La physiologie du stress première partie
Cette vidéo pose les bases physiologiques du stress en partant d’une distinction souvent ignorée : ce n’est pas le stress que vous subissez, mais bien l’agent stresseur qui déclenche une réaction. Cette réaction, elle, est toujours la même dans l’organisme, qu’il s’agisse d’un prédateur ou d’une pression professionnelle chronique. C’est ce mécanisme universel que Thierry détaille ici.
Le cœur du sujet porte sur deux hormones sécrétées par les glandes surrénales : l’adrénaline et le cortisol. L’adrénaline élève la pression artérielle, mobilise les réserves de glycogène et suspend la digestion. Le cortisol va plus loin en induisant la lipolyse, c’est-à-dire la destruction des graisses pour produire de l’énergie, et en installant une résistance à l’insuline. Résultat : en situation de stress, l’organisme refuse littéralement de se nourrir.
Thierry s’appuie sur les travaux d’Henri Laborit et sa théorie de l’inhibition de l’action pour expliquer un phénomène moins connu : lorsqu’on est empêché de fuir ou d’agir face à un agent stresseur, l’organisme finit par intégrer ce mode de fonctionnement comme une norme. Même après la disparition du stresseur, le corps continue à sécréter cortisol et adrénaline, avec des conséquences durables sur la digestion, le poids et l’immunité.
La liste des effets d’un cortisol chroniquement élevé est longue : troubles digestifs, perte de poids, ostéoporose, perturbations hormonales, résistance à l’insuline pouvant évoluer vers un diabète de type 2, hypercholestérolémie, affaiblissement immunitaire et risque infectieux accru. Thierry conclut sur une idée centrale : réformer son alimentation sans s’attaquer aux agents stressants revient à traiter les conséquences en ignorant les causes. La suite, avec le système calme-contact, fera l’objet de la prochaine vidéo.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Introduction et définition de l’agent stresseurThierry distingue l’agent stresseur de la réaction de stress et explique pourquoi la réponse physiologique est identique quelle que soit la nature du déclencheur.
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2:12Adrénaline, cortisol et glandes surrénalesPrésentation des deux hormones centrales du stress et du rôle clé des glandes surrénales dans leur sécrétion.
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4:23Glycogénolyse, lipolyse et mobilisation d’énergieLe cortisol et l’adrénaline brûlent les réserves de glycogène et de graisses pour fournir une énergie immédiate au système lutte ou fuite.
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6:34Digestion suspendue et résistance à l’insulineThierry explique pourquoi l’organisme sous stress bloque toute assimilation nutritive et installe une résistance à l’insuline.
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10:58Le stress ponctuel devenu chroniqueCe qui était une réaction d’urgence adaptée à des dangers ponctuels devient un état permanent dans nos modes de vie modernes, avec des effets physiologiques cumulatifs.
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13:10L’inhibition de l’action selon Henri LaboritLes expériences de Laborit sur des rats montrent que l’impossibilité d’agir face à un stresseur amplifie la réaction et finit par la rendre autonome.
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15:22Quand supprimer le stresseur ne suffit plusThierry illustre comment un organisme conditionné par une inhibition prolongée continue à sécréter cortisol et adrénaline même après la disparition du stress initial.
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19:47L’exemple des canards et l’évacuation de la tensionUne anecdote sur deux canards en conflit illustre ce que signifie ne pas inhiber l’action et évacuer complètement la tension accumulée.
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21:58Catalogue des effets du cortisol chroniqueListe détaillée des pathologies associées à un cortisol durablement élevé, des troubles hormonaux aux risques cardiovasculaires et métaboliques.
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24:09Alimentation et stress : ce qu’il faut traiter en premierThierry conclut que réformer son alimentation sans réduire les agents stressants est insuffisant, et annonce le système calme-contact pour la prochaine vidéo.
