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J'ai un rêve- terra incognita J12

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L'équipe RGNR
5 vues • Publiée le 12/12/2014

Cette vidéo est tournée à 21h30, en dehors de toute planification, parce que Thierry s’était engagé à filmer et qu’il tient cet engagement même sans en avoir envie. Il y voit une illustration concrète de l’irréprochabilité : la capacité à dépasser ses propres inconforts pour honorer ce à quoi on s’est engagé, sans en faire une vertu abstraite.

La majeure partie de la vidéo tourne autour d’un rêve précis : organiser, à l’échelle locale et sans structure lourde, la distribution de soupes préparées avec des légumes biologiques aux personnes à la rue. Thierry oppose cette idée aux boîtes industrielles remplies d’additifs que reçoivent habituellement ces personnes, et explique pourquoi même une soupe chaude, préparée avec soin et donnée avec respect, représente déjà un acte de régénération.

Il développe aussi sa vision d’un mouvement de régénération qui n’aurait pas besoin de hiérarchie, de logo ni d’événement central : juste des familles déjà engagées dans une alimentation plus végétale qui s’organisent localement pour partager ce qu’elles ont. La permaculture et le respect des écosystèmes sont cités comme parties intégrantes de cette vision, au même titre que l’alimentation.

En fin de vidéo, Thierry recommande le livre Aimer nos enfants intentionnellement de Danis Inc., qu’une amie lui a conseillé et qui l’a, selon ses mots, pris de court. Il explique que placer l’amour au centre de la relation parentale remet en question des comportements qu’il pensait acceptables, et que ce livre constitue un outil concret pour les membres de la communauté.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Là, il est dans son terrain incognito. Oui, je suis dans mon terrain incognito complètement. Dans mon terrain incognito, faire une vidéo à 21h30, effectivement. C'est rare. C'est rare, oui.

C'est rare, mais en même temps, ça montre vraiment la dimension que j'ai à cœur de développer. Et puis, tu rentres dans ton irréprochabilité. C'est quoi ? Parce que tu t'avais dit, tu t'étais engagé.

Oui, ça j'aime bien, ça c'est un sujet. Il dit que les réprochabilités reviennent. Non, pas les réprochabilités. Ce qui me plaît là-dedans, c'est qu'il est 21h30.

Je n'ai pas obligatoirement envie de faire une vidéo. Et en même temps, je sais que je m'y suis engagé et que c'est important. Et je trouve que c'est bon ça, parce que ça m'oblige à dépasser le fonctionnement normal que je pourrais avoir en écoutant mes petits, mes propres besoins.

C'est ça qui est souvent ambigu, c'est qu'on a besoin de respecter ses propres besoins physiologiques, on en parle sans cesse, et en même temps, on a besoin de pouvoir les dépasser.

C'est ça qui va me torter ce soir, je crois. Bonsoir, bonjour d'ailleurs. On est en plein terrain, Connita. On est en plein Terra Incognita, petite vidéo improvisée du soir parce que demain je n'aurai pas l'occasion.

Je pense que c'est une dimension que j'aurai à coeur de porter. On va bientôt terminer la deuxième semaine de Terra Incognita et c'est une dimension qui est essentielle pour c'est de vraiment réaliser que ce dont on parle là actuellement, ce qui se joue là actuellement, ça n'a rien à voir avec le fait de manger ceci ou de manger cela.

Je le répète sans cesse, mais ça n'a strictement rien à voir. Manger ceci ou cela peut être une des approches qui va nous permettre d'être moins en souffrance, moins en difficultés, moins engoncés dans notre propre corps.

Et c'est un fabuleux moyen, vraiment un fabuleux moyen. Mais ce qui se joue actuellement, c'est redécouvrir la nature propre de l'être humain. La nature propre de l'être humain se voit à sa façon de manger, elle se voit surtout à sa façon de s'exprimer, de se comporter, à sa façon aussi de tenir fidèlement sa place, elle se tient aussi dans la façon de penser par lui-même quelque part.

et d'arrêter de déléguer aux autres une quelconque autorité sur soi-même ou par rapport à soi-même. C'est quelque chose auquel je suis confronté parce que demain je vais être amené à intervenir auprès de personnes dont on m'a appris qu'elles étaient très renommées et tout de suite je sens un poids écrasant qui se met sur mes épaules.

Et en même temps, on me faisait remarquer juste à l'instant, est-ce que c'est leur titre qui est si important ? Est-ce qu'on est toujours en train de s'agenouiller devant des titres de noblesse ?

