J9 abondance & incroyables comestibles
Cette neuvième journée s’ouvre sur une réflexion autour de la loi d’abondance : Thierry explique pourquoi nos modèles économiques et agricoles actuels sont construits sur la rareté, et en quoi cela contredit la logique naturelle de la vie. Il fait le parallèle avec le film Matrix pour illustrer comment une société entière peut fonctionner sur des croyances qui l’éloignent de ce qui est réellement disponible.
Vient ensuite une mise au point sur les tableaux acide-base qui circulent dans les milieux de la santé naturelle : Thierry explique pourquoi ces classifications sont peu fiables si on ne tient pas compte du terrain minéral du sol sur lequel les plantes ont poussé. Un légume vert cultivé sur un sol appauvri n’apportera pas les mêmes minéraux alcalinisants qu’un légume issu d’un sol riche, quelle que soit la théorie appliquée.
La vidéo bascule ensuite vers un appel téléphonique en direct avec François, l’un des porteurs du mouvement des Incroyables Comestibles en France. Ce mouvement, né en 2008 dans une ville de 15 000 habitants au nord de Manchester, consiste à transformer des espaces urbains en potagers ouverts et gratuits, accessibles à tous. François raconte comment une seule personne peut lancer une initiative locale, et comment le mouvement s’est étendu aux universités, aux conseils municipaux et aux familles.
L’échange aborde aussi les synergies possibles entre production locale, permaculture et connaissance physiologique de l’alimentation : vergers solidaires, forêts fruitières, graines germées, key-hole gardens. Thierry et François évoquent la complémentarité entre se réapproprier la production alimentaire et comprendre ce qui nourrit réellement le corps, deux axes qu’ils voient comme indissociables pour sortir de l’économie de la rareté.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00La loi d’abondance contre la culture de la raretéThierry pose le cadre philosophique de la journée : pourquoi nos systèmes économiques et agricoles organisent la pénurie alors que la nature fonctionne sur l’abondance.
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3:39Minéraux, sol et tableaux acide-baseThierry explique pourquoi les classifications acide-alcalin des aliments sont peu pertinentes si on ignore la qualité minérale du sol sur lequel les plantes ont poussé.
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7:13Donner pour recevoir : une loi concrèteÀ partir du témoignage d’un vendeur de fruits séchés, Thierry développe l’idée que personne n’est trop démuni pour contribuer, et pourquoi la posture de demandeur bloque la dynamique.
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17:57Simplification et alcalinisation psychiqueThierry relie la complexité mentale autour de l’alimentation à un état d’acidification, et explique pourquoi simplifier ses choix alimentaires est en soi un acte physiologique.
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21:33Appel en direct avec François des Incroyables ComestiblesThierry appelle François en live pour lui faire présenter le mouvement des Incroyables Comestibles, né en Angleterre et désormais présent dans les 22 régions françaises.
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25:09Comment une ville devient un potager partagéFrançois raconte comment Todmorden a transformé ses espaces publics en potagers gratuits, et comment une seule personne peut lancer ce type d’initiative localement.
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28:43Universités, enfants et conseils municipaux embarquésLe mouvement s’étend aux campus universitaires et aux conseils municipaux d’enfants, avec des exemples concrets à Albi, Strasbourg et dans le Finistère.
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32:17Vergers solidaires, forêts fruitières et 800 kg de poiresFrançois raconte comment deux familles ont ramassé 800 kg de fruits sur des arbres abandonnés en un week-end, illustrant la surabondance fruitière déjà disponible.
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35:51Permaculture, key-hole gardens et rendements sans travailFrançois présente les techniques de jardinage expérimentées à l’université Champollion d’Albi, dont les jardins en trou de serrure qui produisent sans travail intensif.
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39:26Graines germées, semences et autonomie alimentaireLes deux interlocuteurs évoquent le projet de diffuser des techniques de graines germées et de reproduction de semences pour compléter l’autonomie alimentaire locale.
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Transcription de la vidéo
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Bon mine de rien on rentre dans le jour 9 j'ai l'impression. Bonjour je suis vraiment ravi de vous accueillir dans cette journée avec un repas de roi des fruits préféré. On parle toujours des Il y a des lois du monde que l'on veut voir apparaître. La loi de ce monde-là, qui est la loi de tout le monde tel qu'il a été créé, c'est la loi de l'abondance.
Je vous l'ai déjà dit dans les vidéos, s'il y a pénurie actuellement, c'est parce que c'est la culture de la dégénération qui induit une culture de la pénurie. C'est-à-dire que nous avons des modèles productifs, des modèles d'agriculture, des modèles économiques qui créent leur valeur sur la rareté et sur le manque.
Donc obligatoirement, on a construit des tas de systèmes pour répondre à cette finalité. Et c'est ça qui est fabuleux. On se rend compte que finalement, on crée des systèmes qui répondent à nos besoins. Si on a une culture dans laquelle la rareté est une valeur, une valeur qui a une importance, qui crée du capital, qui crée de la richesse, Alors, à ce moment-là, on va créer tout un système économique qui va arriver à ses fins.
Alors que la loi de la nature, la loi de la vie, la loi de Dieu tel qu'elle a été créée, c'est l'abondance, l'absolue abondance. Regardez-moi cette énergie lumineuse du soleil qu'on reçoit à la surface de la Terre.
On vit dans une réelle folie. Je le dis souvent, dans le film Matrix, on représente des humains qui vivent une vie de rêve, dans leur tête, ils sont drogués, et dont les corps sont utilisés pour vivre une vie horrible.
En fait, nous, c'est l'exact inverse. Matrix avait raison, sauf que c'était l'exact inverse. On vit une vie horrible, parce que je prétends que la vie dans laquelle il y a rareté, pénurie, violence, c'est une vie horrible.
Par contre, nous sommes donnés à vivre une vie de plénitude, d'abondance et de bonheur. Et cette abondance, ce bonheur, on devrait le constater autour de nous, on le voit dans la nature, et pourtant ça ne nous interpelle pas.
