Et un jus pour les reins !
Cette vidéo est une recette de jus filmée pendant une semaine spéciale régénération, mais Thierry en profite pour poser un cadre plus large : pourquoi les feuilles vertes et légumes crus devraient constituer la base de l’alimentation humaine, et pourquoi l’extracteur de jus est, selon lui, l’un des moyens les plus efficaces d’atteindre des apports minéraux vraiment significatifs.
Le jus du jour est construit autour de deux problèmes fréquents : la congestion rénale liée à un mucus qui entrave les cellules rénales, et l’épuisement des glandes surrénales qui régulent en partie la fonction rénale. Thierry explique pourquoi le céleri branche est son premier choix pour les surrénales (richesse en sodium, appétence pour le salé comme signal d’alerte), et pourquoi les asperges vertes sont un activateur diurétique et régénérant de la sphère rénale, comparable à la pastèque en été.
Il aborde aussi la question des agrumes dans les jus : leur action astringente dissout les dépôts calciques et graisseux qui encombrent les tissus, mais leur teneur en sucre impose une limite, qu’il fixe à 25-30 % maximum de fruits dans un jus, pour ne pas surcharger un pancréas et des surrénales déjà fragilisés. La règle des jus simples, avec peu d’ingrédients, revient également, ainsi que l’importance de la saisonnalité : consommer les mêmes produits toute l’année va à l’encontre de la logique physiologique pour laquelle l’organisme s’est développé.
La dernière partie sort de la recette pour aborder la qualité des matières premières (une carotte cueillie il y a six mois n’a plus grand-chose à voir avec une carotte fraîche du jardin) et le rôle du goût comme indicateur fiable, à condition d’être dans un contexte alimentaire adapté. Thierry insiste sur le fait que les livres de recettes et les protocoles sont des guides utiles, mais que l’expérimentation personnelle, fondée sur le ressenti, reste le seul vrai critère.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Pourquoi inclure des jus en régénérationThierry introduit la place des légumes crus et des feuilles vertes dans l’alimentation humaine et explique pourquoi il intègre des recettes de jus à cette semaine spéciale.
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3:08Le corps pose ses propres prioritésThierry rappelle qu’il n’existe pas de jus spécifique pour une maladie donnée et que c’est l’organisme qui décide de nettoyer ou de construire selon ses besoins.
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6:16Reins et surrénales : les deux cibles du jusIl décrit comment la congestion rénale et l’épuisement surrénalien se combinent pour bloquer la fonction d’élimination, et comment le céleri branche répond à ce problème.
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9:24Les asperges vertes, régénérantes rénalesThierry présente les asperges comme un concentré chlorophyllien et un puissant activateur diurétique, utile notamment pour les calculs rénaux.
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12:28Le rôle des agrumes et la règle des 25 %Les agrumes dissolvent les dépôts calciques et graisseux, mais leur proportion dans le jus doit rester limitée pour ne pas fatiguer davantage les surrénales et le pancréas.
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15:40Saisonnalité et diversité des ingrédientsThierry explique pourquoi consommer les mêmes produits toute l’année est une erreur et comment la saisonnalité correspond à la logique physiologique de l’organisme.
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18:50Comment boire un jus correctementIl détaille l’importance de salivation, de boire lentement sur une heure et demie, et pourquoi avaler un jus d’un trait nuit à la digestion.
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25:04Bases passe-partout et qualité des produitsConcombre, céleri, laitues : Thierry présente les ingrédients de base d’un jus équilibré, puis insiste sur l’écart de valeur nutritive entre produits frais et produits de supermarché.
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31:24Faire confiance à son ressenti, pas aux recettesLes livres de protocoles sont des guides utiles, mais l’expérimentation personnelle fondée sur le goût et le plaisir reste le seul critère fiable en régénération.
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Transcription de la vidéo
Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.
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Bonjour ! Dans une semaine spéciale régénération, on n'allait quand même pas se priver de la recette d'un jus, ou de recettes de jus, parce que je ne sais pas vraiment comment je vais en faire.
Mais j'avais vraiment envie d'inclure des recettes de jus, parce qu'effectivement, quand on parle de régénération, on parle avant tout et beaucoup de fruits, de légumes, les nourritures pour lesquelles nous sommes faits, nous avons été créés, nous avons été adaptés pour consommer des fruits, des légumes crus, en grande quantité, des légumes en particulier, beaucoup, beaucoup, beaucoup de verdure.
Vous savez comme moi à quel point finalement, dans notre mode de vie moderne, on a complètement perdu ce lien à la verdure, ce qu'on appelle les feuilles vertes. Les feuilles vertes qui devraient pourtant être l'essentiel de notre alimentation, qui devraient constituer la base sur laquelle finalement va s'ancrer notre alimentation, sur laquelle vont venir se mettre les fruits, les noix, et puis d'autres petits produits qui vont être beaucoup plus anecdotiques.
mais la base de l'alimentation humaine est basée sur les feuilles vertes, cet apport minéral, cet apport alcalin maximal, cet apport de chlorophylle maximal, et on a perdu l'habitude.
C'est pour ça que chaque fois que je peux vous proposer une nouvelle recette de jus pour changer un petit peu, et on va voir pour quelles raisons, j'ai du plaisir. Ce matin, je venais de chercher des belles asperges vertes, Je me suis dit qu'il fallait que je la filme dans le cadre de la semaine pour la régénération.
Un jus qui va être spécial pour les reins et les surrénales. Parce que vous savez, quand on parle de jus, on pense toujours en termes d'élimination. Souvent je dis aux gens, avant de parler d'élimination, il faut parler de nutrition.
C'est-à-dire que la plupart d'entre nous sommes profondément dénutris et nos organes d'élimination sont profondément dénutris. Donc inefficaces en termes d'élimination parce que dénutris, profondément dénutris. Et les jus, on en parle toujours, on dit que c'est une recette de jus de détox.
