime, que j'ai le droit à des réparations, à lui faire payer, la pantomime de justice que nous vivons actuellement est exactement basée là-dessus, sur la vengeance.

Et la vengeance est contraire à nos besoins physiologiques les plus basiques. La vengeance n'est pas possible. Le système carcéral que nous avons actuellement, les prisons, sont juste une anormalité par rapport aux lois qui gouvernent l'humain.

Ce n'est pas normal. On ne résout pas le problème de quelqu'un qui a un comportement qui est inapproprié pour la société en l'enfermant, en lui faisant payer. Qu'est-ce qu'on le transforme ?

On le transforme en bête fauve ou alors on le casse littéralement, et il est impossible d'estimer qu'on a reçu une réparation du préjudice que nous avons subi en reportant le préjudice sur un autre.

Ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible spirituellement et ce n'est pas possible physiquement. Et c'est ce qui me plaît autant, c'est de me dire que les grands principes spirituels on peut me dire que je suis gentil avec mes croyances, avec ma foi...

Moi ce n'est pas ma foi donc je m'en fiche. Moi je m'en fiche complètement. OK, d'accord. Mais moi, je te parle de biologie. Je te parle de ce que ça te fait que de nourrir de la colère vis-à-vis de quelqu'un.

Ça te ronge de l'intérieur, ça diminue de façon massive l'efficacité de ton système immunitaire, ça ralentit le fonctionnement de ton système endocrinien. Donc bref, ça te fait crever.

Tu crèves de ta colère et de ta violence. Et c'est pour ça que j'aime bien voir ces parallèles. Je trouve que le monde est rassurant parce que le monde a une unicité. il y a une unicité des lois, et je trouve ça extrêmement rassurant pour moi. Ça me montre bien qu'on est sur le bon chemin.

Parce que si tout partait dans des directions différentes, ça serait inquiétant. Or, quand je rencontre quelqu'un qui me parle de permaculture, quand j'ai quelqu'un qui me parle d'éducation, quand j'ai quelqu'un qui me parle de spiritualité, et que je retrouve exactement les mêmes lois qui sont déclinées, chaque fois d'une manière un petit peu différente, mais ce n'est qu'une déclinaison.

On est exactement dans les mêmes lois. là je me dis qu'on est dans un système cohérent. Or, je pense que notre monde tel qu'il a été créé est d'une cohérence extrême. Je pense qu'il est d'une simplicité extrême, d'une cohérence extrême, et qu'il n'a rien à voir avec l'espèce de monde arbitraire, aléatoire, dans lequel on ne comprend pas grand-chose, dans lequel on est brin de balai d'un côté ou d'un autre qu'on essaie de nous présenter.

Ce monde-là, c'est un monde de la perversion, C'est un monde de la perversion qui s'est insinué dans toutes nos structures humaines. Et comme je vous l'ai dit, notre système judiciaire est un système pervers qui ne correspond absolument pas aux lois de base de survie de l'individu puisque c'est une justice du œil pour œil, dent pour dent où on fait payer aux personnes qui ont commis une faute.

Alors qu'il n'y a pas moyen de faire payer. Et considérer enfin que la personne a été prise par la colère, prise par la violence, prise par la haine, et que la seule façon de faire justice, c'est non pas de punir cette personne, mais d'arriver à extirper la haine, la violence et la colère de cette personne.

Et là, on aura gagné. Là, c'est la vraie victoire. C'est pour ça qu'on dit souvent, et je le dis souvent, le combat ne se passe pas contre des hommes. On m'a longtemps demandé si je croyais à la théorie du complot.

Alors longtemps, je disais non, je n'y crois pas. Maintenant, je dis oui, j'y crois, mais ce n'est pas des hommes qui portent cette théorie du complot. On est tous utilisés par ce combat gigantesque qui a toujours duré entre l'amour et la destruction, entre Dieu et le diable, vous l'appellerez comme vous voulez, selon votre orientation, les forces de construction, les forces de régénération et les forces de dégénérescence,

de séparation, de diffamation, de calomnie, de colère, de violence, de haine. Il y a toujours eu ce combat. Il y a vraiment toujours eu ce combat. Et la seule façon, quand on se retrouve face à quelqu'un qui a, entre guillemets, nous a fait un sale coup, la seule façon pour moi de gagner, c'est de l'en libérer.

Libérer cette personne de la colère. Faire en sorte qu'il ne soit plus le jouet de cette colère. Et faire en sorte nous-mêmes que nous ne soyons plus les jouets de cette colère. Ça, c'est l'absolue victoire pour moi.

Là, c'est le vrai combat. Là, c'est le beau combat. Dans la parole, on dit bien que le combat ne se situe pas contre la chair et le sang, c'est l'esprit du mal qu'on a comme adversaire.

