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Vos hormones obéissent à votre mode de vie, pas à votre génétique — Épisode 1

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L'équipe RGNR
4.0K vues • Publiée le 27/05/2026

Cette vidéo ouvre une série consacrée au système hormonal, en partant des fondations : qu’est-ce qu’une hormone, comment une glande endocrine fonctionne, et pourquoi la communication hormonale est distincte de la voie nerveuse. Thierry remonte à la découverte de la sécrétine par Bayliss et Starling en 1902, première preuve qu’un organe peut en influencer un autre sans signal nerveux, puis décrit les trois grandes familles d’hormones selon leur structure chimique.

L’architecture du système endocrinien est ensuite détaillée niveau par niveau : l’hypothalamus comme chef d’orchestre, la cascade TSH-T4-T3 pour la thyroïde, et les boucles de rétroactivité qui permettent des ajustements d’une finesse impossible à reproduire par une supplémentation externe. Thierry s’appuie sur cet exemple pour questionner concrètement la logique de la thyroïdectomie et du remplacement hormonal par cachets.

La régulation du poids sert de fil conducteur pour illustrer le fonctionnement hormonal en pratique. Thierry explique le concept de Body Set Weight, ce thermostat interne piloté par la leptine, l’insuline, la ghréline et le cortisol, et montre pourquoi une personne en surpoids peut ressentir une faim réelle même avec des réserves abondantes, en raison d’une résistance à la leptine installée dans la durée.

La dernière partie de la vidéo passe en revue les leviers concrets que le mode de vie offre sur ce système : fenêtre alimentaire et jeûne intermittent, activité physique et myokines sécrétées par les muscles, qualité du sommeil régulée par le noyau suprachiasmatique, et gestion du stress chronique via le cortisol. Les travaux de Satchidananda Panda sur la restriction temporelle des repas et les données sur le NEAT sont cités pour appuyer ces mécanismes.


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La cartographie pédagogique complète : l’orchestre hormonal, les sept entrées du mode de vie, et la régulation du poids comme fenêtre d’observation. À imprimer si vous préférez.

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Pour aller plus loin

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Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, c'est un plaisir de vous retrouver, un immense immense plaisir pour la première d'une série de vidéos qui va concerner le système hormonal. Ça fait longtemps qu'on n'avait pas fait de vidéos de physiologie poussée, on va dire, sur Régénère, et j'ai vu passer plein de questions, plein de questionnements concernant certaines glandes, en particulier la glande thyroïde.

Alors je me suis dit il est temps de faire un topo sur la glande thyroïde, mais en amont, Je voulais d'abord commencer par une première vidéo sur le système hormonal, ce qu'on appelle le système endocrinien en particulier, et vous voyez c'est un peu une façon de mettre en place les éléments fondamentaux qui vont vous permettre de comprendre qu'est-ce que c'est qu'une hormone, qu'est-ce que c'est qu'une glande endocrine, qu'est-ce que c'est qu'une glande exocrine, comment ça fonctionne,

les boucles de rétroactivité dans le système hormonal, enfin toutes les bases qui ensuite vont nous permettre dans les prochaines vidéos de nous intéresser spécifiquement d'abord à la glande thyroïde, ensuite on s'intéressera aux glandes surrénales et on s'intéressera même aux gonades, ce qu'on appelle les gonades, testicules, ovaires. Donc c'est une série qui va durer, qui va peut-être s'étaler un petit peu sur l'été, mais une série où vous allez vraiment apprendre des éléments factuels de physiologie qui vont être

vraiment fondamentaux. Et surtout, en fait, l'idée centrale de ce que vous allez trouver dans cette vidéo et dans toutes les autres d'ailleurs, mais l'idée qui pourrait un petit peu tout résumer, c'est que finalement nos hormones, notre système hormonal ne fonctionne pas principalement en fonction de qui nous sommes génétiquement, vous savez comme une espèce de pré-établi tu vois immuable.

Notre système hormonal est totalement dépendant de notre environnement, et ça va être fascinant parce qu'on va voir qu'à ce moment-là notre environnement qu'est-ce que c'est ? C'est ce que nous mangeons, notre rythme de vie, notre rythme de sommeil, notre rythme d'activité, notre cadre professionnel, notre cadre relationnel, notre environnement social, tout ça détermine notre environnement, et tout ça c'est ce qui va moduler et

réguler notre système hormonal au quotidien. Donc une potentialité d'action absolument hallucinante, et c'est tout ce que nous allons voir, parce que vous savez je suis régénère, quand on étudie la physiologie d'un système par exemple comme le système hormonal, et la physiologie en général, c'est toujours pour aller voir là où nous pouvons être agissant et puissant, et non pas là où nous sommes en incapacité ou en impuissance.

Alors, dans cette première vidéo, je vais vous présenter globalement ce qu'est le système hormonal. Alors, j'ai plusieurs choses à vous dire, la première c'est que vous pouvez avoir accès à un support écrit concernant cette vidéo qui va reprendre l'essentiel des thèmes de cette vidéo, rassemblée avec une très belle mise en page, il y a un lien juste sous la vidéo, vous remplissez, vous donnez votre email, on vous renvoie sur votre email le support PDF, Bref, c'est quand même 30 ou 40 pages de support PDF qui vont avec cette vidéo,

comme ça vous n'allez pas vous embêter à prendre des notes, vous pouvez y revenir en même temps que vous regardez la vidéo, s'il y a des termes précis que vous ne comprenez pas ou que vous ne saisissez pas, là vous allez pouvoir les voir écrits, et ça sera de même pour toute la série sur la thyroïde.

Autre chose, dans cette vidéo, je vais commencer à illustrer le fonctionnement et toutes les régulations du système hormonal au travers d'un mécanisme, qui est par exemple le mécanisme de la régulation du poids, ce qu'on appelle le thermostat pondéral, parce que la régulation du poids répond à quelque chose qui est plus proche du thermostat que du réglage mécanique, calories, dans lequel finalement si tu manges trop de calories tu grossis, et si tu ne manges pas assez de calories tu maigris, voilà l'espèce de

représentation simpliste qu'on nous fait, mais on verra qu'on est très loin de ça. Donc je vais prendre cet exemple parce que c'est un exemple simple qui va nous permettre de mettre un premier pied dans la finesse et dans la richesse de fonctionnement du système hormonal.

C'est aussi un exemple que je prends parce qu'en début de semaine, au début de cette semaine, vous avez regardé cette vidéo, je ne sais pas moi, mercredi, jeudi, en début de semaine il y a un nouveau parcours qui est sorti sur Régénère TV, un parcours qui est accessible à tous les abonnés, qui concerne l'obésité et perte de poids, obésité et prise de poids, enfin tous les mécanismes hormonaux de régulation de la masse pondérale, et toutes les pistes naturopathiques que

l'on peut avoir à sa disposition pour faire des choix adaptés, individualisés en matière de perte de poids. C'est un parcours exceptionnel dans lequel j'ai largement contribué, donc je peux dire que j'en suis assez fier, c'est vraiment un aboutissement.

J'avais déjà, il y a de longtemps que je fais des vidéos sur Régénère pour parler de cette question de la prise de poids, et puis après du diabète et ainsi de suite qui vont avec, le diabésité comme on appelle souvent, parce que je trouve que c'est une formidable illustration de notre méconnaissance des processus physiologiques.

Alors ce parcours il est sur Régénère TV, tous ceux qui sont abonnés à Régénère TV vous pouvez d'ores et déjà y avoir accès, vous verrez il y a plein de vidéos, plein de contenus textuels, c'est l'équivalent d'un livre quasiment, il y a 350 pages de contenus textuels, il y a une quinzaine de vidéos qui accompagnent, donc c'est très riche.

Pour ceux qui ne sont pas abonnés, je sais que Régénère TV fait une promotion pendant 15 jours, Donc l'abonnement est à 20 euros, c'est un 20 euros garanti au lieu des 35 euros normalement, et puis pour ceux qui ne veulent pas s'abonner à Régénère TV, vous pouvez aussi accéder à ce parcours uniquement, en moyennant, je ne me souviens plus quelle est la somme, et là vous avez accès à ce parcours et vous l'avez avec vous à vie, voilà, l'accès est garanti.

Donc c'est aussi pour célébrer cette sortie parce que c'est une sacrée aide, un sacré soutien pour les personnes qui sont dans des problématiques de poids. Maintenant que ça c'est libre, vous êtes prêts, on bascule et on plonge dans le système hormonal.

Ok, alors première partie, qu'est-ce qu'une hormone ? C'est quoi donc une hormone ? Alors une hormone c'est pour faire très simple, c'est un messager chimique, c'est un messager chimique qui est véhiculé par le sang.

Vous savez dans le corps on a deux grands systèmes de communication, on a le système nerveux dans lequel les informations sont véhiculées sous forme de potentiel électrique, et on a le système hormonal qu'on appelle aussi le système endocrinien qui est dans lequel le message est véhiculé sous forme chimique, sous forme d'hormones.

Alors c'est très récent en fait la découverte du système hormonal, ça date du début du 20ème siècle, je crois que c'est en 1902 qu'on découvre que l'endocrinologie démarre avec la découverte des hormones, en particulier une hormone qui s'appelait la sécrétine, et hormone ça vient de horméo qui veut dire en grec je crois je mets en mouvement, j'excite. Donc on voit à quel point dès le départ on a associé le système hormonal au système vital en fait de l'organisme qui met l'organisme en mouvement.

Donc c'est une substance chimique produite par une glande endocrine. Alors endocrine qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que c'est qu'une glande endocrine ? Une glande endocrine c'est un organe, une glande c'est un organe qui produit des hormones, d'accord ? Et endocrine pourquoi ?

Parce qu'il relargue ses hormones dans le milieu intérieur, au niveau du sang, des cellules, tout ça c'est le milieu intérieur. Il ne les regardera plus pas à l'extérieur, ce n'est pas quelque chose qui sort par la peau, ce n'est pas quelque chose qui est éjecté à l'extérieur, c'est à l'intérieur du corps, donc c'est une glande endocrine.

Alors, je vous dis, la découverte un petit peu des hormones s'est faite avec la découverte de la sécrétine. Alors, l'histoire si je m'en souviens bien, ils faisaient des expériences sur un chien, alors pauvre chien de laboratoire, malheureusement tous ces animaux torturés, on pensait jusqu'alors que la communication entre les différents organes elles se faisaient par voie nerveuse.

Et donc ils lui mettent des aliments dans le duodénome, et alors qu'ils ont coupé les communications nerveuses entre le duodénome et le pancréas, et bien ils se rendent compte que malgré tout le pancréas produit des sécrétions, c'est-à-dire que le pancréas réagit à l'alimentation qu'il y a dans le duodénome alors qu'on a coupé ce qu'on croyait être l'unique voie de communication qui était la voie nerveuse.

D'où ils ont postulé qu'il y avait une autre voie de communication, et cette première hormone qu'ils vont découvrir, ils vont l'appeler la sécrétine. Alors les hormones, il y en a différentes familles, il y a 3 familles principalement.