Alors détox, détox, détox par-ci, détox par-là... Les jus, c'est avant tout une formidable nutrition, une formidable apport de minéraux, de vitamines, de phytonutriments qui vont être directement assimilables par le corps et qui vont venir directement nourrir les cellules de nos reins, de nos surrénales et de tout notre corps dans son entièreté.
Et je pense qu'il faut se prémunir de cette idée que les jus c'est la détox et que quand on ne détoxine pas, on ne veut pas de jus. Non. Les jus, c'est la détox.
OK, ça participe au nettoyage, ça participe à l'alimentation, ça participe à la construction. Mais vous savez, le problème, c'est qu'on a l'habitude de séparer les choses.
Alors il y a ceux qui sont pour la détox, il y a ceux qui sont pour la construction musculaire, il y a ceux qui sont pour ci, il y a ceux qui sont pour ça. En fait, le corps fonctionne dans une unité. C'est-à-dire qu'à chaque instant, il y a de la construction tissulaire, il y a de l'élimination qui se passe, et il s'agit pour que ça puisse se passer, qu'il y ait les bons nutriments en adéquation, qui est les bonnes conditions pour que ces mécanismes se passent.
Alors que ce soit la personne qui a besoin d'avoir un processus de nettoyage rapide parce qu'il y a une pathologie lourde qui est en train d'évoluer dans son corps, ou que ce soit la personne qui est en train de faire du sport et qui veut construire du muscle, un apport énorme de produits verts, de produits chlorophyliens, va aider à ce processus.
C'est pour ça que je n'aime pas ces catégories trop rigides de jus détox, jus pas détox, je suis en pleine détoxination, je suis en pleine reconstruction, je suis en pleine alimentation.
Et ce qui est nécessaire pour mon corps va se passer. C'est-à-dire qu'à certains moments, ça va nettoyer, à certains moments, ça va construire, et ça va se passer tout naturellement.
Et c'est le corps qui va poser ses priorités. Il faut vraiment, je crois, qu'on se départisse de cette idée qu'on est le grand ordinateur et qu'on maîtrise tout. Et puis on a l'impression que je vais prendre tel jus de tel produit pour faire telle chose. Non, mais ça c'est du leurre.
C'est pour ça que quand on nous dit quel jus il faut que je prenne pour soigner telle maladie, je dis mais c'est une question qui n'a pas de sens. Il n'y a pas un jus pour une maladie. La maladie, de toute façon, est unique dans le corps, c'est l'obstruction. Et donc, il va falloir des tas de jus, des tas d'apports minéraux et en sur-quantité.
C'est pour ça que l'extracteur de jus est l'outil moderne, je pense, pour accéder à ce but. Ce n'est pas indispensable, je le sais, mais j'en parle beaucoup.
Pourquoi ? Parce que pour moi, c'est incontournable. Ce n'est pas indispensable, mais c'est incontournable parce que j'ai vu la différence. J'ai vu vraiment ce que ça voulait dire d'apporter une très grande quantité de minéraux dans son alimentation et finalement sous forme de quelque chose qui est rapidement digeste, qui est rapidement fait, qui correspond à notre mode de vie et qui va nous permettre d'avoir cette quantité énorme de légumes.
Souvent quand on parle de jus, on pense des jus avec des épinards... Là, aujourd'hui, j'avais envie de faire une recette un petit peu originale. Je vous ai dit, un jus pour les reins, ça va être un jus qui va prendre soin de la sphère rénale et aussi de la sphère surrénale, parce que vous savez, ces reins sont contrôlés par les glandes surrénales, et chaque fois qu'on parle des reins, on parle obligatoirement des glandes surrénales aussi qui les gouvernent, et l'un ne va pas sans l'autre.
Le fonctionnement de l'un et de l'autre sont intimement liés. Et d'ailleurs, souvent ça me fait penser qu'il y a des gens qui se plaignent, finalement ils disent, je me réveille la nuit pour faire pipi, où j'ai des problèmes de mixtion, je n'arrive pas à retenir mes urines.
Tout ça, c'est un problème de système nerveux et de glandes surrénales. Plus on est fatigué, plus on va avoir de difficultés à retenir son urine, plus on va avoir besoin d'aller à la toilette souvent. Puis bon, pour les personnes qui se réveillent la nuit, ça devient un cercle vicieux.
C'est-à-dire que plus elles sont fatiguées, plus elles se réveillent pour faire pipi, plus elles sont fatiguées. Le seul moyen, c'est de renforcer tout ça, renforcer cette sphère.
Vous savez, pour les glandes surrénales et les grains, il y a toujours le régime SMS, Sommeil, massage, soleil, qui est essentiel, mais il y a aussi des produits qui vont pouvoir agir. Il y a des plantes médicinales, il y a un mélange qui s'appelle glande surrénale qui est très efficace, et il y a aussi parmi nos légumes, des légumes qui sont vraiment incontournables pour soutenir toute cette fonction rénale et surrénalienne qui est la fonction d'élimination par excellence
du corps. Et d'ailleurs, nombre d'entre nous, que ce soit au niveau de la muqueuse intestinale ou que ce soit au niveau des reins, on est bloqué en termes d'élimination. C'est ce qui fait que les personnes vont commencer à faire de l'odème, vont gonfler, vont prendre de l'eau pour diluer les acides.
Pourquoi ? Parce que ça ne sort pas. Au niveau de la muqueuse intestinale, c'est parce qu'il y a tellement de dépôts dans la muqueuse que finalement on rentre dans un phénomène d'auto-intoxication, ce qui devait sortir bute à la surface de la muqueuse et est réabsorbé, ou il n'y a pas assez de balayage.
Au niveau des reins, c'est simplement parce que la fonction rénale est empêchée. Pourquoi ? Parce que les reins sont entourés d'un épais mucus qui empêche les cellules rénales, les néphrons, de réaliser leur opération de nettoyage de la lymphe et du sang, mais aussi simplement parce que les glandes surrénales qui contrôlent ces reins et qui devraient finalement déterminer leur fonctionnement sont complètement épuisées, HS.
