Gluten, des intestins au cerveau, arme de destruction massive
Cette vidéo fait partie d’une série consacrée aux enfants et aborde le gluten sous un angle plus large que la seule maladie coeliaque. Thierry part d’un constat issu de la recherche : 80 % des personnes présentant des anticorps anti-gluten dans le sang n’ont pas de diagnostic coeliaque, ce qui signifie que les douleurs intestinales ne représentent qu’une fraction des effets réels du gluten sur l’organisme.
Le mécanisme central expliqué ici est celui de l’hyper-perméabilité intestinale : faute d’enzymes capables de découper complètement les longues chaînes protéiques du gluten, des peptides non dégradés passent dans la circulation sanguine. Le système immunitaire les identifie comme étrangers et produit des anticorps, mais ces anticorps peuvent aussi attaquer des cellules de l’organisme qui partagent une séquence d’acides aminés similaire, c’est le principe de la similitude moléculaire à l’origine des maladies auto-immunes.
Thierry détaille pourquoi la plupart des tests d’intolérance au gluten sont insuffisants : ils ne ciblent que l’alpha-gliadine, alors qu’on recense environ 60 peptides différents issus de la digestion partielle du gluten. Dans plus de 50 % des cas, la réaction immunitaire concerne l’un des 59 autres peptides, ce qui explique les faux négatifs fréquents. Il aborde aussi le lien entre ces réactions et des symptômes comme la dépression, la fatigue chronique, les migraines ou l’anxiété.
La vidéo consacre une partie importante au lien entre gluten et hyperactivité chez l’enfant, en s’appuyant sur une étude finlandaise de 30 ans portant sur 5 000 familles. Une inflammation cérébrale liée aux anticorps anti-gluten réduirait l’apport en oxygène au cerveau, provoquant une surexcitation du système nerveux. Thierry interroge aussi la pertinence de traiter cette hyperactivité avec des amphétamines comme la Ritaline, plutôt que d’en chercher la cause alimentaire.
📑 Au programme de la vidéo
-
🎬
0:00Introduction : gluten, enfants et maladies auto-immunesThierry présente le cadre de la vidéo, centrée sur le gluten mais applicable à d’autres protéines alimentaires générant les mêmes mécanismes immunitaires.
-
🧠
2:14Maladie coeliaque et anticorps : ce que les tests ratentExplication des différents types d’anticorps et pourquoi les tests cutanés classiques ne détectent pas les réactions internes liées au gluten.
-
📊
4:2680 % de cas non coeliaques mais bien réactifsDes données chiffrées montrent que dépression, fatigue, migraines et anxiété sont bien plus fréquents que les troubles intestinaux chez les personnes sensibles au gluten.
-
🔑
6:47Comment le gluten n’est pas digéré correctementThierry explique pourquoi l’organisme humain manque des enzymes nécessaires pour décomposer les longues chaînes protéiques du blé, de l’orge et du seigle.
-
⚡
8:48Hyper-perméabilité intestinale et similitude moléculaireLes peptides non dégradés passent dans le sang et déclenchent des anticorps qui peuvent confondre certaines cellules de l’organisme avec du gluten.
-
💡
10:59Les 60 peptides du gluten et les limites des testsLes tests actuels ne ciblent que l’alpha-gliadine, alors que plus de 50 % des réactions concernent les 59 autres peptides issus de la digestion partielle.
-
🧠
17:34Gluten, cerveau et hyperactivité chez l’enfantUne étude finlandaise sur 30 ans montre qu’une inflammation cérébrale liée au gluten peut provoquer une surexcitation du système nerveux, confondue avec de l’hyperactivité.
-
💊
19:34La Ritaline : traiter le symptôme sans chercher la causeThierry questionne le recours aux amphétamines pour calmer l’hyperactivité, alors que la piste alimentaire reste largement ignorée par le système médical.
-
🌱
21:59Responsabilité parentale et potentiel réel de l’enfantThierry interpelle les parents sur les entraves alimentaires à l’apprentissage et sur ce que pourrait être le potentiel d’un enfant sans exposition chronique au gluten.
-
❤️
24:10Gluten et éducation alimentaire : ne pas se tromper de cibleThierry plaide pour transmettre aux enfants des repères clairs sur les vrais risques alimentaires, en les mettant en perspective avec d’autres substances considérées comme dangereuses.