Il y a des hormones, une grande famille d'hormones qui est sur base protéique, peptidique on dit, l'insuline, la TSH par exemple qui va être l'hormone de stimulation thyroïdienne, la leptine, on va beaucoup en parler quand on va parler de la perte de poids ou de la prise de poids, de la leptine, la gréline aussi, pareil, hormone de la faim.

et ces hormones peptidiques, elles sont sur base aqueuses, elles ne peuvent pas rentrer à l'intérieur de la cellule, parce que la paroi des cellules c'est une membrane qui est sur base adipeuse, grasse, lipidique, pardon je cherchais le terme, et donc elle ne peut pas rentrer.

Donc il va y avoir des récepteurs à la surface des cellules qui vont recevoir ces hormones et qui vont ensuite les transcrire et agir à l'intérieur de la cellule à distance. Ensuite, il y a des hormones qui sont basées sur le cholestérol, c'est toutes les hormones cortico, alors on parle des cortico-stéroïdiennes par exemple, c'est tout le cortisol, ostrogène, testostérone, aldostérone, qu'est-ce qu'il y a d'autre ?

J'ai dû en oublier, j'ai dû en oublier. En fait, toutes les hormones qui sont produites principalement par le cortex, donc la partie périphérique des glandes surrénales, sont sur base de cholestérol et elles sont lipidiques. et donc elle va, on va dire, agir directement à l'intérieur de la cellule.

Et puis il y a quelques hormones très particulières, la vitamine D aussi par exemple en fait partie, on dit vitamine D mais en fait c'est une hormone, ce n'est pas une vitamine, la vitamine D en fait partie, elle est sur base cholestérique.

Et puis il y a une troisième catégorie d'hormones qui sont des hormones qui sont composées d'un seul acide aminé, donc très simple, ce sont des monopeptides d'une certaine manière, et là c'est le cas par exemple de la T3 et de la T4 qui sont des hormones thyroïdiennes.

Alors, ce qui est vraiment intéressant aussi de connaître pour dresser un tableau, c'est en fait on parle d'hormones, on voit que ces hormones ont une influence très importante sur qui nous sommes, sur l'expression de nos fonctions vitales, du fonctionnement de notre thyroïde, du fonctionnement de nos glandes surrénales, voilà, des fonctions majeures de notre organisme.

Mais il faut savoir que les quantités d'hormones circulantes sont extrêmement réduites, minuscules. On parle de quelques nanogrammes, voire picogrammes par millilitre de sang. Ça veut dire quoi ? C'est quelques millionnièmes de grammes par millilitre de sang.

Autant dire, je crois que la comparaison que j'avais lue une fois, c'était l'équivalent d'un grain de sel dans une piscine olympique. Voilà à quelle dose les hormones sont agissantes. Mais ce n'est pas parce qu'elles sont à dose infinitésimale qu'elles ne sont pas pour autant importantes, on le voit.

À quel point une personne par exemple qui ne produit plus assez d'hormones thyroïdiennes ne peut pas fonctionner de manière adéquate. Donc, mais quantité extrêmement réduite, indispensable, mais extrêmement réduite.

Il y a une autre chose qui est vraiment très intéressant, et ça explique pourquoi elles peuvent fonctionner alors qu'elles sont en quantité extrêmement réduite, c'est qu'on assiste avec les hormones à ce qu'on appelle des cascades d'amplification.

C'est-à-dire qu'une première hormone, l'hormone par exemple l'insuline, va venir se fixer à des récepteurs à l'insuline, ces récepteurs vont déclencher à l'intérieur de la cellule par exemple la libération de plein d'enzymes et d'autres molécules chimiques qui vont elles aussi agir sur des récepteurs, qui vont elles aussi libérer une kyrielle, donc vous voyez c'est une structure en marbre finalement dans laquelle on part d'une molécule d'insuline, et on va se retrouver avec des dizaines de milliers de molécules actives

sécrétées par cette seule molécule d'insuline. Et ça explique pourquoi finalement les hormones peuvent agir à des niveaux aussi faibles, avec des quantités aussi faibles circulantes. Alors, pareil, au rang des grandes notions nécessaires sur les hormones, la notion de demi-vie et la notion de pulsatilité.

Alors, demi-vie qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que les hormones, la plupart du temps, on y rentrera un peu plus en détail tout à l'heure, mais les hormones la plupart du temps elles sont véhiculées dans le sang sous une forme relativement inactive.

Elles ont des transporteurs avec elles qui font qu'elles ne sont pas actives. Et leur forme active reste active très peu de temps. Et donc chaque hormone a un temps de demi-vie qui va de quelques minutes à quelques heures, voire quelques jours pour certaines, mais elle ne reste pas active très longtemps.

Ça c'est un premier fait, et on verra que c'est source d'énormément de confusion, parce que si on mesure les hormones inactives et qu'on en croit en déduire l'activité de l'hormone, on se plante complètement et inversement, mais on verra, on y rentrera en détail tout à l'heure.

Et puis l'autre notion qui est vraiment essentielle c'est la puissativité, c'est-à-dire que les hormones ne sont pas produites en continu de manière égale. Il y a des pics, par exemple, une hormone très importante, le cortisol, la forme inactive du cortisol c'est la cortisone, le cortisol par exemple, il est produit normalement dans un individu qui fonctionne bien, avec un pic le matin, une acrophase, et puis doucement, doucement, doucement, il va diminuer au

fur et à mesure de la journée, jusqu'à atteindre un minimum le soir avant d'aller se coucher. Et ça c'est vraiment très important, parce que ça dit deux choses, la première, quand on fait des dosages hormonaux, normalement il faudrait en faire plusieurs dans la journée sur plusieurs jours différents.

Pourquoi ? Parce qu'en fait les niveaux d'hormones ne sont pas du tout les mêmes. On va dire que vous avez tant d'hormones, mais c'est une photographie à un instant T, mais tu ne sais rien de la courbe de variation chronobiologique de cette hormone au cours de la journée, donc au final tu vas en avoir beaucoup, tu ne vas en avoir pas beaucoup, mais peut-être que c'est très bien d'en avoir beaucoup à ce moment-là, peut-être que c'est totalement anormal d'en avoir beaucoup à ce moment-là, et c'est très difficile à savoir.

Deuxième chose, il est impossible d'imaginer avoir quelque chose d'équivalent à la finesse de régulation et de production qui je vous dis est pulsatile sur la journée de ces hormones naturellement avec des cachets que vous prenez exogènes de l'extérieur.

C'est-à-dire que quand par exemple on vous a enlevé la thyroïde, c'est la mode, on en parlera quand on fait la thyroïde, la thyroïdectomie, voilà, c'est le gros truc actuellement, on enlève des thyroïdes, on veut tuer un voilà, une fois que la personne n'a plus de thyroïde, c'est compliqué, enfin c'est compliqué, elle ne peut plus fonctionner, elle ne peut plus fonctionner sans hormones thyroïdiennes. Mais il est impossible d'imaginer rationnellement,

enfin sérieusement, D'ailleurs, c'est la première question qu'on devrait poser à son endocrinologue quand il vous propose d'enlever votre thyroïde, c'est comment ça va fonctionner après ? Ah, mais vous allez prendre des cachets, ok d'accord, alors expliquez-moi comment ?

Alors qu'on va voir par exemple la production de T3, l'hormone thyroïdienne agissante, active, est le fruit d'une très longue cascade avec de la TRH qui est produite par l'hypothalamus, qui va ensuite donner lieu à la sécrétion de TSH, puis ensuite de T4 qui va être activée dans le foie en T3.

Donc vous voyez toute une cascade dans laquelle il y a des rétro-régulations, il y a des compensations, il y a de l'information qui vient, qui module ces productions. Donc une finesse d'ajustement absolument incroyable à l'intérieur de l'organisme.

Comment voulez-vous mimer de près ou de loin la finesse de ces ajustements ? Si il est honnête, il vous dira on en est incapable. Oui, vous en êtes incapable, donc on en déduira pour la théorie.

Donc demi-vie et pulsatilité, information très importante qu'on va retrouver tout au long de cette vidéo. Et dernière chose, Les glandes, enfin les hormones, elles peuvent être endocrines, on peut avoir une visée endocrine, c'est-à-dire qu'elles vont agir sur d'autres organes de l'organisme, ça va pas être loin, il y a des hormones produites par le cœur, on l'ignorait, mais maintenant on sait de plus en plus que le cœur ou les reins produisent des hormones,

les tissus adipaux produisent des hormones, on va le voir tout à l'heure, les intestins aussi produisent des hormones, il n'y a pas simplement la pituitaire, la thyroïde, la parathyroïde, les glandes surrénales et les gonades qui produisent des hormones, Mais voilà, imaginons, le rein va produire des hormones et ces hormones vont agir à distance sur le foie, sur des tissus cérébraux, sur les tissus des reins, que sais-je, en tout cas il va agir à distance, ça c'est le rôle endocrine.

Ensuite il y a le rôle paracrine, le rôle paracrine c'est quand des hormones produites par un organe vont agir juste à proximité de cet organe, et ça ne passe quasiment pas dans la circulation au général.

Et puis il y a le rôle autocrine dans lequel un organe va produire des substances qu'il va libérer pour agir sur lui-même, s'auto-moduler, s'auto-réguler. La conséquence de tout ça, c'est que la phrase à retenir c'est « Aucune hormone n'agit seule.

» Tout ça c'est un système extrêmement complexe, extrêmement bien équilibré, en équilibrage permanent, c'est un équilibrage dynamique permanent, vous savez quand on vous parle d'équilibre, l'équilibre ça n'existe pas à l'échelle de l'organisme, par contre l'équilibrage oui, c'est-à-dire c'est une tension, c'est un mouvement, mais l'équilibre c'est un arrêt, et l'arrêt n'existe pas dans le vivant, Le vivant ne s'arrête jamais, le vivant par contre gère un

déséquilibre ou gère un équilibre, un équilibrage c'est la gestion d'un déséquilibre, et ça c'est la propriété du vivant. Et le système endocrinien ne fait pas défaut à ça. Le système endocrinien c'est un système dans lequel aucune hormone n'agit seule, elles sont toutes en interconnection, en inter-action les unes avec les autres, avec des boucles de rétroactivité, avec des communications avec les organes qu'on va voir tout au long de cette vidéo, et qui vont expliquer la complexité et la finesse du système,

et qui vont permettre de réaliser à quel point il est extrêmement dangereux de mettre ses gros doigts dans le système, de vouloir patouiller, de vouloir jouer aux apprentis sorciers. Ok, donc maintenant on en vient à l'architecture du système hormonal, ce fameux système hormonal.

