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La manipulation de "la Fabrique du mensonge" : Constance témoigne

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L'équipe RGNR
220 vues • Publiée le 14/03/2021

Dimanche soir, la chaîne 35 diffuse un documentaire intitulé “La Fabrique du mensonge” qui présente Thierry comme un gourou sectaire mettant en danger la vie d’autrui. Le témoignage central est celui de Constance, une femme dont les propos sont utilisés pour lui attribuer la responsabilité d’une perte d’argent, d’une rupture amoureuse et de deux tentatives de suicide. Thierry, qui ne connaissait pas Constance avant ce documentaire, décide de l’inviter à s’exprimer librement, sans montage ni reformulation imposée.

Dans cet entretien non coupé, Constance replace son histoire dans son vrai contexte : un parcours d’errance médicale de plus de dix ans, marqué par des hospitalisations répétées, des diagnostics successifs et contradictoires (maladie de Crohn, lupus, maladie de Lyme), avant qu’un diagnostic d’endométriose ne soit finalement posé. Elle explique que la perte d’argent évoquée dans le documentaire correspond à ses économies utilisées pour survivre après avoir perdu son emploi à cause de la maladie, et non à des dépenses liées à Thierry, à qui elle n’a jamais versé un centime.

Constance décrit également les conditions de tournage du documentaire : une journée entière à Paris, peu après une opération, avec des questions guidées, des reformulations imposées lorsque ses réponses ne convenaient pas, et une caméra placée de façon à rendre l’exercice particulièrement difficile. Elle confirme que le but initial de son témoignage était d’alerter sur la situation des malades chroniques, sur les violences médicales et sur le manque de reconnaissance des douleurs féminines, un message qui n’apparaît quasiment pas dans le montage final diffusé.

L’entretien aborde aussi la question de la MIVILUDES, qui a contacté Constance, ainsi que le rôle des intervenants du documentaire qu’elle n’a jamais rencontrés et dont elle ignorait même l’existence au moment du tournage. Thierry conclut en soulignant l’écart entre la caricature véhiculée par ce type de contenu et la réalité d’un échange direct, où deux personnes présentées comme opposées parviennent simplement à se parler et à se comprendre.


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