La maison et la serre du futur, efficacité et solaire passif, Francis Gendron
Cette conversation entre Thierry et Francis Gendron part d’un constat simple : on ne peut pas repenser son alimentation sans repenser aussi la façon dont on produit sa nourriture. Francis présente le projet Serre du futur, une serre solaire passive conçue pour produire des aliments toute l’année au Québec, y compris par des températures extérieures de -40 °C.
La discussion s’ouvre sur l’histoire de Michael Reynolds et ses Earthships, ces bâtiments autonomes à 95 % développés depuis les années 1970 au Nouveau-Mexique. Francis explique comment Reynolds a mis trente ans à raffiner un modèle capable d’offrir le même confort qu’une maison traditionnelle tout en se passant presque entièrement du réseau électrique, de l’eau courante et du chauffage conventionnel.
Le cœur technique de la vidéo porte sur deux principes combinés : le solaire passif, qui accumule la chaleur du soleil dans une masse thermique, et la géothermie passive, qui exploite la stabilité thermique du sol à partir de 1,20 m de profondeur pour éviter le gel. Francis détaille pourquoi cette combinaison permet à une serre bien orientée de ne presque jamais geler, même lors des périodes sans soleil en janvier-février.
La seconde partie aborde le projet d’académie en ligne que Francis et son équipe développent, avec des modules sur la modélisation 3D sous SketchUp, le calcul de l’efficacité énergétique et la culture sur douze mois. Thierry et Francis font le parallèle entre les lois biologiques du corps et les lois énergétiques du bâtiment : les respecter simplifie tout, les ignorer coûte cher en énergie comme en santé.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Contexte : autonomie alimentaire et responsabilité individuelleThierry pose le cadre de Terra Incognita et explique pourquoi produire sa nourriture est indissociable du changement d’alimentation.
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4:04Michael Reynolds et les EarthshipsFrancis retrace l’histoire de cet architecte américain qui a conçu dans les années 1970 des maisons autonomes construites avec des matériaux recyclés.
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8:07Un bâtiment autonome à 95 %Francis précise ce que couvre réellement cette autonomie et pourquoi la cuisson des aliments reste le seul point de blocage énergétique.
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12:10Confort, liberté et simplicité volontaireLa discussion porte sur le modèle “simplicité volontaire” des Earthships, conçu pour que les gens ne travaillent pas toute leur vie à rembourser leur logement.
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17:00La serre solaire passive au QuébecFrancis explique comment orienter et concevoir une serre pour qu’elle ne gèle presque jamais, même par grand froid et sans soleil pendant plusieurs jours.
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24:20Solaire passif et géothermie passive combinésPrésentation des deux principes physiques qui permettent de stabiliser la température intérieure d’une serre sans aucune énergie extérieure.
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32:25Modéliser sa maison sur SketchUpFrancis présente l’outil de modélisation 3D utilisé dans la formation pour tester l’orientation, le placement des fenêtres et la performance énergétique.
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40:30Lois énergétiques du bâtiment et lois biologiques du corpsThierry et Francis font le parallèle entre respecter la biologie humaine et respecter les lois physiques d’un bâtiment pour que tout fonctionne naturellement.
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44:33L’académie de l’autonomie durableFrancis présente le projet d’académie en ligne avec des formations spécialisées sur la culture 12 mois par an, les panneaux solaires et la construction naturelle.
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Transcription de la vidéo
Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.
Lire la transcription
On est en plein ce que j'appelle terra incognita, c'est une opération pendant trois semaines où j'engage les gens à expérimenter les changements de leur mode de vie. On parle d'alimentation, mais de plus en plus j'ai envie d'élargir le sujet et surtout d'accentuer et de mettre l'accent sur ce qui est du domaine de la responsabilité individuelle.
C'est-à-dire de dire qu'il n'est pas temps de protester contre ce qu'on nous impose, on nous impose quelque chose simplement parce que nous ne reprenons pas notre droit légitime à faire par nous-mêmes, que ce soit au niveau de la santé et aussi au niveau de la production alimentaire.
Alors Francis, je pense que les gens vont s'en rendre compte rapidement vu ton accent, tu es au Québec. Francis Letellier. Absolument, je suis au Québec de la main. Thierry Samitier. Et Court, qui est avec toi, donc t'a aidé à réaliser un projet, et à le filmer d'ailleurs, un projet de réalisation de cerfs qui vise à avoir une autoproduction alimentaire assez stupéfiante en utilisant des techniques solaires passives.
Et donc j'ai souhaité en parler avec toi parce que pour moi on ne peut pas penser le changement d'alimentation sans penser aussi à la dimension de l'autoproduction, parce qu'il y a de la joie et que d'après moi produire sa nourriture c'est un besoin physiologique humain. Donc voilà, j'avais envie de vous interroger par rapport à ça, connaître un peu la genèse du projet, en savoir plus et puis en savoir plus aussi sur le nouveau projet que tu nous prépares qui m'a l'air aussi assez assez fabuleux.
Absolument, excellent. Dans le fond, on peut commencer tout de suite un petit peu avec la jeunesse du projet justement, c'est intéressant comment ça s'est passé. C'est que moi j'ai commencé il y a, donc c'est en 2012, puis juste en quelques secondes, juste avant ça, moi j'étais un guide de plein air, fait que l'aspect autonomie m'a toujours intéressé.
J'ai commencé au tout début avec des, je donnais des formations de leadership, dans le fond d'enseigner le leadership, mais sous forme de longue expédition. Donc je Je partais 30 jours en autonomie complète dans le fin fond du Canada, au Yukon, au Labrador, vraiment, vraiment loin, des expéditions où est-ce qu'on allait voir personne d'autre que notre groupe pendant des fois 20, 25 jours ou même plus.
Il y avait juste au début où est-ce que le train nous laissait, puis à la toute fin qu'il y avait quelques petits chalets ou des choses comme ça. Mais c'est comme ça que ça a commencé au début, puis ça a été un grand intérêt pour moi.
Le leadership dans le fond, les gens qui prennent leurs responsabilités, c'était un intérêt, puis l'aspect autonomie. La seule chose qui me dérangeait un petit peu de ce projet-là, que j'aimais beaucoup, c'est qu'à la fin, je me disais, ce qui est dommage, les gens disent, on doit retourner à la vie normale.
Ils finissaient la formation, ils disaient, wow, c'est extraordinaire, mais là, il faut retourner à la vie normale, comme s'ils n'étaient pas capables de reprendre tout ce qu'ils avaient appris puis de l'appliquer dans la vie de tous les jours, dans le fond.
Puis c'est de là que mon intérêt est allé vers la santé, premièrement, un petit peu comme tu mets autant d'efforts et tu as des milliers personnes avec ça, des centaines de milliers maintenant.
Donc, il y avait la santé, mais il y avait l'aspect toute autonomie, permaculture et comment on pourrait créer quelque chose de similaire, mais qu'à la fin du cours, les gens disent, super, je m'en vais l'appliquer dans ma vie, au lieu de dire, je dois retourner à la vie normale.
Parce que c'est plus, on est en canot dans le fin fond du Yukon, on a appris des choses qui étaient applicables directement ou du moins qui peuvent dire, par exemple, OK, bien moi j'ai comme objectif, un des aspects que je trouve vraiment intéressant sur lequel on travaille, on se dit, moi je veux une maison qui est autonome qui produit une grande partie de sa nourriture, par exemple, pour dans six ans ou dans sept ans. Puis on fait un plan de match.
C'est ça l'objectif de nos formations maintenant. On fait un plan de match qui fait qu'on peut la faire évolutive pour pas que la maison coûte tellement cher au début, ou la serre, ou tout ça, qu'on doit s'endetter à vie le principe de l'hypothèque pour toujours, avec une unité plus évolutive qui grandit au fil des années, puis qui éventuellement donne ce qu'on rêve depuis le départ, mais on le fait évolutif pour pas qu'on ait besoin de s'endetter autant.
Donc c'est ça. Puis après ça, là, j'ai cherché sur Internet, bien sûr, c'est quoi les ressources, c'est qui? Une de mes passions dans la vie, c'est d'aller apprendre des meilleurs au monde dans un certain sujet.
