La guérison seconde partie, « il n'y a plus le temps d'avoir peur »
Cette deuxième partie sur la guérison part du témoignage d’une personne confrontée à l’anorexie, dont les questions ont conduit Thierry à affiner sa compréhension du phénomène. Ce qui s’applique à l’anorexie vaut, selon lui, pour la grande majorité des blocages psychiques : nous sommes avant tout malades des identités que nous construisons pour nous protéger, et ces identités finissent par alimenter les peurs qu’elles étaient censées contenir.
Thierry revient sur le rôle central de la relation à l’autre dans la guérison, en s’appuyant sur des travaux en neurobiologie qui montrent que la sécrétion de sérotonine est d’abord déclenchée par le lien social. Il aborde aussi la notion d’acte de foi : vouloir sincèrement la relation, même quand on en est coupé, et se forcer à générer de l’empathie de façon délibérée au début, avant qu’elle devienne naturelle.
Une part importante de la vidéo porte sur le danger de fuir dans les hauteurs, c’est-à-dire de chercher la guérison dans des états altérés ou des expériences de mortification qui font s’envoler le mental sans toucher les peurs profondes. Thierry distingue ce type de fuite d’une vraie descente dans l’intimité cellulaire, qu’il considère comme le seul chemin vers ce qu’il appelle le « sublimes déjà présent en nous ».
La vidéo se conclut sur une image concrète : la chenille et le papillon. La chenille ne peut pas imaginer ce qu’est la vie du papillon, et pourtant c’est sa destination. Passer le cocon demande un effort volontaire pour aller au-delà de ses peurs, mais une fois dans les bonnes conditions, la transformation se fait d’elle-même. C’est le sens de la phrase qui donne son titre à la vidéo : « il n’y a plus le temps d’avoir peur ».
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Introduction et témoignage citéThierry présente le témoignage d’une personne anorexique dont les questions structurent toute la réflexion de cette vidéo.
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2:30Maladie d’identité et peur du videThierry pose l’hypothèse centrale : nos identités protectrices nous coupent de la solution, qui est le lien à l’autre et à soi-même.
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5:00La relation à l’autre comme premier remèdeDes recherches en neurobiologie montrent que la sérotonine est d’abord sécrétée par le lien social, ce qui oriente concrètement la démarche de guérison.
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10:00L’identité comme prison, la perte comme grâceThierry raconte comment perdre ses identités, lors de sa maladie puis de son accident en Indonésie, lui a semblé une libération plutôt qu’une perte.
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12:30Ce que nos cellules contiennent déjàThierry évoque des techniques corporelles non dogmatiques pour accéder à ce qu’il considère comme un potentiel déjà présent dans nos cellules.
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17:00La peur de guérir comme obstacle principalThierry identifie la peur de guérir comme le premier et unique frein réel, indissociable du manque d’amour pour soi-même.
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20:00Le danger de fuir dans les hauteursUne question du témoignage soulève le risque de confondre une vraie démarche de guérison avec une fuite dans des états mentaux élevés ou des pratiques de mortification.
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22:30Jouer contre soi-même pour dépasser la peurThierry explique pourquoi les peurs ne peuvent pas guider vers la guérison et pourquoi il faut à un moment aller délibérément à leur encontre.
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25:05La chenille, le cocon et le papillonUne métaphore concrète pour décrire la transformation : l’effort volontaire de passer le cocon, puis la fleur qui se fait d’elle-même une fois les conditions réunies.
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Transcription de la vidéo
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Lire la transcription
Bonjour, bienvenue sur le blog de vive recrue, ravi de vous retrouver avec cette deuxième partie des réflexions sur la guérison, la guérison totale, et pour ce faire je suis partie du témoignage d'une personne qui a accepté que je la cite et cette personne, je dois la remercier ouvertement parce qu'elle m'a fait énormément progresser dans certaines de mes compréhensions de phénomènes.