On ne se dit pas, mais est-ce que ça ne serait pas une loi, ça aussi ? Une de ces lois de ce nouveau monde régénéré ? La loi du monde régénéré, c'est qu'il y a abondance, abondance totale. Partage des richesses et abondance totale. Et d'ailleurs, par rapport à...
Ça c'est un bon. Par rapport à la vidéo qu'on a faite hier, j'ai vu qu'il y avait beaucoup de questions, beaucoup d'interrogations. Certains ont trouvé ma présentation un peu rapide et c'était fait exprès.
Ça avait un côté un petit peu provocateur. Pourquoi provocateur ? Parce qu'on a tendance à porter du crédit à ce qui est complexe, à ce qui est cérébral et complexe. Et quelque part, je prétends prendre ça à revers complètement en montrant qu'on peut être au moins aussi efficace, si ce n'est plus efficace, avec des discours beaucoup plus simples.
Alors bien sûr, ma présentation sur l'acidification et l'alcalinité pourrait être beaucoup plus simple, mais ce qui m'amuse là-dedans, C'est qu'on peut prendre les complexificateurs à leur propre jeu.
C'est-à-dire qu'on peut passer des jours et des jours à élaborer des tableaux de rapports acidifiants, alcalinisants, l'asperge est un peu plus acidifiant que tel produit, tel produit, tel produit... On va y passer des jours et on va pondre un tableau qui va être absolument extraordinaire avec une classification au micro-ombré, sauf que cette classification c'est du vent.
Parce que le contenu minéral d'un produit qui détermine son caractère acide ou alcalin, il dépend avant tout d'une chose, c'est le terrain sur lequel il a poussé. C'est-à-dire que s'il n'y a pas de minéraux dans le sol, votre plante ne pourra pas avoir de minéraux à l'intérieur.
C'est un peu cette folie-là. On a un mode de raisonnement qui est assez particulier dans l'humain. Quand il y a des toxines qui arrivent dans l'humain, on se dit... Oh ! Mais d'où elles viennent ?
C'est un peu comme si elles étaient tombées du ciel, ces toxines. Et de la même manière, quand il n'y a pas de minéraux dans les plantes, on se dit comment ça se fait ? Mais les plantes ont leurs racines dans le sol, elles se nourrissent du sol comme nous nous nourrissons de notre nourriture.
S'il y a des bons produits ou des mauvais produits en nous comme dans la plante, ça vient directement du sol sur lequel nous poussons. C'est pour ça que toutes ces belles théories sur acidification, alcalinisation, elles se cassent le nez sur le terroir sur lequel on poussait les fruits et légumes.
C'est pour ça que c'est aussi important d'avoir des terroirs riches, des terroirs abondants, des terroirs de matières organiques vivantes et non pas ces espèces de monocultures, même en bio, ces monocultures désespérantes dans lesquelles il y a très peu de contenu minéral.
Pour avoir des kakis comme ça, humm... C'est surtout des kakis qui ont des graines, c'est-à-dire des kakis qu'on peut ressemer. Celui-là, il va aller dans ma haie directement. On ne va pas le perdre et ce sera un futur plan.
Peu importe, on le greffera ou on ne le greffera pas, on verra ce que ça donnera, mais peu importe, ça va être une plante, une plante qui va pousser. Et pour avoir des kakis qui ont ce contenu minéral, qui ont cette richesse et qui peuvent apporter cette richesse à l'humain, il faut en retourner au sol.
Et c'est toujours pareil, en matière de santé, je dis toujours revenir à la cause des causes. En matière d'alimentation et de qualité de notre alimentation, il faut toujours revenir à la cause des causes.
La cause des causes, c'est le terrain. C'est-à-dire que ça ne sert à rien de travailler l'intellect, à essayer de réfléchir à des méthodes agriculturales, tant que le terrain sur lequel on cultive ne sera pas riche, abondant, avec une fertilité de la matière organique en quantité colossale, nos fruits et nos légumes seront désespérément vides. et ça ne sert à rien de réfléchir pendant des années sur la méthode culturelle.
Il vaut mieux un terroir riche et le reste, ça va de soi, ça se développe de soi. Quelque part, tous les processus intellectuels qu'on a développés par rapport à l'agriculture sont là pour répondre à des terrains qui ne sont pauvres.
C'est toujours pareil, on crée des théories, on crée de grosses machines, des super machines pour pallier à nos incompétences et à notre regard pathogène sur la vie.
C'est-à-dire que nous sommes tellement imprégnés dans cette culture de la dégénérescence mais que nous portons ce regard de manque, ce regard de dégénéré à peu près sur tout. Je vous ai dit que dans le monde régénéré, il y a une loi, c'est qu'il faut donner pour recevoir.
Très souvent, j'entends des gens dire que j'ai vraiment rien à donner. Je ne sais pas si ça va être à la fin de cette vidéo ou demain, je vous passerai une petite interview que j'ai faite d'un copain qui s'est lancé tout azimut dans la transformation des fruits en excédent pour en faire des fruits séchés qu'il vend sur les marchés.
Une structure très simple et j'avais envie de vous la présenter pour inspirer tous les gens qui disent « ah, moi j'ai envie de me lancer, comment est-ce que je peux faire ? » Lui, il a vu qu'il y avait des excédents, il s'est lancé et il me raconte une très belle anecdote par rapport à cette notion-là.
Il n'avait pas de moyens, très peu de moyens, et il a renversé complètement la situation. Vous verrez dans son témoignage, c'est absolument magnifique. Très souvent, il y a des gens qui disent « non mais attends, moi je ne peux pas donner, je suis comme ça, je suis malade, je suis dédé, je suis... » Non.
La loi du Nouveau Monde, c'est qu'il faut donner pour recevoir. Et personne n'est dans l'incapacité de donner. Tout le monde peut donner quelque chose. Quelque chose a donné tout le monde. Arrêtez de se présenter en permanence comme des mendiants en disant, moi je veux, fais-moi ci, fais-moi ça, fais-moi ci, fais-moi ça.