Il n'y a plus de jus dans les glandes surrénales et donc il n'y a plus de fonction rénale. Le rein, souvent, n'est pas atteint, il est empêché dans son fonctionnement, empêché par la congestion, empêché par la faiblesse surrénalienne.
Alors, j'ai choisi des produits qui allaient répondre un petit peu, même si on n'est pas finaliste, un petit peu à ces indications. Alors, quand on parle des glandes surrénales, moi je pense toujours à deux produits par excellence.
Le premier, c'est le céleri branche. Céleri branche, excellent légume, très riche en sodium. Or, il faut savoir que les personnes qui ont des glandes surrénales fatiguées sont des personnes qui, étrangement, vous allez me dire, ont des très grandes appétences pour tout ce qui est salé.
et vont avoir des attirances vers tout ce qui est salé, particulièrement le soir vers 5-6 heures, quand la fonction surrénalienne est au plus bas de la journée, à ce moment-là, elles vont avoir des espèces de boulimies de choses salées, elles vont se jeter sur tout ce qui est salé aux alentours.
Tout ça, c'est simplement parce qu'il n'y a pas assez de sel, il n'y a pas assez de sodium biodisponible dans leur alimentation, et surtout que les glandes surrénales qui devraient réaliser l'équilibrage entre potassium et sodium ne réalisent pas ce travail.
Donc, si toute la journée elles ont mangé des fruits, de seul coup, elles ne vont pas réussir à réabsorber le sodium qui devrait leur permettre d'égaliser les taux sodium-potassium, et donc elles vont aller le chercher à l'extérieur.
Tout ça, c'est le témoignage de glandes surrénales fatiguées. Je dis toujours aux gens, plus vous êtes fatigué au niveau des glandes surrénales, plus vous devez y aller précautionneusement avec les fruits.
Les fruits sont nourrissants, les fruits sont les agents régénérants, mais les fruits sont aussi, pour des glandes surrénales fatiguées, parfois difficiles à équilibrer, à gérer. Et c'est pour ça qu'apportez toujours beaucoup de jus de légumes verts qui vont être riches en sodium, particulièrement jus de céleri branche, c'est certainement la meilleure option.
Après, en termes de régénération surrénalienne particulière, on a un magnifique persil que je viens juste de cueillir au jardin. En plus, c'est du très beau persil qui monte à graines un petit peu.
Il y a même la branche avec. Hum... j'adore croquer les branches de persil ! Et donc le persil, régénérant par excellence de toute la sphère surrénalienne, là on est vraiment dans l'optique régénération, activateur de la sphère rénale, éliminatif, diurétique, ça va renforcer toute cette zone rénale surrénalienne, c'est un incontournable le persil dans tout processus de régénération de cette zone-là.
Ensuite, ça c'est la saison, et je voulais vraiment vous encourager. Vous voyez ce que c'est qu'un beau bouquet d'asperges, d'asperges vertes, pas ces espèces d'ignobles petits machins tout blancs, tout blanchâtres, privés de minéraux qu'on fait pousser à l'abri de la lumière.
Rien de vivant ne s'épanouit à l'abri de la lumière. Ces légumes privés de lumière, ces humains privés de lumière, tout blanc, tout rachitique, tout... Non, le vert c'est la vie, le vert c'est le signe de la présence minérale, de la présence de chlorophylle, et les asperges, je vais me retenir pour ne pas les croquer comme ça parce que j'en mange des quantités énormes, les asperges vertes sont un concentré chlorophyllien par excellence et sont surtout un très grand activateur de la zone rénale,
diurétique, éliminatif, ça va nous permettre, toutes les personnes qui ont des problèmes de calculs rénaux, ça va permettre d'éliminer, de drainer, de drainer, de drainer, et l'asperge est un formidable régénérant de la sphère rénale, diurétique, régénérant, c'est un peu l'équivalent en termes de légumes, de ce que va nous faire la pastèque en été.
La pastèque, peau de pastèque, régénérant de la sphère rénale sur rénale, l'asperge, c'est la pastèque du printemps, on va dire un petit peu. Et, puisqu'on se fait un jus, et que j'aime bien quand même mettre un petit peu de fruits, et qu'on parlait aussi de dissoudre les mucus, les épais mucus, qui entourent toutes ces zones du corps qu'on appelle les glandes, les organes, mais pour dissoudre, le jus des agrumes est idéal.
Le jus des agrumes est astringent, il va faire circuler la lymphe, Il va aussi dissoudre les dépôts calciques mais aussi les dépôts gras, les dépôts épais de l'infant. Il va littéralement la remettre en mouvement et faire que ces stagnations, stagnations qui empêchent aux organes de respirer de façon normale, soient remises en circulation, qu'enfin il y ait du mouvement, qu'il y ait de la respiration qui soit mise là-dedans. L'orange est fabuleuse pour ça, j'aime beaucoup utiliser les oranges.
Quand on a un jus orange, persil, céleri, asperges, Je crois qu'on a un petit peu un pack de tout ce qui va à la fois nettoyer, nourrir, activer le fonctionnement de toute la sphère rénale surrénalienne.
Bon là, je vais ajouter toujours pareil mes deux petits chouchous. Un peu de curcuma en racine, un peu de gingembre, pareil, curcuma. Globalement, régulateur de l'inflammation dans le corps, régénérant, hépatique, rénal, extraordinaire. Le gingembre, c'est une plante adaptogène en tant que telle, Donc elle participe à la régénération de tout le système glandulaire.
J'en mets dans tous les jus. On est parti pour faire ce jus, sinon je sens que c'est encore une vidéo qui va durer très très longtemps. Alors, quand on fait un jus, j'aime bien alterner.
Les asperges, c'est magnifique, tout y passe. Et vous voyez, il n'y a pas grand-chose à faire, il suffit de laisser passer. Le jus d'asperge, je le boirais tout seul.
Personnellement, je le boirais vraiment tout seul. Bon, après, là, j'aime bien le mélanger. Vous allez voir, on va faire un petit tour en revue de ce qu'il ne faut pas faire, mais quand on fait des jus comme ça, je pense qu'il est important de vraiment varier les produits au cours de l'année, de ne pas toujours tourner sur les mêmes jus, de ne pas toujours tourner sur les mêmes nutriments, et c'est particulièrement vrai pour les plantes qui exercent un fort pouvoir nettoyant.
