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Le froid en pratique : Apprendre à s'exposer en toute sécurité.

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L'équipe RGNR
147 vues • Publiée le 11/01/2021

Cette vidéo est la troisième d’une série consacrée à l’exposition au froid, tournée en Catalogne sous la neige. Thierry y pose deux règles de base : la gradation des supports (air froid, eau froide, glace) et l’équilibre entre intensité et durée, car on ne peut pas cumuler les deux sans risque.

Le point de départ est ce que Thierry appelle l’exposition spontanée : sortir trente secondes en t-shirt pour chercher des bûches, traverser une cour sans manteau, passer sur son balcon torse nu le matin. Ces micro-expositions ne demandent ni planification ni équipement, et elles suffisent à amorcer l’adaptation du corps.

L’étape suivante est la douche froide, introduite progressivement : d’abord les extrémités, puis les cuisses et les bras, puis le torse, et enfin la nuque et la tête. Thierry explique la phase d’affolement liée à la libération de noradrénaline et indique comment la traverser sans interrompre l’exposition trop tôt.

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, Thierry aborde le bain en extérieur (congélateur rempli d’eau, lac ou rivière de montagne) et les précautions spécifiques à l’immersion de la tête, en insistant sur l’ordre d’immersion pour éviter un choc nerveux. La vidéo se conclut sur le lien entre tolérance au froid, résilience physique et capacité à faire face à des conditions de vie plus exigeantes.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, c'est un plaisir de vous retrouver, toujours dans notre série de vidéos par rapport à l'exposition au froid, et ça tombe bien, il y a neigé en Catalogne, ça arrive une fois tous les 10 ans, là on a une belle neige qui est tombée.

Et donc aujourd'hui on va parler de l'exposition au froid en pratique, comment on s'y prend pour bien faire et ne pas se faire mal, et aller vraiment dans le bon sens, le sens de l'hormèse, du renforcement du corps.

Cette vidéo je vous l'ai dit, actuellement cette série je la fais aussi en parallèle avec la thématique du prochain magazine Régénère qui sera exclusivement consacré au froid. Donc je remercie vraiment toute l'équipe du magazine avec qui on s'est mutuellement inspiré pour faire cette série, et si vous voulez approfondir cette question du froid, le magazine Régénère sera là pour ça, parce que vous allez voir il y aura des articles vraiment de profondeur, je vous mets le lien juste en dessous de

la vidéo. Alors aujourd'hui, comment appréhender le froid en pratique ? Est-ce que vous avez vu des gens sauter dans des lacs gelés ? Alors on me dit oui, mais alors quid du risque cardiaque, quid de l'hypothermie, quid de tout ce qui peut se passer en termes de risque, c'est ce qu'on va essayer de voir.

Vous imaginez, mais moi je vous enregistre ça, je suis en t-shirt dehors, comment est-ce possible ? Et bien ça c'est possible, et vous allez voir c'est surtout au niveau du mental que ça se passe.

Alors, il y a une première règle à connaître quand on parle d'exposition au froid, c'est la règle de la conductibilité thermique, c'est simple. L'air transmet moins le froid ou le chaud que l'eau, qui transmet elle-même moins que la glace par exemple, le froid.

C'est-à-dire que vous vous refroidirez beaucoup moins dans un air à zéro degré que dans de l'eau à zéro degré. Faire la différence, de l'air à zéro degré ça se gère, là il doit faire 1 ou 2 degrés à peu près, je suis en t-shirt, de l'eau à 1 ou 2 degrés, la conductibilité thermique est plus importante, le refroidissement et donc le stress et la contrainte est plus important, la glace ou la neige encore plus important.

Donc ça, ça va nous permettre déjà de voir une gradation, c'est-à-dire que l'exposition à l'air froid sera toujours moins contraignante que l'exposition à l'eau froide ou que l'exposition à la glace ou à la neige.

