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Le jeune, la fête du corps n°3 : tous les types de jeûne et qui peut jeûner ?

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L'équipe RGNR
74 vues • Publiée le 27/04/2016

Ce troisième volet commence par une distinction fondamentale que l’on confond souvent : le jeûne n’est pas la restriction calorique. Là où la restriction prolongée ralentit le métabolisme et augmente la production d’insuline, le jeûne fait exactement l’inverse. Thierry explique le mécanisme en détail et pourquoi cette confusion entretenue dessert ceux qui cherchent à reprendre la main sur leur santé.

Vient ensuite le panorama des formes de jeûne : jeûne intermittent, jeûne alterné, protocole 5-2, jeûne court de un à trois jours, jeûne long avec entrée en autophagie. Chaque format a ses propres effets physiologiques et ses propres logiques d’application, et Thierry pose la frontière entre jeûnes courts et jeûnes longs autour du passage à l’autolyse et l’autophagie, c’est-à-dire le moment où le corps commence à consommer ses propres tissus dégradés.

La question de qui peut jeûner est traitée sans détour : personnes très maigres, personnes fatiguées, personnes sous médication thyroïdienne ou autre. Thierry démonte une à une les contre-indications courantes et explique pourquoi la plupart relèvent davantage de la peur entretenue que d’une réalité physiologique. La seule vraie contre-indication qu’il retient est la peur elle-même, parce qu’elle empêche les mécanismes d’adaptation de fonctionner correctement.

La dernière partie aborde les conditions pratiques d’un jeûne réussi : qualité de l’air, maintien de la chaleur corporelle, gestion de l’exercice, des selles et des lavements. Thierry introduit aussi le jeûne sec et les travaux du professeur Sergei Filanov sur la structure de l’eau dans le corps, un sujet encore peu connu en France. L’ensemble repose sur un principe simple : pendant le jeûne, on laisse le corps faire son travail sans l’entraver.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, je suis ravi de vous retrouver pour ce troisième volet de cette série sur le jeûne, qui soulève beaucoup d'enthousiasme, beaucoup d'intérêt, et j'en suis ravi. Je ne suis pas surpris, mais j'en suis ravi.

Le jeûne, comme une fête du corps, non pas comme une martyrisation telle que ça nous est présentée le plus communément, mais au contraire comme une fête du corps, comme un moment vraiment privilégié pour mettre en branle les processus innés d'auto-guérison dans le corps.

Vous comprendrez pourquoi il y a certainement un intérêt à nous présenter le jeûne comme une période de souffrance, de difficultés. Parce que si tu as accès à quelque chose qui est gratuit, qui est spontané, qui est simple, il y a tout lieu de mettre autour une espèce d'aura de difficultés et de douleurs histoire que tu n'ailles pas chercher ce qu'il y a dans le jeûne.

Au travers de cette série de vidéos, que j'ai voulu la plus générale et la plus approfondie possible, sans toutefois être exhaustive, et je vous donnerai des références à la fin de cette vidéo ou de la prochaine pour vous permettre d'aller plus loin dans la connaissance. Le but de cette série de vidéos, c'est de vous donner tous les moyens pour vous affranchir, c'est-à-dire pour aller expérimenter par vous-même le jeûne.

Allez expérimenter par vous-même toute cette capacité à l'auto-guérison, cette caractéristique innée du vivant. Alors, on a vu dans la première vidéo les caractéristiques générales du jeûne, ce qu'était le jeûne et ce qu'il n'était pas. Dans la seconde, on a vu quels étaient les processus biologiques, physiologiques qui étaient mis en branle pour expliquer ce côté miraculeux du jeûne.

Comment est-ce que le jeûne peut amener tellement d'amélioration sur tous les plans, physique, psychique, émotionnel ? Comment est-ce que le jeûne peut agir ? Et on a vu qu'il y avait une fameuse loi qui s'appelle la loi de l'hormèse, par exemple, dans le corps humain, qui dit que les standards du monde actuel qui nous guident vers plus de confort, plus de protection, vivre dans des bulles, des bulles de coton dans lesquelles l'extérieur est filtré, que ça, ça conduisait à la dégénérescence.

Qu'au contraire, il fallait que nous soyons soumis en permanence à une nécessité d'adaptation pour améliorer notre fonctionnement métabolique et psychique. On a vu aussi qu'il y avait un facteur de croissance neurotrophique qu'on appelle BDNF dont la production était boostée par le jeûne et même les jeûnes courts et que ça, ça permettait toutes les réhabilitations nerveuses qu'on pouvait imaginer.

On a vu aussi que l'hormone de croissance, qui est essentielle pour la construction de tissu, pour la synthèse protéique, et donc pour le renouvellement, était boostée par le jeûne. On a vu aussi que dès que le jeûne dépassait 2-3 jours, un peu moins quand on est en jeûne sec, et on va en parler dans cette vidéo, il y avait un phénomène qu'on appelait l'autophagie.

Et que l'autophagie, c'est juste le phénomène le plus incroyable qui soit. L'autophagie, c'est-à-dire qu'à partir du moment où tu ne commences plus à être alimenté de l'extérieur, ton corps va se nourrir de lui-même.

Et qu'est-ce qu'il va faire ? Il va prendre les parties de lui-même qui sont le plus viciées, qui sont le plus dégénérées, et il va les manger pour reconstruire d'une œuf qui est opérationnelle.

Voilà, tu veux connaître comment fonctionne le jeûne ? Et bien voilà comment ça fonctionne. Et c'est vrai que cette série de vidéos, je l'ai appelée « Le jeûne, la fête du corps », alors j'ai emprunté ce titre à un ami.

Le jeûne, la fête du corps, parce qu'on a tendance à nous présenter le jeûne comme une forme de martyrisation. Comme de l'autoflagellation, c'est une période difficile dans laquelle on va souffrir.

Mais en vérité, le jeûne, c'est une fête, c'est une joie. Le jeûne, c'est le meilleur moyen d'accéder enfin à la guérison, d'arrêter de stagner dans une espèce d'état de bien-être-mal-être dans lequel on est dans un état chronique d'épuisement, de fatigue, de douleur.

Non, le jeûne, c'est enfin la possibilité de réhabiliter tout ça, de faire une véritable cassure dans notre lente dégénérescence au cours de notre vie, de faire une rupture fondamentale et de s'engager directement dans un semain de régénération.

Alors, il y a certainement un intérêt à nous présenter le jeûne comme une expérience douloureuse parce qu'en faisant ça, on fait qu'il y a énormément de personnes qui s'éloignent du jeûne. Et jeûner, ce n'est pas commun dans ce monde.

Sauf que ce qui est commun dans ce monde, c'est de dégénérer, de souffrir, de vieillir en s'usant, et donc le jeûne, c'est la voie juste inverse. Aujourd'hui, troisième volet essentiel.

Le troisième et le quatrième volets vont vous donner les outils pratiques pour vous y mettre maintenant. Troisième volet, les différentes formes de jeûne. Les différentes formes de jeûne, qui peut jeûner, quels sont les obstacles au jeûne, et quelles sont les conditions pour jeûner.

La prochaine fois, dans la quatrième partie, on verra comment ça se passe un jeûne en pratique. Alors, il m'a été rétorqué récemment qu'il n'y avait qu'un seul jeûne, le jeûne hygiéniste tel que promu par Albert Mosseri. Ça me fait doucement rigoler, ça c'est la capacité française à s'auto-illusionner.

Non, il y a des tas de formes de jeûne. Je vais essayer de vous les présenter. D'abord, il va y avoir une différence fondamentale entre deux choses. Le jeûne n'est pas la restriction calorique. Rien à voir.

Qu'est-ce que c'est que la restriction calorique ? La restriction calorique, c'est qu'au quotidien, on réduit la quantité d'aliments que l'on va apporter au corps sur une très longue période. Le jeûne, c'est une privation de nourriture sur une période ponctuelle. Que ce soit une demi-journée, une journée, trois jours ou trente jours, ça reste ponctuel.

Ensuite, on reprend une alimentation avec un volume suffisant. Il y a une différence fondamentale entre la restriction calorique et le jeûne. La différence, c'est que la restriction calorique amène à une déadaptation qui est négative du corps.

