Jeûner pour les diabétiques ?
Le diabète de type 2 est souvent présenté comme une maladie chronique à gérer médicalement, mais Thierry part d’un constat différent : ce qui caractérise ce terrain, c’est avant tout un excès d’insuline circulante chronique, pas simplement une glycémie trop haute. Il explique comment les cellules finissent par résister à cette hormone quand elle reste élevée en permanence, et pourquoi cette résistance peut être lue comme une réponse adaptative d’un organisme en surcharge nutritionnelle.
Deux grandes études portant sur des dizaines de milliers de patients sont citées pour montrer que le traitement médicamenteux intensif visant à normaliser la glycémie n’améliore pas les résultats de santé et augmente même la mortalité. Thierry s’appuie aussi sur les données de la chirurgie bariatrique, reconnue comme l’un des traitements les plus efficaces du diabète de type 2, précisément parce qu’elle réduit la fréquence et la quantité des repas, donc l’exposition à l’insuline.
La partie centrale de la vidéo passe en revue plusieurs études sur le jeûne et le diabète, dont une méta-analyse portant sur plus de 1 000 publications. Les résultats convergent : le jeûne améliore la sensibilité à l’insuline, réduit les variations glycémiques, favorise la perte de poids et stimule les processus d’autophagie, dont le déficit est associé à la progression du diabète de type 2. Thierry rapporte aussi des témoignages de participants à ses stages qui ont pu réduire ou arrêter leur médication en quelques semaines.
Le diabète de type 1 est également abordé, avec une étude sur 56 sujets ayant jeûné une semaine et une autre portant sur 19 personnes : les deux montrent que le jeûne prolongé est praticable avec une réduction importante des doses d’insuline et une surveillance rigoureuse de la glycémie. Thierry évoque enfin les travaux du Dr Valter Longo sur le Fasting Mimicking Diet, qui suggèrent une reprogrammation des cellules pancréatiques et une possible régénération des cellules bêta, y compris dans le diabète de type 1.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Contexte et polémique autour du sujetThierry revient sur les accusations médiatiques liées à ses prises de position sur le jeûne et le diabète, et explique pourquoi ce sujet est aussi sensible économiquement.
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3:12Comment fonctionne l’insulineExplication du rôle de l’insuline dans la régulation de la glycémie, de la production par le pancréas et du mécanisme de stockage des nutriments.
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6:23Ce que disent les études sur les traitements intensifsDeux grandes études montrent que cibler une glycémie normale par médicaments augmente la mortalité sans réduire les complications cardiovasculaires.
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9:35Résistance à l’insuline : une réponse du corpsThierry propose une lecture différente de la résistance à l’insuline, vue comme un mécanisme de protection chez des organismes en surcharge nutritionnelle chronique.
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12:47Chirurgie bariatrique et piste du jeûneLes résultats de la chirurgie bariatrique sur le diabète de type 2 illustrent pourquoi réduire l’exposition à l’insuline est plus efficace que de la compenser médicalement.
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19:09Ce que la recherche dit sur le jeûne et le diabèteUne méta-analyse sur plus de 1 000 études détaille les effets du jeûne sur la glycémie, la sensibilité à l’insuline, le poids et l’autophagie dans les deux types de diabète.
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22:21Autophagie, cellules bêta et diabète de type 2Le lien entre défaut d’autophagie et diabète de type 2 est exploré, avec des données montrant que le jeûne stimule précisément cette voie de régénération cellulaire.
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25:32Pic glycémique en début de jeûne : ce qui se passeThierry explique l’hyperglycémie transitoire observée en début de jeûne chez les diabétiques, liée au déstockage massif des nutriments accumulés dans les tissus.
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28:45Jeûne prolongé et diabète de type 1 : les étudesDeux études sur des jeûnes d’une semaine chez des diabétiques de type 1 montrent une réduction importante des doses d’insuline et une amélioration de la qualité de vie.
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35:08Régénération pancréatique et Fasting Mimicking DietLes travaux du Dr Valter Longo suggèrent que le jeûne peut reprogrammer les cellules pancréatiques et stimuler la régénération des cellules bêta dans les deux types de diabète.
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Transcription de la vidéo
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**Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org** Bonjour ! C'est un plaisir de vous retrouver sur les vidéos Régénère Plus, Régénère Premium, c'est d'autant plus un plaisir aujourd'hui que je goûte vraiment la liberté qui est la mienne de pouvoir évoquer des sujets qui, sur d'autres plateformes, seraient automatiquement censurés.
Aujourd'hui, on va parler de jeûne et de diabète, un sujet très controversé qui m'a été lourdement reproché, sur lequel on a essayé de me mettre en cause en me sortant. Il y avait un article qui était sorti dans une revue qui s'appelait Futura Science, dans lequel on racontait qu'un jeûne diabétique se serait mis en danger, alors toujours avec des conditionnels, à cause de moi.
D'ailleurs, le faisceau de preuves et les éléments qui étaient mis en avant étaient tellement faibles que je n'ai même pas trouvé de traces dans mon dossier pénal, ça veut dire que vraiment les journalistes peuvent se permettre de lancer n'importe quoi sans avoir la moindre justification à donner.
Donc, ça serait un jeune diabétique qui aurait regardé mes vidéos qui se serait mis en danger. Voilà, autant de choses hypothétiques. En tout cas, c'est un sujet qui fait polémique, C'est un sujet aussi dans lequel il y a beaucoup d'argent, on le dit toujours, estimez l'argent. Oui, il y a beaucoup d'argent parce qu'un diabétique, ça rapporte énormément et toute sa vie, que ce soit avec des médicaments, que ce soit avec des interventions chirurgicales, avec des séjours à l'hôpital,
ça rapporte énormément. Donc, une partie de moi qui me dit, à apprendre aux gens à être autonome et à se passer des médicaments lorsqu'ils ont le diabète, comme c'est totalement possible, je le confirme, que ce soit avec le diabète de type 2 ou le diabète de type 1, je l'assume complètement puisque je l'ai constaté, quelque part c'est se mettre en risque de se faire violemment rejeter, censurer, et pourtant là maintenant on a un espace sur lequel on va pouvoir parler.
