L'art de vivre unifiés par le souffle, Stephane Ayrault
Thierry reçoit Stéphane Ayrault, responsable européen de la fondation Art de Vivre, pour une conversation qui commence par une question simple : qu’est-ce qu’un gourou ? Stéphane revient sur l’étymologie sanskrite du terme, souvent mal compris en Occident, et explique pourquoi il désigne avant tout un passeur de connaissance, celui qui dissipe l’ignorance pour ouvrir vers la compréhension.
La discussion s’ouvre ensuite sur la discipline, que Stéphane présente non pas comme une contrainte mais comme la condition de la liberté. Il distingue les règles imposées de l’extérieur et celles qu’on choisit d’appliquer soi-même, et montre comment cette distinction change radicalement le rapport à sa propre vie et à ses habitudes.
Le cœur de l’entretien porte sur le souffle comme lien entre le corps physique et le mental. Stéphane décrit les sept niveaux d’existence enseignés dans le yoga traditionnel, puis explique comment chaque état émotionnel modifie le schéma respiratoire, et comment, en sens inverse, un protocole respiratoire précis peut agir sur les charges émotionnelles stockées dans la mémoire. La technique du Sudarshan Kriya, qui associe rythme, sons et variations de cadence, est présentée comme l’outil central de cette approche.
Stéphane aborde aussi les effets physiologiques concrets d’une respiration superficielle : oxygénation réduite à 20-30 % des capacités, élimination des toxines insuffisante, accumulation progressive qui finit par saturer le système. Il fait le lien avec l’alimentation, le jeûne et la méditation, et évoque les programmes menés en milieu carcéral, notamment aux Baumettes et à Fleury-Mérogis, où ces techniques ont produit des résultats mesurables sur le sommeil, l’agressivité et les relations entre détenus et gardiens.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Qu’est-ce qu’un gourou vraiment ?Stéphane revient sur l’étymologie sanskrite du mot gourou et explique pourquoi ce terme noble désigne un passeur de connaissance.
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2:48Les trois maîtres de StéphaneUn chien, un inconnu sous la pluie et la vie elle-même : Stéphane raconte comment ses premiers enseignements sont venus de rencontres inattendues.
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8:28La discipline, mère de la libertéStéphane distingue les règles imposées de celles qu’on choisit, et explique pourquoi la discipline est une condition de l’autonomie plutôt qu’une contrainte.
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11:13L’Art de Vivre et le Sudarshan KriyaPrésentation de la fondation créée par Sri Sri Ravi Shankar et de la technique respiratoire centrale de son enseignement.
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14:03Les sept niveaux d’existenceDu corps physique au souffle, du mental à la mémoire : Stéphane décrit les couches de l’être selon la science du yoga traditionnel.
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16:51La mémoire comme filtre émotionnelChaque émotion vécue laisse une empreinte dans la mémoire qui colore ensuite la perception des situations nouvelles.
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19:39Le souffle modifie l’état émotionnelStéphane explique comment chaque émotion change le schéma respiratoire et comment ce lien peut être utilisé en sens inverse.
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22:29Respiration, toxines et alimentationUne respiration à 20-30 % des capacités limite l’oxygénation et l’élimination des toxines, ce qui rejoint les enjeux de l’alimentation et du jeûne.
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28:07Enseigner en prison : les BaumettesStéphane raconte les programmes de respiration et méditation menés en milieu carcéral et leurs effets concrets sur les détenus et les gardiens.
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30:58Corps, souffle et spiritualité : la suiteThierry et Stéphane annoncent une série à trois voix avec Patrick Fontaine, couvrant le corps physique, le souffle et une approche spirituelle non religieuse.
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Transcription de la vidéo
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— Bonjour Stéphane. — Bonjour Thierry. — J'ai rencontré un véritable gourou. — Ah bon ? — Parait que j'ai un gourou devant moi. — Ah bon ?
— Tu me disais ça avant la vidéo, et j'ai bien aimé ta définition du mot « gourou ». J'aimerais bien qu'on commence comme ça. — Oui, d'accord, si tu veux.
Oui, c'est ça qui est intéressant parce qu'en fin de compte, on va se rendre compte que beaucoup de gens sont des gourous. Alors c'est vrai que le terme « gourou » a été très peu ou très mal expliqué parce qu'on l'a souvent associé avec la notion de maître et surtout d'escroc, mais en Inde le terme Guru est tellement noble et tellement beau que ça vaut le coup d'être expliqué.
Il y a deux racines, il y a la racine Gu et il y a la racine Ru. Et en sanscrit, Ru veut dire lumière, connaissance, et Gu veut dire ignorance ou ténèbre. Donc, le gourou, c'est celui qui enlève l'ignorance, qui enlève les ténèbres pour aller vers la lumière, vers la connaissance.
Thierry Coulon – Donc, c'est le passeur, c'est la personne qui apporte un savoir qui va permettre à l'autre de passer. Olivier Roland – Voilà, c'est un guide.
Alors, c'est vrai qu'une personne qui a maîtrisé un art comme la guitare, comme l'arbre, comme la cithare ou peut-être comme les mathématiques, les sciences, en Inde, il sera appelé gourou parce qu'il transfère un savoir, une connaissance à quelqu'un d'autre.