Donc là tout de suite on voit une gradabilité qui va pouvoir apparaître. Deuxième règle, durée et intensité. il faut qu'on ne peut pas faire coïncider les deux, c'est-à-dire que vous ne pouvez pas faire très intense, c'est-à-dire très froid et très long.

Si vous faites long, l'intensité va être moindre, si vous faites très froid, l'intensité va être plus courte. Or, on a vu que pour qu'il y ait une libération de l'adrénaline, il faut quand même de l'intensité, c'est-à-dire que quand on va s'agir d'exposition au froid, si ce n'est pas assez froid ça n'a pas vraiment d'intérêt et pas vraiment de sens.

on va viser plutôt l'intensité que la durée. Et ça c'est aussi intéressant parce que c'est beaucoup plus facile pour se motiver, par exemple on va en parler dans les stratégies pour aller sortir 2 minutes torse nu alors qu'il fait 0 degré dehors, bon Dieu, c'est juste 2 minutes, rien de plus, vous n'allez pas mourir.

Alors que si on te dit il faut partir pour une heure et ainsi de suite, c'est plus compliqué, d'accord ? Il faut partir pour une heure mais tu te couvres un tout petit peu, mais pas trop, mais un peu quand même parce qu'une heure ça va durer.

Non, tu dis j'y vais vraiment, j'y vais juste en t-shirt ou torse nu si tu en as la possibilité, si tu ne passes pas trop pour un extraterrestre dans l'environnement où tu es, et tu expérimentes vraiment le froid, 2 minutes et après tu rentres.

Alors, comment commencer l'exposition au froid ? Parce qu'on me dit souvent oui, mais alors quid du risque cardiaque ? En fait le risque cardiaque, le muscle cardiaque va s'activer quand il va y avoir cette libération d'adrénaline, de noradrénaline. Si l'adaptation que vous demandez au corps est trop dure ou trop violente, effectivement on pourrait imaginer chez certaines personnes qui sont plutôt fragiles au niveau du système cardiaque, eh bien, un problème cardiaque.

La règle va être simple, allez-y progressivement. Ces histoires de risque cardiaque ne sont données souvent que par les spécialistes de la spécialité pour vous faire peur. Si vous respectez la règle de la gradation, il n'y a aucun risque.

C'est un peu comme si tu n'as jamais nagé, si tu sautes dans le grand bain sans bouée, sans rien, effectivement il y a un risque de noyade. Mais le risque de noyade n'existe pas si tu commences à nager avec des bouées dans un endroit où tu as pied, où tu ne risques pas de te noyer, et puis petit à petit tu fais tes classes.

Avec le froid ça va être exactement la même chose. Donc logiquement si vous n'avez jamais expérimenté l'exposition au froid, commencez avec l'exposition à l'air froid. Le risque sera mineur, rarement avec l'air froid, d'ailleurs vous allez sentir cette espèce de rush d'adrénaline, de phase d'affolement que vous allez sentir avec l'eau froide.

C'est pour ça que je dirais que pour avoir un vrai aspect hormétique, il va falloir un moment quand même s'exposer à l'eau, mais commencer par l'air froid. Et s'exposer à l'air froid c'est très simple, par exemple, j'appelle ça même l'hormèse spontanée ou l'hormèse naturelle.

Vous êtes chez vous, vous êtes à l'intérieur, donc vous n'êtes pas trop vêtus parce que nos maisons sont surchauffées actuellement, puis vous avez oublié quelque chose dans votre voiture à l'extérieur, vous devez aller faire des courses à 2 minutes de là, au lieu de vous en mitoufler dans un manteau, dans un bonnet, dans une écharpe et ainsi de suite, vous sortez comme ça, ça va durer 2 minutes, c'est rien du tout,

vous ne pouvez pas attraper mal, on parle toujours du risque d'hypothermie, d'attraper mal, ça n'existe que sur une longue exposition, Ils ont une longue exposition au froid, alors hormis pour des organismes extrêmement fragiles, c'est toujours pareil, prenez mes vidéos comme des principes généraux à adapter individuellement.