J'ai envie vraiment d'affiner cette étude du jeûne sur le diabète de type 1 et de type 2, et comme toujours on va faire de la science, et je reprécise pas de la médecine, parce qu'il y a un décalage complet actuellement entre la science et la médecine, d'accord ? les médecins de plateau ou les médecins tout court vont te dire « Ah, surtout au diabétique de type 1, il ne faut jamais jeûner et ainsi de suite.
» Ok, moi là je vais vous sortir des études scientifiques qui te prouvent qu'ils ont fait jeûner des diabètes de type 1 pendant une semaine sans aucun inconvénient, et au contraire avec une augmentation des facteurs de croissance et de régénération pancréatique. Donc, ils vont dans le sens de retrouver une production d'insuline. Alors, qu'est-ce que le diabète type 1 et type 2 ?
Alors, communément le diabète s'est présenté comme un trouble de la régulation de la glycémie. Le diabète, on te dit il y a trop de sucre dans le sang. Alors, dans le diabète de type 2, il y a trop de sucre dans le sang, dans le diabète de type 1, il y a un facteur qu'on appelle l'insuline qui n'est plus présent.
Alors, explication régulation de la glycémie, comment ça se passe ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire de glycémie ? Globalement, tu consommes un repas, dans ce repas il y a des nutriments, des sucres, des graisses, des protéines, ces nutriments tu les absorbes au travers de ta paroi intestinale, quelques heures après ils sont digérés, tu les absorbes quelques heures après, et ces nutriments vont se retrouver dans le sang, et il y a un facteur en particulier qui doit rester relativement stable,
c'est la quantité de sucre dans le sang qu'on appelle la glycémie, d'accord ? Elle doit se retrouver entre 0,7 g par litre et 1,2 g par litre à peu près. En dessous on parle d'hypoglycémie, au-dessus on va parler d'hyperglycémie.
Le corps produit une hormone, c'est un messager chimique véhiculé par le sang qui s'appelle l'insuline. L'insuline est produite par le pancréas, en particulier par ce qu'on appelle les cellules bêta des îlots de languerance.
Fou, à la limite c'est produit par le pancréas, mais ça fait bien en soirée de parler des cellules bêta des îlots de languerance. Donc une zone du pancréas qui produit de l'insuline. Cette insuline en fait, elle est produite dès que nous commençons à manger.
C'est-à-dire que dès que vous commencez à mettre un aliment dans votre bouche, le corps se dit « Ouh là là, il y a des nutriments qui arrivent, ok, je me mets en mode stockage, utilisation de la nourriture.
» Et ça, c'est le rôle de l'insuline. L'insuline va permettre que les nutriments rentrent dans la cellule, elle va stocker ce qui n'est pas utilisé immédiatement. Alors, le diabète de type 2, c'est un diabète, c'est une manifestation dans laquelle tu consommes un repas.
Ce repas contient des sucres, des graisses, des protéines, il contient des sucres, ta glycémie va monter, normalement ton corps produit de l'insuline pour réguler cette glycémie, pour faire absorber le sucre par les cellules pour ne pas que le sucre reste dans le sang.
Bien là, le corps produit de l'insuline, mais malgré tout le sucre reste élevé dans le sang. Non, on parle de résistance à l'insuline, c'est-à-dire que l'hormone insuline est produite, mais c'est comme si elle ne pouvait pas faire son travail en diminuant la glycémie dans le sang, ce qui veut dire que ce sont des personnes qui vont présenter des hyperglycémies et que l'on va traiter pour ça.
Alors, le diabète de type 1 c'est différent, le diabète de type 1 c'est pareil, la personne mange, j'en vois une élévation de la glycémie, mais sauf que son corps n'arrive plus à produire soit pas du tout, soit pas assez d'insuline par les cellules bêta des îlots de Langerhans.
Alors, ce qui est intéressant, c'est que la méthode pour traiter et gérer les diabètes consiste à un contrôle strict de la glycémie. Et le corollaire, c'est de dire que si la glycémie est maîtrisée, tout est OK.
Donc, le problème c'est l'hyperglycémie, et tout va m'être mis en œuvre pour régler cette question de l'hyperglycémie. Donc, les diabétiques ont des glycomètres, on parle, donc ils vont mesurer la quantité de sucre dans le sang, et en fonction de ce glycomètre, ils vont prendre, on détaillera les médicaments qui sont pris, ou ils vont s'injecter de l'insuline, et ils vont réguler leur glycémie comme ça, un petit peu en faisant le yo-yo.
Alors, ce qui est intéressant, c'est qu'il y a deux études qui ont été faites, qui s'appellent l'étude ACORD, ACCORD, si vous la cherchez, et l'étude ADVANCE, qui a été faite sur des dizaines de milliers de personnes.
Donc ce n'est pas la petite étude du quartier, tu vois, ça a été fait sur des dizaines de milliers de personnes. Et ces deux études n'ont trouvé aucun avantage pour la santé des patients qui contrôlaient étroitement leur glycémie avec un traitement médicamenteux intensif.
En fait, les patients du groupe de traitement intensif présentaient plus de complications de santé et plus de risques de décès. Alors, comme toujours, je base tout mon travail sur un grand nombre de travaux de recherche scientifique. Je ne vais pas les citer et vous dire « Ah ça, c'est celui-là, c'est celui-là.
» Je vous mets le listing en dessous de la vidéo, si vous voulez aller voir, vous avez toutes les sources et vous pouvez explorer encore plus, vous allez voir qu'il y a énormément de travail qui a été fait sur le jeûne et sur le diabète.