C'est-à-dire que là, c'est la saison des asperges, c'est le temps de faire le plein d'asperges, On fait le plein le temps de la saison, mais on ne va pas fonctionner toute l'année sur les asperges parce qu'elles ont un pouvoir drainant qui est très très fort. Je mets le curcuma et le gingembre.
Elles ont un pouvoir drainant qui est très très fort, et donc il s'agit de ne pas stagner sur un produit. Je crois que c'est l'une des plus formidables erreurs qu'on puisse se faire, c'est de toujours consommer les mêmes produits, c'est-à-dire toute l'année d'avoir le même jus tout le temps sur la table.
Ça ne correspond pas au contexte naturel, ça ne correspond pas au contexte dans lequel finalement l'humain s'est épanoui. C'est-à-dire qu'il y a des saisons, il y a des diversités, et je pense que c'est très important de faire passer cette diversité dans ces jus.
Allez, le persil, on va en mettre quelques asperges. Et donc, je pense que ça aussi c'est une attitude qu'on n'a pas assez. C'est-à-dire qu'on a été habitué à manger un peu de tout, un peu tout le temps.
Il faut faire des repas soi-disant équilibrés, et donc toute l'année on a à peu près les mêmes produits qui reviennent de façon routinière en petite quantité. L'humain est créé pour fonctionner par saisonnalité, C'est-à-dire qu'il y a une saison pour tout, il y a une saison pour les melons, il y a une saison pour la pastèque, il y a une saison pour les asperges, et donc notre organisme s'adapte très bien à ça, c'est-à-dire qu'il fait le plein et ensuite il stocke, et c'est comme ça qu'il réussit le mieux.
C'est-à-dire qu'on répond carrément aux besoins de l'organisme en lui apportant une quantité énorme de ses éléments, et ensuite on passe à autre chose, on passe littéralement à autre chose. Je pense que c'est une erreur de vouloir toujours équilibrer son alimentation, ses jus. Il y a des moments où on mange plus gras, il y a des moments où on mange plus sucré, il y a des moments où on mange plus de feuilles.
L'hiver, par exemple, c'est le moment où il y a le moins de fruits. Globalement, il y a des gens, j'en fais partie, qui consomment beaucoup plus de légumes verts en hiver, un peu plus de sources de matières grasses, et puis en été, ça va être cure de fruits, cure de fruits juteux.
Et ça ne pose pas de problème parce que les stocks se font vraiment sur l'année. Alors, hop, on va passer celle-là. Donc ça, c'est une des premières règles auxquelles il faut faire attention quand on se prépare des jus, alterner, alterner les produits.
Surtout que dans les feuilles vertes, dans les produits verts, il y a souvent des principes actifs très puissants qui peuvent être des principes toxiques à force d'accumulation. Et donc c'est en tournant, en passant sur la mâche, sur l'épinard, sur la roquette, sur la laitue, sur les blettes, sur le céleri, sur les asperges, Et puis, à l'alternant, toute l'année, il y a une ressource qui
est extraordinaire. C'est à l'alternant qu'on s'assurera de ne pas trop concentrer certains produits qui seraient délétères à terme pour le corps. Là, non, on tourne et on apporte cette variété de produits au niveau du corps.
Donc, pas le même jus tous les jours, ça c'est une de mes premières règles de base et vraiment qui est pour moi incontournable. D'ailleurs, chaque fois que je fais un atelier ou que j'en parle à des gens à qui je veux introduire les jus, c'est la première règle que je leur donne, Je n'en dis pas le même jus tous les jours.
Ensuite, puisqu'on en est parti là-dessus, on va se faire un petit tour des il-faut-pas et il-faut au niveau des jus, il y a une chose aussi que j'ai remarquée, qui est très fréquente, c'est qu'on boit trop vite les jus.
Il faut bien penser que les jus représentent une quantité énorme de nutriments et il faut vraiment prendre le temps de les insaliver parce que l'amylase salivaire participe à la digestion des glucides, des sucres, et si on ne prend pas le temps de le garder en bouche, de le travailler en bouche, à ce moment-là, toute cette amylase salivaire ne va pas être répandue sur les produits et la digestion va être moins bonne, et c'est ce qui fait qu'il y a des gens qui prennent des jus et ils ont des gaz.
Alors, on peut avoir des gaz simplement parce que le jus libère, remet en circulation les gaz qui sont présents dans l'intestin. On peut avoir des gaz aussi simplement parce qu'on n'insalive pas assez.
Il y a eu une époque où je me la jouais amateur de grand cru, je prenais mon verre comme ça, je le humais avec l'attitude qui va bien, le petit déhanché voluptueux, je le humais, je le faisais tourner, je le sentais, je le mettais en bouche, je le travaillais en bouche avec l'attitude qui va bien, le regard porté au loin, un petit peu rêveur, j'avais l'impression de partir vraiment
dans un grand voyage. C'est l'attitude de Chateau-Yquem un petit peu, mais là c'est un petit peu pareil. Avec les jus, prendre le temps de les insaliver. C'est pour ça que je dis aux gens, la bonne attitude que je vous recommande, c'est que vous faites un jus, vous le mettez dans une bouteille, pas s'asseoir avec un jus devant soi et se lavaler rapidement. On se le met dans une bouteille et puis il nous suit durant une heure, une heure et demie, tranquillement, de temps en temps.
On s'en prend une petite gorgée, on le garde en bouche, tranquillement, ça fait durer le plaisir, c'est extraordinaire. On est alimenté en permanence, pour moi c'est un vrai bonheur. il n'y a aucune raison de se hâter.
Allez, on va passer à ces dernières asperges. Donc, excusez-moi, il y a un petit bout d'asperge. Donc voilà, varier les produits au cours de l'année, ça c'est essentiel. Prendre le temps d'un saliver, ça aussi, ça me paraît vraiment essentiel.
