Retour aux contenus
Vidéos publiques

Interview d'Andy & Jessie DARLINGTON - Présentation de la Permaculture

Author Photo
L'équipe RGNR
226 vues • Publiée le 20/07/2021

Cette vidéo est une présentation de la formation PDC (Permaculture Design Course) proposée sur RGNR, tournée en octobre 2020 lors du premier stage organisé par Régénère. Andy et Jessie Darlington y retracent leur parcours de 35 ans, de la pépinière et du paysage comestible jusqu’à la formation en permaculture, pour expliquer ce qui fonde leur approche et leur légitimité à transmettre ce contenu.

Ils définissent la permaculture comme une science de conception qui applique une éthique à tout projet, qu’il soit agricole, social ou économique. L’idée centrale est celle d’une vision systémique : comprendre comment les éléments d’un écosystème sont interconnectés, et en tirer des principes applicables aussi bien au jardin qu’à l’organisation humaine. Des techniques aujourd’hui courantes, comme le paillage ou le maraîchage sur sol vivant, sont issues directement de cette démarche.

Andy et Jessie abordent aussi la dimension politique et éthique de la permaculture, en s’appuyant sur les constats de Bill Mollison dès les années 70 : urgence écologique, déforestation, consommation de ressources. Ils insistent sur la responsabilité des classes moyennes européennes à montrer un chemin de sobriété, et sur le passage du statut de consommateur à celui de producteur comme premier geste concret.

La formation vidéo reprend la quasi-totalité du contenu théorique des 15 jours de PDC en présentiel, soit plus de 43 heures de vidéos, pour le rendre accessible sans contrainte de déplacement ni de calendrier. Des suites pratiques, sous forme de woofing ou de stages courts, sont prévues pour les personnes qui souhaitent compléter la partie terrain. Cette interview pose le cadre de ce que vous allez trouver dans la formation.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

Lire la transcription

Bonjour, en octobre de 2020, donc avant que je prenne la décision d'arrêter toute mon activité, Régénère a organisé un stage de permaculture avec Jessie et Andy Darlington. C'était d'ailleurs le premier stage que nous organisions sous forme d'un PDC.

Le PDC c'est un stage de permaculture qui dure 15 jours et qui est normalisé. C'est ce qu'on appelle Permaculture Design Course, un cours de design en permaculture. C'est un tronc commun qui est enseigné de la même manière partout sur la planète.

Ce stage qui durait deux semaines, c'est un événement formidable, fantastique, mais il a aussi des inconvénients parce qu'il y a beaucoup de personnes qui n'arrivent pas à bloquer deux semaines pour suivre cet enseignement.

Pourtant, de mon avis et de l'avis de très nombreuses personnes, la permaculture c'est vraiment la science, la méthode d'organisation, la méthode de regard sur notre environnement et sur nous-mêmes et sur notre société qui est réellement une alternative au monde que nous connaissons actuellement.

Alors on a décidé de transformer ce stage en formation vidéo pour vous la rendre plus accessible, vous pouvez la voir et la revoir, l'étudier vraiment à votre rythme, le coût est moindre aussi, bien sûr, beaucoup moindre que deux semaines en stage, hébergé, nourri et ainsi de suite.

Et puis surtout, vous n'êtes pas obligé de bloquer deux semaines. Cette formation, en plus, on a décidé d'y ajouter quelque chose d'assez exceptionnel, c'est-à-dire que toutes les personnes qui vont suivre cette formation, il va y avoir trois sessions de questions et réponses qui se feront directement avec Andy et Jessy Darlington, qui pourront répondre directement à toutes vos questions une fois que vous aurez commencé à suivre cette formation.

Alors c'est une formation unique en francophonie. Dans la vidéo qui va suivre, Andy et Jessie vous expliquez qui ils sont, qu'est-ce que c'est que la permaculture et donc même si vous n'êtes pas intéressé par cette formation, regardez cette vidéo pour que vous compreniez exactement ce que c'est que la permaculture.