📎 Ressources mentionnées
-
🛒
Boutique du magazine Régénère (anciens numéros)
-
🛒
10 % de réduction sur la boutique WARMCOOK (Kuvings) avec le code REGENERE10
-
🛒
10 % de réduction sur une sélection de produits VIDYA avec le code REGENERE10
-
🛒
10 % de réduction sur les extracteurs SANA (L’Échou Brave) avec le code REGENERE10
-
🛒
30 jours gratuits sur l’application de méditation ENVOL avec le code REGENERE
📚 Tous les liens utiles RGNR
Codes promo, boutiques partenaires, réseaux sociaux, ressources : retrouvez tous les liens importants sur liens.rgnr.tv.
Transcription de la vidéo
Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.
Lire la transcription
Bonjour ! Dans cette série de vidéos sur les enfants, je ne pouvais pas ne pas faire de sujet sur le gluten. Vous allez voir, on va parler du gluten, on va parler beaucoup d'allergies alimentaires, on va parler de maladies celiaques, on va parler bien sûr d'hyperactivité, on va parler aussi de genèse de la maladie auto-immune, et donc ça va être un sujet assez transversal.
On va focaliser ça sur le gluten, mais vous verrez que ce thème-là pourra être reproduit sur des tas d'autres produits alimentaires, et le même phénomène pourra se produire de la même des manières. Le gluten actuellement a beaucoup d'intérêts, on met beaucoup d'attention sur le gluten parce que le gluten est présent partout dans notre alimentation.
C'est pour ça qu'on cible particulièrement le gluten et les produits laitiers. Pourquoi ? Parce que ce sont les plus présents et qui génèrent ce genre de réaction. Mais la plupart des produits contenant des peptides sont sujets à créer ce genre de réaction dans les individus.
Alors, quand on parle de problèmes liés au gluten, la première des choses qui vient en tête, c'est maladie céliaque. Maladie céliaque correspondant à une atrophie des vilosités intestinales.
Les vilosités intestinales, ce sont ces espèces de petits poils qui parsèment l'intestin grêle pour améliorer la surface d'absorption. Et à ce moment-là, dans la maladie céliaque, ces petits poils sont atrophiés.
Leurs dimensions sont réduites, ils ne peuvent plus absorber de manière adéquate les nutriments. On se retrouve en dénutrition, en malabsorption. Le problème, c'est que la maladie céliaque correspond à une résorption complète de ses vélosités.
C'est-à-dire qu'il y a maladie céliaque, et on verra tout à l'heure comment c'est testé, il y a maladie céliaque si les vélosités sont complètement réduites à néance. C'est-à-dire qu'on est passé de l'état de tapis à poils longs à l'état de carpette complètement rase.
Mais ce phénomène de maladie céliaque n'est qu'un épiphénomène dans tous les syndromes liés à des désordres liés au gluten. Et on s'est rendu compte que la maladie Céliaque ne concernait maximum que 10 à 20 % des personnes qui sont allergiques au gluten, qui présentent un syndrome d'allergie au gluten.
Alors quand on parle d'allergie, il faut savoir que le système immunitaire utilise ce qu'on appelle des anticorps et des antigènes. Les anticorps et les antigènes vont venir marquer les produits anormaux qui rentrent dans le système et les anticorps vont venir les détruire.
Les antigènes sont des marqueurs, les anticorps sont les agents nettoyants, détruisants qui vont transformer les matières impures qui sont rentrées dans le corps. On peut considérer ça un petit peu comme l'armée, c'est l'armée de défense du corps.
Et dans l'armée, vous savez, il y a différents corps d'armée. Il y a l'armée de l'air, il y a l'armée de terre, il y a l'armée marine, il y a l'armée navale, il y a l'armée sous-marine.
Dans le corps, c'est pareil. On a à peu près cinq types d'antigènes, IgA, IgG, IgM, IgE et IgD. Ce qui se passe, c'est que quand on parle d'allergies, quand on parle d'allergies cutanées particulièrement, on parle d'un test de réaction aux IgE.
Or, tous les troubles liés à un défaut de traitement des molécules de gluten, tous les troubles liés au gluten, ces désordres liés au gluten, c'est une espèce de nébuleuse, on va voir ce qu'elle recouvre, ne sont pas des réponses de type IgE, mais plutôt IgA et IgG.
IgG, c'est l'antigène le plus présent dans le corps humain, qu'on va trouver dans le sang et dans la lymphe, qui est censé marquer les éléments étrangers qui sont passés à l'intérieur de la circulation.