Donc, selon la sagesse conventionnelle, si on réduit la glycémie en donnant beaucoup de médicaments, les patients seront en meilleure santé. Et ces deux études, elles prouvent que c'est complètement faux.
Je recite « Par rapport au traitement standard, l'utilisation d'un traitement intensif visant à cibler des taux d'hémoglobine gliquée normaux pendant 3 ans et demi a augmenté la mortalité. » Donc, un traitement intensif visant à cibler des taux d'hémoglobine gliquée normaux, ça veut dire visant à cibler une glycémie normale pendant 3 ans et demi, a augmenté la mortalité et n'a pas réduit de manière significative les événements cardiovasculaires majeurs.
Ces résultats identifient un préjudice jusqu'alors méconnu d'une réduction intensive de la glycémie chez les patients à haut risque atteint de diabète de type 2. Donc, on pointe le risque qu'il y a à vouloir réduire de façon massive la glycémie chez des patients de type 2.
Alors, on se rend compte que l'histoire diabète égal glycémie élevée, glycémie pas élevée égal diabète résolue, ça ne marche pas, ça ne marche pas. Et d'ailleurs, toutes les personnes qui sont traitées pour un diabète de type 2, d'ailleurs on le verra souvent le diabète de type 2 qui au bout d'un moment devient un diabète de type 1, c'est-à-dire qu'il y a une gradation dans les médicaments, d'abord on leur fait prendre de la metformine qui va sensibiliser, qui va augmenter la sensibilité à l'insuline,
après on va leur donner des médicaments qui vont stimuler le pancréas pour produire de l'insuline, et puis après on va leur donner de l'insuline parce qu'ils n'en ont plus assez. Donc doucement, ils dérivent de résistance à l'insuline vers pas assez d'insuline, voire vers plus d'insuline.
Toutes les personnes qui sont diabétiques de type 2 se rendent compte qu'année après année ils doivent prendre de plus en plus de médicaments, ils doivent prendre de plus en plus de traitements, que leur santé cardiovasculaire ne s'améliore pas, et que globalement, on le verra, ce qui était la cause première, c'est-à-dire la corrélation entre diabète et surpoids, masse grasse et obésité, on parle de diabésité, on parle d'une épidémie de diabésité,
c'est diabète-obésité, les deux ensemble. Mais que ça, ça ne s'améliore pas. Alors, il est temps de proposer un nouveau regard sur le diabète, avec, vous allez voir encore une fois, c'est marrant, on retrouve ça dans toutes nos études, Il y a une sorte d'inversion de la causalité.
Alors, il est peut-être temps de repenser le diabète. Alors, le diabète de type 2, je vous ai dit, on le traduit par il y a trop de sucre dans le sang, pourtant il y a de l'insuline, donc il y a une résistance à l'insuline, il faut forcer en augmentant les quantités d'insuline pour vaincre cette résistance à l'insuline.
En vérité, quand on étudie un petit peu ce qui se passe dans le corps, on se rend compte que le diabète de type E2 est d'abord, avant tout, associé à des quantités d'insuline circulantes très élevées, chroniquement élevées, plus qu'à tout autre chose. Or, qu'est-ce qui se passe dans le corps chaque fois qu'on a une hormone qui reste à des niveaux très élevés pendant un temps long ?
Eh bien, les récepteurs à cette hormone diminuent leur sensibilité à cette hormone. D'une certaine manière, ils commencent à résister à cette hormone. Si l'insuline, c'est l'hormone dite de gavage, on peut l'appeler comme ça, c'est l'hormone quand tu manges, c'est elle qui va faire utiliser le sucre par tes cellules et qui va faire stocker ce qui doit être stocké, donc c'est l'hormone de gavage d'une certaine manière. Si l'insuline, c'est l'hormone de gavage et qu'il y a une résistance à l'insuline,
Donc, une résistance au gavage chez des personnes qui sont déjà, la majorité du temps, en surpoids, en obésité, à voir avec des masses adipeuses très importantes. Qu'est-ce qu'on peut comprendre ?
On peut peut-être se dire que c'est un mécanisme normal et salutaire du corps. Eh oui ! Des personnes qui sont déjà surgavées, en pléthore, d'un seul coup leur corps se met à résister à la nutrition, à refuser d'intégrer tous ces nutriments qu'il leur apporte au quotidien.
On assiste à une résistance au gavage, et qu'est-ce qu'on va faire ? On va prendre des médicaments qui vont favoriser le gavage. C'est ça le traitement classique de l'insuline. On a une résistance parce que le corps est plein, les cellules sont pleines, et qu'est-ce qu'on fait ?
On va dire « Attends, on va pousser plus fort, ça résiste, on va pousser encore, encore, encore plus fort ! » Et d'ailleurs c'est marrant parce que j'avais déjà fait cette réflexion dans une vidéo, On s'inquiète énormément de la glycémie au niveau du sang, mais je veux dire, tu as des hautes quantités de sucre dans le sang, on les pousse dans les tissus et dans les cellules, et là, elles ne sont plus dans le sang, il n'y a plus de problème.
On ne s'intéresse pas du tout à la glycémie dans les cellules, dans les tissus, on ne s'inquiète pas du tout de ça, on ne s'inquiète pas du tout de masse adipeuse dans les personnes.
Non, non, non, l'important c'est surtout de ne pas avoir de sucre dans le sang. Une fois qu'on a diminué le sucre dans le sang, on se dit, hop, le job est fait.
Ah non, le job n'est pas fait, on se trompe complètement. Au contraire, on est en train d'aggraver la situation parce que le corps résiste à la nutrition, parce que globalement le diabète c'est un problème de on mange trop, trop souvent, c'est pour ça qu'on va voir que quelque part le jeûne a vraiment sa carte à jouer là-dedans, parce que le jeûne c'est on ne mange pas et on écarte le temps entre les repas, donc c'est vraiment quasiment la réponse parfaite et exacte.