Alors, traditionnellement le système hormonal il est présenté au travers de 8 glandes principales, la première qui s'appelle l'hypothalamus, l'hypothalamus qui est un peu la glande qui fait la jonction entre le système nerveux et le système hormonal, elle fait partie un petit peu des deux systèmes, elle est à la base du tronc cérébral, et on la considère un petit peu comme la glande maîtresse, on va le voir tout à l'heure dans l'ordre de hiérarchie des glandes, bien que cet ordre de hiérarchie soit un modèle explicatif confortable,

mais que ça ne correspond pas exactement à la réalité. Donc il y a l'hypothalamus, ensuite il y a la pituitaire, la glande pituitaire qu'on appelle aussi l'hypophyse, qui se situe juste là, 2 cm derrière la boîte crânienne, à peu près à ce niveau-là.

La glande pinéale, à l'intérieur du crâne, très connue parce que c'est elle qui produit la mélatonine par exemple, qui favorise l'endormissement ou qui est associée à l'endormissement.

Une chose qui est importante c'est de se rendre compte un petit peu de l'ordre de grandeur de la taille de ces glandes qui ont une si grande importance dans notre organisme. Je crois que l'hypothalamus de mémoire pèse 4 grammes.

L'hypophyse, la pituitaire, elle est toute petite aussi. Quant à la pinéale, je crois que c'est la taille d'un petit bout d'ongle. La glande pituitaire, la glande thyroïde en tant que telle, je crois que c'est une douzaine ou une vingtaine de grammes maximum, donc c'est quelque chose de très petit.

En fait ce sont des glandes toutes petites qui ne pèsent pas grand-chose, qui produisent des toutes petites quantités d'hormones et qui pourtant sont extrêmement agissantes et fondamentales dans le fonctionnement de l'organisme humain, c'est assez paradoxal.

Donc hypothalamus, hypothyse ou pituitaire c'est la même glande, pinéale, ensuite on a la thyroïde et la parathyroïde, il y a 2 lobes pour la glande thyroïde, et donc 2 parathyroïdes sur chacune des glandes thyroïdes. Ensuite on a les glandes surrénales, les glandes surrénales qui viennent à ce niveau-là, donc une sur chaque rein, elles sont sur les reins, et ensuite on va voir les gonades, donc selon le genre, soit les testicules, soit les ovaires,

et ça, ça représente le système endocrinien tel qu'on le conçoit généralement. Mais on s'est rendu compte en fait qu'il y avait beaucoup d'autres tissus et organes du corps qui étaient des organes endocriniens. par exemple le tissu adipeux, les graisses, elles produisent la leptine, la fameuse hormone qui va permettre, on va voir tout à l'heure qu'on va faire la régulation du poids, c'est que finalement quand les stocks de graisses commencent à être pleins, il y a cette leptine qui est produite pour dire au corps « Oh là là,

calme l'appétit, il n'y a plus besoin de manger parce que là les stocks sont pleins » et au contraire commence à brûler. Donc c'est normalement l'hormone, on verra que le phénomène de résistance à la leptine explique que certaines personnes continuent à stocker, à stocker, sans limite.

Il y a l'adiponectine aussi, qui fait partie de ces hormones, qui est produite par les tissus adipeux, et c'est intéressant parce que les tissus adipeux on les voyait principalement comme les adipocytes, qui sont les cellules graisseuses, on les voyait principalement comme des cellules de stockage, en réalité on se rend compte que ce sont des éléments endocrines majeurs de tout le système. Il y a le tube digestif aussi, le tube digestif on s'est rendu compte qu'il produisait près de 40 hormones, une quarantaine d'hormones,

en particulier ce qu'on appelle les hormones incrétines, GLP1. Les hormones incrétines, on en parlera un peu plus tard, on en parle beaucoup dans la formation obésité et perte de poids qui vient de sortir sur Régénère TV, pourquoi ? Parce que ces hormones incrétines, elles expliquent pourquoi la production d'insuline n'est pas directement indexée sur la quantité de sucre.

Vous savez tous les régimes qui te disent qu'il faut bannir le sucre parce que le sucre ça déclenche une montée de l'insuline et l'insuline ça fait grossir. On va se rendre compte qu'avec les hormones incrétines, tu as plein de protéines par exemple qui peuvent avoir un effet incrétine et faire monter l'insuline alors que le contenu en sucre de l'aliment est relativement réduit.

Donc 40 hormones dans le tube digestif, l'agréline aussi qui est l'hormone de la faim, de la régulation de l'appétit, GLP1, PYY, CCK, tout ça ce sont des facteurs qui vont réguler énormément de fonctions endocriniennes.

Le cœur aussi, il y a un facteur qu'on appelle le facteur anutribulaire, je n'arrive jamais le nom, attendez, je vais vous le retrouver, je crois qu'on l'a là-dedans, voilà, le peptide, parce qu'en anglais c'est ANP, mais là nous c'est le peptide natriuretique auriculaire. Et en fait ce peptide natriuriculaire en fait il est libéré quand les parois du cœur se distendent, et il joue un rôle essentiel dans la régulation de la pression sanguine.

Les reins aussi, les reins ils produisent par exemple l'érythroproïétine, l'EPO, la fameuse OPO, vous savez les coureurs du tour de France, époque Richard Wierink, et bien voilà l'EPO, c'est une hormone qui est produite par les reins, qui va avoir un grand lien avec l'hormone de croissance et qui, à haute dose, a un effet « dopant » entre guillemets.

La peau aussi, produit de la vitamine D par exemple, le foie produit aussi ICF1, FCF21, lepsicitine, voilà, autant d'organes, et je l'ai déjà dit, et ça fait 10 ans que je le dis dans les vidéos de Régénère, il est inconcevable pour moi qu'un organe ou qu'un tissu du corps ne soit pas un organe endocrinien. C'est-à-dire, c'est comme dire que dans un système aussi complexe que le vivant, un organe ou un tissu pourrait recevoir des informations via des hormones,

mais ne pas en émettre lui-même, c'est complètement inconcevable. Donc, je le postulais déjà à l'époque, je continue à le postuler, tous les tissus et tous les organes de l'organisme sont des organes endocriniens parce qu'ils doivent avoir la possibilité de renvoyer des informations pour que ce soit une régulation circulaire et non pas une régulation pyramidale.

Alors, quand je vous dis une régulation pyramidale, c'est quand même l'un des modèles, alors on va beaucoup parler de modèles dans cette vidéo, on va s'appuyer sur des modèles, et je vous rappelle cette citation du, ce n'était pas un mathématicien, c'était un statisticien je crois, George Box, qui disait que tous les modèles sont faux, mais certains sont utiles.

Et tout à l'heure quand on va parler du modèle calorique aussi, c'est faux, ça ne correspond pas à la réalité, mais c'est utile pour comprendre certains mécanismes. Là c'est pareil, le modèle que je vais vous donner de la régulation du système endocrinien il est faux, il ne correspond pas à la réalité, on le sait, mais on n'a pas actuellement de meilleur modèle pour présenter le fonctionnement du système endocrinien, il fonctionne assez bien, il est satisfaisant,

ça ne veut pas dire qu'il est exact. Donc c'est un peu un système à trois étages dans lequel on va avoir l'hypothalamus, l'hypothalamus c'est un peu on dit c'est le chef d'orchestre. Par exemple, dans le cas de la régulation thyroïdienne, si des tissus renvoient un besoin d'augmentation du métabolisme, par exemple, ils vont envoyer une information à l'hypothalamus, l'hypothalamus va produire de la TRH, Thyroid Releasing Hormone, Hormone de relargage thyroïdien.

Cette TRH va aller se fixer sur la pituitaire, l'hypophyse, pour lui dire « Hop, hop, hop, cocotte, là il faut faire en sorte qu'il y ait des hormones thyroïdiennes qui soient relarguées. » La pituitaire va recevoir cette information, elle va elle-même former de la TSH.

Donc si l'hypothalamus c'est le chef d'orchestre, on va dire que la pituitaire c'est un peu le régisseur d'une certaine manière, on pourrait dire le régisseur. Et puis ensuite la pituitaire va envoyer ces informations directement aux glandes agissantes, par exemple en l'occurrence la glande thyroïde, pour qu'elle produise de la T4 qui sera ensuite ou non transformée en T3, on le verra quand on fera les vidéos sur la glande thyroïde.

mais les glandes ce sont les musiciens, les musiciens d'une certaine manière. Et il y a plein de chemins comme ça, on parle de l'axe H-P-T, H-P-T-A, alors H c'est hypothalamus, P c'est pituitaire, T c'est thyroïde et A c'est adrénale, c'est les glandes surrénales.

Donc on parle de l'axe H-P-T, de l'axe H-P-T-A, de l'axe H-P-A en fonction de l'orientation qu'on veut prendre. Tout ce que je veux dire par là, c'est qu'il y a une communication vraiment en permanence, mais cette communication a quelque chose de particulier qui est très intéressant de savoir aussi, c'est qu'il y a un système de communication spécifique au système hypothalamus piquetaire, tous les deux là ils ont une espèce de ligne directe qui passe par le système porte hypothalamo-hypophysaire,

c'est-à-dire c'est une espèce de petit circuit sanguin qui est différent du circuit sanguin général, dans lequel l'hypothalamuse va pouvoir envoyer des hormones directement à la pituitaire sans qu'elle soit diluée dans le circuit général.

C'est alors petit système de communication prioritaire. Alors, dans cette présentation générale du système endocrinien, on va déjà faire un premier pas qui va nous montrer à quel point finalement l'environnement a une influence majeure. Il y a au niveau de, juste derrière la lipophyse, il y a une partie qu'on appelle le noyau suprachiasmatique.

Le noyau suprachiasmatique c'est l'horloge générale de tout le système. Il reçoit l'information lumineuse via des cellules spécialisées qui contiennent une substance qu'on appelle la mélanopsine, et en fait on s'est rendu compte qu'au fond de l'œil, il y a des cellules qui sont spécialisées pour permettre la vue, Il y en a d'autres qui sont là simplement pour capter l'intensité lumineuse, et en particulier, elles sont sensibles à la lumière bleue.

Pourquoi ? Parce qu'en fait le spectre solaire en fonction des heures de la journée, il contient plus ou moins de lumière bleue. À midi, il va contenir beaucoup de lumière bleue, et le soir ou le matin il va en contenir moins.

Et ce noyau suprachasmatique finalement reçoit cette information de ces cellules spécialisées, il reçoit cette information, il en déduit le moment de la journée où nous sommes, et ensuite il va synchroniser toutes les glandes du système endocrine et tous les organes, en sachant que chaque organe et chaque cellule a sa propre horloge, mais que toutes ces horloges sont reliées, sont synchronisées par ce noyau suprachiasmatique.

Et ça c'est vraiment très intéressant parce que si on sait par exemple que l'éclairage artificiel, la lumière artificielle contient une portion de lumière bleue très importante, on dit que c'est semblable au spectre solaire en plein midi d'une certaine manière.

Vous comprendrez bien qu'une personne par exemple qui toute la soirée travaille à la lumière artificielle, son cerveau, son noyau suprachiasmatique, l'information qu'il reçoit, il reçoit, il est midi.

