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Fatigue chronique, épuisement : 3 hypoglycémie, diabète et déshydratation

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L'équipe RGNR
82 vues • Publiée le 12/07/2014

Ce troisième volet sur la fatigue chronique élargit le cadre au-delà du cortisol pour aborder deux phénomènes souvent mal compris : les dérèglements glycémiques et la déshydratation profonde. Thierry part d’un constat simple : la plupart des diabètes de type 2 ne sont pas d’abord des maladies alimentaires, mais ce qu’il appelle des diabètes nerveux, directement liés à l’histoire du stress et à l’état des glandes surrénales.

La vidéo détaille la cascade hormonale qui relie stress, insuline et cortisol : en stade 1, la surproduction de cortisol crée une résistance à l’insuline au niveau cellulaire pour éviter que la cellule ne se vide de ses ressources. En stade 2, quand les surrénales s’épuisent, c’est l’inverse : plus assez de cortisol ni d’adrénaline pour maintenir la glycémie, et les hypoglycémies s’installent avec leur cortège de fébrilité, d’irritabilité et de fatigue brutale.

Thierry introduit ensuite l’aldostérone, une hormone du cortex surrénalien qui régule la rétention de sodium et donc l’hydratation cellulaire. Quand les surrénales s’épuisent, la production d’aldostérone chute, le sodium fuit par les urines, et l’eau suit : c’est une déshydratation intracellulaire qui s’installe progressivement, indépendamment de la quantité d’eau bue. Boire de l’eau sans sodium ne résout rien dans ce contexte, et peut même aggraver le déséquilibre.

La partie pratique porte sur les sources de sodium biodisponible : jus de légumes verts, céleri, concombre, eau de mer diluée à l’isotonie, ou l’algue kelp pour son équilibre sodium-potassium. Thierry précise aussi que les personnes épuisées ont intérêt à fractionner leurs prises alimentaires dès le matin, contrairement aux personnes dont les surrénales fonctionnent bien et qui peuvent sauter le petit-déjeuner sans problème.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, on attaque le troisième volet de notre exploration de la notion de fatigue chronique, épuisement, burn-out. Je vous l'avais dit, ça va aller beaucoup plus largement sur ce qui est la fibromyalgie, le diabète, l'hypoglycémie, la déshydratation profonde cellulaire et d'autres phénomènes qu'on n'associerait pas de façon spontanée à la fatigue chronique pourtant sont reliés.

Alors le dernier volet était un petit peu technique, il était essentiel de comprendre, pour moi, enfin essentiel, on peut le zapper, donc ce n'est pas si essentiel que ça, mais c'était important pour moi d'appuyer les conséquences qu'on va tirer dans cette vidéo et dans les vidéos suivantes, de les tirer aussi à partir d'une connaissance, une connaissance véritable et une connaissance partagée. Donc j'ai essayé au mieux de simplifier la physiologie et pour comprendre l'utilisation par le corps de cet hormone extraordinaire qu'est le cortisol.

Ce qui me paraissait surtout intéressant là-dedans, c'était de comprendre à quel point, finalement, les choses sont simples dans le corps, mais pas simplistes. C'est-à-dire qu'il n'y a pas un produit qui fait une chose.

Ce produit en sous-quantité ou en sur-quantité va avoir des conséquences. L'être humain est un être d'équilibre. Le fonctionnement homostatique du corps demande des quantités adaptées, non ni trop peu ni trop, et c'est toujours une pensée de l'équilibre il faut que nous développions, quand on s'adresse à la santé de l'humain, que ce soit sur le niveau physiologique, psychologique, toujours une question d'équilibre.

Ça vaut pour tout, ça vaut pour les transitions, ça vaut pour les changements, ça vaut pour laisser les équilibres se rétablir. En fait, la question de la santé, c'est juste laisser les équilibres se rétablir.

Vous avez vu pour le cortisol, finalement, on a vu que le cortisol avait une énorme importance en tant que régulateur de l'inflammation. Donc, régulateur de l'inflammation, qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que le cortisol va venir limiter l'action nettoyante mais qui peut devenir agressive, et c'est là où c'est fabuleux. Le système immunitaire est essentiel. Ne pas avoir de système immunitaire fait que nous sommes à la merci de tous les agents agresseurs, de tous les agents étrangers que nous allons pouvoir rencontrer dans notre environnement.

Mais à l'inverse, avoir un système immunitaire qui est suractif fait que finalement, on développe des pathologies comme les maladies auto-immunes ou toutes les réactions dans lesquelles le système immunitaire vient agresser ses propres tissus.

Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas régulé. Qu'est-ce qui vient réguler ce système immunitaire et son fonctionnement ? C'est le cortisol. Si vous avez trop peu de cortisol, c'est un système immunitaire à qui on ne tient pas la bride et qui va pouvoir se répandre dans le corps et causer des dégâts.