C'est-à-dire que si, sur une longue période, on amène trop peu de calories au corps, qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, le corps apprend à moins brûler de calories. Il apprend à stocker plus, donc il apprend à ralentir son métabolisme et à augmenter la quantité d'insuline produite pour stocker, stocker, stocker au maximum parce que nous sommes en période de raréfaction.

Dans le jeûne, je vous l'ai montré, c'est exactement l'inverse. On augmente le métabolisme et on diminue la quantité d'insuline produite. Il y a donc une adaptation positive dans le jeûne dans laquelle les fonctions organiques s'améliorent alors que dans la restriction calorique, il n'y a pas de vertu positive. La restriction calorique, le corps s'adapte, mais il s'adapte par la négative, en diminuant son métabolisme.

Alors, c'est ce qui fait d'ailleurs que j'ai déjà fait la remarque à pas mal de personnes, et on en parlera quand on fera les vidéos sur la perte de poids et le jeûne, nombre des approches par rapport à la perte de poids passent par la restriction calorique.

Et pour moi, elles sont catastrophiques, parce qu'au début, ça va marcher, on va réduire le nombre de calories, puis très rapidement, le corps s'adapte à cette faible quantité de calories.

Il y a une diminution du métabolisme, et à ce moment-là, les personnes ne perdent plus de poids et au contraire, même peuvent en gagner. Le jeûne, par contre, c'est une rupture radicale avec les habitudes.

Et dans un contexte naturel, ça se comprend. L'humain n'est pas fait pour se limiter. Dans un contexte naturel, là on est dans un contexte naturel, on peut imaginer qu'il y avait des saisonnalités, il y avait des opportunités pour l'humain.

L'humain, quand il rencontre de la nourriture, il n'est pas programmé pour se limiter. Il n'y a que nos intellects, notre mental extrêmement coercitif qui peut nous pousser à suivre des règles diététiques et qui peut nous pousser, quand on se sert un énorme repas, à se dire « Ouh là là !

Mais moi aujourd'hui, je ne vais pas manger plus de 300 ou 500 calories parce que je suis à la diète ! » Ça, ce n'est pas naturel pour l'humain. L'humain, quand on lui sert un grand repas, il festoie. Le truc, c'est que dans un contexte naturel, le repas festif n'aura pas lieu tous les jours.

Il y aura des jours où tu auras beaucoup à manger et de jours où tu n'auras peu à manger. Ça, c'est le fonctionnement naturel de l'humain. Et on se rend compte que l'humain est indexé sur ses cycles naturels.

L'humain est indexé pour des périodes de raréfaction et d'abondance et non pas pour une période de restriction. Intellectuellement, physiologiquement, ça ne marche pas. Il y a par exemple quelqu'un qui a beaucoup écrit là-dessus, qui s'appelle Hansel Keys, qui a écrit un livre qui s'appelle Biology of Human Salvation.

Il y a eu une expérience qui a été faite dans le Minnesota dans les années 50, si je ne me trompe pas, aux Etats-Unis, qui a étudié ce qui se passait sur la restriction calorique chez les humains. Et il a montré qu'on conduisait à des processus de dégénérescence physique et mentale.

Au contraire, le jeûne conduit aux effets exactement inverses. Donc le jeûne n'est pas de la restriction calorique. Et même, vous verrez, quand on parlera de jeûne intermittent, l'intermittence fera que la personne ne mangera pas le matin, mais le volume calorique sera le même.

La personne prendra simplement ses prises alimentaires au lieu de les prendre en 4 repas, elle va les prendre en 2 repas. Des repas plus importants, mais des repas qui ont la même densité calorique. Jeûne et restriction calorique ne sont pas du tout la même chose.

Ici, on parle de jeûne. Ce dont on parle est qu'il y a des vertus extraordinaires en termes de reconstruction du corps, en termes de régénérescence du corps, c'est le jeûne et non pas la restriction calorique.

La restriction calorique, dans un monde de surabondance, peut avoir son intérêt tant qu'elle reste limitée. C'est-à-dire qu'elle ne s'entend au sens de restriction calorique que parce qu'il y a surabondance calorique.

Alors à ce moment-là, on revient à du sensé. Mais la restriction calorique en tant que telle, pensée pour l'humain sur une longue période, conduit à une adaptation négative. Et c'est pour ça que je vous disais que les régimes restrictifs ne fonctionnent pas.

Et d'ailleurs intellectuellement, ça ne marche pas. On n'aime pas se réfréner, on n'aime pas se limiter, On n'aime pas se limiter. Quand devant toi, tu as un plat énorme et fumant, tu ne te dis pas que tu ne vas manger que un tiers et que tu garderas le reste pour après.

On peut, mais ça, c'est le fruit de la coercition. Donc, on parle de jeûne. Jeûne, c'est-à-dire qu'il y a des moments où on mange et il y a des moments où on jeûne.

Et entre les deux, on fait une vraie différence. Alors, il y a différentes formes de jeûne. Pour moi, je ferai la distinction, le distinguo particulièrement, entre ce qu'on va appeler des jeûnes courts et des jeûnes longs.

La différence entre les deux, ça va être le passage à ce qu'on appelle l'autolyse, l'autophagie. C'est-à-dire que dans les jeûnes courts, vous avez vu le processus qui se passe dans le corps, on l'a décrit dans la précédente vidéo, dans les jeûnes courts, le corps fonctionne sur ses réserves de glucose et de glycogène.

Ça va durer 2, 3 jours maximum. Au-delà, le corps commence à manger ses propres réserves, à brûler ses réserves de graisse. Et là, on rentre dans le jeûne plus long.

La césure se passe entre les deux. Alors, le jeûne court, qui est-ce qui peut le faire ? Tout le monde. Le jeûne non, on verra qu'il y a quelques petites remarques à faire spécifiquement suivant les types de personnes.

Alors le jeûne court, ça peut être par exemple ce qu'on appelle le jeûne intermittent. Ça peut être le jeûne alterné, ça peut être le jeûne aléatoire, ça peut être le 5-2, on va les décrire chacune.

Mais qu'est-ce que va nous apporter le jeûne court ? Le jeûne court va nous apporter beaucoup de choses. Déjà, premièrement, un repos du système digestif. Pour toutes les personnes qui ont un système digestif chroniquement enflammé, l'évidence serait d'arrêter d'en rajouter.

Et toutes les personnes qui me disent qu'elles ont une maladie de Crohn, qu'elles ont une gastrite, qu'elles ont une rectocolite hémorragique, la première chose que je leur dis, c'est d'arrêter de manger.

Non, parce que visiblement, l'alimentation te crée une inflammation au niveau de ton tube digestif, le meilleur moyen de voir cette inflammation et cette agression se réparer, c'est d'arrêter de manger.

Donc amélioration et repos intestinal. Pour toutes les personnes qui ont des problèmes intestinaux, c'est en octroyant du repos à leur système intestinal qu'ils vont pouvoir enfin se réparer. La deuxième, on a une amélioration de nombre des paramètres métaboliques du corps.

C'est-à-dire que la sensibilité à la leptine, à la gréline, qui sont les hormones de régulation de l'appétit, la sensibilité à l'insuline va se trouver augmentée. C'est-à-dire que notre capacité à utiliser les nutriments lors des prochains repas va être améliorée.

Et c'est ce qui fait que souvent le jeûne intermittent, par exemple, qui consiste à ne pas manger du tout le matin, amène à une meilleure assimilation quand on mange enfin l'après-midi, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer.

Ensuite, il va y avoir un boost de la production d'hormones de croissance. Il va y avoir un boost de la production de BDNF, le facteur neurotrophique de reconstruction au niveau neuronal. Ça va réduire le stress oxydatif.

Globalement, le jeûne de cours de moins de 3 jours est un jeûne qui va améliorer les paramètres corporels et qui va améliorer les performances du cours. Un jeûne plus long, ça va être un jeûne qu'on va réaliser vraiment en cas de pathologie spécifique d'un organe dans lequel il y a nécessité de déconstruction de ce qui est vicié et de reconstruction. C'est pour faire simple.