Mais ça, je m'en rends compte de plus en plus, chaque jour. Et si nous décidions enfin d'indexer notre monde là-dessus, on ferait en sorte que des personnes qui ont commis un crime ou un délit, on ne les punit pas physiquement en les enfermant, mais au contraire, on gagne la vraie victoire en faisant que ces personnes deviennent des personnes douces, aimantes et bienveillantes avec des techniques d'écoute, de thérapie, physique, émotionnelle, comportementale et en permettant que ces personnes se libèrent de cet esclavage au mal.

Et vraiment, moi, si j'avais un souhait pour mon anniversaire, parce que c'est mon anniversaire, donc si j'avais un souhait à faire, Le souhait, c'est que chacun d'entre nous puisse être des armes d'une efficacité colossale dans cette destruction de tout le mal qu'il peut y avoir en chacun de nous, pour nous-mêmes et pour les autres.

Non pas pour détruire les autres. J'ai passé des années à me battre physiquement avec des gens et maintenant je me bats spirituellement. Et c'est beaucoup plus jubilatoire parce que quand on se bat spirituellement, on ne va pas frapper l'autre, mais on va frapper le mal en lui.

Et on n'a qu'une seule butte, c'est d'aller le libérer de ce mal qui le ronge littéralement, parce que la colère ronge l'autre. Et quand on appelle l'autre mon frère ou ma sœur, si on veut vraiment que ça ait du sens, à ce moment-là, il faut être bienveillant avec lui et lui apporter du soin.

Lui apporter du soin, c'est l'aider à se libérer de cet esclavage à la méchanceté, à l'agressivité et au mal. Donc le pardon n'est pas une option, c'est une absolue nécessité.

C'est une absolue nécessité qui est même inscrite biologiquement à l'intérieur de notre corps, dans notre fonctionnement littéralement. Si j'avais un souhait, c'est que chacun de nous ait la possibilité de faire ce choix délibéré, de dire que j'ai compris que je suis indexé non pas sur la violence, la haine, la méchanceté et l'agressivité mais je suis indexé sur l'amour, la compassion, la bienveillance et le pardon.

C'est-à-dire que c'est ma nature propre. Et donc j'arrête de justifier et de légitimer ces sentiments comme la colère qui vont à l'encontre de ma nature réelle. Et chaque fois que je vois une brèche et que je peux arrêter de nourrir la colère, Alors à ce moment-là, je m'enfonce délibérément dans la promotion de la compassion, de la douceur, du pardon et de l'amour pour moi et pour les autres. Et si je peux être pour les autres un tremplin pour s'extirper de cette gang de colère,

alors à ce moment-là je donne tout ce que j'ai, toute mon énergie, tout mon cœur, toute ma bienveillance, toute mon énergie pour arriver à ça. Ça, c'est mon souhait d'anniversaire et c'est ce que j'avais envie de vous offrir ce soir. Je vous souhaite vraiment une belle régénération qui va bien au-delà du simple fait de faire circuler la lymphe, de faire circuler le sang dans le corps.

Je pense qu'il y a une totalité d'individus... Individus, ça veut dire, étymologiquement parlant, c'est de l'étruscantien, de ce que je sais, « Non c'est possible, c'est coupé en tranches de saucissons.

» Ce qui veut dire en langage bien de chez nous, « Ce n'est pas impossible de les partager en tranches de saucissons. » Voilà, comme dirait nos amis québécois. Les Québécois ont bien raison, c'est un proverbe québécois, mais un individu c'est un tout.

C'est un tout physico-émotionneux, spirituel, et on essaie de le séparer en tranches et ce n'est pas possible. On essaie de créer des catégories, ce n'est pas possible. C'est tout entremêlé.

Je n'en ai aucune vision claire, je ne vois pas ce que c'est. Par contre, ce que je vois, c'est que les lois sont communes à toutes ces dimensions. Il est temps de faire un choix, il est vraiment temps de faire un choix.

Moi, c'est un choix que je fais chaque matin parce que c'est un choix qui doit être renouvelé. Ce combat est permanent, il est permanent pour chacun de nous. C'est un choix que je fais chaque matin. Qu'est-ce que je choisis d'alimenter ?

Est-ce que je choisis d'alimenter la colère, la véhémence, la diffamation, la négativité, le fait de me moquer, de jalouser, d'insulter, de mépriser l'autre. Le mépris étant une forme de meurtre, d'une certaine manière.

Où est-ce que je fais le choix ? D'avoir de la compassion, du soin, de la bienveillance, du pardon, de la douceur, de l'attention pour l'autre. C'est un choix de tous les matins.

C'est chouette parce que jusqu'à présent on a fait un mauvais choix, qu'on n'a pas le droit, la possibilité, de faire un autre choix. Et cet autre choix, il nous libère et il libère les autres.

Bonne régénération et moi, je me souhaite un bon anniversaire. D'ailleurs, je vais faire une petite pause de quelques temps avec les vidéos. Je vous prépare toute la série des vidéos pour les enfants.

Je pense que la pause aura du bon. Donc, quelques jours, peut-être une semaine, une semaine et demie, vous n'inquiétez pas s'il n'y a pas de vidéo. Bonne régénération à toutes et à tous.

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