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Le jus impossible - épisode 1 - "le secret des ninjas" - Bernard Bordas

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L'équipe RGNR
16 vues • Publiée le 08/12/2015

Cette vidéo s’ouvre sur une tentative de recette de jus vite interrompue par une question de fond : la nourriture seule ne fait pas la santé. Bernard Bordas, auteur d’un livre sur les ninjas, rappelle que leur mode de vie intégrait l’entraînement physique, la respiration, la vie en communauté et la transmission du savoir, sans réduire la vitalité à un régime alimentaire.

La conversation dérive vers le mode de vie de nos ancêtres européens, qui mangeaient peu de produits animaux, vivaient en famille élargie et n’isolaient pas leurs aînés. Bernard cite des exemples concrets, du poulet du dimanche dans les campagnes françaises aux modèles encore visibles à Okinawa ou au Brésil, pour montrer que ce que nous considérons comme normal est en réalité très récent.

Les deux interlocuteurs abordent ensuite l’éducation et le travail comme facteurs de dégradation de la santé globale : enfants assis sous des néons à muscler uniquement le cerveau gauche, adultes sous antidépresseurs pour tenir leur poste, perte de créativité et de sens. Le ninja, lui, développait des compétences multiples, physiques, morales, artistiques, dans un cadre collectif.

La dernière partie revient sur l’éclatement de la cellule familiale comme l’un des grands facteurs d’isolement contemporain. Bernard évoque la massification des antibiotiques et des engrais chimiques après la Seconde Guerre mondiale, la disparition des savoir-faire paysans, et pose la question de ce que signifierait concrètement revenir à un mode de vie plus cohérent avec notre biologie.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Générique Bonjour, on est en plein terrain incognito. Non, non, non, non, non. Thierry, Thierry, Thierry, Thierry, Thierry, on est terrain incognito.

Oui, je suis en train de faire mon jour. Non, je venais t'apporter mon livre, donc j'ai fait des années de recherche sur le pouvoir des ninjas, sur leur façon de vivre et tout ça, ce n'est pas que de la nourriture, la vie ce n'est pas que de la nourriture.

Thierry. Oui, je sais bien, mais bon là j'ai essayé de faire mon petit jus, ma petite recette de jus pour terrain qualitatif, j'ai préféré. Romain. Après les gens vont se bloquer uniquement sur la nourriture, voilà, je mange et j'ai une vie qui ne correspond pas avec toi.

Thierry. D'accord, c'est vrai que tu as raison, Bon, tu n'as pas raison de me couper dans mon jus, ça c'est quelque chose que je vais mettre longtemps à te le pardonner, mais par contre, c'est vrai que dans ce terrain incognita, je dis souvent qu'on a trop tendance à focaliser sur un seul des aspects de la vie.

Toi, je crois que quand tu as fait ta recherche sur les ninjas, tu as rendu compte qu'en fait leur entraînement était global, c'était une entièreté. Thierry Castaner. Tout à fait, on parle de globalité parce qu'il ne suffit pas de manger bien pour être en bonne santé. Il faut du sport, il faut des sports à impact pour compacter le calcium sur les os, Il faut un travail respiratoire pour travailler le cardio.

Il faut se retrouver bien accepté dans une communauté. Il faut avoir un savoir à transmettre pour l'avenir de la société. Toutes ces choses-là font qu'on va être en bonne santé. Il faut être choyé.

Il faut choyer les autres. Il faut chercher à s'épanouir. Il faut chercher à épanouir les autres. pas simplement parler uniquement de jus, par exemple, ou de nourriture. La nourriture, c'est essentiel, parce qu'on en a besoin pour vivre, mais si on nous met dans une cage et qu'on nous donne de la bonne nourriture, on va s'étioler, on va mourir.

On nous prend toujours le régime d'Okinawa ou la méthode de vie des Hunza pour faire des centenaires, mais il y a 200 ans, je pense qu'en Europe, c'était exactement comme ça.

Il n'y avait pas de petits-déjeuners, les gens prenaient pratiquement que le souper, était à 80 % végétarien, je cite 2 ou 3 exemples sur le Moyen-Âge et même le livre qui s'appelle « Comment vivaient nos ancêtres ?