Alors qu'en fait, ce qui importe, c'est ça ! Qu'est-ce qui sort de là ? Qu'est-ce qui se passe là ? Quelle est l'irréprochabilité de la personne à ce niveau-là ?

La congruence, mettre en cohérence notre état d'esprit, nos actions, nos paroles, Tout doit marcher ensemble, et le but de ce Terra Incognita c'est de nous permettre chacun de marcher là-dedans, de marcher dans cette espèce de cohérence globale qui fait de nous une nouvelle promesse, une nouvelle espérance.

Dans le séminaire dans lequel je vais intervenir, demain, le colloque de clôture dans lequel j'interviens s'appelle « I have a dream » Qu'est-ce qu'on va rêver ensemble ? Parce que quand on rêve, c'est une façon aussi de mettre en branle les solutions qui vont permettre de manifester ce rêve.

Alors qu'est-ce qu'on a envie de rêver ? Moi, ce que j'ai envie de rêver pour ce terra incognita, j'ai envie de rêver d'une vie dans laquelle la valeur de construction, la valeur de richesse, la valeur de motivation ne soit pas la coercition, la contrainte, la violence, mais soit le plaisir, le bien-être, la douceur, l'empathie. Ça, c'est quelque chose que j'ai vraiment très fortement à cœur.

Et en tant que tête, c'est un programme. C'est vraiment un programme. Ça se traduit sur le plan alimentaire par le simple fait de nourrir le corps avec les produits pour lesquels il a été créé.

La machine a été créée pour un carburant. Et ça, on ne peut pas trop biaiser avec. On peut biaiser un temps, ça a un coût, ça a un coût métabolique, ça a un coût en termes de dysfonctionnement du corps, mais il y a un moment où ça se rappelle à nous et ça nous revient à la figure.

Donc il y a un coût à ce niveau-là, on peut biaiser mais rapidement ça ne marche plus. La machine est faite pour un carburant. Mais à tous les niveaux, il y a des règles que nous sommes censés respecter. Et si on les respecte, la vie est facile et elle coule de source.

Ça paraît presque une sorte de petit conte pour enfants de se dire que les choses ne sont pas aussi simples. Et pourtant c'est vrai. Les choses sont aussi simples. On a l'impression que nous sommes face à une complexité extrême alors que nous sommes face à une simplicité extrême.

Il y a des lois. Il y a des lois de fonctionnement. Il y a une notice d'utilisation. Si tu respectes la notice d'utilisation, la machine fonctionne de manière adéquate à tous les niveaux.

Si tu ne respectes pas la notice d'utilisation, la machine ne fonctionne pas de manière adéquate. Et ça c'est valable à tous les niveaux. Quand on parlait de cohérence par exemple, on ne peut pas parler de régénération s'il n'y a pas une régénération de notre langage, de notre façon de nous exprimer, de la façon aussi de faire ressortir nos émotions, c'est-à-dire de ne pas être dans l'émotivité complète, parce qu'une stature régénérée, c'est-à-dire un accomplissement, ça se traduit aussi par un système nerveux qui est là pour verrouiller tout et éviter ces effusions émotionnelles

qui sont parfois catharsiques et qui dénotent toujours d'une faiblesse du système nerveux. Et finalement, c'est tout cet ensemble qui... Oh, j'y arrive pas, c'est nul ce que je fais...

C'est vachement nul... Oui. C'est bien j'crois. T'as l'impression de penser ? Respecte-toi ! T'as du mal ! Oui j'ai du mal. J'enregistre. De toute façon j'ai du mal.

Mais non mais... De quoi t'aurais besoin ? De quoi j'aurais envie ? J'aurais envie de parler vraiment de mes rêves. Je vais parler vraiment de mes rêves. Ça peut plaire aux gens.

Je vais vous parler de mon rêve absolu parce que j'ai passé du temps à manger des croquettes pour chien quasiment, par une époque où j'avais pas beaucoup d'argent. Je m'en souviens, on achetait des biscuits avec les copains...

— Le ragout de mon toutou ! — Oui, le ragout de mon toutou ! On achetait des petits biscuits par sac de 10 kg sur lesquels il y avait des petites phrases ou des petites blagues racontées. Et c'était des trucs absolument ignobles qu'on faisait ramollir dans de l'eau de mer pour que ça soit salé, un petit peu un tiers d'eau de mer, deux tiers d'eau douce.

Et on mangeait ça pour se faire un truc consistant, puis après on allait faire de la planche à voile parce qu'on n'avait pas d'argent. Et je vivais dans un camion, je me chauffais avec un chauffage au pétrole. J'ai connu ça, et moi j'ai un rêve, ouais, j'ai un rêve.