Mais on mange trop, trop souvent, et nous qu'est-ce qu'on fait ? mais on propose des médicaments qui vont permettre aux gens de manger plus et plus souvent, d'augmenter. Et d'ailleurs, on le voit parce que les diabétiques, enfin, tu vois les recommandations diététiques qui sont données aux diabétiques, bon, déjà probablement il aurait proposé peu de réformes higiéno-diététiques, peu souvent, et puis alors les conseils c'est ne manger pas de fruits et manger des sucres lents, comme si ça avait encore un sens cette
notion de sucre lent. Donc, combien de fois j'ai discuté avec des diabétiques, ils m'ont dit non, je ne peux pas manger des fruits parce que c'est du sucre, et je les voyais face à une énorme assiette de riz ou de pâtes.
Je me disais, ça c'est quoi ? Des pâtes ! Non mais oui, c'est quoi les pâtes ? Je ne sais pas, le médecin m'a dit que je pouvais en manger.
Non mais les pâtes c'est des sucres complexes qui vont être décomposés dans tes intestins en sucre simple, donc c'est du sucre. Donc dis-moi pourquoi tu ne pourrais pas manger de fruits et pourquoi tu pourrais manger des pâtes ?
C'est complètement aberrant, c'est totalement aberrant et ça n'a pas de sens. Alors la solution ? La solution est simple, c'est diminuer l'insuline circulante, pouvoir diminuer la résistance à l'insuline, perdre du poids, et c'est réglé.
Et quand je vous dis perdre du poids et c'est réglé, je ne m'appuie pas plus sur rien pour le dire, parce que la chirurgie bariatrique qui consiste à réduire le volume de l'estomac, et donc la quantité et la fréquence des repas, elle est considérée comme l'un des meilleurs moyens de traiter un diabète de type 2. On assiste alors à une diminution forte de la quantité d'insuline circulante et de la résistance à l'insuline.
Je cite une étude que je vous ai mise en référence, « Le traitement non pharmacologique de l'obésité par chirurgie bariatrique entraîne une inversion spectaculaire et presque instantanée de la résistance à l'insuline. » Donc, tu réduis le volume des repas et leurs fréquences et tu n'es plus diabétique.
Et on a besoin de faire de la chirurgie bariatrique alors qu'avec le jeûne ? Alors, comment évolue un diabète de type 2 ? C'est très très simple, comment évolue un diabète de type 2 ? Généralement, tu commences, tu as un petit peu d'hyperglycémie, un petit peu de prise de poids, à ce moment-là, on va te proposer un médicament comme la metformine, qui est un médicament hyperglycémien qui augmente la sensibilité à l'insuline.
Ensuite, on peut te proposer aussi ce qu'on appelle des glymides qui vont stimuler la production d'insuline par le pancréas, C'est pas toujours dans la logique de on va faire rentrer plus de sucre dans les cellules parce qu'en fait il ne faut pas qu'il reste dans le sang.
On peut jouer aussi sur les incrétines, les incrétines ce sont des hormones intestinales qui contrôlent la production d'insuline, et enfin on en arrive à de l'insuline injectable. Qu'est-ce qui va se passer automatiquement ? À force de prendre des produits pro-gavage, tu vas prendre du poids, tu vas augmenter tes hyperglycémies et c'est un véritable cercle vicieux.
Parce que normal, ce n'est pas un problème d'hyperglycémie, c'est un problème d'hyperinsulinémie. Et c'est d'abord un problème de tu manges tout le temps et tu manges de la merde transformée à l'excès.
Et donc, logiquement, est-ce qu'on est en droit de se demander si le jeûne a une réponse à apporter ? Alors, il y a une chose qui est importante pour moi aussi, il faut comprendre que quasi-automatiquement, alors, les diabètes de type E2 traités de manière conventionnelle vont tôt ou tard finir en diabète de type E1, c'est normal. On va stimuler le pancréas à produire de l'insuline, en produire encore pour arriver à gaver à tout prix les gens.
Au bout d'un moment, à force de produire de l'insuline, il n'en peut plus, il n'y arrive plus. c'est à ce moment-là que tu vas devoir commencer à t'injecter de l'insuline.
Et quand tu commences à t'injecter de l'insuline, ça veut dire que tu as une faiblesse pancréatique qui est installée, une failure en anglais, donc une rupture de la production normale d'insuline, et donc tu es déjà en train de basculer dans le diabète de type 1.
À force de stimuler le pancréas à produire de l'insuline pour ne pas toucher à notre régime alimentaire complètement aberrant en termes de fréquence et en termes de quantité, eh bien, on épuise complètement le pancréas.
Alors certes, il y a quelques diabètes de type 1 qui ont des causes génétiques, mais la plupart du temps on dit que le diabète de type 1 c'est lié à une attaque auto-immune du corps qui attaque les cellules bêta des îlots de Langerhans parce qu'il est devenu fou.
Moi, il y a un moment où je me dis, tu as un organisme qui n'en peut plus parce qu'il est saturé de bouffe, saturé de nutriments, d'accord ? il réagit en réalisant une véritable résistance à l'insuline, en espérant que tu vas comprendre.
Maintenant, toi, qu'est-ce que tu fais ? Tu prends des médicaments pour stimuler le pancréas, pour produire plus et plus et plus d'insuline. Je me dis, peut-être, c'est une hypothèse, mais que amener à la destruction des cellules bêta des îlots de Longuérance, c'est le meilleur moyen qu'a trouvé le corps pour faire que tu ne continues pas à stimuler l'organisme à produire de l'insuline et donc augmenter encore la quantité de masse adipeuse.