» où on dit que nos grands-parents étaient végétariens. Au sens où ils mangeaient peu de produits animaux. Oui, ils mangeaient très peu de produits animaux, ils avaient un peu de fromage, un peu de viande, mais la viande ce n'était pas du bœuf, ils mangeaient un peu de poulet le dimanche par exemple.

Moi, je me souviens, en campagne, on mangeait le poulet le dimanche. Ça, c'est la poule au pot qui était arrivée jusque dans les années 50 en France. Au niveau du groupe, au niveau du rythme de vie, quelque chose de...

Les gens vivaient ensemble, dans la même pièce, comme actuellement au Brésil, on peut voir ça, ou au Cunava, et les grands-parents, les beaux-parents, tout était dans la grande ferme. On me disait, je sors le matin, je vois mon grand-père, ma grand-mère, mon père, ma mère, toute la famille est là.

et on ne cache pas les vieux dans des hospices, on ne cache pas les malades victimes des erreurs du système dans des asiles, dans des hôpitaux, tout le monde vit ensemble, tout le monde essaye de prendre soin de chacun.

Thierry Samitier – Tout à l'heure tu me disais quelque chose, tu me disais, on me dit parfois que je suis asocial, tu me disais ça hors caméra, on me dit parfois que je suis asocial, mais en fait, ta démonstration était intéressante, vas-y, reprends-le. – Je ne suis asocial que pour 0,0001 % de ce qui existe sur Terre, je suis en harmonie pour moi avec la nature, Si je vais en Amérique du Sud, si je vais au Brésil,

si je vais en Argentine, tous ces pays-là, les pays en voie de développement, si je vais en Afrique, si je vais en Chine dans les montagnes, je suis parfaitement adapté.

Il n'y a que vraiment dans une société figée, bloquée, carrée, et quelque chose d'extraordinaire. On pense que parce qu'on vit comme ça maintenant, qu'on a toujours vécu comme ça. Et l'histoire, toute l'histoire contemporaine tend à prouver qu'on est l'aboutissement et que c'était quelque chose d'inéluctable d'une certaine manière, qu'on devait en arriver là.

D'ailleurs, l'histoire est un grand champ d'idéologie. L'histoire est totalement fausse. Quand on commence à étudier l'histoire en faculté, on vous dit que tous les livres d'histoire sont faux, déjà. L'histoire est enseignée à l'école d'après une politique à suivre.

Donc, un siècle c'est vrai, un siècle c'est faux, un siècle, nos ancêtres viennent des Gaulois, on va vous dire autre chose, 100 ans après, maintenant, on commence à modifier les livres d'histoire, l'histoire, malheureusement, elle est remplie de mensonges.

C'est vrai que si on regarde l'histoire de France, on va vous dire qu'il n'y a eu que des guerres, des guerres, des guerres, tous les 30 ans, des guerres, des guerres, donc la guerre est l'état normal.

Alors que c'est la paix l'état normal. Comme je disais, l'obscurité est l'état normal, il faut apporter la lumière, On ne fait pas d'obscurité, on fait de la lumière.

On ne peut pas faire la paix. La paix existe comme état de base, on fait la guerre. Mais la paix est l'état normal de l'esprit, comme la relaxation, le repos et l'état normal du corps.

Thierry Samitier-Lacroix L'action est un état volontaire. Olivier Roland C'est pour faire quelque chose. Mais l'état normal du corps, c'est le grand fauve. Il est relaxé comme ça dans la savane et il dort du matin au soir.

Thierry Samitier-Lacroix Puis d'un seul coup il se met en branle parce qu'il y a une proie. Olivier Roland Parce qu'il y a une proie, parce que c'est le moment de manger, mais il peut y avoir des gazelles qui passent toute la journée devant lui, si ce n'est pas le moment, il ne va pas sauter dessus.

Thierry Leclerc qui a consacré presque 30 ans de ta vie, les ninjas sont représentés en tout cas dans l'imaginaire occidental, et puis je pense que ça correspond à une vérité, comme des gens qui avaient des pouvoirs, qui avaient développé leurs pouvoirs physiques, psychiques, émotionnels à l'extrême.