Vous savez pourquoi ? Parce que ça ne marche pas. C'est la loi de l'Ancien Monde, et la loi de l'Ancien Monde rapporte les fruits de l'Ancien Monde. Je vois trop de personnes encore qui s'adressent aux autres sous forme de mendiants, sous forme de quémandeurs.
Toujours pareil, en en regardant de leurs difficultés, en en regardant de leur handicap, en en regardant de leur faiblesse, ça ne peut pas marcher. Il n'y a personne qui soit trop pauvre pour donner. Il n'y a personne qui soit trop faible pour donner.
Je sais que ça peut paraître choquant. Il y a des gens qui vont dire, oui, mais moi je suis dans un tel état. C'est faux. Dites-vous que c'est faux et que c'est ça qui vous emprisonne. Libérez-vous même de cette mentalité par la joie de donner.
Il y a toujours quelque chose à donner. Pour revenir à ces fruits et légumes, parce que ma spécialité c'est la dysglycione, Pour venir à ces légumes, ça dépend complètement du contenu minéral du sol.
Il y avait une autre chose que je n'avais pas précisé, c'est que quand on parle d'alcalinisant acidifiant, il faut savoir que les protéines, les chaînes d'acides aminés, sont extrêmement acidifiantes à cause de l'azote qui forme le noyau de la protéine.
Dès lors, tout produit protéiné sera acidifiant. Il sera acidifiant dans la mesure de la quantité de protéines et la complexité des protéines qu'il contient, équilibrées ou non par des minéraux. C'est ce qui fait que souvent on me demande les fruits secs sont comment ?
Je dis qu'ils sont acidifiants en cause de leur contenu protéique. En même temps, ils contiennent pas mal de minéraux. Ce sont des protéines simples. Ils sont relativement neutres.
Alors après on va me dire qu'ils l'amendaient comme si la noix était sale. Mental, mental, mental, ça ne sert à rien. C'est neutre. Si vous faites une mono-diète de noix, vous allez vous acidifier massivement parce qu'on n'est certainement pas fait pour manger autant de produits gras.
Mais le reste, c'est neutre, absolument neutre. Donc vous avez les fruits et les légumes qui sont alcalinisants, tout le reste qui est acidifiant, et les noix et les amandes, les produits protéiques végétaux qui vont être coussi-coussa.
C'est simple, ce n'est pas simpliste. Je sais qu'il y a des gens qui ont dit que c'était simpliste. Ça choque le mental de désamorcer le mental. On va s'en trouver un petit là quand même. Je vois une petite question qui est passée.
Excusez-moi, ça détoxine fort, je pourrais couper la vidéo et pourtant je ne coupe pas. Vous voyez, ça c'est pour montrer que quand un processus de détoxination est lancé, c'est quand même très lent.
J'y suis allé à fond la semaine dernière, jeûne, kenton, à fond, à fond, à fond. Qu'est-ce que ça donne ? Ça lance la détoxination. J'ai senti hier que ça commençait à faire fort, je me suis remis à manger, Ça n'arrête pas pour autant.
Ça va ralentir, mais il y a une forme d'inertie. Là, on est en plein dedans. Question de Cyril qui me dit... Depuis lundi, je fais le programme 3 et 4 et franchement, je me sens très bien sauf mes 4 carrés de chocolat le soir avant de me coucher. Pas de souci.
J'ai une question à te poser car tu parles souvent des produits alcalins et acides. Quels sont les produits qui vont m'apporter le plus d'alcalin pour le corps ? Et vous voyez, ça c'est une question dans l'absolu.
On va dire, ah, c'est les légumes verts. Je vais te dire, c'est les légumes qui ont poussé sur le sol le plus riche et le plus minéral uniquement. Pourquoi c'est une question ?
Je fais des jus et je mélange des fruits et des légumes. Par contre, j'ai l'impression que mes jus sont trop acides et pas assez alcalins. C'est toujours pareil, contenu minéral de ton sol.
Donc, quelque part, c'est dire quels légumes... A priori, c'est les légumes verts et les légumes colorés qui vont t'apporter le plus d'éléments alcalins, mais ce sera uniquement à l'échelle et au niveau du sol sur lequel ils auront poussé.
J'avais une bonne nouvelle aussi, très bonne nouvelle, parce que ça, ça m'a vraiment réjoui ce matin, un petit message de Sonia. Sonia vit dans des conditions de vie extrêmement éprouvantes puisqu'elle commence son message, ça tient à la provocation, quand il fait moins 2°C le matin.
Je vis à Saint-Martin dans les Caraïbes, une petite île perdue de 30 000 habitants, et j'aimerais être l'ambassadrice de Vivre Cru. J'ai déjà convaincu plusieurs amis de changer leur alimentation. Mon fils, ma fille, ma belle-fille, mon mari, bien sûr, sont des adeptes des jus et tout le monde a son extracteur.
J'ai aussi fait venir huit extracteurs que j'ai déjà revendus et huit autres vont arriver et presque tous sont déjà réservés. Voilà, donc Sonia, ça m'en réjouissait. J'avais envie de célébrer un petit peu ce message aussi pour montrer que finalement, partout, il y a ces petits foyers qui SM, ces petits foyers de régénération qui SM dans différents endroits.
Je vous ai dit que c'est à nous de créer des ambassades, de créer des lieux dans lesquels on apporte la véritable connaissance par rapport aux produits alimentaires, à leur action dans le corps, qu'est-ce qu'est le régime physiologique pour l'humain. C'est pour ça que c'était aussi important que chacun d'entre nous l'expérimente, qu'on ait des connaissances.
C'est pour ça que pour moi, l'important c'est d'avoir une connaissance simple. Arriver à expliquer à des gens l'équilibre acide-base en cinq minutes, on est beaucoup plus fort que si on a besoin d'une heure et demie pour l'expliquer.