C'est une formation unique parce que jamais personne n'avait fait en vidéo et je pense que dans ces temps de crise et de changement nécessaire à titre individuel et à plus que jamais besoin de la réponse que nous permet la permaculture.

Alors vous allez trouver toutes les infos sous la vidéo pour accéder à cette formation, en savoir plus, c'est vraiment une chance unique et je laisse Andy et Jessie vous présenter un petit peu, se présenter, vous présenter ce que c'est que la permaculture et vous présenter surtout quel est le but, la finalité de cette formation et quel intérêt ça peut avoir pour vous, tout le temps et tous.

Je m'appelle Jessie Darlington, je fais partie d'une équipe pour apprendre les bases de la permaculture. Ça fait 35 ans qu'on est occupé avec ça. mettre en pratique ces choses aussi bien dans le jardin, avec le troupeau, qu'avec l'humain? Moi c'est Andy.

Qu'est-ce qu'on peut dire? Evidemment, on a travaillé ici depuis 35-36 On a été d'abord formés comme pépiniéristes, paysagistes, dans une pépinière. On a voulu faire des plantes comestibles. Donc dans les années 90, on a monté une petite entreprise qui s'appelait le paysage comestible.

Et on a créé notre propre paysage comestible avec les bases de ses connaissances. J'avais un passé déjà dans les travaux publics un petit peu comme vous voyez, j'ai aidé dans différents chantiers, j'ai vu un peu les différentes possibilités qu'on peut faire avec le mouvement de la terre, les engins. J'avais travaillé comme vous voyez dans mon passé aussi pour connecter les avec le système d'eau du département en Angleterre où j'habitais, donc j'avais fait des tranchées, des tuyaux, je suis assez à l'aise avec

toute la partie eau, gestion de l'eau, plomberie, calcul, pression et tout ça. Après la partie arbre ça m'a mené vers plus belle vivante et après sur la ferme j'ai découvert les chevaux, les vaches, les animaux de toutes sortes, les canards, les poules, les moutons et à la sortie de tout ça je me sentais un peu privilégié d'avoir fait un parcours qui est assez complexe où je pouvais peut-être mettre ça à disposition des autres qui souhaiteraient soit devenir agriculteur soit commencer à

vivre à la campagne quoi. Donc petit à petit on est devenu formateur en permaculture. Alors aussi j'ai eu le privilège d'avoir rencontré des Australiens en ayant la langue anglaise comme première langue, j'ai pu travailler avec des Australiens qui avaient une très très grande réputation, qui avaient fait énormément de chantiers et ces gens-là m'ont formé beaucoup beaucoup dans le design mais aussi dans le côté pratique de la permaculture, les applications de la permaculture, notamment à l'échelle agricole.

Donc ça m'a donné un Il y a un certain confort dans la décision de devenir formateur et d'accompagner les gens. Je pense que c'est une éthique et des principes qui s'appliquent à tout domaine de la vie, l'humain, que ce soit agricole, culturelle, sociale, économique, c'est la vision systémique du monde, comment les choses sont interconnectées entre eux et ça donne un regard totalement différent à notre interaction avec le vivant.

Nous faisons partie du vivant et la permaculture nous donne certaines lignes de force et des guides pour comment cette interaction peut se passer de la manière la plus fructueuse et harmonieuse possible. La permaculture est une science de conception, d'aménagement, ce qu'on appelle design, c'est une sorte d'ensemble d'aménagement et de conception d'un projet et la permaculture permet d'appliquer donc un approche éthique à une conception de projet et de la mener jusqu'au bout grâce aux techniques aussi qui sont propres à la permaculture. Aujourd'hui ces

techniques sont devenues assez courantes dans plein de domaines, par exemple la couverture du sol avec du paille, de la paille on l'appelle paillage autrement, on l'appelle mulching maintenant dans les modernes, on parle de maraîchage sol vivant avec du broyat, ça c'est devenu du monde courant.