Alors, les jeûnes courts, je vous dis, il y a plusieurs formes. Les formules, c'est à vous de les inventer. Il y a ce qu'on appelle le jeûne intermittent, extrêmement connu de plus en plus.

Intermittent fasting, si vous cherchez sur Internet. Le jeûne intermittent consiste à ne rien manger avant bibi. On jeûne le matin, moi je vous conseillerais même, et on va en parler dans la suite de cette vidéo, jeûner sec, ni eau, ni nourriture, le matin.

Qu'est-ce que ça va faire ? Ça va faire que vous allez booster votre hormone de croissance, vous allez améliorer vos capacités assimilatives, vous allez améliorer la production de BDNF, Ce qui veut dire que la gestion du renouvellement neuronal dans notre cerveau va continuer le matin, et en réduisant les plages pendant lesquelles l'individu mange, il améliore globalement les paramètres physiques.

C'est quelque chose que tout le monde peut faire. Il y a le jeûne intermittent, que vous pouvez commencer dès aujourd'hui, ne pas manger le matin, puis vous pouvez pousser à ne pas manger avant 4h de l'après-midi, puis vous mangez selon une fenêtre de 4h, entre 4h et 8h, puis après, ne faire qu'un seul repas par jour.

Et d'ailleurs, à ce sujet-là, je tiens à signaler un témoignage exceptionnel qui va venir dans quelques jours pour continuer à illustrer ces vidéos. Témoignage de Sylvain sur le jeûne intermittent, voir le fait de ne manger qu'une fois toutes les 48 ou 72 heures, et l'entraînement en force physique, parce qu'on va vraiment parler d'entraînement en force physique.

Et vous allez voir qu'il y a énormément de dogmes qui vont tomber. Un témoignage exceptionnel. Je vous ai parlé aussi du jeûne alterné. Le jeûne alterné, c'est on mange un jour, on jeûne un jour.

Vertu, là aussi, on ne va pas rentrer dans l'autolyse et l'autophagie, certainement pas, parce qu'on va consommer nos réserves. Par contre, toutes les autres vertus du jeûne vont être apportées. C'est pour ça que les gens me disent que le jeûne alterné ce n'est pas un jeûne.

Bien sûr que si, c'est un jeûne. Le simple fait de s'obtenir de nourriture, c'est un jeûne. Il n'y a pas de jeûne absolu. Il y a un jeûne adapté à une personne et à un programme.

Ensuite, il y a ceux qui ont fait le programme 5-2. Ça, c'est très connu aux Etats-Unis. Dans la semaine, tu manges pendant 5 jours et tu jeûnes pendant 2 jours.

Là encore, tu ne vas peut-être pas rentrer en autolysé, en autophagie. Par contre, pendant 2 jours, tu vas assurer un repos de ton système digestif. Tu as ton hormone de croissance qui va être boosté. Et quand tu vas reprendre l'alimentation, tu vas faire plus de masse maigre, moins de masse grasse, ta digestion va s'en trouver améliorée.

tous les paramètres physiques se seront trouvés améliorés. Moi, la forme que je préfère, c'est la forme aléatoire. La forme aléatoire est censée reproduire au mieux les circonstances naturelles.

C'est-à-dire que ce n'est pas « je fais du jeûne intermittent tous les matins », « je fais du 5-2 », « je mange toutes les 48 heures », non, c'est aléatoire. C'est-à-dire que pour oui ou pour non, je vais m'arrêter de manger pendant 2-3 jours, puis après je vais manger pendant 2-3 jours, puis je ne vais pas manger le matin.

ça, d'habitude, je le respecte, j'ai vraiment vu que le matin, ça ne me réussissait pas. Mais amener à une variabilité permanente, c'est-à-dire remettre de l'aléatoire dans un mode de vie qui est de plus en plus réglé. Et pour moi, c'est la meilleure façon de solliciter cette capacité incroyable de l'organisme vivant qu'on appelle l'hormèse, qui est cette capacité à s'améliorer quand elle est soumise à des stress nouveaux, des stress à sa portée mais des stress qui sont renouvelés.

Et donc, ce caractère aléatoire du jeûne, ce caractère improgrammé du jeûne, je le trouve extrêmement vivifiant sur le plan physique et je le trouve encore plus vivifiant sur le plan intellectuel. Qu'est-ce que ça donne en pratique ?

Ça donne des choses simples. Ok, je pars en déplacement de jour, je ne prends pas d'aliments avec moi. Si je me retrouve avec des aliments, je mangerai. Si je me retrouve sans aliments, je ne mange pas.

Là, ce matin, j'ai un travail physique à faire et ainsi de suite, et puis il continue jusqu'à 16-17 heures. « OK, je ne vais pas manger jusqu'à 16-17 heures et je ferai mon repas à ce moment-là.

Par contre, à midi, je suis invité chez quelqu'un, je vais manger à ce moment-là avec la personne. » Et chaque jour, c'est quelque chose de nouveau. C'est extrêmement stimulant pour l'organisme, c'est extrêmement stimulant pour l'intellect, et c'est vraiment une démarche que je recommande à tout le monde.

Donc ça, c'est le jeûne tel qu'il peut être conçu comme jeûne court. Ça, qui est-ce qui peut s'y mettre ? Tout le monde, maintenant, dès à présent. Alors effectivement, si vous ne l'avez jamais pratiqué, vous allez avoir des petits effets de faiblesse comme on va en parler dans la deuxième partie de cette vidéo.

Mais très rapidement, le corps va s'adapter et vous allez voir qu'il va devenir naturel pour vous de pouvoir jeûner 24-48 heures sans aucun problème, de sauter 1, 2, 3, 4 repas sans aucune difficulté.

Et de moi-même, j'ai tendance à considérer que ça, c'est une immense force. C'est une immense force parce que t'imagines si tu t'écroules dès que tu sautes ton petit 4 heures, dès que tu n'as pas ton petit goûter, tu t'écroules, tu as la tête qui tourne et ça ne va pas bien, mais tu comprends que tu es d'une fragilité extrême. Alors que si tu peux passer toute une journée sans boire ni manger, tu te rends compte qu'en situation d'urgence, en situation de survie,

tu es devenu beaucoup plus fort. Alors, qu'est-ce que c'est que le jeûne long ? Le jeûne long, c'est quand on commence à dépasser les 2-3 jours. Quand on commence à avoir dans l'haleine cette odeur spécifique qu'on appelle l'haleine cétosique, la cétose, les corps cétoniques qui sont produits tels que je vous l'ai expliqué dans la précédente vidéo.

Le jeûne long va rajouter une dimension qui est celle de l'autolyse et de l'autophagie. On va commencer à prendre dans nos tissus les plus viciers pour reconstruire des tissus neufs. Chaque fois qu'il y a une pathologie lourde, le jeûne qui va être le jeûne thérapeutique radical va être le jeûne long.

En même temps, j'ai vu chez certaines personnes du jeûne alterné a mené énormément de réhabilitations sur le plan physique. Donc la césure est peut-être un petit peu artificielle. Dans le jeûne long, on en parlera dans la prochaine vidéo quand on va faire le retour de la faim, la question de réalimentation, mais dans le jeûne long, pour moi, il y a quand même deux ou trois principes.

Pas des règles, mais des principes. Un jeûne long, pour moi, il faut aller au bout. Un jeûne court, ça se décide, ça se démarre, ça s'arrête, comme on veut.

Un jeûne long, il vaudrait mieux aller au bout. Ce que je veux dire par là, c'est que dans un jeûne long, on va commencer à mettre en place dans le corps une réaction de nettoyage.

On va commencer à manger des tissus viciés. Ce faisant, il peut y avoir des crises, des crises de détoxination. On n'arrête jamais un jeûne long alors qu'on est en pleine crise. Parce qu'il y a énormément de produits viciers qui sont remis en circulation dans l'organisme, et si on arrête le jeûne à ce moment-là, on prive l'organisme de toute l'énergie qui lui est nécessaire pour réaliser ses opérations de nettoyage, et on se retrouve dans un entre-deux dans lequel on a initié une réaction de nettoyage et puis on l'a coupée en cours.