Donc ça serait un moyen de régulation pour nous protéger de nos habitudes qui sont complètement dévoyées. Vous voyez la logique ? C'est-à-dire que cette maladie auto-immune qui est toujours considérée comme le système immunitaire devenu fou, moi je n'y crois pas, et la naturopathie n'y croit pas, on ne croit pas un système immunitaire devenu fou, il n'est pas fou, c'est juste qu'on ne comprend pas son action.
Et là on pourrait postuler, on pourrait imaginer que cette action soit simplement pour limiter encore la quantité d'insuline circulante, puisque le problème c'est un problème d'insuline. Détruire les cellules bêta, c'est un moyen de diminuer la quantité d'insuline circulante. Alors, je n'ai avec un diabète, avant de rentrer vraiment dans la vie du sujet, je voulais donner quelques règles de base.
Le diabète c'est un symptôme de trop de bouffe trop souvent, et ce que l'on nomme maladie n'est rien d'autre que le corps qui se protège contre toute cette nourriture. C'est une solution anti-gavage du corps.
On parle de diabésité tellement l'obésité et le diabète sont liés. Alors, les mécanismes que l'organisme va mettre en place visent à moins absorber de nourriture. Donc le jeûne, à l'évidence, ça semble une réponse adaptée, mais quand même, attention ! Parce que les mécanismes d'inhibition de l'absorption vont venir perturber le processus du jeûne.
Donc, trois règles de base, y aller très doucement et très progressivement. Alors, à l'évidence, ne vous lancez pas dans des jeûnes longs, commencez par du jeûne intermittent, commencez par des toutes petites approches du jeûne dans lesquelles vous n'allez pas être en danger.
Deuxièmement, toujours surveiller strictement sa glycémie, ça c'est la règle de base, c'est-à-dire vous n'allez pas avancer à l'aveugle, vous regardez où en est votre glycémie et en fonction vous ajustez, vous arrêtez l'expérience, si ça se passe mal, vous adaptez. Troisièmement, idéalement se faire accompagner par un professionnel de santé.
Et si vous trouvez quelqu'un qui est suffisamment ouvert pour vous accompagner dans cette démarche, c'est mieux, c'est nettement mieux. Alors, une fois que ces restrictions importantes sont mises en place, et qui ne sont pas des restrictions de forme, c'est important de respecter ça, parce qu'on ne joue pas non plus avec les hyperglycémies ou les hypoglycémies surtout, étudions un petit peu l'impact du jeûne sur le diabète de type 2.
Alors là, je vous cite quelques études, Une étude particulièrement intéressante puisque ça a été une recherche documentaire sur plus de 1000 études qui a été faite. Une recherche documentaire sur le jeûne et son interaction avec le diabète a été menée via PubMed, PubMed c'est un portail de publications scientifiques, en septembre 2022.
Le jeûne a le potentiel de minimiser le risque d'hypoglycémie dans le diabète de type 1, de réduire les variations glycémiques et d'améliorer le métabolisme des graisses dans le diabète de type 1 et le diabète de type 2.
Il augmente également la sensibilité à l'insuline, réduit la production endogène de glucose dans le diabète, abaisse le poids corporel et améliore la composition corporelle. En conclusion, le jeûne est efficace pour la gestion thérapeutique des personnes à tête de diabète de type 1 et de type 2 et peut être pratiqué en toute sécurité si nécessaire avec le soutien de professionnels de santé.
D'ailleurs c'est stupéfiant pour moi de voir une étude scientifique dans laquelle ils disent « si nécessaire avec le jeûne ». Donc ils disent « si c'est nécessaire », mais sinon vous pouvez le faire chez vous.
Donc je pense que c'est quand même un résumé assez clair de la situation. On rajoute « Selon des études de cas et des essais randomisés, il a été démontré que le jeûne thérapeutique inverse la résistance à l'insuline, entraînant l'arrêt de l'insulinothérapie tout en maintenant la glycémie.
Des études sur le jeûne intermittent ont démontré leur efficacité dans le contrôle glycémique et d'autres paramètres métaboliques, notamment la réduction de la graisse viscérale et le contrôle des médiateurs et marqueurs inflammatoires tels que la CRP, la protéine C-réactive qui est un marqueur de l'inflammation, et l'interleukine 6 qui est là aussi un marqueur de l'inflammation.
Mais le contrôle de l'obésité est son objectif et son effet le plus significatif car il agit comme un facteur de risque dans le diabète de type 2. Donc, à l'évidence, le jeûne intermittent, c'est beaucoup le jeûne intermittent qui a été étudié avec le diabète de type 2.
Le jeûne intermittent, mais a fortiori le jeûne, puisque le jeûne joue directement sur la quantité d'insuline circulante et la sensibilité à l'insuline, eh bien, les deux diminuent la quantité d'insuline circulante, augmentent la sensibilité de récepteurs à l'insuline, diminuent la résistance à l'insuline et donc soignent le diabète de type 2.
Il n'y a rien d'autre à dire. La première action du jeûne, c'est de limiter la quantité d'insuline circulante et de diminuer la résistance à l'insuline. Si c'est ça le problème avec le diabète de type 2, on peut dire carrément que ça soigne le diabète de type 2.
Alors, on s'est beaucoup intéressé dans les recherches, dans ce que j'ai épluché, à une partie de l'autophagie qu'on appelle la voie lysosomale de l'autophagie. C'est un mécanisme de dégradation des macromolécules intracellulaires à l'intérieur des cellules.
Et on s'est rendu compte que dans le diabète de type 2, cette voie lysosomale de l'autophagie était diminuée, c'est-à-dire qu'il y avait peu d'autophagie. Et qu'à l'inverse, le jeûne augmentait la voie lysosomale de l'autophagie, c'est-à-dire augmentait ce facteur-là.