Dans les années 80, le sol était nu partout en agriculture et les permaculteurs ont contesté ça en disant que le sol vivant doit être couvert. Donc en fait c'est une technique mais l'éthique appliquée à ça c'est quelque part de créer plus de vivants à partir de ce que nous avons en en termes de ressources naturelles, d'optimiser le vivant pour le besoin humain, mais également ça permet de laisser les espaces sauvages intacts.

Et là je pense que c'est un gros problème qu'on a aujourd'hui, c'est qu'à la fois on doit nourrir beaucoup de monde sur la planète, mais on a aussi un empiétement très grave sur les systèmes naturels et les ressources naturelles. Et si on continue ainsi, on ne pouvait pas apprendre au système naturel des écosystèmes parce qu'il n'en restera plus aucun.

Et toute forêt serait déjà une forêt qui a été trop touchée par l'homme, tout système naturel serait trop atteint. Donc il faut absolument qu'on préserve ces espaces naturels et qu'on optimise notre on va apprendre avec le vivant, pour qu'il soit efficace.

Pour moi, la première course de design en permaculture que j'ai faite, on avait organisé ça, co-organisé avec notre ami Emilia et avec Jessy, et c'était une expérience de 15 jours d'interaction entre les humains.

Beaucoup, beaucoup d'informations nouvelles sur le fonctionnement des écosystèmes, des côtés pratiques et des côtés techniques qui permettaient de jardiner ou s'occuper des animaux, s'occuper des arbres, parce que tout ça, ça fait partie de l'écosystème.

On ne peut pas avoir un écosystème sur Terre qui va fonctionner s'il n'y a pas d'arbres et il n'y a pas d'animaux dedans. et donc apprendre tout ça en 15 jours c'est quasiment impossible mais ce qu'on peut faire c'est qu'on peut jeter les bases, on peut avoir des fondations qui sont suffisamment solides que à partir de ces fondations vous bâtissez en fait votre système à vous.

Ça veut dire que vous allez partir avec un jardin dans la poche mais vous allez pouvoir regarder un terrain et en faire jardin, ou un verger, ou un paradis, ou une ferme, ou une entreprise, ou une association.

Il y a énormément de personnes différentes qui viennent dans les stages et chacun peut appliquer ça dans le domaine où il travaille. Beaucoup cherchent à devenir plus autonome, ils pensent que c'est un système de jardinage, mais ça s'applique à l'humain aussi.

Et on On part avec une sorte de boîte d'outils qui nous permet d'appréhender le monde d'une autre manière, je crois. C'est ça qui est le plus riche de cette expérience. C'est une caisse à outils.

Après, il y a très peu qui devient vraiment concepteur de profession, mais ça arrive aussi. Et ça, c'est intéressant pour certaines personnes qui souhaitent développer ça d'une manière professionnelle.

Un des fondateurs de la permaculture qui s'appelait Bill Mollison disait, arrêtez d'être simple consommateur, devenez producteur, commencez à produire quelque chose, parce que quand vous commencez à produire quelque chose, vous enlevez déjà votre poids sur le système de production globale qui est en train de forcer tous les limites de la planète.

Donc en fait, vous devenez producteur de quelque chose. Si vous produisez de la nourriture, c'est une première base, vous pouvez produire votre énergie, vous pouvez aussi produire, par exemple, des systèmes ou des informations que vous créez, des connaissances, et ça peut servir plus tard.

Beaucoup de gens rêvent de devenir formateur en permaculture et nous on est plutôt, comment dire, hésitant par rapport à ça. On se dit ok, un jour quand vous serez prêt, ça peut vous arriver d'être un super formateur en permaculture mais c'est pas le but de passer les cours pour devenir diplômé, devenir un prof.

Ce qu'il faut faire déjà c'est pratiquer pendant un bon peu de temps et voir si vous avez acquis un certain nombre d'informations qui sont utiles aux autres. Ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas non plus commencer des petites formations sur les choses que vous connaissez tout de suite.

Ça, ça arrive. On a des jeunes qui, dès la première année, ils se lancent en jardinage et un an après ils sont en train de faire des journées portes ouvertes et de montrer aux gens comment ils ont fait telle ou telle chose dans le jardin.

