Fatigue chronique, épuisement, burn out : 1 la piste intestinale
Cette vidéo ouvre une série consacrée à la fatigue chronique et au burn-out, deux phénomènes souvent mal compris et trop facilement réduits à un manque de volonté. Thierry pose d’abord le cadre idéologique : l’épuisement chronique n’est pas une question de mérite ou d’effort, et le traiter comme tel conduit à marginaliser des personnes qui vivent une réalité physiologique bien réelle.
Le point de départ de cette première piste, c’est le microbiote intestinal et son rôle de filtre entre le milieu extérieur et le milieu intérieur. Thierry explique comment une alimentation riche en céréales et en amidon déséquilibre progressivement ce microbiote, favorise la prolifération de champignons comme le candida, et finit par provoquer ce qu’on appelle le syndrome de perméabilité intestinale, ou « leaky gut » en anglais.
Quand la paroi intestinale devient poreuse, des substances qui n’auraient jamais dû entrer dans la circulation sanguine s’y retrouvent. Le corps répond en produisant des cytokines pro-inflammatoires et en activant en permanence le système immunitaire, ce qui sollicite de façon continue le système nerveux sympathique et les glandes surrénales, grandes productrices de noradrénaline.
C’est ce mécanisme qui explique qu’une personne puisse être épuisée sans raison apparente, même au repos : elle s’intoxique de l’intérieur, en continu. Thierry décrit comment, tant que les réserves nerveuses tiennent, le corps compense tant bien que mal, puis comment la fatigue surrénalienne s’installe de façon exponentielle quand ces réserves s’épuisent. La suite de la série abordera les réponses concrètes à mettre en place.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00La fatigue chronique, un syndrome mal comprisThierry présente le syndrome de fatigue chronique, sa fréquence dans la société et les raisons pour lesquelles il est souvent rejeté ou mal interprété.
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1:58Présentation de la piste intestinaleThierry annonce la série de vidéos et introduit le lien documenté entre fatigue chronique et syndrome de l’intestin irritable.
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4:00Le microbiote intestinal et son rôle de filtreExplication du rôle du microbiote comme interface entre milieu extérieur et milieu intérieur, et de son appauvrissement générationnel.
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6:01Céréales, amidon et déséquilibre du microbioteThierry explique comment les céréales et leur amidon colmatent la paroi intestinale et favorisent la prolifération de champignons comme le candida.
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8:01Le syndrome de perméabilité intestinaleDescription du phénomène « leaky gut » : des substances anormales franchissent la paroi intestinale et pénètrent dans la circulation sanguine.
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10:01Cytokines, inflammation et activation immunitaireLe passage de produits anormaux déclenche une production chronique de cytokines pro-inflammatoires et met le système immunitaire en état d’alerte permanent.
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12:03Système nerveux sympathique et glandes surrénalesThierry montre comment la sollicitation permanente du système immunitaire épuise le système nerveux sympathique et surcharge les glandes surrénales.
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14:04L’épuisement au repos : une intoxication intérieureThierry décrit pourquoi une personne peut être épuisée sans activité visible, victime d’une inflammation intestinale continue et non d’un stress extérieur.
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16:04Quand les réserves s’effondrent : la basculeExplication du moment où les réserves nerveuses s’épuisent complètement, provoquant une congestion et une fatigue qui s’emballent de façon exponentielle.
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Transcription de la vidéo
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Bonjour. Vous avez sans doute déjà entendu parler de syndrome de fatigue chronique. C'est un phénomène qui est très fréquent dans notre société. Il est connu quand il atteint des états paroxysmiques, c'est ce qu'on appelle le burn-out, l'épuisement total. Il est très fréquent au sens où c'est quelque chose qui touche énormément de personnes à des degrés divers.
C'est aussi quelque chose qui est très peu compréhensible est quelque part souvent bien rejeté. Pourquoi ? Parce que ce syndrome de fatigue chronique, quand il touche une personne, il met en péril l'idéologie du volontarisme.
C'est-à-dire que nous sommes dans une société volontariste, avec pour Maxime, quand on veut, on peut, donc donne-toi les moyens, qui fonctionnent au mérite. Tu mérites ou tu ne mérites pas.
Si tu fais des efforts, tu mériteras une récompense, et si tu ne fais pas d'efforts, tu ne mérites pas de récompense. Dès lors, il est très facile de classer des personnes qui sont en épuisement chronique, comme simplement des personnes qui ne font pas d'efforts et donc qui méritent bien ce qu'elles vivent ou qui ne méritent pas une récompense en rapport.