Donc vous pensez bien qu'en termes d'endormissement c'est catastrophique. je ne vous parle pas, des écrans de télé, des écrans d'ordinateur, de tous les écrans qui rayonnent énormément de lumière bleue, alors maintenant on peut mettre des filtres pour empêcher la fraction de la lumière bleue, c'est qu'il explique que certaines personnes aussi utilisent des lunettes filtrantes pour filtrer la partie bleue de la lumière, parce que sinon ça perturbe tout le noyau suprachiasmatique.

Et puis ce qui est intéressant aussi c'est de se rendre compte que ce noyau-là qui est donc indexé et qui régule tout le fonctionnement du système endocrinien, qui est vraiment l'horloge, qui est le métronome de tout le système endocrinien, Ce noyau-là il a besoin donc de la lumière solaire, mais la lumière on la mesure en intensité avec des luxes par exemple, et on se rend compte que la lumière d'une lampe ça va être 100-200 luxes maximum, la lumière du soleil c'est de 1000 à 10 000 luxes environ.

Et pour activer, pour envoyer une information probante à ce noyau suprachiasmatique il faut cette intensité lumineuse. Et quand on dit 1000 c'est quand le ciel est couvert, mais même quand le ciel est couvert vous avez beaucoup plus d'intensité lumineuse qu'on avait dans une lampe de maison.

C'est pour ça que l'exposition solaire régulière, solaire ou pas soleil, mais le fait d'aller dehors en cours de journée pour observer l'environnement et s'imprégner de ces informations lumineuses en termes de spectre lumineux qui vont informer le neurone suprachiasmatique et qui vont réindexer tout l'organisme pour dire attention Coco, tu mets ton horloge, tu la synchronise comme ça, elle est essentielle.

J'avais d'ailleurs entendu parler d'une clinique aux Etats-Unis par exemple, où ils soignaient des personnes qui étaient en burn-out avec des inéquilibres endocriniens majeurs, les soigner simplement en les forçant le matin à se lever pour regarder le soleil se lever, en les forçant à regarder la lumière solaire régulièrement dans la journée, y compris le soir, pour doucement rééquilibrer, resynchroniser l'horloge du noyau suprachiasmatique, et ensuite toutes les horloges en descendant de tous les organes et de

toutes ces cellules de l'organisme qui sont toutes indexées là-dessus, et c'est fondamental. Hier j'ai discuté avec une personne qui disait moi dans mon travail par exemple, je fais des soins en cabinet kiné, ma sœur, et moi je suis dans une pièce qui est à la lumière artificielle en permanence, et je disais ça serait intéressant entre chaque séance, toutes les heures, de sortir un petit coup pour que ton corps reçoive l'information, de savoir quelle heure il est là, qu'est-ce qui se passe à l'extérieur,

parce que toi à l'intérieur ça ne varie jamais, et le vivant n'aime pas ça du tout. Donc cette horloge maîtresse, le noyau suprachiasmatique très important, elle nous montre déjà à quel point finalement le système endocrinien est dépendant de notre environnement.

C'est un intégrateur de notre environnement, ce n'est pas un dispositif isolé, et on va le voir à la fin de cette vidéo combien tous les facteurs liés à notre hygiène de vie sont des éléments décisifs du fonctionnement de ce système endocrinien.

Allez, dernier point avant de rentrer dans l'exemple de la régulation du poids par exemple qui va vous donner des repères beaucoup plus concrets, je vous ai dit le système hormonal, une hormone n'agit jamais seule.

Il faut bien comprendre que le système hormonal, il fonctionne vraiment selon un principe de boucle de rétroaction. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que finalement, rétroaction négative, mais bon, pardon. Ça veut dire qu'un organe commence à produire une hormone, il produit cette hormone, elle est libérée dans le sang, les organes cibles reçoivent cette hormone, car la quantité d'hormone circulante est suffisante, il y a une information qui part de ces mêmes glandes réceptrices,

de ces mêmes tissus récepteurs, qui est renvoyé à l'organe initial pour lui dire attention, c'est bon, il y en a suffisamment de circulantes, tu peux t'arrêter d'en produire. Exactement comme par exemple vous avez un thermostat dans la maison, et puis si la température atteint la température de consigne, le thermostat envoie une information à la chaudière pour dire ok, arrête de chauffer, c'est bon, on est à la bonne température.

Et puis comme dans une chaudière, et on verra que cette analogie avec le thermostat est importante, on verra même pour la question du poids, de la masse pondérale, Eh bien, quand la température commence à baisser, quand il n'y a plus assez d'hormones en circulation, d'un seul coup les organes cibles envoient à nouveau une information à l'organe émetteur pour dire là il n'y a plus assez d'hormones et il va falloir en refabriquer.

Et non seulement il y a des boucles de rétroaction, mais en plus ces boucles de rétroaction s'imbriquent les unes dans les autres. Et ça c'est vraiment assez fascinant. Par exemple j'avais écrit un exemple que vous retrouverez d'ailleurs dans le document, c'est celui que je tiens là, le document qui a été préparé comme support de cette vidéo.

Par exemple, j'avais pris comme exemple le cortisol qui est l'hormone principale du stress, de la réaction de stress. La réaction de stress, quand il y a une contrainte, l'organisme réagit par une réaction qu'on appelle la réaction de stress, et l'hormone majeure de réaction de stress c'est le cortisol.

Quand le cortisol monte de manière chronique, il modifie immédiatement la sensibilité des cellules à l'insuline, ce qui fait monter la cellule. Les cellules deviennent résistantes à l'insuline, donc comme elles résistent à l'insuline, on produit plus d'insuline.

L'insuline qui monte modifie à son tour la production de leptine par le tissu adipeux, parce que finalement l'insuline qui monte fait qu'il va y avoir de plus en plus de graisse stockée, donc le tissu adipeux va commencer à produire de la leptine.

La leptine qui monte de manière chronique conduit à une résistance à la leptine, parce que quand il y a beaucoup d'hormones circulantes, au bout d'un moment les récepteurs commencent à saturer, donc il y a une résistance qui se produit, ce qui modifie l'appétit et le métabolisme de base.

Et le métabolisme de base qui ralentit modifie la production des hormones thyroïdiennes T3 et T4 et ainsi de suite. dans une chaîne de répercussion qui finit par toucher toutes les hormones du corps. Donc toutes ces boucles de rétroaction sont en permanence, en interaction, en interconnexion les unes avec les autres.

Mais il y a un facteur encore plus incroyable, c'est ce qu'on appelle l'enzymologie locale, c'est que chaque tissu et organe ne se contente pas de recevoir les hormones d'un organe émetteur, il peut aussi moduler ces hormones par des enzymes qu'il va produire et qui peuvent inactiver ces hormones ou les réactiver et même démultiplier leurs actions.

J'avais pris l'exemple par exemple, c'est la testostérone qui circule dans le sang à un certain taux, mais qui peut être transformée localement dans certains tissus. Par exemple, dans la prostate ou les follicules pileux, une enzyme appelée la 5-alpha-réductase transforme la testostérone en dihydrotestostérone qui est 5 fois plus active.

Dans le tissu adipeux ou dans le cerveau, c'est une autre enzyme, l'aromatase, qui transforme la testostérone en oestradiol. La testostérone étant une hormone androgénique, il va la transformer en oestradiol qui est une oestrogène. Donc on peut changer la nature même d'une hormone au niveau local, c'est-à-dire que l'organe émetteur va produire une hormone et au niveau local on va dire non ce n'est pas de celle-là dont on a besoin, mais on a besoin d'oestrogène plus que de testostérone, donc on va la modifier avec des enzymes.

Autrement dit, ce que je vais concluer, à partir d'une même hormone qui circule à concentration constante, deux tissus voisins peuvent recevoir des signaux totalement différents parce qu'ils ne disposent pas du même équipement enzymatique. Et il y a un cas qui nous intéresse particulièrement, c'est au niveau du tissu adipeux.

Il y a au niveau du tissu adipeux, alors je l'écris parce qu'elle est dure à retenir, une enzyme qui s'appelle la 11-bêta-hydroxystéroïdes-déshydrogénase de type 1, qu'on appelle 11-bêta-HSD1.

Cette enzyme est très abondante dans le tissu adipeux et dans le foie, Et son rôle c'est de rendre active la cortisone, qui est la forme inactive du cortisol, pour le transformer en cortisol. Donc cette enzyme qui est présente dans les circulaires a dit peu, elle va activer énormément de cortisone pour produire beaucoup de cortisol.

Sauf que ce cortisol réalise localement une résistance à l'insuline, ce qui fait que les niveaux d'insuline vont monter, monter, monter, monter, et donc ça va augmenter encore le stockage graisseux.

Et ça c'est très intéressant parce que dans la séquence suivante on va aborder la question de la régulation du poids, la dimension hormonale de la régulation du poids, et on va comprendre que les tissus a dit peu, ils ont une caractéristique très particulière, c'est qu'ils produisent eux-mêmes les conditions pour se remplir.

Et ce n'est pas étonnant parce que d'un point de vue évolutionnel on va dire, l'humain a toujours évolué jusqu'à une époque récente dans un environnement dans lequel la rareté était la norme. Donc avoir un organisme qui favorise le stockage pour permettre de traverser les nombreuses périodes de famine, c'est une adaptation physiologique normale d'un organisme qui vit dans un environnement où la rareté est la norme.

Le problème c'est que maintenant notre organisme ne vit plus dans un environnement dans lequel la rareté est la norme, il vit dans un environnement dans lequel l'abondance est la norme, et ce mécanisme qui était un mécanisme vertueux dans un environnement naturel devient un mécanisme extrêmement délétère.

Ce qu'il faut comprendre c'est que cette graisse, ces tissus adipeux et en particulier au niveau de la zone viscérale, ils sont particulièrement difficiles à déloger parce qu'ils produisent au travers de cet enzyme eux-mêmes les conditions de leur propre remplissage.

C'est un mini… il y a une maladie qu'on appelle le syndrome de Cushing, le syndrome de Cushing c'est un syndrome dans lequel les gens produisent énormément de cortisol, leur glande surrénale commence à s'affoler, produire énormément de cortisol, et c'est toujours associé à une énorme prise de poids, Ce qui montre bien que la prise de poids est hormonale, c'est-à-dire que les gens ne mangent pas de davantage, mais par contre ils prennent du poids, ils enflent, ils enflent,

c'est le syndrome de Cushing. Et bien là on a un mini syndrome de Cushing localisé. C'est pour ça que je concluais en disant que cette interconnection qu'on voit elle explique pourquoi il est quasiment impossible de comprendre le système hormonal ou une hormone en la prenant de façon isolée, sans tenir compte du réseau dans lequel elle s'inscrit et de la globalité dans lequel elle agit.