Si vous êtes déjà ultra fragile, peut-être que l'air froid ce sera déjà trop en termes adaptatifs, mais pour la très grande majorité d'entre vous ce ne sera pas trop. Moi je vais prendre un exemple pour la campagne, le soir il faut aller chercher des bûches dehors parce qu'il faut alimenter le poêle, Mais au lieu de t'habiller, tes pieds nus chez toi juste en pantalon et avec un t-shirt ou avec une petite chemise, tu sors comme ça, pieds nus dehors dans la neige sur le terrain froid, et tu vas chercher tes bûches,

ça va durer 30 secondes. Vous devez aller chercher quelque chose au petit supermarché du coin parce que vous êtes en ville, vous sortez comme ça, en t-shirt, direct, vous allez chercher votre truc dans le magasin, vous serez au chaud, vous rentrez chez vous, 2, 3, 4 minutes d'exposition à l'air froid, et vous allez voir là déjà c'est une pratique spontanée de l'hormèse qui ne demande pas à réfléchir, à planifier, c'est-à-dire d'une certaine

manière oublier tout ce qu'on nous a dit de nos protections par rapport à l'hiver tant qu'on est dans des durées brèves. Vous allez voir, la vie est tellement plus simple. Tu vois, moi je peux être par exemple, je travaille par exemple la matinée dans le bureau, dans le bureau c'est chauffé avec un chauffage centrale, il fait 19 degrés, donc je ne suis pas très vêtu.

Bon, je veux aller à un autre endroit du bâtiment, je dois passer par l'extérieur, je ne me prends pas la tête à m'habiller, au contraire j'en profite pour m'exposer au froid. je passe 30 secondes, 1 minute, et c'est réglé.

Donc ça c'est la première, et vraiment ça peut se pratiquer n'importe où. Si vous n'avez pas, vous me dites mais je n'ai pas d'extérieur et tout, sur votre balcon, le matin vous sortez, vous venez de vous réveiller le matin, vous sortez torse nu sur votre balcon, simplement vous prenez quelques respirations.

Tu vois, le vent vient de se lever, je sens le froid sur ma peau, mais à l'intérieur ça reste cool, tout va bien. je suis dans une intensité relativement faible, ce qui me permet de faire cette vidéo.

Si j'étais dans de l'eau à 0 degré, j'aurais eu du mal à faire cette vidéo et à la faire qui dure 10-15 minutes, ça serait trop long. C'est pour ça que j'ai choisi l'exposition au froid air.

Alors, on oublie de se couvrir et c'est parti. Ça c'est la première des expositions, donc n'oubliez pas, pas d'exposition trop longue, sinon ça ne marche pas. Vous ne partez pas pour 2 heures, 3 heures de marche dans la neige sans avoir un vêtement avec vous.

Vous pouvez au cours de cette marche vous dévêtir un petit peu, mais pensez bien que l'hypothermie peut venir à partir du moment où on dépasse la capacité adaptative du corps. Et la faible intensité est dangereuse pour ça, parce que comme c'est faible comme intensité on a tendance à le faire durer très longtemps et à ne pas voir la limite arriver. Avec du très intense la limite on la voit arriver très rapidement, vous plongez dans de l'eau glacée, il y a un moment où vous n'en pouvez plus.

Avec du faiblement intense on le voit moins venir, et quand on réalise qu'on est allé trop loin, on est déjà allé trop loin. Donc méfiez-vous, limitez-vous de vous-même et apprenez par gradation.

Le premier jour vous passez 30 secondes à torse nu chez vous sur votre balcon, et si ça se passe bien, le lendemain vous faites 45 secondes, puis 1 minute, 1 minute 30, 2 minutes, et vous voyez votre limite.

Et puis à partir du moment où vous êtes un peu habitué à ça, vous allez pouvoir passer à l'étape suivante qui est, on va augmenter un petit peu en intensité, on va passer à l'eau froide.

l'eau froide c'est un petit peu le gros challenge. Alors, pareil, dans cette optique d'y aller progressivement et de ne pas se mettre en danger, ne commencez pas à sauter littéralement dans un lac glacé de montagne, ou alors vous creusez un trou dans la glace et vous sautez dans l'eau directement, ce n'est pas comme ça que ça va se faire, on va y aller progressivement.