Et IgA, ce sont des antigènes qui sont présents sur les muqueuses et dans la circulation aussi. Quand on teste pour des réactions d'allergies et qu'on teste au niveau de la peau, on ne teste qu'un seul bras armé, on ne teste que la réaction qui se passe au niveau des IgE.
C'est pour ça que les tests d'allergies, d'allergies cutanées, sont extrêmement limités pour rendre compte exactement de ce qui se passe à l'intérieur du corps. Quand on parle de troubles liés au gluten, il y a une étude qui a été faite...
Je crois que je l'ai là avec moi... Est-ce que je l'ai là ? Non, je ne l'ai pas là. C'est une étude italienne qui a été faite sur 38 centres de gastro-entérologie italiens. Ils ont étudié 5 000 patients dans ces centres de gastro-entérologie. Je mettrai la référence de l'étude juste en dessous.
Et sur ces 5 000 patients, ils se sont rendus compte qu'il y avait une grande proportion qui n'avait pas la maladie Célia. Pourtant, il y avait 20 % qui avaient la maladie céliaque et pourtant, il y en avait 80 % qui n'avaient pas la maladie céliaque et qui pourtant avaient des antigènes présents dans le sang qui témoignaient d'un phénomène de réaction immunitaire par rapport à des molécules non dégradées de gluten et ce qu'on va voir par la suite.
Et donc ils développaient des syndromes d'allergie au gluten mais d'allergie à l'intérieur du système. Et donc ils se sont dit, ces chercheurs, que se passe-t-il si la maladie céliaque n'est pas complètement avérée et que pourtant il y a une sensibilité au gluten, donc avec des antigènes et des anticorps qui sont générés.
Ils se sont rendus compte que 68 % des personnes développaient des syndromes de mal-être et de dépression, 64 % de la fatigue, 54 % des migraines, 39 % de l'anxiété, 31 % des douleurs articulaires et 29 % des éruptions cutanées. Ils se sont rendus compte surtout qu'il y avait 20 fois plus de désordres liés au gluten non-céliaque que de désordres céliaques.
C'est-à-dire que la maladie céliaque, les douleurs intestinales, ne sont qu'une portion congrue de l'effet désastreux du gluten sur l'organisme et sur la santé. Alors, que se passe-t-il ?
Quand on pense gluten, on pense à une longue chaîne de protéines. Cette chaîne de protéines est allée en s'allongeant avec les années. La sélection dans les blés modernes a conduit à un allongement de la chaîne de protéines du blé.
On dit qu'il y a à peu près 400 % d'incidence en plus en 60 ans des allergies au blé, pour la bonne et simple raison que la structure du blé s'est modifiée. La structure du blé s'est modifiée, tant bien même que nous-mêmes avons un corps, une structure digestive qui est devenue de plus en plus faible.
Donc on a un nombre d'agressions qui augmente avec un système qui a une moindre réponse à cela, et donc on en arrive à la situation dans laquelle nous sommes actuellement. Alors, quelles nourritures contiennent du gluten ? Le blé, l'orge, le seigle...
Globalement, blé, orge et seigle, il n'y a pas de gluten dans le riz. Le riz pose d'autres problèmes, il n'y a pas de gluten dans le riz, on parle de la fonction protéique. Blé, orge et seigle, c'est la base de notre alimentation.
Il faut bien comprendre que les protéines sont une longue chaîne d'acides aminés, comme une espèce de collier d'acides aminés qui sont tous reliés les uns à l'autre. Et ces chaînes d'acides aminés, quand nous les consommons, ne peuvent pas passer telles quelles dans la circulation sanguine.
En tout cas, il ne faudrait pas. Ce qu'il faudrait, c'est que des enzymes, qui sont comme des petits ciseaux, viennent découper ces chaînes de protéines à différents endroits de manière à les rendre beaucoup plus simples, à revenir à l'état de peptides, comme on dit, et ces peptides, qui sont des acides aminés sous forme simple, peuvent alors passer dans la circulation générale.
Le problème, c'est que nous n'avons pas les enzymes nécessaires, c'est-à-dire que nous n'avons pas les ciseaux spécifiques pour décomposer les longues chaînes de gluten. Alors, qu'est-ce qui va se passer ?
Il y a des peptides, donc des listes d'acides aminés, des fils d'acides aminés qui vont passer dans la circulation. Il y en a qui font 33 acides aminés, il y en a qui en font 17, il y en a qui en font 21.
33 acides aminés est assez connu, on l'appelle l'alpha-gliadine, c'est celle qui a le vent en poupe. Quand on parle du gluten, on parle toujours de l'alpha-gliadine, mais il y en a bien d'autres.