C'est ça la vision holistique, et on va l'appliquer justement à la régulation du poids. Ok, on en vient enfin à la question de la régulation de la masse pondérale. Et j'ai pris cet exemple, et c'est pour ça d'ailleurs que j'ai choisi d'y consacrer un parcours sur Régénère TV, parce que c'est un exemple extrêmement parlant pour comprendre à quel point finalement la régulation, la plupart des mécanismes internes à l'organisme n'est pas une régulation simpliste, mais implique des boucles de rétroaction

extrêmement complexes propres au système hormonal. Alors la théorie classique, et d'ailleurs celle qu'on nous voit encore dans beaucoup de régimes entre guillemets, et qui ne marche pas du tout, c'est de dire finalement la question du poids c'est une espèce d'équation entre une addition, une soustraction entre calories entrantes moins calories sortantes, égal, s'il y a plus de calories qui rentrent que de calories qui sortent, tu prends du poids, Et s'il y a moins de calories qui rentrent que de calories qui sortent,

tu perds du poids. C'est la vision un peu simpliste, et c'est comme ça qu'on a énormément la mode des régimes restrictifs. Alors, cette approche-là, il y a très longtemps qu'elle a été invalidée.

Il y a une expérience par exemple qui a été fondatrice, qui a été réalisée dans les années 45-46, dans une prison du Minnesota, je crois qu'on l'appelle l'expérience Sims, ou l'expérience du Vermont, c'était une prison du Vermont de mémoire aux Etats-Unis, dans lequel ils ont recruté des prisonniers volontaires, et ils leur ont proposé pendant 6 mois de consommer un régime 4 à 5 fois plus riche que leur régime normal, donc 8000 à 10000 calories.

Toujours pareil, je vous ai dit, George Box, tous les modèles sont faux, mais certains sont utiles. Le modèle calorique est faux, mais il est utile, et on va l'utiliser dans cette vidéo parce qu'il nous permet de comprendre.

Donc un régime de 8000 à 10000 calories, donc 4 à 5 fois plus qu'un régime normal qui fait à peu près 2000 calories. c'est pour un individu de base, voilà, c'est des valeurs assez classiques. Donc on les nourrit, on les surnourrit pendant 6 mois.

Alors première remarque, les prises de poids sont très variables, il y en a certains qui vont prendre du poids réellement, il y en a d'autres qui ne vont pas prendre tellement de poids que ça. Déjà première donnée, et surtout au bout de 6 mois ils arrêtent l'expérience, et dans les 1 année qui suivent, la quasi-totalité des pensionnaires, enfin des prisonniers, et bien ils retrouvent leur poids initial.

Et c'est la première fois qu'on va avoir cette notion de ce qu'on appelle aux Etats-Unis le Body Set Weight, c'est-à-dire le poids de consigne. Comme vous avez une température de consigne, vous savez chez vous vous dites par exemple il faut que la température soit à 19 degrés, et le chauffage central va se déclencher, s'arrêter, se déclencher et s'arrêter pour permettre que cette température-là soit respectée. Et bien c'est la première fois qu'on se dit en fait il y a un poids de consigne pour chaque individu,

et le corps va tout faire, tout ce qu'il peut pour rester à ce poids de consigne. Et on va voir tout à l'heure comment il s'y prend. D'ailleurs, il y a un calcul qui peut être vraiment très intéressant, on a fait le calcul, sur 30 ans finalement on avale à peu près 30 millions de calories, l'équivalent sur 30 ans.

S'il y avait, si la régulation était volontaire, et qu'on faisait simplement un écart de 1 kg, de 1 % par exemple, 1 % de nos prises alimentaires, 1 % de plus, 1 % c'est rien, enfin tu vois sur la journée manger 1 % de plus c'est quasiment que dalle.

Mais simplement 1 % de différence sur ces 30 ans, ça équivaudrait sur 30 ans à un stockage de 30 kg de graisse, à une prise de 1 kg de graisse par an, 1 % de différence dans notre prise alimentaire conduirait à 1 kg par an.

Or on ne prend pas 1 kg par an, pour la plupart d'entre nous on ne prend pas 1 kg par an, Sinon au bout de 80 ans on serait à 80 kg de graisse en plus de notre masse pondérale normale, ce n'est pas le cas.

Donc cette finesse d'ajustage ne peut pas être contrôlée volontairement, personne n'est capable de contrôler les quantités caloriques qui l'avalent au quotidien à 1 % près, c'est totalement impossible.

Et c'est comme ça qu'on est arrivé au concept de Body Set Weight, de dire finalement il y a un thermostat interne dans le corps qui régule à la fois notre appétit, donc notre prise de nourriture, les dépenses, de manière à en permanence nous ramener à cet état de poissible par exemple.

Alors c'est comme ça qu'on a découvert énormément d'hormones qui participent à ce thermostat pondéral. La leptine par exemple a été découverte seulement en 1994, donc c'est très récent, c'est 30 ans seulement, d'ailleurs elle a été découverte chez des souris obèses au début, En fait, on a découvert chez ces souris un gène qui était manquant, on avait une lignée de souris obèses, on a découvert un gène qui était manquant, ce gène codait une hormone qui était la leptine,

on s'est dit « Alléluia, on a trouvé l'hormone qui empêche l'obésité. » Et donc, on a commencé à donner beaucoup de leptine à certains humains pour essayer de les faire maigrir, malheureusement ça n'a pas marché, ça n'a pas marché et c'est là où on s'est rendu compte qu'il y avait aussi un phénomène de résistance à la leptine.

quand il y a une inflammation générale au niveau cérébral, eh bien on a un phénomène de résistance hormonale qui s'installe, et que ce n'est pas tant que les tissus adipaux ne produisent pas assez de leptine, ils envoient l'information pour dire ça y est on est full, on est full, mais c'est simplement qu'il y a une résistance hormonale à la leptine qui se situe au niveau cérébral à cause de l'inflammation.

Donc c'est un mécanisme central de l'obésité qui est absolument méconnu de la plupart des gens qui parlent d'obésité, diététriciens et nutritionnistes y compris, alors que finalement c'est le problème central, c'est-à-dire que si le message parvient à l'hypothalamus, alors à ce moment-là il régule l'appétit, il régule le métabolisme de manière à ramener le poids au poids de consigne.

D'ailleurs encore hier je discutais avec une personne qui disait moi je suis en surpoids et pourtant j'ai l'impression d'avoir tout le temps faim, c'est comme s'il n'y avait pas de frein. J'ai dit c'est normal, c'est parce qu'en fait ton corps n'a pas accès à l'information sur laquelle il est plein. Donc pour lui ce n'est même pas qu'il est plein, c'est l'information qu'il reçoit, il n'y en a pas assez, donc il remplit, remplit, remplit, alors tant bien même

que tu es déjà complètement rempli. Ensuite il y a une autre hormone qui a été isolée, qui est vraiment une hormone très importante sur laquelle on parle énormément dans le parcours que je vous propose sur Régénère TV, c'est l'insuline. L'insuline, la fameuse insuline, l'insuline des diabétiques, on en parle dans le vidéo que l'on voit là, l'insuline c'est l'une des hormones majeures du système de stockage.

Donc globalement dès que l'on consomme des aliments, l'insuline monte, et je dis bien dès que l'on consomme des aliments parce qu'on voit dans le parcours qu'il y a énormément d'aliments qui ne sont pas sucrés et qui pourtant déclenchent une insulinémie relativement élevée.

D'ailleurs c'est l'erreur manifeste de la plupart des régimes modernes, c'est qu'ils ont associé insuline et sucre et ils te disent « Ah, il suffit de supprimer les sucres pour faire baisser l'insuline.

» Ça c'est leur théorie à eux, mais ce n'est pas la réalité. Et il faudrait s'intéresser à l'index insulinémique des aliments, et on va se rendre compte qu'il y a des tas d'aliments qui ne sont absolument pas sucrés et qui pourtant ont un index insulinémique, donc une capacité à faire monter l'insuline et donc à stocker, qui est relativement importante.

C'est l'hormone du stockage, quand l'insuline est haute, le corps y stocke, quand elle est basse, il déstocke. Et on se rend compte que chez les personnes qui ont des problèmes de poids, bien souvent c'est que l'insuline reste chroniquement haute.

Et ça c'est un phénomène qui est assez connu et qui là aussi est très rarement adressé, c'est que l'insuline elle monte dès que tu fais un repas. Donc plus tu as des repas rapprochés, plus ton insuline est en permanence stimulée à monter, et c'est pour ça que dans une stratégie de perte de poids à long terme pour réindexer le thermostat pondéral, le body set weight, et bien des pratiques comme le jeûne intermittent dans lequel on écarte les périodes d'alimentation pour laisser la

possibilité à l'insuline de retomber est essentielle, mais pour ça il faut comprendre le fonctionnement du système hormonal. On a aussi la gréline, la gréline qui est produite par l'estomac, la ghrelin c'est la seule hormone qui suscite l'appétit, et la ghrelin c'est une hormone qui séduit, d'ailleurs c'est assez marrant, la ghrelin elle monte au moment de l'heure normale des repas.

Pour ça on dit j'ai faim en pensant que c'est parce qu'on a réellement un déficit calorique et ainsi de suite, alors qu'on a des réserves caloriques monstrueuses dans n'importe qui avec ces masses grasses, si tu sais taper dans tes masses grasses, tu as une centaine de milliers de calories disponibles en permanence, mais on dit j'ai faim simplement parce que la ghrelin augmente parce que c'est l'heure du repas, et qu'on est calibré comme ça.

Il y a d'autres hormones, la GLP1, je vous dis l'hormone incrétine par exemple, et toutes ces hormones, les hormones thyroïdiennes aussi participent à la régulation du poids. Et ce qui est intéressant c'est de se rendre compte qu'il y a une expérience qui a été faite par quelqu'un qui s'appelait Rosenbaum, qui a montré que dès que tu commences à perdre du poids volontairement par des restrictions, mais que va faire le corps ?

Il va baisser son métabolisme. C'est ce que je vous disais, c'est le body set weight, c'est-à-dire qu'il y a moins d'aliments qui rentrent, hop, le corps dit oup, oup, oup, je baisse mon métabolisme.

Et c'est bien le problème des régimes restrictifs, c'est que les régimes restrictifs en limitant la quantité de calories qui rentrent, eh bien, ils vont simplement faire en sorte que le corps va baisser son métabolisme, les gens sont plus fatigués, les gens sont léthargiques, et rapidement ils ne perdent plus de poids, ça fait un plateau, et quand ils recommencent à manger normalement, eh bien, comme leur métabolisme est tombé très bas, eh bien, ils vont prendre du poids encore davantage, et c'est le phénomène de yo-yo qui fait

qu'on perd un peu de poids, on en regagne 2 fois plus, on perd un peu de poids, on en regagne 2 fois plus, et au final 20 ans après on se retrouve, on aura pris 20 ou 30 kilos de manière quasi inexorable. Ce n'est pas inexorable, mais ça correspond à un déplacement progressif de notre poids de consigne, et c'est ce poids de consigne qu'il faut faire évoluer régulièrement.

Le problème de l'obésité moderne ce n'est pas que le thermostat ne fonctionne pas, c'est que le poids de consigne a été déplacé progressivement. C'est un peu comme si vous réglez votre thermostat à 19 degrés, et puis petit à petit il y a quelqu'un qui va le monter à 20, à 21, à 22, à 23, et puis toi qu'est-ce que tu essayes de faire ?