Donc, il enlève une certaine ignorance. Et c'est ça qui est magnifique dans ce terme-là. Donc toi, par exemple Thierry, tu es aussi un gourou. On n'arrête pas de me le dire, on n'arrête pas de me le dire, donc j'assume. Voilà, tu assumes et puis une personne qui va peut-être, ceux qui nous écoutent, quelqu'un qui enseigne la guitare, vous êtes aussi un gourou parce qu'il prend une autre dimension.
Alors c'est vrai que maintenant dans la tradition indienne, védique plus particulièrement, celui qui enseigne la sagesse, la connaissance, la spiritualité est appelé Sat-Guru. Et Sat, ça veut dire quoi ?
Sat, ça veut dire la vérité. La vérité avec un grand V dans le sens ce qui va nous amener à une meilleure compréhension de nous-mêmes. Ça, c'est Sat-Guru. Alors, est-ce que tu aimes les histoires ?
Non, vas-y, j'aime beaucoup les histoires. Bon, parce que j'adore raconter les histoires, et puis justement, il y a une histoire... Je m'installe en position. Oui, si tu veux, parce qu'il y a une histoire qui s'appelle le maître aux trois gourous.
Alors justement, c'est un maître, Alors, tu sais comment commencent les histoires. Il y a très très très longtemps, dans un pays très très très lointain, il y avait un maître. Et ce jour-là, il se promenait sur la plage avec son disciple.
Et dans ce moment intime, le disciple pose la question au maître. Il dit, maître, j'aimerais savoir qui a été ton maître. Et le maître lui répond, ah, tu sais, j'ai eu trois maîtres.
Le disciple interloqué lui dit, mais comment ça ? Je croyais qu'on devait avoir un seul maître dans toute notre vie. Il dit oui, mais moi j'ai eu trois maîtres.
Alors le disciple lui demande, mais qui était ton maître, ton premier maître ? Mon premier maître c'était un chien. Un chien ? Non, toi le plus grand sage de la région, un chien était ton maître ?
Eh oui. Un jour, je me promenais dans mon jardin et puis il n'y avait plus énormément, il y avait des flaques d'eau et j'entendais aboyer, aboyer, aboyer, je me suis rapproché et j'ai vu un chien, il aboyait contre son propre reflet.
Et à un moment donné, j'ai vu ce chien sauter dans la flaque d'eau. Son reflet a disparu, il s'est secoué un peu, il est parti. Il m'a appris ma première grande leçon.
Il m'a appris que les peurs n'étaient qu'une illusion. Et lorsqu'on y fait face, elles fondent comme neige au soleil. « Alors qui a été ton deuxième maître ? » « Ah, mon deuxième maître, mon deuxième maître !
J'étais en pèlerinage, il pleuvait des cordes et il était déjà très tard dans la nuit. Je me suis abrité sous un arbre, assis sur un tronc d'arbre, comme aujourd'hui Thierry.
Et puis je me suis dit tiens, aujourd'hui Dieu m'a ni nourri, m'a ni apporté un lit pour dormir. Au moment même où je me suis dit ça, un monsieur est venu s'asseoir à côté de moi. Il m'a regardé, il m'a région, mon bon ami, c'est bien dangereux.
Je dis oh je suis un sage en pélérinage mais aujourd'hui c'est vrai Dieu ne m'a pas donné un gîte et un couvert. Il dit bah écoute si, la preuve je suis venu te chercher. Il m'a amené chez lui, il m'a donné de la nourriture, il m'a donné son lit que je puisse me reposer et il est reparti.
Il est rentré tôt le matin, il est reparti tard la nuit, tôt le matin, tard la nuit jusqu'à un moment donné je lui dis mais que fais-tu mon bon ami pour partir comme ça, tard le soir, revenir tôt le matin, il m'a avoué qu'il était un bandit, un voleur. Je l'ai regardé, je dis mais je n'étais jamais revenu avec un butin, comment ça se fait alors ?
Il dit je sais, je sais, je sais, mais si Dieu le veut, demain ça sera différent. Il m'a appris la persévérance. Et qui a été ton troisième maître alors ? Mon troisième mètre, ça a été un enfant.
Je me promenais un matin de bonne heure et j'avais un air espiègle. J'ai rencontré un jeune garçon et j'ai pris ma boîte d'allumettes, j'ai gratté l'allumette, je l'ai regardé et je lui ai dit « d'où est-ce que la flamme est venue ?
» Il m'a regardé, il a soufflé sur la flamme et il m'a demandé « où est-ce qu'elle est partie maintenant ? » Il m'a appris l'humilité. Et donc, en fin de compte, cette histoire raconte vraiment parfaitement que la vie est notre gourou et notre capacité à apprendre des situations, à apprendre des rencontres, comme c'est la première fois qu'on se rencontre et on a tellement de choses à partager, tellement de choses à apprendre l'un de l'autre comme à travers toutes les personnes.
C'est comme ce matin, j'étais à Argelès, c'était la première fois où j'étais c'est là, première ville où je mets les pieds pour... je ne sais pas, j'avais entendu parler d'argilette sur mer mais je n'avais jamais mis les pieds dans cette ville. Et lors d'une rencontre où je faisais du stop pour aller au centre ville, alors en fin de compte ce monsieur qui s'appelle Momo, Thierry Leclercq- Oui, histoire excellente ce que tu m'as raconté.
