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Jour 1, l'essence de la permaculture, la cause des causes // La cause des causes

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L'équipe RGNR
15 vues • Publiée le 12/04/2014

Cette première vidéo ne parle pas de jus ni de recettes. Thierry pose d’emblée le cadre conceptuel de ces dix jours : comprendre les lois du vivant qui s’appliquent aussi bien au biotope végétal qu’au corps humain, et apprendre à distinguer ce qui sert les forces constructives de ce qui les entrave.

Il revient sur ce qui bloque la plupart des démarches de santé : la dictature du mental, les modèles intellectuels figés, et la peur de l’erreur. Pour lui, expérimenter sans idées préconçues est la seule façon de comprendre ce qui fonctionne vraiment, y compris en faisant des erreurs et en en tirant des conclusions concrètes.

La notion de responsabilité individuelle traverse tout le propos : non pas la culpabilité, mais la reconnaissance que nos choix quotidiens, alimentaires, relationnels, mentaux, orientent notre vie dans un sens ou dans l’autre. Thierry insiste sur le fait que cette marge de manœuvre existe quelle que soit l’histoire personnelle.

La vidéo se conclut sur une introduction à l’entretien avec Éric Escoffier, présenté comme un échange fondamental sur les lois universelles du vivant et leur application à la permaculture, à l’intestin et à l’humain en général, pour poser les bases de tout ce qui suivra dans ces dix jours.


📑 Au programme de la vidéo

Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour ! Vous vous demandez peut-être, qu'est-ce qu'il va y avoir dans ces 10 jours de cure de jus qui n'est pas une cure de jus. Je vous avoue que moi aussi, c'est le premier jour et qu'est-ce qui vient, qu'est-ce qui lève, je ne peux pas vous le dire.

Ce que je sais, c'est que j'ai envie vraiment qu'on en fasse quelque chose hors de la dictature du mental, Hors de la dictature de la norme, des modèles intellectuels sclérosants et coercitifs, quelque chose qui nous rapproche de notre ressenti et du fondamental qu'il y a dans cette démarche de régénération.

Parce que pour moi, cette démarche, cet état d'esprit, cette compréhension, elle explose toutes les catégories et elle dépasse bien largement la question de la nutrition. La question de la nutrition n'est qu'une petite expression de la compréhension de ce principe, de ce concept de la régénération.

Et pour moi, cette idée-là, ce que j'ai touché, ce que j'essaie de vous faire toucher chaque jour au travers de ces vidéos, c'est vraiment l'essence pure de cette idée qu'il y a deux façons d'évoluer.

il y a deux rapports à la vie, il y a deux rapports à l'environnement, il y a deux rapports à l'autre, il y a deux rapports au corps. Un rapport qui va aller dans le sens de favoriser les forces constructives de vie et qui va aller dans le sens de la régénération qui sont spontanées, normales dans la vie.

Et puis des forces qui vont aller dans le sens de la dégénérescence. Et quelque part, ces forces-là à l'œuvre, on les voit dans tous les domaines et que cette pensée, cette extrapolation, cette réflexion sur la régénération que l'on emploie au corps humain, on peut l'étendre vraiment très largement.

Et on peut vraiment régénérer tous les secteurs de notre vie. Et je pense d'ailleurs que c'est le challenge essentiel qu'il y a à accomplir. Et pour régénérer ces secteurs-là, ce n'est pas tant des méthodes qu'un état d'esprit. Je crois bien même que les méthodes sont à l'inverse du processus de régénération.

C'est-à-dire que les méthodes sont quelque chose de carré, de figé, de borné, alors que la régénération c'est tout autre, c'est l'adaptabilité, c'est la sensation, c'est le ressenti, c'est la finesse de l'analyse mais qui est en perpétuelle évolution.

Et donc il m'a semblé important durant ces dix jours d'apprendre à développer notre ressenti, de nous inciter à développer notre ressenti, de nous inciter à cultiver la joie. Alors je ne sais pas si ces dix jours vont correspondre à ce programme-là mais ça me paraît essentiel.

L'important pour moi c'est que nous soyons nombreux à dire Je m'engage dans une aventure que je n'ai jamais vécue. Si on était déjà embarqué dans l'aventure du tout cru, on se file un challenge qu'on ne connaissait pas. Si on n'était pas encore embarqué, on arrête de regarder ça de l'extérieur, un petit peu comme un invité qui regarde par la fenêtre, et on se dit, aujourd'hui je m'y mets, j'essaye, j'essaye tout azimut en acceptant de faire des erreurs.