L'eau ayant une conductibilité thermique plus importante que l'air, ça va ajouter un degré en termes d'intensité. L'hiver la douche c'est parfait pour commencer, c'est parfait, l'eau est quand même globalement froide quelle que soit la région de France, et là tout le monde a une douche chez soi ou à peu près, donc on a possibilité facilement de s'exposer.

La douche c'est simple, vous commencez, alors par expérience je vous recommande plutôt contrairement à ce qui est dit souvent de commencer par le froid, commencer par une douche froide, et ensuite au besoin prendre une douche chaude, et non pas l'inverse.

Si vous prenez un chaud puis un froid, le choc thermique pour moi n'est pas idéal. Vous commencez à l'ordre d'un douche froide, vous faites couler votre jet, puis vous commencez d'abord par les jambes, puis les bras, les extrémités du corps.

Les parties qui vont être le plus sensible ça va être la partie abdominale, et ensuite tout ce qui est nuque et dos, d'accord ? Donc vous commencez par les jambes, peut-être que les premières fois juste jambes et bras, A l'eau froide, quand vous avez fini la douche froide, vous la faites durer 10, 20, 30 secondes, souvent vous allez voir quand vous allez faire le corps entier, quand vous allez monter au corps entier, il va y avoir la phase d'affolement,

c'est la phase de libération de l'oradrénaline, vous faites comme ça... Et à partir du moment où ça se calme, le job est fait. Et d'ailleurs vous allez voir que vous êtes sous le jet d'eau froide et que vous n'êtes pas si mal, et là c'est extraordinaire, là vous pouvez arrêter, c'est bon, le job est fait, vous posez votre truc et là normalement vous devriez avoir un dégagement de chaleur.

Si je vous parle de la douche chaude après, parce que si par hasard vous avez fait durer votre douche froide un peu trop longtemps, vous laissez le dégagement de chaleur se faire, et s'il ne se fait pas à la hauteur que vous voudriez et que vous avez toujours froid, à ce moment-là une petite douche chaude pour réchauffer l'ensemble, c'est une petite stratégie.

Donc on commence par les extrémités, d'accord ? Ensuite on va monter toutes les cuisses, les bras en entier, vous commencez sur les épaules, Et puis après il va y avoir l'épreuve du torse, commencez d'abord par le torse avant le dos, toujours la face avant.

Alors là vous commencez, vous faites comme ça, et puis vous y allez progressivement tout le torse. Quand vous arrivez à bien faire le torse et à garder le calme, parce que globalement vous apprenez à votre corps à mieux gérer les hormones de stress, donc vous allez voir que jour après jour la phase d'affolement va être moins importante, Donc vous allez pouvoir toucher des zones plus sensibles du corps, et vous allez voir que cette amélioration de votre capacité à tolérer les hormones de stress va se traduire aussi

dans votre vie de tous les jours par un plus grand calme, une plus grande capacité à gérer les phénomènes de stress. Donc vous commencez le torse, et puis après il y a l'étape ultime, c'est la nuque et les épaules.

Alors là ça commence à couler dans le dos et ainsi de suite, et puis la dernière étape c'est la tête, ok ? Une fois que vous arrivez à vous passer la tête sous la douche froide, je crois que vous êtes bon pour le bain en extérieur. Alors le bain en extérieur, soit vous avez une baignoire dans votre jardin, soit vous avez un congélateur, et je vous recommande des vidéos de mon ami Pierre Dufraisse sur sa chaîne Vérisme TV, vous verrez tous les conseils.