Olivier Roland Voilà, une histoire magnifique, et ça c'est du vécu, il me dit tu peux y aller à pied de toute façon parce que la ville c'est vraiment tout proche, Et si tu veux, tu peux m'accompagner parce que j'y vais aussi.
On fait le chemin, on parle de tout, de l'histoire, je lui dis « ah oui, il y a un château ». Il me dit « non, non, ce n'est pas un château, c'est une église ».
Puis, on en vient à parler de Jésus, du Christ et puis, il me parle d'un monsieur qui a eu une vie particulière, qui était punk et puis en fin de compte, qui va donner sa vie à enseigner les enseignements de Jésus.
Et là, je lui dis « oui, ce ne serait pas Patrick Fontaine ? Comment tu connais son J'ai un ami qui le connaît bien, en tout cas une personne qui le connaît bien, un certain Alan, et puis je vais rencontrer un autre de ses amis qui s'appelle Thierry.
Imagine, la première personne que je rencontre en sortant de mon hôtel, c'est Momo, et il va m'amener jusqu'à Argelès et il va me faire rencontrer Irène, qui est une personne qui s'occupe de l'église d'Argelès, et pendant plus d'une heure et demie, elle va me raconter l'histoire de cette église.
Donc, tu vois, si on est ouvert, en fin de compte on s'aperçoit que la vie nous apporte les bonnes rencontres. Voilà, les bonnes rencontres. Donc, voilà. C'est vrai que ce terme, je te remercie des fois aussi pour permettre de mieux expliquer ce terme.
Et tu sais, quand je donne les stages, les gens me disent, quand ils me disent mètre, je dis oui, mètre 80, n'oubliez pas les 80 centimètres de plus, sinon vous allez me rapetisser.
un peu tissé. Thierry Coulon-Mathieu Alors tu es un gourou, un gourou particulier parce qu'en plus tu prétends nous apprendre l'art de vivre. Tu es un gourou avec un grand orgueil. Alors avant de revenir à cet art de vivre, parce que c'est pour ça que j'ai envie de discuter avec toi, c'est pour ça que je te rencontre, parce que nous allons cohabiter ensemble sur un bateau, il vaut mieux savoir quand même si on s'entend avant qu'après, parce qu'une fois qu'on est dans le bateau
on ne peut plus se jeter à l'eau. Blague à part, dans l'histoire que tu racontais, tu parles beaucoup de disciples et de discipline. Et ce sont des mots que notre époque post-année 70 parfois n'aime pas du tout.
La discipline c'est quelque chose, c'est réservé à l'ancien temps. Moi personnellement, c'est vraiment un mot que je porte en haute estime, parce que je pense que sans discipline on se laisse aller aux pires penchants de l'humain et qui ne sont pas les meilleurs, loin de là.
Tu pourrais nous parler un peu de ton regard sur la discipline ? Avec grand plaisir. En tout cas pour moi la discipline c'est vraiment la mère de la liberté. C'est vraiment comme ça que je conçois la discipline. D'ailleurs il y a deux aspects, quand tu prends au niveau de ta vie, au niveau de ta naissance, à un moment donné il y a des règles qui te sont imposées par tes parents.
Quand tu évolues dans la société il y a des règles que la société nous impose. Par exemple, si tu prends ta voiture, en France, tu vas rouler à droite. Thierry Leccet. Oui, tu n'étais pas trompé.
Olivier Roland. Voilà, parce que comme j'habite en Écosse, je me suis dit... Thierry Leccet. J'ai vu qu'il y avait un tour d'hésitation. Je me suis dit, elle qui va sur le ménage, alors c'est bon.
Olivier Roland. Et en Écosse... Thierry Leccet. Il n'a pas conduit là jusqu'à présent. Olivier Roland. Non, non, c'est vrai, je ne conduis plus d'ailleurs. Et en Écosse, on roule à gauche.
Donc, ce sont des règles qui sont imposées par une certaine autorité, que ce soit tes parents ou la société. Maintenant, il y a d'autres règles que nous nous sommes auto-imposées. Par exemple, lorsque les personnes écoutent tes vidéos, ils vont commencer à comprendre certaines règles alimentaires qui peuvent leur amener à mieux être par rapport à leur comportement qu'ils ont d'habitude.
Toi, tu es dans ton chez-toi et eux, ils te regardent peut-être à 300, 400, peut-être même à des milliers de kilomètres au Canada ou à l'île Maurice. Donc, tu ne vas pas être derrière eux pour leur imposer des règles.
Mais maintenant, libre à eux de s'auto-imposer. Oui, dans la discipline, il y a la notion de choix que j'aime beaucoup. Exactement. Donc, en fin de compte, tu t'aperçois que les règles que tu prends pour acquis et tu sais que ces règles, si tu te les auto-appliques, vont te donner un bien-être mais pas forcément sur le court terme.
et que la pratique régulière sur un long terme pour en profiter des fruits, c'est ce que j'appelle la discipline. Maintenant, si j'ai du diabète, je n'ai pas besoin de discipline pour me manger 3 éclairs au café.
Thierry Coulon-Rechercheur Non, c'est ta pente naturelle, c'est la tentation, la discipline, ça va être le choix différent à partir d'un savoir qui amène à une connaissance.