Alors, que se passe-t-il avec ces peptides, ces chaînes de 17, de 33, de 21 acides aminés qui passent dans la circulation intérieure ? Ils passent la muqueuse intestinale. Pourquoi passe-t-il la muqueuse intestinale ? Parce qu'il se passe un phénomène qu'on appelle le phénomène d'hyperperméabilité intestinale. Il faut bien comprendre que l'allergie au gluten, c'est deux phénomènes de façon concomitante.
Longues chaînes d'acides aminés que l'on ne peut plus décomposer et passage à l'intérieur de la circulation. Parce que s'il n'y avait pas ce phénomène d'hyperperméabilité intestinale, membrane intestinale enflammée qui voit sa perméabilité altérée à la fois mécaniquement, au niveau bactérien aussi, et qui permet le passage de produits anormaux dans la circulation, s'il n'y avait pas cette hyperperméabilité, ces longues chaînes ne seraient pas décomposées, elles transiteraient le long de nos intestins,
de notre colon, et elles seraient évacuées dans les toilettes. Donc si ça passe à l'intérieur et que ça pose problème, c'est parce qu'il y a une hyperperméabilité. C'est pour ça qu'on me dit toujours « Quelqu'un qui est allergique au gluten, est-ce qu'il a une hyperperméabilité ?
» À partir du moment où il y a des allergies alimentaires, il y a de l'hyperperméabilité. Il y a une destruction de la muqueuse intestinale qui est en cours, obligatoirement. Ces acides aminés passent dans la circulation générale, ils créent un phénomène d'inflammation et donc le système immunitaire les reconnaît comme des éléments étrangers.
Le problème, c'est que ça va générer ce qu'on appelle des attaques auto-immunes. Pourquoi ? Parce qu'il y a un phénomène qu'on appelle la similitude moléculaire. Il se trouve que ces longues chaînes de 33, de 17, de 21 acides aminés ont des similitudes, c'est-à-dire qu'on va retrouver dans certaines cellules qui vont tapisser nos organes, par exemple, les mêmes chaînes d'acides aminés.
Donc le corps, quand il produit des antigènes et des anticorps spécifiques au gluten, parce que ces molécules de gluten sont passées dans la circulation générale. Qu'est-ce qu'il va faire ?
Il va produire des antigènes et des anticorps. Ces antigènes et ces anticorps vont attaquer le gluten mais vont aussi se retrouver... Ils vont reconnaître, par erreur bien sûr, mais ils vont reconnaître sur nos propres organes des cellules qui ont la même séquence d'acide aminé, ils vont croire que c'est du gluten et ils vont l'attaquer de la même manière.
C'est ce qu'on appelle la maladie auto-immune. Toutes les maladies auto-immunes sont la conjonction de trois facteurs globalement. L'exposition à un polluant alimentaire, c'est-à-dire qu'on produit qu'il y a des longues chaînes de protéines qui sont difficilement décomposées.
Deuxièmement, on a un phénomène d'hyperperméabilité intestinale qui explique que le produit passe à l'intérieur de la circulation sanguine. Et troisièmement, on a un organe dont les cellules représentent une similitude moléculaire avec les protéines incriminées et que le système immunitaire va attaquer.
Alors, dans les polluants environnementaux, le plus commun est notre alimentation. Mais pas que ! C'est pour ça qu'on peut développer des allergies et des réactions auto-immunes à d'autres facteurs que l'alimentation.
Quel est le plus gros problème du gluten ? C'est celui-là. Ce n'est pas la maladie celiaque, ce n'est pas les troubles intestinaux parce qu'ils représentent moins de 20 % des troubles liés au gluten. L'essentiel du trouble lié au gluten, ce sont des attaques auto-immunes et on s'est rendu compte en particulier que des cellules, par exemple, du cerveau qu'on appelle les cellules de pucinge, les cellules du cerveau partageaient une similitude moléculaire avec les molécules de protéines non décomposées du gluten, avec celles qui ont 17 acides aminés,
je crois. Et donc on se retrouve finalement avec une destruction de ces cellules du cerveau, alors tant bien même qu'on en a absolument besoin, et c'est simplement parce qu'elles partagent une similitude moléculaire avec ce fameux gluten.
Pensez bien, gluten, ce n'est pas une seule molécule. Il y a différents produits toxiques qui n'ont pas été décomposés. Il y a l'alpha-gliadine qui fait 33 acides aminés. Il y en a qui en font 17, il y en a qui en font 21.