Ça se développe, les connaissances se développent. C'est quelque chose qu'on construit et je pense que c'est super intéressant que tout le monde partage ses connaissances, ça fait partie de la richesse de l'humanité.

Donc, il faut faire la part des choses, il faut aller à son rythme, développer ses connaissances et puis devenir un atout pour l'ensemble après, quoi. C'était un constat, je crois ?

C'était un constat de l'urgence. Mollison avait travaillé dans les parcs naturaux, il a été en mer comme scientifique qui a regardé le monde de la pêche, il a été dans les forêts de Tasmanie, il a vu la surexploitation de bois, il constatait les problèmes d'érosion.

En Australie, on est un continent où il y a tous les climats du monde, tous les écosystèmes du monde sont présents, du tropique jusqu'au tempéré, y compris la Tasmanie. Alors d'un coup il avait vu énormément de choses, notamment des choses qui n'allaient pas. Et il a dit on ne peut pas continuer comme ça.

Dès les années 72-73, il a il a constaté ça. Donc aujourd'hui, il serait profondément choqué par la vitesse à laquelle on a attaqué les forêts tropicaux, qu'on coupe les derniers arbres, on chasse les derniers ronitons de la forêt pour faire du bulle de pâme.

C'est un constat de, comment dire, d'urgence planétaire qui fait qu'on doit absolument poser des éthiques. Mais comme les politiques ne le font pas, c'est à chacun de se prendre en charge, de se prendre en charge de ses besoins vitaux, de se prendre en charge de sa utilisation de ressources, de sa utilisation d'énergie, de se nourrir, se bâtir et, dans la mesure du possible, de bâtir sa maison avec de la récup, le recyclage des matériaux nobles locaux, la terre, le bois,

etc. Et c'est par tous moyens de diminuer notre empreinte carbone et notre empreinte on peut dire acier, notre empreinte pétrole, notre empreinte de tous les matériaux qui sont qui vont devenir rares grâce à l'envie de chaque humain d'avoir plus constamment d'avoir plus.

Donc c'est surtout une responsabilité des privilégiés de faire ça parce qu'il y en a beaucoup qui n'ont pas les moyens de faire ces choix. Et ça, c'est le plus difficile parce que les privilégiés, c'est nous en fait, c'est les classes moyennes européennes qui ont la possibilité de faire ce choix.

Donc à eux de montrer le chemin de la décroissance, je sais que c'est un gros mot mais c'est quand même très important que les gens comprennent qu'il y a une limite à des ressources. C'est aussi bête que ça. Et si les plus privilégiés ne peuvent pas serrer la ceinture, on ne peut pas demander aux plus duminis de le faire.

Et ce n'est pas un processus qui est triste, c'est un processus qui est joyeux, qui fait appel à tous les bons côtés de l'humain. Et la solidarité, la joie, la fête, ce n'est quelque chose qui nous diminue, c'est quelque chose d'augmenté, mais ce n'est pas à faire avec des choses, c'est à faire avec l'être.

Les choses c'est le problème. Quand on arrive à être bien avec des choses simples, avec des vêtements d'occasion, des fringues, des vieux chaises de jardin qui ont 25 ans, qui ont été refistolés à l'aiguille et le fil, on est dans un contexte où l'esthétique, pour l'esthétique et la création de beauté et tout ça qui consomme énormément de ressources, qu'on ne peut plus vraiment justifier aujourd'hui quand il y a des millions, peut-être des milliards de personnes qui n'ont pas accès à ça et qui voudront.

Et si nous montre un chemin qui est beaucoup plus sobre, peut-être ces gens-là vont comprendre qu'il y a aussi des limites de cette consommation effrénée quoi, parce que c'est ça qui...

on sait très bien que la planète peut pas... la France a besoin de 1,3 planète dès le mois de juillet ou un truc comme ça, c'est un de fou. On sait qu'on ne peut pas subvenir aux besoins d'une consommation effrénée.