Puis je suis tombé sur Michael Reynolds, à un moment donné, avec le film Garbage Warrior. Et puis, donc le guerrier du coup de tête. Ouais, je mettrais le lien vers le film, parce que ce film-là, il est juste stupéfiant.
Ouais, absolument, vraiment bon. Fait que j'ai vu ce film-là, puis je me suis informé, ils venaient juste de sortir, dans le fond, la première version de l'académie des Earthship, dans le fond, la Earthship Academy à Taos, au Nouveau-Mexique. Donc, j'ai été le premier gradué.
Dès que j'ai su que ça existait, je suis parti là-bas. Et puis, pendant que j'étais là-bas, je me rendais compte qu'il y avait peu d'informations sur ces sujets-là en français, justement. Sur Internet, il y avait très peu d'informations.
Donc, j'ai commencé à filmer. D'ailleurs, excuse-moi, je te coupe. Est-ce que tu peux nous expliquer exactement ce que sont les hardships et quel était le projet de Michael Reynolds parce que je pense que tout le monde ne connaît pas ça et c'est quelque chose de juste stupéfiant. Lise-toi un peu de Michael Reynolds pour expliquer la genèse de ton projet.
Absolument. Donc Michael Reynolds en rapido, son historique, c'est dans les années 70, c'est un architecte qui dans les années 70 se rencontre. En fait, lui, sa vision, c'est qu'il dit si on veut vraiment faire un changement, va falloir changer la philosophie des bâtiments.
Présentement, les bâtiments, c'est un paquet de matériaux qui malheureusement rapidement deviennent des déchets. C'est des matériaux chimiques souvent qui deviennent des déchets après peu de temps. Puis les maisons sont faites par design pour tirer sur de l'énergie puis de l'eau.
En fond, tous les maisons sont connectées ensemble, ils tirent constamment sur de l'énergie puis de l'eau, puis ils redonnent des déchets. Ça, il disait, même si on améliore un petit peu le système, on va toujours être dans une situation où est-ce qu'on tire sur des ressources puis on rejette des déchets dans le fond.
Puis ça, c'est un problème fondamental que si on ne change pas philosophie, on réussira jamais à améliorer vraiment considérablement. Puis en plus, plus on connecte de maisons ensemble, c'est-à-dire plus il y a de maisons qui font ça, plus on devient un immense monstre, dans le fond, qui éventuellement va créer des guerres.
Déjà dans les années 70, Michael Reynolds disait c'est presque sûr que la troisième guerre mondiale va être par rapport à l'eau. C'est extrêmement dommage parce que c'est juste qu'on crée plein de maisons qui ont besoin de tirer sur de l'eau en permanence.
Puis vu qu'il n'y en a pas une quantité infinie d'eau sur terre, à un moment donné, il va y avoir deux grosses villes, deux gros pays qui disent « Hey, ça, c'est mon eau ».
Nous, on a des cas comme ça présentement au Canada. Même nous, on a une quantité d'eau incroyable, mais les États-Unis en manquent dans le sud-ouest. Puis, il y a des discussions à aller prendre l'eau des grands lacs puis la ramener vers eux.
C'est un début de ce qu'ils racontaient, c'est qu'à un moment donné, tous les grands pays veulent cette même eau-là, puis ils doivent faire la guerre pour. Puis, ils disaient, ce qui est vraiment dommage, c'est qu'on aurait juste eu une technologie différente, puis il n'y aurait pas eu aucun problème, parce que lui, il a la preuve, il a une communauté de plus de 125 earthship, bien des centaines en fait, si on fait la communauté au complet,
qui vit 100 % autonome juste avec l'eau de pluie, puis eux, ils vivent dans le désert. Ils reçoivent cinq à six fois moins d'eau que nous au Québec, ils sont en autonomie complète. Donc, il disait, c'est juste un petit problème de technologie puis de philosophie qui créerait une guerre absolument inutile, dans le fond.
Earthship, en anglais, ça veut dire, enfin en français, ça veut dire vaisseau terrestre un petit peu. Et l'idée était de créer des maisons, des unités de vie autonomes au niveau des ressources, qui tirent leurs ressources directement du soleil, de la pluie et qui permettent à des gens de vivre sans prédater sur le milieu, quoi, quelque part.
Exactement. Il s'est dit, si on veut faire l'opposé de cette ancienne philosophie-là, ce qu'il va falloir faire, c'est réutiliser les matériaux du passé, soit les déchets ou soit des matériaux naturels, parce que ça, c'est renouvelable. Et puis, il faut créer des unités qui interagissent.
C'est vraiment ça, tout le Le concept de micro-rénaux, c'est des unités qui interagissent avec les phénomènes naturels comme le soleil, l'eau, le vent, toutes ces choses-là, pour créer ce dont on a besoin pour vivre, et non pas en dépendance constante.
Et c'est pour ça qu'on peut interagir avec l'eau pour tous les besoins dans la maison, on peut interagir avec le soleil pour se chauffer à l'année, pour nous donner de l'énergie aussi, etc. Donc c'est ça le plan, puis dans le fond des années 70, il a commencé, il ne réussissait pas au début dans le fond de sa maison.
elle fonctionnait dès le début, dès ses premiers modèles, ça fonctionnait, sauf que le confort intérieur était moindre, disons. Lui, il disait « Ah, c'est bien en masse.
» Le minimum que sa maison avait été, c'était 10 degrés Celsius. Oui, c'est en Celsius aussi là-bas. Donc, c'est très froid. Mais lui, il était satisfait de tout ça. Mais lorsqu'il a désiré que ça grossisse, que ça devienne de plus en plus commun, il a fallu qu'il améliore la performance.
Donc, Pendant 30 ans, il a raffiné son modèle, amélioré le modèle. Puis, vers 2005, il a sorti un modèle qui s'appelle le modèle Global, qui est un chip qui offre la même qualité de vie qu'une maison traditionnelle, qui est autonome à 95 %.
Il y a juste la cuisinière encore, même dans les maisons 100 % autonomes, la cuisinière justement pour chauffer la nourriture. C'est la seule chose qu'on n'est pas capable de produire assez d'énergie pour le faire. Donc, quelqu'un qui mangerait plus cru, par exemple, ou des jus ou des choses comme ça, il n'y aurait pas de problème.
Mais quelqu'un qui veut faire chauffer la nourriture, ça prend tellement d'énergie que c'est presque impossible. Ça prend un champ de panneau solaire pour le fournir. Mais tout le reste, ils sont capables de le faire maintenant de manière autonome dans ces vaisseaux terrestres, ces Earthships. Ce que tu dis dans les vaisseaux terrestres, c'est que les performances énergétiques du bâtiment, si je ne me trompe pas, par exemple maintenir, alors tu disais 10 degrés, il n'était pas tout à fait content.
Il faut bien préciser qu'il est dans une des zones les plus hostile au niveau climat de la planète, puisqu'il est dans le désert du Nouveau-Mexique, où les températures chutent négatives, c'est combien, moins de 10, moins de 15, moins de 20?
Non, non, ça va jusqu'à moins de 40, comme au Québec, ouais, c'est ça. D'accord. Pendant la nuit, pendant la nuit. Et qu'il arrivait à maintenir cette température sans aucun système de chauffage externe, uniquement en mobilisant l'énergie solaire, il arrivait à avoir une maison dans laquelle il fait bon vivre sans aucun chauffage.
Absolument. Puis là, maintenant, depuis 2005, je le dis, la température dans le modèle global reste toujours entre 19 et 21 degrés à l'année, sans aucun chauffage.
C'est fabuleux. C'est fabuleux. Et donc, lorsque j'ai appris ça, j'ai fait comme wow! Puis là, j'étais comme il faut qu'on fasse des vidéos en français, ça n'a pas d'allure.
Il faut que les gens connaissent cette information-là. Puis je savais déjà qu'il y aurait des petites modifications à faire pour l'adapter dans les différents climats, mais la philosophie était là puis il fallait absolument la répandre.