Tu essayes d'ouvrir les fenêtres, tu essayes de trouver des mécanismes de régulation, alors qu'il suffit d'aller au niveau du thermostat, clic, clic, clic, clic, de le ramener sur 19 et si tu le ramènes sur 19 degrés, tout est bon.

Alors c'est exactement ce qu'on développe dans le parcours qu'on vous propose cette semaine sur Régénère TV, c'est une compréhension fine de tout le système hormonal et de sa régulation, de comprendre l'implication de l'insuline, je vous ai dit qu'il monte à chaque repas, l'implication de la résistance à la leptine, de comment faire en sorte que le corps il ressente à nouveau la leptine qui lui dit les stocks sont fous, il est temps de déstocker, comment faire en sorte que l'insuline diminue suffisamment pour que le corps

commence à taper dans ses stocks, comment se fait-il, c'est un peu la seule question qui prévale, comment se fait-il qu'une personne qui est en surpoids, donc qui a des réserves de masse grasse importante, donc a priori qui a une pléthore de nourriture à sa disposition qu'elle embarque avec elle, comment se fait-il que cette personne soit affamée, et réellement affamée, qu'elle ait vraiment la sensation de faim qui soit prégnante ?

Mais c'est simplement parce que son corps a oublié comment puiser dans ses réserves. Pourquoi ? Parce que le poids de consigne est tellement élevé que le corps a perdu ce chemin-là. Alors, dans la dernière partie de cette vidéo, on va regarder comment les conditions de vie sont vraiment les outils de calibrage permanent du système endocrinien.

Je vous l'ai dit en début de vidéo, c'est un peu l'idée maîtresse de toute cette série sur le système endocrinien. Ok, quelques heures ont passé, petit matin, j'enregistre la fin et la suite de cette vidéo pour la dernière partie qui est presque la partie la plus importante de la vidéo, à savoir comment est-ce que notre mode de vie calibre en permanence notre système hormonal ? C'est vraiment l'idée forte que je voudrais que vous reteniez de cette vidéo, à quel point le fonctionnement de notre système hormonal n'est pas quelque chose

de donné, d'hérité, de génétique qui serait figé, qui serait bloqué, au contraire c'est un calibrage permanent par notre mode de vie, et on va voir 7 éléments de notre mode de vie qui vont directement impacter le fonctionnement du système hormonal, et je vous dis de calibrer, optimiser son fonctionnement.

Alors le premier, je l'ai évoqué précédemment dans le début de la vidéo, c'est la succession de lumière et d'obscurité, Ça, c'est vraiment un des calibrages essentiels et une des influences majeures de l'environnement sur notre système hormonal.

Je vous ai dit, il y a ce qu'on appelle le noyau suprachiasmatique avec des cellules qui s'appellent IPRGC qui contiennent la mélanopsine, et la mélanopsine qui est responsable de la captation du spectre lumineux ambiant.

Ce ne sont pas des éléments qui sont là pour voir, pour assurer la vision comme les connes et choses comme ça, c'est plus vraiment pour capter le spectre lumineux et en particulier la présence de lumière bleue. Et j'ai fait une petite erreur hier quand j'enregistrais le début de vidéo, je vous ai dit que la lumière extérieure de soleil c'était 10 000 lux, en vérité en plein soleil c'est 100 000 lux, en ciel couvert c'est 10 000 lux, en intérieur on ne peut pas avoir beaucoup plus que 500 lux, ce qui fait que la lumière intérieure ne

suffit pas à calibrer le noyau suprachiasmatique qui est donc tout le système, toute l'horloge intérieure endocrinienne. L'une des hormones qui est le plus impactée par cette lumière et l'impact de la lumière à ce rythme chronobiologique c'est le cortisol.

Le fameux cortisol dont on a lâgement parlé dans cette vidéo, le cortisol il a un pic, une acrophase le matin normalement, et puis il va diminuer progressivement tout au long de la journée.

Le cortisol le matin quand il fait cette acrophase c'est ce qui justifie, je suis le premier à le dire, c'est ce qui justifie chez les personnes qui ont une acrophase comme ça le fait de ne pas particulièrement manger le matin puisque le cortisol réalise une véritable résistance à la nutrition, une résistance à la plupart des hormones, et c'est comme si en sortir de nuit, la priorité c'était d'abord de se mettre en mouvement, de se mettre à l'action, et le cortisol permet ça, le cortisol, les hauts niveaux de cortisol

permettent ça. Puis il va diminuer progressivement pour favoriser l'endormissement, le ralentissement du métabolisme, le refroidissement du corps en début de soirée qui correspond à la phase d'endormissement. Et pour des horloges qui sont complètement désynchronisés, on va voir exactement l'inverse, c'est-à-dire pas de cortisol le matin, ce qui fait que les gens sont dans le gaz, ils n'arrivent pas à se réveiller, impossible. Ils vont avoir des fringales dès le matin, et c'est normal puisqu'il n'y a pas de cortisol,

donc il n'y a pas cette mobilisation des réserves internes, et ils sont dépendants d'apports extérieurs. Et par contre, le soir, ils ont beau être complètement en épuisement total, en épuisement généralisé total, le soir ils n'arrivent pas à dormir, Ils n'arrivent pas à s'endormir parce que d'ailleurs pour eux c'est le meilleur moment de la journée, parce que le cortisol est en haut, finalement c'est là où ils ont une espèce de regain d'énergie le soir,

et puis le corps est en alerte, en fait c'est juste que l'horloge elle est désynchronisée, l'horloge interne pense que là c'est le matin, et ça c'est grandement dû aux éclairages artificiels comme je vous l'ai dit. On a vu par exemple que seulement 100 lux de lumière bleue le soir suffisent à diminuer de 50 % la sécrétion de mélatonine, la mélatonine étant une hormone dérivée de la sérotonine qui est produite par la glande pinéale et qui permet de favoriser l'endormissement et le ralentissement du métabolisme.

On a vu que l'exposition aux écrans, typiquement un écran, lumière bleue, c'est kiff-kiff, il y a une fraction de lumière bleue très importante dans les écrans, 2 heures d'écran avant l'endormissement, ça diminue de 50 % la production de mélatonine.

C'est une étude qui date de 2016, je l'ai citée dans le document, une étude d'un chercheur qui s'appelle Chung qui a montré exposition aux écrans de 2 ans avant le coucher réduit la mélatonine de plus de 50 %.

Donc la dérégulation moderne, qu'est-ce que c'est à ce niveau-là ? C'est très simple, pas de lumière le matin, lumière le soir, lumière du soir qui est une lumière qui ressemble à la lumière du midi puisque c'est de la lumière artificielle, enfin le corps est complètement paumé, il ne sait pas où il en est.

Et alors il y a des conséquences, conséquences au niveau de la dérégulation de l'horloge interne, une conséquence pondérale aussi, puisque finalement le cortisol nocturne est élevé, la mélatonine est basse, donc l'insuline pendant la nuit est élevée puisque le cortisol réalise une résistance à l'insuline, donc on va stocker à un moment où pendant la nuit on devrait déstocker, la leptine est complètement déréglée, et normalement la nuit qui est un moment où on utilise les réserves internes du

corps pour reconstruire de la matière, pour réparer, pour régénérer, mais ça ne va pas pouvoir se faire, on va garder nos stocks et on ne va pas réparer. Donc la lumière et l'obscurité sont parmi les premiers calibrateurs du système endocrinien. Deuxième calibrateur, la nature des aliments.

Et là, quand je vais parler de la nature des aliments, c'est la nature hormonale, pas la nature calorique, ce n'est pas une question de calories là, mais c'est une question de signaux hormonaux envoyés par les aliments au système.

Tout ce qui est glucides raffinés, on le sait, ça fait grimper l'insuline en flèche. En grimpant l'insuline, ça va générer de la résistance à l'insuline, ça va faire augmenter la leptine, il va y avoir une résistance à la leptine qui va s'installer, et donc d'où le fait que finalement les cellules adipeuses ne peuvent plus renvoyer l'information qu'elles sont chargées de graisse.

Donc vous voyez toute la cascade qu'on a déjà largement décrite. Mais pas simplement avec les glucides raffinés. On a tendance à jeter l'opropre sur les glucides, Il était à voir s'il n'y a qu'eux qui font monter l'insuline.

En réalité, on s'est rendu compte qu'il y a énormément de produits qui font monter l'insuline via des hormones qu'on appelle les hormones incrétines, je vous en ai déjà parlé, la GLP1 par exemple, qu'on retrouve dans le système digestif, et on s'est rendu compte que certains acides aminés par exemple, la question c'était pourquoi est-ce que les produits laitiers font grossir alors qu'ils contiennent très peu de sucre ?

C'est une question. Les gens qui consomment beaucoup de produits laitiers, ils ont tendance à, les peuples du nord qui consomment énormément de produits laitiers, ils ont tendance à enfler régulièrement.

Pourquoi ? Simplement parce qu'il y a des hormones qui s'appellent les hormones d'incrétine qui réagissent à certaines protéines qui se trouvent dans les produits laitiers et qui font prendre de la masse et qui font prendre du poids inexorablement en maintenant des niveaux élevés d'insuline. C'est ce qu'on appelle l'index insulinémique qui a été développé en 1997 et qui est vraiment plus intéressant que l'index glycémique.

Parce qu'en fait, on s'est obsédé par l'index glycémique parce qu'on a associé sucre et insuline. Donc on disait, l'insuline, on ne peut pas trop le savoir, mais par contre le sucre on peut le savoir, donc ça va être l'index glycémique.

En sachant en plus que ces index glycémiques sont quand même assez lacunaires, parce que l'élévation de glycémie dans le sang va toujours être déterminée d'abord par la nature du terrain, c'est-à-dire qu'un même produit consommé par deux personnes différentes ne va pas donner la même élévation glycémique parce qu'elle va être modulée par le microbiote intestinal.

Le microbiote intestinal qui est un agent du système endocrinien, puisqu'il y a énormément d'hormones qui sont produites par le système digestif, et on pourrait même considérer que le microbiote participe à ça, il y a des hormones qui sont produites par le microbiote, et on pourrait considérer que le microbiote fait partie du système hormonal d'une certaine manière.

Alors les graisses à l'inverse, elles ont tendance à ralentir la vidange gastrique, la consommation de graisses amène à la production d'une hormone qui s'appelle la cholecystokinine, qui va avoir une action de modulation de la satiété. C'est pour ça que quand on mange gras et dense, on a tendance à avoir moins de fringales d'une certaine manière.

Alors, les fibres qu'il y a dans notre alimentation, elles vont amener des fermentations par le microbiote et qui vont produire des acides gras à chaîne courte, le microbiote quand il fermente les fibres, il produit ce qu'on appelle des acides gras à chaîne courte, et qui vont stimuler par exemple la production de GLP1, l'hormone incrétine dont je vous ai parlé, c'est ce qu'on appelle l'axe microbiote intestin-cerveau.