Je vous remontre pour ceux qui n'avaient jamais vu, mais quand je mets des oranges, je les pèle à vif, vraiment, même en laissant un peu de peau, parce que la peau des agrumes, hormis le citron, ne va pas dans les jus.
Et puis attention, la peau de citron, ça fragilise les filtres. Je sais qu'il y a eu pas mal de problèmes, c'est un peu comme les peaux de pastèque. Donc si vous mettez la peau de citron, ça peut vouloir dire que votre filtre va lâcher beaucoup plus rapidement que prévu.
Ce n'est pas un problème, on peut vouloir remplacer son filtre, on peut accepter de remplacer son filtre, mais il faut le savoir. Pour l'orange, vous voyez, j'aime bien laisser des morceaux de peau, des morceaux de blanc, parce que c'est là qu'on va avoir énormément de principes actifs.
Juste ne pas laisser la partie orange parce que là-dedans il y a des huiles essentielles qui sont assez heurtiquantes et qui peuvent être un peu agressives à terme pour la muqueuse digestive, surtout quand on est enflammé.
Allez, je vais finir de passer ça. Ouais, donc le troisième principe... Le troisième principe pour moi qui serait essentiel après la variabilité, le fait de faire tourner les produits, après le fait de prendre le temps d'insaliver.
Je crois que le troisième principe, ce serait d'avoir attention à ce que vous mettez dans les jus. Pas de jus de fruits. Pour moi, les jus sont pensés pour nous permettre de consommer une grande quantité de légumes.
Pas de fruits. Les fruits, on n'a aucun problème pour les consommer. On les consomme très facilement tels quels, et je dirais même plus que la plupart du temps, les fibres des fruits nous sont absolument nécessaires parce que bon nombre d'entre nous sommes épuisés au niveau surrénal, j'y reviens encore, et c'est ce qui fait que la régulation de la glycémie va être coussie-coussat.
Et si on prend des grands jus de fruits, ça donne des accouts glycémiques qui ne vont faire que fatiguer les glandes surrénales et le pancréas, qui étaient déjà bien fatigués, qui vont avoir du mal à compenser ça, et donc les jus de fruits, pour moi, c'est une énorme erreur, c'est une énorme ornière.
J'avais un filtre par là, qu'est-ce que j'en ai fait ? Qu'est-ce que j'ai fait de mon filtre ? J'avais amené un filtre. Bon, on ne va pas le filtrer, de toute façon il a l'air assez fluide.
Et donc oui, moi je dis souvent, pas plus d'un tiers de fruits dans votre jus. Et encore, dans les fruits, quelque part, ce que j'aime bien mettre, moi c'est simplement l'orange, parce que je remarque que l'orange, quand on la mange comme ça, on la prend avec peu de fibres.
Je ne sais pas vous, mais moi, l'habitude, quand je mange les oranges, il y a le jus qui vient, et puis il reste la peau de l'orange, la pelure, des fois même que je recrache.
Mais on voit bien que la fibre ne participe pas beaucoup à l'assimilation de l'orange. Donc pour l'orange, c'est un peu moins problématique, mais de toute façon, jamais plus d'un tiers de fruits, je dirais même jamais plus de 25 % de fruits pour accompagner un jus.
Sous peine, finalement, de faire beaucoup travailler cette sphère rénale-surrénalienne. C'est embêtant, ça, quand même. J'aurais bien aimé avoir mon filtre. On va faire le test, on va voir ce que ça donne sans filtre.
Oh qu'il est beau ce jus ! Oh qu'il est magnifique ! Il sent bon le persil. On prend le temps, on regarde, on savoure. Hum, excellent !
Aïe ! Ça, c'est de la nutrition ! Je me fiche de savoir si c'est de la détoxination, ça c'est du plaisir ! On a complètement oublié que le moteur premier de l'être humain pour se diriger vers ce qui est bon pour lui, c'est le plaisir.
Alors le plaisir a été complètement galvaudé, vu qu'on est sorti du contexte normal, le plaisir qui était notre indicateur absolu, notre boussole totale. C'était magnifique. On nous avait donné la carte, le mode de fonctionnement parfait pour nous adapter à toute situation dans le contexte naturel.
Ce qui nous donnait du plaisir était bon pour nous. Et puis on est rentré dans un contexte complètement artificiel avec des leurs, avec des tromperies dans tous les domaines alimentaires, mode de vie global, stimulation sexuelle et ainsi de suite.
Et donc, notre instinct qui était parfait, qui était parfaitement en adéquation pour nous mener vers ce qui était bon pour nous dans la quantité adéquate au moment où il faut, eh bien, il nous a complètement trompés.
Et maintenant, ce qui est bon pour nous, au goût, devient mauvais pour nous. Et c'est les discours complètement ambiguës des diététiciens. Vous allez manger vos chips, c'est bon au goût, ça vous plaît, bien sûr, c'est complètement fait pour tromper le goût humain, pour tromper cet indicateur humain.
Et puis, vous avez de l'autre côté le diététicien qui dit « Il faut manger des carottes. » Et puis, tu vois, tu ne crois qu'une carotte, tu dis « Ça ne vaut pas le chips, ce n'est pas bon.
» Donc ce qui est bon pour toi, au goût, est mauvais pour ta santé, et ce qui est bon pour ta santé est mauvais pour toi. Avec les jus, on réconcilie. Pourquoi ?
Parce qu'on revient dans un contexte normal. C'est-à-dire que l'outil de l'instinct et du plaisir ont été forgés pour fonctionner dans un contexte normal. Le plaisir est notre unique guide à condition qu'on se retrouve dans le cadre adapté.