Donc, commencé à faire ça par des conférences, des cours et des formations en ligne, des vidéos gratuits sur YouTube sur le sujet. Et tranquillement, ça n'a plus de l'expansion et on est en train maintenant de partir des projets pour créer ça au Québec.
Et une des choses que j'ai fait en arrivant au Québec, c'est de rassembler les experts du Québec pour voir c'était quoi les petites adaptations justement qu'il fallait faire. Je suis allé voir des gens qui, au Québec, eux avait réussi à faire des maisons qui... Nous, au Québec, notre froid est plus stable.
OK, donc le froid de l'hiver canadien, la différence avec Taos, c'est que nous, en décembre et janvier, la grosse difficulté, c'est qu'il fait quand même froid, mais il y a très peu de soleil.
Au Québec, on est très chanceux, on a beaucoup de soleil presque toute l'année, sauf décembre et janvier. On a très peu de soleil, donc c'est là les difficultés. Mais il y a quand même des maisons qui réussissent à très bien performer au Québec, de certains experts qui sont nos professeurs dans nos formations, c'est-à-dire qui vont diminuer par exemple jusqu'à 14 ou 15 sans aucun chauffage pendant l'année.
Donc c'est quand même très très intéressant déjà comme performance. Puis nous, notre but c'est de pousser ça jusqu'à ce qu'on arrive à une performance similaire à celle de Michael Reynolds où est-ce que moi je crois dans 5-10 ans les bâtiments ça va être juste fait comme ça, c'est que les maisons vont créer tout ce qu'ils ont besoin par eux-mêmes et même vont être dans une situation d'abondance.
On commence à parler de des maisons qui produisent plus que ce qu'ils ont besoin, c'est-à-dire que toutes les maisons sont capables de produire tout ce qu'ils ont besoin et redonner même en partie à l'extérieur. Donc, c'est un changement de paradigme, de philosophie vraiment important au niveau des bâtiments.
Oui, c'est une inversion complète parce qu'actuellement, finalement, les maisons sont des gouffres, c'est-à-dire qu'on y est mal déjà physiquement, la plupart des gens se plaignent de leur maison, il n'y a pas de confort du tout, il n'y a pas de vrai confort et en même temps ces maisons consomment énormément d'énergie.
Et le but c'est d'inverser la donne, c'est à dire d'avoir des maisons qui ne consomment pas, voire qui produisent de l'énergie uniquement à partir des ressources passives, ce qui semble avoir quand même pas mal d'avantages, premièrement en termes de confort, deuxièmement en termes de bilan sur ce qui est pris et ce qui est restitué, et en plus en termes de confort, c'est à dire qu'on y est beaucoup mieux.
Les maisons actuelles ne sont pas du tout adaptées à la biologie humaine, Combien de personnes disent, moi je suis dans ma maison, mais j'y suis pas bien, c'est des carrés de béton, ça respire pas, il n'y a pas de chaleur, il y a le froid qui est immanent autour.
Donc c'est vraiment un changement de paradigme. En plus de l'aspect économique, bien sûr, qui aide dans le fond. À la base, Michael Reynolds, sa plus grande motivation, c'était vraiment l'aspect donner la liberté aux gens.
C'est pour ça qu'il a développé le modèle global qui offre un très grand confort, mais aussi développer le modèle simplicité volontaire, je l'ai traduit simplicité volontaire, qui offre une maison beaucoup plus abordable, qui permet que les gens ne s'endettent pas à vie pour leur maison.
C'était ça le concept dans le fond, il disait c'est vraiment spécial que les gens se sentent obligés de travailler à vie pour payer leur maison dans le fond, parce que c'est là une des plus grosses dépenses qu'ils vont faire dans toute leur vie, probablement la plus grosse pour la plupart des gens.
Puis ça nous on a vraiment travaillé là-dessus, puis le nouveau projet qu'on lance a comme objectif d'apporter cette vision-là des maisons évolutives pour pas que les gens aient besoin de s'endetter à long terme. C'est-à-dire, c'est sûr qu'une maison, ça reste le plus gros achat de sa vie.
Il ne faut pas se faire des histoires et dire « ça va me coûter 5 000 $ de construire une maison », ce n'est pas ça que ça coûte. Sauf que si on réussit à réduire au minimum et avoir des maisons qui sont faites pour avoir des ajouts comme la serre qui s'ajoute deux ans après ou le garage d'autonomie que j'appelle, c'est-à-dire le garage qui permet de gérer toute l'eau, on leur ajoute un an ou deux ans après lorsqu'on a un petit peu plus de sous, mais ça fait qu'au lieu de donner,
parce qu'il faut comprendre que les gens, quand ils achètent une maison, ils payent l'hypothèque, ils la payent deux fois leur maison, une fois pour la maison et une fois la banque pour les intérêts qu'ils ont payé sur 25 ans.
Mais si on réussit à le faire évolutif, au lieu de payer deux fois sa maison, on la paye peut-être juste une fois et quart ou une fois et demie par exemple parce qu'on est allé étape par étape. Oui, puis il y a un prix moindre, considérablement moindre à la base effectivement.
Et alors ce qui me plaît aussi dans cette réflexion sur la maison, c'est que à la la maison est conçue comme n'étant plus un gouffre énergétique et ça inclut aussi l'énergie alimentaire. C'est-à-dire que dans la maison de Michael Reynolds et dans les réalisations que tu as réalisées toi aussi au Québec, la dimension de la production autonome alimentaire est totalement intégrée.
Ça fait partie des ressources énergétiques de la maison. Absolument. Donc où est-ce qu'on en est présentement? Michael Reynolds justement, lui, il a définitivement avancé à un intéressant. C'est sûr que lui, ça reste un architecte et un ingénieur, donc ce n'est pas autant un jardinier, mais il intègre une serre dans toutes ses maisons.
Parce que la serre, elle est importante. Elle a au moins cinq ou dix fonctions. En permaculture, on dit souvent qu'il ne faut jamais créer quelque chose qui va avoir juste une fonction.
On va essayer d'avoir trois, quatre, cinq fonctions. C'est la même chose. La serre sert de zone tampon, c'est-à-dire qu'elle améliore beaucoup le confort thermique à l'intérieur de la maison.
C'est aussi l'endroit par lequel on l'hiver, au lieu d'affecter et qu'il fasse très froid dans la maison, la section où est-ce qu'on vit, dans la cuisine, les chambres et tout ça, on rentre par la serre, donc c'est une zone tampon pour ça.
On peut utiliser une thermopompe pour transformer tous les surplus de chaleur en eau chaude aussi, qui est un des aspects difficiles à produire dans une maison autonome, l'eau chaude, parce qu'une serre ça surchauffe souvent lorsqu'il fait soleil, une serre ça surchauffe, même s'il fait moins 40 degrés s'il fait soleil, ça surchauffe. Au Québec, nos serres, ils surchauffent quand il fait soleil en plein hiver.
Mais nous, on a des systèmes pour faire de la ventilation. Mais si on a une thermopompe, on peut utiliser tous les surplus de chaleur puis les transformer en eau chaude au lieu, par exemple.
En plus, ça peut nous aider à gérer les eaux grises. Si la personne désire gérer les eaux grises à l'intérieur de sa serre, c'est-à-dire les eaux du bain, les eaux de la laveuse, ça peut être géré dans la serre.
Puis après ça, il y a toutes les plantes, dans le fond, qu'on peut faire de la production de nourriture. Puis là, la plus grosse différence, une fois qu'on a une serre, la seule différence, c'est le temps et le talent en tant que jardinier du propriétaire.
C'est ça qui va faire la différence, dans le fond. C'est-à-dire que si la personne est prête à mettre un petit peu de temps, mais peut-être qu'elle va choisir des plantes un petit peu moins productives, mais qui font beau, qui sentent bon et qui sont quand même le fun, puis qui produisent un petit peu.