Il faut revenir aux besoins vitals et si on définit ces besoins, je pense qu'on est dans le début d'une création d'éthique pour le personnel. Et cette éthique ne vient pas éventuellement. Pour nous, une vision globale, on peut dire une grande vision de la partage.

C'est-à-dire, on imagine que tout le monde devrait avoir accès à la même chose, parce que ça c'est une sorte de partage raisonnable. Alors s'il n'y a pas suffisamment pour tout le monde, ça veut dire qu'on en prend déjà trop.

Je mettrais un pari que le contenu théorique de ce cours dépasse le contenu théorique de de cours que vous pouvez trouver ailleurs, simplement parce qu'on a de l'expérience. On a de l'expérience qui date de 35 ans, donc ça compte pour quelque chose.

Par contre, la pratique est vraiment là où on gagne en confiance. En fait, je pense que c'est super important que les gens fassent un peu de pratique et je souhaiterais que les gens qui suivent cette trouve un moment ou un autre pour venir faire le complément qu'on va faire en stage pratique, qui sera des séances de 4 ou 5 jours en pratique pour compléter.

Mais on a un avantage avec les cours théoriques en ligne, c'est que vous pouvez les visionner plein de fois. Vous pouvez les réécouter, vous pouvez les visionner, vous pouvez poser déjà vos questions à vous-même, essaye de trouver la réponse parmi les informations qui parfois viennent plus tard dans le cours parce que très souvent pendant mes cours je suis interrompu par des questions sachant que la vraie réponse vient le lendemain et les gens en fait anticipent les informations et ils posent des questions donc j'incite chacun

à déjà essayer de répondre à ses propres questions et Sinon de les garder sous le bras et quand on s'arrêtait ensemble pour les événements pratiques, on pouvait aller à fond dans toutes les questions pratiques et les repenser aux questions théoriques. Et ça va donner la confiance.

Pour moi c'est un ensemble qui va être nécessaire pour vraiment sentir qu'on mérite un tel certificat. Je pense que c'est aussi pour faire, comment dire, je cherche le mot, pour jouer les jeux parmi d'autres personnes qui font aussi la certification de la permaculture.

Je pense que ce ne serait pas juste de certifier beaucoup de gens en ligne, un peu en masse et les gens pensent que c'est une sorte de voie rapide pour avoir un certificat en permanence. Ça ne sert absolument à rien.

Pour moi, on essaie de donner les bases, le fonds, et vous allez voir que c'est très chargé, il y a beaucoup de choses à apprendre, mais la pratique va toujours venir en soutien. Il y a énormément de personnes différentes, de tous les métiers, de toutes les classes sociales, de tous les revenus, de tous les âges.

Je pense qu'il n'y a pas de personnage type, sinon quelqu'un qui est à la recherche d'un changement de vie, ce genre de moment dans une vie où on cherche d'autres réponses que des réponses qui sont données habituellement.

Mais ça vise tout le monde, je pense que le plus de gens qui suivent ce genre de formation, le plus qu'il y a cette compréhension de la totalité, comment ça marche et comment on peut changer son interaction avec le monde.

Dans les derniers 10 ou 12 ans qu'on est dans les cours, on a eu des médecins, des architectes, des biologistes, des pharmaciens, mais aussi des cuisiniers en hôtellerie, des jardiniers, des fermiers de toutes sortes de fermes, des gens qui ont des très grosses fermes, des gens qui ont des toutes petites fermes, des salariés, des gens qui travaillent en usine, des étudiants, des chômeurs, des infirmières, des aides-soignants, des médecins, beaucoup de profs en école, des instits, pas mal d'instits qui ont

commencé des projets avec des gamins en école. On a eu des professeurs de l'université en physique d'Allemagne, sa femme qui travaillait au Bruxelles dans le gouvernement européen, on a vraiment un peu de tout, on a eu des lobbying, des gens qui font du lobbying pour Greenpeace à Bruxelles, on a eu une énorme gamme de personnes.