Olivier Roland Là, tu l'as vraiment magnifiquement défini. Je vous remercie cher Stéphane, monsieur le bourreau. Oui, maître à 80 n'oublie pas. Alors, cette notion de discipline qui pour moi est importante, parce que c'est une question de choix, toi tu l'appliques et tu la fais appliquer particulièrement en utilisant un vecteur qui est la respiration.
Oui. Stéphane, tu es responsable européen pour une association, c'est une association ? Alors, c'est une fondation internationale, Et puis localement ou nationalement on a différentes structures, des fois associations, des fois fondations, ou des fois entreprises.
Thierry Leclerc qui s'appelle l'art de vivre. Oui, qui s'appelle The Art of Living Foundation, et c'est vraiment en français c'est l'art de vivre, qui a été créé par Shri Shri Ravichankar qui est un sage indien, un autre gourou tu vois, que j'ai rencontré en 1997 dans ma propre ville à Poitiers, Et effectivement, un grand sage qui a maintenant après 35 ans amené son enseignement dans plus de 160 pays.
Tu dis que c'est une très grosse organisation avec une implication. Maintenant, mais au départ il a commencé comme toi, vraiment au tout départ c'était une personne, il a enseigné le stage qu'il appelait l'art de vivre justement à 20-25 personnes autour de lui dans un petit village de l'Inde, dans le sud de l'Inde.
Et maintenant, ça a tellement porté ses fruits, les bénéfices sont reconnus, des études scientifiques sont maintenant menées, que oui, c'est une grande affondation. Mais comme tu dis, étape après étape, pas après pas.
Thierry Lecce Alors cet art de vivre, il passe par une pratique respiratoire en particulier. Olivier Roland Oui, et surtout l'enseignement d'une technique très particulière qui s'appelle le Sudarshan Kriya, qui associe le rythme, le son et le souffle.
C'est vraiment son enseignement. Thierry Lecce D'accord, alors pourquoi le souffle ? Alors, le souffle, on en parlait tout à l'heure et c'est vrai que ça peut paraître évident et des fois pour les personnes, ils n'en ont pas forcément conscience à ce point-là. C'est que le premier acte qu'on fait en venant sur cette planète, c'est quand même l'inspire.
Et que le dernier acte qu'on va faire, c'est l'expire. D'où le terme « il a expiré » ou « il a rendu l'âme ». Quel mot magnifique ! « Il a rendu l'âme ». C'est-à-dire que quand tu rends un bien, c'est qu'on te l'a donné pour un certain moment.
Exactement. Donc tu vas rendre l'âme. Le souffle, je dirais qu'il est le garant de cette vie sur terre pour cette âme. Et comment on va vivre notre vie ? La qualité de notre vie va dépendre de la qualité de notre esprit, mais la qualité de notre esprit va dépendre énormément de la qualité de notre souffle, et bien sûr de la nourriture.
Oui, les différentes nourritures. Tu veux présenter le souffle d'une manière très intéressante, comme un lien, comme un passage entre ce qu'il y a de plus physique et extérieur, et ce qu'il y a de plus subtil et intérieur.
Tu peux me le présenter parce que je trouvais ça intéressant, comme un passage. Oui, et effectivement c'est une transition. Alors, le premier acte qu'on fait, c'est qu'on va inspirer, et le dernier acte qu'on va faire, c'est expirer. Et pendant tout ce temps, ça va être inspire, expire, inspire, expire.
mais là où on n'a pas conscience, c'est que cet inspire et cet expire va varier, va changer de rythme et de schéma selon l'émotion qu'on va vivre. Oui, c'est en lien aussi avec l'activation du système nerveux sympathique ou parasympathique, du stress qui est vécu par l'ennemi.
Exactement, alors c'est vrai que quand j'ai rencontré l'art de vivre et son fondateur Cheikh Chabes Shankar, il portait vraiment son attention pour nous faire prendre conscience que nous avons sept niveaux d'existence qui sont importants, et plus on a de connaissances sur ces niveaux d'existence, Mieux on peut apprendre à vivre sur cette planète, le premier c'est le corps physique, donc le corps le plus grossier, ensuite la matière, le souffle, moins tangible, mais il est encore tangible si tu mets ta
main devant toi. Thierry Lecce Tu peux l'objectiver le souffle. Olivier Roland Voilà, tu peux le sentir. Thierry Lecce Il y a personne qui va dire je ne sais pas ce que c'est, ça n'existe pas.
Olivier Roland Ça c'est clair. Thierry Lecce Le souffle, ça on ne peut pas en discuter, ça n'existe pas. Olivier Roland D'ailleurs, celui qui veut vraiment tester, tu lui dis respire pas, et je reviens dans 10 minutes et on verra si on en reparle.
Donc le souffle et après, il y a ce que nous, on appelle en France, c'est le mental, l'esprit, mais qui est décortiqué dans le yoga ou la science traditionnelle védique beaucoup plus à travers des notions très précises.
Le mental, on le reprend, donc le troisième niveau d'existence, le mental, mais à travers les perceptions. C'est-à-dire que la première fois que je t'ai vu ou la première fois que je t'ai entendu, j'ai entendu un certain timbre de voix, donc j'ai utilisé mes sens, ma perception. La première fois que je t'ai vu, mes yeux ont été la porte d'entrée.