Réellement, il va être pathogène. syndrome auto-immune, si à l'inverse on a trop de cortisol, le système immunitaire risque d'être bloqué, bloqué dans son fonctionnement et à ce moment-là on va avoir des phénomènes qui auront lieu en cas de blocage immunitaire, c'est-à-dire des phénomènes allergiques en grande partie.

Pourquoi ? Parce que finalement le système immunitaire ne réalise pas son travail de nettoyage. Donc vous comprenez, selon que l'on se trouve en stade 1 de stress, C'est-à-dire, stade 1, ça veut dire qu'on est soumis à un stress, on est soumis à des tas de stimulus extérieurs, mais on a encore la ressource pour y répondre.

Donc grosse production de cortisol qui va venir, quelque part, entraver le fonctionnement du système immunitaire et on va voir se développer des phénomènes de type allergique. Ensuite, à force de stimulation de la glande surrénale, elle va commencer à ne plus avoir de réserve, à avoir une incapacité à produire du cortisol, et là, on va retrouver des pathologies de type maladie auto-immune.

C'est fabuleux ! On arrive à lire l'évolution dans le corps, on arrive à lire l'historique de l'individu, l'évolution. Je ne sais pas si ça vous arrive, moi, de temps en temps, je me retourne sur mon histoire ou sur l'histoire de quelqu'un avec qui je discute et je vois ces 40-50 années, finalement, comme une histoire cohérente.

Alors qu'il n'y avait aucune cohérence, la personne me disait à 30 ans j'ai eu ça, à 35 ans j'ai eu ça, à 42 ans j'ai eu ça, j'y comprends rien. Et là, d'un seul coup, on met un fil.

Pourquoi ? Parce que ce n'est pas arbitraire, ce n'est pas aléatoire. Ça se passe suivant des lois qui sont simples, des lois qui nous ont été données par le Créateur. Et finalement, une fois qu'on connaît, qu'on sait comment décrypter tout ça, il y a une sorte de jubilation.

Alors après, il faut trouver des solutions, ça viendra dans la prochaine vidéo. Mais il y a déjà une jubilation à comprendre que tout ça, ce n'est pas aberrant, Ce n'est pas aléatoire, ce n'est pas le fruit du hasard, non. Il y a un processus qui s'est accompli, et dans la fatigue surrénale, c'est ça. Il y a un premier stade dans lequel on a des hauts taux de cortisol et il y a donc toutes les conséquences des hauts taux de cortisol.

Et il y a un deuxième stade, si on appuie un petit peu trop, dans lequel il y a des taux très bas de cortisol. Et à ce moment-là, on a toutes les conséquences et on voit tous les symptômes qui en découlent.

Mais on fait les symptômes donc peu d'importance. L'important, c'est la cause. La cause des causes. sans cesse, comme disait Hippocrate, à la cause des causes des causes. Et là, pour le coup, c'est la fatigue surrénalienne.

Donc, on avait vu que le cortisol était responsable de la modération du système immunitaire. Le cortisol a une action aussi de blocage de la digestion. Il a surtout une action, on avait dit, hyperglycémiante. Et là, on va s'intéresser à ça aujourd'hui.

Hyper-hypoglycémie diabète. Parce que quand on parle de diabète, on parle de diabète et puis... Allez, à la limite, on va vous parler d'alimentation. Ouais, il faut que tu fasses attention à manger un petit peu moins gras, un petit peu moins ci, un petit peu moins ça, et ça se limite là.

Ça se limite là, et pour moi c'est très très court parce qu'en fait, la plupart des diabètes sont ce que j'appelle des diabètes nerveux. Alors diabète nerveux, qu'est-ce que ça veut dire ?

Vous avez vu que finalement, en situation de stress, la première des réactions, il y a une cascade de réactions dans l'organisme. Il n'y a pas une seule chose, il y a une cascade, c'est toujours multiple.

comme processus adaptatif, et la première conséquence est la stimulation du pancréas pour produire de l'insuline. L'insuline va favoriser l'entrée du sucre au niveau de la cellule pour permettre à la cellule de travailler, de carburer avec plus de force, d'avoir plus de carbone disponible pour réaliser son travail.

Et ça va permettre en situation de stress de déployer des ressources auxquelles on n'aurait pas accès normalement, de développer une puissance, c'est une capacité qui est sur... pas surnaturelle, mais sur-quotidienne, qui est supérieure à ce qu'on développe de manière quotidienne.

Donc c'est bien joli de permettre qu'il y ait plus d'entrées de sucre dans la cellule par l'insuline, mais il faut qu'il y en ait du sucre disponible, il faut bien qu'il y en ait. Donc qu'est-ce qui se passe ?

