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Système hormonal — Épisode 3 : La thyroïde (volet 1)

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L'équipe RGNR
5.3K vues • Publiée le 19/06/2026

Pour celles et ceux qui découvrent la série, cette vidéo est le troisième volet d’un travail amorcé en mai par Thierry, et consacré à la cartographie complète du système hormonal. Le premier épisode posait la mécanique d’ensemble : pourquoi votre poids ne dépend ni de votre volonté ni de votre génétique, mais de l’orchestre hormonal qui le pilote en silence. Le deuxième prenait à parti les régimes par exclusion et la promesse, jamais tenue, qu’une grille extérieure puisse remplacer l’écoute du corps. Ce troisième épisode change d’échelle. Il pénètre dans une glande précise, dont les dérèglements concernent aujourd’hui des millions de personnes en France : la thyroïde.

La thèse de Thierry est limpide. La thyroïde est rarement malade en elle-même. Elle traduit l’état du corps. Derrière la grande majorité des hypothyroïdies, des hyperthyroïdies et des thyroïdites diagnostiquées par la médecine moderne, on retrouve des dysfonctionnements situés ailleurs : dans le foie, dans l’intestin, dans les surrénales, dans la matière qu’on donne à manger à son corps. Et la mesure de la seule TSH, telle qu’elle est encore pratiquée comme étalon, passe complètement à côté de ce qui se joue réellement dans les tissus.

Vous y trouverez l’anatomie de la glande, la nature des hormones qu’elle produit, les axes hormonaux qui la régulent, et cette conversion de la T4 en T3 qui constitue le vrai nerf de la guerre. Les volets suivants aborderont les dérèglements thyroïdiens dans leur diversité, puis les conséquences cliniques et la logique de restauration cohérente avec l’ensemble du corpus RGNR. Une formation physiologique sérieuse, adressée à celles et ceux qui veulent comprendre comment fonctionne leur thyroïde, sans s’y noyer.


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Transcription de la vidéo

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Bonjour à toutes et à tous, c'est un véritable plaisir de vous retrouver pour la suite de notre aventure en terre hormonale, on va dire d'une certaine manière, c'est la troisième vidéo de cette série.

Vous l'avez vu, on a produit une première vidéo qui était une vision générale, de quoi on parle quand on parle de système hormonal, on a vu que c'était d'abord et avant tout un système de communication chimique dans le corps, essentiel, et toutes les prérogatives qui tenaient à ce système.

La deuxième vidéo d'ailleurs, j'ai été vraiment ravi de l'accueil que vous lui avez fait parce que c'était une vidéo pas facile, longue, fouillée, qui ne va pas obligatoirement dans le sens du moment puisque voilà, on abordait la question alimentaire d'un point de vue hormonal et vous savez, le mode se caractérise par des modes alimentaires.

Moi quand j'ai commencé ces vidéos en 2010-2011 c'était la mode du tout-fruits, du high-carb, tout le monde mangeait des sucs, des sucs, des sucs, si tu osais dire que tu mangeais des graisses on te disait fat make you fat, donc la graisse te rend gros, ce à quoi moi j'avais répondu à ce moment-là le jus de betterave te rend violet, la carotte te rend orange, ça n'a aucun sens, mais à l'époque on rasait les murs si on consommait autre chose que des fruits, des céréales, c'était très vegan,

végétalien et ainsi de suite. Et puis retour de bâton obligatoirement parce que ce mode excluant finalement qui excluait les graisses et une bonne partie des protéines, les gens sont arrivés au bout, donc ils se sont crachés, donc qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Ils sont partis dans l'exact inverse, et actuellement la mode est à l'exclusion des sucres. Voilà, les sucres responsables de tous les maux, les gens qui disent la fonction normale du corps humain c'est de se passer de sucre, voilà autant de choses absolument inexactes sur le plan physiologique, mais c'est toujours pareil parce que l'approche alimentaire est religieuse, elle est dogmatique, idéologique et religieuse, et donc chacun, et puis il y a des gens pour alimenter ça

parce que voilà, question de business, question d'image médiatique et ainsi de suite, et donc moi je vous prédis que dans quelques années on va avoir un retour de bâton, et à nouveau ça sera le high carb et tout, pourquoi ? Parce que ceux qui s'étaient abîmés dans le high carb, qui sont partis dans le high fat et qui vont s'abîmer dans le high fat parce que l'exclusion à long terme, et c'était vraiment le message de cette vidéo, l'exclusion à long terme de macronutriments est une aberration sur le

plan évolutif, est une aberration sur le plan physiologique parce qu'elle demande au corps un effort adaptatif supplémentaire, et ce n'est pas parce que le corps sait produire des sucres ou sait produire des graisses qu'il faut l'obliger à le faire.

Ce sont des mécanismes de survie, et vous l'avez vu dans cette vidéo, ce n'était absolument pas pour jeter la probe sur des cures ponctuelles qui peuvent avoir tout leur sens et qui ont démontré leur efficacité, cures de céto, cures de sangraisse, ça marche, ça marche, les gens me disent « Mais moi ça marche !

» Oui, bien sûr, ça marche, mais ça marche sur quelques mois, une année, deux années, trois années, mais de là à sortir des idéologies qui tendent à prouver que c'est le fonctionnement normal de l'être humain, je suis désolé, physiologiquement ça ne tient pas la route, et d'un point de vue évolutif, en fait l'humain a toujours eu une démarche d'élargissement de sa palette alimentaire, et non pas de refermement de sa palette alimentaire, ça ne tient pas la route.

Et j'ai été très content que vous soyez autant sensibles dans cette vidéo à la dimension sensorielle, parce qu'en fait la dimension sensorielle c'est celle qui nous dit que c'est impossible d'exclure un macronutriment, parce qu'en fait tes besoins physiologiques s'expriment au travers de tes sens, la dimension sensorielle de notre perception aléastésique, et finalement si à un moment il te guide vers des fruits, et puis là tu dis je ne peux pas, j'ai dépassé mon quota, je suis cétaux,

ou alors je suis carnivore, ça ne marche pas, parce que c'est antinomique. Donc d'un côté il y a la contrainte, toujours pareil, la contrainte elle vient de la peur et c'est un besoin de rassurer, voilà, on pose un cadre et on pense que quand on est dans ce cadre on est bien, on est des gens bien, à l'époque j'ai connu ça en l'eau et à l'arche, donc on va faire le vieux de la vieille, mais j'ai connu ça en l'eau et en l'arche, et puis de l'autre côté il y a la liberté, voilà, la liberté,

alors avec cette espèce d'abîme géante devant nous, mais comment je vais faire, et bien on fait nos petits pas petit à petit, on avance à tâtons, on teste, on fait des erreurs, et puis l'erreur ça fait partie du processus inhérent d'apprentissage, et puis petit à petit on retrouve son autonomie et sa liberté, et on n'est plus victime de ces modes alimentaires qui se cassent la gueule les unes après les autres pour se renouveler les unes après les autres avec leur nouveau gourou. Bon,

donc ça c'était l'épisode 2, un épisode exigeant, et j'ai été vraiment ravi de l'accueil que vous avez fait pour cette vidéo, et je vous en remercie, avec un gros document PDF qui l'accompagnait, pareil, je sais que vous l'avez beaucoup apprécié.

Alors, on continue notre aventure, et je vous avais promis que la première des glandes à laquelle on allait s'intéresser dans ce système glandulaire, eh bien c'est une glande toute petite, vous allez voir, et pourtant dont on parle beaucoup, et qui réalise comme beaucoup de glandes énormément de fonctions dans l'organisme, c'est la glande thyroïde.

Alors, vous allez voir cette première vidéo sur la glande thyroïde, je dis première parce qu'il va y avoir 3 vidéos sur la glande thyroïde, Le sujet est tellement riche et vaste qu'il m'a demandé un développement en 3 vidéos.

Et je commence par la thyroïde parce qu'un des médicaments pour traiter, alors là pareil je mets des guillemets partout, pour traiter l'hypothyroïdie qui s'appelle le lévothyrox fait partie des médicaments les plus prescrits en France.

Donc je me suis dit ça doit concerner quand même beaucoup de monde. Et la logique dominante à laquelle on fait face c'est toujours la même, c'est on substitue A, tu ne produis pas assez d'hormones thyroïdiennes, eh bien, alors tu ne produis pas assez, ça encore on va voir parce que c'est beaucoup plus complexe que ça, mais voilà, tu as des marqueurs qui signaleraient une forme d'hypothyroïdie, là encore on va développer comment est-ce qu'on évalue, qu'est-ce qu'on évalue exactement,

bon on substitue. Sauf que si vous suivez ces vidéos, vous savez très bien le discours que je vous tiens qui est le discours d'une banalité, d'une évidence, d'un truisme total, c'est-à-dire que toute fonction à laquelle on supplé est une fonction qui s'atrophie.

Si tu prends, au lieu de marcher pour te reposer, tu prends un système électrique pour te déplacer, ta fonction motrice elle s'atrophie. Si l'exemple, les lunettes par exemple, on en parle souvent, les lunettes, voilà quand tu commences à mettre des lunettes clairement, ça n'a pas dans le sens de l'amélioration de la vision, ça peut être un soutien ponctuel, mais il faut savoir que ce n'est pas ça qui va t'aider à retrouver l'abus, c'est que si en parallèle tu ne fais pas

autre chose, et on pourrait décliner ça à l'infini et au niveau de tous les organes c'est pareil, chaque fois qu'on supplé à une fonction, l'organisme n'est pas con, il dit on le fait pour moi.

Alors tu vas me dire oui, mais bon il y avait déjà une hypothyroïdie, donc on en parlait, mais oui, mais ce que je te dis c'est qu'en fait à partir du moment où tu supplés, ça va faire que ça gravée.

Donc la logique dominante c'est substituer et sans jamais questionner la cause. Alors on va essayer de faire autrement, Et vous allez voir finalement la thèse essentielle de cette première vidéo sur la thyroïde qui est la troisième, j'espère que vous allez suivre, du cycle sur le système hormonal.

La thèse essentielle c'est globalement de dire qu'on va avoir une vision très systémique, la thèse essentielle c'est de dire finalement globalement la thyroïde la plupart du temps n'a pas de problème. Et c'est autre chose en amont ou en aval qui va être en carence, en défaut, en difficulté.

on va parler de conversion, de la T4 en T3, on va parler de toutes les conditions qui président à ça, et en fait toutes ces, on en parlera dans le deuxième épisode, les chirurgies d'ablation de la thyroïde qui font qu'ensuite tu es totalement dépendant d'un apport exogène d'hormones thyroïdiennes, parce qu'on verra que ces hormones thyroïdiennes sont essentielles au fonctionnement de l'organisme, donc on ne peut pas s'en passer, on verra qu'elles sont très lourdes de

conséquences et souvent pratiquées pour de mauvaises raisons. et certainement on pourrait faire vraiment autrement. Donc la thyroïde n'est presque jamais malade en elle-même, elle traduit l'état du terrain, voilà, ça c'est la thèse principale.

Alors, comme toujours, je l'ai là, comme toujours, gros document PDF que vous pouvez télécharger en cliquant juste sous le lien sous la vidéo, 52 pages, c'est du costaud, il y en aura 3 comme ça, 3 documents entre 40 et 60 pages, ça vous fait l'équivalent d'un livre qu'on vous offre, et il y en aura pour chaque épisode, donc vraiment il y a de quoi bosser, il y a de quoi comprendre, vous connaissez la démarche Régénère,

ce n'est pas de vous prendre pour des gens stupides, bien au contraire, on est tous capables de comprendre, on est tous capables d'intelligence à partir du moment où on ne s'adresse pas à nous avec des termes abscons et dans un langage un petit peu ésotérique pour nous tenir à l'extérieur, Régénère c'est totalement différent, Régénère c'est un projet basé sur la responsabilité, l'autonomie et la liberté, donc évidemment tout est disponible, tout est disponible gratuitement, Ce n'est pas un manuel pour les étudiants

en médecine, quoique peut-être qu'il y en a qui apprendraient quelques trucs dedans, je pense, ce n'est même pas obligatoirement un manuel pour les naturopathes, quoique je sais qu'il y a beaucoup de naturopathes qui s'en inspirent, et allez-y, franchement, diffusez-le, il n'y a pas de droit là-dessus, je suis ravi si ça vous aide, je sais qu'il y a pas mal d'étudiants en naturopathie qui nous ont écrit pour le dire, voilà, ça nous aide pour nos révisions, tant mieux, c'est génial, je suis trop content,

diffusez-le, partagez-le avec vos patients, imprimez-le dans votre salle d'attente, allez-y, c'est donné, c'est partagé, ça ne m'appartient pas, ça n'appartient pas à Régénère, donc allez-y. C'est destiné à tous ceux qui veulent comprendre, voilà. Et on le fait en 3 parties parce que je n'ai pas envie de vous asséner des espèces de pseudo-vérités issues, je ne sais pas de quelles révélations, dans lesquelles je vous dirais il faut faire comme ça, comme ça, sortir de ces modes et

finalement comprendre. Alors le document et notre travail sur la thyroïde va être structuré en 3 parties, aujourd'hui ce sera la première partie, la première partie c'est comprendre, Comprends de quoi on parle, qu'est-ce que c'est que la gande thyroïde, quels hormones elle produit, comment ça se passe la conversion de ces hormones en T4, T3 et ainsi de suite.

Ensuite, la deuxième partie, la prochaine vidéo, on verra tous les dérèglements thyroïdiens, hypothyroïdie, hyperthyroïdie, on parlera de nodules thyroïdiens, on parlera des ablations de thyroïdes, pourquoi elles sont pratiquées, quelles en sont les conséquences, on essaiera de balayer toutes les conditions autour de la thyroïde.

Et enfin, dans la troisième partie, on abordera d'un point de vue purement hygiéniste, régénère, naturopathique, toutes les stratégies de restauration qu'on peut avoir pour la glande thyroïde. Et cette première partie, l'idée c'est vraiment de poser les bases physiologiques.

Donc une première partie qui risque d'être un petit peu longue, je risque de la tourner en 2-3 fois, donc vous m'excuserez s'il y a des coupures et des changements un petit peu de décor ou d'ambiance, qui va parler d'anatomie d'abord, on va s'intéresser à l'anatomie de la thyroïde, la science on va dire analytique occidentale parle beaucoup de l'anatomie, c'est intéressant, donc on va parler de l'anatomie.