On se retrouve rempli de ces produits de détoxification, les reconstructions qui devaient avoir lieu n'ont pas encore eu lieu, et on se retrouve dans un entre-deux qui est souvent très inconfortable. C'est pour ça que quand on se lance dans un jeûne long, pour moi, il faut avoir beaucoup de temps devant soi. On ne peut jamais savoir à l'avance, et je vous donnerai les critères qui permettent de déterminer la longueur du jeûne dans la prochaine vidéo, on ne peut jamais savoir à l'avance combien de temps il va durer.

Un jeûne court, ça se programme. Tu dis, je ne mange pas jusqu'à demain, aucun problème. Je ne mange pas pendant 48 heures, aucun problème. Un jeûne long, il faut lui laisser le temps d'aller jusqu'au bout. il va falloir attendre un phénomène qu'on appelle le retour de la faim.

Et on illustrera ça un petit peu plus. Et il va falloir surtout attendre de passer la période de crise. Donc, jeûne court pour tout le monde, tout le temps. Jeûne long pour des visées thérapeutiques dans un contexte qui va nous permettre de durer suffisamment longtemps.

Alors, là vient immédiatement la question de qui peut jeûner. Parce qu'on me dit tout de suite qu'il y a des catégories de personnes qui ne peuvent pas jeûner. Alors, première chose à laquelle on pense, c'est les femmes enceintes.

Les femmes enceintes, par expérience, je l'ai vu autour de moi, une femme enceinte peut parfaitement jeûner. Alors, la précaution dira, OK, ne pas partir dans des jeûnes très très longs. En même temps, on a tendance à dire aux femmes « Allez-y, mangez. Il faut que vous mangiez pour deux.

» Ce qui est absolument ridicule parce que ce ne sont pas deux organismes de 60 ou de 50 kg qui sont en train d'être nourris, mais c'est un petit fœtus qui est en train de se former. Donc manger pour deux, c'est absolument ridicule.

Les femmes sont souvent prises de nausées parce que la période où la femme est enceinte, le corps enclenche un programme de nettoyage radical. Jeûner, en tout cas faire des jeûnes courts, c'est le meilleur moyen de soutenir ce programme de nettoyage du corps qui, de toute façon, est inéluctable et a été enclenché.

Donc les femmes enceintes peuvent extrêmement bénéficier de jeûnes courts, de jeûnes intermittents, de jeûnes de un jour ou d'un autre. Aucune, aucune difficulté avec ça. Pour les femmes à l'étante, c'est un peu plus compliqué.

Au-delà d'un jour de jeûne, on se rend compte que le corps arrête de produire du lait. Donc pour une femme à l'étante, il y aura le jeûne intermittent, voire un repas par jour, qui sera vraiment intéressant parce que ça va permettre de détoxifier le corps et d'améliorer la qualité du lait globalement.

Au-delà d'une journée, on va avoir une disparition du lait, ce qui n'est pas le but si la femme est à l'étang. On va dire oui, mais alors si tu jeûnes, tu vas détoxifier et tu vas détoxifier par le lait.

Alors soyons clairs, de toute façon, tu vas détoxifier par le lait, quoi qu'il en soit. Avec le jeûne, tu accélères le processus et tu sollicites aussi les autres émonctoires.

Donc pour moi, c'est le meilleur moyen de faire en sorte que tout ne sorte pas par le lait, mais que ça sorte aussi par d'autres voies émonctorielles. Ensuite, il y a les personnes qui sont très maigres.

Ça on dit qu'une personne très très maigre ne peut pas jeûner. En même temps, je vais te poser une question, c'est-à-dire, ta personne très maigre, si elle est anorexique, alors là, le problème ne se pose pas, il faut qu'elle mange.

Par contre, si ta personne très maigre n'est pas anorexique et qu'elle mange, c'est bien la preuve que ce qu'elle mange ne lui profite pas et qu'elle ne l'assimile pas. Alors, c'est quoi la solution ?

C'est d'augmenter, augmenter, augmenter encore les rations alimentaires avec une personne qui assimile de moins en moins, avec un système digestif qui est de plus en plus inefficace et de plus en plus congestionné, ou au contraire, mettre les choses à plat, permettre que se guérisse le système digestif et que cette personne reprenne enfin du poids.

En pratique, j'ai toujours vu que les personnes qui sont chroniquement trop maigres voient leur poids augmenter après une série de jeûnes. Suivant le niveau d'amaigrissement, peut-être qu'il faudra commencer par des jeûnes relativement courts, mais ça, ça va être la sagesse de l'individu de le déterminer, mais j'ai toujours vu que les personnes en très grand amaigrissement voyaient leur poids augmenter suite à une série de jeûnes.

Donc l'amaigrissement pour moi, même l'amaigrissement extrême, n'est pas une contre-indication au jeûne. C'est juste un souci de durée de jeûne en tant que telle. Si la masse grasse de la personne est vraiment trop faible, on sait très bien qu'elle ne pourra pas s'engager dans des jeûnes de 15 ou 20 jours.

Par contre, des jeûnes de 3 jours dans lesquels on tape très peu dans les réserves de graisse, ça, n'importe qui peut le faire, même le plus amaigri des amaigris. Ensuite, on me dit qu'il y a les personnes très fatiguées qui ne peuvent pas jeûner.

J'aimerais bien savoir pourquoi. Au contraire, si les personnes sont très très fatiguées, le jeûne et le repos sont certainement les meilleures indications pour elles. Alors, ce qui va se passer, c'est que ces personnes très fatiguées, qui sont épuisées, sont stimulées au quotidien par la nourriture.

C'est-à-dire qu'au quotidien, elles arrivent encore à sortir un tout petit peu d'énergie par le coup de fouet que leur apporte la nourriture. Si elles s'abstiennent de manger, elles risquent d'être complètement épuisées.

Par terre, allongées, groguies, c'est juste normal. Il suffira qu'elles reprennent un petit peu de nourriture et hop, ça va remonter immédiatement. Alors, même remarque que pour les très amégrées, Peut-être que pour ces personnes, si elles sont vraiment très épuisées, la capacité du corps à passer en cette hausse va être un peu plus limitée et peut-être que dans un premier temps, des jeûnes courts seraient plus indiqués.

Mais là aussi, je reste sceptique parce que j'ai vu des personnes qui étaient vraiment épuisées, qui se sont mis en jeûne, qui sont restées juste allongées, groguées pendant une dizaine de jours et qui, suite à ça, ont repris l'alimentation et ont retrouvé un niveau d'énergie qu'elles ne connaissaient pas. Donc, pour moi, l'épuisement, tout ce qu'il va faire, c'est que la personne va rester allongée, complètement KO. Auquel cas,

il faut vraiment prévoir d'avoir quelqu'un auprès de soi pour pouvoir accompagner s'il y a des besoins quelconques, prévoir d'avoir quelqu'un qui est disponible. Ensuite, vient immédiatement la question des personnes âgées.

Est-ce que les personnes âgées peuvent jeûner ? Aucun problème. A priori, aucun problème. Est-ce que les enfants peuvent jeûner ? Ça, ce n'est pas fréquent. On a du mal à priver un enfant de nourriture.

En même temps, il y a pas mal de témoignages et si un enfant avait une pathologie lourde, je pense que ce serait la meilleure des indications. Et puis c'est toujours pareil, on te dit oui, attention aux enfants, les enfants et les jeunes, c'est extrêmement dangereux.

On ne se pose pas la même question quand on balance une chimiothérapie dans la tête d'un enfant de 4 ans. Quand on balance du véritable acide dans le corps, quand on fait une ablation d'organes, là on ne te dit pas que c'est dangereux.

Par contre, le jeune, tu as privé cet enfant de nourriture pendant un jour ou deux, Mais c'est catastrophique ! Tu risques d'être signalé au procureur de la République pour mauvais traitement sur enfant. Donc il faut se rendre compte que derrière ça, il y a des intérêts financiers et des intérêts de pouvoir qui sont colossaux.

Donc d'après moi, oui, les enfants peuvent jeûner. D'ailleurs, spontanément, ils vont jeûner. S'ils sont malades, ils vont jeûner. Et il n'y aura que leurs parents malades qui vont être là « Mange !