Production aussi de cortisol qui va venir mobiliser les réserves en glycogène, mais surtout les réserves graisseuses et protéiques du corps pour produire du sucre au niveau du foie qui va être remis dans la circulation sanguine et donc il va venir, grâce aussi à l'insuline qui est en quantité plus importante, nourrir la cellule.

Sauf que ça c'est possible uniquement si du cortisol en en a. Donc on va toujours observer tous les phénomènes que l'on va décrire en stade 1 et en stade 2. Stade 1, nous sommes soumis à un stress et nous avons la capacité d'y répondre.

Que se passe-t-il ? Ce qui se passe, c'est qu'il y a une élévation de la quantité d'insuline, élévation du cortisol pour mobiliser les réserves de l'organisme. Jusque-là, tout va bien, sauf qu'il y a un moment où le cortisol joue un rôle régulateur sur l'insuline et il augmente la résistance à l'insuline au niveau cellulaire.

Quand on parle de diabète de type 2, de quoi est-ce qu'on parle ? On parle de résistance à l'insuline. Pourquoi ? Parce que nous avons des taux de cortisol qui sont trop hauts en permanence sur stimulation du système nerveux, sur sollicitation du système lutophyte.

Sur sollicitation du système lutophyte, et pour éviter une forme de dégradation on continue des tissus, c'est-à-dire qu'on se mange nous-mêmes, le cortisol vient à la fois dégrader les tissus mais surtout met en place les conditions qui vont faire qu'à un moment il va arrêter d'agir lui-même, il va arrêter de dégrader ses tissus parce que finalement la cellule prendra beaucoup moins de sucre.

Quand on parle de diabète de type 2, quand on parle de résistance à l'insuline, on parle avant tout d'action du cortisol directement au niveau de la cellule pour réaliser une résistance à l'hormone qu'on appelle l'insuline.

Stade 2, il y a un stress, beaucoup de production d'insuline et pas de cortisol qui vient, ou peu, très peu. Qu'est-ce qui se passe ? Stress au niveau de la cellule, un besoin d'action, un besoin de sucre, un besoin de carbone qui est important, et une incapacité à le fournir.

Alors, l'organisme fait appel à d'autres hormones qui sont hyperglycémiantes, comme l'adrénaline par exemple, sauf que la production de l'adrénaline par les glandes surrénales sera assujettie à leur capacité à produire de l'adrénaline. Si elles commencent à être déjà fatiguées dans leur ensemble, même l'adrénaline va avoir du mal à être sécrétée. Qui plus est, l'adrénaline crée cette espèce d'état d'euphorie, de panique, d'excitation qui est propre à l'hypoglycémie.

Une personne qui tombe en hypoglycémie, c'est une personne qui va devenir fébrile. D'un seul coup, c'est... Il faut que je mange, il faut que je mange, tout va s'effondrer, on ne supporte plus rien, on est un fleur de peau.

Pourquoi ? Parce qu'il y a production d'adrénaline pour essayer de stimuler. Ça ne suffit pas, donc il y a un stress. Il y a un stress et il y a des messages d'alerte qui remontent à l'hypothalamus en permanence, qui est notre centre de décollage, de traitement, l'interface entre le système nerveux et le système endocrinien.

et lui, il va envoyer des messages d'alerte, il va dire, mais qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce qui se passe ? Il va produire de l'ACTH, cette hormone qui va venir stimuler le cortex surrénalien, sauf qu'il n'y a plus rien qui sort.

La production d'ACTH, il n'y a plus rien qui sort. C'est un petit peu l'affolement, c'est même beaucoup l'affolement. C'est le phénomène d'hypoglycémie. L'hypoglycémie résulte d'une grande demande de glucose sanguin et d'une incapacité à le mobiliser.

Donc, grande demande de glucose sanguin, incapacité à le mobiliser, Finalement, il y a ce phénomène d'affolement, d'épuisement. Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que le cortisol varie suivant des rythmes circadiens. Rythme circadien, ça veut dire qu'il y a des fluctuations au cours de la journée.

Il y a des piques et puis il y a des descentes. Les piques ont lieu théoriquement le matin, au petit matin. C'est pour ça que je dis souvent que le petit matin est certainement le moins optimum pour se nourrir, à condition qu'on ait un pic de cortisol à ce moment-là.

Pourquoi ? Parce qu'il y a une grande production de cortisol qui est une hormone hyperglycémiante, donc du sucre dans le sang, on en a, il n'est pas le temps de consommer. Et ça, je le dis bien, c'est valable si on a la capacité à produire du cortisol.