Mais le niveau d'existence qui m'a permis de te percevoir, c'est le mental. Et c'est ça qui est très important de comprendre. Le mental, c'est la perception des sens. C'est-à-dire que tu peux lire un livre, ça nous est tous arrivé au bout de la cinquième page, qu'est-ce que tu fais ?
Tu reviens trois pages en arrière en disant qu'est-ce que j'ai lu ? Tu vois où je suis en train de regarder ta vidéo derrière mon écran, Thierry, il parle, il parle et puis hop, mon esprit était déjà parti, mon mental n'était plus dans le moment présent et j'ai dit oh là, je reviens deux minutes avant parce qu'il a dit quelque chose, je ne l'ai pas capté.
Donc en fin de compte, le niveau d'existence qu'on appelle vraiment le mental, c'est la perception, celui qui va recevoir l'information à travers les sens.
Maintenant, tu vas traiter l'information, donc ça, c'est l'intellect. Après, j'ai mis un concept sur Thierry à travers ta voix, à travers nos échanges. Voilà, je mets Thierry dans cette case.
Si je rencontre par exemple une personne de telle ou telle façon, je mets dans une autre case ou un environnement, dans une autre case. Donc, je crée des concepts. Donc ça, c'est l'intellect.
Et l'intellect, il va discerner ce qui dure, ce qui ne dure pas, ce qui est permanent, pas permanent. Il va être d'accord, pas d'accord par rapport à ses références. Mais ses références, il les prend d'où ?
Dans le cinquième niveau d'existence qu'on appelle la mémoire. Donc, c'est tous les résultats, tous les concepts que nous nous sommes créés. D'ailleurs, toutes les associations, toutes les croyances, toutes les empreintes aussi.
Parce qu'à chaque fois que tu as vécu une émotion, que ce soit positive ou négative, non seulement l'événement s'est inscrit dans ta mémoire, mais la charge émotionnelle s'est aussi inscrite dans ta mémoire.
Et la plupart du temps, on vit à travers ces filtres. Donc, la mémoire... Des lunettes déformantes qui nous font percevoir le monde au travers d'une expérience passée. Exactement, quand je t'ai vu la première fois physiquement, Tu ne me dis pas qu'il ne laisse pas du neuf rentrer. Non, quand je t'ai vu la première fois Thierry, Non, je ne veux pas savoir.
Si, tu vas savoir parce que la première fois que je t'ai rencontré, je t'ai vu, je me suis dit tiens, il ressemble à Fred. Et Fred, c'est un Fred Ervaux, c'est un très bon ami, un très beau mec en plus et qui te ressemble en plus.
Tu sais quoi ? C'est la première personne qui m'a fait venir enseigner l'art de vivre en Côte d'Ivoire. On a eu des moments vraiment magnifiques. Ma mémoire, qu'est-ce qu'elle a fait ? Ah tiens, Thierry, Fred, même domaine.
C'était positif, donc tu me gardes sur ton bateau. C'est vrai, c'est vrai. Donc ça, c'est la mémoire. Imagine que maintenant, on va vivre à travers cette mémoire.
Si je rencontre dans un nouveau travail une personne qui ressemble à une personne qui m'a fait vivre des émotions très fortes négativement cette fois-ci, qu'est-ce que la mémoire va me dire ? Attention ! Pourquoi ?
Eh oui, parce qu'on n'a pas éliminé la charge émotionnelle négative, l'empreinte psychologique associée à l'événement. Donc maintenant le sixième niveau d'existence c'est l'ego. Oui, au-delà de cela je dirais que cette identification à le moi-moi, je-je, ce qui crée la séparation.
Donc, quand tout va bien avec lui, ça va, tu es naturel, mais quand lui prend le dessus, effectivement, tu peux rentrer dans un orgueil mal placé, tu peux te mettre des masques.
Soit le mec hyper cool, mais en fin de compte derrière ça, tu n'es pas cool, soit celui qui rigole tout le temps, mais c'est pour cacher un mal-être. Donc l'ego, lui, c'est notre bon ami quand il est bien maîtrisé, parce que sans lui, tu ne peux pas créer, sans lui, tu ne peux pas...
Thierry Samitier-Lecqueur. Si tu le tiens en laisse et que tu sais le maîtriser... Voilà, et ça c'est vraiment l'égo. Donc, je dirais que c'est notre identification à ce que nous sommes créés, la personnalité. Donc le mental, tu vois, à travers le mental, l'intellect, la mémoire et l'égo, c'est ce qu'on peut appeler l'esprit en français.
Et le septième niveau d'existence, c'est le soi, la conscience, peu importe le mot qu'on y mettra derrière. L'esprit avec un grand E. Voilà, vraiment l'esprit avec un grand E, le soi avec un grand S, peu importe ce que les gens mettront derrière.
Et ce qui est intéressant, c'est que maintenant, le souffle est venu sur cette planète et il est le garant de cette âme parce que quand on partira, c'est le dernier souffle.
Mais entre-temps, il joue le lien entre le corps physique, l'environnement et le corps plus intérieur, subtil, le mental, l'esprit. Donc à chaque fois que l'esprit change en termes d'humeur, si une personne devient plus colérique, c'est ce que tu me disais tout à l'heure, respiration beaucoup plus courte, rapide et saccadée.