Mange petit ! Mange que tu vas t'affaiblir ! » Mais tu parles, on a bien vu qu'au contraire, la digestion prenait 60 à 70 % de notre énergie selon les types de repas qu'on prenait, et que si tu veux avoir de l'énergie, il ne faut surtout pas manger.

Que c'est antinomique l'un et l'autre. Donc oui, les enfants peuvent jeûner, ce n'est pas fréquent, mais en cas de pathologie sur un enfant, de pathologie légère ou lourde, je n'hésiterai pas à faire jeûner l'enfant en lui expliquant ce qui se passe, en l'accompagnant au besoin.

Mais là, c'est une question de responsabilité des parents et de l'enfant. Il faut que ce soit communément décidé. Alors, ensuite vient la question des médicaments. Est-ce qu'on peut jeûner si on prend des médicaments ? Alors, le discours officiel qu'il faut mettre en début de vidéo pour avoir l'air gentil, ça serait qu'il faudrait d'abord faire décroître la quantité de médicaments jusqu'à la diminuer à l'extrême avant de commencer le jeûne.

En pratique, si tu jeûnes aussi, c'est parce que tu ne vas pas bien. Tu vas avoir du mal à diminuer les médicaments préalablement. Pour moi, il faut distinguer deux choses. Est-ce que les médicaments que tu prends sont dus à un excès ou à un manque ?

Imaginons, on t'a viré ta thyroïde, on t'a enlevé ta thyroïde. Non, parce que ça ne servait à rien. Juste pour rigoler, tu faisais que tu l'as enlevée. Bon, puis une fois qu'on te l'a enlevée, tu disais « Oups !

En fait, c'est un organe vital ! Oh ! Oh non ! Oh ! » Il va falloir que tu prennes des hormones à vie. « Oh non, t'inquiète pas, je vais t'en filer.

» Donc il va falloir que tu prennes des hormones à vie. Donc effectivement, les personnes qui sont sous supplémentation thyroïdienne, par exemple, elles vont pouvoir jeûner en prenant une supplémentation thyroïdienne.

Dans ces cas-là, ce qu'on propose, c'est de faire des jeûnes courts quand les personnes sont sous médicaments, de manière à pouvoir diminuer les quantités de médicaments qu'elles vont prendre et une fois qu'elles auront vraiment diminué, à ce moment-là passer sur du jeûne long.

Si les médicaments sont dus à des excès de substances dans l'organisme, à ce moment-là, la suppression de ces produits pendant un certain temps, le temps qu'on fait le jeûne ne pose généralement pas de problème.

Par contre, quand c'est dû à un manque, il vaut mieux continuer avec le jeûne. En même temps, il n'y a aucune antinomie entre prendre un produit médicamenteux et le jeûne. C'est-à-dire que les personnes qui disent « je ne peux pas jeûner parce que je prends des médicaments » je dis « attends, là tu te trouves des justificatifs parce que tu ne veux pas sauter ton petit repas de midi, tu ne veux pas lâcher ton petit repas.

» Mais il n'y a aucune antinomie entre les deux. Tu peux très bien jeûner et prendre juste ton médicament. Bon, OK, ça va perturber un petit peu les processus de jeûne. Ce n'est pas pour le très peu de sucre qu'il va y avoir à l'intérieur.

Ça ne va que peu perturber. Et puis, de toute façon, ce que tu auras fait, ce sera déjà excellent. Après, on me dit... Oui, et les diabétiques ?

Est-ce que les diabétiques peuvent jeûner ? Je vais te dire, c'est simple. Les diabétiques, de toute façon, ils n'ont qu'à prendre leur glycémie. Et ne pas confondre les troubles qui vont apparaître en début de jeûne, les faiblesses ponctuelles dont on va parler, avec une réelle hypoglycémie.

Donc ils prennent leur glycémie. Ensuite, je t'ai dit que le jeûne améliorait la sensibilité à l'insuline. Donc tous les diabétiques de type 2 vont voir leur état amélioré par le jeûne. Deuxièmement, je t'ai dit que le jeûne conduisait, au bout de 2-3 jours, à fonctionner sur les corps cétoniques, c'est-à-dire qu'on n'a plus besoin d'insuline.

Donc objectivement, le jeûne va être possible pour les personnes qui sont diabétiques. Il faudra surveiller la glycémie, c'est la seule évidence qu'il faut donner. Si ça se passe mal, on commence sur des tout petits jeûnes.

Si la glycémie commence à baisser trop bas, que la personne descend en dessous de 0,35 par exemple, à ce moment-là, il faut reprendre l'alimentation. C'est que le corps n'arrive pas à réguler, n'arrive pas à stocker, à puiser dans ses stocks de glycogènes, que le corps n'arrive pas à lancer la lipolyse.

OK, on se fait simplement des jeûnes courts et à force de jeûnes courts, la personne va voir ses paramètres petit à petit améliorer. Mais il n'y a aucun inconvénient. En fait, je crois qu'à peu près tout le monde peut jeûner.

Mise à part les femmes à l'étape, à peu près tout le monde peut jeûner. La seule chose, ça va être de commencer par des petits jeûnes. Tous petits jeûnes. Tu commences par quelques heures de jeûnes.

Tu vois comment ça se passe. Et tu apprends à t'auto-étalouner. Tu sais que quand tu vas à la piscine, tu as deux techniques pour t'apprendre à nager. Soit on te jette dans le grand bain, à ce moment-là, tu vas risquer de te noyer et pour ne pas te noyer, tu vas avoir besoin d'un maître nageur.

Soit tu fais tranquillement tes classes en descendant petite marche par petite marche, tu t'habitues à l'eau et tu n'as pas besoin de maître nageur. Et là, vous voyez où je veux en venir. Parce que la troisième question qui arrive immédiatement, c'est est-ce qu'il faut faire un jeûne supervisé ou un jeûne non-supervisé ?

C'est exactement comme avec la piscine. Si tu veux te lancer du jour au lendemain dans un jeûne de 3 semaines parce que tu as une pathologie lourde, effectivement, ça vaut le coup d'être accompagné. Mais bien accompagné, parce que parmi les spécialistes trop reconnaisus du jeûne, j'ai beaucoup de retours catastrophiques de personnes qui sont allées les voir.

On ne s'improvise pas spécialiste du jeûne. En fait, un spécialiste du jeûne, c'est déjà quelqu'un qui a beaucoup jeûné, qui a énormément jeûné. Le spécialiste du jeûne, ça peut être toi à partir du moment où tu auras beaucoup jeûné.

C'est juste ce que je vais te montrer. Je vais te donner dans la prochaine vidéo toute une bibliographie de personnes qui ont accompagné, qui ont compris le jeûne d'une manière exemplaire. Un spécialiste du jeûne, c'est quelqu'un qui a lu un petit peu sur le jeûne et surtout qui a beaucoup expérimenté, et ça peut être toi, ne l'oublie pas.

Donc il y a deux approches. Soit tu sautes dans le grand bain, on te pousse dans le grand bain, tu ne sais pas nager et à ce moment-là tu vas avoir besoin d'un maître nageur tellement gentil qu'il va te soutenir du haut de son corps de perche.

Soit tu fais tes classes progressivement, tu gravis tes marches, Tu commences par jeûne intermittent, puis un repas par jour, puis tu t'essayes à un petit jeûne d'une journée, puis de deux jours, puis de trois jours, puis là tu vas voir un petit peu au-delà.

Et tu apprends à connaître les réactions spécifiques de ton corps qui te sont individuelles, parce que chacun va avoir des réactions spécifiques. Tu commences à rentrer dans la connaissance. Et ça, ça me permet d'évoquer la question qu'on pose tout le temps, est-ce qu'il y a des contre-indications absolues au jeûne ?

On a vu qui peut jeûner. Est-ce qu'il y a des contre-indications absolues au jeûne ? Moi, je n'en vois qu'une de contre-indication absolue au jeûne. Cette contre-indication, c'est la peur.

Quelqu'un qui a peur du jeûne ne doit pas être forcé à jeûner. Il faut d'abord qu'au travers de témoignages, d'inspirations, cette personne puisse trouver le goût de jeûner. Mais on ne jeûne pas à reculons.