Imaginons une personne épuisée, chronique, qui ne va pas avoir ce pic de cortisol au petit matin parce que son système surrénalien est épuisé. qu'est-ce qu'on va avoir ? On va avoir un besoin de sucre dès le matin.

C'est pour ça que j'aime bien cette phrase qui dit que la règle n'est pas un modèle fixe, c'est le souffle inspirateur qui structure. Il y a une règle pour la moyenne des individus et puis il y a la réalité de l'adaptation individuelle.

Et effectivement, il y a des personnes qui sont tellement épuisées qu'il est important qu'elles mangent le matin, qu'elles regarnissent leur taux de sucre le matin. En règle générale, les personnes qui ne sont pas épuisées n'en ont pas besoin.

C'est pour ça qu'on peut éviter le petit-déjeuner. C'est pour ça que ça devient intéressant que ces vidéos sont là, non pas pour faire du dogme, non pas pour dire qu'il faut ça, il faut ça, c'est bien, c'est mal, mais pour que chacun puisse savoir où il en est exacteur et déterminer ce qui est bon pour lui.

On en arrive à des situations où il y a des gens qui sont épuisés et qui disent que j'ai entendu dans une de ses vidéos qu'il ne fallait pas manger le matin. Pourquoi il ne faut pas manger ? Si on s'arrête à ne pas manger, il ne va pas y avoir d'adaptation individuelle.

Par contre, si on sait qu'il n'est pas optimum de manger le matin parce qu'on a une sécrétion haute de cortisol et que là on se dit « mais attend, est-ce que moi j'en ai ce pic de cortisol ? » Non, alors à ce moment-là ça ne s'applique pas à moi.

Et c'est là où on construit du savoir, de la connaissance qui permet de se former, d'être son propre thérapeute d'une certaine manière. Et donc, il y a des rythmes circadiens, théoriquement, ça monte au petit matin, puis ça décroît lentement au cours de la journée jusqu'à être minimum le soir.

Le soir, c'est minimum, et finalement, ça permet l'endormissement. C'est le pic de cortisol au matin qui provoque le réveil, c'est la baisse du cortisol le soir qui provoque l'endormissement. Chez les personnes épuisées, souvent, on voit une inversion du cycle, quasiment, c'est-à-dire pas de pic le matin, c'est-à-dire qu'elles ont beaucoup de mal à se réveiller, Elles sont dans les brunes toute la matinée et puis il y a un regain vers les 6-8 heures du soir.

Elles ont beau être épuisées vers les 6-8 heures et incapacité à dormir, grande difficulté à dormir, à s'endormir, et donc des personnes qui étaient épuisées vont être de plus en plus épuisées. C'est une espèce de spirale infernale. Une chose qu'il faut savoir, c'est qu'on a vu que les quantités de cortisol, qu'il y avait des micro pics de cortisol à chaque fois qu'il y avait une prise alimentaire par exemple.

Et ça, c'est extrêmement intéressant parce que les personnes qui sont en épuisement chronique, c'est-à-dire qui ont une incapacité à produire du cortisol, vont avoir donc intérêt à multiplier les petites prises alimentaires.

Là encore, on entend le dogme qui dit « Oui, il faut faire un repas à telle heure, il ne faut pas grignoter sur la journée. » Pourquoi il ne faut pas grignoter sur la journée ? Moi, je dirais, une personne qui est épuisée chronique, au contraire, elle a intérêt à faire des petites collations.

Pourquoi ? Parce qu'elle a une capacité métabolique vis-à-vis des sucres qui est relativement faible, donc surtout pas de grandes quantités, pas à s'envoyer dans un cadre frugivore, par exemple, pas à s'envoyer des quantités de bananes et de d'âtes, c'est complètement inadapté, et par contre, prendre des petits snacks réguliers, faits peut-être de bananes, mais en prendre en petites quantités et non pas se remplir d'un seul coup avec une quinzaine ou une vingtaine de bananes,

et puis ensuite, laisser tout le temps, parce qu'on ne pourra pas les traiter, on ne pourra pas les métaboliser, ça va créer énormément de fatigue à l'échelle de l'individu, et d'ailleurs on le voit, la surproduction d'insuline crée un coup de barre juste après le repas.

On mange énormément de fruits et d'un seul coup, on est fatigué. Ça, c'est une hyper-insulinémie, c'est une incapacité métabolique par rapport au sucre, et c'est pour ça que chez toutes les personnes, plus une personne est fatiguée, plus elle a intérêt à multiplier les petites prises alimentaires, à les commencer tôt le matin, à avoir des petites prises alimentaires très régulières au cours de la journée.

Et ça peut aller jusqu'à 8-10 prises alimentaires sur la journée, c'est relativement fréquent, je l'ai vu, et ça marche très très bien. Et c'est adapté, l'avantage c'est que c'est adapté.