Ensuite on va voir les axes de fonctionnement de la thyroïde, la question de la conversion, on va parler de la question de l'iode puisque souvent on dit à la thyroïde il faut prendre de l'iode, à quoi sert l'iode, vraiment est-ce que ça sert à quelque chose d'en prendre ou pas, on va en discuter, et puis on aura plein de définitions à la fin qui vont nous permettre vraiment de poser le socle commun sur lequel on va pouvoir se fonder pour ensuite réfléchir

à tous les dérèglements. Vous êtes parti, n'oubliez pas, téléchargez ce document, c'est en dessous de la vidéo, installez-vous bien, je pense qu'on est quand même parti pour une heure, une heure et demie minimum, on verra à la fin, et c'est parti à la découverte de cette toute petite glande, toute petite glande dont on parle pourtant énormément.

Alors, on commence tout de suite avec l'anatomie et la physiologie de base de la glande thyroïde. Alors, on en parle beaucoup de sa glande thyroïde et pourtant, il faut vraiment réaliser que c'est une toute petite glande.

Elle a une forme de papillon, on va dire, d'une certaine manière, ou une forme de hache, et elle se situe ici, donc devant la trachée, juste sous le larynx.

Elle pèse entre 15 et 25 grammes, et d'ailleurs ça c'est quelque chose que vous avez déjà dit dans la première vidéo sur le système hormonal, c'est surprenant de voir à quel point ces glandes sont de toute petite taille, des fois de 5 grammes, 10 grammes, 15 grammes, on verra quand on verra les surrénales, les surrénales par exemple, un crash des surrénales c'est extrêmement lourd de conséquences dans une vie, mais ce sont des toutes petites glandes, c'est quelques dizaines de grammes,

donc c'est hallucinant cette différence qu'il y a entre la petite taille de la glande, la petite quantité d'hormones qui est réellement produite et les conséquences. Mais il y a cet effet démultiplicateur dont je vous avais parlé par exemple avec l'insuline, ça va venir se fixer à des récepteurs, des récepteurs qui vont produire des produits intermédiaires qui eux-mêmes vont se fixer à d'autres récepteurs, et c'est un effet de démultiplication.

Donc 15 à 25 grammes chez l'adulte, et c'est une glande qui est très très vascularisée, c'est-à-dire qu'il y a énormément de vaisseaux sanguins, il y a 2 artères principales, 2 paires d'artères qui arrivent au niveau de la glande thyroïde, parce que comme toutes les glandes endocrines, elle est vraiment en lien avec tous les autres organes du corps.

Alors, une chose très intéressante quand même qu'il faut remarquer, c'est que quand on parle des glandes thyroïdes, en fait sur les deux lobes des glandes thyroïdes, il y a une autre glande qui s'appelle la glande parathyroïde. En vérité sur chaque lobe, il y a deux glandes parathyroïdes, un peu comme deux petits boutons.

Alors les glandes parathyroïdes, je n'ai pas d'ordre de grandeur, je ne l'ai pas noté, mais je pense que c'est quelques grammes chaque glande parathyroïde, peut-être 2, 3, 4 grammes chaque glande parathyroïde, c'est rien du tout.

Et pourtant, elle participe activement au métabolisme du calcium, des nitrates aussi avec une hormone qui s'appelle la PTH, l'hormone parathyroidienne, qui sont très importantes. Donc ça c'est juste pour se le noter dans un coin de la tête, ça veut dire que le jour où on vous enlève votre thyroïde, ne vous posez pas la question, on vous enlève votre parathyroïde aussi, je ne vois pas comment on pourrait laisser deux glandes suspendues en l'air comme ça qui tiennent par lévitation quantique,

donc non ça n'existe pas. Donc, obligatoirement, il y a plein de symptômes qui peuvent apparaître quand on a une hypertrophie de la glande thyroïde, c'est normal, parce que c'est dans une zone, il y a l'osophage qui passe juste là, donc dès qu'elle commence à grossir, ça presse, ça crée des sensations, il y a une branche du système nerveux qui passe exactement là aussi, donc voilà, c'est une glande qu'on ressent très fortement, et d'ailleurs on verra quand on parlera des techniques de régénération que sa proximité,

elle est juste là sous la peau, elle est directement immédiate et relativement intéressante parce qu'il y a certains types de soins comme par exemple les cataplasmes d'huile de ricin qui vont être particulièrement intéressants pour la thyroïde parce qu'elle est directement en contact, on y accède très très rapidement.

Alors, quand on étudie au niveau microscopique la glande thyroïde, elle a l'unité fonctionnelle, c'est pour les amateurs d'une vieille émission de quand j'étais petit qui s'appelait Téléchat, l'unité fonctionnelle c'est le gluon, Et puis ceux qui ne connaissent pas Téléchat, passez, vous dites Titi, il est passé 50 ans, on devient un peu vieux et con.

Le gluon, le gluon de la thyroïde, il s'appelle le follicule, le follicule thyroïdien, c'est une sphère creuse qui est formée d'une seule couche de cellules épithéliales qu'on appelle les thyréocytes, et qui forme une cavité qui est remplie d'une sorte de colloïde, et c'est dans ce colloïde que sont produits les hormones thyroïdiennes.

En fait il y a l'iode qui est capté par la glande thyroïde, la glande thyroïde est très avide de diodes effectivement, elle capte l'iode qu'il y a présent dans le corps, la concentration de la glande thyroïde est 30 à 40 fois supérieure à celle qu'il y a dans le sang.

Donc en fait elle pompe toute l'iode qui est disponible dans le corps et elle va l'associer aux hormones qu'elle est en train de produire dans son colloïde pour former ce qu'on appelle les hormones thyroïdiennes. Alors ce qui est vraiment intéressant au niveau de la glande thyroïde c'est que la plupart des glandes produisent des hormones, elles les relâchent dans le système circulatoire immédiatement. Ce n'est pas le cas de la thyroïde.

La thyroïde peut stocker ses hormones dans ce colloïde pendant des jours, voire des semaines. Et ça, ça lui donne une caractéristique assez particulière, ça veut dire que les modifications, les ralentissements de fonctionnement de la glande thyroïde ou les accélérations de fonctionnement de la glande thyroïde nous allons souvent se percevoir qu'à rebours, puisqu'elle stocke énormément.

Et de la même manière, quand on va lancer des processus de régénération, il y a une certaine forme d'inertie parce que les hormones ne sont pas immédiatement libérées. C'est ce qui fait aussi que parfois certaines personnes ont des dosages hormonaux assez élevés, par exemple en lévothyrox, je vous fais une petite aparté, on en reparlera dans la deuxième partie, et puis ils vont très très bien, donc ils disent on va diminuer le lévothyrox, et on verra que c'est tout à fait envisageable de diminuer le lévothyrox,

il y a même des gens qui arrivent à totalement s'en passer, donc c'est tout à fait envisageable, sauf qu'il faudra le faire avec prudence, enfin voilà, il décrirait et puis voilà, il y aura plein de conditions à respecter entre guillemets, mais ils vont très bien, ils vont très bien, donc ils diminuent, ils diminuent encore, sauf que ce qu'ils ne savent pas c'est qu'en fait ils sont simplement en train de taper dans leur stock qui était accumulé, et d'un seul coup qu'est-ce qui se passe ?

Boum ! Énorme crash ! Oui, parce que là ils se rendent compte que finalement ils ont diminué beaucoup trop vite, que leurs glandes n'ont pas recommencé à produire elles-mêmes ses propres hormones thyroïdiennes, et donc finalement il y a cette question d'inertie qui peut vraiment fausser l'adome.

C'est ce qui fera dire qu'avec toutes les glandes, c'est le cas, mais avec la glande thyroïde en particulier, pas de mission kamikaze, voilà. De toute façon en matière de changement d'hygiène de vie, en matière de régénération, l'idéal c'est d'y aller tranquillement, de laisser le corps s'adapter progressivement, de ne pas se mettre en risque, donc c'est toujours l'idéal, et avec la glande thyroïde plus particulièrement.

Donc il y a ces follicules thyroïdiens qui sont un petit peu l'unité de base, et puis il y a d'autres cellules qu'on appelle les cellules C. Les cellules C produisent une hormone qui s'appelle la calcitonine, et la calcitonine c'est une hormone qui est en lien avec le métabolisme du calcium, c'est pour ça que souvent les personnes qui ont des troubles au niveau de la thyroïde, elles vont avoir des troubles au niveau ostéoporose, fixation du calcium, métabolisme du calcium, elles permettent la résorption osseuse

quand il y a énormément de calcium en circulation dans le sang, et elles permettent de fixer littéralement le calcium. Alors la fabrication de ces hormones, c'est intéressant parce qu'elle n'est pas simple, elle se fait en 5 étapes, on va y passer très rapidement, le document écrit que je vous ai présenté tout à l'heure rentre vraiment en détail, pour ceux qui veulent rentrer dans les détails, après si ça vous gave, il n'y a pas de souci,

vous passez, ce n'est pas très important. L'idée c'est de comprendre que cette production des hormones thyroïdiennes se fait en 5 étapes, et chacune de ces étapes est sujette à des perturbations. Ce qui veut dire qu'il va y avoir plein de motifs qui vont permettre de perturber la production d'hormones thyroïdiennes. Je donne un exemple par exemple, ça c'est génial.

Par exemple, il y a un statut, il y a la capture de l'iode, Elle se fait par un transporteur qu'on appelle le NIS, et le NIS, le NIS, il y a des compétiteurs avec lui.

Et par exemple les nitrates sont des compétiteurs du NIS. Donc en fait si vous consommez une alimentation qui est polluée au nitrate, une eau qui est chargée de nitrate, c'est que voilà, il y a des régions de France, on ne va pas parler de la Bretagne, mais la Bretagne l'eau de consommation c'est une véritable catastrophe pourrie de nitrate, et bien c'est un compétiteur, et ça veut dire que ça va ralentir la fixation de l'iode au niveau de la thyroïde, et donc la fabrication normale d'hormones thyroïdiennes.

Ensuite, il y a une enzyme qui s'appelle la TPO qui intervient pareil dans la fabrication des hormones thyroïdiennes, et elle a besoin de beaucoup de fer pour fonctionner cette enzyme. Et donc, si vous n'avez pas assez de fer dans l'organisme, si vous êtes en déficience de fer, et bien cette TPO ne va pas pouvoir fonctionner correctement. Ça c'est intéressant parce que c'est ce que je vous disais au début, la thèse que je vous développais au début, c'est-à-dire que tout de suite on va vous

dire « Ouais, tu as une hypothyroïdie, il faut prendre du Lévothyrox, ta thyroïde ne fonctionne plus, alors que ça peut simplement être que tu n'as pas assez de fer dans l'organisme circulant, et donc en fait cette enzyme-là ne peut pas faire son travail.

Ou que dans ton eau de boisson il y a tellement de nitrates que tu n'arrives pas à fixer l'iode au niveau de ta glande thyroïde. Donc vous comprenez, c'est ce que je voulais dire dès le départ, et des exemples comme ça on va en avoir tout le temps, c'est que finalement il y a plein de raisons avant que la grande thyroïde ait un problème. Et en pratique on va se rendre compte que la plupart des hypothyroïdies ne sont pas des hypothyroïdies structurelles mais fonctionnelles.

Je ne sais pas si vous saisissez la différence mais elle est fondamentale pour moi. Fonctionnelle ça veut dire c'est juste la fonction qui est inhibée, bloquée, empêchée, parce qu'il y a un cofacteur, il y a quelque chose dans les éléments qui participent au fonctionnement de cette glande qui n'est pas présent en suffisance ou qui est présent en excès.

Alors que si l'atteinte est structurelle, ça veut dire que c'est la glande elle-même qui est atteinte. Alors quand c'est structurel, forcément ça va mettre du temps pour se rétablir. Alors que quand c'est fonctionnel, ça peut se rétablir relativement rapidement.

Je donnais un autre exemple, par exemple il y a une autre enzyme qui s'appelle la TPO, c'est toujours la TPO, qui est aussi la cible privilégiée des anticorps quand on a ce qu'on appelle une thyroïdite d'Hashimoto, on en parlera parce que pour moi il y a deux choses, on associe toujours les deux mots, thyroïdite d'Hashimoto, et je vous montrerai dans la vidéo numéro 2 que pour moi il y a une thyroïdite Et il y a ce qu'on appelle une maladie auto-immune, maladie auto-immune, donc on verra qu'on

ne peut en dire beaucoup parce que la théorie auto-immune générale de l'attaque du corps qui attaque ses propres cellules, voilà, elle ne tient pas. D'ailleurs j'en profite parce que je viens juste d'écrire quelques notes là, ça sera une bonne partie de ma conférence que je vais donner dimanche prochain, alors je ne sais pas quand est-ce que je vais sortir cette vidéo, mais en tout cas dimanche 20, je crois que c'est le 20, je serai pour le congrès de médecine intégrative, et donc je serai ravi de vous présenter

une conférence, d'ailleurs une conférence très particulière parce que je vais proposer à trois personnages historiques de se rencontrer autour d'un jus, pas d'un café j'allais dire, d'un jus. On va faire se rencontrer Louis Pasteur, Antoine Béchamp et Claude Bernard, et on va essayer de les faire discuter ensemble.

Loulou, Louis Wester, Toitouane, Antoine Bechamp, et puis Claude Bernard. Et on va essayer de les réconcilier. Et vous allez voir, ça va être très intéressant.

Bon, mais ça, ça se passera au domaine arc-en-ciel dimanche prochain, en espérant que la vidéo elle sortait avant. Et on parlera de maladies auto-immunes et de la définition de l'auto-immunité, on en parlera largement.

Donc, ce qui est important de retenir là, c'est la petitesse de la violence de thyroïde, le follicule, Le fait que ce follicule thyroïdien condense, il garde en lui-même énormément, plusieurs semaines même, d'hormones thyroïdiennes, donc avant qu'une hypothyroïdie se manifeste, il va y avoir plusieurs semaines, et à l'inverse, donc il y a une certaine inertie au niveau thyroïdien, et surtout comprendre que la fabrication des hormones thyroïdiennes est une fabrication en 5 étapes, et que chacune de ces étapes peut être

inhibée par l'absence ou l'excès d'un cofacteur. On en est là, on va maintenant s'intéresser aux hormones thyroïdiennes, parce que souvent on parle de l'hormone thyroïdienne, on pense qu'il y a une hormone la T4, à la limite on te parle de la T3, on va voir que c'est une grande famille.