Parce que tous les processus métaboliques dans le corps qui permettent l'adaptation, cette fameuse hormèse, ne vont pas être à leur optimum si la personne est dans la peur. Et d'ailleurs, c'est ce qui est utilisé par le monde tout autour pour nous persuader de ne pas jeûner, la peur. Il y en a qui font mort en jeûnant.

Il y en a qui sont morts dans tous les cas. Il y en a qui se sont amégris. Il y en a pour qui ça s'est mal passé. Ils ont été malades. Ils ont vomi pendant des jours. Je ne te dis pas ce qu'ils avaient à côté comme pathologie.

La peur est manipulée. Et c'est pour ça que je suis aussi en colère contre certains spécialistes trop proclamés du jeûne. Parce qu'eux aussi utilisent la peur, du style « On ne peut pas jeûner sans supervisation d'un spécialiste.

» « Mais tu parles les gars, on parle justement de s'affranchir de la peur, on parle de passer à un nouveau mode de guérison qui ne fonctionne pas en suivant les ressorts de la médecine classique qui nous tient par le bout du nez en nous persuadant qu'il faut avoir fait un bac plus 8 et vous, vous arrivez avec votre armada d'arguments à deux balles qui sont du même acabit.

» Et ça, je trouve ça scandaleux. Non, tout le monde peut jeûner. La simple chose, c'est que comme tu ne te mets pas à nager dans la grande piscine sans brassard du jour au lendemain, si tu veux le faire par toi-même, tu ne te mets pas à jeûner 15 jours du jour au lendemain.

Tu commences à le faire progressivement. Alors, y-a-t-il des contre-indications au jeûne ? Oui, la peur. Et si une personne a peur de jeûner, à ce moment-là, il faut, au travers de témoignages, et je compte sur vos témoignages, je le redis, il y a déjà des propositions qui nous ont été faites, vous nous contactez, on vous donnera le processus pour vous envoyer une vidéo de 1, 2, 3 minutes maximum,

et j'en ferai une compilation au cours du mois de mai, juste pour donner de l'inspiration. Dire tout ce que le jeûne vous a apporté, dire que ce n'est pas difficile, que ce n'est pas douloureux, qu'il y a peut-être des moments qui ne sont pas si confortables que ça, mais qu'en même temps, ce n'est rien d'incroyable, et que les spécialistes du jeûne Ce ne sont que des gens comme vous et moi qui se sont spécialisés, qui ont pratiqué le jeûne.

Moi, j'ai fait 40 jours de jeûne alterné, j'ai beaucoup lu, je pourrais dire que maintenant j'anime des stages de jeûne parce que j'ai une expérience. Moi, j'estime ne pas l'avoir, cette expérience, encore, mais je pourrais très bien m'autoproclamer, comme ça. Donc, ne soyons pas dupes.

Il y a réellement des personnes qui peuvent vous accompagner, mais ces personnes, pour moi, brillent plus par leur qualité humaine et j'en connais quelques-unes, je pense à mon amie Evelyne Kurt par exemple, je pense à Dominique aussi, Dominique Biscontini, dont j'apprécie beaucoup l'accompagnement, le travail humain.

Il y en a certainement d'autres que j'oublie, que je ne connais pas directement et je leur prie de m'excuser, mais ce sont d'abord et avant tout des personnes qui font preuve d'une qualité humaine exceptionnelle, c'est-à-dire d'une présence à l'autre, d'une écoute. Parce qu'en fait, le seul obstacle au jeûne, c'est la peur.

Parce que si tu te mets dans la tête que le jeûne, c'est le recours à la force homéostatique du corps. Et que tout ce qui se passe en toi durant un jeûne va dans le sens de la guérison, donc il n'y a aucun problème.

Tout ce qui se passe, y compris les pires crises de détoxification, vont dans le sens de la guérison, ça va vers le mieux. Il suffit de souffler un coup et de le passer. Et donc le plus gros obstacle, ça va être la peur.

Donc le meilleur accompagnant pour vous, ça va être une personne qui va vous permettre d'exprimer vos peurs si elles arrivent en cours de jeûne, de les accueillir et de vous rassurer au travers de son témoignage et de son expérience.

C'est juste ça. Alors, puisqu'on en est en parler de l'accompagnement du jeûne, on va un peu lister les conditions d'un bon jeûne. Les conditions d'un bon jeûne, c'est d'avoir de l'espace pour du repos.

Vous allez me dire qu'il y en a qui le font en étant actifs. Mais si vous avez compris la gestion de l'énergie dans le corps, vous avez compris que pour que le jeûne soit à son optimum, il faut avoir les conditions pour se reposer.

Moi, je vous partage par exemple un petit projet que j'ai pour la fin mai, c'est de prendre ma tente, de monter tranquillement en moyenne montagne et de m'offrir 5-6 jours de jeûne sec tout seul dans ma petite tente au milieu de la forêt.

Ça, je crois que je vais me l'offrir, pour moi, c'est des conditions idéales pour jeûner. Il faut avoir un air de bonne qualité. Quand on est en jeûne, on devient très sensible à l'environnement. Donc l'environnement sonore, l'environnement électromagnétique, l'environnement aussi en termes d'air.

Il faut avoir un air de bonne qualité, accès à de l'air renouvelé aussi. Donc les espaces confinés ne sont pas adaptés au jeûne. Il y a une chose qui est très importante aussi, c'est d'arriver à maintenir une bonne chaleur corporelle. Quand on est en jeûne, on est souvent plus frileux.

En vérité, je vous ai dit que le métabolisme dans le corps augmente. Oui, mais le corps dirige le sang spécifiquement vers les zones où il doit y avoir réparation, c'est-à-dire vers les zones internes.

Et il y a un défaut de circulation sanguine périphérique qui peut amener à de la frilosité. Donc il est important d'être dans des conditions dans lesquelles on va pouvoir assurer une bonne chaleur corporelle.

N'allez pas jeûner dans un refuge de haute montagne fait en pierre sèche en plein hiver alors que vous ne pouvez pas allumer de feu. Ça va être difficile pour vous. La question de l'exercice est importante.

Fait-on de l'exercice quand on est en jeûne ? Alors, exercice au sens de... Je vais reprendre. Fait-on de l'exercice quand on est en jeûne ? Tout dépend de ton objectif.

Si tu es sur du jeûne court, que tu fais de la musculation et que le but est de produire énormément d'hormones de croissance de manière à pouvoir faire de la masse musculaire, pour faire de la masse musculaire, il faut exercer.

Donc à ce moment-là, oui, tu vas faire de l'exercice. Si ton but est un jeûne thérapeutique, je ne suis pas pour le repos absolu et complet. Je pense qu'un peu de marche pour activer la circulation lymphatique est essentiel.

Même un peu de trampoline fait tranquillement, au besoin, en se tenant à des barres, juste pour amener cette oscillation qui va amener à une circulation du système lymphatique parce qu'on peut très rapidement souffrir simplement par les stases de lymphes dans le corps.

Le fait que ça ne circule plus assez parce qu'on passe trop de temps allongé, Ça, ça peut être un inconvénient. Donc, léger exercice, oui, mais si on est dans le cadre d'un jeûne thérapeutique, le jeûne hygiéniste, tel que recommandé par Herbert Shelton, n'est pas un jeûne dans lequel on s'active.

Ce n'est pas du jeûne et randonnée, par exemple. Le jeûne et randonnée peut être une expérience intéressante en tant que telle, mais elle n'aura jamais la puissance en termes de réhabilitation corporelle et de guérison qu'aura un jeûne qui est fait au repos. D'ailleurs, un jeûne au repos est toujours plus difficile.

Pourquoi ? Parce que tu as plus d'énergie pour le nettoyage et la réparation, donc ça va être moins agréable, qui va les taper dans ce qui est souillé. Ensuite, un facteur extrêmement bénéfique, que l'on soit en jeûne ou pas, c'est le soleil.

Les bains de soleil sont toujours à recommander, et particulièrement quand on est en jeûne. Pourquoi ? Parce que le soleil, c'est une formidable batterie qui va recharger tout notre système nerveux, et en jeûne, on demande énormément à notre système nerveux.