Pierre s'est reconverti en VRP pour congélateur, il vous explique exactement quel modèle de congélateur choisir, enfin il vous donne toutes les techniques, vous pouvez aller voir sur la chaîne Vérisme TV. vous pouvez prendre un congélateur, un congélateur BAC que vous remplissez d'eau, alors ça en hiver on n'a pas tellement besoin, mais au printemps quand l'eau commence à se réchauffer et qu'on a du mal à trouver des lacs ou des rivières froides, ça peut être intéressant.

Et puis il y a l'expérience de la baignade en site naturel, la mer, mais la mer n'est pas froide, la mer, en tout cas nous ici la mer Méditerranée, elle descend au maximum à 13 en hiver, donc elle n'est pas très froide.

Dans la mer du nord ça doit être autre chose, ou mieux les lacs et les rivières de plaines ou de montagnes. Et là ça devient vraiment intéressant parce qu'il y a l'engagement aussi lié au fait d'avoir de l'eau froide, milieu naturel, c'est très stimulant.

Pareil quand je parle de la douche froide, une fois que vous maîtrisez bien la douche froide, avant d'aller peut-être dans les lacs et ainsi de suite, il y a un stade supérieur, c'est la douche froide en extérieur.

Vous prenez le tuyau d'eau d'arrosage pour les plantes en hiver, et là vous vous arrosez dans le jardin en maillot, vous allez voir. Surtout s'il y a un petit vent, ça va être comme ça.

Donc après vous attaquez les lacs, alors pareil, vous ne sautez pas dans l'eau, vous descendez progressivement avec une attitude décidée parce que c'est vraiment le mindset qui va tout déterminer, vous voulez vous exposer à l'eau, donc vous y allez vraiment, vous descendez progressivement de manière à sentir aussi si un moment ça dit non, si le corps dit non, on fait demi-tour, parce que ce n'est pas le jour, donc ne sautez pas dans l'eau.

Et surtout, je peux vous le dire par expérience, si vous devez immerger la tête dans l'eau, immergez d'abord par la face et non pas en vous balançant en arrière, parce qu'au niveau de la zone arrière il y a le tronc cérébral là, et c'est vraiment une zone du corps qui doit être très réactive au niveau nerveux, et si le froid touche ça avant que l'information du visage et puis informer le cerveau que toute la tête va être immergée, vous risquez vraiment un gros problème, ça m'est arrivé une fois moi, ça a failli mal tourner dans un congélateur,

j'ai voulu partir en arrière comme ça et j'ai eu une forme de petite paralysie. Donc d'abord le visage en premier, vous immergez le visage, et si ça dit oui, que ça ne bloque pas, vous pouvez vous mettre la tête sous l'eau, et là vraiment vous commencez à avoir atteint un stade quand même assez important.

Bon, étape ultime, donc toujours pareil, pas de risque si on y va progressivement, allez-y progressivement. Étape ultime, la glace ou la neige. se rouler dans la neige tout nu ou en maillot, s'immerger dans un bain de glace, donc là c'est beaucoup plus rare, beaucoup plus difficile, ce sont les genres de performances que peut réaliser Wim Hof par exemple, le hollandais que vous verrez dans le film vivante d'Alex Ferrini, ou que vous retrouverez aussi dans le

magazine Régénère consacré au froid qui va sortir fin janvier. Là bon, ça demande d'avoir de la glace ou de la neige, mais se faire par exemple ensevelir sous la neige, vous coucher dans la neige, je vous demandais à des amis de vous balancer des pelletés de neige dessus, vous n'allez pas rester très longtemps, mais vous allez voir qu'en termes de thermogénèse et d'adaptation c'est juste fabuleux.

En respectant cette progressivité, on peut le dire franchement, il n'y a aucun risque. Et vous allez voir vraiment que même si ça paraît un peu fou, quel luxe il y a à ne pas être à ce point-là contraint par les éléments extérieurs.

Quand on parle de santé, quand on parle d'autonomie, Tu sais, je veux dire, tu as une panne en voiture dans la neige, et puis tu n'as pas trop de vêtements avec toi, mais tu es capable de sortir dehors, d'intervenir, d'aller chercher du secours, d'aller... Voilà, tout ça c'est possible, c'est possible pourquoi ?