Donc, ce qui est diminué dans le diabète de type 2, il y a d'ailleurs plusieurs études qui considèrent que le diabète de type 2 pourrait être aussi lié à un défaut d'autophagie. Alors, quand tu sais que les processus autophagiques augmentent nettement quand tu es en période de jeûne, dire que le diabète de type 2 est lié à un défaut des processus d'autophagie, c'est aussi dire que le diabète de type E2 est lié à un défaut de temps de jeûne au quotidien, sur la journée.
Alors, moi j'avais envie quand même de vous faire part de mon expérience avec le diabète de type E2 en stage, puisque j'ai vu des diabétiques de type E2 passer en stage, choisir pour certains de changer leur alimentation, pour certains même témoigner qu'ils avaient jeûné avec le diabète de type E2, tous témoignent de la même chose, une amélioration flagrante si le jeûne est pratiqué de manière intelligente et adaptée et individualisée, une amélioration flagrante de leurs paramètres corporels, et en particulier,
une diminution énorme des hyperglycémies, et donc des traitements médicamenteux qu'ils doivent prendre derrière. Pour nombre d'entre eux, en quelques semaines, ils pouvaient se passer complètement de médication, et je me souviens particulièrement d'un homme qui était venu en stage avec sa femme, Il était là pour l'accompagner, il n'était pas fanat de ce qui s'y passait, mais bon voilà, il se baladait dans le coin et puis il venait participer au repas.
Et à la fin de la semaine, il est venu me voir choqué en me disant « Là, depuis hier, je n'ai pas pris… » Je crois qu'il prenait de l'insuline, donc il devait avoir un diabète de type 2 qui était en train de glisser vers un diabète de type 1.
« Depuis hier, je n'ai plus besoin d'insuline, c'est-à-dire que j'ai mesuré ma glycémie, ma glycémie est parfaitement normale. Je me souviens, il était profondément choqué, parce qu'il me dit ça fait 20 ans que je suis traité pour quelque chose qui là en une semaine a complètement cessé, et il était très impressionné.
Donc oui, quelques semaines pour se passer de toute médication, c'est tout à fait envisageable, à partir du moment où la personne va perdre du poids, va diminuer la quantité d'insuline circulante, je vous dis, ça passe souvent par une réforme alimentaire, abandonner les produits transformés, hautement transformés, revenir à une alimentation plus végétale, moins transformée, avec des produits frais, locaux, biologiques, accorder des temps de jeûne avec au moins du jeûne
intermittent pour le corps, c'est-à-dire laisser le matin le corps continuer à effectuer ses opérations de nettoyage et d'autophagie, et ça, en contrôlant la glycémie bien sûr, et bien ça, en quelques semaines, ça réussit à faire perdre du poids, à diminuer la quantité d'insuline circulante, à diminuer la résistance à l'insuline, Et donc, il faut le dire, à soigner le diabète de type 2.
Alors, quand les gens jeûnent avec un diabète de type 2, il se passe un phénomène assez intéressant et assez paradoxal que j'ai besoin de décrire ici, parce que s'il y en a certains d'entre vous qui se lancent dans des jeûnes un peu longs avec du diabète de type 2, en sachant toujours pareil, ne vous lancez pas de but en blanc seul dans des jeûnes longs avec du diabète de type 2. Commencez d'abord par des jeûnes intermittents ou faites-vous accompagner.
Mais il y a un phénomène qui se passe, c'est un phénomène d'hyperglycémie. Au bout de quelques jours, au bout d'un jour ou deux, il peut y avoir un énorme pic glycémique qui se produit.
Je sais qu'il m'a été beaucoup reproché de dire ce que je vais vous dire maintenant, on m'a dit oui, mais ce pic glycémique, c'est le signe que le foie, d'un seul coup, il se met à délirer, à produire trop de sucre.
Pourquoi tu dis ça ? Ça vient d'où cette explication ? D'un seul coup, le foie se mettrait à délirer. Tu sais qu'il y a une explication beaucoup plus simple que ça, C'est que quand tu arrêtes de nourrir l'organisme, l'organisme d'un seul coup va venir puiser dans ses stocks.
Et il y a tellement de sucre et de graisse qui sont stockés dans les cellules et dans les tissus qu'à un moment, il se met à déstocker. Et quand il se met à déstocker, on se retrouve avec une telle quantité de nutriments qui étaient stockés dans les cellules et dans les tissus, qui est relargué dans le sang, qu'on se retrouve face à une hyperglycémie.
Généralement, cette hyperglycémie est transitoire, Et généralement, je disais aux gens, si vous voyez cette hyperglycémie que vous pouvez, que ce n'est pas compromettant pour vous de continuer votre jeûne et d'aller au-delà de cette hyperglycémie, généralement, une fois que cette hyperglycémie est passée, les gens voient leur diabète relativement soigné.
C'est un peu comme si on avait nettoyé tout le surplus qui était en stockage dans l'organisme, et que, finalement, le boulot est fait. Alors, c'est une interprétation, soyons clairs, c'est une interprétation.
Pour moi, elle est dix fois moins stupide que de me dire « Le foie commence à délirer, il commence à produire trop de sucre. » Pourquoi ? Comment ? Ça reste une interprétation. Par contre, ce qu'on constate, c'est qu'au bout de 2-3 jours de jeûne, 4 jours pour certains, d'un seul coup, on a des hyperglycémies.
Donc, immédiatement, tu te dis « Le sucre vient d'où ? » Le sucre il vient d'où ? Alors tu dirais, le sucre il vient du foie. Pourquoi ? Comment ?
Pourquoi le foie ferait un effort pour produire du sucre en trop grande quantité en mettant le corps en danger ? Ça ne sent pas, ça ne tient pas la route. Par contre, l'explication qui dirait, ce sucre était stocké et il est relargué, pour moi, elle est beaucoup plus crédible.