Beaucoup plus fort parce que ce sera nettement plus percutant. Et aller leur expliquer aussi que toutes les listes qu'on va leur sortir n'ont de sens uniquement que par rapport à un sol donné et que l'asperge poussée à tel endroit sera un peu plus acidifiante que l'endive poussée à tel endroit ou que la laitue poussée à tel endroit parce qu'elles auront poussé au même endroit avec le même contenu minéral mais que, par contre, si elle est poussée dans un champ en bio alors qu'à côté la laitue n'est pas en bio,
il va y avoir une grosse différence et que l'asperge sera beaucoup moins acidifiante. Tout ça, c'est démonter, démonter, démonter les stratégies du mental qui nous font croire qu'on cherche des sécurités, On cherche des modèles carrés, qui ne souffrent aucune souplesse, aucune malléabilité. C'est les sols.
Tout est dans les sols. D'ailleurs, en parlant de sols, on va essayer. Mon téléphone veut bien s'allumer. Ouais, on va tenter. Je ne dis pas que ça va marcher.
Ça ne marche pas. On va voir s'il y en a de la chance. Allo ? Allo François ? Oui ? C'est Thierry à l'appareil. — Thierry, salut. — Dis-moi, j'ai mis la caméra devant moi.
Est-ce que tu as un petit moment ? — Dans 5 minutes, tu peux me rappeler ? — Je te rappelle dans 5 minutes, il n'y a pas de souci. Je vais déblatérer pendant ce temps-là.
— Merci. — Ciao, ciao. Vous êtes parti pour 5 minutes de one-man show. En fait, François, là, qu'on appelle, c'est quelqu'un qui a lancé un mouvement « Nourriture à partager ».
Vous avez peut-être entendu parler des incroyables comestibles et j'avais envie de vous en parler pour relayer ce message. Donc on va l'appeler immédiatement. Est-ce que j'ai des petites questions ? Tenez, on va regarder directement.
On va faire ça en live. Est-ce qu'on a des petites questions sur la boîte mail qui pourraient être répondus maintenant. Allez, on regarde ça. Alors, une question ?
Une question, une question, une question... Il y a un super boulot qui est fait par rapport aux questions. Je fais ça en live, mais c'est sympa aussi de prendre le temps des fois. C'est trop minuité, toutes les vidéos sont extrêmement organisées.
Même les miennes sont trop organisées. Pourtant, j'y mets le plus de spontanéité dedans. C'est sympa aussi de laisser faire les choses, de regarder un petit peu le soleil se coucher. En tout cas, moi, j'aime bien.
J'espère que vous avez du temps. Je trouve que c'est un superbe luxe, le temps. C'est important, mais là aussi c'est un leurre du mental. Le problème c'est que quand on est complètement dans une culture, on ne s'en rend même plus compte.
C'est-à-dire qu'on est tellement baigné dans cette culture qu'on ne s'en rend pas compte. Et donc on vit dans une culture qui nous a persuadé que pour que quelque chose soit valide, soit sérieux, il fallait qu'il s'appuie sur nombre d'études et sur des processus complexes et des explications relativement complexes.
Et c'est ce qui fait que chaque fois qu'on présente une explication simple, une simplification, c'est qualifié d'enfantillage, c'est infantile. Et c'est ce processus-là qu'il faut désamorcer entre nous parce que finalement ça nous isole de la vérité pleine et entière qui est que finalement les processus acides de base à l'échelle du corps ça ne veut pas s'allumer, ils sont relativement simples à comprendre.
Et d'ailleurs ça tombe bien, il faut 80 % d'alcalinité et 20 % d'acidité. En régime physiologique normal, assure plus que largement ça. On va dire même qu'on va être en acidose permanente de toute façon parce qu'on vit dans un monde dans lequel les sollicitations vont être multiples, les agressions vont être multiples.
Et donc, apprendre vraiment à se dire que les choses sont bien faites telles qu'elles sont. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de raison d'aller rechercher des processus. On crée des systèmes et des systèmes pour essayer de pallier à nos propres déficiences.
C'est-à-dire qu'on crée un monde extrêmement acide et après on fait des tableaux encore plus complexes qui font que finalement ça va devenir extrêmement complexe de réfléchir à est-ce que je vais manger si, est-ce que je vais équilibrer acide, base, Est-ce que ça va être bon, mon équilibre ?
Et finalement, on se retrouve plus stressé qu'autre chose. J'ai vu tellement de personnes qui, au moment de passer à table, d'un seul coup, étaient complètement paralysées, quasi paralysées, à se dire, mais qu'est-ce que je vais faire ?
Dans quel sens ? Qu'est-ce qu'il faut que je mange ? Ça, c'est de la signification. Tout ce qui va dans le sens de la simplification va dans le sens de l'alcalinisation. C'est pour ça que quand on sait que l'individu doit être à 80 % alcalin, et quand on sait que chaque fois que quelque chose est plus simple, Au niveau des processus psychiques pour l'individu, c'est alcalinisant, c'est relaxant.
À ce moment-là, on comprend bien que le processus simple va dans le sens de la vie, que ça fait partie de ces nouvelles lois. Et quatre petits plats cominiers. Alors, il faut du temps pour se déprogrammer par rapport à ça.
Il faut l'entendre, et l'entendre, et l'entendre, et l'entendre encore pour arriver à vraiment comprendre que ce que nous vivons actuellement, nos croyances, elles sont créatrices par certains côtés. En tout cas, notre incrédulité dans cette abondance, notre incrédulité dans les forces de régénération, elles sont créatrices parce qu'elles nous en isolent. C'est là où il y a vraiment un travail de reprogrammation qui est à faire.
C'est pour ça que ces petits îlots régénèrent qui vont pouvoir s'aimer. Il y a quelqu'un qui a appelé ça la polonisation. J'aimais bien, j'aimais bien. Il me disait que le terme polonisation est un petit peu excessif.
Ouais, ouais, ouais, ouais. En même temps, vous savez, j'ai vu, je m'y attendais, que finalement, un terme, la présentation d'un monde dans lequel il y a deux forces en présence, ça déplaît. Ça déplaît parce qu'on me dit qu'il n'y a qu'une unité et tout.