Longtemps j'ai caressé l'idée d'une sorte de resto du cru, après les restos du cœur et les restos du cru. Et puis en même temps je me disais, ça va quoi, si en plein hiver, tu amènes au gars un jus de concombre ou quelque chose comme ça, tu ne vas pas avoir un grand succès.

Alors oui, j'ai un rêve. J'ai un rêve parce que je me dis finalement que j'ai envie de régénération, mais en commençant par la base, la base des bases des bases. J'ai envie aussi de manifester notre statut de régénéré d'une manière flagrante, éclatante, dans lequel chacun manifeste sa capacité à s'auto-organiser sans passer par des structures hiérarchiques extrêmement lourdes, sans passer par des gros macro-systèmes, mais en faisant ça de façon locale, spontanée et directe.

Alors mon rêve, je l'avais fixé pour 2015, pourquoi pas pour l'hiver 2014, je n'en sais rien, je ne sais pas. — L'hiver n'a même pas commencé.

— Oui, l'hiver n'a même pas commencé. Mon rêve, c'était de me dire, proposer du cru à tous les gens qui sont dans la rue, aux gens qui sont dans la difficulté, dans le froid, proposer des crues et de la présence, le cru ça ne va pas marcher.

Ça ne va pas être glamour, ça ne va pas attirer, et je peux le comprendre. Par contre, on s'est dit qu'on pouvait faire exactement la même chose mais avec des soupes. On se dit, Thierry, ça y est, il se met à faire l'apologie de la soupe.

Sauf que quand on compare les soupes et les boîtes immondes remplies d'additifs alimentaires qu'on donne la plupart du temps à manger à ces personnes, il y a un pas colossal. Si j'ai un rêve, ce serait qu'on puisse tous, à des niveaux micro-locaux, s'organiser pour que les familles qui se sont déjà lancées dans plus de fruits et plus de légumes puissent avoir plus de fruits et de légumes même si elles n'ont pas les ressources, c'est-à-dire en mutualisant nos biens,

en mutualisant nos ressources de manière à créer des espèces de mini-caisses communautaires dans lesquelles on serait sûr que si moi je mange des mandarines à satiété, mon voisin peut le faire aussi s'il en a le désir. et que ma mandarine n'a pas le bon goût de mandarine si mon voisin ne peut pas s'en payer une.

Ça, c'est la première des choses. La deuxième des choses, c'est de savoir aussi que le mec qui est dans la rue, le mec qui a froid, il va avoir droit à une alimentation qui certes n'est pas peut-être faite de mandarine parce que ça ne va pas être le truc qui va être adapté pour lui à ce moment-là en pleine nuit, en pleine rue, mais par contre il va avoir droit à une bonne soupe faite avec des légumes bio, quelque chose qui a été mitonné et qui

va lui être apporté, qui va lui être donné avec empathie et avec respect, en lui disant tiens mon gars, prends ça parce que ça, ça va te nourrir, ça, ça va adoucir tes intestins, ça, ça va adoucir tes pensées.

Ça, c'est mon rêve, c'est vraiment mon rêve d'exploser un petit peu les barrières. Ce n'est plus vivre cru, c'est régénère, et j'en suis heureux, j'en suis vraiment heureux, ce n'est plus vivre cru.

Parce que vivre cru, quelque part, c'était juste... si tu ne manges pas cru, tu es foutu. En vérité, ce n'est pas ça. Si tu n'es pas régénéré, si tu n'es pas capable de faire exploser les limites de ton cœur, alors là, ouais, t'es fichu. Là, t'es fichu parce que tu ne connais pas la vraie dimension de la vie.

Et c'est ce que je me dis chaque matin et chaque matin, je prie vraiment pour que ça explose, pour que mes bras puissent être au service de cet amour fou que l'on a pour les uns et pour les autres, et qu'on n'arrive pas à exprimer.

Et cette dimension de soutien, je souhaite l'avoir émergée au travers de la clameur, au travers du forum. Vous allez voir le 21 décembre, vous avez vu la petite bande-annonce.

Le nouveau site arrive, il va y avoir un forum. Mais ce forum, ce n'est pas pour tchatché et rester confortablement chacun dans son canapé. Ce n'est pas pour commencer à badiner entre nous. C'est pour aller au turbin, c'est pour commencer à faire exploser nos fonctionnements basés sur la peur.

C'est pour commencer à faire exploser nos camps d'assois. C'est pour arriver vraiment à dépasser ça et à proposer un autre paradigme. Parce que là, on est en train d'en mourir.