On s'est rendu compte qu'il y avait à peu près 60 peptides différents, donc 60 chaînes différentes d'acides aminés non décomposés de manière adéquate qui étaient issues de la digestion du gluten, de produits contenant du gluten.
Il y en a 60. On ne cible que sur une. D'ailleurs, c'est pour ça que la plupart des tests d'allergies au gluten ne fonctionnent pas. Pourquoi ? Parce qu'on teste seulement l'alpha-gliadine.
Et on s'est rendu compte que dans plus de 50 % des cas, les gens ne sont pas allergiques à l'alpha-gliadine mais à un des 59 autres peptides issus de la dégradation partielle du gluten.
C'est pour ça que les tests ne fonctionnent pas de manière adéquate. Pour résumer le phénomène, qu'est-ce qui se passe ? Nous avons des protéines qui sont consommées, des protéines dont la complexité s'est accrue avec les années.
Nous n'avons pas les enzymes nécessaires pour les décomposer de manière adéquate. Qui plus est, normalement, les enzymes agissent sur les protéines et comme il leur faut du temps pour agir, les protéines sont absorbées à la fin de l'intestin grêle.
Or, comme on a un phénomène d'inflammation globale à l'échelle des intestins, on a un phénomène d'hyperperméabilité intestinale qui se fait jour et à ce moment-là, les protéines non décomposées, partiellement décomposées, vont passer dans la circulation au début de l'intestin grêle alors que les enzymes n'ont pas encore eu le temps de faire leur effet.
Donc il y a le cas où on n'a pas assez d'enzymes ou pas d'enzymes spécifiques pour ces produits-là, il y a aussi le cas où l'hyperperméabilité intestinale fait que les produits sont absorbés trop tôt et que les enzymes n'ont pas encore eu le temps de faire leur travail.
Pour cela, on a des tests, sauf que les seuls tests qui existent actuellement sont les tests à l'alpha-gliadine globalement, et donc ils ne testent qu'un parmi les 60 peptides anormaux issus de la digestion du blé.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que dans notre système immunitaire, nous avons ce qu'on appelle des lymphocytes à mémoire. C'est-à-dire qu'une fois qu'on aura été exposé à un agent polluant, il y a une forme de mémoire au niveau du système immunitaire qui va faire que la production d'antigènes et d'anticorps va être beaucoup plus rapide la prochaine fois qu'on sera exposé.
C'est pour ça qu'on me pose souvent la question, je suis allergique au gluten, est-ce que je peux reconsommer du gluten dans quelque temps ? Moi j'ai toujours tendance à dire la même chose. À moins que vous arriviez à réparer votre membrane intestinale de manière parfaite et adéquate et qu'il n'y ait plus zéro, zéro hyperperméabilité, à ce moment-là, c'est zéro gluten toute votre vie.
Pour la bonne et simple raison que votre production d'anticorps et d'antigènes sera d'autant plus rapide que vous y aurez déjà été exposé et que vous aurez déjà réagi. Cette allergie au gluten, qui est la genèse de la maladie auto-immune, peut être étendue à des tas d'autres produits.
La caséine par exemple, du lait, toutes les protéines qu'on va trouver dans différents produits alimentaires qui ont été fortement modifiées, soit altération par la transformation et la cuisson, soit altération par la sélection génétique qui conduit à sélectionner des souches qui ont des protéines, des structures protéiques plus complexes, parce que souvent plus résistantes, le phénomène va apparaître toujours de la même façon.
C'est-à-dire, peptides alimentaires trop complexes que l'on ne peut pas décomposer de manière adéquate, inflammation intestinale qui va faire qu'ils vont être absorbés trop tôt, qu'ils vont passer dans la circulation générale, similitudes moléculaires et intoxication intracellulaire qui va faire que le système immunitaire va venir les attaquer.
Et donc il faut bien comprendre l'enjeu. La plupart des conséquences du gluten ne sont pas perceptibles au niveau digestif. C'est pour ça qu'il y a des tas de gens qui vous disent Mais moi, je n'ai aucun problème avec le gluten.
Je peux manger du gluten, ça ne me fait rien, ça ne leur fait rien au niveau digestif. Pour savoir si ça ne leur fait rien au niveau interne, il faudrait faire des tests immunitaires aux anticorps, IgG, IgA, non pas IgE, et de voir un petit peu ce que ça donne.