Ça, c'est une forme de pensée asiatique dans laquelle je ne me retrouve absolument pas. Je ne pense pas qu'il y ait unité, je pense qu'il y a vraiment des camps, des camps franchement marqués, parce que s'il n'y avait pas des camps franchement marqués, il n'y aurait pas des gamins en train de mourir dans les hôpitaux, il n'y aurait pas des gens en train de se faire torturer à l'heure actuelle, à l'instant même où j'enregistre cette vidéo, dans tous les pays du monde, il n'y aurait pas des femmes en train de se faire battre,
il n'y aurait pas des gens qui seraient écrasés, il n'y aurait pas toute cette malveillance et cette violence à l'échelle du monde, il n'y aurait pas ces employés de bureaux qui sont martyrisés par un petit chef, il n'y aurait pas tout ça.
Quand on me dit que tout est unité, c'est faux. Je n'y crois absolument pas. Il y a des camps. Et moins on veut les voir, et plus on est pris dedans. C'est toujours pareil.
Et quand on est pris dedans, on est pris dans le camp de la dégénérescence. Automatiquement. Et je vous dis, moins on croit être dans une culture, moins on croit avoir des croyances, moins on croit avoir des dogmes, et plus on en a.
Plus on se fait lurer. Parce que je vous ai dit, la loi de l'ancien monde, c'est la loi du mensonge. Donc là, on va parler avec quelqu'un qui parle la vérité.
j'espère que le gars François sera dispo, on va voir ça J'espère surtout que j'aurai assez de batterie Ok j'ai plus beaucoup de batterie, on va essayer le truc — Oui ? — Allô François ?
— Oui Thierry ? — Est-ce que c'est bon pour toi ? — Alors, j'entends un bruit de fond. — Ouais, c'est parce que j'ai mis un haut-parleur. Est-ce que c'est acceptable pour toi ? Parce que moi j'ai mis un gros haut-parleur pour qu'on nous entende bien.
— Alors, moi ça va, mais c'est pas pour ton enregistrement que ça gêne. — Non, ça va. Pour mon enregistrement, ça marche bien. — Parce que si tu veux, je peux… Si je t'appelle d'une autre ligne, ça ne sert à rien.
Mais si c'est bon pour toi, moi ça va. Oui, ça va très très bien comme ça. François, j'ai dit en 2-3 mots, j'avais à la main votre petite affichette. Avec une petite affichette, il y a un grand mouvement qui s'est lancé.
Je t'appelais un petit peu pour que tu nous en dises un peu plus de ce mouvement des incroyables comestibles qui commence à être connu, mais pas pour tout le monde. C'est bien dommage.
Oui, alors le mouvement des incroyables comestibles, c'est une incroyable aventure et une belle aventure pour tous les habitants des territoires de France et du monde qui nous vient d'Angleterre, nord de Manchester à Todmorden. En 2008, des mères de famille ont décidé de changer de modèle du jour le lendemain en cultivant et en partageant, en étant solidaire et en créant un nouvel art de vivre à partir de la nourriture locale. Donc, ils ont transformé leur ville en potager géant et gratuit.
D'accord, dans un village quoi donc ? Donc, dans une ville de 15 000 habitants. Ah oui, quand même ! Oui, 15 000 habitants et on a de la nourriture à partager dans toute la ville. j'y suis allé voir, on vient les visiter été comme hiver, toute l'année. Vraiment, c'est même un tourisme comestible.
C'est fabuleux, c'est bien aussi qu'il y ait des pépinières comme ça pour donner l'inspiration, l'impulsion aux autres de faire pareil. On en est quand même à un stade où souvent on a besoin de voir pour y croire. Donc là, quelque part, les gens voient en action, c'est magnifique. Oui, c'est exactement ce qui se passe, les gens n'arrivent pas à imaginer comment c'est possible qu'on puisse avoir des bacs de légumes devant le commissariat de police, entretenu par les policiers,
et c'est marqué « fout ou cher » en anglais, donc servez-vous, c'est gratuit. Alors, on vient se prendre en photo devant les bacs avec les policiers. C'est excellent ! Alors toi, finalement, tu as vu cette idée il y a 2 ou 3 ans, c'est ça maintenant ?
En décembre 2011, c'est tout récent, En janvier 2012, j'ai découvert dans un article de presse anglais que depuis trois ans on faisait ça en Angleterre et il y avait déjà 35 villes en Angleterre qui s'étaient mises à ce modèle, ce nouvel art de vivre, de manger local, éthique et solidaire.
Je me suis dit « mais c'est incroyable, ça marche, ça se propage partout en Angleterre et personne n'en a jamais parlé dans la presse en France ». Et alors je me suis dit « il faut qu'on le fasse absolument ».
J'ai contacté les Anglais, les Anglais nous ont dit mais bienvenue, bienvenue, c'est gratuit, on partage tout, voilà nos outils pédagogiques, les diaporamas, les films, on peut y aller.
Donc avec Jean-Michel Herbillon à Frélon et donc mon épouse à Colroy-Laroche, donc sur deux communes alsaciennes, on a démarré l'aventure au mois de mars-avril 2012, donc ça fait un an et demi. Voilà, ça fait un an et demi et en un an et demi, on a démarré 350 programmes en France et une centaine dans le monde.
Oui, tu me disais d'ailleurs qu'en France, ça avait pris à une vitesse colossale. Je pense que ça tient aussi à ton dynamisme et à ton investissement dans le projet. Tu y allais corps et âme, on va dire, tu t'es complètement abandonné dans le projet, mais en France, ça a très bien pris.
Oui, alors en France, c'est une surprise parce qu'il y a des programmes aujourd'hui qui sont absolument phénoménaux. On a mis en place une gouvernance particulière pour que ça fonctionne bien, qui est très simple et qui est efficace.