On est en train littéralement d'en mourir. et notre isolement fait que la cupidité et la vénalité s'exercent à plein. Notre isolement fait que nous sommes obligés d'aller compenser en faisant quoi ? En s'orientant vers les pires aliments qui soient pour nous stimuler, en s'orientant vers les pires occupations qui soient des films, d'une violence, d'une arrogance, d'une stimulation telle que finalement...

c'est juste une insulte à la créativité, juste parce qu'il faut stimuler. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes plus stimulés par la seule stimulation qui vaille, c'est la rage de l'amour quelque part. C'est cette stimulation-là que je veux voir émerger dans ce mouvement, dans cette nation dérégénérée d'une certaine manière, une nation pour laquelle tout le monde a sa carte d'identité disponible. Il suffit de la saisir, il suffit de la réclamer.

C'est ça, c'est ça vraiment mon rêve. Je n'ai pas envie de caresser des objectifs à demi-mot. Je n'ai pas envie d'être monsieur jus, monsieur cru, monsieur quoi que ce soit. J'ai envie d'être rien du tout, par contre j'ai envie d'être une partie prenante de ce mouvement qui est déjà en marche, qui a déjà gagné, parce que de toute façon il n'y a pas de futur de l'homme.

Si ce n'est pas un futur qui est basé sur l'amour, l'empathie, le respect de soi-même, et de ses besoins, le respect de l'autre et l'écoute des besoins de l'autre, et le respect aussi de tout le processus vivant, que ce soit les animaux, que ce soit les écosystèmes, c'est pour ça qu'on a intégré la permaculture, mais il n'y a pas d'avenir sinon, ça n'a pas marché, et tout est à repenser.

Il y a un chantier colossal qui nous attend, il y a vraiment un chantier colossal, et ce que je sais c'est que plus l'organisme est en paix, Et plus ils fonctionnent de manière adéquate et plus on est vraiment dans la ligne directrice de ce qu'il doit être.

D'ailleurs, tenez, en parlant de ligne directrice de ce qu'il doit être, moi je vais vous présenter une bombe. On va terminer avec ça, ils vont encore se faire dilapider, ils n'en auront plus.

Ça s'appelle « Aimer nos enfants intentionnellement. Communication non-violente pour une relation de cœur à cœur. » Alors, je tiens à préciser quand même, pour que les gens soient avertis, ça a été écrit par un couple de pasteurs, donc ça reprend une terminologie qui est une terminologie chrétienne.

Pourtant ça, c'est une bombe à fragmentation qui ne va pas laisser grand-chose d'intact dans vos processus de communication avec vos enfants. Pourtant, j'avais étudié la communication, Faber et Maslisch, Isabelle Filosa... Tout ça, je connais, j'appliquais plus ou moins bien, mais je connaissais.

Quand mon ami Karine Fong, réactrice du show Brave, m'a mis cette référence et m'a dit il faut que tu lises ça, je ne m'attendais pas à la claque que j'allais prendre. Pour un monde régénéré, il y a des outils aussi.

Aujourd'hui, pour cette journée, j'avais envie de vous proposer cette lecture. Ça s'appelle Aimer nos enfants intentionnellement. C'est de Danny Silk. Les éditeurs, c'est édition première partie. Je sens qu'ils vont se faire dévaliser et il y a de quoi.

C'est un livre qui va révolutionner votre rapport à vos enfants en plaçant l'amour au centre de tout. Et l'amour, quand on fonctionne à partir de l'amour pour ses enfants ou à partir de l'amour pour les autres, il n'y a pas grand-chose d'autre qui est sa place. Et ça ne pardonne pas grand-chose d'autre. C'est-à-dire que l'amour fait tout de la relation.

C'est assez impressionnant. Il conditionne tout de la relation. Et des tas de fonctionnements que je pensais pouvoir me permettre, Je me rends compte que si je prétends aimer l'autre, ils sont juste inacceptables.

Pour moi, ça a été le choc de ce terra incognita, vraiment cette rencontre avec ce livre, et je souhaitais vous le partager. Alors, vous avez entendu, I have a dream, moi j'ai un rêve.

Je pense qu'on est nombreux à avoir des rêves, de planter des arbres, de se soutenir les uns des autres, et je pense que c'est vraiment le moment de s'y mettre. Alors, pas besoin d'avoir une structure, il n'y a pas besoin d'avoir un cri d'or aliment, des t-shirts, des casquettes, un site spécial pour ça, un événement, une chaîne de télé, une radio, un journal pour ça...

Il n'y a besoin de rien. Il y a besoin de... Deux mains, deux bras... et un cœur. Bonne régénération !

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