On n'imagine pas l'intensité des réactions qui sont en train de se passer dans le corps. D'ailleurs, quiconque sort d'un jeûne, sort souvent avec une tête un petit peu comme s'il était passé à la machine à laver.

Mais c'est exactement ça, il y a énormément de processus métaboliques qui se passent dans cette absence de mouvement et cette absence de digestion. Le soleil va être une formidable pile pour recharger notre système nerveux.

Alors ensuite, trois paramètres. Est-ce qu'on prend des plantes médicinales quand on jeûne ? Moi j'ai tendance à dire, pour du jeûne court, ponctuel, on peut.

On ne change rien en notre routine. Dès lors qu'on passe en jeûne plus long, 3, 4, 5 jours, à titre personnel, je préfère ne rien prendre. Vraiment dire, OK, je laisse l'intelligence du corps agir.

Je laisse tous les processus métaboliques dans le corps agir et je ne m'inquiète de rien. C'est-à-dire qu'au besoin, par exemple, si je sais que je suis sujet à des troubles au niveau du foie, préalablement au jeûne, je vais me faire une cure de mélange de plantes comme le diacol par exemple, pour améliorer le fonctionnement hépatique.

Je vais me faire des cataplasmes d'huile de ricin, ça je vais le faire avant. Je vais me préparer au niveau intestinal, je vais me préparer au niveau rénal avec des tisanes de plantes, des tisanes de persil, des mélanges de plantes pour les reins, pour améliorer le fonctionnement rénal.

Mais quand je jeûne, je jeûne. Quand je jeûne, je n'apporte rien de l'extérieur, particulièrement parce que j'ai choisi le jeûne sec, dont on va parler pour terminer cette vidéo, et quand je choisis le jeûne sec, je ne veux rien avaler du tout.

Donc les plantes médicinales, en période de jeûne, hormis le jeûne court, moi je m'en abstiens. Les lavements, pareil, j'ai beaucoup hésité par rapport à ça.

Mon expérience m'a prouvé qu'en période de jeûne, il vaut mieux vraiment laisser le corps s'élébrouiller tout seul. Les selles sont éliminées comme elles doivent être éliminées. D'ailleurs, c'est assez amusant, on voit des personnes qui vont jeûner pendant 10 jours et qui vont aller à la selle tous les jours.

D'autres qui vont jeûner pendant 10 jours, qui ne vont pas aller à la selle pendant les 10 jours. Je me dis là aussi que le corps régule. S'il nous fait aller à la selle, c'est qu'il y avait besoin d'aller à la selle.

S'il ne nous demande pas d'aller à la selle, il n'y a pas besoin de le forcer. Là encore, c'est un principe général qui demande une adaptation individuelle. Si vraiment, à un moment, il y a un blocage, il y a une obstruction et qu'on sent intuitivement que ça peut nous aider, il n'y a aucune contre-indication.

Le jeûne, c'est ce que l'on veut en faire. Et rien n'empêche même, au cours d'un jeûne, si on traverse un moment de grande difficulté, de se faire un petit jus vert et puis hop, de repartir en jeûne juste derrière.

Il n'y a pas de dogme, il n'y a rien d'établi, mais en règle générale, l'élèvement. Idem pour les purges, je ne suis pas pour la pratique des purges pendant le jeûne.

C'est beaucoup d'énergie qu'on demande au système et puis là encore, c'est entraver les processus homéostatiques du corps. Je n'ai pas toujours pensé ça, mais vraiment mon expérience me pousse à dire OK, en jeûne, on fiche la paix au corps.

Le jeûne c'est vraiment dire OK, moi je ne sais pas et toi tu sais. Toi, tu sais, tu sais ce qu'il faut faire, tu sais là où il faut aller réparer. Alors j'arrête d'intervenir.

J'arrête d'intervenir par tous les moyens. Et je donne le maximum de conditions pour que le corps puisse se réparer. Et alors, dans ce cadre, et on va terminer avec ça, l'un des grands dogmes du jeûne moderne, c'est l'eau pendant le jeûne.

Il faut boire pour y y éliminer. Alors c'est rigolo parce que je me suis quand même penché sur la littérature des grands du jeûne comme Shelton. Et Shelton a une remarque forte à propos que j'ai trouvée savoureuse.

Il dit que boire de l'eau en jeûne, plus que sa soif, c'est favoriser l'élimination de l'eau. C'est-à-dire que tu vas boire, tu vas éliminer de l'eau, tu vas boire, tu vas éliminer de l'eau.

Pourquoi ? Parce qu'il y a un équilibre dans le corps qui est l'équilibre sanguin, l'équilibre électrolytique sanguin qui est la concentration de minéraux dans le sang. Quand tu avales de l'eau, tu vas venir diluer le sang et tu perturbes cette concentration d'électrolyte.

Et qu'est-ce que va faire le corps ? Il va immédiatement éliminer cette eau, se débarrasser de cette eau qui est excédentaire et qui le perturbe. Si on entend la loi de l'hormèse qui dit que tout corps exposé à un challenge qui est à sa portée voit sa capacité améliorée, Dès lors, pourquoi est-ce qu'on se priverait de nourriture et pas d'eau ?

En pratique, moi, je suis tombé cette année, en 2015, à fond dans le jeûne à l'eau. Et j'ai trouvé que c'était la voie absolue du jeûne. Alors pourquoi ?

Déjà, il faut savoir que quand on n'avale pas d'eau pendant le jeûne, il y a quand même de l'eau qui est produite par le corps. Les 2-3 premiers jours, non, mais à partir du moment où on commence...

Les 2-3 premiers jours, on a tellement d'œdème dans le corps que vous verrez que vous continuez à uriner, alors tant bien même pour vous être en jeûne sec. Au bout du troisième jour, quand vous commencez à brûler votre graisse, il faut savoir que par exemple l'acide palmitique, qui est l'un des principaux acides gras saturés, quand il est brûlé, 1 g d'acide palmitique produit 9 ml d'eau.

Si on considère que certaines personnes peuvent perdre jusqu'à 400 g de graisse par jour, pour certaines d'entre elles, 400 g de graisse par jour, ça représente à peu près 3,6 litres d'eau produite par jour.

De l'eau endogène, simplement libérée par le fait de brûler nos graisses. Donc déjà, quand on n'avale pas d'eau, on produit de l'eau. C'est de l'eau endogène.

Je vous ai dit que Shelton disait bien de boire selon sa soif. Le problème, c'est de reconnaître sa soif. La sécheresse buccale, qui apparaît fréquemment en période de jeûne, n'est pas de la soif.

D'ailleurs, pour preuve, vous allez boire, cette sécheresse va rester, vous allez boire encore, cette sécheresse va rester, elle ne va rien y changer.

Moi, je vais vous dire mieux que ça. J'ai découvert qu'au bout d'une journée de jeûne sec, ma sécheresse buccale est moindre que quand je jeûne en buvant de l'eau. Donc la règle avec le jeûne, ce serait de boire à sa soif et globalement, boire le moins possible parce que nous nous trompons énormément sur notre soif.

Shelton décrit énormément de cas de personnes qui ont bu très très peu, un verre pendant 5 jours, un verre d'eau pendant 5 jours, qui continuaient à avoir des urines. Vous allez voir, en jeûne sec, vous allez avoir des urines qui vont être chargées, colorées, mais c'est bien ce que l'on veut, mais pas absentes.

On ne va pas avoir des urines qui brûlent, on ne va pas avoir des urines qui sont douloureuses. C'est donc la preuve que le volume d'eau est suffisant pour éliminer les produits qui devraient être supprimés. Mais plus avant, quelqu'un qui a énormément travaillé sur le jeûne sec, et d'ailleurs, nous sommes en train de traduire l'unique livre qui existe sur le jeûne sec, c'est le professeur Sergei Filanov.

Alors ne cherchez pas, le seul site qui existe est en russe et les traductions Google Translate donnent une traduction assez approximative. Sergei Filanov qui dirige une clinique de jeûnes et qui dirige des jeûnes secs en Russie et qui explique bien que l'eau que nous consommons, c'est de l'eau qui n'est pas structurée comme l'eau interne du corps.

on est à peine en train de découvrir la structure de l'eau dans le corps. À l'intérieur des cellules, par exemple, on sait que l'eau n'est pas sous forme liquide, elle n'est pas sous forme gazeuse, elle est sous forme gélifiée, une nouvelle structure de l'eau, un quatrième état de l'eau qu'on vient de découvrir. L'eau à l'intérieur du corps est une eau qui a été transformée par le corps.