Puis la personne qui veut mettre plus de temps là-dedans, investir plus de temps, puis qui croit que c'est quelque chose de pertinent. Moi, je trouve qu'est-ce qu'il y a de plus merveilleux au Québec en février que de, par une journée ensoleillée, aller nu-pied dans sa serre, les pieds dans le sable, «grounder» directement dans le sol, puis de faire du jardinage.
Je crois que c'est difficile à battre en termes de qualité de vie. Donc ça peut apporter des avantages considérables. Puis c'est sûr que la vision long terme, c'est sûr que c'est en progression. Ça, Michael Reynolds, lui, ça fait vraiment longtemps qu'il fait ça. Nous, au Québec, on ne fait que commencer.
Ça fait quelques années maintenant, mais au tout début, relativement. Mais c'est une vision qui, dans le long terme, je crois, pourrait être vraiment, vraiment répandue. Puis remettre, j'aimais le terme que tu disais tantôt, de remettre la responsabilité dans les gens.
T'sais, moi, il y a une chose, les gens me demandent, ah oui, mais des fois, c'est un petit peu plus compliqué ramasser l'eau de pluie, puis tout ça.
Puis moi, ma réponse, c'est, moi, personnellement, c'est juste, s'il arrive quelque chose, si, par exemple, on manque d'eau ou il y a n'importe quelle situation qui peut arriver à l'extérieur, je n'agis pas par peur, mais j'agis par intelligence.
Puis je sais que s'il y a quelque chose qui arrive, bien, moi, je n'ai pas le goût de me plaindre. « Ah, le gouvernement me promettait de m'apporter de l'eau pis il le fait plus maintenant. » Ou « Il me promettait de me fournir de la bouffe pis il le fait plus maintenant.
» Pis de me plaindre d'une situation extérieure. J'aime beaucoup mieux, au moins, avoir les besoins de base couverts par moi ou ma communauté. Parce que c'est pas toujours, c'est pas tout le monde qui a le goût de mettre autant de temps dans la production de nourriture, par exemple.
Mais, en tant que communauté, est-ce qu'on est capable, juste 4-5 maisons ensemble, on a une petite serre, pis on s'entraide pour produire une partie de la nourriture, par exemple. Oui, c'est une question de responsabilité, mais cette responsabilité elle donne de la joie, c'est ce que je découvre et c'est ce que moi je tens à promouvoir, c'est-à-dire que c'est une responsabilité qui n'est pas coûteuse, ce n'est pas simplement sans rajouter sur
le dos, et non, il y a de la joie à être responsable de sa santé, il y a de la joie à être responsable de sa nourriture, il y a de la joie à se dire voilà ma maison elle ne consomme pas du fuel pour se chauffer, elle ne consomme pas d'électricité, quand on commence à goûter à ça, quand on commence, on devient presque passionné, On se dit, qu'est-ce que je peux produire?
Dans quel domaine je peux encore produire et être autonome? Parce qu'il y a vraiment de la joie à ça. C'est quelque chose d'essentiel pour l'humain. Absolument. Puis nous, c'est un des gros focus, l'amélioration de la qualité de vie.
Puis un des professeurs qui va donner la nouvelle formation en ligne, justement, c'est Luc Milderman. Et puis, c'est un être vraiment exceptionnel. Ça fait plus de 30 ans qu'il cultive en serre. C'est un Belge en passant.
Donc, il vient de Belgique. Et puis, 30 ans qu'il cultive en serre au Québec, depuis qu'il est déménagé au Québec. C'est un ingénieur, un architecte, puis une des choses qu'il m'a dit au début, c'est la seule chose que j'ai jamais compris des Québécois, c'est qu'ils se plaignent tout l'hiver que l'hiver est trop long, trop froid, puis personne n'a de serre adjacent à leur maison, tandis que moi, en février, il fait soleil,
je m'en vais prendre mon café dehors à côté de mes légumes, dans ma serre, à tous les jours, puis je suis comme, l'hiver est plaisant pourtant, parce qu'en plus l'hiver, plus il fait froid, ce qu'il faut comprendre, plus il fait froid, plus il fait soleil.
Au Québec, quand il fait plus froid que moins 10 degrés Celsius, ce qui arrive quand même souvent en janvier, février, mars, quand il fait plus froid, il fait presque toujours soleil parce que les nuages conservent la chaleur.
Les nuages servent d'isolant et conservent la chaleur, dans le fond, ce qui fait que s'il fait vraiment froid, presque par définition, il fait soleil. C'est ça. Donc pour les serres, c'est ça qui est merveilleux, c'est que les journées qui fait moins froid, les serres, eux, ils produisent moins de chaleur parce qu'il y a moins de soleil, mais ils en ont moins besoin parce qu'il fait déjà moins froid à l'extérieur.
Tandis que les journées qui fait très froid, les journées très difficiles, ben, ça surchauffe dans les serres, les journées qui fait très froid à l'extérieur parce qu'il fait vraiment beaucoup de soleil.
Alors, autour de toute cette expérience, tu as lancé pas mal de projets, Francis, avec l'aide de Kurt aussi. Moi, je t'avais rencontré en fait quand j'ai découvert ton travail sur la serre autonome fabriquée selon la technique d'Earthship.
D'ailleurs, tu as produit un DVD pour expliquer un petit peu tout ce que tu avais fait pour donner aux gens les moyens de s'autonomiser. Ça veut dire que quoi? Quelqu'un peut se construire lui-même ce type de serre?
D'un fond, c'était vraiment ça l'objectif de ce premier DVD-là. Je pense que moi et Kurt, on avait deux objectifs en fait. Le premier objectif, c'était de rendre plus commun.
C'est un sujet que tellement peu de gens avaient entendu parler. Les Earthships, la construction avec des matériaux naturels recyclés, le concept d'une serre solaire passive qui peut avoir une bien meilleure performance qu'une autre serre plus traditionnelle, par exemple. Donc c'était un concept qui avait juste très peu de sources sur Internet ou de gens qui mettent un effort à le publiciser, à le rendre plus commun, pour que les gens sachent que c'est quelque chose de possible.
C'est pour ça qu'on a mis beaucoup d'efforts à faire quand même quelque chose de très grande qualité. Kurt a travaillé très fort. C'est un DVD qui est le C'est ça, ce n'est pas juste un petit how-to avec une caméra qui me filme, puis Rapido. Il y a vraiment énormément d'efforts et d'énergie pour expliquer les concepts et démontrer ce qui est possible.
C'est sûr que dans un seul DVD, on ne pouvait pas montrer toutes les possibilités, mais on a fait un gros effort pour que les gens puissent vraiment comprendre comment ça fonctionne. On a montré l'exemple d'un modèle qui est le nôtre, dans le fond, le modèle de la salle du futur, mais on l'a mis dans un scénario où est-ce que les gens peuvent comprendre puis l'adapter à leurs besoins, c'est-à-dire qu'ils peuvent changer le modèle ou l'optique.
Oui, voilà, ils comprennent les principes. Exactement, c'est ça l'objectif premier. C'est ce que j'ai beaucoup aimé. Donc c'est sûr qu'on prend un projet de modèle. Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que tu donnes les principes de fonctionnement, qui sont des principes essentiels de solaire passif, et après chacun peut l'adapter à son environnement en ajoutant, parce qu'il a toutes les clés.
Exactement. Puis on a ajouté à ça des plans d'ingénieur de Christian Desilets, dans le fond qui est un, je dirais pas ingénieur parce qu'il ne paye plus pour être dans la, pour avoir le sceau d'ingénieur en permanence, je veux juste le protéger dans tout ça, mais qui était un ingénieur avant et qui a toutes les qualifications pour vraiment faire des plans complets qui permettaient à la personne si elle voulait exactement ce modèle-là, tout est détaillé.
On explique exactement où mettre chaque clou. Je veux dire, c'est beaucoup beaucoup plus précis que n'importe quel plan de maison que quelqu'un pourrait acheter. Chaque petit détail est filmé et détaillé dans un ebook de 250 pages environ.
Donc, on a vraiment mis un gros effort pour que les gens puissent comprendre premièrement. Puis deuxièmement, si c'est ce modèle-là qui les intéresse, ils peuvent le faire assez facilement. Et alors, cette serre, quelles étaient ses caractéristiques?