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Transcription de la vidéo
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Bonjour, ravi de vous retrouver avec les vidéos de vivre cru. Je l'avais parlé depuis quelques temps déjà mais j'ai fait tout un travail, j'ai été très aidé par nombre de personnes et particulièrement par une amie dans un travail sur la physiologie du stress.
C'est même elle qui m'a orienté dans cette direction dès le départ et je la remercie, je la félicite aussi pour son travail extraordinaire et je tenais à partager avec vous alors ça va ça va certainement prendre plusieurs vidéos parce qu'on va aborder plusieurs aspects vous allez voir à quel point finalement cette dimension du stress dans nos vies et sur nos physiologies peut être extraordinaire pour comprendre énormément des phénomènes qui se passent et que nous ne comprenons pas au niveau de nos corps au niveau des digestions au niveau des de
processus physiologiques qui se passent en nous. Donc on rentre directement dans le vif du sujet. Qu'est ce que c'est déjà qu'on appelle un stress ? Parce qu'on dit finalement, déjà une petite définition, on dit voilà j'ai subi un stress.
En fait c'est faux. En définition il y a un agent stresseur, donc c'est un élément qui va venir apporter un agent stresseur et le corps réagit par ce qu'on appelle le stress. Et le stress est commun, c'est une réaction commune quelle que soit l'agent stresseur.
Et c'est ça qui va être très très important. C'est à dire qu'il va y avoir différents agents stresseurs mais la réponse du corps va être unique. C'est une réaction qu'on appelle... c'est le système...
il y a deux systèmes qui s'opposent un peu dans le corps. Il y a un système qu'on appelle le système lutofuite qui va être principalement axé sur deux hormones que sont l'adrénaline et le cortisol on va y revenir, et un système qui va être plutôt le système calme contact qui correspond donc à l'absence de stress et à la relaxation qui sera bien basé sur une hormone qu'on appelle l'ocytocine, et on viendra sur l'ocytocine beaucoup plus tard.
Donc quand il y a un agent stresseur et bien la réaction du corps va être un stress et si la réaction de stress elle est commune et c'est important parce que finalement on se rend compte que quel que soit l'agent stresseur qu'il soit physique ou psychologique et bien cela revient au même du point de vue physiologique un agent stresseur quel qu'il soit va amener le même type de réponse donc c'est en ce sens là qu'on peut comprendre que que dans notre vie moderne finalement, tous les agents stresseurs de type psychologique, les souffrances au travail,
les pressions exercées et ainsi de suite, ont les mêmes effets que pourraient avoir des agents stresseurs dans d'autres environnements, par exemple l'apparition d'un animal sauvage ou un danger imminent. Et comment réagit le corps ?
Alors on va faire ça assez simplement, je vous ai dit c'est lié principalement à deux hormones principalement l'adrénaline et le cortisol. Alors l'adrénaline comme le cortisol sont sécrétés dans les glandes surrénales dont hyper importance des glandes surrénales.
L'adrénaline est aussi présente au niveau du cortex cérébral et donc elle est sécrétée dans le cortex cérébral mais l'adrénaline qui est en action dans le corps dans la réaction de stress et celle donc qui n'est pas un neuromédiateur mais qui est une hormone est sécrétée dans les glandes surrénales et je vous ai déjà dit à quel point la santé de nos glandes est essentielle.
Il n'y a pas de santé des organes, sans santé de nos glandes on y reviendra mais c'est vraiment en amont des organes même qu'il faut s'intéresser aux glandes. Donc tout cela ça vient de deux parties différentes des glandes surrénales, donc des glandes qui sont situées juste au dessus des reins et c'est pour ça qu'on les appelle surrénales.
D'ailleurs, dans l'adrénaline, on retrouve la racine Rhin, présente dans l'adrénaline. Et donc, l'adrénaline, alors j'ai pris quelques notes quand même, je ne vous cache pas que j'ai pris quelques notes. Les fuites de l'adrénaline.