Chaque fois qu'on apporte de l'eau exogène, de l'eau par l'extérieur, le corps doit fournir un effort pour s'en débarrasser si cette eau est excédentaire, mais de toute façon, pour pouvoir l'utiliser au niveau de ses cellules, l'eau va devoir fournir de l'énergie pour pouvoir transformer cette eau qu'elle soit utilisable par les tissus.

Quand on jeûne sec, on vient puiser dans de l'eau métabolique, de l'eau déjà transformée par le corps. Autant d'énergie, autant de charges d'énergie, de dépenses d'énergie qui n'est pas demandée au corps.

Ce qui fait que le corps va pouvoir être beaucoup plus efficace dans la réhabilitation et la reconstruction. Et c'est comme ça qu'on dit, Filanoff dit en tout cas par son expérience qui est assez colossale, il dit que finalement un jour de jeûne sec équivaut à trois jours de jeûne à l'eau, en termes d'efficacité.

Et je peux le confirmer. T'imagines, tu te fais deux jours de jeûne sec, c'est presque comme si tu te faisais cinq, six jours de jeûne à l'eau en termes d'efficacité. Deux jours de jeûne sec, tu peux placer ça à n'importe quel week-end.

Je trouve que c'est quelque chose d'absolument fabuleux. Ensuite, il faut savoir que l'inflammation, les proliférations de levure de champignons, bactériennes n'existent que dans les milieux où il y a de l'eau.

À partir du moment où ces organismes sont privés d'eau, ils ne vont plus pouvoir proliférer. Et que fait le corps ? Comme il y a dans l'autophagie une direction depuis les tissus les plus viciés de l'organisme vers les tissus les plus sains de l'organisme, dans l'autophagie, on mange les produits dégénérés, les tissus et organes dégénérés du corps pour nourrir les tissus sains, Dans la privation d'eau, il y a exactement la même chose.

Quand on est en situation de privation d'eau, que fait le corps ? Il dirige les ressources en eau qui restent, l'eau endogène, vers les tissus sains de l'organisme au détriment des tissus malsains. On appauvrit, on assoif les tissus dégénérés du corps.

Et dès lors, ces tissus dégénérés qui ne sont pas alimentés en nourriture, qui ne sont pas alimentés en eau, il est beaucoup plus facile pour le système immunitaire de les supprimer, de les détruire et de les désintégrer.

Donc, le jeûne sans eau est juste l'aboutissement, la continuation logique du processus qui se passe dans les jeûnes hydriques. Je ne sais pas pourquoi il y a autant de tabous par rapport au jeûne sec. Là encore, si tu parles de jeûne sec, la peur qui monte.

La peur, c'est l'arme de ce monde, c'est l'arme des thérapeutes, C'est l'arme des spécialistes, c'est l'arme de tous les gens qui pensent savoir et qui pensent pour toi, qui ont pensé à ta place et qui t'ont conduit dans l'état où tu étais.

Il y a beaucoup de peur par rapport au jeûne sec. Moi, c'est la même chose. Le jeûne sec, je dirais comme le jeûne à l'eau. Ne commencez pas par vous faire 5 jours de jeûne sec. Commencez par vous faire une demi-journée.

Jeûne intermittent, jeûne sec, puis une journée. Et voyez comment ça se passe. Apprenez à ressentir vos douleurs. Moi, la première fois où j'ai fait un jeûne sec, j'ai fait 3 jours de jeûne sec.

Au bout du troisième jour, j'ai eu une douleur au rein qui était terrible. Je me suis dit, ouille, là je n'ai plus assez d'eau, je suis en train de me déshydrater. Après coup, je me suis rendu compte que ce n'était absolument pas le cas.

Il y avait un nettoyage qui était en train de se faire au niveau des reins et qui devait se faire. J'ai choisi de me réhydrater, ça n'a rien changé à ma douleur rénale. Le nettoyage a dû avoir lieu, sauf qu'il a duré plus de temps.

Et si je m'étais abstenu de boire, je pense qu'il serait passé beaucoup plus rapidement. Il faut apprendre à se connaître. Connais-toi toi-même, disait Socrate. Dans le jeûne, c'est exactement ce que je vais te dire.

Connais-toi toi-même. Il n'y a pas de don, il n'y a pas de règle. J'espère, au travers de cette vidéo, vous avoir donné suffisamment d'indications. Dans la prochaine, qui arrive tout de suite, on va s'intéresser à tous les symptômes du jeûne, comment gérer la reprise alimentaire, comment ça se passe pratiquement.

Mais il faut bien comprendre que dans le jeûne, notre principal obstacle, c'est la peur et la méconnaissance de soi. Et c'est pour ça que, pour moi, les deux principales règles, c'est de cultiver la confiance, de se placer dans un environnement dans lequel la confiance va être cultivée.

Et c'est pour ça qu'aller dans un endroit où il y a des gens qui sont expérimentés avec le jeûne peut être très bien. Parce que si dans votre environnement, dans votre cadre familial, vous n'avez que des gens flippés à partir du moment où vous sautez votre petit déjeuner, c'est clair que ça ne va pas être les meilleures conditions pour jeûner.

Au contraire, aller dans un endroit où il y a des gens qui vont vous accueillir, qui ont l'habitude du jeûne, qui vont te dire T'inquiètes, moi j'ai fait 5 jours, 7 jours, 9 jours, 12 jours, 30 jours...

Donc toi tu vas le faire, il n'y a pas de problème. Si tu as un peu mal, t'inquiètes, souffle un coup. Donc ça c'est le premier obstacle, la peur et la méconnaissance de soi.

Et pour se connaître, il faut y aller progressivement. Je vous parlais du jeûne sec pour terminer. Effectivement, on m'a déjà dit plusieurs fois que j'étais irresponsable de parler du jeûne sec aux personnes.

Bien sûr que c'est irresponsable. C'est irresponsable parce qu'en parlant du jeûne sec, je donne accès à chacun à un moyen encore plus radical que le jeûne pour aller vers la pleine santé. C'est irresponsable par rapport à certains intérêts mercantiles.

Par contre, ce n'est pas du tout irresponsable en termes de santé. Le jeûne sec n'est qu'un aboutissement du jeûne à l'eau. On boit beaucoup trop. Il y a une espèce d'obsession de l'eau, que ce soit en jeûne ou hors jeûne, alors que si on comprend le fonctionnement métabolique du corps humain, on se rend compte qu'on a tout fait de déséquilibrer la balance électrolytique du corps et que finalement, tout ce que l'on augmente en buvant de l'eau, c'est l'élimination de l'eau,

de cette eau excédentaire. Va me dire quelle est la logique de dépenser de l'énergie à éliminer de l'eau que tu as prise en trop, en suce. Aucune logique. Donc je vous encourage à aller progressivement vers une diminution des quantités d'eau que vous allez consommer, voire une suppression complète et vous rendre compte que vous n'allez pas mourir.

Au contraire, ça va se passer de manière beaucoup plus efficace dans votre corps. Je vous souhaite une bonne régénération. Je vous donne rendez-vous pour la prochaine vidéo dans laquelle on va aller explorer encore plus comment ça se passe en pratique. J'espère vraiment que ces vidéos vous donnent tout le matériel pour aller au-delà de ces murs de peur, de ce carcan de méconnaissance et d'ignorance sur la capacité réelle du corps humain qui vont vous prouver que la physiologie telle qu'elle nous est enseignée, que la physiologie telle qu'elle est

enseignée pendant des années à des années à des soi-disant spécialistes, elle est juste complètement dedans. Et qu'en expérimentant le jeûne, vous avez un accès direct à la merveille, au miracle de fonctionnement métabolique du corps humain et qu'il dépasse de largement tout ce qu'on peut imaginer.

Je vous souhaite une bonne régénération et j'espère que vous allez vous lancer dès maintenant, dès tout de suite, dans cette expérience incroyable au cœur du vivant.

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