Alors là, on a vu pour le diabète de type 2, donc à part les précautions, énorme impact, y compris avec du jeûne intermittent, pas de prise de risque majeure à condition de contrôler sa glycémie, et des bénéfices à court terme qui sont extraordinaires.
Parce que le jeûne est le moyen le plus puissant et le plus rapide pour diminuer la quantité d'insuline circulante et diminuer la résistance à l'insuline, qui sont les problèmes initiaux. Alors, impact du jeûne sur le diabète de type 1. Je suis tombé sur quelques études très intéressantes, parce qu'en termes de témoignages, j'en ai peu.
Le diabète de type 1 est un problème beaucoup plus structurel, c'est-à-dire qu'on est allé au-delà du problème fonctionnel puisqu'il y a eu une destruction des cellules bêta-désimaux de l'enguérance, et donc il y a vraiment la structure du corps qui a été touchée.
Donc on peut imaginer qu'en termes de régénération, elle est possible la régénération, mais ça va prendre plus de temps, ce n'est pas quelque chose qui se joue en quelques jours, en quelques semaines, c'est plutôt quelque chose qui se passe sur des mois ou des années.
Par contre, j'ai eu des témoignages de personnes, y compris d'un diabétologue qui était venu en stage, d'une diabétologue qui est venue en stage avec un diabète de type 1 et qui contrôlait complètement son diabète de type 1 uniquement avec l'alimentation et l'hygiène de vie, fabuleux. Alors, je suis tombé sur une étude très intéressante, ils ont pris 56 sujets qui avaient un diabète de type 1.
Donc, ils disent sur 56 sujets qui avaient l'intention de jeûner, 37 ont abouti leur jeûne, donc 65%. Les individus terminaient leur jeûne en présence de petite hypoglycémie ou de petite hyperglycémie, et l'adhésion au protocole était élevée.
Là, le jeûne n'a eu aucun effet secondaire grave. Les jeûneurs réussis présentaient des réductions plus importantes de la dose d'insuline et une HbA plus élevée. Donc HbA, c'est des facteurs de croissance au niveau du pancréas.
Il n'y avait aucune différence entre les personnes recevant des injections d'insuline intermittentes et celles utilisant des pompes à perfusion continue. Conclusion, les personnes atteintes de diabète de type 1 peuvent participer en toute sécurité à des jeûnes prolongés, c'était un jeûne d'une semaine de mémoire, à condition de réduire considérablement leur dose habituelle d'insuline et de respecter les directives concernant la surveillance de la glycémie et les indications pour mettre fin au jeûne.
Ça c'est important, c'est important parce que moi j'ai toujours entendu dire que le jeûne en étant diabétique de type 1, il fallait complètement l'exclure. Au niveau de la recherche, il n'exclut pas, il expérimente, et il se rend compte que non seulement il n'y a pas d'effet secondaire grave, il n'y a pas d'effet secondaire gênant, mais qu'en plus il y a des bénéfices en termes de contrôle de l'insuline et en facteur de croissance du pancréas.
Une autre étude conclut que « Notre étude a montré que les personnes atteintes de diabète de type 1 peuvent effectuer en toute sécurité une période de jeûne de 36 heures avec un faible risque d'hypoglycémie et d'acidocétose.
» Alors ça, acidocétose, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? parce que ça c'est aussi un truc avec lequel on m'a rebattu les oreilles, et on va en parler beaucoup dans mon affaire pénale, parce qu'on m'a dit attention, tu conseilles à des diabétiques de jeûner, mais le risque c'est qu'ils passent en acidocétose et c'est très dangereux.
Acidocétose qu'est-ce que c'est ? C'est simplement que quand le corps a fini de consommer les sucs qui sont dans le sang, il commence rapidement dans le jeûne à produire ce qu'on appelle des corps cétoniques, et les corps cétoniques sont légèrement acides, C'est ce qui fait que quand on jeûne, on parle de crise d'acétone ou de crise d'acidose, c'est quand le corps commence à produire énormément de corps cétoniques.
Toutes les personnes qui pratiquent le jeûne connaissent la crise d'acétone. Non, mais sauf que chez les diabétiques, c'est une condition qui va faire qu'on n'a pas le droit de jeûner. L'acidocétose arrive dans tous les jeûnes, mais chez les diabétiques c'est un problème.
Là encore, ça ne tient pas la route, la crise d'acidose arrive chez tout le monde, La crise acidose chez les diabétiques n'est pas plus dangereuse dans l'absolu que chez les autres, il faut la connaître, la maîtriser, et c'est pour ça qu'il est important d'avoir une pratique graduelle, individualisée, progressive du jeûne pour ne pas se cramer, mais à part ça, ce n'est pas une condition d'interdiction.
Je cite encore une autre étude. « Le diabète induit par l'obésité se caractérise par une hyperglycémie, une résistance à l'insuline et une défaillance progressive des cellules bêta. Dans les îlots de souris atteintes de diabète induits par l'obésité, nous observions une augmentation de la mort des cellules bêta et une altération du flux autophagique.
Donc, il n'y a pas assez d'autophagie et il y a la mort des cellules bêta. Le jeûne intermittent préserve la qualité des organites via la voie autophagique l'isosome. C'est-à-dire que le jeûne intermittent va stimuler cette voie l'isosomale de l'autophagie et donc va préserver l'intégrité des cellules, et en particulier cellules du pancréas, pour améliorer la survie des cellules bêta et stimule les marqueurs de régénération dans le diabète induit par l'obésité. Il y a le témoignage d'une étude portant sur 19 personnes
présentant un diabète de type 1 qui ont jeûné 7 jours. Parmi les personnes atteintes de diabète de type 1, 19 ont terminé leur jeûne. Le bêta-hydroxybutyrate moyen en tant que corps cétonique représentatif a augmenté à 2,8 au jour 7.