Nos échanges étaient plus particulièrement axés sur le phénomène de l'anorexie auquel elle est confrontée, mais je pense vraiment que ce que je vais essayer de vous transmettre aujourd'hui est important pour tout le monde et non pas uniquement pour les personnes qui sont confrontées à ce problème de l'anorexie et qui en souffrent.
Donc je me permets de la citer, alors je reprends la première partie, excusez-moi, je lis, donc elle me disait dans un courrier, c'est pour cela qu'il est si difficile de lâcher. Donc elle parlait de sa peur, de sa douleur, car je ne connais rien d'autre, et si comme certaines thérapies le font, on m'enlève mon symptôme, qui était donc l'anorexie, je suis dépossédé de ma seule identité et je me retrouve à nu, vide, ne sachant que faire ni comment
communiquer fonctionner dans ce monde dans lequel je n'ai pas les codes alors Déjà je pense que ça prenait le temps d'intégrer ce témoignage mais ce témoignage pour moi il dit tout, il dit vraiment tout et donc j'aurais pu intituler cette vidéo aussi, j'aurais pu l'intituler on enlève les couches d'oignon parce que c'est vraiment sur les identités qu'on va réfléchir aujourd'hui.
Qu'est-ce que sont nos identités ? À quoi est-ce qu'elles servent ? Qu'est-ce qu'elles servent ? Et que ne servent-elles pas ? Dans toute la vidéo, je vais vous demander de garder à l'esprit quelque chose que j'avais posé comme un postulat, on va dire, j'espère que vous y adhérez, dans une précédente vidéo, c'est que pour moi, l'inverse exact de l'amour, c'est la peur.
Peur, amour, c'est l'antithèse l'un de l'autre. Et qu'est-ce que sont ces identités ? Ces identités, pour moi, sont avant tout les carapaces de la peur. Et la peur, elle vient d'où ?
Elle vient strictement de notre mental. Donc nous sommes avant tout malades des identités que nous construisons pour nous protéger de nos peurs. Ces identités alimentant elles-mêmes nos peurs et nous isolant de la solution de nos peurs qui est l'amour.
Alors vous allez me dire que c'est très vague, c'est très général, c'est très bateau ce que tu nous dis comme message. Certainement, mais on va rentrer un petit peu plus dans les détails au travers du deuxième parti de son témoignage.
Alors là aussi je reprends. Elle m'écrivait de plus en plus récemment. Je suis de plus en plus OK avec toi. Donc petit coup de satisfaction, merci. Je suis une page vierge, Mais le problème est comment la remplir et avec quoi ?
C'est, je crois, la réponse qu'il me faudrait. En France, je ne crois pas qu'il y ait des personnes qui ont pour vocation à aider d'autres individus comme moi. Tu vas sûrement me répondre que c'est à moi de trouver.
Mais depuis le temps, je commence à me demander s'il n'y a pas un environnement notamment affectif et naturel indispensable à privilégier. Être tout le temps tout seul ne fait que renforcer le mental.
le mental, oui tout est dit, cette personne sait exactement ce que je vais lui dire aujourd'hui donc franchement je n'ai aucun mérite on me prépare mes vidéos quasiment mais voilà comment est ce que je vois de plus en plus le phénomène de l'anorexie, de la dépression et des maladies dites psychiques de ce type là pour échanger avec énormément de personnes je le vois, vous pouvez vous lever, vous allez dans votre cuisine si vous en avez une, et vous prenez une éponge, une éponge qui a épongé une table sale,
et cette éponge c'est nous, nantis de toutes nos identités, et pour une raison ou pour une autre, il y a des personnes qui inconsciemment ou consciemment partent en rébellion par rapport à ça, Et l'éponge, il la presse, il la presse, il la presse à fond jusqu'à ce que tout le jus noir en sorte.
L'anorexie, c'est-à-dire la manifestation physique, la dépression et tous les états dépressifs en sont aussi des manifestations de ce pressage de l'éponge. Et pour moi, c'est une démarche qui est parmi les plus saines qui soit.