Et ils seraient certainement extrêmement surpris. Ils vont trouver des anticorps un petit peu partout dans leur corps, et particulièrement des anticorps spécifiques à certaines cellules du cerveau. Ils se rendent donc compte que la dégradation est en train de se faire au niveau neurologique. D'ailleurs, on s'est rendu compte que les sensibilités alimentaires vont en croissant pour un individu.
C'est-à-dire que toute sa vie durant, il va commencer à développer une première allergie à tel produit qui contient des peptides, des cacahuètes par exemple, ensuite il va développer au gluten, ensuite au lait...
Pourquoi ? Parce qu'on parle toujours de dégradation de la muqueuse intestinale. La solution, c'est de reconstruire la muqueuse intestinale. La solution aussi, c'est de se passer de ces produits qui sont des produits extrêmement enflammants, intoxifiants pour l'organisme parce qu'eux-mêmes génèrent l'inflammation qui est à la base de l'hyperperméabilité intestinale. Je vous avais promis de vous parler de troubles de l'attention, d'hyperactivité. Je vais me baser là-dessus sur une étude qui a été faite en Finlande et dans lequel ils se
sont amusés à faire des scanners cérébraux un petit peu au niveau du cerveau suite à l'ingestion de gluten. Ils se sont rendus compte que plus de 70 % des personnes qui étaient sensibles au gluten... Alors, sensible au gluten, ça ne veut pas dire maladie céliaque, ça ne veut pas dire troubles intestinaux, ça veut dire présente d'anticorps.
Plus de 70 % des personnes qui étaient allergiques au gluten, présentées quelques heures après l'ingestion de gluten, un défaut d'arrivée d'irrigation sanguine au niveau du cerveau.
Pour vous donner un exemple, imaginez que vous restiez deux heures avec les jambes croisées, puis on vous dit de vous lever et de vous mettre à courir. Qu'est-ce qu'il va se passer ?
Vous allez vous tomber. Pourquoi ? Parce que vos jambes n'ont pas reçu de sang de manière adéquate, d'un seul coup vous vous remettez à courir, il n'y a pas de sang, et tout s'effondre.
Au niveau du cerveau, c'est exactement la même chose. En permanence, il y a un défaut d'apport d'oxygène, de sang et de nutriments aux cellules du cerveau, et à ce moment-là, il y a un phénomène qu'on appelle un énervement d'asphyxie au niveau cérébral qui conduit le système nerveux à réagir de manière forte.
C'est-à-dire que c'est un peu comme si on essayait d'étouffer quelqu'un et qu'il allait commencer à se débattre. Le système cérébral, le système neuro-végétatif cérébral ne reçoit plus suffisamment de nutriments et d'oxygène Et à ce moment-là, il y a une excitation de tout le système nerveux de manière à réclamer plus d'oxygène.
C'est le phénomène d'hyperactivité chez les enfants. Et d'ailleurs, comment est-ce qu'on soigne l'hyperactivité ? En donnant des amphétamines. La ritaline ou le ritalin sont des amphétamines, c'est du speed.
Comment peut-on soigner des enfants qui ont de l'hyperactivité avec des produits qui sont des amphétamines ? Simplement parce que les amphétamines vont forcer la circulation sanguine et donc calmer cette réaction du système nerveux.
Je vais vous parler d'une étude qui a été faite en Finlande. En fait, c'était une étude qui n'était pas du tout faite par rapport au gluten. C'était une étude qui était faite par rapport aux troubles cardiovasculaires.
Pendant 30 ans, ils ont suivi des enfants, c'est-à-dire qu'ils les ont pris quasiment au berceau, sur 5000 familles en Finlande, ils ont pris des enfants au berceau et ils les ont suivis pendant 30 ans.
Deux fois par an, ils leur prenaient des échantillons de sang. Le but était de suivre l'évolution des troubles cardiovasculaires en fonction de l'alimentation et de différents facteurs. Sauf que cette base de données était présente et donc il y avait tous ces échantillons de sang qui avaient été gardés.
Certains chercheurs, récemment, se sont dit « Et si on exploitait ça pour voir ce que donnerait dans la vie de l'enfant une sensibilité au gluten ? » Donc ils se sont amusés à isoler dans cette population de 5 000 enfants ceux qui avaient des anticorps dès leur plus jeune âge et qui présentaient une allergie au gluten.
Ils ont vu leur parcours scolaire et ils se sont rendus compte à quel point les enfants qui avaient une sensibilité au gluten dès leur plus jeune âge, qui étaient bien sûr non-diagnostiqués, avaient un taux d'échec en termes scolaires, en termes de tests cognitifs, de tests intellectuels, qui était sans regard, sans commune mesure, avec ce qui était pour les enfants qui n'étaient pas sensibles au gluten.