Si une personne a une peur, respiration en suspens, une personne qui est triste elle expire plus qu'elle inspire et une personne qui est joyeuse, elle expire plus qu'elle expire. Donc, à chaque fois qu'on vit une émotion, notre schéma respiratoire est modifié.
À chaque fois que notre schéma respiratoire est modifié, ça engrange, ça programme dans notre système une charge émotionnelle. Donc, si ça va dans Dans un sens, le bonheur Thierry, c'est que ça va dans l'autre sens.
Thierry Roland On voit très souvent comme l'état émotionnel génère la posture, et la posture génère l'état émotionnel. Il y a des allers-retours entre les deux, et ça peut être une porte d'entrée fabuleuse quand il y a des blocages qui sont réalisés. Exactement !
Donc le but, au lieu que ce soit l'émotion qui change ton schéma et qui engrange un certain conditionnement, on fait l'inverse, c'est-à-dire à travers un protocole respiratoire associé à un certain rythme, un certain son, ce qui va se passer, on va aller déloger les charges émotionnelles qui se sont enregistrées.
Ça c'est un aspect. L'autre aspect, beaucoup plus technique, mais je pense que ça t'intéressera, c'est qu'il faut savoir qu'à chaque fois qu'une personne respire, soit elle est bloquée au niveau de l'abdomen, soit elle est bloquée au niveau du thorax, soit elle est obliquée au niveau de la respiration claviculaire. Alors que chaque partie respiratoire va prendre soin de développer une partie des poumons, basse pour la partie abdominale, médium pour la partie thoracique, et supérieure c'est la partie haute des
poumons avec la respiration claviculaire. Lorsqu'on commence à prendre la respiration yogique, la respiration complète, on va remettre notre système en place, c'est-à-dire que de 20-30 % de capacité respiratoire, on va tendre à chercher...
Thierry Leccet. Oui, mais d'une façon purement mécanique. Romain Coulon. Ah oui, là c'est vraiment l'aspect mécanique. Et puis, il faut savoir qu'on a des millions et des millions de bronchioles qui créent les bronches.
C'est bronchioles... Thierry Lecce. Je dis bronchioles, moi je dis bronchioles. Olivier Roland. Oui, c'est des bronchioles en fin de compte. Thierry Lecce. Ça fait très technique le bronchiole.
Olivier Roland. Oui, exactement, et puis c'est plus jeu. Thierry Lecce. Tu parles des bronchioles. Olivier Roland. Voilà, exactement. Thierry Lecce. On va lui pardonner.
Olivier Roland. Donc les bronchioles en fin de compte, qui constituent une dombranche, ce qui va se passer c'est qu'ils sont créés de capillaires et d'alvéoles. Donc ces alvéoles sont créées par ces petits capillaires sanguins.
Il faut savoir que même si on en a des millions, il y en a, comme on respire très mal, il y en a beaucoup qui ne sont pas actifs, qui sont inactifs. Donc il faut savoir que le sang passe à travers ses capillaires, donc ses tuyaux, il va repartir, le sang va repartir.
Donc c'est là où il peut être oxygéné et nettoyé de ses toxines. Mais comme les gens respirent à 20-30 % de leur capacité respiratoire, l'oxygénation se fait à 20-30%, pas plus, L'extirpation des toxines se fait aussi à 20-30%.
Donc le sang repart non seulement mal oxygéné, mais avec une dose énorme de toxines. Donc forcément, plus tu accumules les toxines, moins tu en enlèves, tu surcharges son système. D'où l'intérêt de faire aussi attention à son alimentation, à faire des jeûnes, comme tu l'expliques très bien, les jus, parce qu'en plus de la respiration, il y a la nourriture, le sommeil et un état positif de pensée ou la méditation.
J'aime ça, parce qu'effectivement, j'aime ces liens, parce que comme on discutait tout à l'heure, j'ai dit finalement moi, dans mes vidéos, j'espère que je fais prendre conscience aux gens que jusqu'à un certain temps, ils ont vécu en ayant l'impression qu'ils pouvaient faire n'importe quoi dans leur mode de vie, que ça n'avait pas de conséquences.
On te le dit souvent, des fois quand tu tombes malade et puis tu demandes à un médecin ou un spécialiste, tu te dis est-ce que je dois changer mon régime ? Non, non, non, c'est bon, continue. Et puis un jour tu te dis non, en fait il y a des règles et ces règles elles sont bonnes, donc si je les suis, je vais mieux.
Et ce que je trouve intéressant c'est que ces règles on peut les trouver sur le plan alimentaire, on peut les trouver sur le plan du rythme de vie, du sommeil, du repos, et on peut les trouver aussi sur le plan du rythme respiratoire et du type de respiration, et c'est vraiment cette plus-value que tu apportes.
Et que ces règles-là elles existent dans le monde spirituel aussi, et que le souffle se situe un petit peu à l'interface entre les deux. Exactement, c'est un passeur comme tu disais, c'est un passeur.
Thierry Laleu C'est tangible, mais ça va aussi jouer sur le monde émotionnel qui lui est beaucoup moins tangible. Donc on est à cette frontière ténue, et parce que tu proposes de prendre conscience de ces règles respiratoires qui si on ne les intègre pas ne nous permet pas aussi d'épurer ce rôle de détoxification et de nettoyage du sang se fait en termes de détoxification et de nettoyage aussi émotionnel.