Et maintenant on a des conseils municipaux entiers qui soutiennent les habitants. C'est une démarche citoyenne qui vient d'en bas et donc les élus soutiennent les habitants pour coopérer. Je pense à Plumelin dans le Finistère où le conseil municipal des enfants s'est engagé au printemps et ce sont les enfants qui transforment la ville en potager et ça reconnaît que les gens et donc les adultes viennent aider les enfants.
Maintenant, la nouvelle, depuis un mois ou deux, on voit les campus universitaires se transformer en pape de potager, les uns après les autres. La semaine dernière, c'était clairement afférent.
Sur l'université de l'Est-Pascal, on peut voir les photos sur Internet, c'est magnifique. La semaine d'avant, c'était Champollion à Albi. Voilà, ça pousse comme des champignons. C'est extraordinaire, c'est vraiment jubilatoire.
Est-ce que tu pourrais expliquer un petit peu le processus ? Comment ça démarre ? Je veux dire, il faut être un gros groupe pour démarrer ça, comment on se lance ?
– Alors, c'est ça qui est formidable avec cette méthode, cette gouvernance, c'est que c'est accessible à chacun, quel que soit son moyen, c'est-à-dire que même une personne peut démarrer dans une ville, on voit des fois, il y a une personne qui se lance et 8 jours après il y a un groupe de 40 parce que la communication fonctionne, parce que les temps sont mûrs, parce que les gens aspirent à autre chose dans la vie et veulent se reconnecter à
la terre, et donc la méthode est simple, elle est en 5 étapes. La première étape c'est on se prend en photo devant la pancarte de la commune avec son arrosoir, son râteau, les visuels des accroîtes comestibles, nourriture à partager.
Thierry Samitier-Leclerc Voilà, comme tu peux le montrer c'est devenu un peu notre emblème, et on reçoit des photos quasiment tous les jours de France et du monde maintenant pour partager ça.
Donc dans l'étape 2, on partage sur un blog, on crée un blog et on ouvre un mur sur un réseau social, on informe la presse, donc on communique l'intention délibérée des citoyens, petits groupes ou grands groupes, d'engager la participation citoyenne et l'abondance partagée sur le territoire.
donc deuxième étape. Troisième étape, c'est simple, comme disait Gandhi, soyons changement que nous voulons voir dans ce monde, chacun fait sa part.
Donc, troisième étape, on cultive devant chez soi, sur l'espace privé ouvert au public, et de proche en proche on grandit pour que la quatrième étape, on engage des actions collectives, des conférences, on va sur les marchés, on fait des soupes, on fait des formations à la permaculture, etc. Et cinquième étape, on termine par tenter de rallier le conseil municipal. D'accord, et si le conseil municipal ne veut pas se faire rallier ?
Alors on voit des cas, au début ils étaient plutôt réticents, vu le succès médiatique sans précédent qu'il y a aujourd'hui, on voit la joie des gens, il faut voir des enfants qui vont planter dans les maisons de retraite, les personnes âgées reçoivent les petits, les familles se reconnectent, on a des handicapés qui travaillent avec les incroyables comestibles, c'est accessible à chacun.
Maintenant, ce sont des conseils municipaux qui m'appellent en disant qu'est-ce qu'on peut faire pour démarrer ? C'est un peu l'engouement qu'on a actuellement en France. Oui, c'est extraordinaire et ça démarre très très fort.
Alors, c'est sympa qu'on se soit contactés tous les deux. C'est à l'initiative un petit peu de Karine Fong, du ChouBrave aussi, parce que je pense qu'effectivement il y a vraiment des similitudes de vues et des similitudes d'actions. on pourrait imaginer un incroyable régénère comestible finalement. Parce qu'à la fois reproduire, se réapproprier la production, et en même temps se réapproprier la compréhension de l'alimentation et de ce qui est physiologique pour l'humain, et avec les deux,
avec les extracteurs de jus, il y a certainement un énorme mouvement à lancer là, je pense. — Ah oui, complètement, et c'est tout à fait complémentaire. C'est pour ça que très vite, on a rejoint l'équipe du Fou Brave avec sa web TV où on a présenté, j'ai pu présenter la vidéo d'explication des incroyables comestibles qu'on trouve sur internet et maintenant on va aller beaucoup plus loin puisque Karine voudrait monter une équipe citoyenne, télévision citoyenne, télévision du
monde pour aller filmer d'une ville à l'autre, d'une région à l'autre, on est présent dans les 22 régions françaises ce nouvel art de vivre extraordinaire. Et là, on s'aperçoit que depuis 50 ans, on s'est déconnecté totalement de la nature en ville et que les enfants ne savent plus ce que c'est qu'un AV.
Moi-même, ma fille est étudiante, elle s'intéresse, elle a participé au démarrage des Incroyables Comestibles à Strasbourg, elle est étudiante et quand elle a commencé à faire les circuits courts avec les maraîchers locaux puisqu'avec les agro-comédiens, on soutient le circuit court du maraîchage local.
Et donc, quand elle a reçu ses premiers paniers, elle découvrait des légumes qu'elle n'avait jamais eu en main. Elle me dit « Papa, comment on cuisine ça ? » Là, on est en train de redécouvrir le vivant, le légume. On apprend à faire ses semis, on apprend à récolter ses semences, on apprend à soigner la terre et puis on apprend à à transformer les aliments et donc à se nourrir et on est en train de tout réapprendre. Oui, c'est magnifique ça.
Et d'ailleurs, dans le cadre des villages, il y a quelque chose qui m'intéresserait pas mal aussi, c'est de réhabiliter aussi le fruitier parce qu'on voit tellement d'arbres de Bordevilles qui sont des arbres improductifs au possible, des arbres ornementaux.
Or, dans toutes les régions de France, il y a énormément d'arbres comestibles avec des fruits comestibles qui pourraient pousser aussi. En même temps que les légumes, réintroduire aussi la culture du fruitier, c'est-à-dire avoir des villes remplies de pauméiers, de poiriers, de baies diverses, de murs, de cassis, etc. Ce serait absolument jubilatoire.