Donc le gluten impacte directement le fonctionnement cognitif de votre enfant. Il y a un moment où, en tant que parent, on doit reprendre ses responsabilités. Il ne faut pas compter sur notre système de santé actuellement pour le faire.
Ces phénomènes d'hyperperméabilité intestinale sont peu connus, méprisés. Les allergies liées au blé commencent à peine à rentrer dans les mœurs, on commence à peine à en parler, et encore, c'est plus vécu comme des troubles psychosomatiques qu'autre chose.
Donc la question que j'ai envie de vous poser, c'est quel est le potentiel réel de votre enfant s'il fonctionne sans gluten ? Et qu'est-ce que vous, en tant que parent, vous allez faire pour libérer le maximum de potentiel de votre enfant ?
Il faut voir qu'on parle toujours de difficultés d'apprentissage et il faudrait commencer à considérer les entraves à l'apprentissage que l'on pose, d'abord au niveau alimentaire. En exposant l'enfant à des polluants alimentaires majeurs, qui plus est, avec une hyperperméabilité intestinale de cet enfant parce qu'il n'est pas nourri de manière adéquate et donc il y a une inflammation au niveau de ses intestins, qui plus est, il a hérité du bagage minéral de sa maman qui n'était peut-être pas déjà
très élevé, Donc, structure des tissus qui constituent la muqueuse intestinale qui était faible. Et donc, quel est le potentiel réel de votre enfant s'il n'était pas pollué en permanence par ce gluten ?
Donc, le phénomène d'allergie au gluten, il faut vraiment comprendre que ce n'est pas obligatoirement quelque chose que l'on va sentir. C'est pour ça que cet argument de dire « Mon enfant n'a pas mal au ventre, donc il n'a pas de problème, ça ne me tient pas à la route.
Et par principe de précaution, moi j'ai tendance à conseiller à tout le monde d'arrêter le gluten. Pourquoi ? Parce que vous ne savez pas quel est l'état de la muqueuse intestinale de votre enfant.
S'il présente des allergies, vous savez qu'elle est dégradée. Alors si vous savez qu'elle est dégradée, vous savez qu'il y a toutes les chances qu'il y ait des peptides non dégradés qui passent à l'intérieur de la circulation et qu'il y ait déjà actuellement une réaction auto-immune qui soit en cours.
Il est temps de l'arrêter pour permettre la réparation des tissus. C'est tout le problème avec le gluten, c'est tout le problème auquel nous nous trouvons confrontés. Il y a une équation entre des produits alimentaires de plus en plus toxiques, de plus en plus inappropriés à l'alimentation, et un système qui était un système de tri, de filtre, qui était notre écosystème intestinal, qui est de plus en plus faible, qui est enflammé, qui présente une hyperperméabilité.
Donc, dans un sens, ça tire vers la toxicité, et dans l'autre sens, ça tire vers la fragilité. Obligatoirement, les problèmes surviennent, et les problèmes s'appellent troubles auto-immunes.
Et les troubles auto-immunes, ils mettent des dizaines d'années pour apparaître. On s'est rendu compte qu'on peut détecter des anticorps, par exemple à la thyroïde ou à certaines cellules du cerveau, on peut les détecter 15 ans, 20 ans avant qu'un trouble n'apparaisse.
Donc c'est quelque chose, c'est silencieux. Les symptômes ne sont finalement que la dernière phase. Quand les symptômes apparaissent, ça fait déjà bien longtemps que la dégradation a eu lieu.
Et je dirais presque, ce n'est pas trop tard, parce que je ne crois pas que ce soit jamais trop tard, mais c'est déjà bien avancé. il s'agirait de réagir avant, par principe de précaution.
J'espère que dans cette vidéo vous aurez compris quel est le challenge avec le gluten. À quel point les tests d'intolérance au gluten sont simples. Est-ce que votre enfant a des allergies alimentaires ? Est-ce que votre enfant a des troubles de type ORL ?
Est-ce que votre enfant a des troubles de type dermite, inflammation de la peau ? Est-ce que votre enfant est agité ? À ce moment-là, il y a toutes les chances qu'il ait une hyperperméabilité intestinale installée et qu'il réagisse à une longue peptide alimentaire qui ont été introduits de façon moderne dans notre alimentation.