Quand je commence à penser à tout le monde, ça en finit par quoi, et tout âge, tout âge. Donc c'est très ouvert, mais on aimerait peut-être que ça soit encore plus accessible.

C'est une des raisons pourquoi on fait ce cours en ligne, c'est que c'est difficile de s'absenter pour 15 jours et on pense que de pouvoir le faire, la grosse partie théorique en ligne va aider les gens en termes d'accès, ils peuvent aussi, tout le monde peut dégager 4 ou 5 jours, on peut espérer pour venir sur une partie pratique mais la cour en ligne va accélérer les choses pour eux, ils n'ont pas besoin de trouver 15 jours pour le faire.

C'est pas nécessaire du tout, après c'est toujours intéressant d'avoir des bases de l'écologie mais bon, comme c'est généralement pas appris nulle part, on l'apprend dans le cours tout ce qu'on peut, mais il n'y a pas de connaissances préalables nécessaires ça c'est sûr.

Comme chacun de nous est une sorte de bibliothèque de connaissances, la vie qu'on a menée jusqu'à là est un ensemble de choses qu'on a déjà vécues. Et pour moi, chacun de nous a un destin qui est différent.

Donc on ne peut pas vraiment en généraliser, mais je dirais qu'avant de découvrir la permaculture, j'avais déjà un certain nombre de choses que j'ai faites dans ma vie. et depuis que j'ai découvert la permaculture, toutes ces choses ont trouvé une nouvelle utilisation, une sorte d'intelligence qu'on pourrait dire c'est pour ça que j'ai fait cela.

Et pourtant c'était peut-être le travail manuel dans une usine, j'ai fait beaucoup de chantiers, j'ai fait beaucoup d'usines, quand j'étais jeune j'ai passé dans une usine de pain industriel la nuit pendant mes études, j'ai fait différents boulots manuels mais j'ai bossé avec des gens, j'ai travaillé avec des gens et je pense que cette approche d'être en équipe était déjà utile parce que maintenant quand je suis avec un groupe je me sens capable de me mettre à la place de l'autre et de raisonner.

Ce qu'on essaie de faire aussi avec les gens dans le stage, c'est de leur faire apprécier cette personne qu'ils sont et qui peut faire partie d'une équipe, qu'ils apprennent à se joindre à d'autres pour faire quelque chose qui est cohérent, parce que chacun fait partie du puzzle et c'est comme un écosystème.

Donc ça c'est important, ça fait un parti de l'humain qui est très important, que chacun amène quelque chose qui est unique et très spécial et qui peut augmenter le groupe. On encourage vraiment cette prise de conscience que chacun de nous est parti de la solution, chacun de nous porte des éléments uniques que aucun autre humain n'a vécu et en combinant ça avec un tas de techniques, un éthique, des principes de l'écologie, en mettant ensemble, en réseau et en groupe pour faire des choses,

on arrive à aboutir à des nouveautés qui sont spectaculaires parce que chacun de nous porte en lui les germes de quelque chose d'extraordinaire. On a des tonnes, on a des gens comme ça qui viennent. Ce qu'on a vu souvent, c'est surtout en groupe, évidemment en présentiel quand on est en groupe pour 15 jours, mais j'espère que ça pouvait se passer dans les cinq jours de pratique, c'est que ces gens là deviennent vraiment des personnes ressources pour le groupe.

Très souvent on a eu une fille en Bretagne qui avait fait ses elle est partie en Amazonie et nous a raconté que la thèse qu'elle faisait c'était sur les plantes grimpantes. Elle a appris que les plantes grimpantes poussaient plus vite avec l'excès de CO2 dans l'atmosphère et que les plantes grimpantes devenaient même un problème parce que ça couvrait les arbres entiers et ça les faisait tomber.

C'est marrant mais depuis qu'elle m'a dit ça je comprends autour de moi pourquoi les ronces et les clématites envahissent tout. C'est une nouveauté, on n'avait pas ça avant, on voit qu'ils poussent beaucoup plus vite, ils n'ont pas besoin de constituer un tronc en bois et ils ont tous les mêmes avantages qu'un arbre mais sans construire le tronc, donc il y a quelque part un frein pour l'arbre, donc ils doublent la vitesse de croissance par rapport à l'arbre.