Et d'ailleurs, il y a vraiment quelque chose de très intéressant par rapport à cette notion de fibre et d'alimentation ultra-transformée en lien directement avec le système hormonal, c'est une étude qui a été faite par, on appelle ça l'étude Hall N1H qui date de 2019. Alors cette étude est vraiment très intéressante parce qu'on prend deux groupes de personnes qui vont avoir exactement le même nombre d'apports caloriques, la même quantité de chaque macronutriments, lipides, glucides, protéines, leur régime est vraiment à l'identique,

même quantité et ainsi de suite. Un composé d'aliments ultra-transformés, l'autre composé d'aliments plutôt bruts et naturels. Eh bien, ça ne va pas vous surprendre, à calories égales à quantité de macronutriments, lipides, glucides, protéines, égaux, le groupe qui consomme des aliments ultra-transformés va massivement prendre du poids, le groupe qui ne consomme pas d'aliments ultra-transformés va avoir un poids qui reste stable ou qui diminue.

Donc c'est la preuve que finalement il y a une influence hormonale de l'alimentation qui n'est pas liée à son statut calorique, et ça c'est vraiment très très important, et c'est l'un des ressorts sur lesquels on s'appuie dans la formation que vous propose Régénère TV pour moduler la prise de poids en agissant directement sur le système hormonal.

Alors ensuite, troisième entrée, troisième facteur de modulation, c'est le rythme alimentaire. Et ça c'est quelque chose qui est très peu vu par la diététique et par les nutritionnistes modernes. Parce qu'il faut bien comprendre que l'histoire humaine, on ne va pas faire des spéculations anthropologiques, mais ce n'est pas très compliqué d'être d'accord sur le fait que l'histoire humaine a été marquée principalement par la rareté.

Les humains évoluaient dans un environnement naturel dans lequel la rareté, le manque, la pénurie étaient plutôt la norme. Ce qui veut dire que les prises alimentaires étaient généralement plutôt distantes les unes des autres.

Le truc de faire d'avoir des frigos complètement pleins à craquer et d'avoir de l'alimentation en permanence à disposition et de grignoter en permanence, c'est extrêmement moderne. Et il y a un phénomène qu'on appelle l'autophagie cellulaire qui a été mis en lumière, enfin voilà, qui a été mise en avant particulièrement, parce qu'on connaissait bien l'autophagie, mais qui a été mise en avant particulièrement en 2016 avec les travaux de ce chercheur japonais qui a été prix Nobel, dont je ne me souviens pas le nom.

Mais le processus d'autophagie, qui est un processus de nettoyage cellulaire dans lequel la cellule recycle ses propres déchets, ses propres organites mal dysfonctionnels d'une certaine manière pour les renouveler.

Donc, c'est un processus de renouvellement intracellulaire extrêmement puissant, et on a montré que le défaut d'autophagie, il a été démontré par ce fameux prix Nobel, que le défaut d'autophagie conduisait à la plupart des grandes maladies de dégénérescence actuelles, Alzheimer, Parkinson et ainsi de suite.

Et l'autophagie est régulée par deux marqueurs qui sont d'un côté ce qu'on appelle la MTOR et de l'autre côté la MPK. L'AMTR monte quand on est nourri et bloque l'autophagie, et l'AMPK augmente quand on n'est pas nourri et déclenche l'autophagie.

Et on s'est rendu compte que finalement, il y a une excitation significative de l'autophagie au bout de 12 à 16 heures sans apport, et elle est maximale après 24 à 48 heures. Et c'est pour ça qu'il y a des chercheurs qui ont travaillé sur non pas la quantité d'aliments que vous consommez, mais la fenêtre temporelle sur laquelle vous consommez les aliments.

Ils ont montré qu'une fenêtre de 8 heures était la fenêtre quasi idéale pour se nourrir tout en favorisant ces processus de nettoyage, ces processus d'autophagie et ces processus de recalibrage du système hormonal.

8 heures, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire par exemple que tu manges entre 12 heures et 20 heures. Ça, c'est ce qu'on appelle le jeûne intermittent. Le fameux jeûne intermittent dont on parle sur Régénère depuis des années et des années, même avant que ce soit la mode du jeûne intermittent.

Bon, maintenant ça commence à être relativement intégré, le jeûne intermittent c'est exactement ça. Tu as 8 heures de prise alimentaire, entre 12 heures et 20 heures, et tu vas avoir tout le reste, donc 16 heures de période de jeûne d'une certaine manière, dans lequel la MPK va augmenter, l'autophagie va augmenter, l'insuline va diminuer, la dérésistance à la leptine va diminuer, la leptine va pouvoir faire son travail, et tout le système hormonal va optimiser son fonctionnement. Voilà,

dans le document je cite les travaux de quelqu'un, alors je ne sais pas dire son nom, Shatchidananda Panda, il s'appelle, et il montre que concentrer ses prises sur une fenêtre de 8 à 10 heures améliore la sensibilité à l'insuline, la pression artérielle, le profit lipidique, et amorce une perte de poids sans modification du contenu ni des quantités.

Ça c'est vraiment intéressant, tu prends une personne qui fait petit déjeuner, collation à 10 heures, repas de midi, goûter, repas du soir et post-repas, et cette personne-là tu prends exactement les mêmes éléments, les mêmes aliments, mais au lieu de les consommer tout au long de la journée, tu vas réteindre la fenêtre alimentaire, elle va manger plus sur un temps plus réduit, et bien cette personne va amorcer une perte de poids indépendamment de la

modification calorique et de la nature de ses aliments. Si en plus tu optimises la nature de tes aliments et que tu optimises le profil calorique, il y a toutes les chances que ça aille encore en s'améliorant.

Quatrième facteur de notre mode de vie qui module, qui vient conditionner énormément le fonctionnement de notre système hormonal endocrinien, c'est le sommeil. Le sommeil, je ne vais pas vous le faire à l'horaire large, je suis très mal placé parce que je ne suis pas un très bon dormeur.

Notre quantité de sommeil a énormément évolué, il y a une évolution historique, on est passé de 9 heures de sommeil par nuit en 1910 à 6h30-7h aujourd'hui, avec plus de 30 % des adultes qui dorment moins de 6 heures.

Et le problème c'est que le sommeil s'articule autour de cycles à peu près de 90 minutes dans lequel on va avoir du sommeil lent léger, du lent profond, du sommeil paradoxal, et le sommeil lent profond qui est le plus réparateur est généralement concentré dans la période 22h-3h du matin, C'est pour ça qu'on dit souvent qu'il vaut mieux s'endormir tôt, parce qu'on dit que c'est plus favorable, le sommeil avant minuit a plus de valeur.

En fait, c'est du sommeil lent profond qui va être à ce moment-là principalement, et que pendant ce sommeil lent profond, il y a des pulses d'hormones de croissance. C'est-à-dire que l'hormone de croissance n'est pas sécrétaire en continu, ça va être des sortes de jets d'hormones de croissance qui sont libérés dans la circulation, et ça se passe principalement en sommeil lent profond, et le sommeil lent profond est principalement en début de nuit.

Voilà pourquoi il faut favoriser le début de nuit. Et le défaut de production de cette hormone de croissance, c'est-à-dire que si on rate ce créneau, tu te couches à 3-4 heures du matin, tu vas rater tous ces créneaux de production d'hormones de croissance, et il va s'en suivre une fonte musculaire, parce que l'hormone de croissance participe au renouvellement des muscles, à la synthèse des acides aminés, donc fonte musculaire, prise de graisse abdominale parce que

l'hormone de croissance on se participe au fait de brûler la graisse abdominale, moins bonne récupération globale. Et tout ça, ça a été démontré, d'ailleurs il y a des études très intéressantes que j'ai notées dans le document.

Il y a une étude qui date de 1999 qui montre que si tu ne dors que 4 heures pendant 6 nuits d'affilée, ça suffit pour produire une tolérance au glucose qui est équivalent à celle d'un état pré-diabétique. Une autre étude qui date de 2004 par le même Spiegel, qui montre qu'une seule nuit de 4 heures fait baisser la leptine de 18 % et monter la ghrelin de 28 % le lendemain matin.

C'est pour ça que tu as l'écrou en fait, quand tu ne dors pas tu as faim, tu as faim en permanence. Ça c'est un mécanisme, c'est une augmentation immédiate de l'appétit, particulièrement pour les glucides et pour les graisses, et généralement ça te conduit à bouffer de la junk food, parce que tu as un tel appétit, une telle appétence, il te faut du concentré et ça ne va pas te conduire forcément sur des aliments très naturels. Une autre étude qui date

de 2008 avec 600.000 participants, donc c'est vraiment ce qu'on appelle une méta-analyse, l'apprivation de sommeil augmente le risque d'obésité de 55 % chez l'adulte et de 89 % chez l'enfant.

Vous vous rendez compte l'impact hormonal que peut avoir l'apprivation de sommeil ? Toujours pareil, même mécanisme, cortisol élevé pendant la nuit, augmentation de l'insuline, augmentation de la résistance à l'insuline, leptine perturbée, gréline perturbée, et c'est toute la régulation hormonale de la satiété, de la prise alimentaire, du métabolisme, et donc de la prise de poids qui est complètement perturbée.

Donc sommeil, grosse entrée de modulation de notre système hormonal. Une avant-dernière entrée, très importante, le mouvement. Et alors le mouvement, là encore, pas une question calorique comme pour l'alimentation, mais une question hormonale, parce qu'on s'est rendu compte que les muffles sont des organes endocrines, ils produisent ce qu'on appelle des myokines, il y en a plus de 600 qui ont été identifiés, et par exemple il y en a une qui s'appelle l'irisine, et l'irisine, cette myokine qui est

produite par le muscle quand il est activé, et bien cette irisine a la propriété de faire brunir les graisses blanches. Alors qu'est-ce que c'est que cette histoire ? On s'est rendu compte en fait que dans le tissu adipeux, dans les graisses de l'organisme, il n'y avait pas une uniformité, et il y en avait des graisses qui étaient on appelle des graisses blanches, qui étaient plutôt des graisses de stockage relativement inactives, et il y en a d'autres qui sont des graisses brunes qui ont la propriété de stocker,

mais aussi qui contiennent des mitochondries capables de produire de l'énergie sur site. C'est-à-dire que la graisse brune c'est une graisse active qui va produire de l'énergie, qui va produire de la chaleur, alors que la graisse blanche est juste une graisse de stockage relativement inerte.

Et on a montré par exemple que l'exposition au froid, la méthode Wim Hof, elle a la propriété de faire brunir les graisses blanches, et donc d'apporter ce réservoir de production d'énergie supplémentaire qui va faire que tu vas brûler plus de graisse, tu vas avoir un métabolisme plus élevé, plus de chaleur, plus d'énergie, un meilleur moral, c'est toutes les propriétés.

Eh bien, l'activité musculaire au travers de la production de cette irisine a aussi la propriété de produire, de faire brunir les graisses blanches en graisse brune. Il y a plein d'autres myokines, il y a l'IL-6 par exemple qui est anti-inflammatoire, qui améliore la sensibilité à l'insuline.