Et c'est là le gros problème, c'est qu'on essaie d'utiliser certaines de nos fonctions en sortant complètement du cadre dans lequel on s'est développé. Et c'est pour ça que la connaissance de ce cadre, du cadre physiologique dans lequel nous sommes épanouis et dans lequel nos facultés se sont développées, est essentielle. Parce qu'une fois qu'on connaît le cadre, on peut exercer la perversité du système et du monde actuel, perversité consciente ou inconsciente, j'en sais rien,
mais c'est d'avoir transposé des outils qui étaient parfaitement en adéquation avec un monde dans un contexte dans lequel il ne marche absolument plus et au contraire, il nous pousse vers la dégénérescence. Il s'agit de faire le mouvement en retour.
Et donc, avec les jus, je vous disais, c'est le mouvement en retour par excellence. On en était à faire le tour un petit peu des il faut, il ne faut pas, bien que je n'aime pas trop ça, mais pour les choses basiques avec les jus, je vous disais, attention aux fruits.
Attention aux fruits, maximum 25-30 % de fruits dans les jus, et même, je dirais, les fruits, prenez la croque comme ça, À part l'orange, la pomme pour accompagner un petit peu.
Pour moi, les fruits doivent être consommés, on garde les fibres. Les fibres sont facilement digestes, même par les personnes qui ont les intestins enflammés. Il n'y a pas de raison de passer les fruits en jus.
Au contraire, vous allez soulager vos surrénales en ne mettant pas trop de fruits. Un petit peu pour le goût, pour accompagner, parce qu'effectivement, on n'est pas toujours habitué à boire autant de verdures.
Mais même, il y a des jus purement verdure, avec des asperges, de céleri, avec un petit peu de poivron, ça peut donner quelque chose de fabuleux. Ensuite, vous voyez, dans des jus comme ça, j'ai mis du persil, il y a des plantes qui sont dites des plantes concentrées, plantes sauvages ou plantes concentrées, plantes très très vertes, verts sombres. Je pense qu'il faut faire attention aussi parce que ce sont des plantes qui sont extrêmement actives en termes de contenu minéral,
de phytonutriments, de principes actifs. Et les plantes sauvages ou les plantes très sombres, comme les plantes aromatiques par exemple, vont avoir énormément d'action, vont mettre beaucoup en mouvement dans le corps humain. Donc toujours pareil, moi je dis pas plus d'un quart de ces plantes-là dans le jus, sous peine de ressentir des phénomènes de nettoyage, de vomissement, on va avoir des phénomènes...
ça va trop bouger dans le corps, beaucoup trop bouger dans le corps, et ça pour moi c'est une des erreurs qu'on fait au début, c'est-à-dire qu'on met un peu de tout, puis le persil, j'en mets un énorme bouquet dedans.
Attention, le persil est très concentré, très puissant en termes de nettoyage, pas tous les jours et pas en quantité, par bouquet, bouquet entier. Ensuite, il y a une chose à laquelle il faut penser. Pour terminer l'autre point, on me dit qu'est-ce que tu mets dans les jus ? Tu ne mets pas beaucoup de fruits, tu ne mets pas beaucoup de plantes concentrées.
Il y a des produits qui sont des produits passe-partout, qui sont riches en nutrition et qui ne sont pas trop puissants en termes de nettoyage dans le corps. Par exemple, le concombre, le céleri, la laitue...
Bon, mais ça, ça va être des choses passe-partout qu'on peut mettre en quantité et qui ne vont pas avoir d'impact sur le corps. Ça peut être des bases, ça va donner beaucoup de jus.
Céleri, concombre, laitue, toutes les salades vertes qui sont relativement déconcentrées. Qu'est-ce qu'on va avoir d'autre ? En saison, on a la pastèque qui passe très bien aussi.
La mâche, les différentes salades... Ça, ça va être des choses qui vont pouvoir faire l'essentiel du jus. Le céleri branche, pour moi, est un incontournable. Et une fois qu'on a ça, ensuite on bâtit tout le reste.
Est-ce que vous voulez un petit jus ? Bon, tant pis, je garde mon jus pour moi. Ensuite, une des erreurs qu'on peut faire aussi, c'est qu'on n'est pas assez attentif à la qualité des produits qu'on met dans l'extracteur de jus.
Il y a des gens qui me disent qu'il y a une question de budget par rapport aux produits bio. C'est évident, c'est l'évidence même. Par contre, il y a des gens qui disent que si ils veulent un litre de jus, et qu'ils veulent faire un litre de jus avec des produits biologiques, ils n'y arrivent pas.
Donc ils achètent des produits, ils récupèrent des produits de ci, de là, et à ce moment-là, ils arrivent à avoir un litre de jus. Mais l'important, ce n'est pas le litre de jus, ce n'est pas la quantité, le but ce n'est pas d'en boire son litron, le but c'est finalement d'avoir une quantité de minéraux, de nutriments la plus importante.
Et ce qu'il faut savoir, c'est que dans les produits biologiques, vous allez avoir une concentration de minéraux liée à la qualité du sol, c'est toujours pareil, le terrain détermine.
C'est super impressionnant pour moi d'avoir un public comme ça, mais je vais y arriver. Je vais avoir... Plouf, plouf ! Dans les produits biologiques, vous allez avoir une concentration de minéraux absolument extraordinaire, et donc souvent, il vaut mieux un verre de jus de produits qui sont poussés dans le jardin ou qui sont allés chercher chez le papé juste à côté, on vient de les tirer de terre, ils sont encore luisants de l'arroser,
il y a de la terre qui colle, vous mettez tout ça dans le juceur, et comme ça, il n'y a pas de problème, il y a la vitamine B12, tout ce qu'on veut, tous les microbes, les bactéries qui sont bienvenus dans le corps, ils sont, plutôt que d'avoir des légumes qui sont complètement dénaturés, qui ont passé des jours et des jours en frigo, qui vont nous faire notre gros litre de jus, mais qui finalement n'apporteront pas grand-chose, seront assez vides.
Et c'est pour ça que souvent même le recours aux plantes sauvages est essentiel. C'est-à-dire que les plantes sauvages, je vous le disais, on ne va pas en mettre des quantités énormes. Quand on commence à se faire des jus d'ortie, attention, un litre de jus d'ortie risque de mener dans la quatrième dimension obligatoirement.