Alors, élévation de la dégradation du glycogène en glucose dans les muscles et le foie, et renforcement de l'utilisation du glucose par le cerveau. C'est quelque chose qu'on va trouver à la fois dans l'adrénaline et dans le cortisol.
C'est finalement une accélération de la glycogénolise, c'est-à-dire qu'on brûle nos stocks de glycogène. Pour quelle raison ? Simplement parce qu'on a besoin d'un afflux d'énergie momentané. D'autre part, qu'est-ce que va faire l'adrénaline ? Élévation de la pression artérielle, élévation du rythme cardiaque principalement.
D'autres effets ne vont pas nous intéresser particulièrement mais il y a des relâchements de ce qu'on appelle les muscles lisses donc pour éviter la mixtion, pour éviter d'avoir besoin d'uriner. Et tout ça vous voyez c'est très adapté dans le cadre d'un stress physique.
C'est-à-dire que quand un animal surgissait devant nous et présentait un danger, eh bien il s'agit de ne pas avoir envie d'uriner, il s'agit d'avoir des réserves d'énergie disponibles immédiatement, et c'est ce que cela fait.
Le cortisol va beaucoup plus loin. Non seulement le cortisol a un effet favorise la glycogénolise, donc favorise la destruction des réserves de glycogène en sucre, de manière à avoir une réserve de sucre suffisante, mais surtout le cortisol va permettre aussi, va favoriser et même va induire très fortement ce qu'on appelle la lipolyse.
Donc la lipolyse c'est la destruction des graisses, le catabolisme des graisses de l'organisme pour produire des sucres afin que le corps puisse avoir un apport d'énergie suffisant. Donc pour le cortisol lipolyse, donc destruction des stocks de graisses de de l'organisme, globalement effet catabolisant, c'est-à-dire qu'on consomme toutes les réserves de l'organisme pour permettre au corps d'avoir une énergie disponible sous forme de suple rapidement.
Et ce faisant, il y a aussi un phénomène qui est assez surprenant, c'est que... Enfin, assez surprenant, non, il ne devrait pas l'être, tous les phénomènes de digestion et d'assimilation sont minorés, voire quasiment ils sont nuls et ça c'est surtout l'action de l'adrénaline qui va faire en sorte que la digestion et l'assimilation n'ont plus lieu tout simplement et le cortisol lui il va induire ce qu'on appelle une résistance à l'insuline c'est à dire que finalement
l'insuline ne pourra pas jouer son rôle au niveau du sang parce que le corps se nourrit directement finalement à partir de la lipolyse et de la glycogénolise et qu'il n'a pas besoin d'apport de sucre extérieur. Donc les effets du cortisol et de l'adrénaline sur la nutrition sont majeurs.
C'est radicalement une résistance totale à la nutrition qui se met en place. On aurait beau apporter de l'aliment à un organisme en situation sous l'effet d'un agent stressant, l'organisme ne va pas le prendre. Et on comprend bien pourquoi, parce que dans la nature, finalement, quand un agent stressant, quand un facteur de stress, d'agression apparaissait, l'important était de rentrer dans le système lutte ou fuite, et qu'il n'y avait pas lieu de commencer à manger des fruits à l'arbre le plus proche,
mais à d'étaler le plus rapidement possible pour sauver sa peau. Le cortisol a aussi un effet qui va être très intéressant, c'est qu'il a un effet suppression de l'effet anti-inflammatoire c'est à dire qu'il va permettre de minorer la réaction du système immunitaire à toute forme d'agression il va permettre à ce que le corps tolère une blessure sans réagir à ce que le corps ne dépense pas d'énergie via le système immunitaire pour réagir à une blessure ponctuelle Là aussi ça se comprend, nous sommes blessés mais nous devons nous
enfuir et bien l'important ce n'est pas de dépenser de l'énergie pour réparer cette blessure, ça viendra plus tard, mais l'important c'est d'avoir de l'énergie disponible pour s'enfuir. Donc ça c'était un tableau global de l'action de l'adrénaline et du cortisol qui correspond finalement aux réactions du corps, il y a de nombreuses réactions du corps, mais les deux sur lesquelles on peut vraiment attirer notre attention en situation de soumission à un agent stressant et en réaction de stress, c'est cette résistance à la nutrition
globale et cette sous-réaction du système immunitaire. Donc résistance à la nutrition et catabolisme qui va de pair. Comme je vous l'avais dit, il n'y a pas de différence pour l'organisme entre agents stressants.