Le problème, c'est que l'éponge, on ne peut pas la maintenir pressée longtemps. Il faut ensuite la re-remplir, et la re-remplir avec une eau claire. Et cette eau claire, c'est déjà présent dans la réponse.
Je la relis en nouveau, excusez-moi si je reviens souvent sur le texte. Tu vas sûrement me répondre que c'est à moi de trouver. Je vais répondre ça, effectivement. Mais depuis le temps, je commence à me demander s'il n'y a pas un environnement notamment affectif et naturel indispensable à privilégier.
Être tout le temps, tout seul, ne fait que renforcer le mental. Avec quoi re-remplir l'éponge ? Je suis tombé récemment sur les recherches de neurobiologistes qui ont réussi à montrer que l'acte premier de sécrétion de sérotonine dans le cerveau, c'est la relation à l'autre.
Donc la solution, elle est simple, c'est la relation à l'autre. Alors on va me dire, oui, mais je n'ai personne dans mon entourage, comment est-ce que je peux rentrer dans la relation à l'autre ?
Et c'est là où je crois que c'est important, et là j'ai compris quelque chose récemment, c'est qu'il faut vouloir le chemin. C'est ce que j'appelle souvent l'acte de foi. L'acte de foi, c'est désirer la chose en laquelle on croit.
on a envie de rencontrer des personnes, alors il faut le vouloir vraiment. Et le vouloir vraiment, c'est donc au début, d'une certaine manière, se forcer. L'empathie, ça doit se générer de façon artificielle au début, je pense, surtout quand on n'y a pas accès, quand on est un petit peu coupé, quand on est coupé des relations sociales, on doit se forcer au début pour rentrer.
il faut vouloir la rencontre de l'autre ne serait-ce qu'au début au prix d'une certaine forme d'inauthenticité ou d'artificialité. Et pour moi la solution elle est toute simple. Cette personne me dit, tu me dis qu'il faut que je trouve la solution en moi.
Et donc là je parle à tout le monde parce que nous sommes tous, je vais y revenir, mais prisonniers de toutes nos identités. Et à la limite les personnes qui rentrent dans une forme de dépression, les personnes qui rentrent dans une forme d'anorexie ou ce type d'affection sont pour moi parmi les plus courageuses.
Elles ont un vrai problème, une vraie question, une vraie situation qu'elles affrontent. Le problème c'est qu'elles n'ont que des réponses partielles ou pas adaptées. Mais ce n'est même pas une mauvaise réponse, ou en tout cas c'est une manifestation dans le physique d'une recherche de questions qui ne devrait pas se situer là, ou en tout cas qui est pathologique quand elle se situe là.
Mais peu importe, la question est bonne, la question est juste. Et je considère comme beaucoup plus malade les personnes qui se complaisent dans les identités qu'elles se sont construites, l'identité de mère ou de père de famille, l'identité liée à leur travail, liée à leurs conditions sociales, liée à leur statut social, liés à leur richesse, à leur compte en banque, au mérite qu'ils ont au travers de leur activité sportive. Je peux vous assurer
que moi quelque chose, la chose qui m'a le plus aidé dans ma vie, c'est d'être ainsi diminué il y a 4-5 ans quand je me suis retrouvé à 30 kg quasiment comme un zombie et qu'on m'a vu ainsi. Je peux vous dire que les identités ça vole et c'est une véritable libération, c'est une grâce et je remercie la vie de m'avoir confronté à cette expérience.
Une autre libération, ça a été en avril dernier, quand j'ai perdu la plupart de mes dents dans l'accident que j'ai eu en Indonésie, et que j'ai même pris de la caméra pour apparaître tel que j'étais, sans dents. Et pour moi, ça a été une véritable grâce, parce que là, mes identités, je les sentais partir.