Ça, le principe de ne pas faire d'erreur et la crainte de l'erreur, je pense que c'est l'une des plus formidables erreurs de l'être humain. C'est-à-dire que je vous parle souvent de cadre. Et pour moi, on ne peut pas connaître le cadre sans en avoir expérimenté les limites du cadre.

Et pour expérimenter les limites du cadre, c'est ce qu'on a appelé l'erreur. C'est-à-dire que quand on vient atteindre la limite, quand on vient toucher, Et là on dit, oups, là je suis allé trop loin, je suis allé trop fort, j'ai allé trop fait, trop mis, trop...

Là, on a expérimenté le cadre, et personne ne peut le faire pour vous. Si quelqu'un te dit, à 10 mètres de toi, il y a un précipice, tu resteras dans la croyance, et il faut aller voir le bord du précipice pour te dire, OK, là à 10 mètres il y a un précipice.

Sinon, on va te le dire, un jour tu vas l'oublier, tu vas tomber dans le précipice. Alors que si tu es allé le voir, le constater par toi-même, à ce moment-là, tu connaîtras le précipice et tu n'iras pas te jeter dedans.

Là, c'est exactement pareil. Plutôt que d'entendre quelqu'un qui te dit « Attention, si tu fais ci, si tu manges ci, si tu corresponds comme ci, ça va te donner ça », allons expérimenter. Arrêtons d'avoir des opinions, des idées préconçues sur les choses, allons expérimenter.

Je vais vous présenter, j'espère, plusieurs témoignages durant ces 10 jours, des témoignages de personnes qui vont vous inciter à aller essayer des choses que peut-être vous ne connaissez pas encore et qui pour moi sont essentielles en matière d'hygiène de vie, en matière même de rapport au monde, en matière de rapport à l'autre aussi.

On va faire aussi des recettes, ne vous inquiétez pas, on va s'amuser aussi avec des recettes, il n'y a pas de raison, parce que c'est aussi jubilatoire et qu'il s'agit de se régaler aussi avec des beaux jus.

L'alimentation n'est qu'un pan, et l'alimentation est un pan important parce que c'est souvent une des entraves majeures. Mais pour moi, dans l'idée, c'est levons cette entrave majeure et passons à autre chose, qu'on n'en parle plus.

On ne devrait pas passer autant de temps à se prendre la tête avec l'alimentation. Le problème, c'est qu'actuellement, non seulement on se prend la tête, mais en plus, cette alimentation, elle fait qu'à 40 ans, qu'à 50 ans, on est usé, cassé, brisé, désillusionné, et on n'a plus cette créativité, ce flot de vie qui passe à travers nous, cette créativité qui s'exprime à travers nos mains, à travers nos propos,

à travers notre regard. Et tout le challenge, c'est d'arrêter d'entraver, permettre, permettre enfin. Et en fait, dans notre vie, nous n'avons que ça à faire, permettre que s'exprime la beauté, la puissance, la puissance créatrice de Dieu, permette qu'elle s'exprime au travers de nous.

Que nous arrêtions de la retenir, de l'empêcher, de l'entraver et que nous la laissions se déverser dans ce monde. C'est tout ce qui nous est demandé. L'alimentation, c'est une entrave. Alors on s'occupe de l'alimentation, on le règle et on n'en entend plus parler.

Je crois que durant ces dix jours, on va faire ça. C'est-à-dire quoi ? On va le régler. On va le régler avec des jus, des fruits, chacun son challenge, chacun son niveau.

on va le régler surtout en essayant de se faire du bien, de se faire de la douceur, de prendre soin de soi. C'est-à-dire ne pas démarrer une journée en se disant je vais faire tout au jus et puis finalement à 4h de l'après-midi on a très très faim et là on rentre dans une culpabilité sans pareil.

Non, non, non, non, non, non, on a démarré la journée au jus et on continue au jus tant qu'on n'a pas envie d'autre chose. Et si on est bien comme ça jusqu'au soir, on est bien comme ça jusqu'au soir. Si un jour on n'a pas envie de manger, on n'a pas envie de manger.

Si un jour on a envie de manger, on a envie de manger, on expérimente. Et même dans l'absolu, je dirais, pourquoi ne pas aller expérimenter et de remanger des produits cuits, transformés, et ainsi de suite ?