Quelles étaient ses performances énergétiques? Parce c'est quand même assez intéressant. D'habitude, les cerfs, on les connaît en France. Les cerfs, c'est brûlant en été et c'est glacial en hiver.
C'est tout simple. Donc, c'est assez limité. C'est ça. Donc, c'est ça le problème principal des cerfs actuels. C'est sûr que, dans le fond, ce que ça fait une serre solaire passive, puis c'est comme le même principe que les maisons solaires passives, mais appliquées à une application différente.
Dans le fond, un, pour que les gens vivent à l'intérieur, l'autre, c'est plus pour les plantes. Puis c'est sûr que les plantes, la performance est moins grande parce que le budget est moins grand pour une serre souvent que pour une maison.
Donc en termes d'isolant et tout ça, on ne peut pas avoir le même type de budget, donc c'est sûr que ça va varier un petit peu au niveau de la performance. Mais le principe d'une serre salable passive, c'est qu'à l'intérieur de la serre, on désire avoir un maximum de masse thermique, c'est-à-dire n'importe quel matériau dense qui va permettre d'accumuler les surplus de chaleur.
N'importe quel matériau dense, c'est-à-dire de l'eau par c'est la meilleure masse thermique au monde. Sinon, de la terre, c'est une excellente masse thermique. La masse thermique, la propriété de ça, c'est qu'à chaque fois qu'il y a un surplus de chaleur dans un certain environnement, la masse thermique va prendre, absorber les surplus de chaleur comme une batterie thermique. C'est comme ça qu'on peut l'appeler, une batterie thermique.
Et cette batterie thermique-là va redonner sa chaleur sous forme d'infrarouge lorsque la chaleur va continuer à descendre, donc pendant la nuit par exemple. Et l'autre principe qui est utilisé dans la serre, que tu avais peut-être remarqué, c'est qu'elle est enterrée du côté nord.
C'est ce qu'on appelle un principe de géothermie passive. Parce qu'il faut comprendre que même au Québec, où il fait moins 40 l'hiver, des fois quelques jours de suite, sous terre, c'est pas gelé.
Sous terre, si on descend juste à quatre pieds sous terre, ça ne gèle pas. Donc si on s'enterre d'un côté, on va utiliser l'énergie de la géothermie passive, c'est-à-dire qu'on va simuler qu'on est sous terre pour stabiliser la température à l'intérieur.
Lorsqu'on met ces deux principes-là ensemble, donc le solaire passif qui s'accumule dans la masse thermique en plus de la géothermie passive, on réussit à avoir des serres qui vont soit ne jamais geler ou très, très rarement.
Par exemple, pour en Europe, là, ce serait vraiment pas facile. Je veux pas dire que vous avez un climat facile, mais comparé à nous, disons que c'est beaucoup plus facile, disons. Mais même au Québec, c'est des serres, comme j'ai eu des commentaires de certaines personnes, parce que nous, on les a construites sur les terrains de d'autres personnes, des serres qui n'ont jamais gelé jusqu'à la fin janvier, par exemple. Aucune fois.
En février, fin janvier, début février, le moment difficile, c'est qu'il va arriver au Québec, des jours, des moments où il va faire très froid, sans soleil, pendant quelques jours de suite.
Ça, c'est la partie qu'on n'est pas capable de gérer encore, c'est-à-dire que la température va peut-être descendre à moins 2, moins 3, des choses comme ça, à l'intérieur de la serre.
J'ai déjà entendu parler jusqu'à moins 6, moins 7 aussi. Ça dure tellement pas longtemps que souvent, le sol n'a pas le temps de geler, donc il y a plusieurs types de plantes qui vont survivre à ça, sauf que c'est une chose à considérer, c'est qu'il y a des moments, c'est-à-dire que soit on peut avoir un petit chauffage complémentaire juste pour ce moment critique-là où il va arriver quelques jours de suite, sans soleil, donc la géothermie passive, elle fait de son mieux,
mais ne peut pas fournir indéfiniment non plus. Donc c'est ça. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'en mettant tout ça ensemble, on a quand même une serre qui performe beaucoup, beaucoup mieux. Puis après ça, bien il faut faire des petits ajustements, puis il y a des amis à moi qui travaillent précisément sur un projet vraiment vraiment intéressant qui vient complémenter parfaitement cette technologie-là, puis qui s'intègre parfaitement dans la serre, c'est le chauffage au compost en fait.
Oui, d'accord. Un ami à moi, Vincent Leblanc de Violon et Champignons, développe un petit, c'est une unité, on met un petit tas de compost juste à côté de la serre, puis ce qui est intéressant avec le chauffage au compost, c'est que lui c'est indépendamment du soleil que ça fonctionne.
Donc à chaque fois que tu fais soleil, c'est le solaire passif, sauf que ça vient complémenter les journées justement sans utiliser d'énergie. On a seulement besoin d'énergie d'une pompe qui fait circuler l'eau entre le compost et la masse thermique de la serre.
Dans le fond, c'est juste une recirculation d'eau qui va chercher la chaleur dans le compost, qui chauffe à des températures vraiment impressionnantes et qui rapporte cette eau-là dans la masse thermique de la serre dans le fond.
Le solaire passif est c'est purement fascinant, et chaque fois quand j'étudie des systèmes solaires passifs et c'est ce que tu présentes, c'est tout un univers qui se déploie devant nous, et la question qui vient toujours c'est pourquoi est-ce que toutes les maisons sont d'une telle inefficacité énergétique et pourquoi est-ce que tout le monde n'adopte pas ça ?
Alors moi j'ai mon début de réponse, c'est parce que finalement le fait d'être inefficace crée de la valeur, parce qu'on achète du gaz, on achète du pétrole, on achète de l'électricité, mais comment ça se fait que ça ne soit pas aussi répandu alors que c'est tellement efficace ?
Absolument, et plus ça va maintenant, parce que ce qui arrive présentement, surtout dans le monde de l'habitation, c'est qu'on est en train de développer, en plus, des isolants ultra-performants, qui fait que, joints au solaire passif, on réussit à avoir des maisons qui ne consomment plus du tout.
C'est vraiment impressionnant, il n'y a plus de consommation énergétique, c'est vraiment fou. Par contre, moi, personnellement, en tout cas, dans mes recherches par rapport aux serres, je me demandais aussi pourquoi les serres solaires passives n'étaient pas plus connues, puis pour les maisons solaires passives.
J'ai l'impression, parce que ce qui est intéressant dans mes recherches, c'est que j'ai remarqué dans les années 70 et début 80, c'était très connu, puis les universités, l'université au Canada avait des recherches, des centres de recherche sur les salles solaires passives, sur les maisons passives, des choses comme ça, des gros programmes.
Puis c'est dans ces années-là que ça l'a complètement arrêté, ça l'a disparu complètement. Puis je me rappelle, dans le fond, c'est les années où est-ce que je suis né, dans le fond, les débuts des années 80, et la mentalité, je me rappelle, moi, même personnellement au Canada, avant, il y a à peu près dix ans, la mentalité commune était l'énergie, ça coûte pas cher,
puis on en a pour toujours et à l'infini. Je sais pas, maintenant, on en parle tellement qu'on s'en rappelle même plus, mais si on se rappelle des années 90, là, on parlait pas de « on va manquer d'énergie peut-être », ou « ça coûte cher l'énergie », ou en tout cas définitivement pas au Québec, parce que nous, en plus, on a la chance d'avoir l'électricité la moins chère au monde.
T'sais, nous, on chauffe électrique ici, on n'utilise même pas de gaz parce que l'électricité coûte tellement rien que tout est électrique là au Québec. Sauf que je crois vraiment que c'est ça. Puis ce que ça a fait, c'est que cette mentalité commune-là des gens a fait qu'il y a juste vraiment les pionniers puis ceux qui avaient un désir profond, comme par exemple MyCoronavirus, eux ont continué dans cette direction-là.