Alors les hormones thyroïdiennes, parlons-en, parce que c'est une grande famille. Vous avez peut-être entendu parler de la T4, un peu moins souvent de la T3, et intuitivement on se dit mais elle est où la T2, la T1, et puis est-ce qu'il y a la T5, la T6, la T8, la T10, enfin voilà jusqu'où ça va, mais vous allez voir, oui il y en a pas mal.

Alors, la T4, c'est l'hormone thyroïdienne par excellence, c'est 80%, c'est celle qu'on appelle la thyroxine, c'est 80 % de la production hormonale directe, donc c'est l'althyroïde produit majoritairement de la T4.

Par contre cette T4, elle a une caractéristique, c'est qu'elle est totalement inactive. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'elle ne peut pas se lier au récepteur à la thyroïde, elle n'est pas active d'un point de vue biologique.

Celle qui est active c'est la T3 et la T4 peut se transformer en T3, on verra les conditions de sa transformation. Et ça, ça va être un facteur très très important de notre discours, c'est de comprendre que cette conversion de la T4 en T3 qui se passe majoritairement dans le foie mais pas uniquement, est vraiment un des facteurs majeurs des hypothyroïdies fonctionnelles constatées. Parce que ta thyroïde peut très bien fonctionner, produire suffisamment de T4 et un petit peu de T3,

mais si cette T4 n'est pas transformée de manière adéquate dans le foie, donc rien à voir avec la thyroïde, et bien tu vas avoir les aspects d'une thyroïde, puisque les récepteurs aux hormones thyroïdiennes, les récepteurs à la T3, ils vont dire « Eh Cocotte, on n'a pas assez, on n'a pas assez !

» D'ailleurs on verra, c'est cette espèce de boucle de rétroaction dans laquelle finalement les récepteurs renvoient une information à l'hypothalamus qui va produire ce qu'on appelle la TRH, Thyroid Releasing Hormone, qui va informer la pituitaire qu'il faut produire plus d'hormones thyroïdiennes, la pituitaire va produire la TSH pour dire à la thyroïde Et Cocotte, je ne sais pas ce que tu fais, mais là, voilà, ça suffit là,

moi, il y a les cellules en bas, au bout du pied là, ils me disent qu'il manque des hormones thyroïdiennes, donc la thyroïde, elle dit je ne comprends pas, moi j'en produis assez et tout, elle regarde, elle dit moi ça fait nickel et tout, puis la pituitaire, tu vois, elle ne se laisse pas entraîner comme ça, donc elle lui dit non, Cocotte, la bouge-toi, donc elle produit de la TSH pour la stimuler, la thyroïde, elle essaie de carburer comme elle peut,

et si la conversion ne se fait toujours pas, quelques temps après les cellules vont renvoyer le message à l'hypothalamus en disant écoute hypothalamus, tu es tout en haut, donc c'est toi le chef, donc tu dois gérer, et bien nous on n'a pas assez d'hormones, donc là l'hypothalamus s'énerve, enfin vous voyez, ça c'est la physiologie version bande dessinée, mais c'est un petit peu ce qui va se passer.

Donc, on a cette T4, la T4 n'est pas la forme active, la forme active c'est la T3, 80 % de la production de la glande thyroïde c'est de la T4 inactive qui demandent à être activés.

L'intérêt de la T4 c'est que la T3, la forme active, elle a une durée de vie très courte. La T4 a une demi-vie de 5 à 7 jours, donc elle dure très longtemps, donc elle peut circuler dans le sang longtemps, elle est disponible, alors que la T3 a une demi-vie de 24 à 48 heures.

Donc vous voyez il y a vraiment une grosse différence entre les deux. Donc en fait le corps convertit la T4 à la T3 en fonction de la demande. Mais il n'y a pas que ça, Parce que, bon, il faut savoir que 80 % de la T3 réellement utilisée par le corps, elle vient de la conversion de la T4 en T3.

La thyroïde produit un peu de T3 qui va être diversé directement dans le sang et qui va être active immédiatement, mais l'essentiel c'est la conversion de la T4 en T3. Donc vous voyez l'importance de ce facteur de conversion. Et puis, bon, il y a d'autres hormones, il y a la T2 par exemple, dont on a découvert récemment qu'elle agissait directement sur les mitochondries, très très intéressant, qu'elle stimule la respiration cellulaire et le fonctionnement mitochondrien,

donc vraiment une hormone très très intéressante. Il y en a une dont on parle très très peu, qui est la RT3, la reverse T3. La reverse T3, qu'est-ce que c'est ?

C'est une isomère de la T3. Donc en chimie, qu'est-ce que c'est une isomère ? Un isomère, c'est une molécule qui a exactement la même formule chimique, mais qui a ces atomes qui sont placés différemment, qui sont organisés spatialement différemment.

Donc en fait, si tu l'écris, tu te dis c'est la même formule, c'est la même chose, mais quand tu la regardes, elle n'est pas exactement pareille.

Et le problème c'est que la RT3, on y reviendra largement dans notre développement, la RT3 va pouvoir se fixer au récepteur thyroïdien, mais elle ne va pas les activer. Donc pareil, il y a des personnes, on verra dans quel cas, qui produisent énormément de RT3 plutôt que de la T3, et donc finalement ça va ressembler à une hypothyroïdie, on va dire la thyroïde a un problème, alors qu'en fait c'est juste la production de RT3 qui est excessive au détriment de la T3. Il y a aussi la calcitoline qui

régule l'équilibre calcique, je vous en ai parlé tout à l'heure. Alors, il y a une chose qui est très importante à connaître quand on parle de ces hormones, c'est le transport dans le sang, parce que toutes ces hormones ont besoin d'être liées à des transporteurs pour ne pas être dégradées dans le sang.

Il y en a une qu'on appelle la TbH, thyroxine binding globulin, qui transporte à peu près 75 % des hormones, et on a une autre qui s'appelle la transyrétine, qui est une préalbumine, et l'albumine aussi, qui sont des transporteurs secondaires.

Donc en fait ce qu'il faut savoir c'est que quand ils sont liés à un transporteur, pareil, totalement inactifs. Donc en fait, moins de 1 % de la T4 totale et 0,5 % de la T3 totale circulent libres.

Et il faut qu'ils soient libres pour venir activer les récepteurs. Seule la fraction libre est biologiquement active. Qu'est-ce que ça veut dire pour nous ça ? Ça veut dire que la fraction liée, cette fameuse fraction liée, qui est une sorte de réservoir tampon d'une certaine manière, qui circule dans le sang et qui est disponible pour faire du transport longue distance, c'est une protection contre l'élimination, c'est un peu comme la fraction liée, c'est un peu comme quand tu as un compte épargne, tu vois, c'est du stockage à long terme,

et puis la fraction libre c'est le compte courant d'une certaine manière dans lequel tu vas pouvoir puiser et qui est utile efficacement. Ce que ça veut dire c'est que quand on va faire des dosages hormonaux, ça va être très important de doser ce qui est réellement actif, c'est-à-dire la T4 libre et surtout la T3 libre, ce qui est rarement le cas.

Alors j'avais écrit un petit pansomme qui est présent dans le document, mais alors vraiment petit, petit, il est vraiment trop petit pour moi là, trop petit, hop, attendez, hop, donc j'avais fait un petit pansomme que je vais vous lire mais qui est de toute façon présent dans le document que vous pouvez télécharger.

« À un instant donné, seule la fraction libre est biologiquement active. Elle est la seule à pouvoir franchir la membrane cellulaire pour atteindre ses cibles. La fraction liée aux protéines de transport, la TbH par exemple, pendant qu'elle est liée, n'exerce aucun effet hormonal.

Elle ne se fixe à aucun récepteur et ne traverse aucune membrane. » La fraction liée n'est pas inutile, elle remplit trois rôles indispensables au bon fonctionnement du système. Premier rôle, le réservoir tampon.

Bon, je l'explique, donc c'est une réserve, voilà une réserve. Deuxième rôle, le transport à longue distance, les hormones thyroïdiennes sont des molécules hydrophobes, donc qui ne se mélangent pas facilement avec l'eau, qui se solubilisent mal dans le plasma sanguin qui est composé en majorité d'eau, donc la liaison aux protéines de transport leur assure une circulation stable sur l'ensemble du réseau vasculaire.

Troisième rôle, la protection contre l'élimination prématurée, parce qu'une hormone libre est exposée aux enzymes du plasma qui pourraient la dégrader, au filtre rénal qui pourrait l'éliminer, la liaison aux protéines soustrait l'hormone à ses voies de perte et prolonge sa demi-vie dans la circulation.

Donc, ça c'est vraiment très très important de comprendre que finalement, cette fraction liée est essentielle, mais obligatoirement cette fraction liée n'est pas active. Donc là encore, on va avoir un facteur de perturbation du fonctionnement apparent thyroïdien par le simple fait que les hormones s'activent ou ne s'activent pas, ou sont liées ou ne sont pas liées.

Ça, des tas de facteurs qu'on va discuter un peu plus après, quand on sera dans la deuxième vidéo dans laquelle on va parler des dysfonctionnements thyroïdiens. Alors, pour parfaire un petit peu notre parcours, pour comprendre un petit peu comment agissent ces hormones thyroïdiennes, quand la T3 arrive au niveau de la cellule, en fait, là encore, elle doit être transportée.

et pour ça il y a des transporteurs qu'on appelle les MCT-8 et MCT-10 de mémoire, qui se lient à la T3 pour la transporter à l'intérieur de la cellule. Encore un facteur qui peut être perturbé et qui peut induire une hypothyroïdie fonctionnelle sans pour autant qu'il y ait de problème au niveau de la thyroïde.

Alors MCT-8 et MCT-10 souvent qu'il y a des déficits, ce sont des déficits… alors on dit génétiques, moi je dirais épigénétiques parce que c'est toujours pareil, notre code génétique ne s'exprime que dans un environnement, donc épigénétique, donc vous voyez à quel point finalement le mode de vie peut influer sur ces facteurs-là.

Alors, si on devait résumer quand même très simplement la fonction essentielle des hormones thyroïdiennes, c'est une fonction de combustion d'une certaine manière. Elle règle ce qu'on appelle le tonus métabolique global.

En fait, elles vont par un biais qu'on appelle la biogénèse mitochondriale. la mitochondrie c'est un peu la centrale énergétique du corps qui produit l'ATP, l'ATP c'est la monnaie énergétique du corps, les mitochondries produisent de l'ATP qui sont utilisées pour produire de l'énergie dans les muscles, dans les tissus, dans les organes, qui est ensuite détruit, recyclé et reproduit de l'ATP, donc c'est vraiment la monnaie énergétique du corps.

Et c'est produit dans des organelles qu'on appelle les mitochondries, mitochondries d'ailleurs au passage, petite anecdote, mais qui sont d'origine microbienne, ce sont des microbes, Ce sont des microbes apprivoisés, qui ont apprivoisé par la cellule d'une certaine manière. Je vous renvoie aux travaux de Lynn Margulis par exemple qui sont fabuleux sur l'univers bactériel, un livre incroyable et qui décrit comment finalement les cellules se sont appropriées des bactéries pour produire de l'énergie à l'intérieur même de la cellule.

Alors il peut y en avoir des centaines, des milliers dans une cellule, et ce qui régule la biogynèse mitochondriale, donc la capacité du corps à avoir suffisamment de centrales énergétiques pour produire de l'ATP, eh bien ce sont les hormones thyroïdiennes.

Donc elles augmentent le nombre de mitochondries, elles augmentent aussi l'activité même des mitochondries, parce qu'elles stimulent aussi au niveau des graisses brunes, vous savez les graisses brunes de l'organisme, on en a parlé quand on parlait de perte de poids, le brunissement des graisses, donc des graisses dans lesquelles il y a des mitochondries, mais au niveau des graisses brunes elles induisent de la thermogénèse, de la production de chaleur et donc de la consommation d'énergie. Globalement, on va dire que si tu as une thyroïde en sous-régime, il y a moins de mitochondries,

la combustion est beaucoup plus lente, et ça va se traduire par de la frilosité et un ralentissement global. On va voir juste après un petit peu quels sont tous les tissus cibles sur lesquels les hormones thyroïdiennes agissent, vous allez voir à peu près, elles agissent partout dans le corps, ce qui explique que quand on a un tableau d'hypothyroïdie fonctionnel, on va avoir des symptômes divers et variés, mais qui vont tous être liés à du ralentissement, de la frilosité et de la prise de poids, parce qu'en fait c'est toujours la même logique,

c'est-à-dire que si vous ne consommez pas votre énergie, vous la stockez, si vous ne consommez pas vos nutriments, vous les stockez, et finalement ça s'accumule, et pour autant vous n'avez pas d'énergie.

Et à l'inverse, si elle est en sur-régime d'une certaine manière, on a une hyperactivité, l'hypertiroïdisme ça se traduit par une espèce d'hyperactivité, les yeux un petit peu globuleux d'une certaine manière, enfin voilà ce sont des individus qui sont en hyper énergie permanente, et souvent d'ailleurs on le montrera l'hyper prépare l'hypo.

Donc en fait de ce que je vous dis finalement la thyroïde c'est un organe qui via ses hormones va avoir une activité, un champ d'activité qui est métabolique, énergétique au sens premier du terme, la production d'énergie, même plus au-delà du caractère endocrinien.

Donc c'est vraiment une glande qui va avoir une action très large, et on va passer en revue très rapidement les tissus cibles parce que c'est intéressant. Donc qu'est-ce que ça veut dire les tissus cibles ?

Ça veut dire les tissus, les organes du corps dans lequel il y a des récepteurs aux hormones thyroïdiennes dont le fonctionnement va être modulé par les hormones thyroïdiennes libres, toujours pareil la T3 libre, mais on va en reparler, disponibles pour faire fonctionner ces organes.

Donc en fait les hormones thyroïdiennes, j'ai écrit, agissent dans presque tous les tissus. Donc on va avoir, quand on a une hypothyroïdie fonctionnelle, on va avoir une polysymptomatologie, c'est-à-dire qu'on va avoir des symptômes dans tous les sens, parce que c'est vraiment un système qui est très transversal, et quand il dérape, c'est tous les systèmes du corps qui sont touchés.