Je pense au gluten, je pense à la caséine du lait non dégradée. Et donc le principe de précaution par excellence, ce serait de reprendre sa responsabilité et de supprimer ses aliments en expliquant à l'enfant que ces produits sont des poisons.
Souvent on me parle de frustration, on me dit la frustration de l'enfant. Mais tout autour de nous, par exemple, il y a des gens qui boivent de l'alcool. Est-ce qu'on doit être frustré de ne pas boire de l'alcool ?
On fait une éducation aux enfants en leur disant que tu n'as pas intérêt à boire de l'alcool. Bien sûr, ça ne les empêche pas de faire leur propre expérience, mais quand même, au fond de nous, on sait que l'alcool n'est pas bon pour la santé.
On l'a intégré, et très rapidement, même si on peut s'adonner à cette addiction, au bout d'un moment, on va avoir le désir de changer nos habitudes parce qu'on a compris et on l'a intégré en nous.
Mais par rapport au gluten et aux produits laitiers non transformés tels qu'on peut les consommer actuellement, stérilisés avec des longues chaînes de protéines, on devrait résoudre de la même façon. C'est ancré dès le départ que ce sont des produits toxiques.
Or, les campagnes, particulièrement par rapport aux produits laitiers, essayent de nous persuader que les produits laitiers sont nos amis pour la vie. Donc il y a un vrai étable enjeu de santé publique. La santé publique actuellement ne s'occupe pas de votre santé.
Elle s'occupe de promouvoir des intérêts particuliers, des intérêts financiers particuliers de certains conglomérats. Et donc il s'agit en tant que parent de se dresser et de poser comme valeur familiale que ça c'est un poison. Autant que vous allez faire une éducation sur l'alcool, par exemple, à votre enfant, ne pas se tromper et de faire une éducation sur le gluten et sur les produits laitiers. Souvent, on se trompe énormément de cibles.
C'est-à-dire qu'on va aller cibler, on va dire ça, ça, il ne faudrait pas que tu le fasses dans notre éducation entière, il ne faudrait pas que tu fumes du cannabis. Mais fumer du cannabis est dix fois moins dangereux pour le corps que manger du gluten.
C'est sans commune mesure. C'est beaucoup plus dangereux en termes de conséquences à moyen et à long terme de consommer du gluten ou de l'alcool ou des produits laitiers que de fumer du cannabis. Pour ça, ne nous trompons pas de cibles.
Il s'agit d'apporter des vraies valeurs aux enfants, non pas de les ensevelir sous des « il ne faut pas, il ne faut pas, il ne faut pas » mais plutôt de cibler les vrais problèmes pour leur en donner 4, 5 des principes essentiels à respecter dans leur vie, des valeurs que nous allons leur transmettre.
Au niveau du gluten, ça me paraît essentiel. C'est pour ça que dans cette série sur les enfants, je voulais faire un petit sujet particulier sur le gluten. On va revenir au phénomène d'allergie.
On va refaire une vidéo là-dessus pour ré-entrer tout cela. Je pense qu'il est vraiment temps de passer à une autre culture. La culture du blé, c'est terminé, il y a des alternatives au gluten et la meilleure alternative que je connaisse, c'est le fruit.
Le fruit ne présente pas ces difficultés, le fruit ne présente pas ces longues chaînes de protéines. S'orienter vers des sources protéiques simples, déjà qui ne demandent quasiment pas de travail digestif, et faire en sorte de désenflammer cette muqueuse intestinale en l'exposant à des produits qui sont alcalinisants, qui sont réparateurs, qui sont anabolisants et non pas catabolisants qui vont venir le détruire par l'inflammation. Bonne régénération, bonne prise de décision pour les enfants et pour toute leur famille.
Report
Block Member?
Please confirm you want to block this member.
Vous ne pourrez plus le faire :
- See blocked member's posts
- Mention this member in posts
- Invite this member to groups
- Message this member
- Add this member as a connection
Please note: This action will also remove this member from your connections and send a report to the site admin. Veuillez patienter quelques minutes avant que cette procédure ne soit terminée.
Report
Nous utilisons des cookies pour mesurer l'audience et améliorer votre navigation. En savoir plus
Accédez à l'intégralité
des contenus RGNR
Lives Q&R hebdomadaires, parcours santé personnalisés, formations,
replays exclusifs, communauté de membres engagés…
Plus de 1 500 vidéos et programmes pour reprendre
le pouvoir sur votre santé.
1 commentaires
💬 Connectez-vous pour participer à la discussion
Se connecter →