Cette idéologie du mérite et de l'effort, c'est une idéologie qui pour moi est nauséabonde et qui ne correspond absolument pas aux lois de Dieu. Mais hormis ça, c'est surtout une idéologie qui conduit à une marginalisation, une incompréhension profonde des personnes qui vivent ce syndrome.
Alors je vais essayer de faire une série de vidéos, de plusieurs vidéos, relativement courtes et simples. D'abord pour explorer les conditions qui peuvent amener à ce phénomène de fatigue chronique. C'est-à-dire les deux voies principales, les deux histoires de vie, les deux conditions physiologiques qui vont nous permettre de comprendre pourquoi une personne peut développer ce syndrome de fatigue chronique.
Ensuite, on verra comment essayer de répondre au mieux à ce syndrome, et comment essayer de sortir de cette situation, non pas en masquant les phénomènes, en niant les phénomènes, non pas en stimulant encore et encore quelqu'un qui est épuisé, mais plutôt en opérant une véritable régénération de toute la sphère nerveuse, une régénération de tout ce qui va permettre ensuite de récupérer cette énergie.
et on verra que ça ne s'intéresse pas qu'aux organes directement concernés. Vous verrez, ça tombera beaucoup autour des glandes surrénales, mais ça va concerner le corps en son entier et qu'il y a énormément de parties, de systèmes du corps qui vont être impliqués.
Aujourd'hui, je voulais commencer avec ce que j'ai appelé la piste intestinale. Alors, qu'est-ce que c'est que cette piste intestinale ? Il a été remarqué très fréquemment, quand on regarde un petit peu des études, et ça, ça ne va pas vous surprendre, que le syndrome de fatigue chronique est très souvent corrôlé au syndrome IBS, irritable bowel syndrome, donc syndrome de l'intestin irritable.
Et ça, c'est un phénomène qui est relativement encore peu connu et peu étudié. Quand on pense fatigue chronique, on dit que c'est parce qu'il ne se repose pas assez. C'est malheureusement très peu le cas, finalement, et la majorité, ou une grande partie en tout cas des cas, répond plutôt à cette piste intestinale que je vais vous présenter.
Que se passe-t-il au cours de la vie d'un individu ? Un individu naît avec un état des tissus. Alors quand on parle d'état des tissus, d'état inflammatoire des tissus, on va parler avant tout de l'état minéral, du contenu minéral de chaque tissu muqueuse de l'organisme.
Ce contenu minéral, cet état des tissus, il est dépendant de ce qu'il va recevoir, ce qu'il aura reçu à sa naissance et sa capacité à le renourrir par la suite, mais on sait qu'on est bien déterminé par la quantité de minéraux, le pool minéral que l'on reçoit à sa naissance de ses parents.
Si nous avons des parents déjà déminéralisés, faibles, enflammés, particulièrement au niveau de la paroi intestinale, de la muqueuse des intestins, qu'est-ce qui se passe ? L'enfant, obligatoirement, démarrera la vie avec une paroi qui sera amoindrie, affaiblie, qui sera beaucoup plus facilement enflammable si elle n'est pas déjà enflammée. Deuxièmement, l'enfant hérite du biote intestinal de sa mère.
Qu'est-ce que c'est que le biote intestinal ? C'est un ensemble de bactéries, de micro-organismes dont le rôle est de faire passer littéralement les nutriments du milieu extérieur. Le milieu extérieur, c'est tout ce qui est véhiculé par les intestins, c'est tout ce qui passe au travers des intestins.
Donc passer du milieu extérieur au milieu intérieur, c'est-à-dire le monde du sang, de la lymphe et des cellules. Ce passage-là se fait par l'intermédiaire, un petit peu comme si on jouait au rugby d'une certaine manière.
Il se fait par l'intermédiaire d'un ensemble de bactéries de levure qui constitue ce qu'on appelle le biote intestinal qui est bien plus important. Le nombre de microbes et de bactéries dans nos intestins est bien plus important.
Je crois que c'est un ordre de dix fois supérieur au nombre de cellules dans le corps humain dans son entier. Donc vous vous rendez compte de ce pool qu'il y a dans les intestins. Que se passe-t-il assez régulièrement dans notre société ?
Eh bien, on démarre avec un capital qui, génération après génération, est relativement de plus en plus faible. Pourquoi ? Parce que la déminéralisation va de plus en plus fort, parce que le biote intestinal est de plus en plus lésé, transformé, amoindri par les modifications radicales de notre régime alimentaire, radicales, rapides et délétères qui sont apparues durant les 50, 100 dernières années.