C'est-à-dire que quels qu'ils soient, les agents stressants vont enduire la même réaction qu'on appelle le stress. Donc la mise en place du système lutofuite qui est bien axé sur le cortisol et l'adrénaline.
Or, ces agents stressants, quand l'homme vivait dans la forêt, ils étaient ponctuels. Ils survenaient de façon totalement aléatoire de temps en temps et l'organisme était mobilisé.
il ne durait pas très longtemps parce que c'était rapidement vu, soit on arrivait à s'enfuir, soit on était mort et on était mangé. Et les choses fonctionnaient très très bien ainsi et la physiologie s'est bâtie pendant des millions d'années par rapport excusez-moi, par rapport à cette nécessité.
Mais les choses ont bien changé et comme je vous l'ai dit, toute forme d'agent stressant donne la même réaction dans l'organisme. C'est vraiment très très important et c'est au début on a du mal à sans convaincre.
Maintenant, les agents stressants, ils sont plutôt d'ordre psychologique. On va parler de souffrance au travail, on va parler de pression qui est exercée sur un individu, toutes les formes finalement d'agents stressants liées à la vie moderne que nous avons construite.
Et ces agents-là, quelle est leur principale caractéristique ? C'est que souvent ils sont quotidiens, c'est que souvent ils sont continus et ils sont même entretenus par le mental.
Et alors là, la problématique devient tout autre, parce qu'une réaction qui était normale et saine pour l'organisme, c'est-à-dire mise en place du système ultrafluide, utilisation du cortisol et de la rétinaline, finalement pour mobiliser les réserves énergétiques du système, ce système qui devait être ponctuel et donc répondre parfaitement aux besoins de l'organisme, il va devenir non pas ponctuel, mais quotidien, et cet effet de catabolisme et de résistance à la nutrition va s'installer de manière quotidienne.
Et ce qui est encore plus intéressant, c'est que plus que ça, c'est que l'agent stresseur, tant qu'il reste, on va dire, on peut essayer de le supprimer, c'est-à-dire par exemple changer de travail.
Si la souffrance est un stress au travail, on va dire on va changer de travail. Et bien il y a eu des expériences très intéressantes qui ont été faites par Henri Dabori. Je vais essayer de retrouver parce que j'avais pris des notes.
Voilà, je suis là. C'était une interview C'était une interview d'Henri Labourie. Alors, attendez, je ne suis pas à la bonne page encore. Voilà. Voilà, ça y est.
Donc, ce qui est vraiment très très intéressant, c'est que si Henri Labouy a fait une expérience, et pour arriver à la théorie de l'inhibition de l'action, c'est-à-dire que s'il soumet des rats, alors je suis d'accord avec vous, c'est le genre d'expérimentation qui me fait froid dans le dos, mais bon, passons, elle a été faite, donc autant en tirer les...
enfin, passons, non, ne passons pas, mais elle a été faite, et bon voilà, j'utilise les conséquences qui ont été tirées de cette...
de ce type d'expérience. Henri Lavorie avait pris des rats qui soumitaient à un stress, à un agent stressant. Pas un stress, mais un agent stressant.
Vous voyez, moi aussi je me fais avoir. Et il s'est rendu compte de deux choses. C'est qu'il y a une différence notable dans le fait de permettre aux rats d'avoir une action par lui-même pour fuir cet agent stressant ou pas.