C'était une violence, c'était une difficulté, mais il faut bien comprendre que partout où il y a peur, ce sont nos identités qui sont mises en péril, et chaque fois qu'il y a peur, c'est une raison de plus pour avancer dans cette peur. Donc j'ai perdu un tout petit peu mon fil, excusez-moi. Mais je disais qu'il fallait vouloir dépasser un petit peu nos blocages et nos peurs parce que nos peurs, c'est le fruit de nos identités.
Donc s'identifier quand on a un problème avec l'anorexie ou la dépression, s'identifier à l'anorexie et à la dépression, c'est quasiment trébucher à la dernière marche puisque on a éliminé toutes les autres identités. Eh bien, celle-là, elle reste et on n'arrive pas à l'éliminer. Eh bien, même celle-là, il faudrait réussir à l'abandonner.
Et pour réussir à l'abandonner, il faut d'un seul coup basculer, basculer dans l'empathie vis-à-vis des autres. Comme je vous le disais, les neurobiologies déterminent que l'empathie, la relation à autrui serait quasiment notre fonction première.
Je ne suis pas persuadé que l'on sache exactement ce qu'est l'homme, ce pourquoi il est fait, quand je dis l'homme, c'est l'homme, la femme. Ce pourquoi il est fait, qu'est-ce que l'humain ?
Je me refère, j'ai certainement déjà cité ici, mais je vous encourage à les découvrir si vous ne les connaissez pas, aux travaux de Sri Aurobindo, de Maire et de Sadprem particulièrement, qui n'ont cessé de dire que l'homme était un être en transition.
Nous sommes une espèce qui n'est pas encore née. L'humain n'est pas né pour moi, j'en suis persuadé. nous sommes dans un entre-deux, nous sommes dans un médiocre entre-deux dans lequel nous sommes à la fois prisonniers de nos peurs, nous sentons des parcelles du sublime qui est certainement notre condition d'humain, nous les sentons en nous mais elles sont recouvertes de tellement de parcelles de peur et ces peurs, c'est l'individualité, c'est la personnalité qui ne font que les
renforcer Donc je vous engage vraiment à cette aventure et cette aventure quand cette personne me disait voilà comment trouver en moi même et bien là aussi suite à des expériences récentes je pense de plus en plus que ce n'est certainement pas par l'exploration mentale que l'on va pouvoir aller trouver cela ce n'est certainement pas par l'observation avec des microscopes, l'observation scientifique, mais c'est par l'observation personnelle, il faut aller chercher tout cela dans nos cellules, directement. Tout ce qu'il y a de divin,
mais je n'aime pas le mot parce qu'on va me reprocher de faire des raccourciers, alors tout ce qu'il y a de sublime, tout ce qu'il y a de vivant, tout ce qu'il y a d'humain non encore advenu en nous est déjà présent dans nos cellules. Souvenez-vous que je vous avais dit quand on parlait d'anthropologie, comparé avec les codes génétiques qu'il y a dans chacune de nos cellules deux codons d'ADN qui font 173 cm.
Il y a 1m73 d'ADN rassemblés dans nos cellules, dans chacune de nos cellules. Et bien dans chacun de ces ADN il y a ce pourquoi nous sommes faits, ce que nous sommes. Deviens ce que tu es, ce que tu es déjà, ce que tu es déjà dans tes cellules, deviens ce que tu es, ce message impérieux il a été donné par Épicure, il avait été donné avant lui, il a été donné sans cesse depuis par des êtres qui étaient en recherche.
Deviens ce que tu es, et ce que tu es il n'y a que toi pour le savoir. Ton expérience est vraiment unique et c'est à toi de partir le chercher dans l'intimité de tes cellules. Pour cela, moi je pense qu'il y a des techniques corporelles qui le permettent.