Donc on y va tout doux. Des petites quantités, mais ça veut dire aussi des quantités concentrées. C'est pour ça que dans les jus, c'est intéressant de jouer avec les produits hyper concentrés, les produits qui vont donner du jus et qui vont être beaucoup moins actifs.
En jouant avec les deux, on arrive à avoir une quantité de jus adéquate, mais en focalisant toujours sur la qualité. La qualité, c'est toujours le terrain. Vous avez vu la vidéo qu'on a faite avec Eric Escoffier. La qualité de ce que nous mangeons dépend du terrain sur lequel nous nous déplaçons, Et c'est toujours pareil, le terrain humain dépend du terrain biologique sur lequel nous vivons.
Donc, prendre soin du terrain, c'est assurer une bonne quantité de minéraux dans les légumes. C'est pour ça que souvent on te dit, tu mets 10 carottes. Oui mais 10 carottes, ça ne veut rien dire.
C'est un peu comme l'histoire de quand on dit à quelqu'un, oui, tu as mangé combien de calories aujourd'hui ? Ça, ça ne veut rien dire parce que les calories, on va manger 3 carottes.
Les 3 carottes, elles peuvent finir directement aux toilettes et on ne va en tirer que 10 %. Ou alors, on va en tirer un maximum et on va se nourrir avec ça. C'est exactement pareil quand on parle des légumes.
On dit que tu as fait 50 centilitres de jus de carottes, ça ne veut rien dire. Les carottes, si elles viennent de supermarchés qu'elles auraient été cueillies il y a 6 mois, la quantité de minéraux et de nutriments qu'on va trouver dedans n'a strictement rien à voir avec les carottes qui vont être juste tirées du jardin.
Donc, de toute façon, on ne pourra pas faire l'économie de repenser globalement notre mode de vie pour aller vers des productions beaucoup plus localisées et effectivement, on redeviendra tous jardiniers.
Parce que la spécialisation dans laquelle on vit actuellement, dans laquelle on est tous dissociés, n'est pas un modèle stable pour l'être humain, pour s'épanouir. On redeviendra tous jardiniers, éducateurs, jouisseurs, éducateurs de santé.
On redeviendra tous ça, parce que c'est une vie épanouie. Ensuite, qu'est-ce qu'il y a comme petites règles simples qui sont incontournables ? On fait des jus simples. Évitez les gloubi-boulga avec dix ou quinze ingrédients dans les jus parce que ça, c'est toujours extrêmement compliqué à gérer.
Et puis, il n'y a pas de raison. Il y a cette obsession d'avoir des assiettes complètes. Moi, je me souviens, quand j'étais jeune, il me fallait que j'aie un petit peu de ci, un petit peu de ça, un petit peu de ça dans l'assiette.
Mais ça, c'est très beau intellectuellement, sauf que ce n'est pas du tout adapté. Le corps humain fonctionne de manière idéale et parfaite quand il y a le moins d'ingrédients possibles. C'est-à-dire, sur du mono-aliment, c'est idéal. Deux, trois ingrédients qui vont se mélanger dans les jus, ça va. Au-delà, on prend des risques.
Et c'est pareil aussi quand on se prépare les jus. Je vous conseille toujours de préparer vos ingrédients à l'avance, pas de mettre un petit peu de ci, un peu de ça, un peu de ci, peut-être que j'ai ça dans le frigo, je vais aller le choper et je le mets là-dedans, parce qu'on va arriver rapidement à des choses qui vont être absolument imbuvables, ou alors, on ne fait pas attention, et c'est quelqu'un hier qui m'a raconté qu'elle avait vécu une expérience assez hallucinante en mettant un oignon dans le juiceur.
Il y a des produits qui ne doivent pas finir dans le juiceur, des produits qui sont extrêmement concentrés. Et si on pioche comme ça, imaginons, vous allez mettre un énorme bouquet de persil, le persil c'est très actif, il vaut mieux prévoir ses quantités à l'avance, on sait qu'on va mettre ça, ça et ça, on se fait son jus.
D'ailleurs, dans l'idéal, il vaut mieux faire les jus relativement au moment où on va les boire, c'est-à-dire ne pas faire les jus pour la journée. Si on a la possibilité, on le fait deux fois, trois fois dans la journée.
Sinon, on le fait sur toute la journée, mais l'idéal, c'est d'avoir un jus le plus frais possible et surtout prévoir ses ingrédients. Une fois qu'on a fait ça, je crois qu'on peut tout expérimenter. On définit le cadre, un cadre dans lequel nos fonctions normales peuvent se développer, et après on expérimente, et c'est avec les jus, la notion de plaisir dont je parlais, elle est présente aussi, c'est-à-dire que... Si c'est ça le jus, il y a un problème,
ça marche pas, d'accord ? C'est pas parce que Thierry a dit que c'était bon que... Je me régénère ! C'est bon ! Mais non, ça, ça marche pas, c'est pas comme ça, le plaisir doit être notre guide, et le problème c'est que Ça va au-delà de ce qui est bon pour le corps ou de ce qui est mauvais pour le corps.
C'est que ça crée un conflit cognitif. C'est-à-dire que tu avales un truc, à l'intérieur, il y a ton ressenti qui te dit « Non mais ce n'est pas bon, warning, warning, warning ! » Et toi, intellectuellement, c'est de la coercition intellectuelle et tu te dis « Non, non, je m'en fiche.
Il y a un tel qui a dit que c'était bon pour moi donc c'est bon pour moi. » Ça, je pense que dans une démarche de régénération, c'est le premier truc à aller faire valdinguer. C'est revenir là, revenir à son propre ressenti.
Donc, ce jus-là, vous avez le droit de le trouver infect. Vous avez le droit même d'écrire des mails d'insultes pour nous dire à quel point vous l'avez trouvé infect. Moi, je le trouve absolument délicieux parce que j'aime beaucoup le céleri, ça me fait beaucoup de bien, mais pour une personne, le jus de céleri va pouvoir ne pas être adapté.