Et que c'est vraiment l'inhibition de l'action, c'est-à-dire l'empêchement de l'action, qui crée le pic de réaction de stress dans l'organisme. Mais surtout que l'inhibition de l'action va amener l'organisme à avoir un phénomène d'adaptation qui va être une appréhension de l'agent stressant.
C'est-à-dire que si le rat était soumis à un agent stressant pendant 15 jours par exemple, le corps s'adaptait et appréhendait l'arrivée de cet agent stressant chaque jour en rentrant dans un système lutofoïque a priori et que finalement si cet agent stressant a été supprimé et bien le rat continuait à avoir le même type de fonctionnement c'est à dire sécrétion pour l'individu ça sera sécrétion de cortisol, sécrétion d'adrénaline et ainsi de suite résistance à la nutrition sous réaction du système immunitaire Vous
comprenez bien que dans le mode de vie où nous sommes soumis souvent pendant de longues périodes à des agents stressants, ce qui va être particulièrement dangereux c'est que l'on aura beau supprimer ces agents stressants, par exemple en changeant de travail, dans la mesure où pendant un temps nous aurons été empêchés finalement d'avoir une action positive sur cet agent stressant en le fuyant et bien on va on va continuer à maintenir le système du cortisol et de l'adrénaline bien qu'on sera au repos.
Qu'est ce que ça donne ? par exemple un individu est au travail et il subit par exemple la moquerie ou la pression d'un supérieur hiérarchique Il l'a subi pendant 3 semaines, pendant 1 mois, pendant 2 mois, et il est coincé dans cette situation.
Donc, agence récente, le petit chef, réaction de l'organisme, stress, sécrétion de cortisol et d'adrénaline en continu, l'individu s'épuise, l'individu, sa femme, de l'intérieur, il consomme ses propres ressources, il va perdre du poids, il va s'affaiblir.
J'ai oublié de dire aussi que le cortisol et l'adrénaline avaient une action anorexique, anorexifiante, je ne vais pas trouver le terme, mais anorexigène peut-être. Mais en tout cas, il va produire une réaction anorexique chez l'individu qui ne va plus s'alimenter.
Cet individu, au bout de trois mois, finalement, réalise par l'intermédiaire d'un proche qu'il faut qu'il abandonne ce travail, qu'il parte de ce travail. et il va se retrouver chez lui, enfin relaxé, libéré de ce travail.
Et pourtant, il va avoir beau continuer à prendre du temps pour lui, pour se nourrir, rien ne va y faire, il va continuer à perdre du poids, à digérer très très mal, à ne pas réussir à tomber malade pour un oui ou pour un non parce que son système immunitaire ne réagira pas.
Et cela, pour quelle raison ? parce que pendant un certain temps il y a eu une inhibition de l'action suffisante de manière à ce que l'organisme intègre comme un fonctionnement le fait que ce stress est récurrent.
Et donc je lisais une interview d'Henri Labouri à Radio-Canada et il dit l'inhibition de l'action aboudit donc à la libération de cortisone dans l'organisme ce qui explique que toute pathologie dépend de l'inhibertion de l'action.
Le cortisol détruit le système immunitaire et sans système immunitaire, je cite les mots d'Henri Daboury, sans système immunitaire vous faites des maladies infectieuses, une évolution cancéreuse est tout à fait possible, on retient l'eau, les sels, le système vasculaire rétrécit avec une masse hydrique et de sang qui est augmentée, vous avez des hypertensions, des hémorragies cérébrales, des infarctus. La cortisone, donc issue du cortisol,
provoquent des ulcères d'estomac. Donc toute pathologie infectieuse, tumorale, cancéreuse m'apparaît de plus en plus dépendante de l'inhibition de l'action, c'est-à-dire l'empêchement à réagir par soi-même à un agent stressant qui apparaît.