Si il y a des personnes intéressées, je pourrais partager un petit peu ce que j'ai expérimenté et ce en quoi je crois pour l'efficience de la démarche. Mais surtout pas des techniques corporelles qui soient codifiées, surtout pas des techniques corporelles qui nous empêchent nos propres expériences, pas des techniques corporelles qui nous imposent un dogme, une forme trop rigide, mais plutôt des techniques corporelles qui nous permettent d'aller à l'exploration au plus profond de nos cellules,
trouver notre vérité. Il ne s'agit pas d'involuer, il s'agit d'évoluer. Il ne s'agit pas de retourner à un âge de chasseur-cueilleur dans les forêts nus. Nous ne sommes pas ça et je ne pense pas que ce soit ce qui nous est demandé.
Mais par contre, il n'est pas question non plus de basculer dans un futur techniciste pour moi. La véritable aventure, c'est d'aller trouver notre futur stade, notre évolution, dans l'intérieur même de nos cellules, c'est déjà présent en nous.
Et pour moi, toutes les identités nous coupent de ça. Pour moi, les personnes qui, dans une phase de dépression ou d'anorexie, essayent de se départir de ces identités sont sur la bonne voie, mais il faut avant tout continuer la démarche, aller au plus profond, ne pas avoir peur.
Vous savez, ce week-end, j'ai reçu un message absolument sublime que je voulais partager avec vous, en tout cas moi qui m'a profondément retourné. Et ce message, c'était simple, c'était, il n'y a plus le temps d'avoir peur.
Il n'y a plus le temps d'avoir peur. Tic, tac, tic, tac, il n'y a plus le temps. Il n'y a plus le temps d'avoir des identités, il n'y a plus le temps de s'accrocher à tout ça, parce que tout cela, ça nous isole, et tout cela, ça nous fait souffrir.
Il n'y a plus le temps d'avoir tout ça, il est temps de les abandonner. Il est bon de tout lâcher. Et je dirais aux personnes qui sont dans la dépression ou l'anorexie, heureuse soyez-vous, parce que vous avez déjà accompli une part de la démarche.
Mais surtout ne vous arrêtez pas en bon chemin, continuez et ne vous y trompez pas. N'allez pas chercher dans les artifices, dans l'extérieur, la réponse qui est déjà à l'intérieur de vous. Je voulais reprendre aussi une autre part de son témoignage, excusez-moi, voici, parce que vous allez voir et qui illustreront parfaitement ce que je disais.
Donc une autre part de son témoignage disait beaucoup de notions que tu évoques font écho en moi. En ce moment je suis envahi par des peurs et donc je reprends mes points de sécurité habituel comme je l'écrivais la dernière fois.
Je suis la dépressive, l'anorexique, la fragile. Entre parenthèses, c'est une compréhension totale, et je suis absolument d'accord avec cette analyse. Bref, la seule identité que je me suis construite dans ce monde et que je connais, la seule qui ait perduré l'identité.
En effet, je crois que j'ai toujours eu des peurs, et que je n'ai donc jamais connu l'amour véritable de moi-même et des autres. Mon homéopathe me demandait l'autre jour si j'aimais les gens, ma famille. Je n'ai pas su lui répondre, car je ne savais pas ce que cela signifie.
J'ai honte de l'écrire, mais c'est vrai. De ce fait, je me pose toujours la question du sens de ma présence sur Terre. Pourquoi mon corps persiste à rester là ?
Pourquoi se lever le matin quand on sait que sa journée sera vide et sans échanges ou sans rencontres ? Toutes les réponses sont là ? Je crois qu'il n'y a aucune honte à dire qu'on ne sait pas ce que le mot «amour» signifie.
Parce que je pense que, en tout cas moi pour l'avoir expérimenté, je ne suis même pas sûr encore de savoir ce que le mot «amour» signifie. mais encore récemment, si on me demandait si j'aimais les gens autour de moi, je répondais la même chose, je disais que je ne sais pas ce que le mot amour signifie. Et je pense que c'est d'une honnêteté et d'une lucidité totale.