Agir au niveau du système nerveux, maturation cérébrale du fœtus et du nourrisson, ça joue sur la vitesse de transmission de l'information neuronale, la plasticité synaptique, le métabolisme énergétique des neurones, donc au niveau de la conduction de l'information nerveuse. L'hypothyroïdie, ça va se traduire par un ralentissement intellectuel, dépression classique et une forme d'apathie, de ralentissement global.

Et puis à l'inverse, l'hyperthyroïdie, agitation, anxiété, insomnie, tremblement, incapacité à se ralentir, ça parce qu'il y a des récepteurs très importants, il y a une grande quantité de récepteurs aux hormones thyroïdiennes au niveau du système nerveux. Ensuite, système cardiovasculaire 2.

Système cardiovasculaire, ça joue sur l'augmentation de la fréquence et la contractivité cardiaque. Donc c'est une modulation aussi de la vasodilatation périphérique, parce que quand il y a une vasodilatation en fait, et bien finalement tu as un ralentissement de la circulation sanguine.

Donc en jouant sur la vasodilatation ou sur la vasoconstriction, tu vas augmenter ou ralentir le rythme cardiaque. L'hypothyroïdie, ça va se traduire par une bradycardie et une hypertension diastolique, et l'hyperthyroïdie par une tachycardie et des palpitations, fibrillation auriculaire chez les sujets âgés.

Au niveau du système digestif, ça joue sur les motivités intestinales, c'est-à-dire le péristaltisme intestinal, la vitesse de circulation, et les sécrétions digestives, la production d'enzymes pour digérer, les conditionner par les hormones thyroïdiennes.

Donc en hypothyroïdie, tu vas avoir de la constipation, quand tu partionnes, ça ne circule pas, et puis les sécrétions diminuaient, donc tu vas mal digérer.

Et puis en hyperthyroïdie, au contraire, tu vas avoir de la diarrhée, ça circule beaucoup trop vite. Au niveau de la thermorégulation, et ça c'est, on va s'y arrêter un tout petit peu, au niveau de la thermorégulation, très important, donc ça participe à la thermogénèse au niveau cellulaire, l'hypothyroïdie va être traduite par de la frilosité très importante, l'extrémité froide et température basale, on y revient juste après, abaissée. et l'hyperthyroïdie à l'inverse,

intolérance à la chaleur, sudation très importante. Alors, je vous ai dit, ça régule la température basale, qu'est-ce que c'est que cette histoire de température basale ?

Il faut savoir que la température dans le corps fluctue au cours de la journée, elle fluctue à peu près de 1°C maximum, un gros degré au cours de la journée, elle a une phase maximale et puis elle a une phase minimale.

La phase minimale c'est entre 2 et 5 heures du matin, ça correspond à la période de ralentissement thyroïdien maximal, d'hypothyroïdie. D'une certaine manière, on a des phases d'hypo- et d'hyperthyroïdie dans un fonctionnement thyroïdien normal. Et donc, il y a un test qui a été mis au point qui s'appelle le test de Barnes, B-A-R-N-E-S, qui vous est décrit dans le document PDF. En fait, ce test de Barnes, il consiste à prendre la température au

moment où elle est la plus basse dans le corps, c'est-à-dire vraiment au réveil le matin, Mais quand je dis au réveil, c'est vraiment avant de faire quoi que ce soit. Vous ne vous levez pas, vous ne parlez pas, alors il faut avoir le thermomètre, donc prenez un thermomètre classique, un thermomètre à alcool, avant c'était un thermomètre à mercure, maintenant ça n'existe plus, thermomètre à alcool de base finalement, vous le placez sur la table de nuit, ce test il faudrait le faire pendant 4,

5, 6 jours facilement pour avoir une espèce de valeur moyenne, et dès que vous ouvrez un œil mais que vous êtes encore à moitié endormi, vous prenez le thermomètre, vous le mettez sous les aisselles, vous refermez le bras, pas buccale ni rectale, c'est sous les aisselles pour que les valeurs soient adéquates avec la grille de Barnes, et là vous le laissez 10 minutes.

Puis au bout de 10 minutes vous vous réveillez pour de bon et vous lisez la température qu'il y a sur votre thermomètre. On a tendance à dire, alors pareil, attention, au niveau du cycle des femmes, il va y avoir des altérations de cette température, donc je crois que c'est à J2 après l'ovulation et J5 entre ces deux-là, enfin juste après l'ovulation il y a ce qu'on appelle la phase luthéale qui augmente à température de 0,3-0,5 degrés à peu près, donc ce n'est pas probant,

voilà. Et pareil, les femmes qui sont enceintes elles ont aussi une élévation de la température basale, c'est tout à fait normal, c'est physiologique. Mais donc on va dire, or juste après l'ovulation pour les femmes, hors femme enceinte, vous allez avoir une grille qui va vous donner des indications assez intéressantes, avec un petit test, avec un thermomètre que vous pouvez acheter en pharmacie pour pas grand-chose.

Si votre température basale est entre 36,5 et 36,8, on considère que ça indique un tonus thyroïdien physiologique normal. Entre 36,3 et 36,5, c'est la zone limite.

Vous êtes un peu limite, un peu bas. Voilà, moins de 36,3, on considère qu'on est en hypothyroïdie fonctionnelle, et plus de 36,9, hors infection et phase luthéale, eh bien on considère qu'on est en hyperthyroïdie possible. Voilà, ce sont des indicateurs, mais après les symptômes, toutes les personnes qui sont en épuisement avec les extrémités froides, les choses comme ça, dites-vous qu'il y a une forme

d'hypothyroïdie chez vous fonctionnelle. Et on va voir, tout à l'heure on va parler de la TSH, on va parler de toutes ces hormones, ne vous inquiétez pas, c'est pour ça qu'on prend le temps, c'est pour ça que cette vidéo va être en 3 volets et elle va être assez longue, parce que vraiment le but c'est que chacun s'approprie toutes ces notions et comprenne les enjeux, avant de gober des hormones ou de se faire enlever un organe vital, parce que la thyroïde est un organe vital

parmi les organes vitaux, mais avant d'accepter qu'on vous enlève un organe vital, parce que l'organe vital par définition il est vital, donc on te dit oui, mais on va vous mettre des hormones, oui, sauf que quand tu vois comment fonctionne la régulation hormonale, la finesse, la complexité de la régulation hormonale, tu te dis que ce n'est pas en gommant une pastille de glévothyrox tous les jours que tu vas pouvoir avoir cette qualité d'ajustement.

Le problème c'est qu'une fois que tu n'as plus ta thyroïde, tu ne l'as plus. Donc, l'idée c'est vraiment de donner tous les éléments pour que vous puissiez faire des choix éclairés, ce n'est pas de vous induire dans une direction ou dans une autre, je n'ai aucun intérêt là-dedans, c'est juste de vous donner les informations que souvent vous n'avez pas.

Donc, on continue au niveau des tissus cibles, donc on parlait de la température avec ce test de Barnes, c'est une bonne indication, ça ne suffit pas à lui seul, mais c'est une bonne indication, et vous pouvez le faire très rapidement.

Je vous dis faites une moyenne quand même sur 5-6 jours. Ensuite au niveau de la peau, peau et faner, donc les extrémités, les ongles, les choses comme ça.

Avec l'hypothyroïdie, vous allez avoir de la peau sèche, jaunâtre, des cheveux cassants, des ongles striés, et puis en hyperthyroïdie, vous allez avoir la peau fine, qui est chaude et qui est moite, qui transpire beaucoup, c'est l'hyperactivité du système.

Au niveau des muscles squelettiques, L'hypothyroïdie, ça va donner une forme d'asténie musculaire, bon c'est l'épuisement d'une certaine manière, des crampes, des myalgies, et l'hyperthyroïdie, fonte musculaire, ah ouais parce que ça carbure trop, donc on se bouffe de l'intérieur et on bouffe y compris ses muscles, voilà, fonte musculaire globalement, hyperactivité. Au niveau du système reproductif, les dérèglements thyroïdiens altèrent énormément la fertilité, les cycles sont perturbés,

le risque de fausse couche est augmenté, et ça a une grande influence sur ce qu'on appelle la SHBG hépatique qui est un des cofacteurs de la production des hormones sexuelles. Donc en fait ça va toucher toute la sphère sexuelle. Alors enfin au niveau des os, l'hyperthyroïdie elle est reconnue comme un facteur majeur de déclenchement d'ostéoporose par le blocage, enfin l'augmentation du métabolisme classique au détriment de la résorption osseuse, et c'est ce qui fait que finalement, quand on vous balance du Levothyrox comme des Smarties, tu vois avec ta gobe,

ta gobe, ta gobe, le risque c'est d'en avoir trop d'hormones thyroïdiennes qui circulent, et chez les personnes âgées c'est un facteur massif important d'ostéoporose. Alors maintenant qu'on a vu un petit peu la physiologie, comment fonctionnait la glande thyroïde, enfin comment elle était constituée, on va s'intéresser aux axes de régulation, c'est-à-dire réellement comment ça fonctionne, comment le corps pilote tout ça.

Alors c'est assez classique, c'est ce qu'on appelle l'axe hypothalamus-pituitaire-thyroïde, l'axe HPT, l'hypothalamus reçoit des informations du corps, Il produit une hormone qu'on appelle la TRH, Thyroxine Releasing Hormone, je crois, de mémoire.

Cette TRH vient se fixer sur des récepteurs de la glande pituitaire et la pituitaire va produire de la TSH, et la TSH va venir se fixer sur des récepteurs de la glande thyroïde, elle va indiquer à la thyroïde de produire plus d'hormones thyroïdiennes en recapitant de l'iode, c'est un phénomène assez classique et les hormones thyroïdiennes vont être libérées.

Alors, ce que l'on sait c'est que la TRH, donc qui va stimuler la fonction thyroïdienne, elle peut être modulée, et elle peut être régulée avec plein de marqueurs de l'environnement. Par exemple le froid, le froid augmente la production de TRH, et c'est ce qui a été montré maintes fois, et c'est pour ça qu'on dit que finalement l'exposition au froid régulière a pour vertu de stimuler des thyroïdes qui sont fatigués, et de relancer leur fonctionnement, parce que finalement, exposé au froid,

le corps y reçoit l'information, produit de la chaleur pour réaliser de la thermogénèse. Donc ça va amener à une production de TRH augmentée, de TSH et d'hormones thyroïdiennes. A l'inverse par exemple, enfin ce n'est pas à l'inverse, mais la leptine qui est cette hormone dont je vous ai déjà parlé lors de la précédente vidéo, la leptine indique quand les réserves de graisse sont pleines d'une certaine manière.

Et bien la leptine va elle aussi augmenter la TRH, ce qui fait que c'est très intelligent, ça veut dire que quand les réserves de graisse sont pleines, le corps reçoit l'information, augmente ton métabolisme, augmente ta production de hormones thyroïdiennes pour brûler plus.

Et à l'inverse, quand la leptine diminue, le corps, parce que les réserves sont basses, le corps reçoit l'information, diminue ta production de TRH et diminue ton métabolisme global.

C'est pour ça que je vous ai dit que finalement les régimes restrictifs ne fonctionnent pas, et c'est la fameuse expérience, je ne me souviens plus de son nom, dans lequel finalement on surnourrit des personnes pendant un certain temps, on se rend compte qu'au début ils prennent du poids, puis rapidement leur métabolisme augmente, c'est cet effet de TRH et hormones thyroïdiennes, enfin leptine et TRH, et c'est le métabolisme augmente.

Et à l'inverse, quand on commence à les sous-nourrir, leur réserve graisseuse diminue, la quantité de leptine diminue, et à ce moment-là leur métabolisme diminue, et c'est l'effet plateau bas avec en plus de la frilosité, de la dépression et ainsi de suite.

Le cortisol aussi, il inhibe complètement l'ATRH. C'est pour ça que je vous ai dit, l'un des facteurs, on le verra au niveau du foie aussi, au niveau de la conversion T4-T3, mais l'un des facteurs d'hypothyroïdie fonctionnelle, c'est le stress, le stress chronique, la production de cortisol, il n'y a pas besoin d'aller voir ailleurs, ça bloque. Alors le cortisol réalise une résistance hormonale globale, il inhibe la production et le

fonctionnement de la plupart des hormones, J'ai parlé de l'insuline, résistance à l'insuline liée au niveau de cortisol, mais c'est exactement la même chose pour la TRH, d'accord ? Donc tu vas avoir une personne qui va présenter un tableau d'hypothyroïdie, si c'est simplement le stress, il n'y a rien d'autre à traiter, c'est le stress qu'il faut traiter, c'est les conditions de vie, travailler sur la respiration, enfin sur tous les moyens qu'on connaît chez Régénère pour réguler le stress.

Donc le mécanisme, je le décrivais, finalement c'est le cortisol qui augmente, la baisse de la TRH, la baisse de la TSH et la baisse de la production thyroïdienne, ça ralentit.

En fait, c'est presque une adaptation métabolique intelligente, c'est-à-dire que quand un individu est sous stress, son corps va se ralentir de lui-même. C'est un peu comme si c'était une espèce d'auto-régulation par rapport au stress, Sauf que si c'est chronique, il va se ralentir chroniquement et ça ne marche pas. Et puis toujours pareil, il y a cette cascade TRH, TSH, T3, T4, mais il y a aussi une boucle de rétroaction.

Le système se boucle de manière à ce que finalement on puisse moduler la production de TRH. C'est-à-dire que quand il y a beaucoup de T4 et de T3 circulantes dans le corps, eh bien la quantité de TRH produite va diminuer.

Donc ça c'est la boucle de rétroaction. Petit ajout, là je remontais d'enregistrer la vidéo, puis je me suis dit quand même, là il y a au niveau de l'organisation des informations, il va y avoir un manque, alors je sais c'est très touffu, c'est très complexe, j'ai essayé de le rendre le plus simple possible, je vous renvoie vraiment vers le document PDF, mais avant d'aborder la question de la TSH, avant cette section, j'ai quand même une information à vous donner que vous allez retrouver plus tard

dans la vidéo, mais c'était important de le donner à ce stade-là pour que vous compreniez, je vais vous parler de la conversion de la T4 en T3, La T4 inactive, on a T3 active, ça passe par des enzymes qu'on appelle les diodazes. Les diodazes ce sont des enzymes qui vont modifier la localisation de l'iode pour que la T4 devienne T3 active.