Thierry Lecce. Bien sûr, oui, parce que ça sera flagrant tout de suite, et c'est vrai combiné avec nos approches différentes, alors là pour les gens ils vont vivre une semaine, je pense à la croisière mais magnifique, ça c'est vraiment splendide.
Thierry Lecce. Le but est d'apporter une vision complète de toutes ces règles de fonctionnement. Thierry Lecce. C'est parfait, alors j'ai bien aimé ce que tu disais, parce que tu disais à un moment donné je vais voir mon docteur, il dit ok je ne change pas de régime, mais en fin de compte les gens se rendent compte qu'à un moment donné ils arrivent à la limite de ce que le corps peut contenir.
Et je donne toujours l'image dans les stages que j'anime, je donne toujours l'image de notre cuisine et dans notre cuisine il y a toujours un espace pour garder la poubelle, pour les déchets.
Et comment ça se passe ? C'est simple, tu as des déchets, tu les mets dans ta poubelle, quand elle est remplie, tu la sors. Mais là, imagine que j'ai rempli ma poubelle et je vais la sortir, Mais je ne sais pas pour quelle lubie Thierry, je dis tiens aujourd'hui dans la grosse benne en fin de compte, je vais mettre, ah oui, je ne sors que simplement 30 % de cette poubelle. Donc je reviens avec 70 % de ces déchets encore restés dans cette
poubelle que je remets dans ma cuisine. Alors bien sûr, le temps pour la remplir est beaucoup plus rétréci maintenant, mais j'ai trouvé une solution Thierry, je vais changer ma poubelle, j'en mets une plus grosse Et je continue le va-et-vient, mais j'en élimine que 30 % à chaque fois.
Et à un moment donné, cette poubelle va remplir ma cuisine, et là je prendrai vraiment conscience que je ne peux pas aller plus loin. Et c'est exactement ce qui se passe avec un corps physique.
Quand tu arrives dans les grosses maladies, quand tu arrives dans les grosses déprimes, quand tu arrives à un mal-être qui est énorme, le message est clair, c'est que ta poubelle est remplie au point où ton corps ne peut plus gérer.
Thierry Samitier-Richard « Et alors j'ai rajouté une petite subtilité si tu permets, Thierry Leclerc dans une histoire, c'est que ta poubelle dont tu ramènes les 70 %, le lendemain les 70 % qui sont restés, mais automatiquement ils vont avoir à tirer des mouches, des petits parasites, des vermines, des microbes.
Et là, tu vas aller consulter un spécialiste et qu'est-ce qu'il va te dire ? Il va te dire attendez, j'ai un antimicrobien pour vous. Alors que la solution c'est de dire maintenant tu as ramené 70 % de ta poubelle, il faudrait la sortir, non, lui il va te vendre un antimicrobien mais qui ne va servir à rien puisque si tu ramènes chaque jour 70 % il te faudra à chaque fois davantage d'antimicrobiens.
Tu ne vas pas jouer sur le terrain, tu vas jouer sur le symptôme, la poubelle c'est un symptôme, l'accumulation de déchets c'est un symptôme. A.C.L. Si tu m'autorises je reprendrai ça maintenant pour mes stages.
T.L. Il n'y a pas de copyright. Alors, moi ce qui m'intéresse aussi beaucoup dans notre rencontre c'est que ta fondation, enfin ta fondation, A.C.L. Non, ce n'est pas la mienne.
T.L. La fondation dont tu fais partie, que tu représentes, à délibérément une pratique par le souffle pour permettre aux gens de mieux explorer leurs émotions, et ça, elle va le confronter à des situations parfois difficiles.
Tu parles de programmes dans les prisons, ce n'est pas de la théorie pour personne qui veut faire du développement personnel, c'est quelque chose de pratique que vous allez confronter à la réalité, la réalité parfois la plus dure, et ça, ça m'a beaucoup touché.
Vous avez un programme social, si ce monde n'a plus grande valeur maintenant, Là vous lui redonnez de sa noblesse, vous avez un programme pour aller là où il y a vraiment de la douleur et de la difficulté pour amener de la paix au travers de ce travail sur les émotions par la respiration.
Thierry Leccet. D'ailleurs j'ai une très bonne nouvelle, j'ai reçu un email d'un ami qui s'appelle Patrick, que je vais rejoindre justement en fin de semaine parce que j'ai un concert et un stage, et il m'a annoncé que la prison des baumettes avait accepté notre programme.
Thierry Leccet. Excellent ! Donc ce sera le deuxième projet dans les baumettes, et Dieu sait que les Beaumètes ce n'est pas forcément le quartier dur. Et puis oui, on enseigne à Florimé Rogis, j'ai enseigné beaucoup à la prison du Réau.
Alors, en fin de compte, là où il y a l'humain, on fonctionnera toujours pareil. Ce n'est pas parce qu'une personne qui est en prison, ce n'est pas un humain, ce n'est pas une personne qui a ces mêmes problématiques.