Un enfant démarre donc avec une capacité qui est amoindrie par rapport à ses grands-parents, encore amoindrie par rapport à ses arrière-grands-parents. Et puis très rapidement au cours de sa vie, s'il a de la chance, il est nourri avec du lait maternel, donc là tout va bien.
Et ensuite très rapidement, on va diversifier. Quand on va diversifier, la catastrophe commence. On va déverser dans ses intestins, quotidiennement, à longueur de journée, des aliments qui vont être agressifs, qui sont dits acidifiants.
et cette acidification va venir agresser la paroi intestinale créant un état inflammatoire. Cet état inflammatoire se traduit surtout par un déséquilibre du biote intestinal. Deuxième phénomène qui apparaît corrélé, non seulement ils consomment des aliments qui sont pro-inflammatoires, qui sont acidifiants, et surtout ils consomment des aliments qui sont des cols.
Tous les amidons, toutes les céréales qui sont une part prépondérante de notre alimentation. Pourquoi ? Parce qu'on a oublié la culture du fruit, on a oublié que nous sommes des mangeurs de fruits par excellence et que notre aliment physiologique normal est le fruit, et on s'est tourné vers la céréale.
On a construit des civilisations entières vers la céréale. Et ces céréales ont une caractéristique, c'est qu'elles contiennent de l'amidon. Elles contiennent des sucres complexes qui sont des véritables cols qui vont venir se coller à la paroi des intestins.
Cette col qui se colle à la paroi des intestins entrave le bon fonctionnement intestinal, elle déséquilibre le biote intestinal, Automatiquement, le corps développe un mécanisme de régulation pour répondre à cette dysbiose, pour répondre à cet état de congestion, de colmatation des intestins.
Les intestins doivent être utilisés à la fois en assimilation et en élimination. Il n'est pas possible d'avoir de la cole longue sur les intestins. Et donc on voit se développer une réponse adaptée du corps.
Cette réponse adaptée du corps, c'est la prolifération particulièrement de champignons, particulièrement d'une classe de champignons en particulier qu'on appelle les Candida albicans. Les Candida albicans sont là pour résoudre ce problème de dépôt de cols longs des intestins.
Ces Candida albicans mangent effectivement ces cols, mais le problème c'est qu'ils ont aussi des rejets, et ils rejettent principalement de l'acide urique et de l'acide sulfurique, acides qui sont relâchés directement au contact de la muqueuse intestinale, et qu'est-ce qu'il se passe ?
Inflammation, inflammation, plus, plus, plus... Donc, aliments acidifiants qui vont venir enflammer la muqueuse et qui vont venir surtout pomper littéralement les minéraux de la muqueuse pour être équilibrés, parce qu'un minéral va équilibrer un acide pour former un produit neutre.
Rejet acide, acide urique, acide sulfurique lié au candidat albicam présent dans les intestins, agression des deux côtés. Au bout de quelques années de ce traitement, qu'est-ce qu'il se passe ?
Il commence à y avoir un phénomène qui est dit en anglais, si vous allez chercher des renseignements, le Liquigut syndrome. Liquigut, ça veut dire intestin troué, qui fuit, un intestin qui fuit.
Qu'est-ce que c'est qu'un intestin qui fuit ? C'est le phénomène qui a été mis en valeur par le professeur Jean Sénialé, qui a été l'un des premiers à le formaliser, qu'on appelle le syndrome d'hyperperméabilité intestinale. J'aime bien le terme anglais de leaky gut, c'est-à-dire la fuite dans les intestins.
Ces intestins, normalement, c'est un tuyau, un conduit dans lequel les aliments vont passer et il n'y a que le propre à la consommation humaine qui va passer dans le milieu intérieur. C'est tout le rôle du biote intestinal, c'est tout le rôle de la membrane intestinale qui est à la fois un filtre mécanique, qui est surtout un filtre microbien, c'est son rôle que de séparer le bon du mauvais et de permettre l'assimilation du bon et de bloquer l'entrée du mauvais dans le corps humain.
Et on va voir apparaître à force d'inflammation, à force d'agression, un phénomène de fuite. Qu'est-ce qui va fuir ? C'est qu'il y a des produits qu'ils ne devaient pas passer dans le milieu intérieur qui vont commencer à passer.