Mais la plupart des autres ont juste dit « bon bien tout simplement si l'énergie ça va coûter de moins en moins cher puis on en a pour toujours, aussi bien pas compliquer la vie avec le solaire passif puis on va juste mettre de l'énergie dedans. Compliquer la vie, ce n'est pas compliqué du tout, c'est juste que oui, il faut que la maison fasse face au sud.
Ça, c'est pareil comme une salle solaire passive. Oui, il va falloir faire un petit effort, c'est-à-dire arriver avec une boussole ou un cellulaire ou n'importe quoi qui nous dit où est le sud avant de construire sa maison parce que la plupart des gens n'ont aucune considération. C'est ça le truc, une maison normale, ça n'a aucune considération pour l'environnement.
On la construit n'importe où, dans n'importe quel sens, il n'y a aucune considération. Tandis que oui, quand on veut une maison solaire passive, ou qu'on pourrait appeler bioclimatique, qui interagit avec les phénomènes naturels, il faut l'orienter d'une certaine direction parce que si on la met du mauvais bord, ça ne fonctionnera pas, malheureusement. Donc il y a vraiment une science du bâtiment.
Sauf que je tiens à rassurer les gens, par exemple, je tiens juste à rassurer les gens pour ça, c'est que ce n'est pas difficile de s'aligner du bon côté. Le sud, il est partout.
À part si on a vraiment une grosse montagne ou un gros bâtiment ou une grosse forêt vraiment dense de conifères, parce que les feuilles hues c'est parfait, ils perdent leurs feuilles l'hiver, mais à part dans certains cas spécifiques, c'est toujours possible de faire du salaire passif. Thierry Samitier – Oui, non, non, mais c'est clair que c'est un changement de regard mais ce n'est pas plus compliqué, c'est plus efficace, c'est moins cher, c'est plus confortable, c'est plus agréable,
il n'y a que des avantages, il faut juste arrêter d'être complètement aveugle, c'est-à-dire de se dire, je fais ce que je veux, je place ma maison n'importe comment, je ne tiens pas du tout compte de notre environnement, et c'est le parallèle que je vois avec le corps humain, c'est-à-dire que la physiologie humaine, elle fonctionne parfaitement.
Elle est très simple. À partir du moment où on respecte ses besoins. Mais pour une maison, c'est pareil. Il y a des espèces de règles de base. Si tu fais tes ouvertures au nord, tu vas te prendre les vents froids et tu vas te geler.
Si tu fais tes ouvertures au sud, tu vas prendre le soleil et tu vas être très bien. Et donc, à partir de cette expérience-là de SERRE, vous avez lancé un nouveau projet. Donc, tu as fait ce travail sur la SERRE et à partir de là, tu as eu une vision encore plus large.
Est-ce que tu peux nous en parler? Oui, effectivement. Donc là, après ça, ça a été vraiment... Le concept de la serre était venu surtout justement parce que je me disais, c'est un beau début, c'est une belle pratique par rapport à des bâtiments qui sont quand même un petit peu plus compliqués.
Mais pendant que je faisais le projet de serre, j'ai rassemblé plusieurs experts du Québec et d'ailleurs sur ce domaine-là pour avoir différentes visions. Il y en a qui ont une vision plus vraiment écologique, réduire son impact.
Il y en a qui ont une vision plus résiliente, c'est-à-dire être capable de produire soi-même une partie de sa nourriture et tout ça. Donc, j'ai rassemblé plusieurs experts. On en a 21 présentement, entre autres dans le certificat, mais on en a vu beaucoup plus que ça pour rassembler de l'info, rassembler de l'info.
J'ai décidé, on a commencé à faire une formation qu'on appelle l'introduction au design de bâtiments écologiques, dans laquelle je condense en deux jours avec mon ami Frédéric, qui a parti l'accompagner avec moi, qui on condense en deux jours le meilleur de l'information qu'on a pu ramasser pour que vraiment on prenne quelqu'un.
Et le but, c'était de créer un cours pour ma mère, c'est-à-dire, tu comprends, quelqu'un qui, même si quelqu'un qui n'a pas beaucoup d'informations encore, je suis capable d'en une journée et demie, par exemple, environ, lui expliquer vraiment justement la pertinence et l'importance de créer une maison qui représente ses valeurs et qui est en ligne, dans le fond, avec les phénomènes naturels, premièrement, puis d'expliquer exactement
comment on peut y arriver. De plus, on rajoute dans cette formation-là l'utilisation d'un programme qui s'appelle SketchUp, qui est un programme de modélisation 3D extrêmement simple et intuitif.
C'est ça qui est vraiment merveilleux. Donc ça, c'est Frédéric qui enseigne cette partie-là. Et Frédéric montre comment l'utiliser pour pouvoir littéralement monter sa maison soi-même sur SketchUp justement, et même tester le solaire passif.
Donc là, il va apprendre avec moi comment designer sa maison, où mettre les fenêtres, comment, dans quel angle par rapport au soleil et tout ça. Puis après ça, sur SketchUp, ils vont pouvoir créer leur maison de rêve en trois dimensions et même la mettre sur Google Maps s'ils veulent à l'endroit où est-ce qu'elle serait pour vrai, puis tester le soleil pour voir si leur vision fonctionne et si ça va être idéal.
Puis d'ici quelques mois en plus, il va se rajouter à SketchUp un plugin qui permet de même calculer l'efficacité énergétique. C'est-à-dire qu'en quelques heures, on va pouvoir prendre quelqu'un qui avait peu de connaissances, par exemple, ou quelqu'un qui avait déjà commencé à faire plus de recherches sur le sujet et on va pouvoir lui montrer c'est quoi les principes, c'est quoi le de l'information qu'on a ramassé avec tous ces experts-là, puis en plus, ils vont pouvoir le tester eux-mêmes sur
une modélisation 3D avec SketchUp, puis de savoir la performance énergétique de leur maison, donc voir si, oui ou non, ça va leur sauver, par exemple, si leur maison va leur coûter juste 50 $ d'énergie par année, par exemple, ou 100 $, ou s'ils ont décidé d'être autonomes complètement, ils pourraient faire ça aussi.
Donc, ils vont pouvoir tester ça. Ça, c'est quelque chose qui s'en vient, la deuxième partie, mais c'est déjà vraiment, vraiment intéressant. Puis, Et de plus, on a décidé de mettre ça dans le cadre de ce qu'on appelle l'académie ADAPT, dans lequel le premier cours, c'est justement l'introduction au design.
Mais si on réussit, parce que là, on a un Kickstarter, présentement, on essaie de lever des fonds pour pouvoir créer ça. On a fait des ententes avec plusieurs professeurs, les meilleurs professeurs qu'on a trouvés dans ces experts-là.
On a fait des ententes avec eux. Si on se rend à tel montant, on va financer nous-mêmes la production de ce cours-là avec cette personne-là. Par exemple, le premier cours, c'est avec Luc Mildoman, justement, pour qu'on fasse une formation sur comment les petits détails qu'il faut absolument savoir sur une serre adjacente à une maison, c'est quoi les petits détails importants, parce que ça fait 30 ans qu'il y en a une, lui, puis il y en a construit plusieurs, étant ingénieur et architecte.
Puis en plus, on va faire une formation sur comment cultiver à l'année en serre froide, justement. Comment faire la rotation des aliments pour que justement, en février ou en janvier, dans ces quelques jours-là où est-ce que c'est plus froid, que les plantes résistent.
Comment choisir puis adapter son alimentation aux plantes qui fonctionnent avec ce climat-là, sans avoir besoin de remettre plus d'énergie constamment dans le bâtiment dans le fond.
C'est ce que je trouve fabuleux dans votre démarche, c'est que souvent il y a des gens qui s'intéressent à l'aspect maison écologique, donc les matériaux qui composent les maisons, de manière à ce que les matériaux soient sains. Puis il y a ceux qui s'intéressent à l'efficacité énergétique, qui construisent du bioclimatique et qui essayent d'optimiser, de faire en sorte que la maison ne soit pas un gaufre énergétique.