Quelles étaient les caractéristiques de leur vie ? Qu'est-ce que tu as pu retenir comme valeur essentielle à la fois dans leur entraînement, dans leur assaise, dans leur quotidien, qui pourraient expliquer ce développement-là et leur performance hors normes. — Alors déjà, c'est des pouvoirs extraordinaires par rapport à la population, à la moyenne de la population.

— À la médiocrité, à la médiocrité ambiante. — Et en plus, si on compare par rapport à nous en Occident, alors là c'est un monde à part, il y avait un professeur dont je cite, un écrivain du début du ciel qui écrivait en 1910, la vie des ninjas est difficile et paraîtrait même impossible à suivre pour un japonais actuel et on est en 1910 et on est au japon d'accord et quand il parle de ça il dit et le plus dur ce serait donc forcément l'alimentation

spéciale pour les missions et tout le mode de vie qui est de courir de sauter alors je vais pas prendre les choses au hasard je vais juste essayer de retrouver les illustrations du tout premier livre de Maître Hatsumi, et tu vas voir exactement la réponse de ce que tu me demandes, voilà. Tu peux voir, c'est de droite à gauche, de haut en bas, enfin non, de droite à gauche, et tu vois absolument quel était le mode de vie du ninja.

Donc on le voit sauter, marcher sur un morceau de bois, se baigner dehors, nager dans l'eau, on le voit, oui, c'est une vie naturelle, Il vit en harmonie avec la nature, il utilise la nature pour se cacher, il apprend à faire l'expression physique grâce à tout l'environnement, il apprend à grimper, et surtout on le voit dans la vieillesse justement.

Thierry Samitier-Lecqueller. Apprendre, transmettre. Transmettre et vivre au sein du groupe, et donc il y a la traduction française juste après. Voilà, tu as tous les chapitres, toutes les illustrations.

Il commence à s'entraîner vers les 5-6 ans, il bondit par-dessus des buissons chaque jour pour améliorer ses bons, il durcit ses mains et ses pieds, il s'entraîne aussi au maniement des armes, il s'entraîne au lancer, il apprend à nager et à plonger, il peut percevoir des sons éloignés, il reste suspendu des heures à des arbres pour durcer ses bras, il s'entraîne à courir, il est capable de prendre des cours de théâtre ou d'enseigner comment fabriquer des médicaments, il connaît l'art de

ligoter des personnes, ça ce n'est pas obligatoirement utilisable dans notre société, il sait dessiner des cartes et des plans de château, il sait recourir à des déguisements, donc il a un développement multiple dans de multiples secteurs d'activité, il n'est pas uniquement focalisé sur un point.

Thierry Le tout, comme je le disais, avec la méditation, l'alimentation, les étirements, toute une globalité et non pas simplement donner des coups de poing sur un mur ou simplement manier des armes.

Et ce que disait Maître Hatsumi dans la toute dernière interview auquel j'ai participé au mois de juillet, il disait que pour pratiquer les arts martiaux il faut être en bonne santé, et pour être en bonne santé, il faut se faire soin à son alimentation, à son travail spirituel, c'est vraiment un ensemble.

L'être humain n'est pas qu'un tube digestif ou il n'est pas qu'une machine à travailler. Thierry Castaner Et d'ailleurs, c'est assez amusant parce que quand on parle d'éducation des enfants maintenant, on se rend compte que l'éducation des enfants est faite sur des chaises statiques à l'intérieur, sous des néons, et c'est juste une musculation du cerveau gauche à faire certains types d'opérations mécaniques et que toutes les dimensions de l'éducation, parce que ce qui me plaît là-dedans

c'est qu'il y a une dimension de l'éducation physique, il y a une dimension de l'éducation morale, il y a une dimension de l'éducation au niveau des arts, c'est extrêmement global comme vision de l'individu.

Et là, actuellement, on est ramené à simplement des opérations mathématiques d'addition, de soustraction... — Ce qui est bizarre, c'est quand tu dis éducation, moi j'entends programmation.