On parle du travail digestif, si les prises alimentaires sont simples, c'est digéré très rapidement, si elles sont faibles en quantité, c'est digéré très rapidement et le travail digestif n'est pas augmenté.

Il est supérieur le travail digestif quand on se remplit et en dépassant notre capacité digestive et notre capacité métabolique qu'en prenant des tas de petites collations. Donc il y a des rythmes circadiens du cortisol, rythmes théoriques. Alors si on vous propose un jour de mesurer votre taux de cortisol, sachez que 1.

on ne peut pas le mesurer de façon adéquate par voie sanguine, 2. on ne peut pas le mesurer de façon adéquate en ne prenant qu'une seule mesure dans la journée puisque par essence il varie.

Il faut au moins 4 mesures et il faudrait faire idéalement un test salivaire. Malheureusement, dans notre beau pays, le test salivaire est quasiment impossible parce que les derniers laboratoires qui le pratiquaient ont dû fermer.

On y soit qui mal y pense ! Donc, hypoglycémie, phénomène d'hypoglycémie, égale épuisement sturénalien, phénomène de diabète de type 1, égale épuisement, égale sur-solicitation du stress, égale stade 1.

J'espère que ça aura été simple à comprendre. Ensuite, il y avait une chose dont je voulais vous parler maintenant. On a parlé un petit peu des différentes hormones qui étaient produites par les glandes surrénales. On parlera des hormones sexuelles dans la prochaine vidéo.

Il va y avoir une petite série. J'essaie de les faire courtes de manière à être plus facile à retrouver et plus pertinente, plus frappante. On va parler des hormones sexuelles dans la prochaine vidéo, mais il y avait une autre hormone dont je voulais vous parler qui va avoir de lourdes conséquences et qui va permettre enfin de trancher une fois pour toute cette question de l'hydratation.

Parce que ça fait pas mal de temps que je dis toujours que les personnes qui sont déshydratées ne servent pas à grand-chose de boire de l'eau et ça peut même être dangereux. Alors on me dit, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Qu'est-ce que c'est que cette théorie farfelue ? Je vais vous montrer que c'est tout sauf une théorie farfelue. Il y a une autre hormone qui est produite par le cortex surrénalien, par la partie supérieure, la partie glomérulaire du cortex surrénalien, c'est une hormone qu'on appelle l'aldostérone.

L'aldostérone, c'est une hormone qui va réguler les quantités d'électrolytes dans le corps. Qu'est-ce que c'est que les électrolytes ? Les électrolytes majoritaires dans le corps, c'est sodium, potassium, magnésium et chlorure.

Un électrolyte, c'est un ion qui est chargé d'une petite charge électrique. Et donc ces minéraux qui sont chargés d'une petite charge électrique, sodium, potassium, magnésium et chlorure, qui sont essentiels pour le fonctionnement du corps humain, particulièrement pour le fonctionnement du système nerveux, sont régulés par la glande surrénale, par l'aldostérone au niveau de la glande surrénale.

Le seul minéral principal du corps qui ne répond pas à cette dominance surrénalienne, c'est le calcium qui, lui, voit ses taux régulés complètement par la glande thyroïde. Taux de calcium, glande thyroïde, tous les autres minéraux, finalement électrolytes, glande surrénale.

Ça passe par une hormone qu'on appelle l'aldostérone. Qu'est-ce que conduit l'aldostérone ? Une production d'aldostérone conduit à une réabsorption du sodium et de l'eau au niveau des reins, c'est-à-dire qu'on bloque l'élimination rénale et l'élimination de sodium.

Parce que ce qu'il faut savoir, c'est que chaque fois qu'on perd du sodium, et en a plus, on perd aussi de l'eau, parce que l'eau accompagne le sodium. Pour qu'il y ait de l'eau, il faut qu'il y ait du sodium.

Si on perd du sodium, s'il y a une fuite de sodium, il y a une fuite d'eau. C'est un phénomène qui est partout dans le corps humain. L'aldostérone a plusieurs caractéristiques.

Premièrement, elle répond à la même stimulation que le cortisol, c'est-à-dire que c'est l'ACTH, cette hormone qui est produite d'abord par l'hypothalamus qui vient produire de la CRH, qui va venir au niveau de la glande puitétaire produire de l'ACTH.

L'aldostérone est produite en rapport avec une stimulation par la production de cet ACTH, comme le cortisol. Ce qui fait qu'en état de stress, on va avoir une forte production de cortisol, on va avoir une forte production d'aldostérone.