Mais c'est aussi quelque chose comme un pansement, tous ces plantes lianes, elles couvrent la terre comme elles n'ont pas besoin de faire un tronc, elles couvrent la terre, elles l'ombrage de la terre, et ça c'est très important dans l'état actuel des choses parce qu'il y a beaucoup de terre nue et beaucoup de terre abîmée.

Donc un de nos stagiaires nous a apporté cette information, moi je trouvais ça génial, et je n'arrête pas de répéter ça dans mes cours. Je pense qu'elle était botaniste, mais elle avait fini ses études en botanique. Bon, elle n'avait pas forcément pris le chemin de sa vie, et elle ne savait pas ce qu'elle allait faire avec ça.

Et je pense que le cours de permaculture pour elle, C'était un moment décisif où elle a pu dire, ok, j'ai emmagasiné sur ces connaissances, maintenant je prends des généralités sur plein de domaines différents, et du coup je m'oriente vers la chose qui me branche, qui sera utile pour la planète, pour l'humanité. Et j'ai vu ça tellement de fois avec différentes personnes, tu vois, que...

Notamment un jeune homme qui était fasciné par la santé et la naturopathie et qui a suivi un cours de permaculture et qui a décidé de mettre au service des autres et essaye d'accompagner les gens à travers la compréhension du fonctionnement du corps humain et le régime alimentaire. Et une autre fille qui a fini par faire une orphelinat en Haïti, qui a fait le stage en permaculture aussi, et qui cherchait à faire une éducation aux petits orphelins haïtiens, qui était différent, qui était beaucoup plus complexe socialement,

et elle voulait aussi au départ faire quelque chose qui était autonome, où les gens produisaient de la nourriture aussi. mais il y a tellement de différentes possibilités, les gens trouvent toujours un endroit où ils peuvent appliquer ces principes dans tous les domaines.

C'est vraiment une caisse d'outils, c'est ça, c'est une caisse d'outils et cette caisse d'outils, si vous décidez de vous en servir, vous allez trouver toute une taille d'opportunités qui s'ouvrent, pour moi c'est ça.

Alors, au sortir de cette présentation, il ne faut pas se leurrer, la formation en vidéo comprend la grande majorité de tout ce qui est partagé pendant les 15 jours de PDC, il manque quand même une partie, c'est la petite partie pratique, donc on peut se dire légitimement, et la suite.

Alors, sachez que pour toutes les personnes qui suivront cette formation, il est prévu des suites, c'est-à-dire des expérimentations pratiques, que ce soit sous forme de woofing, dans le lieu même où s'est déroulé ce PDC.

Andy et Jessy réfléchissent aussi à d'autres propositions pour les personnes pour venir expérimenter le design en permaculture directement. Mais sachez d'ores et déjà qu'avec toutes les informations qui se retrouvent dans cette formation, plus de 43 heures de vidéos, vous avez vraiment tous les outils théoriques en main pour vous y mettre dès maintenant directement là autour de chez vous. Et c'est vraiment l'essentiel pour moi, pour nous, et c'est avec une grande joie, une grande fierté aussi,

que toute l'équipe Régénère vous propose cette formation unique, parce qu'on ne croit pas à un monde alternatif, mais une alternative à ce monde. Et l'alternative à ce monde, elle est fondée sur les lois du vivant et il n'y a pas plus fondé sur les lois du vivant que la permaculture.

Avec humilité, comprendre comment fonctionnent nos écosystèmes pour pouvoir s'y insérer et fonctionner, aller dans le sens du courant. Exactement la même chose que j'ai fait avec le corps humain et la santé pendant plus de dix ans.

Je vous souhaite une bonne découverte de cette formation de permaculture. Et moi, maintenant que j'ai arrêté, je peux expérimenter et vivre la permaculture autant que je le souhaitais....

0 commentaires