Or c'est quelque chose qui est très commun dans nos modes de vie. Je pense que nombre d'entre nous, nous sommes confrontés à des phénomènes de type... bon alors ça se traduit au départ par des phénomènes de type digestif, ça peut se traduire aussi par de la perte de poids, ça peut se traduire avant tout par une baisse du système immunitaire, et on ne comprend pas, on a beau changer les choses, il n'y a pas de réelle évolution, parce qu'en fait il ne s'agit pas de
supprimer l'agent stressant. Si l'agent stressant s'est maintenu pendant trop longtemps, et bien le système est lancé dans une logique. Alors, ne vous inquiétez pas, il y a un moyen de sortir de cette boucle.
Ce sera l'objet de la prochaine vidéo. Ce sera le système calme-contact. Pour l'instant, on va continuer à explorer un petit peu toutes les conséquences de ce système lutte et fuite. Je cite toujours Henri Laborit, « Nos systèmes nerveux seraient programmés pour agir dans le sens qui nous permettent de satisfaire nos besoins acquis afin de maintenir notre structure.
Si la stratégie mise en oeuvre est efficace pour la conservation du bien-être, elle sera mémorisée et reproduite en cas de besoin. C'est ce que je vous dis. Soumis à un agent stressant, si la réponse lutte ou fuite est adaptée pour minorer la souffrance, on va l'intégrer complètement dans notre structure et rentrer dans ce type de fonctionnement.
C'est là où ça devient extrêmement délétère. Et je me souviens d'une remarque que faisait Eckhart Tolle, qui était vraiment assez extraordinaire, sur les relations entre individus. Il disait, voilà, vous prenez deux personnes, deux personnes au petit matin qui se croisent, il va y avoir une altercation entre les deux, il va y avoir des mots qui vont voler, ça va monter haut, et puis chacune va partir en bougonnant, et pendant toute la journée elle va garder en elle et ça va tourner,
le ressentiment contre l'autre, et ainsi de suite. Et ça tourne, et ça tourne, et là on est en pleine inhibition de l'action face à un élément stressant.
On se sent coincé, on est coincé, ça tourne en boucle dans notre cerveau, c'est un cas typique. Et un jour, il se retrouve sur un banc et il observe deux canards. Et il y a deux canards mâles qui vont l'un vers l'autre, qui nagent l'un vers l'autre.
Visiblement ils sont en rivalité pour le contrôle de la mare et ils se font ce qu'on appelle littéralement une prise de bec. C'est à dire qu'ils commencent à se battre à coups de bec. Ils se battent, ils se battent, ils se battent et puis il y en a un finalement qui recule.
Et là les deux canards partent à l'opposé l'un de l'autre. Ils font quelques mètres et au bout de quelques mètres, chacun d'entre eux se lève un petit peu au-dessus de l'eau sur sa croupe et commence à battre des ailes, en battant des ailes, tout cela pour laisser sortir toute la tension accumulée. Et puis ensuite, ils repartent en frétillant la queue et tout est terminé.
Ils ont complètement évacué. Il n'y a pas eu d'inhibition de l'action parce que le canard a permis de laisser sortir la chose, il s'est senti maître de la situation, une chose que nous ne vivons pas.
Je voulais revenir aussi sur l'action du cortisone parce que j'avais des informations, excusez-moi si j'avais oublié de les mentionner précédemment, mais pour savoir si une personne est un petit peu prisonnière de ces systèmes lutte ou fuite, donc de cette inhibition de l'action qui conduit finalement à être enfermée dans une boucle de catabolisme qui conduit à la destruction du corps et des tissus.
Quels sont finalement les symptômes courants, la physionomie courante ? Qu'est-ce qu'on voit apparaître chez un individu qui est dans cette logique là ? Alors je lis très important surcharge adipeuse faciotronculaire associée à une atrophie et donc une faiblesse musculaire.
Qu'est ce que ça veut dire globalement ? Des gens qui ont des bras maigres, des jambes maigres et un petit peu de graisse au niveau du tronc particulièrement et ou du visage. Moi, par exemple, je me reconnais exactement dans ce cas-là.