L'aldostérone permet la réabsorption du sodium et donc éviter la fuite de sodium et la fuite d'eau. Sauf que, contrairement au cortisol, je vous avais expliqué ce phénomène du thermostat, c'est-à-dire que quand la chaleur augmente, ça vient arrêter le thermostat et arrêter la production d'ACTH.

L'aldostérone ne fonctionne pas comme ça, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'effet rétroactif de l'aldostérone pour limiter la production d'ACTH. La production d'ACTH est totalement indexée par les taux de cortisol.

Imaginons une personne qui est soumise à un stress régulier et pour qui les taux de cortisol n'arrivent pas à grimper parce que la glande surénale commence à être fatiguée. Donc il y a beaucoup d'ACTH qui est produit, donc beaucoup d'aldostérone qui est produit.

Au bout d'un moment, ça va devenir délétère de réabsorber complètement en permanence ce sodium et cette eau. On va faire énormément d'œdème. Donc on voit apparaître une baisse de la sensibilité des cellules qui produisent de l'aldostérone à l'ACTH, c'est-à-dire que le corps va commencer à produire de façon chronique beaucoup moins d'aldostérone. C'est-à-dire que pour un individu qui commence à être fatigué, qui ne produit plus assez de cortisol, la stimulation par l'ACTH va avoir dans un premier temps, comme pour résultante,

une production accrue d'aldostérone, donc de l'EDEM, et très rapidement un mécanisme adaptatif qui fait que la personne va commencer à perdre du sodium et perdre de l'eau. Que se passe-t-il dans ce cadre-là ?

On perd du sodium et on perd de l'eau. Ce qu'il faut savoir, c'est que le sodium, N à plus, on parle toujours de sel, moi je vais parler de sodium, on revient au niveau chimique, le sodium, N à plus, est le minéral le plus abondant dans le milieu sanguin et dans le milieu extracellulaire, le liquide interstitiel.

Alors que le potassium est le minéral le plus important au niveau intracellulaire, à l'intérieur de la cellule. en rapport de 15 à 1 entre le potassium et le sodium. C'est-à-dire qu'il y a 15 unités de potassium pour 1 unité de sodium.

Donc majoritaire dans le milieu intracellulaire pour le potassium, majorité de sodium dans le milieu extracellulaire. Si on a une production d'aldostérone qui diminue, pourquoi ? Parce que finalement les glandes surrénales commencent à être épuisées, elles ne produisent plus d'aldostérone.

Qui plus est, les glandes surrénales à qui on a demandé une surproduction d'aldostérone ont vu leur sensibilité aux hormones, la CTH en particulier, diminuer. À ce moment-là, on va commencer à avoir une fuite urinaire du sodium et donc de l'eau.

On va avoir une perte de sodium au niveau sanguin. S'il y a un manque de sodium au niveau sanguin, qu'est-ce qui se passe automatiquement ? Il va y avoir une fuite du sodium et donc de l'eau du milieu interstitiel vers le sang pour regarder et assurer l'homéostasie du sang.

Oui, mais pour que ce milieu interstitiel se regarnisse en sodium et en eau, d'où va venir le sodium ? Rapidement, il va venir du milieu intracellulaire. Fuite de sodium du milieu intracellulaire, de l'intérieur même de la cellule.

OK, fuite de sodium donc d'eau, déshydratation intracellulaire. Et qu'est-ce qui va se passer aussi ? Puisqu'il doit y avoir un ratio potassium-sodium qui reste fixe, À ce moment-là, on va avoir aussi une fuite de potassium de la cellule de manière à maintenir le niveau du rapport sodium-potassium dans la cellule constant. Fuite de potassium dans la cellule, il va y avoir du potassium au niveau du sang.

On ne peut pas le traiter, ça va être éliminé par les urines. On va commencer à perdre du sodium et du potassium par les urines. Les personnes qui sont en épuisement chronique et qui voient des urines alcalines qui me disent que ça veut dire que je ne suis pas un acideux, Non, ça veut dire que tu es en train de perdre tes minéraux dans l'urine parce que tu n'as pas les hormones adéquates pour garder tes minéraux dans le corps.

Alors que se passe-t-il si ces personnes qui sont donc déminéralisées et déshydratées se mettent à consommer une grande quantité d'eau ? Dilution du plasma sanguin. Ça veut dire que la concentration en sodium dans le plasma sanguin diminue encore.

Qu'est-ce qui se passe ? la fuite de sodium de la cellule vers le milieu extracellulaire, vers le sang, va être d'autant plus importante. Et on se retrouve avec quoi ? On se retrouve avec ce qu'on appelle des comas hydrauliques. C'est-à-dire que, ça existe, ce n'est pas une blague, et c'est même fréquent, j'ai même des témoignages, il y a des mouvements alimentaires actuellement qui prônent la surhydratation, et on voit que certains de leurs membres ont eu des problèmes de comas hydrauliques.