On expérimentera le mal-être, le mal de tête, la dépression, on l'expérimentera. Et au moins, on saura ce que ça veut dire. De temps en temps, il y en a certains qui ont besoin d'une piqûre de rappel.

Ce n'est pas un problème. Aucune expérience n'est un échec à moins qu'on n'en tire aucune conclusion. Mais si on en tire des conclusions... Ok, j'ai fait ça, je vois ce que c'est, je ne le veux pas.

Je prends une décision constante, en toute responsabilité. C'est un chemin vers la responsabilité, vers la responsabilisation individuelle et collective, je crois. Arrêtez de démissionner auprès des autres, arrêtez de croire que c'est la mauvaise chance, le malheur, que c'est une sorte d'arbitraire qui nous tombe dessus.

Si notre vie est une vie médiocre, si notre vie est une vie de souffrance, de labeur, de fatigue, nous en sommes en grande partie responsables, par nos choix. Oui, pas coupables, mais responsables, oui, par nos choix.

Et maintenant, il nous est donné, par notre libre arbitre, de faire d'autres choix et de renverser complètement la donne, de renverser la donne pour nous-mêmes, de renverser la donne pour notre entourage, de renverser la donne pour le monde au-delà entour, et pour finalement manifester quelque chose qui est déjà présent en germe en chacun de nous, qui est présent en germe tout autour de nous.

c'est une fabuleuse abondance, une paix absolue, une abondance, une générosité absolue, tout ça, ça attend. Ça attend qu'on arrête de l'empêcher, ça attend qu'on le permette.

Il suffit souvent de s'arrêter de faire et on le permet. Alors des fois, on voit que cet état de retour vers un état d'abondance, d'équilibre, d'homéostasie, des fois les systèmes, les êtres humains, sont tellement écartés que ce n'est plus possible, qu'il faut un petit coup de kick, qui font une petite aide.

Et ça aussi, on va le voir. On va faire tout un sujet sur la dépression, la fatigue chronique. On va en parler. On va en parler durant ces dix jours, on va en parler sans langue de bois, sans dogme, sans modèle un petit peu fixiste de « tu dois faire ça, tu dois faire ça et tu iras mieux » parce que tout ça, ça fonctionne sur la peur.

On va essayer vraiment de sortir du fonctionnement de la peur. Pour moi, la peur, c'est l'ignorance. L'ignorance suscite la peur. La connaissance suscite la responsabilité, suscite l'action, suscite la joie.

Alors ça va être ça. Et j'avais vraiment envie de commencer avec quelqu'un qui m'est très cher, et c'est peu dire, c'est mon ami, mon frère Éric Escoffier, avec qui j'ai eu un entretien tout à l'heure, vraiment très important, fondamental pour moi.

Fondamental parce qu'il montre à quel point les droits du vivant sont universels, à quel point ce qui s'applique au biotope végétal s'applique à l'humain, s'applique au biotope intestinal, s'applique au biotope humain globalement.

Cet échange est fondamental aussi pour moi parce qu'il pose vraiment l'enjeu. C'est-à-dire qu'à tout instant on peut choisir de servir les forces de régénération ou les forces de dégénérescence. Et c'est à chacun de faire un choix en permanence.

De qui suis-je l'outil ? De quoi suis-je l'outil ? Qu'est-ce que je sers ? Par mes propos, par mon attitude vis-à-vis de moi-même et vis-à-vis des autres, qu'est-ce que je sers ?

Ça, c'est la seule question à se poser. Et tous les matins, peut-être qu'il faudrait se la poser cette question. C'est un combat de tous les matins, de tous les instants. Qu'est-ce que je veux servir ?

Et dans mon interaction avec l'autre, l'autre me dit quelque chose, je vais lui répondre qu'est-ce que je sers. L'autre m'envoie quelque chose qui peut-être me touche, me contrarie, mais qu'est-ce que je sers dans ma réponse ?

Est-ce que je vais amplifier le désaccord, amplifier la séparation, amplifier la discorde ou est-ce qu'au contraire je viens guérir tout ça ? Qui est-ce que je sers ? Quoi que ce soit, comme effet de hôte, quelle que soit la situation dans ma vie, il n'y a aucune raison que je choisisse de servir les forces de dégénérescence plutôt que les forces de régénération.

Il n'y a aucune raison de choisir la dissociation plutôt que l'unité et l'amour. Il n'y a aucune raison. On ne peut pas argumenter, on ne peut pas le justifier. Parce que, quoi que ce soit qu'ait fait l'autre, nous sommes responsables de notre réaction, de notre attitude.