Et ce n'est pas pour rien que finalement on voit apparaître chaque fois qu'il y a un syndrome de l'intestin irritable. Quand on dit syndrome de l'intestin irritable, quand on dit syndrome inflammatoire des intestins, quand on dit hyperperméabilité intestinale, quand on dit candidose, puisque la candidose conduit immanquablement à ça, quand on dit aussi maladie de Crohn, quand on dit colites diverses, on dit exactement la même chose, c'est juste différentes expressions, différents regards liés à des personnes,
liés à des histoires particulières, liés aussi à des portions. Si c'est une maladie de Crohn, ça va être plutôt une inflammation au niveau du haut de l'intestin grêle. Si c'est une rectocolite, ça va être plutôt le côlon.
Peu importe, l'ensemble est enflammé. Tout ça, ça répond exactement à la même situation, au même topo, au même tableau. Ce tableau, c'est agression et phénomène de passage de produits qui n'étaient pas prévus.
Et qu'est-ce qu'on va voir dans ce cas-là ? On va voir automatiquement dans le corps augmenter la quantité de cytokines pro-inflammatoires. Les cytokines, ce sont des petits marqueurs pour le système immunitaire qui indiquent qu'il y a des produits qui doivent être ciblés et éliminés par le système immunitaire. Alors, ça n'a rien d'étonnant.
Effectivement, il y a des produits anormaux qui passent dans la circulation, qui passent dans le sang et dans la lymphe. Automatiquement, ils sont marqués, ils sont marqués, ils sont marqués pour que le système immunitaire puisse aller les supprimer.
Voir le taux de cytokines dans le corps humain augmenté alors qu'il y a un phénomène de perméabilité intestinale est juste normal. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que tout le système immunitaire, c'est-à-dire tout le système éliminatif du corps, le système aussi qui va lutter contre l'inflammation, qui est avant tout le système lymphatique, pas qui va lutter contre l'inflammation mais qui va lutter contre l'agression, l'agression de ses agents étrangers, et bien tout ce système va se mettre en branle.
Ce système se met en branle au travers de multiples réactions qui impliquent le système nerveux autonome, parce que où le corps va puiser de l'énergie pour réaliser tous ces phénomènes d'élimination, tous ces phénomènes de traitement des déchets dans le système nerveux autonome.
Il s'en suit automatiquement une sollicitation, une sur-sollicitation, et surtout une sollicitation permanente du système nerveux autonome. Imaginez que ce système nerveux autonome et tout le système immunitaire du corps qui n'est normalement née à activer que dans des situations ponctuelles dans lequel un agent étranger anormal rentre dans le corps et doit être éliminé.
Ce système va être utilisé de façon chronique, va être stimulé, on va lui demander son action de façon chronique. Or, ce système immunitaire demande de l'énergie pour son fonctionnement. Il va s'en suivre que la personne va être dans un état d'immunodéfense permanente, d'activation du système immunitaire permanent, ce qui va impacter fortement tout son système nerveux et va venir puiser énormément d'énergie dans le système nerveux autonome. Système nerveux autonome, et plus particulièrement, je vous renvoie à la vidéo que j'avais
faite sur les deux systèmes nerveux, dans ce système nerveux autonome, il y a le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique. Le système nerveux sympathique et le système nerveux finalement qui a à voir avec tous les phénomènes de lutte ou fuite, de réaction vive.
alors que le système parasympathique a quelque chose à voir avec le système calme-contact, relaxation, anabolisme, alors que l'autre système a plutôt à voir avec des phénomènes de catabolisme, de destruction. Et ce système nerveux sympathique, donc, qui va être extrêmement sollicité pour répondre à cette demande permanente de lutte contre des agents étrangers qui ne devaient pas rentrer, fonctionne en plus grande partie sur un neurotransmetteur qu'on appelle la de noradrénaline, produite par les glandes surrénales.
Il va s'en suivre automatiquement. Une sursodicitation de la sphère surrénalienne. Vous comprenez un petit peu le tableau. Finalement, il y a en permanence des produits anormaux qui passent dans la circulation. Quand je dis en permanence, c'est vraiment en permanence.
Ce n'est pas simplement au moment des repas, c'est tout le temps. Parce que les aliments mettent du temps pour circuler dans nos intestins. Entre le moment de l'ingestion et le moment où ça sort dans les toilettes, selon les personnes, c'est au minimum 12-14 heures, c'est 18 heures, pour certains c'est 3 jours, pour certains c'est 10 jours, et là ça devient vraiment catastrophique, mais on va dire en moyenne 16 heures, c'est une moyenne,
16-18 heures pour quelqu'un qui a un transit assez rapide, c'est une moyenne tout à fait normale. C'est-à-dire que ça va être en permanence des aliments qui vont être véhiculés par le côlon et les intestins, et dans lequel il va y avoir passage de matériaux inappropriés que vous dormiez, que vous mangeiez, que vous vous agitiez, il va y avoir passage inapproprié.