L'amour n'est pas l'attachement, l'amour n'est pas la dépendance, l'amour n'est pas la violence, l'amour n'est pas la haine, l'amour n'est pas l'espèce de mélodrame psycho-émotionnel, l'espèce de bouillie gloubiboulga qu'on nous sert à tout lieu, ça n'a rien à voir avec ça, tout ça ce sont des peurs.
donc je pense que c'est une grande honnêteté de dire qu'on ne sait pas ce que c'est que l'amour et on voit bien dans ce témoignage à quel point amour et peur sont antinomiques l'une de l'autre. Les peurs nous renvoient vers nos personnalités, les personnalités sont, on va dire, la concrétisation la concrétisation matérielle de nos peurs l'une et l'autre sont complètement liées.
D'ailleurs la chasse est ouverte attention au petit lapin avec moi dans ce joli bois, mais Mais nos peurs, peur et amour sont complètement liés. Et comme on le voit dans ce témoignage, la seule solution, c'est de vouloir l'amour.
Ça paraît complètement fou, je n'ai pas grand-chose d'autre à dire. La seule solution, c'est de vouloir l'amour. La seule solution, c'est de vouloir découvrir qui l'on est.
Et au début, il faut faire un effort volontaire contre soi-même. Et je pense que dans tous les empêchements à la guérison, la première et unique chose, c'est la peur de guérir.
C'est la peur de guérir qui est liée à l'absolu manque d'amour pour soi-même. Pour moi, peur de guérir ou manque d'amour pour soi-même, ou non-amour pour soi-même, c'est à peu près la même chose.
Ou même peur de guérir et non-amour tout court, radicalement, de soi-même, des autres, de la création, de tout ce qui nous entoure. C'est exactement la même chose. Et il y avait une deuxième partie d'ailleurs qui était intéressante Parce qu'elle réagissait par rapport à la dernière vidéo sur laquelle j'ai parlé de la guérison.
Elle me disait une question me trotte dans la tête à la suite de ton annonce de tenter une expérience de purification. Je ne sais pas si je l'ai décrit comme ça, mais en fait ça me va aussi. Comme moi tu connais l'addiction.
Comment en feras-tu pour savoir si tu ne tombes pas dans la piège du shoot que peut provoquer un jeûne ? Comme tu le dis toi-même, il faut trouver un minimum vital car tu es sur terre et non pur esprit.
J'espère que ces quelques-unes ne te vexeront pas, c'est juste des questions pour un échange. Non, ces questions ne me vexent pas, elles sont extrêmement là aussi justes et elles sont extrêmement bienvenues parce qu'il y a effectivement un gros danger à aller chercher la guérison dans des espèces de hauteurs infinies.
Je l'ai eu fait à une époque et on a beau s'envoler dans les hauteurs, qu'est-ce qui s'envole ? C'est le mental et le corps reste là, sur terre, souffrant, petit et souffrant, encore et toujours.
Et ce n'est certainement pas la solution. C'est pour cela que je dis qu'il faut aller chercher l'expérience dans nos cellules, dans notre corps lui-même qui a déjà toutes les réponses en lui. C'est en lui qu'il faut aller le chercher, ce n'est pas dans des hauteurs, ce n'est pas dans des sphères célestes, aussi lumineuses soient-elles, ça je n'en démordrai pas, j'en suis persuadé pour l'avoir expérimenté moi-même, ce n'est pas en haut qu'il faut aller le chercher, c'est au cœur.
C'est au cœur, et c'est au cœur que l'on trouvera l'amour. Et l'amour, il faut le vouloir. Alors, elle me pose la question, c'est vrai que j'ai évoqué dans la dernière vidéo, il y a des personnes qui ont réagi un petit peu, qui m'ont envoyé des messages, tu vas disparaître et tout, non, non, attention, je ne vous fais pas le coup du psychodrame, je n'ai pas l'intention de me lancer dans un jeûne à mort ou quoi que ce soit, et ce n'est pas pour tout de suite,
et je me préserve ça pour le début 2012 quand il fera bien froid en France et je partirai un petit peu loin pour pouvoir le faire tranquillement dans un cadre préservé. Ce n'est pas du tout une expérience de mortification ou alors c'est une expérience de mortification de mes fausses identités qui restent et de mes peurs.