Pourquoi ? Parce qu'une personne qui est déjà déminéralisée, qui a déjà une perte de sodium parce qu'elle ne le retient pas, parce que ses glandes surrénales sont fatiguées. Si cette personne se met à boire 3 litres d'eau sur la journée, 3 litres d'eau plate, ça va être la catastrophe parce qu'il va y avoir une fuite minérale très rapide à partir de sa cellule pour venir assurer l'homéostasie du sang, tant bien que mal.

Quelle est la solution ? C'est toujours, quand on apporte de l'eau, apporter du sodium avec. Alors on ne parle pas de sel, on parle de sodium. Le sel est beaucoup moins biodisponible, voire quasi très peu biodisponible, alors que le sodium, on va le retrouver premièrement dans les légumes, principalement légumes verts, c'est pour ça que le jus de céleri est excellent.

On le retrouve aussi dans l'eau de mer, c'est pour ça que souvent je dis aux gens que si vous voulez vous réhydrater, prenez un petit peu d'eau de mer, vous le mélangez avec de l'eau plate, vous faites quelque chose à l'isotonie, par exemple un tiers d'eau de mer, deux tiers d'eau plate, et là vous avez quelque chose qui va vous réhydrater au niveau cellulaire profond.

Pourquoi ? Parce qu'en même temps qu'on apporte de l'eau, on apporte du sodium. Il y a un autre produit que j'aime bien aussi pour ça, on en parlera dans les solutions, c'est une algue qu'on appelle le kelp qui contient à la fois du sodium et du potassium, dans un bon équilibre, beaucoup de potassium et un peu de sodium, et qui va venir vraiment doucement regarnir tout ça.

Quand on parle de l'équilibre sodium-potassium... Je reviendrai à l'eau juste après. Quand on parle de l'équilibre sodium-potassium, il faut savoir que la plupart des fruits sont très riches en potassium est relativement faible en sodium.

Que se passe-t-il si on est déjà en carence de sodium au niveau du plasma sanguin ? Quand on va consommer énormément de fruits chargés en potassium, et bien juste après on va se sentir mal, on va avoir des grandes envies de sel, ce que les Américains appellent cravings, c'est-à-dire des boulimies de sel, particulièrement au moment où l'aldostérone est le plus bas dans la journée, en fin d'après-midi.

Boulimie salée en fin d'après-midi. Pourquoi ? Fatigue surrénalienne. On a vu que ça a pour conséquence qu'il faut limiter les apports de fruits trop importants d'un seul coup. Toujours les réguler avec un apport de sodium conséquent. C'est pour ça que moi, souvent, je conseille aux gens qui sont vraiment épuisés, je leur dis que si tu vas manger des fruits, d'abord tu te prends un petit verre d'eau de mer ramené à l'isotonie, tu te prends un petit jus de céleri, un petit jus de légumes avec tes fruits.

Comme ça, tu auras un apport de sodium, un apport de potassium et ton corps va pouvoir le traiter. On a vu aussi les conséquences en ce qui concerne l'hydratation. Apporter de l'eau à quelqu'un qui est déjà déminéralisé et à quelqu'un qui est déjà en perte de sodium, c'est la catastrophe.

Pourquoi ? Parce qu'on va diluer le plasma sanguin, ça va ne faire qu'augmenter la fuite de sodium vers le milieu sanguin. Le milieu intracellulaire va être d'autant plus déshydraté et déminéralisé. c'est une catastrophe.

On ne réhydrate pas quelqu'un en lui apportant de l'eau. Si la personne est déshydratée, c'est parce qu'elle est déminéralisée et a vu des pertes de sodium, on réhydrate une personne en lui apportant de l'eau et du sodium.

Les jus de légumes sont extraordinaires pour ça, les jus de céleri, de concombre, de verdure, parce qu'ils apportent à la fois de l'eau, la meilleure eau qui soit, l'eau présente dans les légumes, c'est-à-dire une eau chargée de minéraux avec toute leur charge électrique, et du sodium, et faiblement du potassium.

Si on rajoute quelques fruits dans le jus, on a un équilibre qui est excellent, qui est vraiment excellent à apporter. C'est là où je m'amuse souvent parce qu'il y a régulièrement la tarte à la crème qu'on sert, c'est moins les jus, c'est pas naturel.

C'est le seul argument qu'on voit. Oui, l'homme dans la nature n'avait pas de jus, mais c'est un argument totalement fallacieux Puisque l'homme dans la nature n'était pas soumis au rythme auquel on est soumis. L'homme dans la nature n'avait pas un écran d'ordinateur allumé jusqu'à 11 heures.