Il y en a trois principalement, la D1, la D2 et la D3. La D1 c'est celle qu'on va trouver dans le foie, dans les intestins, dans les reins principalement, qui vont permettre la transformation de T4 en T3 pour l'ensemble de l'organisme.

En fait, la T3 va repartir dans le sang et elle va aller agir sur des tas d'organes et de tissus. La D2, on va la trouver principalement au niveau de l'hypophyse, la glande pituitaire, et au niveau des tissus bruns aussi, des tissus adipeux bruns, et elle transforme localement la T4 en la T3 pour l'organe lui-même, c'est-à-dire que ça ne participe pas à la production générale de T3 et donc à l'utilisation générale de T3.

Et enfin, il y a la D3, la diodase 3, la D3, alors elle a la particularité de favoriser la transformation non pas de T4 en T3, mais en RT3. La RT3 qui est donc l'isomère de la T3, mais qui n'est pas active, donc qui va prendre la place de la T3.

Alors, elle s'exprime principalement dans le placenta, parce qu'en fait c'est une façon de protéger le fœtus contre les oxydormones thyroïdiennes si la mère est en hyperthyroïdie. Donc en fait c'est une façon de protéger tous les tissus cérébraux, en particulier de l'enfant, contre l'excès d'hormones thyroïdiennes.

Mais on va voir que dans certaines conditions, cette T3, en particulier inflammation, cette D3 pardon, en particulier inflammation ou stress chronique peut s'exprimer. Voilà, D1, D2, D3, 3 enzymes, 3 classes d'enzymes qui jouent le même rôle de déplacement de l'iode pour transformer la T4 en T3, mais qui ne jouent pas au même endroit.

Et c'est important de le savoir parce que là je vais vous parler tout de suite de la D2 au niveau de l'hypophyse, et vous allez comprendre pourquoi finalement la mesure de la TSH n'est pas une mesure probante, on va dire, quand il s'agit de comprendre le fonctionnement thyroïdien et l'état de votre thyroïde réellement.

Je vous laisse avec la vidéo. Thierry Samitier – Il y a vraiment une notion qui est essentielle, d'ailleurs je prendrai mes notes pour vous le lire, parce qu'on va commencer à parler de la fameuse TSH, du dosage de la TSH.

Il y a la T3 et la T4 qui sont produits par la thyroïde et qui sont dans la circulation générale, qui vont jouer sur les organes cibles, sur les récepteurs dont on a parlé tout à l'heure, aucun problème.

Mais il y a aussi de la T3 hypophysaire, et ça c'est très intéressant parce que l'hypophyse, donc la pituitaire, a la capacité à produire elle-même sa propre T3, elle a une DIO-DINAZ qu'on appelle la D2 qui va permettre de transformer la T4 en T3 localement dans les cellules de l'hypophyse.

Et donc ce qui est important à retenir c'est que la T3 qui est perçue par l'hypophyse, par la pituitaire, ce n'est pas la T3 que vous avez dans votre organisme, c'est la T3 qui est convertie à son niveau elle-même.

Et donc il peut y avoir une dissociation totale avec une hypophyse par exemple qui a suffisamment de conversion de T4 en T3, mais le reste du corps qui n'en a pas, ou l'inverse. Donc par exemple sous stress, sous inflammation par exemple, ou sous saturation hépatique, autant de facteurs qui vont soit bloquer la conversion de la T4 en T3 au niveau du foie, et donc pour tous les tissus, soit bloquer la production de TRH, eh bien tu peux quand même avoir la D2, la D2 hypophyzaire, donc cette DIO naze qui permet la

transformation de la TK30 T3 qui est maintenue, donc tu vas avoir finalement un statut de T3 au niveau de l'hypophyse qui va être correct, et finalement ta TSH va rester normale, cette fameuse hormone qui est produite par l'hypophyse en réponse à un manque finalement d'hormones thyroïdiennes, elle va dire « Non, non, mais moi à mon niveau tout va bien.

» Alors, je vous ai écrit un petit texte pour que vous expliquez ça très très précisément, pour ne pas faire d'à peu près, et je vais me permettre de vous le lire, et vous le retrouvez dans le cahier de cours directement que vous pouvez.

Donc, l'hypophyse organe, je vous lis, on le fait tranquillement, l'hypophyse organe minuscule logée à la base du crâne occupe une place tout à fait singulière dans le métabolisme thyroïdien.

Elle dispose de sa propre machinerie de conversion de T4 en T3, ça passe par la D2. Cet enzyme assure une conversion locale et instantanée de la T4 circulante en T3 active à l'intérieur même des cellules de l'hypophyse. C'est cette T3 produite localement et non celle qui circule dans le sang que l'hypophyse perçoit pour calibrer sa sécrétion de TSH.

Je vous rappelle, il y a une communication entre l'hypothalamus et l'hypophyse qu'on appelait la veine-porte-hypophysère, je crois, de mémoire. on en a parlé dans le premier, qui fait que finalement ils ont leur propre circuit de communication, ils ont leur propre réseau de téléphonie privé. Cette particularité crée une situation à laquelle la médecine endocrinologique classique fait rarement allusion. Il peut exister une dissociation complète entre le statut

thyroïdien de l'hypophyse, perçu par le cerveau et reflété par la TSH, et le statut thyroïdien des tissus vécu par le corps tout entier. L'hypophyse peut être satisfaite pendant que le reste du corps souffre d'un sous-régime hormonal important.

Et inversement, l'hypophyse peut être en alerte pendant que les tissus en périphérie disposent d'une quantité suffisante de T3 actives. Et cette dissociation est possible parce que la fameuse D2, cet enzyme qui permet la conversion de T4 en T3, elle est très très efficace.

Ce qui fait que l'hypophyse parvient à maintenir très souvent un statut local en T3 satisfaisant, même lorsque la conversion périphérique s'effondre. la conversion dans le foie ou dans les autres tissus. Donc je dis certaines situations de stress chronique, d'inflammation, de saturation hépatique augmentent l'activité de la D2 de l'hypophyse, c'est-à-dire que tu vas avoir un blocage de la conversion de T4 en T3 au niveau du foie ou au niveau des tissus, et par contre au niveau de l'hypophyse ça va augmenter la conversion,

donc toi l'hypophyse elle dit il n'y a pas de problème, à mon niveau il n'y a pas de problème, il n'y a besoin de rien, alors qu'en vérité dans ton corps il y a de la souffrance parce qu'il n'y a pas assez de T3.

Et alors, ce qui est particulièrement marquant, c'est que cette D2, cette enzyme, Diodase, qui permet au niveau épophysaire la conversion de la T4 en T3, elle peut jouer à l'inverse de la D1 qui est l'enzyme qui permet au niveau périphérique la conversion de la T4 en T3.

Je vous explique, tu peux avoir par exemple des situations d'inflammation et de stress qui font que finalement la D2 va augmenter alors que la D1 va diminuer, Et quand la D1 diminue, en plus, ça augmente la production de RT3, vous savez, cette version de la T3 qui est inactive et qui va venir se fixer sur les récepteurs à la place de la T3.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'à la fois tu vas avoir l'hypophyse, la pituitaire, qui reçoit suffisamment de T3 et qui dit « Moi, il n'y a pas de souci. » Il n'y a pas de souci, donc elle ne va pas augmenter, elle va avoir une production de TSH tout à fait normale, et par contre tu as des signaux d'hypothyroïdies fonctionnelles. Et là le médecin il mesure ta TSH, il te dit la TSH elle est tout à fait normale, donc on t'oriente vers syndrome

anxio-dépressif ou des trucs comme ça. On te dit voilà c'est dans votre tête, allez voir le psychiatre et ainsi de suite. Alors que non, c'est un blocage de la conversion de la T4 en T3, non pas au niveau hypophysiaire mais au niveau tissulaire.

Alors vous allez me dire mais pourquoi on se plante à ce niveau-là, enfin comment ça se fait ? En fait le truc c'est qu'il faut comprendre que la mesure de la TSH, c'était une mesure qui avait du sens quand les problèmes d'hypothyroïdie étaient liés à ce qu'on appelle une hypothyroïdie primaire glandulaire, c'est-à-dire en fait c'était la glande, la thyroïde qui ne produisait pas assez de T4. Donc s'il n'y a pas assez de T4, tu as beau avoir de la D2, ça ne se transforme pas au niveau de l'hypophyse,

et l'hypophyse elle dit la TSH va augmenter, elle fait augmenter la TSH parce qu'elle ne reçoit pas assez. Mais si le problème ce n'est pas une production de T4, c'est que la conversion de la T4 en T3, alors là la conversion de la T4 en T3, elle n'est pas la même au niveau de l'hypophyse qu'elle n'est au niveau des tissus périphériques et du foie en particulier.

Et c'est là où il y a le problème, c'est-à-dire que tant que ce n'était pas ça qui était en jeu, tant que ce n'était pas la conversion qui était en jeu, la mesure de la TSH faisait sens.

Maintenant que c'est la conversion qui est en jeu principalement, c'est-à-dire que la plupart des hypothyroïdies sont des hypothyroïdies fonctionnelles, donc on va voir pourquoi dans la suite de cette vidéo et dans les vidéos prochaines, et bien à ce moment-là la mesure de la TSH est souvent complètement à côté de la perte. Pourtant c'est encore un outil de diagnostic qu'on utilise, il y a des tas de gens qui se sentent très mal et qu'on renvoie vers Julie et syndrome anxio-dépressif, c'est dans votre tête, allez vous faire soigner,

allez voir un psy, voilà, parler un petit peu et ainsi de suite, et voir pire, et pourtant ce n'est pas ça, c'est un problème psychologique. Alors, pour faire simple, puisqu'on est sur cette TSH, puisque c'est l'un des tests les plus prescrits pour mesurer la santé thyroïdienne, qu'est-ce que mesure une TSH ?

Elle mesure le statut hypophysaire en T3 d'une certaine manière, et pas le statut tissulaire, ça c'est très très important, c'est très important, donc ça fixe la première limite.

Je vous ai expliqué, voilà, comment on peut avoir l'AD2, cet enzyme qui convertit la T4 en T3 élevé au niveau de l'hypophyse, et pas au niveau du tissu, et donc automatiquement la TSH ne va absolument pas nous renseigner.

Deuxième problème, les fourchettes d'évaluation même de la TSH varient énormément d'un pays à l'autre et d'un laboratoire à l'autre. Donc tu as des fourchettes, j'ai pris des valeurs entre 0,5 et 4,5 pour certains pays, et pour d'autres c'est entre 1 et 2,5.

Donc tu vois à 3,5 dans certains pays tu vas être bien, dans d'autres tu es en hyperthyroïdie, et puis inversement. Et puis, autre chose, la TSH est totalement aveugle à la RT3.

Vous savez, cette reverse T3, on va en parler tout à l'heure quand on va parler de la conversion au niveau du foie. Dans le foie, la T4 se transforme en T3, on va le voir avec cet enzyme qu'on appelle la D1, mais en cas de saturation hépatique, en cas de trouble hépatique, elle peut être transformée en RT3.

Et cette RT3 va prendre la place de la T3 et donc bloquer le fonctionnement, en tout cas mimer une hypothyroïdie. La TSH ne s'en occupe pas, la TSH s'intéresse uniquement à la T3. Donc en fait si la T3 est suffisante, mais qu'il y a aussi beaucoup de RT3, la RT3 prend la place de la T3.

Donc finalement la TSH va dire « Oulà, mais il y a beaucoup de T3 circulante donc tout va bien. » Non, mais elle est circulante parce qu'elle ne se fixe pas, parce qu'elle ne peut pas agir.

et tu vas te retrouver avec une hypothyroïdie fonctionnelle. Donc voilà tu as plein de patients qui sont étiquetés dépression, fibromyalgie, fatigue chronique par défaut, alors qu'en fait c'est une hypothyroïdie fonctionnelle.

Et puis il y a un autre facteur qui est très important quand on va doser des hormones, et ça je vous l'ai toujours dit, les hormones sont pulsatiles, elles suivent des rythmes chronobiologiques. Je vous ai dit le cortisol par exemple chez un sujet qui va bien, il y a un pic le matin, une acrophase le matin au réveil, et puis le point le plus bas du cortisol c'est plutôt au moment de l'endormissement, le soir. Avec la TSH c'est inverse, le pic qui se situe en plein milieu de la nuit vers 2-4 heures du matin,

un truc comme ça, 2-5 heures du matin, et puis l'hypophase, le point le plus bas, il est en milieu d'après-midi. Donc en fonction de l'heure à laquelle tu vas mesurer et tu vas faire ta prise, les valeurs vont être complètement différentes et c'est normal puisqu'il y a cette variation qui est… Oui, j'avais marqué le pic nocturne entre minuit et 4 heures et le nadir, donc le point le plus bas entre 16 heures et 17 heures.

Et il y a une amplitude de 40 à 50 %, donc en fait l'heure de prélèvement modifie complètement la valeur. Donc il faudrait faire des prélèvements toutes les heures pour avoir une courbe de l'ATSH, c'est rarement le cas.

Donc à partir du moment où on fait une prise à un instant donné, c'est une photographie de quelque chose qui est vivant et qui est un mouvement perpétuel. Alors, j'avais pris quelques notes sur si vous voulez faire un bilan thyroïdien qui tienne la route, il faudrait mesurer la TSH, ok, vous la mettez automatiquement on la met, la T4 libre, très important, la T3 libre, très important, la RT3, parce que je vous dis si vous avez beaucoup de RT3,

si la RT3 est très élevée, en fait elle va bloquer complètement le fait que la T3 puisse se fixer, donc vous aurez beau avoir de la T3 libre en quantité, elle ne pourra pas se fixer, elle ne pourra pas agir, il ne pourrait pas avoir le transport membranaire de la T3, et donc voilà, vous serez dans un état d'hypothyroïdie.

Le ratio T3 libre sur RT3, très très important, parce que si la RT3 est majoritaire, vous comprenez que vous êtes en hypothyroïdie, et puis après voilà, il y a plein d'autres facteurs que vous pourriez mesurer, mais déjà avec ça vous avez une très très bonne idée.