Donc, c'est pour ça que tous ces livres de recettes dans lesquels on dit que telle chose est bonne pour telle chose... Alors, prenez du céleri pour régénérer les surrénales, prenez ceci pour régénérer les intestins.
C'est intéressant, c'est un guide, mais une fois qu'on l'a appris, il faut le ranger dans un coin du cerveau et puis le garder à sa place. C'est-à-dire qu'après, c'est l'expérimentation. L'expérimentation, c'est sur le terrain, avec le goût et avec le plaisir.
Finalement, dix jours de régénération, c'est dix jours où on va expérimenter la vie avec du plaisir. C'est bizarre, hein ? On va se faire plaisir, mais bon, dans un cadre adapté.
Voilà, c'est juste la chose. C'est-à-dire qu'on ne va pas se faire plaisir dans les rayons d'Auchan ou d'une grande surface parce que là, effectivement, ça risque de mal finir ces dix jours de régénération.
Remarquez, ce sera une expérience intéressante aussi. Mais par contre, on va définir le cadre d'épanouissement de l'humain à tous les niveaux, c'est-à-dire au niveau alimentaire, au niveau rythme de vie, au niveau sportif, au niveau relationnel, et on va s'amuser, au travers de ces vidéos, à définir ces différents cadres.
Et une fois que ces différents cadres sont posés, on fonctionne avec l'outil du plaisir et du ressenti. La vie, elle était simple. On s'est juste changé de cadre. On a eu une erreur de cadre.
Bon, on revient dans le bon cadre. Et on prend le temps de s'avouer. Attends, je finis ma vidéo et après tu poses ta question, s'il te plaît. Une question. Oui.
Ah, donc les plantes, tu veux dire les plantes médicinales, les choses comme ça ? Oui, je me souviens d'un ami qui avait une amie chez lui et qui me disait qu'elle m'énerve, qu'elle est au ras des chaussettes au niveau santé et qu'elle ne veut pas avaler ses plantes médicinales.
Elle nous embête. Le problème, c'est qu'il y a une rééducation du plaisir. Mais oui, le goût amer, pour une personne qui ne l'a jamais expérimenté, ce n'est pas un goût commun, familier et qui est facile.
Et le goût amer, on s'y habitue progressivement. C'est-à-dire que le goût amer a disparu complètement de notre alimentation et donc je pense que nos papilles gustatives n'y sont plus adaptées et il faut le réintroduire progressivement. C'est vrai que le problème, c'est qu'on réfléchit en termes de naturel-pas-naturel fonction dans un contexte qui a complètement changé, qui a été complètement bouleversé.
Donc il faut, il serait bon d'eux, réactualiser aussi l'outil du plaisir. C'est-à-dire savoir aussi qu'il y a certaines voies d'accès au plaisir qui nous ont été enlevées et y revenir.
C'est pour ça que c'est chaque fois un chemin d'expérimentation. C'est pour ça qu'à part croire ce que je dis et m'écouter à la lettre, il n'y a pas d'autre voie de salut. Donc voilà, les plantes médicinales sont bonnes et on ne va pas m'embêter avec ça.
Et même si elles ne sont pas bonnes au goût, il faut les prendre. Non mais blague à part, ça me rappelle toujours l'expérience que je raconte. C'est quand je suis allé en Indonésie, que je me suis retrouvé à suivre des orangs-outans dans la jungle, et mon idée c'était de goûter les feuilles vertes qu'ils allaient goûter.
Mais c'était immangeable pour moi, alors qu'eux prenaient un pied pas possible en mangeant leurs feuilles vertes. Simplement, les gens du coin m'ont dit que c'est parce que je n'étais pas habitué. Nous, on est dans la forêt, on a l'habitude de manger ses feuilles aussi parce que finalement quand on est dans la forêt, on mange un petit peu ce qu'on trouve, et au fur et à mesure, le goût se fait.
Pourquoi ? Parce qu'il y a énormément de principes actifs. Il y a aussi tous ces principes actifs qui dans le corps vont amener à des réactions du corps, il y a un phénomène de dose, c'est-à-dire qu'au début, si ça risque de générer une réaction trop forte, le corps va nous envoyer des signaux indicateurs qui vont nous dire attention, n'y va pas trop fort, jusqu'à ce que le processus d'élimination, le processus qui est induit par ces produits-là ait eu lieu.
Donc, c'est vrai que c'est compliqué cette histoire de plantes médicinales. On a été complètement sortis du contexte. C'est-à-dire qu'effectivement, au goût, un éclair au chocolat est plus facile qu'une racine de pisse en vie.
Malheureusement, ça n'a pas le même effet sur le corps. Et donc effectivement, il faut s'amuser, il faut doucement se réapproprier tout ça. Mais moi, ce dont je me rends compte, c'est que si on les introduit progressivement, c'est-à-dire qu'on prend un temps de réacclimatation, à ce moment-là, ces goûts-là reviennent.
Ça va pour la question ? Super ! Je vais pouvoir terminer ma vidéo. Vous voulez goûter mon jus ? Ah ! Quand même ! Quand même ! Voici ! Tu me dis texto à la caméra ce que tu en penses.
Hummm ! Ah c'est délicieux ! Ah c'est délicieux ! Je te redis, ben voilà ! Un jus pour les reins, vous avez compris ?
Je m'amuse avec ça parce que finalement je dis que c'est un jus pour les reins. oui, c'est surtout un jus qui va venir nourrir profondément le corps avec simplement les aliments pour lesquels il a été fait. Donc un jus pour ceci, un jus pour cela, c'est bien joli, ça donne des titres aux vidéos, mais ça reste encore très intellectuel, c'est un jus qui va venir nourrir.
C'est la saison des asperges, on fait du jus d'asperges. Ensuite ça va être la saison de la mâche, on va faire du jus de mâche. Saison de la roquette, on va faire du jus de roquette.
Et on alterne, on stagne pas, parce que la vie c'est cette espèce de fluctuance des saisons qui passent, et tous ces nutriments qui passent saison après saison. C'est exactement pareil pour les jus.
Bonne régénération !
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