Mais comment est-ce que je pourrais savoir ce que je sers en faisant ça ? Eh bien, le seul moyen c'est que je suis déjà allé faire l'expérience au sein de mes cellules et je crois avoir l'audace de dire qu'elles m'ont parlé, elles m'ont dit ce que devait être mon chemin, ce que je devais faire ici, et à ce moment-là, je sais ce que sert ce jeûne.
Ce n'est pas grand-chose, il n'y a que la personne pour le savoir, mais il n'y a que vous pour savoir ce que sert chacune de vos actions. Chacune de vos actions peut servir l'amour ou peut servir la peur, indifféremment. Il n'y a personne à l'extérieur qui peut le juger, c'est votre propre expérience.
Personne extérieure ne peut penser cette expérience, personne extérieure n'a à la reproduire et c'est aussi pourquoi sur ces vidéos je vous dis toujours à la limite peut-être que je peux vous inspirer à vous mettre en marche si c'est pas très présomptueux de ma part, mais c'est tout ce que je peux faire.
Je partage mes expériences pour vous donner envie de faire les vôtres. Et je remercie toutes les personnes qui me contactent avec des expériences différentes, qui rentrent dans la controverse, parce qu'on a tous à apprendre.
Vous allez voir, je progresse moi aussi sur le plan matériel, je suis en train de changer pas mal de choses dans mes pratiques, je vais le partager bientôt avec vous, j'ai besoin encore de valider certains résultats assez extraordinaires que j'ai mesurés.
Et donc les expériences, elles sont avant tout individuelles, surtout ne cherchez pas un cadre pour vivre vos expériences. Dans les tribus amérindiennes, quand quelqu'un était perdu ou lors du passage initiatique de la puberté, les personnes se lançaient dans ce qu'on appelait une quête de vision.
Qu'est-ce que c'est qu'une quête de vision ? Ils partaient seuls dans la forêt, ils traçaient un cercle autour d'eux, un cercle pas très grand, de 2 mètres de diamètre, et pendant 3 jours, 6 jours, ça dépendait des quêtes de vision, ils jeûnaient, ils méditaient, seuls, et ils ne sortaient pas de ce cercle.
Je vais vous dire, j'ai fait une quête de vision il y a quelques années de ça, je peux vous dire que dans le cercle vous n'en sortez pas, mais par contre il y a toutes vos peurs qui s'invitent et qui rentrent.
Et c'est un sacré combat contre nos peurs qu'il faut faire. Et c'est ce que je dis quand je dis il faut vouloir la guérison, il faut vouloir aller rencontrer les autres, il faut le provoquer, il faut se mettre dans la situation pour, il faut se mettre en défaut, il faut aller au-delà de ces peurs parce que nos peurs ne nous guideront jamais pour aller contre elles.
Elles se sont trop bien structurées autour de nous, ce n'est pas possible, ce n'est pas possible. Donc il y a un moment, il va falloir jouer contre soi-même.
On n'a pas le choix, c'est le seul moyen de dépasser la peur et d'aller faire la guérison. Voilà, il y avait beaucoup de contenu dans cette vidéo. Je l'ai faite, j'espère, pas trop décousue, je n'avais pas préparé grand-chose.
C'était vraiment le fruit de mes réflexions récentes. En même temps j'étais un petit peu fatigué parce que quand je vais avoir une grosse opération chirurgicale demain je jeûne depuis deux jours pour le préparer donc excusez moi si j'avais un tout petit peu de confusion mais souvenez vous vraiment de cette phrase qui est très très très importante pour moi il n'y a plus le temps d'avoir peur il n'y a plus le temps d'avoir peur je vous souhaite de trouver les conditions optimales pour dépasser toutes vos peurs pour aller découvrir
exactement ce que c'est que l'amour et la guérison. Dans les prochaines vidéos, on va parler toujours de guérison, mais là avec des moyens très très matériels, vous allez voir, il y a une petite révolution chez Vivre Cru.