Alors, quand on parle de la thyroïde et du fonctionnement de la thyroïde, je vous ai dit qu'il y a plein d'organes qui agissent là-dedans, le foie. Le foie, je vous ai dit, l'essentiel de la D1, de cet enzyme qui permet la transformation de la T4 en T3, elle est produite par le foie, elle est exprimée dans le foie.

50 à 60 % de la conversion de T4 à T3 se passe dans le foie, d'accord ? Donc si vous avez un foie qui est encorgé, vous avez un foie qui est saturé et qui ne fonctionne pas, on assiste à une diminution de la transformation de la T4 en T3 et à l'inverse une augmentation de la transformation de la T4 en RT3.

Donc vous avez moins de T3 et plus de RT3, ce qui fait que c'est une double peine. C'est pour ça d'ailleurs que la naturopathie met toujours l'accent sur le drainage hépatique. Pourquoi ? Parce que voilà, le foie là par exemple encore une application du foie dans lequel il joue un rôle majeur. Donc tu peux avoir une thyroïde qui va très bien, qui fonctionne très bien, qui produit la T4 comme il faut.

si tu as un foie qui est engorgé, tu es en hypothyroïdie. Est-ce qu'il faut prendre du Lévothyrox dans ce cas-là ? A priori non, parce que le problème il est hépatique, il n'est pas thyroïdien.

Bon, après le foie il permet aussi des conjugaisons, il permet aussi d'éliminer les hormones une fois qu'elles ont été utilisées, donc ça c'est très très important. Et puis une autre chose importante c'est que quand on apporte de la T4 exogène, c'est ce qu'on fait quand on apporte du Lévothyrox, eh bien le foie, la T4 exogène, le foie, il la traite pour la transformer en RT3 majoritairement.

C'est-à-dire qu'on produit beaucoup plus de RT3. Donc c'est pour ça qu'il y a des grosses doses de l'ébotirox, parce qu'il y a une grande partie qui part sous forme de RT3. Donc ça aggrave la situation.

Autre organe qui va jouer énormément, ce sont les intestins. Eh oui, parce que les intestins ils expriment aussi l'ADN. 20 % de la conversion est faite par l'ADN antérocitaire. donc c'est les entérocytes, ce sont les cellules épithéliales des intestins, et bien elles vont produire de l'ADN, et donc elles ont la capacité de transformer la T4 en T3, d'où l'état de votre microbiote, l'état de vos intestins va influer la conversion de la T4 en T3.

Après il y a le phénomène auto-immune aussi dont on parlera un peu plus en détail dans la deuxième vidéo sur la thyroïde. Il y a les reins aussi, il y a aussi une déen rénale qui contribue à la conversion, Alors un petit peu moins, mais voilà, si tu as une insuffisance rénale chronique comme avec le foie saturé, on se rend compte qu'il y a moins de conversion de T4 en T3 et plus de conversion de T4 en RT3.

Donc encore un organe sur lequel on peut jouer. Et puis alors, l'organe, on ne devrait pas pouvoir parler de la thyroïde sans parler des surrénales et réciproquement, c'est pour ça que moi à chaque fois qu'on parle d'épuisement, c'est l'axe H, P, T, A, A, hypophyse, pituitaire, thyroïde, et A pour adrénale, c'est en anglais, donc l'antithyrénale, parce que les deux sont liés, parce que vous avez vu à quel

point le cortisol module la conversion de la TK-33, il module à peu près toute la fonction thyroïdienne, le cortisol. Donc, il module la TRH, il influe sur la conversion périphérique de TK-33, le stress chronique avec cortisol élevé amène à une augmentation de la production de RT-3 au détriment de la T3, donc voilà, c'est à tous les niveaux.

Le cortisol, donc qu'est-ce qui se passe ? Les personnes sont sous stress, le cortisol est très élevé, donc à ce moment-là ça bloque la production de TRH, résistance à la TRH, ça bloque la transformation de la T4 en T3 et ça augmente la production de T4 en RT3, donc on est en hypothyroïdie.

Et puis quand il y a le crash surrénalien, que les gens tombent en burn-out, et qu'à ce moment-là il n'y a plus du tout de cortisol, à l'inverse, trop de cortisol ça bloque, mais trop peu, ça rend beaucoup plus compliqué l'utilisation de l'AT3 par les cellules directement.

Donc vous voyez, à tous les niveaux, les glandes surrénales vont agir sur la glande thyroïde et sur le métabolisme thyroïde. Ce que je voulais vous dire dans cette portion-là de la vidéo, c'était vous faire comprendre à quel point finalement la thyroïde n'agit absolument pas seule, elle fait partie d'un tout, et c'est d'ailleurs pour ça qu'en naturopathie on a une approche qui est dite holistique, parce qu'une hypothyroïdie apparente, dans lequel on

te dit il n'y a pas de problème, votre TSH est normale, elle peut cacher un milliard de trucs, et en particulier je vous dis cortisol élevé, stress, foie engorgée, intestins encrassés, reins en hypofonction d'une certaine manière, autant d'inflammations généralisées dans lesquelles on sait que ça augmente la transformation de T4 en RT3 et plutôt qu'en T3. Donc si vous n'avez pas une approche globale, vous allez passer complètement à côté du tableau.

Soit on vous dit tout va bien, soit on vous dit prenez du Levothyrox, sauf qu'en fait s'il y a suffisamment de T4 circulante, on n'a pas besoin de plus de Levothyrox. Au contraire, parce que comme je vous l'ai dit, plus tu augmentes le niveau de T4 circulante, au bout d'un moment il sature et il va transformer beaucoup plus en RT3.

Donc en fait c'est le serpent qui se mord la queue. Ok, bon, on a déjà bien avancé dans cette vidéo. Vous comprenez aussi pourquoi j'ai fait cette série de vidéos sur la thyroïde comme une série, c'est-à-dire en trois parties, parce que si on avait fait une seule partie ça aurait été lourd et indigeste.

Le but c'est vraiment de vous apporter des éléments factuels, physiologiques sur lesquels vous allez pouvoir vous fonder. Cette première vidéo elle est à un côté un petit peu scolaire, elle n'est pas très régénère, mais parce qu'elle est là pour préparer la suite. C'est-à-dire que si on veut critiquer et proposer autre chose, mais il faut comprendre pourquoi on le fait.

Donc voilà, là, à ce stade-là de la vidéo, on va étudier la conversion de la T4 en T3. On l'a vu, déjà, on en a parlé, on a vu que c'était un petit peu la problématique majeure. Vous savez, il y a les hypothyroïdies glandulaires primaires qui étaient avant, c'est-à-dire que c'était les glandes thyroïdes qui lâchaient.

Et puis, moi je vous dis, finalement, l'essentiel de la problématique actuellement, c'est plutôt une problématique au niveau de la conversion de la T4 en T3, c'est une hypothyroïdie fonctionnelle.

Ça fait des années que je dis ça, mais jamais je n'étais rentré dans le détail. Donc, T4, T3, T4 pourquoi ? Parce que c'est une hormone thyroïdienne qui contient 4 iodes, alors que T3, il y en a 3.

Donc, entre les deux, on a perdu une iode, et c'est l'oral d'enzyme qu'on appelle les déiodinases qui sont là pour déioder, donc enlever un iode à la T4 pour faire de la T3.

La T4, c'est 80 % de la production de la thyroïde, la thyroïde produit principalement de la T4. La T4 est inactive, elle ne peut pas se lier au niveau moléculaire pour activer les récepteurs aux hormones thyroïdiennes, par contre elle a un gros avantage, c'est qu'elle a une durée de vie, une demi-vie je crois de plusieurs semaines, donc elle a une durée de vie très longue.

Contrairement à la T3 qui est la version active, mais la T3 a une durée de vie très courte, de 24 à 48 heures. Et puis elle est très sensible aux enzymes qu'on va retrouver dans le plasma sanguin, choses comme ça.

Donc la T3 est vraiment relativement instable. C'est pour ça que le corps stocke en T4 et va convertir cette T4 en T3. Donc l'essentiel de la T3 qui est utilisée par les tissus provient de la conversion de la T4 en T3.

Donc vous comprenez bien, je l'aurai bien martelé, que vous pouvez avoir une glande thyroïde qui fonctionne parfaitement bien, qui produit parfaitement bien la quantité de T4 nécessaire, si la conversion de T4 en T3, qui n'a rien à voir avec la thyroïde, qui va se passer, vous devez voir le foie, les intestins, le cortisol, on a déjà parlé de tous ces facteurs, et bien vous allez avoir une hypothyroïdie qui apparaît,

ce qu'on appelle une hypothyroïdie fonctionnelle, et qui n'a rien à voir avec une hypothyroïdie primaire glandulaire qui était un défaut de fonctionnement de la glande thyroïde, qui ne produisait pas assez de T4.

Et petit rappel, il y a 5-10 minutes, vous avez bien compris que le dosage de la TSH avait du sens quand c'était la thyroïde qui ne produisait pas assez de T4, elle n'a pas de sens ce dosage de la TSH si c'est la T4 qui n'est pas transformée de manière adéquate en T3.

Et pourtant, on continue à doser la TSH et on continue à l'utiliser comme le standard, le gold standard un petit peu de l'évaluation du fonctionnement thyroïdien. Donc ces déiodinases, ces enzymes, qui vont transformer la T4 en T3.

On en a 3 types. On a la D1, c'est celle qu'on trouve dans le foie, dans les reins, dans les intestins. Elle convertit la T4 en T3 et en T2 d'ailleurs.

Elle va produire de la T3 qui va être disponible, qui va partir dans le plasma sanguin et qui va être disponible pour tous les tissus et tous les organes. Ensuite on a la D2, on la trouve principalement au niveau du système nerveux central et de la pituitaire, on en a parlé tout à l'heure.

Et la D2 va transformer la T4 en T3 mais pour une utilisation locale. Ça veut dire que tu peux avoir un organe qui produit suffisamment de D2, il va produire sa propre T3, mais ce n'est pas pour en faire profiter les autres. Et c'est comme ça que je vous ai expliqué que finalement la pituitaire va recevoir suffisamment de T3, donc son statut thyroïdien va être bon, et donc au niveau de la TSH, il n'y aura pas de souci.

Et ensuite, il y a la D3. La D3 est produite par le placenta, par le cerveau fétal en particulier, et par la peau chez les adultes aussi, je crois. Elle est inactive, totalement inactive, et elle convertit la T4 en RT3.

La RT3 est non seulement inactive, mais en plus, elle va prendre la place de la T3, et c'est une façon de moduler cette D3, de moduler la transformation de T4 en T3 quand il y a énormément de T4 qui est produite ou par exemple on va le voir quand on a un apport exogène, donc un apport extérieur d'hormones T4.

Quand vous prenez du Lévothyrox en très grande quantité, le corps s'il convertissait tous ces T4 en T3, ça ferait une cascade d'hormones thyroïdiennes, il n'arriverait pas à réguler. Donc, il y a ce phénomène de production de D3 pour produire de la RT3 qui est une hormone inactive. Alors, toutes les diodinases, toutes ces enzymes, elles ont une caractéristique, elles sont sélénodépendantes, c'est-à-dire qu'elles dépendent du sélénium.

Elles sont sur une base de sélénium, c'est le cofacteur principal de toutes ces enzymes. Alors, le sélénium, c'est un produit, on dit toujours, dans les noix du Brésil.

Je ne sais pas si vous avez déjà entendu ça, mais dans les noix du Brésil, si vous mangez une ou deux noix du Brésil par jour et vous avez votre apport en sélénium, on le trouve dans les poissons de mer, dans les œufs, dans les abats aussi, dans l'ail aussi je crois qu'on trouve du sélénium, enfin voilà, c'est un produit qu'on trouve à l'état de trace mais qui est relativement intéressant. Et on dit toujours que les sols européens sont plus pauvres que les sols d'autres pays comme les États-Unis par exemple en sélénium,

donc c'est là où il peut y avoir une petite déficience. Et là pareil, vous pouvez avoir une thyroïde qui fonctionne très bien, si vous avez une carence en sélénium par exemple, vous n'allez pas avoir assez de diéiodinase, et donc en fait votre T4 ne va pas être converti de manière adéquate en T3.

Vous allez avoir tous les signes cliniques d'une hypothyroïdie alors que votre thyroïde va très bien. Et si dans ce cas-là vous rajoutez de la T4, qu'est-ce qui va se passer ? Je vous le dis tout de suite et puis vous le verrez plus tard.

Étant donné que le problème ce n'est pas la production de T4, ce qui va se passer c'est simplement qu'il va y avoir trop de T4 circulante. Si vous prenez de la T4 exogène, il va y avoir trop de T4 circulante.

Cette T4 va être transformée en RT3, parce que le corps ne veut pas autant de T3, et donc on va venir saturer les sites, et là après ça va aggraver encore le phénomène d'hypothyroïdie fonctionnelle. Alors, je vous avais dit à peu près le foie, au niveau de la D1, le foie convertit à peu près 50 à 60 %, l'essentiel de la conversion se fait dans le foie. Donc, tout ce qui atteint le foie, tous les engorgements du foie, Toutes les dysfonctions du foie vont avoir

un impact majeur sur la conversion de la T4 en T3 et donc sur l'hypothyroïdie fonctionnelle, obligatoirement. Donc en fait, il y a énormément d'hypothyroïdies fonctionnelles qui ne sont que des problèmes hépatiques. Les intestins c'est 20 %, les reins une fraction, les muscles, le tissu adipeux, un petit peu du reste, d'accord ? Mais principalement foie et intestin.

Deux des sphères d'ailleurs qui, à notre époque, sont les plus chargées et les plus dégradées souvent. Donc, vous imaginez bien que si vous avez un foie et des intestins qui sont complètement en braque, vous allez avoir, et je le rappelle, je le remartèle, je l'aurai dit et redit dans cette vidéo, vous allez avoir tous les signaux de l'hypothyroïdie, alors que votre thyroïde va bien, qu'elle n'a pas besoin qu'on lui rajoute

des hormones, elle a simplement besoin qu'on facilite, qu'on rende à nouveau possible la conversion de la TK-33. C3. En plus, cette conversion, il y a pas mal de cofacteurs. Alors, je vous ai cité le sélénium, il y a le zinc aussi qui est un cofacteur important dans cette conversion, le fer, le cuivre, les vitamines B, B2, B3, B6, B12, la thyrosine, l'iode bien sûr, et la vitamine A et D pour la sensibilité tissulaire.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que si vous avez un de ces cofacteurs qui est en défaut, en déficience, eh bien, vous allez avoir une mauvaise conversion. Donc, toutes les apparences du nipot thyroïdie, parce qu'il n'y aura pas assez de T3 circulante, alors que le problème n'est pas thyroïdien.