Parce qu'on a la capacité adaptative adéquate, et ça change vraiment tout. Et je vous dis, cette série de vidéos elle rentre dans le cadre d'une série de vidéos qui s'appelle se préparer à la crise qui vient, et avoir une capacité mentale et physique à mieux appréhender le froid et à mieux appréhender les événements stressants de notre vie, je crois qu'il n'y a pas de meilleure préparation pour un temps potentiel prévisible de chaos à venir.

Alors maintenant je vais vous dire qu'une seule chose, il n'y a plus qu'à expérimenter, il n'y a plus qu'à s'y mettre, attendez, je pose mes notes, il n'y a plus qu'à s'y mettre, il n'y a plus qu'à se faire une petite balade dans la neige en t-shirt, il n'y a plus qu'à essayer d'aller marcher pieds nus dehors même si la terre est gelée ou si le bitume est gelé, il n'y a plus qu'à ce soir si vous devez aller chercher quelque chose dehors, et bien oublier de vous habiller et expérimenter et voir.

Et puis un jour si vous avez la chance d'avoir de la neige avec vous par exemple, de commencer doucement à vous badigeonner avec de la neige comme ça, et voir que finalement ça va quoi, ça va, après il y a...

Ça se fait, ça se fait très bien, c'est juste une question d'habitude, c'est juste une question d'entraînement. on ne peut pas demander au corps de produire de la chaleur et de s'adapter au froid sans le faire s'adapter au froid.

C'est comme la musculation, on ne fait pas de muscles sans entraîner les muscles, on ne s'adapte pas au froid sans s'exposer au froid. Donc il va falloir doucement, progressivement casser toutes ces représentations qu'on a du froid, dangereux, du froid, non, utiliser à bon escient de manière adaptée, individualisée et de manière ponctuelle bien sûr, il ne s'agit pas de passer en hypothermie, le froid est certainement votre meilleur allié pour gagner en termes de santé, de vitalité, d'adaptabilité,

de sérénité. Et on va voir, ça sera la quatrième vidéo, le froid et le mindset, le froid et le cerveau, l'humeur, l'état d'esprit, comment le froid peut vraiment être une arme incroyable pour le focus, pour l'engagement, et pour lutter contre la dépression et contre la déprime de notre époque, une époque relativement insipide qui ne nous réserve pas ces moments de waouh !

Et vous allez voir à quel point le froid peut nous booster. Par exemple, une petite anecdote, ce matin par exemple, vous voyez, il y a neigé là énormément chez nous, et puis ce matin la route qui conduit chez nous était entièrement bloquée par la neige, donc impossible, et puis je voulais quand même aller chercher, ouvrir la route un petit peu pour que des gens puissent passer cet après-midi ou ce soir.

Qu'est-ce que j'ai fait ? Il y avait 30-40 cm, il y avait du vent, on est monté sur le tracteur parce que lui il passe toujours, et on a pris le tracteur pour aller ouvrir la route. dans le vent comme ça, il y avait de la neige, il y avait les doigts qui étaient gourds, qui étaient rouges parce que je n'avais pas pris de vent, et juste le truc qui est venu c'est punaise, qu'est-ce qu'on est vivant, quel pied !

Et ce sont ces moments qui nous manquent, nous sommes faits pour l'hormèse, et je pense que nous crevons d'une vie tiède. Et bien, même dans votre environnement urbain, même dans votre vie de tous les jours, vous pouvez mettre du challenge.

Demain matin vous allez au bureau en t-shirt, vous allez, des petits challenges comme ça, et vous allez voir quelle saveur va prendre votre vie. Allez, on silence tous et on se retrouve pour la prochaine vidéo consacrée au mindset, à l'état d'esprit et au froid.

Et puis je vous donne rendez-vous aussi dans le magazine Régénère qui sortira à la fin du mois, les inscriptions sont encore en cours, donc vous pouvez aller regarder juste sous cette vidéo.

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