C'est-à-dire que... Mais ce n'est pas étonnant, on va revenir ensuite par la suite. Je continue. Atrophie cutanée, ride, vergeture, perturbation des menstruations, hypofertilité tant masculine que féminine, trouble de la libido.
C'est très fréquent dans les courriers que je reçois. Atteintes vasculaires et hématologiques, Erythrose, Échymose, Hypertension artérielle, Atteintes décoronaires, Arthérosclérose, Athérome, Ostéoporose douloureuse due au catabolisme par le cortisone, Troubles psychiatriques, Troubles du sommeil, Excitation aboutissant parfois à une dépression grave, 1.
Infection, par affaiblissement de l'immunité, développement cancéreux. 2. Signes biologiques, troubles de la tolérance au glucose, résistance à l'insuline installée, pouvant aller jusqu'au diabète de type 2, hypertriglycéridémie, hypercholestérolémie, syndrome inflammatoire, etc. Le stress est un syndrome non spécifique quel que soit le stresseur.
On s'attend donc à trouver les mêmes symptômes lorsque le déclencheur est psychique ou plus précisément en ce qui concerne l'humain, psychosocial. Voilà, c'était les conclusions, là encore, de Henri Laborit.
Donc pourquoi est-ce que je vous ai dit, par exemple, que je me retrouvais exactement dans cette définition ? Eh bien, dans les mois qui ont précédé, j'ai eu plusieurs opérations majeures de la mâchoire, des opérations très très lourdes qui ont nécessité plusieurs heures de blocs opératoires.
agent, stresseur, manifeste. Et, pardon, excusez-moi, je vérifie que ça enregistre toujours. Oui, ça enregistre toujours. Et bien, il n'est pas étonnant que je me retrouve exactement dans ce tabou.
Donc, toute forme de stress psychique, psychologique, psychosocial, physique ou physiologique va induire ce type de réaction dans le corps. Donc je rencontre de plus en plus de personnes qui me contactent qui me disent je n'arrive pas à digérer, je n'arrive pas à assimiler mais arrêtons peut-être de nous intéresser uniquement à ce que l'on fait rentrer dans notre bouche.
Il y a bien d'autres éléments en amont qu'il faudrait considérer et la prépondérance des agents stressants dans notre vie en est une. Je dirais même qu'il est presque vain d'essayer de réformer son alimentation si on ne commence pas à réformer son mode de vie. Vous l'avez vu, ces vidéos elles s'appellent vivre cru.
Vivre cru, c'est pas pour rien. C'est parce que c'est pas simplement manger. J'ai pas appelé ça manger cru parce que ça m'aurait paru extrêmement limitatif et ça serait se moquer de tout le monde. Il s'agit avant tout de vivre, vivre cru. Donc de rétablir les conditions normales dans lesquelles l'organisme peut fonctionner normalement.
Donc plutôt que d'aller chercher des enzymes, je ne sais pas où, dans des petites boîtes à pilules pour mieux digérer, réduire les agents stressants et surtout sortir de cette boucle du système lutofuite.
Et sortir comment ? Et bien en induisant le corps, en poussant le corps dans l'autre système qui est le système calme-contact. Le système calme-contact c'est le système que l'on va explorer la prochaine fois et qui me permettra de vous montrer combien nous avons absolument, physiologiquement, nous sommes programmés pour avoir besoin les uns des autres.
Nous ne pouvons pas fonctionner physiologiquement de manière adaptée en étant tout seul. C'est la magie de la création. La magie de la création, c'est qu'elle a fait que nous sommes totalement dépendants les uns des autres.
Ce sont des mots qui me réjouissent, je vous l'avoue. Je vous souhaite une très très belle journée. J'espère que cette première partie de présentation vous aura été utile. Je vais revenir, je vais détailler, on va y passer pas mal de temps, ne vous inquiétez pas.
J'attends aussi vos questions, vos réactions. Si ces vidéos vous paraissent pertinentes, merci de les partager et à très bientôt avec les vidéos de vivre cru.
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