Je le répète, parce que ma thèse de départ c'était de dire la plupart du temps votre thyroïde va très bien, à notre époque la plupart du temps la thyroïde va très bien, voilà, j'aurais insisté.

Alors, on parlait de la RT3, donc la RT3 je vous rappelle c'est un isomère de la T3, c'est-à-dire isomère c'est la même formule, Si vous regardez la formule chimique écrite, c'est la même chose.

Par contre, il y a une configuration spatiale qui n'est pas la même, et elle va venir se fixer au récepteur thyroïdien, par contre elle ne va pas l'activer. Donc non seulement elle ne l'active pas, mais en plus elle prend la place d'une T3 qui pourrait l'activer.

Donc c'est une espèce de double punition. C'est ce qu'on appelle l'antagoniste compétitif, c'est un antagoniste compétitif de la T3. Alors, qu'est-ce qui oriente vers la RT3, qu'est-ce qui fait que le corps va produire plus de D3 ?

le stress chronique et le cortisol élevé, ça c'est le facteur numéro 1, et ça se comprend, c'est même d'une logique implacable, c'est-à-dire que quand tu es en stress chronique, en hyperréaction par rapport à ton environnement, le fait de produire de la RT3 va faire que ça va te ralentir complètement, ça te ralentit complètement pour éviter de t'épuiser dans la réaction.

En fait, c'est le corps, il se module de lui-même. Vous imaginez à quel point c'est génial en fait ? C'est un système d'autorégulation, quand tu montes trop dans les tours, le corps te ramène en dessous.

Les restrictions caloriques sévères aussi, on dit le jeûne très prolongé, j'ai marqué, bon voilà, les restrictions caloriques très sévères, ça augmente la conversion vers T3. L'inflammation chronique, alors ça c'est facteur, donc quelqu'un qui est en inflammation chronique généralisée, il va avoir une augmentation de la transformation de la T4 en RT3, et donc hypothyroïdies fonctionnelles observables alors que la thyroïde va bien.

Saturation hépatique, quand le foie est vraiment sur-surtaturé on voit qu'il y a plus de RT3 que de T3 en particulier quand le foie est enflammé. Et puis les métaux lourds aussi, le mercure en particulier, parce qu'il y a un mécanisme un petit peu compliqué, il vient inhiber ce qu'on appelle la sélénocystéine, et les métaux lourds vont induire ce shift de la conversion de la T4 vers RT3 plutôt que T3.

Alors qu'est-ce que c'est que l'hypothyroïdie fonctionnelle ? L'hypothyroïdie fonctionnelle c'est exactement ça, c'est un tableau clinique d'hypothyroïdie, c'est-à-dire la personne est épuisée, frileuse, dépressive, les ongles, les cheveux, ce qu'on appelle les fanères, ce délit, son faim, son cassant, la peau au bout des doigts, au bout des pieds, elle est crevassée, elle est de mauvaise qualité, la peau éterne, voilà, personne a un mindset plutôt down,

et pourtant la TSH est normale et la T4 libre est normale. Et là on leur dit, c'est là où je vous le dis, là on leur dit, écoutez, c'est dans votre tête, allez voir un psy, c'est vous qui avez un problème, non, non, ce n'est pas psychologique, c'est physiologique, et c'est un défaut de conversion de la T4 en T3.

Alors à ce moment-là, si on dose, et là ça vaut le coup, si on dose la T3 libre et la RT3, on va se rendre compte que la T3 libre est basse et la RT3 est élevée.

Donc non seulement il y a une mauvaise conversion en T3, et en plus il y a une bonne conversion en RT3. Donc non seulement il y a peu de T3, mais en plus les sites sont déjà occupés par de la RT3.

Donc le ratio T3 sur RT3 est abaissé. Donc, le diagnostic est totalement impossible à poser avec la TSH seule. Et c'est cliniquement, ça ressemble vraiment à une hypothyroïdie primaire. Ça ressemble en tout point à une hypothyroïdie primaire.

C'est les mêmes symptômes, c'est les mêmes caractéristiques. Et donc la prise en charge, on va en parler, ça sera l'objet de la troisième vidéo, ça va être une restauration du terrain pour faire que le foie convertisse bien, que les intestins convertissent bien, que tout le système se remette en place.

et ce n'est pas une substitution, parce que c'est toujours pareil, et puis substitution ça pose plein de problèmes, parce que je vous ai expliqué, alors premièrement, substitution, on y reviendra dans la vidéo numéro 2, mais je vous donne comme ça, qu'est-ce qui va se passer d'un point de vue physiologique ?

C'est-à-dire que si ton hypothyroïde est fonctionnel, que tu produis suffisamment de T4, tu vas prendre du lévothyroïde, donc tu vas augmenter la quantité de T4 circulante, donc premier effet, le corps va produire beaucoup plus de RT3, donc les sites vont être saturés, il ne va pas produire obligatoirement plus de T3, il va produire plus de RT3, et surtout au bout d'un moment, la thyroïde s'arrête de produire de la T4.

Vu qu'il y a énormément de T4 circulante, elle se dit, moi je n'ai plus besoin de bosser, elle ne comprend pas trop, je ne sais pas d'où elle vient, mais voilà, elle n'a plus besoin de bosser.

Et là, tu vas pouvoir à la fin te retrouver avec une hypothyroïdie franche. C'est comme ça qu'on passe d'une hypothyroïdie fonctionnelle à une hypothyroïdie primaire, parce que la thyroïde s'arrête de fonctionner, ou s'arrête de produire en suffisance.

Alors, elle peut redémarrer, c'est certain, mais il va lui falloir un peu de temps. Alors bon, j'avais listé un petit peu les facteurs, les éléments qu'on joue quand on a une hypothyroïdie, les types de propositions thérapeutiques qu'on peut vous faire.

Il y a la T4, l'évothyroxine, c'est le standard français, donc je vous ai expliqué en quoi ça pouvait être catastrophique et même te faire passer d'une hypothyroïdie fonctionnelle il y a une hypothyroïdie primaire en épuisant ta glande thyroïde et en la faisant arrêter de fonctionner.

Après, il y en a, c'est de l'apport de T3, c'est le plus intéressant, ça répond immédiatement à la solution, ça ne va pas faire que tu vas augmenter ta conversion, donc tu vas être dépendant de cette T3 à vie, donc ce n'est pas l'approche régénère, mais c'est déjà un peu plus intelligent.

Tu évites ce phénomène de production de RT3 et ainsi de suite, et de ralentissement de la glande thyroïde, donc déjà c'est un peu plus fin comme approche. Et puis, un truc qui était très utilisé jusqu'à il n'y a pas si longtemps, c'est ce qu'on appelle les extraits glandulaires.

Je me souviens, Robert Morse, un de mes formateurs, les utilisait beaucoup dans les années 2010, les extraits glandulaires. Les extraits glandulaires, qu'est-ce que c'est ?

C'est de la glande, de la thyroïde, souvent de porc, généralement. Et c'est un extrait, c'est un morceau de thyroïde de porc, d'une certaine manière, séché, que tu vas prendre dans des petites gélules. Et donc là, l'intérêt, c'est que tu trouves de la T4, de la T3, tu trouves de la calcitonine, voilà, c'est des tissus thyroïdiens avec les hormones à l'intérieur.

Souvent, les gens disent qu'avec des extraits glandulaires, ça passe mieux, ça passe mieux qu'avec de la T4, avec du Lévothyrox ou même qu'avec de la T3. Bon, ça reste symptomatique, ce n'est pas une approche de terrain et ce n'est pas ce qu'on va promouvoir ici, mais j'avais besoin de le mentionner.

Alors, dernier facteur dont il nous manque de parler dans cette première vidéo, pour qu'on mette un petit peu le tableau en place, on va parler de l'iode. Eh oui, parce que l'iode, combien de fois j'ai entendu dire que pour sauver une thyroïde, il fallait simplement prendre de l'iode.

On va voir que c'est un peu plus complexe que ça. Alors l'iode, dernier passage, dernier chapitre de cette première vidéo, et on aura mis un petit peu le tableau en place. L'iode est un cofacteur, un cofacteur essentiel, je vous ai dit, ça se passe dans la cellule, dans le follicule thyroïdien.

L'iode vient se conjuguer à l'hormone qui est en train d'être créée et la T4 emporte 4 groupements iodés. Donc c'est un cofacteur, un cofacteur très très important, la T4 porte 4 atomes d'iode, la T3 emporte 3.

Alors, il y a eu une époque effectivement où il y a eu des carences et des goitres qui étaient liés à des carences en iodes. À notre époque, en tout cas dans les pays occidentaux, c'est quasiment impossible, de toute façon il y a des supplémentations en iode un peu partout, le sel est iodé de toute manière, donc la carence en iode, en tout cas la carence en iode au sens normatif, parce qu'on va en parler des normes, des quantités, elle n'existe quasiment pas.

Alors, c'est un cofacteur, c'est un cofacteur de la production, mais vous avez vu que des cofacteurs il y en a plein, il y a le sélénium, il y a le zinc, il y a le fer, il y a la vitamine B, il y a la vitamine A, il y a la vitamine D, qui sont des cofacteurs de la production hormonale thyroïdienne. l'iode en est un parmi d'autres. Et pourtant, enfin voilà, on entend dans les milieux

alternatifs des recommandations, il y a un produit qui s'appelle le Yougol en particulier, dans lequel on se dit qu'il faudrait supplémenter énormément en iode. D'un point de vue thyroïdien, ça ne m'a jamais paru faire sens, déjà parce qu'apporter un élément comme ça séparé, séparé de toute matrice vivante, pour moi c'est un médicament, voilà, donc ça doit être manié comme tel, et les doses qu'on va apporter sont extrêmement importantes. Alors, il faut savoir quand même que quand

l'iode vient se lier aux hormones thyroïdiennes en formation à l'intérieur du follicule thyroïdien, il y a un élément transitoire qui est produit, c'est de l'eau oxygénée. On produit de l'eau oxygénée de manière à permettre cette fixation de l'iode sur l'hormone thyroïdienne en cours de formation.

Et cette eau oxygénée est très oxydative, ce qui fait que si tu as un apport massif d'iodes, l'un des premiers risques c'est d'avoir cette production accrue d'eau oxygénée à l'intérieur du follicule thyroïdien et avec les effets oxydatifs qui peuvent venir détruire les tissus littéralement.

Ça c'est un des premiers facteurs. On va voir qu'il y a un autre effet, j'ai perdu son nom, que l'on appelle l'effet Wolf-Shaykov. L'effet Walsh-Cheikhoff, il a été décrit par deux scientifiques qui s'appellent Walsh et Cheikhoff dans les années 48, et qui montrent que quand il y a une charge IOD massive qui arrive au niveau de la thyroïde, le risque, qu'est-ce que c'est ?

C'est qu'il y a une production massive d'hormones thyroïdiennes et une forme d'emballement. Vous savez bien, les hormones thyroïdiennes c'est le réglage de la combustion de l'organisme, et le corps se protège contre ça.

Un peu comme au niveau du cerveau du fœtus, il y a cette production de D3 qui le protège Donc, si la mère est un peu en hyperthyroïdie, si la mère est un peu high, le petit lui se protège, il se protège.

Là, c'est exactement la même chose, l'effet Wolf-Schuykoff, il nous dit que finalement quand il y a un apport massif d'iodes, il va y avoir un blocage de la production d'hormones thyroïdiennes au sein des follicules thyroïdiens le temps que la concentration en iodes diminue.

Et donc, ça a un effet exactement inverse à ce qu'on aurait voulu pouvoir générer. Alors, les besoins IOD, je vous donne les normes déjà, L'OMS, elle dit pour les adultes 150 mg par jour, en grossesse on parle de 220 à 250 et pendant l'allaitement jusqu'à 300 mg par jour.

Et puis, moi, j'ai déjà entendu parler de plusieurs mg par jour dans les courants alternatifs, on va dire, de la santé alternative. On a une référence au Japon, parce qu'en fait, on s'est rendu compte qu'au Japon, ils n'avaient pas de problème thyroïdien, donc on a dit, ils consomment beaucoup d'iode parce qu'ils consomment beaucoup d'algues, c'est une bonne source d'iode.

Donc, un apport massif en iode permet de régler les problèmes thyroïdiens. Le problème, ce n'est pas vrai, je suis désolé, ce n'est pas vrai. L'iode est un cofacteur, un cofacteur important.

Si l'iode est en défaut, il faut apporter de l'iode, mais s'il n'est pas en défaut, un excès d'iode, je vous ai montré, ça peut avoir des conséquences en termes de réduction de la production hormonale et en termes de destruction même des tissus.

Donc, la référence japonaise, c'est en moyenne 1 à 3 mg de diode. Alors, est-ce qu'un apport massif diode peut avoir des vertus pour la santé thyroïdienne ? La réponse est très simple, oui, s'il y a une carence en diode, si c'est le facteur limitant.

Si le facteur limitant c'est ça, oui. Si le facteur limitant c'est le sélénium pour la production des déiodénase, c'est le sélénium. Si le facteur limitant c'est le fer, c'est le fer.

Si le facteur limitant c'est la congestion hépatique, il faut jouer sur le foie. En fait, c'est toujours pareil, ça peut être intéressant si c'est ça le facteur. mais si ce n'est pas le facteur, ça peut ne servir à rien, voire être toxique.

Alors j'avais fait une petite liste des apports en iodes, les algues, les algues marines sont très connues, le kombu est très riche, on a plusieurs milligrammes de diodes pour 100 grammes de kombu, c'est très facile de consommer suffisamment de diodes avec ça, la nori, la wakame, les poissons de mer, on a quelques centaines de microgrammes par portion de poisson, les oeufs selon l'alimentation des poules bien sûr, si tu as des poules de plein

air ainsi de suite dans les oeufs, dans les produits laitiers selon les élevages, et puis tu as les sels iodés dans lesquels tu vas avoir un apport au diode, tous les sels de mer d'une certaine manière, alors pas les sels de terre, pas le sel rose de l'Himalaya par exemple, ça, ça ne va pas marcher.