C'est-à-dire, voilà, j'ai un ordinateur, qu'est-ce que je vais avoir besoin comme programme ? Et donc, je vais mettre tel, tel, tel programme, tout ce que je n'ai pas besoin, je ne le mets pas.

Est-ce qu'on a besoin qu'un enfant ait un contrôle de ses émotions ou au contraire puisse être spontané ? Est-ce qu'on a besoin qu'un enfant soit aimable ? Si on reprend les anciens livres des années 50, il y avait quand même un code moral où on disait il faut aider les personnes âgées, il faut aider à mettre la table, il faut aider la maman à préparer le dîner.

Et je ne pense pas qu'à l'école, on ait encore cette globalité de l'éducation. Thierry Samitier-Lacroix Non, parce qu'il n'y a plus de vision du groupe. C'est-à-dire que c'est l'individualisme poussé à l'extrême, et il n'y a plus cette vision de service, de soutien, d'accompagnement du groupe.

Olivier Roland Il n'y a plus de dons. On ne demande plus aux gens à donner, on leur demande à produire un travail. Thierry Samitier-Lacroix Et à consommer. Olivier Roland Et à consommer, consommer, consommer. Et si possible, être malade pour consommer plus.

Thierry Samitier-Lacroix Oui, c'est le côté un petit peu fou de la machine Thierry Castaner Tout à fait, j'étais tombé sur une étude il y a une bonne vingtaine d'années qui expliquait qu'après 30 ans en France, il y a à peu près un français sur trois qui est sous antidépresseur pour supporter son travail, c'est la bombe humaine, le téléphone, c'était ça, maman ne dort plus sans ses calmants, papa travaille plus sans ses excitants, quelque chose comme ça,

et on en vient à ça, on prend des médicaments pour aller travailler, parce que travailler on va dire n'est peut-être pas dans notre code génétique, n'est pas naturel dans notre, comment on peut dire, notre programmation naturelle, quelque chose comme ça.

Et donc, pour supporter aussi l'ennui, le manque d'élévation dans tous les domaines, on est coupé de la créativité. Donc, on prend des médicaments, on prend des médicaments. Ce qui est incroyable, c'est quand on me dit par exemple, j'ai pris de la vitamine C et je suis en pleine forme. Et en fin de compte, quand on analyse la vitamine C du laboratoire, on s'aperçoit que c'est de la caféine qu'il y a dedans et avec du glucose.

Il n'y a pas de vitamine C les trois quarts du temps. Thierry C. C'est du stimulant, c'est du pur stimulant. Pauline L. C'est un stimulant et les travaux du docteur Rath ou du Linus disaient qu'en fin de compte la vitamine C par elle-même, c'est l'acide ascorbique et c'est un glucose amine, c'est-à-dire un acide aminé du glucose et donc c'est plutôt anabolisant.

Donc c'est plutôt relaxant. Thierry C. C'est calmant. La vitamine C devrait faire dormir. La vitamine C naturelle d'ailleurs, c'est ce qui m'a toujours amusé, On me dit oui, si tu prends de la vitamine C le soir avant d'aller dormir, tu vas être excité.

En vérité, la vitamine C est naturelle, les oranges en particulier. Si tu prends un jus d'orange le soir, ça ne t'excite en aucun cas. Un jus d'orange n'est pas excitant, c'est plutôt relaxant et calmant.

Donc, c'est assez amusant. Mais alors, dis-moi Bernard, on voit cette globalité, je suis d'accord, il n'y a pas que les jus. Moi, j'aime bien les jus, mais bon... — J'adore les jus aussi.

— Oui, d'accord. J'ai souvent le coutume de dire, bon voilà, il y a eu une grosse césure qui s'est passée au moment de la seconde guerre mondiale. Là, il y a vraiment d'un seul coup, je dis souvent, à titre de provocation, la plus grosse destruction de la seconde guerre mondiale s'est faite après la seconde guerre mondiale.

C'est-à-dire que c'est vraiment la massification de l'utilisation des antibiotiques, des engrais chimiques, l'individualisation globale de la société, la perte de sens et de créativité. Tu me dis que dans les campagnes françaises, il y a encore un siècle ou deux, ça a fonctionné de manière relativement naturelle et cohérente pour l'humain.