Et donc il va y avoir en permanence stimulation, demande, sollicitation du système immunitaire. De tout ce système immunitaire qui est en plus grande partie le système éliminatif. Vous comprenez que ce système lutte ou fuite, ce système nerveux sympathique qui est sollicité en permanence, va avoir un impact direct sur l'état nerveux de la personne et sur la quantité d'énergie.
Quand le système a encore beaucoup de réserve d'énergie, la réaction immunitaire va pouvoir avoir lieu. Et donc elle va avoir lieu, et l'individu va être dans une forme de stress permanent, non pas un stress lié aux sollicitations de son environnement ou sens nerveux, ce n'est pas parce que quelqu'un va le harceler, la personne peut être tranquillement assise chez elle, mais il va y avoir un stress, elle est assise dans son fauteuil, il y aura un stress permanent.
Pourquoi ? Parce qu'il y a des produits anormaux qui passent dans l'organisme, que ces produits sont marqués de cytokines qui vont dire au système immunitaire « Attention, élément étranger, tu dois agir !
» Il s'en suit finalement un épuisement permanent de la personne alors bien même qu'elle ne fait pas d'action qui pourrait conduire à un épuisement vu de l'extérieur. Elle s'auto-intoxique de l'intérieur, elle est en état de toxicité permanente, elle est en état de lutte permanente.
Quand je parle de la voie intestinale, de la piste intestinale pour expliquer la fatigue chronique, voilà cette première piste. L'épuisement à terme, puisque ce phénomène de lutte contre les agents étrangers, tant que l'individu a encore un petit peu d'énergie, tant que l'individu a encore un petit peu de force, il va pouvoir être possible, et au bout d'un moment, ça va s'épuiser.
Il ne va plus y avoir de réaction immunitaire possible, Et donc, à ce moment-là, la congestion va augmenter de plus belle. On verra ça dans la troisième partie, certainement, quand on verra un petit peu tout le puzzle se mettre en place.
Et donc, c'est un phénomène qui est très étrange et qui est surtout sournois parce qu'on ne le voit pas apparaître. Ce n'est pas une personne qui, objectivement, aura des contraintes venues de l'extérieur. Ce n'est pas une personne qui, objectivement, aura une vie extrêmement sollicitante sur le plan nerveux.
Et on se dit, mais comment cette personne peut être en épuisement ? simplement parce que l'inflammation permanente de ces intestins, parce que le passage de produits anormaux depuis le milieu extérieur jusque dans le milieu intérieur via la paroi intestinale, a conduit immanquablement à une sur-solicitation du système immunitaire.
Ce n'est pas pour déflorer les parties suivantes, mais vous comprendrez bien que tant que le système immunitaire a encore un réservoir d'énergie nerveuse sur lequel s'appuyer, on va pouvoir arriver à éliminer ces produits. on gère tant bien que mal la situation, on gère tant bien que mal ce sur-afflux de produits toxiques, et puis il va y avoir un moment où le système immunitaire n'a plus d'énergie nerveuse sur laquelle s'appuyer.
Pourquoi ? Parce qu'on a puisé tous les stocks. Et à ce moment-là, la congestion va augmenter à une vitesse exceptionnelle. Ça va être exponentiel au niveau de la congestion. Alors, la fatigue surrénalienne, l'épuisement nerveux, la fatigue chronique comme piste intestinale, comme simple résultante d'un état d'intoxication permanent lié à la porosité de la membrane intestinale, lié aux fuites de la membrane intestinale, c'est la première des causes, selon tout ce que j'ai vu au travers de ces années d'expérience,
c'est la première des causes de fatigue chronique chez l'individu. Et comme je vous l'ai dit, très sournoise, parce qu'on ne comprend pas chez ces personnes comment il se fait qu'elles puissent être épuisées, Alors que finalement, quand on regarde leur histoire de vie, elles ne se sont jamais vraiment fatiguées.
Qu'est-ce qui peut expliquer ça ? Voilà la piste. Dans les parties suivantes, nous allons voir la piste nerveuse, directe. On va voir surtout comment tout cela s'articule, et on va voir aussi comment est-ce qu'on peut y répondre, parce que c'est bien joli de faire des constatations, de comprendre, mais la compréhension n'a de sens que si après on peut passer à l'action.
Il est important de comprendre le phénomène pour bien cibler l'action, pour aller vraiment à la cause des causes, mais ensuite, il est temps de passer à l'action. On va s'y employer dans les vidéos suivantes. Belle journée et belle régénération à vous.
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