Et puis il y a ceux qui pensent en termes de résilience, de production alimentaire, d'autonomie. Et là, vous dites mais en fait, il n'y a pas à choisir entre chacun, il y a à prendre les trois et moi je veux les trois. Et donc ce que je trouve fabuleux dans votre démarche c'est que vous réunissez les trois et vous dites on peut faire écologique, bioclimatique et efficace pour produire de la nourriture résilient à ce niveau-là, assurant une certaine forme d'autonomie.
Et en plus vous l'enseignez, c'est-à-dire que vous donnez à chacun comme tu dis, même ta mère on peut le découvrir, tu donnes à chacun les moyens de découvrir ça. Et ça me plaît beaucoup, c'est pour ça que je voulais vraiment t'interviewer pendant ce Terra Incognita, parce que dès le départ j'ai dit qu'on mourrait faute de connaissances, c'est-à-dire que si on ne se donne pas les moyens de comprendre et de s'accorder du temps pour la connaissance, alors c'est d'autres qui ont le pouvoir
sur nous. Si on veut arrêter d'être dans l'inefficacité totale par rapport au corps humain, si on veut arrêter d'être dans l'inefficacité totale par rapport aux maisons, il faut se relever les manches un moment et passer un peu de temps à rentrer dans la connaissance.
Et les facilitateurs de connaissances comme ce que tu fais avec Kurt, moi je trouve ça fabuleux parce que c'est vraiment donner à chacun les moyens de comprendre et de devenir acteur. Ça crée une joie et ça crée la santé littéralement.
Absolument. Je tiens à te remercier en même temps pour tout ce que tu fais parce qu'il y a de plus en plus de gens qui pensent à leur santé grâce à toi par les vidéos YouTube et tout ça. Une fois qu'on a pris conscience de ça et qu'on fait attention à son corps, j'ai l'impression qu'il y a un autre aspect qui est vraiment important de s'intéresser, c'est notre troisième peau, c'est-à-dire justement notre maison.
Et oui, effectivement, on essaie de tout mettre dans un même. Oui, elle est écologique, mais oui, elle est saine aussi, la maison. C'est-à-dire que si tu as une maison de très haute performance, mais qui tue la personne qui vit à l'intérieur ou qui affaiblit, c'est une maison qui te régénère, justement, pour utiliser les termes appropriés.
On parle de tous ces sujets-là parce qu'ils sont vraiment essentiels, dans le fond. Oui, et puis alors ce que je trouve vraiment fabuleux pour continuer les parallèles, c'est qu'on se rend compte qu'actuellement les maisons sont peu efficaces, inconfortables, les chaises comme ça, mais c'est simplement parce que comme pour le corps il y a des lois biologiques, pour les maisons il y a des lois énergétiques, il y a des lois qui sont simples, qui sont universelles, qui valent pour tous,
et on a le choix, soit on ne les respecte pas et c'est l'horreur, c'est l'enfer, on doit produire énormément d'énergie, c'est inconfortable, soit on les respecte et en fait ça coûte tout seul et c'est exactement pareil que pour le corps.
On a passé notre temps à nager contre le courant puis là d'un seul coup on se met à aller dans le sens du courant et on se dit ah mais c'est vachement plus facile. Exactement, ça revient au bon sens puis je pense dans tous les domaines de s'aligner avec les lois de base, c'est la manière de progresser, d'être bien nous-mêmes puis ce qui est le fun c'est que c'est bien symbiotique.
Il n'y a pas de désavantage pour personne. Des fois les gens ont peur, ah oui mais si j'ai ça, ça veut dire que je le prends à quelqu'un d'autre. Mais quand tu avec le soleil, il est là pour tout le monde.
C'est juste, il y a une abondance infinie de soleil, il y a une abondance d'eau qui tombe du ciel. C'est le meilleur système de plomberie du monde. Littéralement, les nuages viennent ramasser l'eau, la distillent pour nous, l'amènent jusque sur le toit de votre maison, elle vous tombe sur la tête et on est comme « Ah!
Je me demande comment on va faire pour avoir de l'eau. » C'est littéralement, l'eau est livrée chez vous, le soleil est livré chez vous, il faut juste créer un design de maison, puis ça, c'est le focus de la formation, c'est de faire comprendre aux gens.
Parce que les gens, souvent, ils pensent, OK, une maison écologique, une maison saine, une maison résiliente, c'est une maison normale avec plein de gadgets pour la rendre comme ça.
Mais ce n'est vraiment pas ça. Le design, le design est tout. C'est-à-dire, on peut prendre une ancienne maison puis transformer des petites choses pour la rendre comme ça, mais ce n'est pas de rajouter des gadgets mécaniques sur la maison qui fait la différence, c'est de s'aligner avec les phénomènes naturels, c'est de designer une maison qui interagit avec les lois de base dont tu parlais tantôt, c'est ça qui fait la différence, c'est ça qui fait aussi qu'elle dure pour toujours.
Le point qui revient de tous les experts, c'est que la solution est dans le passif, parce que tout ce qui est mécanique brise, tout ce qui bouge brise. Une maison bien conçue, solaire, passive, dans 200 ans, dans 150 ans, elle est encore en train de performer.
Même si, tu sais, dans le fond, les gens se disent « Ah, mais si ça coûte plus cher que ça ». First, une des choses qu'on apprend dans le cours, c'est que ça ne coûte pas plus cher de la faire comme ça.
De mettre des fenêtres au sud et de mieux la designer, ça ne coûte pas plus cher. C'est juste plus de pensée. Mais en plus, même si ça coûtait plus cher, si tu peux garantir aux cinq prochaines générations que ça va coûter moins cher d'énergie, puis là je parle drastiquement, ça veut dire 90 % moins d'énergie, par exemple, ou moins encore.
Si on réussit à promettre ça ou si on réussit à créer ça, on crée un monde complètement différent. Puis je ne pense pas que l'énergie va aller en diminuant dans les prix. On s'entend là-dessus probablement pas.
Donc, l'économie va être de plus en plus grande. C'est tellement important avant de concevoir des maisons de prendre le temps de bien la designer. C'est pour ça que nous, notre mission dans la vie, c'est de répandre cette information-là au maximum, de comment on fait pour bien la designer justement, puis comment on fait, c'est quoi les principes qu'il faut comprendre et avec lesquels on doit s'aligner justement. Mais c'est magnifique et c'est vraiment là où je reconnais la
communauté de toutes ces gens, moi ce que je fais au niveau de la santé, ce que font d'autres au niveau de la permaculture, toi au niveau de l'habitation, c'est vraiment juste de dire arrêtons d'aller contre les lois physiologiques, biologiques, énergétiques, arrêtons de se taper la tête contre les murs et vous allez voir ça va beaucoup mieux marcher.
Donc pour ça il y a le travail que vous faites, il y a ce DVD qui est fabuleux que j'ai vu encore récemment et vraiment je vous félicite pour ce travail, tant au point de vue du fond qu'au niveau de la forme, et c'est avec grande joie que je fais une promotion délibérée pour ce que vous faites, parce que je trouve que c'est avant Noël, c'est des cadeaux de Noël, non mais c'est des cadeaux de Noël au sens où c'est quelque chose qui ne va pas simplement être quelque chose qu'on va consommer, la personne qui va regarder ce DVD ou qui
va commencer à étudier ce cours, elle va juste être totalement bouleversée dans sa conception de ce que c'est qu'une maison et comment ça peut marcher, elle va se dire mais oui en fait c'est ça, c'est si simple que ça, Et pourtant, tu sais quand je dis c'est si simple que ça, moi la découverte du bioclimatisme s'est faite alors que j'étais très jeune, j'avais 8 ans et mes parents avaient acheté un livre peut-être d'un architecte que tu connais qui s'appelle David Wright, qui a écrit un livre qui
s'appelle Soleil, nature, architecture, et qui était représenté avec des maisons comme des petites coquilles, comme des petits nids, qui est un livre absolument fabuleux, je mettrai le lien dans la vidéo.
Et moi j'ai été fascinée de me dire finalement c'est aussi simple que ça, ça peut être expliqué à des enfants et c'est comme la physiologie. Ce que tu fais, ce que tu es, ce que vous expliquez tous les deux, ça peut être compris par des enfants de dire mettez-vous vos fenêtres au sud et vous aurez chaud.