Alors aujourd'hui, on est parti pour dix jours. On est parti pour dix jours dans lesquels on s'en fout de nos vies antérieures. On s'en fiche de ce qui nous est arrivé depuis notre naissance. On s'en fiche qu'on nous ait piqué notre gouttée à l'école quand on avait 9 ans et demi et que Roululu nous a cassé la gueule.

On s'en fiche de ce que nous a dit notre femme ou notre mari. On s'en fiche que les gamins se soient couchés très tard et aient mis du désordre partout. On s'en fiche du petit patron qui nous a persécutés.

On s'en fiche parce que maintenant, c'est moi qui suis responsable. Et par mon attitude vis-à-vis de mon alimentation, par mon attitude vis-à-vis de mon environnement, je peux manifester tout à fait autre chose. On va se plaire à manifester quelque chose d'autre, quelque chose de plus joyeux, de plus jubilatoire, de plus enthousiasmant.

Il y a de l'enthousiasme. Il y a une désespérance autour de nous parce qu'il manque un espoir, il manque un message, c'est-à-dire qu'on a cru à des modèles capitalistiques, en médecine, en matière d'éducation, en matière de développement humain, on a cru à des modèles et on nous a dit que ces modèles vont nous assurer la joie, la prospérité. On y a tellement cru qu'on a même essayé de s'auto-persuader, en mettant des couilles pendant un temps, « Je vais bien, je vais bien,

je vais bien... » Et puis le manque de bol, ça ne va pas. Il y a des boucs qui tombent, ça tombe de partout, ça fissure de partout, ça prend l'eau de partout, que ce soit notre système économique, notre système éducatif, notre système médical, ça prend l'eau de partout.

Et on a beau maintenir et dire « Non, non, tout va bien, tout va bien, vous ne vous trompez pas, non, non, tout va bien, tout va bien...

» Non, ça prend l'eau de partout. Et il y a actuellement une immense désespérance qui souvent se traduit par des manifestations, des espèces de récupérations populistes nauséabondes. Il est temps de proposer un autre espoir.

Un autre espoir à bâtir ensemble, dans lequel il n'y a pas d'élus, il n'y a pas de gagnants, il n'y a pas ceux qui vont s'en sortir et ceux qui ne vont pas s'en sortir, mais dans lequel il y a un salut collectif.

Le salut collectif, il est par la reconnaissance de notre unité, par la reconnaissance de notre humble place dans l'écosystème, par le fait de permettre enfin que toute la puissance créatrice l'amour de Dieu puisse s'exprimer au travers de nous et d'arrêter de l'entraver et de l'empêcher.

Et par le fait aussi de se dépatouiller, de se libérer de la prépondérance, de l'arrogance, du mépris de ce mental et de ce l'intellect qui ne considère rien d'autre qui ne soit issu de lui-même et enfin de revenir au ressenti.

Parce que vous verrez, par le ressenti, on accède à quelque chose d'énorme, d'immense, un potentiel immense et on ne nous l'a pas dit. On ne nous l'a pas dit étant jeunes que quand on entend deux voix en nous et quand une voix vient de là et quand une voix vient de là, il y en a une qui nous pousse dans une direction et l'autre qui nous pousse dans l'autre direction. Et il y en a une qui est certainement beaucoup plus intéressante à écouter que l'autre.

Là pour l'heure, je vais vous laisser avec Éric, un bel entretien avec Éric qui va vraiment au fond des choses, à la cause des causes des causes des causes. Il ne va pas nous parler de recettes de jus parce qu'à la limite, on s'en fiche des jus, c'est juste le moyen.

Là, on va parler du but, le but ultime. Recréer des écosystèmes généreux, abondants, efficaces, équitables. Récréer des êtres humains qui vivent dans cette abondance, dans cette joie, dans cet espoir, espoir permanent. Je vous souhaite 10, 10, 11, je ne sais pas, on va en faire quelques-uns quand même de journée.

En tout cas, on va passer un petit bout de temps ensemble. Je vous souhaite un bon voyage, un bon voyage qui va être d'autant plus déstabilisant, qu'il n'y a pas de programme. On a jeté la feuille de route, je crois qu'on a baillonné le contrôleur, le train est lancé, et on ne sait pas vers où, mais c'est un peu destination, régénération. À demain !

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