— J'ai une nouvelle qui va te faire grand plaisir parce qu'on a découvert cette année qu'aux États-Unis, à Seattle, ils avaient démarré la première forêt fruitière de permaculture en chantier participatif citoyen, la première au monde qui fait 3 hectares et on a décidé d'engager pour 2014 le programme des forêts fruitières de permaculture sur des grandes surfaces et là on vient de nous proposer par exemple à Albi dans la coulée verte une fondation caritative se propose d'acheter et de mettre à nos dispositions pendant
50 autant une forêt de 8 hectares en ville pour la transformer en forêt de permaculture accessible au public. Là, je viens d'apprendre la semaine dernière que le maire de Jakarta a planté 40 000 arbres fruitiers dans sa ville.
Ça y est, c'est parti, on a un programme en Alsace qui va démarrer, il y a un étude dans le secteur de la Rochelle. Nous allons pour soutenir et lancer des programmes de plantations de vergers solidaires et de forêts fruitières de permacultures.
— Ça, c'est un truc dont on pourra parler un petit peu en off, mais qu'en France, on pourrait vraiment se coordonner tous ensemble pour unir nos forces et de manière à ce que le message soit porté de façon... Parce que si en plus on valorisait le produit, puis qu'on explique aux gens pourquoi ça a du sens de manger plus de fruits et que finalement, il ne va manquer de rien, au contraire, qu'il va y avoir une surabondance qui va être générée, ça, c'est extrêmement positif.
Il y a tellement d'abondance dans la production fruitière que ça permet vraiment de faire une rupture colossale avec toute cette pensée du manque, de la rareté, cette économie de la rareté qui a été construite.
Et là, avec très peu de surface, on a une production en termes de calories, en termes de fruits qui est absolument extraordinaire. Donc oui, c'est essentiel et je pense qu'on va avancer main dans la main là-dedans. — Ah oui, avec Jean-Michel, on travaille là-dessus avec des réseaux de libres cueillettes, etc. L'année dernière, par exemple, avec nos deux familles et les enfants, nous avons fait le tour de nos villages des arbres fruitiers à l'abandon, des pommiers et des poiriers, et en un week-end,
on a ramassé 800 kg de poires et de pommes, et on a fait du jus, et on garde là, moi je garde maintenant, j'ai des cageots de pommes pour passer l'hiver, pour mettre dans les extracteurs et vraiment accompagner nos jus d'alimentation vivante. — Exactement, il y a un vrai challenge.
Et d'ailleurs, tu me disais quel était l'objectif pour 2014 ? Tu m'avais lancé un bel objectif pour 2018, je ne me souviens plus. — Alors, Tom Mordon s'est fixé un calendrier 2008-2018, c'est-à-dire 10 ans pour arriver à l'autosuffisance alimentaire 100 % locale.
Et au bout de trois ans, ils sont arrivés à 83 % sur un rayon de 50 mailles, c'est-à-dire 80 kilomètres à la ronde. Ils ont fait un questionnaire auprès des habitants avec la démarche Incredible Healable.
Ça a changé de comportement. Les gens se sont mis à se nourrir en allant sur le marché avec les circuits courts, les producteurs locaux. Maintenant, ils créent de l'emploi et l'économie repart grâce à l'alimentation locale. et donc nous nous proposons à toutes les collectivités qui se lancent dans Incredible Edible de rattraper le calendrier, c'est à dire 2018 l'autonomie, l'autosuffisance alimentaire, alimentation locale, 2018 pour toutes les collectivités qui le souhaitent, c'est possible et on est en train d'en
faire la démonstration et je peux dire et assurer que sur les 350 programmes en France, il y a des villes qui s'engagent très très fortement avec des qui joue à fond. Je vois dernièrement, regardez ce qui se passe à Cours Dimanche, regardez à Vélizy Villacoublé, regardez en Bretagne, on a une Google Map.
Je vous invite à regarder sur le site incredible-edible.info la carte mondiale interactif. Et donc sur la France, vous verrez, il y a des balises sur chaque ville. Regardez les photos et vous verrez, il y a des villes aujourd'hui qui partent sur ce calendrier.
que dans les 5 prochaines années, la Terre est tellement généreuse que dans les 5 prochaines années, en mangeant local, on peut complètement changer le système. — Et c'est magnifique que ça arrive maintenant parce qu'on est vraiment dans un moment crucial, c'est-à-dire qu'on est dans un basculement au niveau énergétique.
Le temps du pétrole pas cher est en train de passer doucement et c'était essentiel de faire le basculement maintenant et c'est ce qui me rend aussi joyeux parce que je sais que là, il y a un challenge qui est en train d'être gagné pour l'espèce humaine.
Si on arrive à être autosuffisant et à produire local à ce moment-là, Et si en plus on y rajoute les connaissances en matière de physiologie de ce qui nous alimente vraiment, alors à ce moment-là on gagne sur tous les tableaux. Et c'est magnifique, je trouve que c'est magnifique.
J'ai une grande et belle nouvelle à t'annoncer, peut-être en primeur parce qu'on n'a pas encore commencé la communication 2014. On est en train de faire le bilan de cette immense année qu'on vient de passer. On est en train de démarrer, de mettre au point avec notre équipe Incroyable Comestible à Albi, l'université Champollion nous soutient.
et l'université devient notre terrain d'expérimentation des nouvelles techniques de permaculture qui sont révolutionnaires. Si vous regardez sur internet, sur le blog, vous verrez. Et on met au point des techniques de jardinage qui sont les techniques les plus révolutionnaires au monde en agriculture naturelle.
On fait des key-hole garden de permaculture, ce sont des jardins en forme de trou de serrure avec le compost au milieu. Le soleil tourne autour comme un cadran solaire, va chauffer le mur de briques autour et ça fait chaud et sec à l'extérieur, chaud et humide à l'intérieur et on a le compost qui devient irrigué comme un goutte à goutte naturel et on a un rendement de 200 % sans travailler quoi.