Et pourtant, on ne le fait pas. Et quand tu parlais de cadeau de Noël, je trouve ça vraiment intéressant parce que moi, pendant des années et des années, justement, à cause de l'ancien paradigme, j'ai donné aucun cadeau de Noël parce que je trouvais que c'était juste, ça lançait la consommation.
C'était juste, ça ne l'allait tellement pas en fonction de mes valeurs que je ne donnais aucun cadeau de Noël pendant des années jusqu'à temps que justement, je découvre des formations, des cours qui, je trouvais, m'avaient apporté tellement, m'avaient rapproché de mes rêves et de mes plus grandes aspirations.
Puis à partir de ce moment-là, j'ai dit comme « wow, ça, c'est un cadeau de Noël que je trouve noble » en parenthèse. Puis maintenant, mes cadeaux de Noël, c'est toujours de l'information, c'est toujours des cours, des livres, des formations, des choses comme ça qui, je sais, vont rapprocher la personne à qui je le donne de sa vision, de ses rêves, de ses aspirations.
Et dans ce cas-là, je me sens vraiment bien et content de lui apporter ça au lieu de justement ce qu'était la mentalité avant, que j'étais dans l'ancien paradigme à ce moment-là de genre « Ah, il faut vraiment que je lui achète quelque chose, quel bibelot, quelle cochonnerie » en fait.
J'avais juste décidé d'arrêter complètement parce que ça me faisait souffrir en fait, mais là, cette nouvelle perspective-là est complètement différente. Maintenant, c'est avec fierté que je vais voir justement des formations, des aspects comme ça que je peux apporter aux gens et je trouve ça vraiment positif.
En tout cas, c'est une vision possible pour les gens qui nous écoutent aussi, présentement. C'est l'une des caractéristiques de l'économie de la connaissance que je trouve fatigante, c'est que l'économie de la connaissance, c'est une économie dans laquelle quand tu donnes, quand tu partages, tu ne t'appauvris pas et au contraire, tu t'enrichis. Tu t'enrichis du retour de l'autre qui aura reçu cette connaissance, qui va venir participer lui-même à cette connaissance.
Je trouve que c'est un jeu de ping-pong entre humains qui fait qu'on s'élève tous vers le haut et je trouve ça vraiment fabuleux. Donc, il y a ce DVD, il y a la formation.
Vous avez lancé un financement pour cette formation. Oui. On va mettre tous les liens dans la vidéo. Absolument. Fait que c'est ça. Présentement, c'est un moment comme un peu critique, c'est-à-dire que la plus grosse différence, c'est que plus on va réussir à ramasser de fonds, on a déjà des ententes avec les professeurs, plus on réussit à ramasser de fonds, plus on va avoir de cours en ligne dans le court terme. C'est-à-dire que nous, on a déjà, là c'est le fun, c'est un projet de social financement,
on a déjà ramassé le premier 20 000 $ qui nous permet de mettre la première formation en ligne. Donc ça, c'est déjà certain d'ici mars, c'est sûr et certain que la formation va être disponible. Si on réussit à ramasser un petit peu plus, ça va nous permettre de financer dans le fond la production, l'éditage, le filmer et tout ça, le processus de plusieurs autres formations.
Donc on aimerait avoir les cours sur les serfs spécifiquement parce que c'est sûr dans l'introduction, on voit beaucoup d'informations et on a une belle introduction à tout ça. Mais lorsqu'on veut aller plus dans le spécifique, certaines personnes ont le goût de ça ou qu'on veut apprendre vraiment comment cultiver 12 mois par année ou comment installer ses panneaux solaires, calculer soi-même l'énergie qu'on va avoir besoin et tout ça.
Lorsqu'on vient dans les points plus spécifiques que les gens ont le goût d'apprendre, ça prend des formations supplémentaires puis c'est ça qu'on aurait le goût. C'est qu'au lieu d'être juste une formation en ligne, que ce soit l'académie ADAPT, Autonomie durable et accessible pour tous, c'est de là que vient le mot ADAPT et on voudrait avoir cette académie-là avec plein plein de spécialistes qui permettraient de donner un maximum d'informations.
Puis plus on ramasse de fonds pendant ce socio-financement-là, plus ça va être du court terme, plus on va être capable de le faire tout de suite, sinon c'est sûr qu'on va juste falloir commencer avec ça puis tranquillement, si on réussit à trouver d'autres fonds, produire plus tard le reste.
Oui, mais ça je pense que c'est une dimension aussi que tu touches de la responsabilité individuelle qui est importante, c'est-à-dire qu'on ne peut pas demander à un système de financer lui-même les outils qui vont conduire à sa chute.
Or, le système actuel est un système qui est indexé sur la rareté, qui crée la richesse sur la rareté et qui n'a aucun intérêt à créer de l'enseignement qui permette de sortir de ce système, ça serait juste de la folie, ça serait de se tirer une balle dans le pied.
Donc si ce n'est pas nous avec notre argent, avec notre droit de vote qui est lié à l'argent et qui est un outil qui est d'une neutralité totale et qui dépend uniquement de ce qu'on en fait, si ce n'est pas nous qui votons et qui disons ok on veut construire les outils de connaissance qui vont nous permettre de nous émanciper, de proposer autre chose sans protester contre le système et de créer quelque chose à côté de beaucoup mieux, plus efficaces, plus énergétiques, c'est à nous de le faire et cette dimension de la responsabilité,
elle est énorme. C'est pour ça que je soutiens sans réserve vraiment votre projet de financement et que je suis vraiment ravi de cet échange qu'on a pu avoir parce qu'effectivement, il y a, comme avec la physiologie, il y a juste un univers à découvrir avec l'habitat et l'efficacité énergétique et qui peut radicalement changer nos vies.
Absolument. Qualité de vie, je pense, à part sa santé physique justement, à part tout ce que tu apportes présentement avec tes vidéos et ton oeuvre, je dirais. À part ça, la santé mentale, physique et spirituelle, je pense que l'objet physique qui a le plus gros impact sur notre qualité de vie, c'est définitivement la maison.
C'est notre plus gros investissement de notre vie. On vit dedans tout le temps. C'est la troisième peau. C'est notre plus gros impact environnemental. Définitivement, 40 % des problèmes environnementaux sont causés par l'habitation, à lui tout seul 40 %.
Donc, c'est notre plus gros vote. C'est notre plus gros vote politique aussi parce que, justement, quand je vais vers une maison plus autonome, je dis justement, je vote en disant, moi, je ne suis pas pour qu'on devienne cette grosse machine-là qui est constamment en train de tirer et qui va créer une guerre à un moment donné si on continue constamment à faire ça.
Donc, c'est tellement une grande décision, c'est une décision d'une telle importance que ça vaut la peine que les gens prennent le temps de la concevoir, prennent le temps de comprendre et fassent des décisions qui respectent leurs valeurs et qu'il y a une maison qui leur ressemble comme il y a une santé qui leur ressemble aussi, leur vrai être, je dirais. Merci Francis, merci sincèrement, merci Kurt aussi, parce que vous êtes, voilà, toi t'es la tête de pont, on va dire,
c'est celui qui montre sa tête en vidéo, mais je sais qu'il y a toute une équipe derrière toi et que voilà, vous êtes en train de faire un superbe travail au Québec qui j'espère va vraiment se répandre en Europe et bon, vu ce j'ai vu avoir la vidéo, j'en doute pas, mais il y a vraiment à repenser nos maisons comme il y a à repenser notre santé pour nous faire des maisons comme une santé qui soient à notre taille, qui soient à la hauteur de nos aspirations.
Donc merci sincèrement, on va mettre tous les liens. Et puis bon, pour les gens qui sont au Québec, pour les Québécois qui nous regardent, bon voilà, il n'y a pas à hésiter quoi, il faut foncer.
C'est là, il faut foncer effectivement. OK, un gros merci encore Thierry, c'est vraiment super. Merci à vous deux. Merci. Salut.
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