A très très bientôt, merci pour tous vos soutiens, merci pour les partages, merci de promouvoir ces vidéos, de les diffuser dans votre entourage si vous pensez qu'elles peuvent servir à quelqu'un merci à très bientôt belle journée bonne soirée Je souhaitais apporter un tout petit complément parce que juste après avoir fait cette vidéo j'ai pensé à quelque chose auquel je voulais me référer que j'avais oublié de dire dans la vidéo récemment aussi j'ai été confronté à une phrase d'un
des maîtres du buto japonais qui s'appelle Kazuo Ono et Kazuo Ono disait à certains de ses élèves qui venaient le voir et à qui il donnait la consigne faites la fleur, faites la fleur donc c'est du buto, c'est de la danse buto, faites la fleur et il leur disait toujours pour pouvoir faire la fleur il faut d'abord faire le mort il faut d'abord vider pour pouvoir re-remplir.
On ne peut pas rajouter des choses dans une maison qui est complètement pleine. C'est dix façons différentes de le dire, mais ça revient à la même chose. N'ayez pas peur de vider, de vider, de vider.
Mais ça peut être sur le plan physique, ça doit être avant tout sur le plan psychique et mental qu'il faut vider. Ça peut se traduire sur le plan physique aussi. N'en ayez pas peur, je vous dit dans la dernière vidéo, ça peut advenir et il ne faut pas en avoir peur. Tout cela c'est le processus de transformation, c'est la chenille qui devient papillon. Vous imaginez la différence qu'il y a entre une chenille et un papillon ?
Vous imaginez la différence qu'il y a dans le regard de la chenille et dans le regard du papillon ? La chenille ne peut pas imaginer ce qu'est une vie de papillon, et pourtant c'est le même être.
Il n'y a pas eu de magie dans la chrysalide, c'est le même être, mais simplement avec deux conditions radicalement différentes, peut-être que toute notre mission c'est de passer le cocon, c'est d'avoir le courage de passer le cocon, de déchirer le cocon, de déchirer la chrysalide, et de devenir enfin le papillon que nous sommes appelés à être.
Donc pour faire la fleur, faisons les mors. Et même ce qui était important dans cette phrase de Kazuo Ono, c'était qu'une fois qu'on a fait le mor, alors si on se met dans les bonnes conditions, la fleur se fait en nous, Donc ce n'est pas nous qui faisons la fleur, c'est la fleur qui se fait en nous, qui s'épanouit et qui croit en nous.
Donc un effort volontaire pour faire le mort, un effort volontaire pour aller au-delà de ses peurs, de ses personnalités, de ses carapaces. Et ensuite, la fleur se fait en nous.
Laissez le temps, laissez l'espace. Je vous le souhaite à tous. Cette fois-ci, au revoir. La vie que j'ai toujours voulu, je ne l'aurai jamais eu Je travaillerai pour quelqu'un d'autre, jusqu'à ce que je sois dans ma grève I'll be dreaming of a life of ease and mountains, oh mountains, oh thine Have a big expensive car, drag my furs on the ground Have a maid I can tell to bring me anything Everyone will look at me with envy and with greed Now revel in their attention And mountains,
oh mountains, oh thines Sweet lazy life Champagne and caviar Hope you come and find me You know who we are Those who deserve the best in life Know what a money's worth et ceux qui ont tant de malheurs qui ont des montagnes sans rien Oh, ils m'ont dit qu'il était temps de sauver mon âme Ils m'ont dit qu'on ne peut pas ramasser toutes ces choses matérielles que vous avez gagnées C'est un rêve, un rêve, un rêve,...
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