Il s'agit de faire machine arrière, il s'agit de faire quoi ? Thierry Samitier Je pense qu'il faudrait repeupler les campagnes et c'est de revenir à un mode de vie simple. Si on prend l'analyse du doctorat et de beaucoup d'autres chercheurs, en fin de compte le but de ces guerres était de tuer la paysannerie justement, pour que les gens ne puissent plus se débrouiller.

C'est parce que les gens connaissaient les plantes, ils vivaient chichement, ils mangeaient très peu de viande, ils étaient très peu malades, ils étaient très indépendants, et plus on recherche, on ne s'aperçoit pas.

Ils ne travaillaient pas tous les jours, parfois même ils ne mangeaient pas tous les jours, mais par exemple, ils travaillaient quand il y avait des moissons, le reste du temps ils glandaient quoi. Thierry Lafontaine. Oui, il y avait des moments de la nuit où il y avait énormément de travail.

Et puis des moments de repos, l'hiver par exemple c'était très tranquille. Pierre Côté Du levier du soleil, au coucher du soleil il fallait faire les fenaisons, les moissons, les vendanges, les semailles. Et le reste du temps, il tissait de l'osier, etc. Tout ce qu'on peut faire à l'intérieur.

Et on voit ces anciennes scènes, t'as du coup d'être dans les premiers livres d'images où il y avait la grand-mère qui filait la laine, la mère qui tricotait, l'enfant qui coloriait des images, le père qui fabriquait des paniers en osier.

Toute la famille était réunie sous une seule pièce l'hiver. Et chacun avait un rôle, chacun faisait quelque chose au sein de cette communauté. Alors je pense qu'il faudrait revenir à ce groupe familial.

Qu'est-ce qu'on ne va pas dire aux gens ? Pourquoi pas, sortez vos parents des maisons de retraite, prenez-les chez vous dans une grande maison, amenez vos enfants avec vous, essayez de refaire une cellule familiale parce que le grand danger de ce qui nous pend en est, je pourrais dire, c'est l'éclatement de la cellule familiale, c'est l'isolement total.

et quand une personne est isolée, elle allume sa télé et elle croit à ce qu'elle voit parce qu'elle croit que c'est le monde. Thierry Leccet. Et puis, elle voit le monde par procuration au travers de l'écran de tes liens.

Thierry Leccet. Exactement, et surtout ce côté que les gens qui naissent dans ce système croient que c'est la normalité. J'ai un enfant de 10 ans à mes cours il y a quelques années qui me demandait tu avais quel genre d'abonnement à ton téléphone quand tu étais jeune ?

Je lui dis que quand j'étais jeune j'avais un vélo et je n'avais pas de téléphone portable, ça n'existait pas. Et ils ont du mal à croire que les jeux vidéo n'existaient pas, Ils ont du mal à croire que les...

Qu'est-ce que vous faisiez avant ? Qu'est-ce que vous faisiez ? Nous, on jouait aux vidéos du matin au soir, qu'est-ce que vous, vous faisiez ? On jouait au ballon, on faisait du vélo, on allait à la campagne.

Qu'est-ce que vous faisiez à la campagne ? On grimpait aux arbres, on jouait dans les forêts, on jouait à cache-cache, on cherchait des trésors dans les villages abandonnés. Et voilà, même le village abandonné, pour qu'il y ait des villages abandonnés, ça veut dire qu'on a poussé les gens à sortir de leur indépendance.

Donc tu vois, il faut tous ces villages abandonnés, toutes ces campagnes qui sont désertes, il faut redonner de la vie, il faut repeupler, il faut revenir en harmonie avec la nature, c'est ça qui nous nourrit, pas simplement des jus, pas simplement la lecture, mais tout, la vie en société, le sport. D'ailleurs, tu vois, on va se trouver un coin.

Thierry, viens faire bouger ton arbre ! Non, non, non, je bouge, je bouge ! C'est le voyage à l'intérieur de moi Terra incognita Et je respire quand j'ouvre enfin les bras Terra incognita C'est tout ce poids qui s'éloigne de moi Et je trébuche mais j'avance Et je marche Je garde la foi

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