Donc il y a énormément de... la cétose est bien avancée, de corps cétoniques qui sont produits. La glycémie moyenne est restée entre 0,89 et 1,36 g par litre, parce que c'est les unités américaines en milligrammes par décilitre, donc quelque chose de tout à fait normal.
La dose quotidienne moyenne d'insuline a été ajustée de 24,4 la veille du jeûne à 7,6 au jour 7, donc énorme diminution de la quantité d'insuline nécessaire. La qualité de vie est passée d'un indice de 54 à 68,8, donc amélioration de la qualité de vie après le jeûne.
Il y a une diminution par rapport à avant jusqu'au suivi 4 mois plus tard du poids. Donc le poids est passé de poids moyen de 77,8 kg à 76,6 kg, donc les gens avaient perdu en moyenne 1 kg, 1 kg et quelques, et de l'indice de masse corporelle de 27 à 26. la pression artérielle a augmenté, elle s'est normalisée et elle est restée en moyenne dans une fourchette extrêmement saine. Les effets secondaires liés au jeûne étaient tous temporaires et légèrement plus fréquents chez les personnes atteintes de diabète de type 1
que dans le groupe de référence. Conclusion, cette étude a démontré la faisabilité, les avantages et les aspects de sécurité d'un jeûne de 7 jours chez les adultes atteints de diabète de type 1. Alors, le diabète de type 1, il se traduit par un défaut de production d'insuline, Mais en état de jeûne, le corps n'a pas besoin d'insuline puisqu'il diminue de lui-même l'insuline.
Donc c'est une logique parfaite de dire que le jeûne avec le diabète de type 1, il peut se pratiquer à condition bien sûr de respecter les 3 principes que je vous ai dit au début. On assiste à une augmentation des facteurs de régénération qui vont stimuler la recroissance des cellules bêta.
Alors, la question c'est, ok, les personnes de diabète de type 1 peuvent jeûner sans danger à condition d'être attentif au suivi, mais peuvent-elles voir ces cellules bêta se régénérer ?
Alors, la réponse empirique c'est oui, la réponse non clinique on va dire c'est oui, pourquoi ? Parce que j'ai reçu le témoignage de personnes qui me disaient « Moi, avant j'étais obligé de prendre telle quantité d'insuline, petit à petit j'ai diminué ma quantité d'insuline et maintenant je n'en prends plus du tout.
alors que j'avais un diabète de type 1, c'est donc que leurs îlots de languerans se sont régénérés et qu'ils produisent à nouveau de l'insuline. Mais il y a une réponse scientifique aussi qu'on peut donner, au travers d'une étude que je mets en référence aussi, qui dit « Dans les îlots pancréatiques du diabète de type 1 humain, les conditions de jeûne réduisent l'activité de la PK et de la mTOR.
» Donc ce sont des facteurs de croissance carcinogénique, donc ce sont des facteurs de croissance tumoraux. et induisent l'expression d'un gène qui s'appelle le SOX2, c'est un gène facteur de transcription essentiel dans le maintien et le renouvellement des cellules souches embryogéniques, et l'augmentation aussi du NGN3 qui est le régulateur principal de la différenciation et de la régénération des ilopancréatiques ainsi que la production d'insuline. Ces résultats indiquent, alors là pour le coup c'était l'équipe du docteur Walter Longo dont je vous ai
déjà parlé, qui, eux, pratiquaient le Fasting Mimicking Diet, donc une diète qui simule le jeûne. Ces résultats indiquent que le FMD favorise la reprogrammation des cellules pancréatiques pour restaurer la génération d'insuline dans les îlots de patients atteints de diabète de type 1 et inverser les phénomènes de diabète de type 1 et de type 2 dans les modèles animaux.
Donc, je pense que la conclusion est rapidement faite. Il n'y a aucun problème physiologique à pratiquer le jeûne à condition de respecter des règles élémentaires et essentielles de sécurité. Il n'y a aucun danger et il y a énormément de bénéfices.
Dans le diabète de type E2, étant donné que le diabète de type E2 est carrément un problème de résistance à l'insuline et d'insuline trop élevée, la pratique du jeûne va permettre de résoudre ces paramètres relativement rapidement.
Dans le diabète de type 1, on se rend compte que le jeûne est sécuritaire, à condition d'être pratiqué toujours pareil, et non seulement il est sécuritaire, mais surtout il va permettre la génération de facteurs de croissance et de régénération au niveau du pancréas qui peuvent permettre de laisser espérer aux personnes qui vont le pratiquer, sur une période de temps plus ou moins longue, bien sûr, évidemment, eh bien, une régénération de leurs cellules bêta-désilo de l'enguérance et donc une reproduction d'insuline.
Ce qui veut dire que, techniquement parlant, le jeûne est certainement la réponse la plus appropriée, la plus physiologique et surtout la plus efficace et la plus porteuse d'espoir qui soit pour tous les diabétiques.
Alors, la question qui se pose immédiatement, c'est comment ça se fait qu'on ne recommande pas le jeûne de façon systématique aux diabétiques ? Je vais vous laisser avec cette question, je crois que la réponse est toujours la même, tant que nous serons dans une économie de la maladie qui crée de la richesse sur la maladie, qui vend du médicament, on ne fera pas la promotion de méthodes de santé aussi simple que le jeûne.
Mais j'espère qu'au travers de ces vidéos, au travers de vos expériences, au travers de vos témoignages, eh bien, on va pouvoir répandre cette information et faire en sorte que de plus en plus de personnes puissent s'en emparer pour espérer une vie en santé et non pas une vie bourrée de médicaments dans lequel leur qualité de vie ne fait que se dégrader année après année.
Je vous remercie, et puis je vous donne rendez-vous dans les prochaines vidéos.
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