Alors, chose intéressante, on parle toujours de la thyroïde au niveau de la concentration en iodes, et vous savez qu'il y a d'autres concentrateurs qui ne sont pas thyroïdiens dans l'organisme qui consomment aussi énormément de diodes.

les glandes mammaires, les glandes salivaires, les glandes lacrymales, la muqueuse gastrique, c'est principalement ça, mais tout cela, ils vont concentrer aussi de l'iode.

Alors, je vous ai parlé de l'effet Wolf-Schykoff, et ce qu'il faut vraiment retenir de tout ça, c'est que finalement, historiquement, il y a eu des goâtes randémiques, donc historiquement ça existait, mais c'était lié à des populations qui vraiment n'avaient strictement aucun contact avec la mer, avec les produits marins, sur des générations, et qui finalement commençaient vraiment à avoir des statuts en iodes qui étaient extrêmement faibles. La consommation japonaise de diodes est très variable

selon les générations. D'ailleurs, on voit actuellement par exemple que les jeunes générations consomment moins d'algues, beaucoup moins d'algues que leurs aînés, et pour autant on n'a pas eu une explosion d'hypothyroïdie.

Il y a une concentration extrathyroïdienne de iodes, donc en fait l'iode n'est pas simplement utile pour la glande thyroïde. Donc, la position juste avec cet iode, parce qu'il fallait que j'en parle, mais on ne va pas y passer des plombes non plus, la position juste c'est que le mythe du facteur clé, c'est un truc qui en naturopathie ne passe pas, le facteur clé ça ne marche pas.

Le truc isolé qui va te changer la vie, ça n'existe pas, je vous le dis, parce que l'iode est un cofacteur, d'ailleurs si vous apportez beaucoup d'iode à l'organisme et qu'à côté de ça il n'y a pas assez de sélénium, vous allez faire produire énormément de T4 par votre thyroïde, à la limite vous allez la stimuler à produire de la T4 jusqu'à ce qu'elle se régule grâce à l'effet Wolde-Charkov là, mais derrière, elle ne va pas être convertie en T3,

donc au final, ça n'aura servi à rien. Donc, supplémentation en haute dose, sans avoir de bilan complet qui vous permet de savoir qu'il y a vraiment un problème, moi, je m'abstiendrai, c'est une brique de construction, ce n'est pas l'édifice en entier.

Alors, on termine cette vidéo juste avec, on se prépare pour la prochaine, On a fait un tableau d'ensemble, on se prépare pour la prochaine. L'hypothyroïdie, l'hyperthyroïdie, maintenant je pense que vous avez vraiment compris quels sont les tableaux cliniques pour ces deux situations.

Excusez-moi. L'hypothyroïdie, c'est production thyroïdienne réduite, alors ça dépend, la primaire glandulaire c'est production thyroïdienne réduite, l'hypothyroïdie fonctionnelle c'est production thyroïdienne normale mais conversion réduite, d'accord ? Dans les deux cas, ça donne exactement les mêmes symptômes, c'est ça qui est difficile.

Dans les deux cas, ça donne exactement les mêmes symptômes, c'est ralentissement global de l'organisme avec température qui baisse, énergie qui baisse, morale qui baisse, libido qui baisse, dépression, frilosité, circulation qui baisse, donc en fait tout ce qui est les extrémités est mal vascularisé, il y a une perfusion sanguine qui diminue, donc ça diminue au bout des doigts, ça diminue au bout des pieds, donc on va avoir plein de pathologies au

bout des doigts, des crevasses, ça va saigner, la peau va être sèche. Et puis, là aussi, perfusion au niveau du cerveau, parce que quand la tension baisse, quand la pression baisse, globalement le cerveau est moins bien irrigué, donc ça peut donner des problèmes d'audition, de vision, de mémoire, enfin voilà, c'est le tableau classique de l'hypothyroïdie. L'hyperthyroïdie, c'est l'inverse, c'est sa carbure à fond.

Donc c'est hyper-excitabilité du système nerveux central, perte de poids, ça brûle, ça brûle, ça brûle, Les personnes, elles ont beau manger, elles ne prennent pas un grave, elles sont toujours très chaudes, elles supportent très mal la chaleur.

Nervosité, anxiété, insomnie, excitation, il y a de l'énergie, il y a de l'énergie, il y a de l'énergie. Et puis, il peut y avoir apparition de nodules, mais ça, on va le voir dans la prochaine vidéo.

La thèse centrale que je vais vous développer, c'est que globalement, il ne peut pas, sauf rares exceptions qu'on verra, il ne peut pas y avoir d'hypothyroïdie. s'il n'y a pas eu une hyperthyroïdie préalable.

C'est-à-dire qu'en fait, on n'en arrive pas qu'elle soit fonctionnelle ou qu'elle soit primaire. On ne peut pas arriver à une situation de blocage de la conversion ou une situation d'épuisement de la glande thyroïde s'il n'y a pas eu une phase d'hyper-excitabilité, de stress juste avant.

Ça passe en hyper et puis après ça se casse la gueule en hypo. C'est le fonctionnement surrénalien, c'est le fonctionnement thyroïdien. Surénal, ça fonctionne exactement pareil. Quand tu es soumis à une contrainte extérieure et que tu réagis avec du stress, au début, le corps pompe du cortisol comme un fou.

Il produit, produit, produit du cortisol, donc ça passe par une hyperactivité de la glande. Et puis après, ça passe par une hypoactivité. Ça, c'est une thèse sur laquelle je ne suis jamais revenu et j'en suis toujours persuadé.

Je le constate chaque fois, ça passe toujours par une phase d'hyperactivité. Alors, pour certaines personnes, elle est relativement courte parce qu'elles ont peu de ressources, mais voilà, elle a toujours lieu.

Et c'est très important parce que si l'hypo suit toujours l'hyper, l'hypo... comment l'expliquer ? L'hyperactivité, en lien souvent avec une situation de contrainte et réaction de stress de l'organisme, l'hyperactivité, la réaction de stress de l'organisme, c'est une réaction qui normalement devrait être ponctuelle, qui mobilise énormément de ressources dans l'organisme et qui produit énormément de déchets.

Si vous êtes passé par une phase d'hyper, il y aura eu énormément de métabolisme, le métabolisme aura fonctionné à plein les ballons, et donc il y aura eu énormément de déchets qui auront été produits dans l'organisme.

Quand ensuite vous allez tomber en hypo, non seulement votre corps est épuisé, il a perdu sa capacité à traiter les déchets, mais en plus, il doit traiter tous les déchets qui ont été produits par la phase hyper.

Donc vous comprenez à quel point on se retrouve dans une situation qui est souvent très compliquée pour s'en sortir, parce qu'on doit gérer l'ancien. C'est-à-dire que s'il y a eu hyper, s'il y a hypo, c'est qu'il y a eu hyper, et s'il y a eu hyper, ça veut dire qu'il y a eu hypercatabolisme.

Vous connaissez ce terme de catabolisme que j'utilise souvent dans les vidéos ? Catabolisme, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'on prend les ressources du corps, on les utilise, sauf que le métabolisme produit des déchets, c'est ce qu'on appelle des métabolites.

Et les métabolites, ces déchets-là, le corps a besoin de les excréter. Alors, bien sûr qu'il a un système éliminatif qui doit le faire, sauf que si l'apport est très important, massif d'un seul coup, il sature. Et une fois qu'il est saturé et qu'en plus tu passes en hypo, non seulement il est saturé, mais en plus tu n'as plus la capacité de traiter, et c'est ce qu'on va voir dans la prochaine vidéo. J'avais fait un petit...

L'hypothyroïdie n'est jamais un point de départ, c'est le point d'arrivée. La phase d'hyperthyroïdia en amont, parfois discrète, parfois quasiment sans signe clinique, souvent elle n'est pas recherchée parce qu'elle n'est pas identifiée.

Puis on est dans un monde dans lequel l'hyperactivité est super valorisée. Je veux dire, tu es à fond, tu es à 200 %, ça plaît à tout le monde.

Tu mènes une vie de parent, d'entrepreneur, de youtubeur, de sportif, le mec ou la femme parfaite, le monde valorise ce genre de choses. Sauf que toi tu es en train de t'épuiser et tu es en hyper.

et après le crash sera d'autant plus violent. Mais qu'est-ce qui se passe ? Parce que pendant qu'il y a cette phase d'hyper, le terrain se dégrade, le foie commence à saturer, les surrénales s'épuisent, les métabolites cellulaires commencent à s'épuiser et à s'accumuler, les déchets commencent à s'accumuler, la thyroïde est sollicitée encore et encore pour essayer de compenser, et cette hyperproduction d'hormones thyroïdiennes prolongée sur des années conduit à une production hormonale qui

s'effondre à un niveau de certains seuils et on bascule vers l'hypothyroïdie. Et savoir repérer cette hyperthyroïdie primaire, c'est vraiment très intéressant parce que c'est un moment où le corps a encore des ressources, c'est-à-dire qu'on peut agir.

Quand on a basculé en hypothyroïdie, qu'elle soit fonctionnelle ou qu'elle soit primaire, c'est plus compliqué parce que tout le corps est ralenti, et plus le corps est ralenti, plus les leviers d'action vont jouer, mais sur des temps relativement longs.

Donc cette phase d'hyperthyroïdie est très intéressante, et généralement la prise en charge de l'hyperthyroïdie est complètement à côté de la plaque. Donc on utilise de l'iode radioactif, voire des ablations de thyroïde chez certains, alors là pour le coup ablation de la thyroïde ça te fait tomber en hypothyroïdie constitutive, là pour le coup ce n'est pas fonctionnel, c'est constitutif, tu es en hypothyroïdie parce que tu n'as plus de thyroïde, alors qu'un travail ciblé sur le terrain qui permet au corps de se reposer,

à la thyroïde de se reposer, un travail sur le mode de vie pourrait préserver la thyroïde et pourrait lui permettre de reprendre un fonctionnement normal. Tout ça, c'est, d'une certaine manière, un basculement sur la partie 2.

La partie 2, on va parler de l'hyperthyroïde, de l'hypothyroïde, de la bascule entre les deux. On va parler des nodules aussi thyroïdiens, on va parler des maladies auto-immunes de la thyroïde. Et puis, on va prendre un exemple, par exemple, c'est l'exemple coréen qui est très parlant.

Vous allez voir un petit peu qu'est-ce qui se passe quand on sur-diagnostique à l'échelle de toute une population des thyroïdes. Et puis automatiquement on va parler d'ablation, ablation thyroïdienne, ablation d'un organe vital. Qu'est-ce que ça a comme conséquence ? Comment vivre avec une ablation de la thyroïde ?

Comment survivre avec une ablation de la thyroïde ? Et comment faire en sorte que cette ablation peut-être n'arrive pas parce qu'on aura mis en place avant des mécanismes et des réflexes et des gènes de vie qui va permettre de le préserver.

Tout ça, c'est le programme de la partie 2. J'avais écrit un petit résumé de cette partie 1, donc je vais vous le livrer, Et de toute façon, je vous rappelle, c'est sur le document papier qui vous attend.

« Synthèse de la partie 1. La thyroïde produit majoritairement de la T4 qui est une forme de réservoir et minoritairement de la T3 qui est la forme active. L'essentiel de la T3 active provient de la conversion périphérique de la T4 par les déiodinases, principalement dans le foie.

La conversion peut être détournée vers la RT3 qui est biologiquement inactive et bloquante, sous l'effet du stress chronique, de l'inflammation, de la saturation hépatique et des métaux lourds. Les hormones thyroïdiennes agissent dans la quasi-totalité des tissus, ça c'est très important, ce qui explique la diversité des symptômes en cas de dérèglement.

La TSH ne mesure que le statut hypophysaire, elle reste aveugle à la RT3 et au statut tissulaire. La température basale matinale, ce qu'on appelle le test de Barnes, constitue un indicateur clinique accessible et acceptable.

Il peut précéder de plusieurs années les modifications biologiques détectables. Donc ça c'est vraiment intéressant parce qu'avec ce test de la température, vous allez pouvoir vous dire « Ah ben là, moi je ne comprends pas parce que là la température m'indique que je serai plutôt en hypo ou alors en hyper par exemple, alors moi je me sens normal.

» Voilà, dites-vous qu'il y a quelque chose qui est en cours et ça vaut le coup de réagir maintenant avant que les symptômes n'apparaissent. L'iode est un cofacteur, une brique de construction parmi d'autres, jamais un remède miracle qui résoudrait à lui seul un dérèglement thyroïdien.

L'hypothyroïdie est toujours et presque toujours un point d'arrivée, précédé d'une phase d'hyperthyroïdie, Et la thyroïde n'agit jamais seule, sa fonction réelle dépend du foie, de l'intestin, des reins et des surrénales.

Et moi, je rajouterai que l'essentiel des hypothyroïdies que l'on voit maintenant, à notre époque, sont des hypothyroïdies fonctionnelles et non pas des hypothyroïdies constitutives primaires, et que la réponse qui est apportée par le système médical classique est, la plupart du temps, complètement à côté de la plaque, et on va le démontrer dans la vidéo numéro 2. J'espère que cette vidéo vous aura été utile, elle a été dense, elle a été précise.

Je sais que vous êtes nombreux à apprécier ce contenu. Prenez le temps, réécoutez-le, prenez le cahier, le cahier il est encore plus fouillé. Mais voilà, c'est parce que j'ai beaucoup de respect pour vous, pour nous, et que je fais appel à notre intelligence et notre capacité à comprendre.

Voilà, on est capable de comprendre tout ça, et c'est important parce que quand je vois combien de personnes se font enlever cet organe vital qui est la thyroïde sans même réfléchir aux conséquences que ça pourrait avoir, ça montre bien que le système prospère sur notre ignorance, sur notre démission et sur notre délégation.

Et ça, l'esprit libertaire de Régénère ne l'accepte pas. Donc ces vidéos sont là pour vous permettre de vous affranchir de tout ça, de comprendre et de faire des choix. Elles ne sont pas là contre qui que ce soit ou quoi que ce soit, elles sont là pour la vie, pour votre vie, pour votre qualité de vie, et j'espère que ces vidéos y contribuent largement.

Je vous dis à très bientôt et puis je suis ravi de vous retrouver très bientôt pour les prochaines vidéos sur la thyroïde.

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