En plus, dans son contexte, le sommeil est très rare, l'agressivité entre détenus est très présente. Donc l'émotion et le stress. L'émotion est juste à son top. Et c'est vrai que quand tu amènes ces techniques de respiration, de méditation et que tu as une personne en face de toi et quand tu connais son dossier et que tu sais que c'est un dossier blindé, il vient te voir en disant merci, merci, pour la première fois je me reconsidère comme un homme.
Déjà c'est un beau cadeau. Mais en plus quand il te dit j'ai pu dormir sans avoir peur, ça c'est un deuxième cadeau. Et après quand tu sors de la cellule, que tu lui dis au revoir et que tu rencontres 2-3 gardes et qu'il dit mais qu'est-ce que vous faites avec ces gens-là ? Nos relations se sont beaucoup plus améliorées et avec un tel ou un tel on a beaucoup moins de conflits.
Et là tu dis waouh ! Tu as contribué à ta petite échelle parce que c'est une petite échelle qu'on vient de détenu, mais dans le monde entier quand même on a touché plus de 240 000 détenus dans des zones très difficiles.
De toute façon une seule âme sauvée ça vaut tout le monde. Donc 240 000 c'est excellent. Oui, il y a encore du travail mais... Mais tu vois, je trouve ça vraiment très intéressant, tu m'as permis de voir lors de notre échange vraiment à quel point le souffle pouvait aider à ce nettoyage émotionnel finalement, toutes ces émotions qui sont parfois enquistées et qui perturbe notre fonctionnement tout autant que les toxines physiques et les déchets qui pourraient s'accumuler dans le corps.
Et ça va très loin parce que tu vois, je me souviens, il s'appelait Dominique, il était venu me voir à la fin de la séance et il m'a dit Thierry, j'aurais envie maintenant Stéphane d'une chose, d'avoir les parents de ma victime en face de moi et de leur demander pardon.
Thierry Roland Donc il avait accédé, il avait accès à cette forme de repentance on peut dire d'une certaine manière. Oui, parce qu'une fois que tu commences à décharger ton système, tu t'aperçois qu'en fin de compte ce qui était pur de ton esprit va ressurgir.
Donc forcément la compassion, l'altruisme, prendre soin, l'amour... Thierry Lecce Parce que chacun de nous a la présence de Dieu en lui. Tout ça c'est déjà présent, c'est simplement, on parle des péchés, moi je parle beaucoup plus des distorsions de l'amour. Thierry Lecce Au sens étymologique, ça veut dire rater la cible.
Oui, voilà exactement. Donc il y a tout un contenu là aussi traditionnel qui a été mis dessus, qui n'est pas forcément adapté, mais pêcher c'est rater la cible, c'est rater le juste point.
Thierry Lafontaine. Exactement, c'est pour ça que je les appelle les distorsions de l'amour. C'est-à-dire que des fois tu sais quand tu fais chauffer l'amour, ça devient de la colère quand tu le fais, voilà il caramélise, après tu peux le mettre au frigidaire et puis ça devient la haine.
Donc c'est vrai qu'il y a des distorsions comme ça de notre amour qui fait que le mode de vie qu'on a choisi de vivre va avoir un impact sur comment on va rétribuer ou avoir la relation avec l'autre, et avec soi-même bien sûr.
Thierry Coulon-Rechercheur Stéphane, je te remercie pour ce temps que tu m'as fait s'accepter. Stéphane Coulon-Rechercheur Thierry, c'est moi qui te remercie. Thierry Coulon-Rechercheur Et je suis d'autant plus content parce qu'en octobre prochain on va être sur cette croisière ensemble, et c'est amusant parce qu'avec Patrick Fontaine on va un peu représenter ces trois dimensions.
moi qui vais essayer de transmettre en bon gourou que je suis, les lois fondamentales qui régissent le fonctionnement du corps physique, toi qui va faire le passeur par le souffle entre le corps physique et la partie plus spirituelle, Patrick Fontaine qui dans une approche je dirais totalement non religieuse et dégagée de tout ce carcan historique va nous permettre d'explorer aussi tous ces principes spirituels qui nous assurent la prospérité et la joie.
Thierry Laleu Et oui. Thierry Laleu Et donc à nous trois je crois que ça va faire un joli petit mélange. Thierry Laleu Je pense oui. Thierry Laleu En tout cas j'étais ravi de te rencontrer Stéphane.
Thierry Laleu C'était un plaisir Thierry. Thierry Laleu J'espère qu'on aura l'occasion, j'aimerais bien pouvoir à l'occasion, et là je te fais une demande et puis devant la caméra tu es un peu pressé, j'aimerais bien à l'occasion pouvoir venir vous suivre sur des programmes sociaux, Thierry Laleu Oui.
Thierry Laleu Pour voir vraiment des individus se transformer par le fait de toucher leurs émotions, ça m'intéresserait vraiment. Thierry Salamé Il y a un projet où je te vois vraiment venir nous accompagner aussi, puis apporter aussi ta touche comme on dit, c'est le programme d'insertion des jeunes à l'emploi, là où vraiment pareil, des jeunes qui viennent des quartiers très difficiles et voir la transformation et en plus leur donner des règles alimentaires de bon sens comme tu le fais, je pense que ça serait un super atout
pour eux aussi. Thierry Salamé Ok, et le rendez-vous ? Thierry Salamé Donc on prend rendez-vous alors. Thierry Salamé Ça marche, merci Thierry. Merci.
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