Et donc ça pousse et on l'a expérimenté, il y a des photos sur internet, c'est un geyser à protéines végétales chez soi. Donc on est en train de développer cette technique pour les proposer dans des jumelages maraîcher avec les enfants pour l'amener dans le tiers-monde et donc actuellement il y a une dizaine de villes du Maroc qui se sont lancées à le faire, notamment les coopératives de femmes d'huile d'argan, si vous regardez sur le Maroc vous verrez les photos également, il y a une dizaine de kiosques en construction,
il y a cinq pays d'Afrique, on est en train de démarrer au Brésil, en Inde, en Bolivie, en Argentine, ça devient vraiment planétaire et ça grandit de manière exponentielle parce que la terre est généreuse et les gens sont prêts.
Les gens cherchent aujourd'hui à avoir une nourriture vivante qui procure la joie et la santé. Excellent ! Je te remercie François parce que c'est vraiment jubilatoire comme message. Je te dis, allier à la fois le regard sur l'alimentation, le regard sur la production, le regard sur la fertilité des sols, si on réunit tout ça, on a presque toute l'équation, on a tout gagné.
Nous aussi, incroyable comme équipe, on voulait remercier ton travail avec Vivre Cruel. Et donc, c'est fantastique parce qu'on ne peut pas, notre petite équipe, nous sommes des citoyens bénévoles, on fait ça, tout est gratuit dans notre démarche, et donc on ne peut pas investiguer tous les domaines. Et la connaissance que tu nous amènes est fondamentale et complémentaire, de sorte à ce que les gens, quand ils sont poussés par une intuition intérieure de dire faut que j'arrête de m'empoisonner,
maintenant j'ai besoin de trouver la vitalité, la joie de vivre par une alimentation vivante, et bien nous allons pouvoir informer les groupes locaux qui se mettent à ces jardinages de permaculture révolutionnaire et bien d'avoir aussi des connaissances accessibles pédagogiques en ligne pour se faire des recettes, pour apprendre à se nourrir avec ces légumes à la portée de chacun maintenant qu'on pourra cultiver devant chez soi ou dans des jardins partagés.
Oui, et inversement, moi des gens qui viennent à la démarche en se disant bon voilà, j'ai des problèmes au niveau physique et ainsi de suite, puis le jour où ils commencent à se rétablir, se dire oui mais mon légume là il vient d'où ? Il a fait des milliers de kilomètres et est-ce qu'il n'y aurait pas un moyen de faire autrement ?
Puis est-ce qu'il n'y aurait pas un moyen aussi de le faire avec les autres ? Donc l'un va envoyer vers l'autre et l'autre va envoyer vers l'un et c'est ça que je trouve fabuleux, c'est d'avoir cette coordination parce que l'un ne peut pas avancer sans l'autre et que pour que ça avance vraiment, il faut que les deux avancent, c'est un peu comme deux pieds, s'il y en a un qui avance trop vite par rapport à l'autre, ça ne peut pas marcher.
Et donc, voilà, la consommation, la production, et puis tout ça de façon communautaire. Non, non, c'est vraiment excellent. Et puis effectivement, on ne peut pas être des spécialistes dans tous les domaines.
Donc c'est important qu'on s'investisse dans le domaine dans lequel on est balancé un peu malgré nous ou avec nous et puis on s'y investit complètement et d'autres font dans d'autres domaines. Et c'est là où on est interdépendants les uns des autres.
Oui, tout à fait, et je rajouterai parmi ces expertises très pointues, il y a la question de la semence, et on va proposer quelque chose de nouveau pour le printemps prochain. Nous allons expérimenter dans les incroyables comestibles la culture des graines germées avec tout un tas de techniques, avec des bidons de récupération, etc., on fait sur les rebords de fenêtres, et donc il va falloir qu'on mette à contribution nos équipes et les réseaux pour montrer des recettes comment on peut se nourrir une vitalité extraordinaire
avec les graines germées, et donc apprendre à reproduire ses semences, apprendre à faire ses graines germées, apprendre à faire ses semis, à soigner la terre, à cultiver, à transformer les aliments, et puis à faire la fête de l'abondance partagée parce que les voisins deviennent des amis. Oui, ça en fait partie.
Puis là, tu peux compter sur nous, parce que question graines germées, question pousses vertes, les gens de régénère aussi poussent bien. Donc on va mettre nos connaissances en commun au niveau des techniques aussi.
Moi, j'ai pas mal de choses à partager, on fera ça en off. Mais voilà, ça a poussé, on va se coordonner. Je voulais faire juste un début de première présentation de ton travail, François. Je pense qu'il y en a qui le connaissaient, mais j'avais envie de mettre un coup de plus, c'est un coup de plus parce que de toute façon ça ne sera jamais assez, il faut qu'on se renvoie à ça.
— Écoute, j'invite tous les amis à regarder, taper sur Internet Incroyable Comestible, on a une page Facebook qui fait 300 000 vues par semaine, le mouvement est devenu planétaire, on a des demandes tous les jours maintenant, on a une couverture télé, journaux, médiatiques sans précédent, il y a eu 350 articles de presse en un an, c'est phénoménal, et quand les gens découvrent ça, quand on découvre l'abondance partagée par la co-création joyeuse, on n'a plus envie de revenir dans le vieux monde.
— Dans le vieux monde, on l'a quitté et puis on n'a certainement pas envie d'y remettre les pieds. Je suis d'accord avec toi, ça tombe pile poil dans ce qu'on était en train de dire juste avant que je t'appelle.
C'est super, je te remercie François. On va être amené de toute façon à rediscuter ensemble et à se rencontrer aussi, donc je me réjouis d'avance. — Merci à toi Thierry, et au revoir.
Ciao, ciao, bel après-midi, merci. Bon, vous avez attendu. Il n'y a plus qu'à maintenant. Abondance, partagée. Vous avez vu, même le gars François, il connaît les lois du Nouveau Monde et il les affirme au effort.
Abondance, partagée. On n'est même pas au milieu des trois semaines et maintenant, il va falloir déployer ça un petit peu plus large. Il suffit de l'imprimer et il suffit de se lancer. À demain !
Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
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