L'homme dans la nature ne se prenait pas du coca, de la coque ou des amphétamines pour tenir le coup. L'homme dans la nature ne roulait pas dans une voiture avec énormément de stimuli qu'il épuise en permanence.

L'homme dans la nature n'était pas surchargé d'informations. Donc c'est complètement fallacieux. On n'est plus dans un cadre naturel. Il s'agit de s'adapter pragmatiquement aux conditions nouvelles de vie et non pas de rester dans... OK, j'applique les conditions naturelles dans un secteur de ma vie puis j'oublie que dans tous les autres secteurs, ça ne marche pas.

Donc oui, pour moi, les jus de légumes principalement sont, et vous verrez qu'on verra la solution, les jus de plantes sauvages sont déjà la base de toute restauration surénalienne en apportant des minéraux et du liquide qui vont permettre la réhydratation profonde du corps.

Réhydratation sans avoir d'œdème, sans avoir ce phénomène de dilution. Pourquoi ? Parce qu'on apporte du sodium en même temps. Donc vous l'avez vu, j'ai pris quelques notes...

Vous l'avez vu finalement, les conséquences que l'on soit à un stade 1 ou un stade 2 de cet épuisement surrénalien, elles vont avoir principalement une action sur le système immunitaire, soit trop peu actif, soit trop agressif.

Trop peu actif parce que bridé, trop agressif parce que non régulé. Il va avoir une conséquence sur la glycémie, soit diabète, résistance à l'insuline parce qu'il y a trop de cortisol, soit hypoglycémie parce qu'il n'y a pas assez de cortisol.

Et ça va avoir une incidence profonde sur le taux d'hydratation interne cellulaire, intracellulaire, donc hyper important pour le fonctionnement cellulaire, sur nos habitudes et nos besoins alimentaires, prise alimentaire fréquente, faible, toujours compensée par un apport de légumes, de jus de légumes ou de produits contenant du sodium, non pas du sel, du sodium, on parle de sodium, on parle de minéraux.

Ce n'est pas parce que principalement notre source de sodium dans l'alimentation classique est issue du sel qu'il faut se diriger vers le sel. Le sel est très peu utilisable pour l'organisme. Autant se diriger vers des sources de sodium biodisponibles. Conséquences en matière d'hydratation, conséquences en matière d'alimentation, plutôt des petits repas réguliers dès le matin pour les personnes qui sont épuisées, contrairement aux personnes qui ne sont pas dans un état d'épuisement et qui, par contre, auront une grosse production

de cortisol et qui ont tout intérêt à ne pas manger le matin. Ainsi de suite, on en arrive à ce que chacun puisse avoir un programme individualisé. J'espère vraiment que ces vidéos y contribuent.

La prochaine fois, on fera encore un dernier petit tour d'horizon. On étudiera les conséquences de cet épuisement surrénalien sur les hormones sexuelles. et vous verrez que c'est un joli chapitre en tant que tel.

Et on commencera à attaquer les solutions, parce que des solutions, il y en a. C'est un long chemin qui demande à être parcouru avec intelligence et stratégie, et c'est pour ça que ces trois vidéos premières ont été essentielles, pour comprendre ce qui se passe, pour que chacun puisse se bâtir sa stratégie.

On continuera donc avec les solutions, parce que des solutions, il y en a, puis après on finira tranquillement avec des recettes. Je vous remercie pour tous ces partages, pour l'enthousiasme que vous témoignez au travers des messages que nous recevons, l'enthousiasme pour porter ce message de savoir partagé.

Un ami, je salue, petite dédicace à Elassie, qui me disait que tout savoir qui n'est pas partagé, c'est un savoir qui est là en vain. C'est beau de voir ce partage de savoir, cette réappropriation du savoir, de la physiologie humaine, de nos choix, parce qu'on ne peut faire de choix que parce qu'on est en pleine compréhension des phénomènes qui nous gouvernent.

C'est beau, ça me met en joie, et je vous en remercie. Bon chemin vers la régénération, même pour les épuisés, pour les fatigués chroniques. Bon chemin !

Il va y avoir encore quelques vidéos où on va décrire tout ce qu'il y a, et on finira par une question-réponse spécifique sur ces questions-là, donc on pourra terminer d'apporter des informations. Je vous souhaite une belle journée, si vous avez été épuisé chronique, de retrouver l'espoir, la combativité, la pugnacité et la joie de vous dire qu'il peut y avoir une fin à cet état. Et que même si personne n'a compris votre état, même si ça paraissait fou, ce n'est pas un arbitraire,

ce n'est pas un aléatoire, c'est une conséquence de certains habitudes, de certains comportements, de certaines données extérieures. Et que tout ça, ça peut être renversé.

Bonne régénération !

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