Il y a la BDNF qui agit sur le cerveau, BDNF, Brain Derivated Neurotrophic Factor, je vous en parle souvent avec le jeûne, c'est un facteur neurotrophique dérivé du cerveau, neurotrophique ça veut dire qu'il favorise le développement du système nerveux et le développement de tout le système cérébral.

La FGF21 qui module le métabolisme énergétique, Il y en a, le GLUT4 par exemple, on a montré qu'une séance d'endurance active la translocation des transporteurs GLUT4 à la membrane musculaire, permettant la captation du glucose sans passer par l'insuline.

Ça permet aux muscles de capter le glucose directement en ne demandant pas davantage d'insuline à l'organisme, donc de faire diminuer la glycémie, là encore, action endocrinienne majeure. Et il y a un truc qui est vraiment très intéressant, c'est qu'on s'est intéressé beaucoup au NIT, ce qu'on appelle le NEAT, c'est l'activité thermogénique qui produit de la chaleur qui n'est pas lié à l'exercice physique.

Donc c'est tout ce qui est lié au mode de vie, c'est le fait que pendant la journée tu vas t'activer, tu vas faire le ménage, tu vas te déplacer à pied, tu vas monter des escaliers, ce n'est pas lié directement à une pratique sportive. Et on a montré que la dépense énergétique de cette activité non sportive pouvaient varier de 2000 calories par jour entre deux individus.

Donc c'est dire que le mode de vie de fond compte autant voire plus que les séances de sport. Tu vas te faire une bonne séance de sport, tu vas brûler 1000 calories, et bien avec ton activité quotidienne versus le fait de rester assis à un ordinateur toute la journée, tu vas pouvoir brûler 2000 calories, diminuer la résistance à l'insuline et tout le cortège.

de l'inactivité chronique, c'est un signal informationnel qui ralentit le métabolisme et qui va influencer négativement tout le fonctionnement du système hormonal. Alors, sixième et avant-dernière entrée, et là aussi assez étonnante pour beaucoup de personnes sur la modulation du système endocrinien, c'est le froid, l'exposition au froid.

Et elle est vraiment très intéressante parce qu'on va parler de ce qu'on appelle la thermogénèse non frissonnante, c'est-à-dire que le corps a plusieurs moyens de répondre à une contrainte thermique au froid, le frisson en éteint, en activant l'activité musculaire, en frissonnant, le corps produit de la chaleur, les frissons sont là pour produire de la chaleur, mais il y a aussi une thermogénèse non frissonnante qui est réalisée par le tissu adipeux brun, les fameux graisses brunes.

Et c'est un mécanisme qui est maintenant bien connu, qui passe par une molécule qu'on appelle l'UCP1 qui est une protéine, qui est spécifique du tissu adipeux brun, qui va augmenter la respiration mitochondriale, le métabolisme mitochondrial sans passer par l'ATP. La mitochondrie devient un véritable radiateur, et ça c'est vraiment très intéressant parce que ça permet, on se rend compte que ça augmente énormément le métabolisme, il y a des expériences qui ont été faites par exemple, l'exposition à 17 degrés 2 heures par

jour pendant 6 semaines augmente de 50 % l'activité du tissu adipeux brun et la dépense énergétique au repos de 200 calories par jour, simplement. Et on parle même de confort thermique obésogène. C'est une notion qui a été développée, il y a une étude de 2011 qui en parle, dans laquelle il y a une corrélation entre diffusion des thermostats et progression de l'obésité dans les pays développés.

Plus les maisons sont tempérées, moins tu sollicites ton système adaptatif, plus finalement les personnes vont prendre du poids et elles vont dégénérer sur le plan endocrinien. Et le froid, comme le chaud d'ailleurs, sont des stimulus, qui sont des stimulus extrêmement importants pour le système endocrinien, qui vont lui demander de s'adapter, qui vont amener à des adaptations métaboliques très importantes.

Dans le cas du froid, on voit le brulissement des graisses, la production de cette protéine qui fait que d'un seul coup, le métabolisme augmente énormément. Si le métabolisme augmente énormément, on a une augmentation de l'hormone de croissance, on a une augmentation de la production de testostérone, donc il y a toute une cascade de conséquences, c'est comme on l'a vu tout au long de cette vidéo, qui s'enchaîne et qui est vertueuse pour l'organisme.

Et puis alors, la dernière entrée que je voulais vous proposer, c'est une entrée qui est liée au stress et aux liens sociaux. Quand on parle de stress, vous le savez très bien, on parle de cette hormone qui est le cortisol, on parle de l'axe HPA, hypothalamus, pituitaire, adrénales, donc les glandes surrénales.

On parle de charge allostatique, c'est quelqu'un qui s'appelle Bruce McEwan qui a parlé de charge allostatique, c'est une usure qui s'accumule des systèmes adaptatifs car les sollicitations stressantes ne sont jamais résolues, car il n'y a jamais de phase de repos d'une certaine manière.

Il y a une étude qui a été très intéressante qui a été faite sur les babouins du Kenya, et on a vu que les individus qui étaient dominants au sens hiérarchique, donc aussi avec une responsabilité et une charge de stress plus importante, avaient une durée de vie qui était bien moindre, une accumulation de graisse abdominale, une immunité qui était diminuée.

Alors, l'effet du cortisol chronique, vous le savez, le cortisol c'est un anti-inflammatoire, il bloque le processus d'inflammation, donc il réduit la réponse immunitaire du corps, le processus d'inflammation faisant partie de la réponse immunitaire de l'organisme, il réalise une résistance à la plupart des autres hormones, il favorise l'accumulation de graisse et particulièrement au niveau viscéral.

C'est quand même un énorme perturbateur. Alors, quand on le voit comme ça, on dit oui, le cortisol est responsable de tout. Il faut bien comprendre que, normalement, notre système fonctionne parfaitement, vous connaissez mon paradigme, la production de cortisol, si elle est ponctuelle, elle est parfaitement adaptée.

Elle permet de mobiliser énormément de ressources énergétiques du corps, de bloquer énormément de processus qui ne sont pas importants à ce moment-là, ça bloque la digestion, ça bloque l'élimination, mais ce n'est pas grave, Parce qu'en fait, normalement dans un contexte naturel, la contrainte devrait être ponctuelle, tu y réponds du mieux possible, et ensuite la contrainte disparaît, et à ce moment-là tu reprends ton fonctionnement normal. Le problème c'est

quand la contrainte devient chronique. Le cortisol ne devient chronique, les niveaux élevés de cortisol ne deviennent chroniques que parce que la contrainte est chronique. Ce n'est pas un problème de cortisol, c'est un problème de contrainte, et c'est un problème de mode de vie.

Et voilà comment, encore une fois, le mode de vie hyper sollicitant que nous pouvons avoir et avec l'avènement de la béquille numérique, les notifications dans tous les sens, les réseaux sociaux, les appels, la communication dans le monde entier, c'est fascinant, c'est grisant, mais c'est aussi facteur de contraintes monumentales pour tout notre système nerveux et ça va se traduire par une production énorme de cortisol.

Il y a une chercheuse qui s'appelle Elisa Eppel en 2004 qui a étudié par exemple le raccourcissement des télomères chez les femmes aidantes familiales, vous savez qui s'occupent par exemple soit d'enfants handicapés soit de personnes très âgées, très dépendantes, et elle s'est rendue compte qu'il y avait un raccourcissement de leur télomère qui était équivalent à 10 ans de plus d'âge que des personnes du même âge.

C'est-à-dire que ça amène à un vieillissement accéléré. Alors il y a plein de moyens de réguler, Ce n'est peut-être pas le lieu de cette vidéo, mais je le mentionne quand même. Un outil qui est vraiment très utile et qui là encore va montrer à quel point l'environnement peut moduler le système endocrinien.

Autant la contrainte chronique va amener à une suractivation du système de stress qui est un système endocrinien via la production de cortisol, autant des petites pratiques comme par exemple la cohérence cardiaque, 3-4 minutes une ou deux fois par jour, respiration 5 secondes, Expiration 5 secondes.

On fait ça pendant 3, 4, 5 minutes, pas compliqué, on se pose dans un coin, il y a des petites applications, vous voyez un truc, mais bon, vous pouvez le faire vous-même en comptant brièvement dans votre tête.

Mais ça a une propriété de régulation du système endocrinien absolument sidérante. Ce sont des outils très très faciles que nous avons à disposition. On a montré que ça a diminué le cortisol de 15 à 20%, que ça baisse la pression artérielle, que ça augmente l'activité d'énormément de systèmes endocriniens du corps. C'est vraiment un moyen de régulation tout simple et tout bête, et la respiration c'est une porte d'entrée extraordinaire pour moduler le système endocrinien en lien avec le

stress et le lien social. Et à l'inverse, on a montré que l'absence de lien social, parce qu'autant le lien social peut être source de contraintes, mais l'absence de lien social est aussi une contrainte pour l'organisme.

Donc tout ça, on parle en termes de contraintes et on a exactement les mêmes résultats. Et c'est important de savoir à quel point tous ces facteurs d'entrée, ces 7 facteurs d'entrée que je vous ai listés, ont une influence majeure sur le système endocriné et le système hormonal parce que ça nous permet de sortir de cette espèce de fatalisme, de dire finalement je suis comme ça, l'accumulation de graisse, le poids, quand c'est ça qui nous intéresse, la fatigue chronique,

le stress, quand c'est ça qui nous intéresse, la résistance à l'insuline, à la leptine, les défauts, on va voir quand on va parler du système thyroïdien, ça va être le sujet des prochaines vidéos, alors là je suis en hypothyroïdie, on va voir que ce n'est pas quelque chose qui est définitif, on va voir quelque chose qui est complètement modulé par l'environnement, et qu'avant d'enlever une thyroïde ou de prendre des supplémentations hormonales qui ont bien sûr des conséquences

énormes sur la physiologie, il y a peut-être plein de choses à faire pour réguler son environnement et qui peuvent certainement, dans beaucoup de cas en tout cas, amener à une résolution de la problématique.

Sauf que ce thyrol ce n'est pas, on ne le fait pas, et c'est le but de toutes ces vidéos. Ok, nous voilà à la fin de cette vidéo, une longue vidéo, ça valait le coup, je pense que les vidéos de cette série devraient être des vidéos assez longues, mais je sais que vous êtes nombreux aussi à les apprécier, donc je ne me gêne pas.

Une longue vidéo qui amène vraiment une compréhension qui pour moi est libératrice, parce que premièrement ça déplace le centre de gravité de la santé hormonale, on pensait que la santé hormonale, on pense souvent que nos hormones c'est lié à qui nous sommes, une sorte d'héritage, héritage familial, héritage génétique, et là vous vous rendez compte qu'en fait c'est beaucoup plus ce que nous sommes actuellement que qui nous sommes, c'est ce que nous faisons actuellement plutôt que qui nous sommes

génétiquement qui détermine le fonctionnement du système hormonal. Ça permet aussi d'identifier précisément ces leviers, et puis accessoirement ça vient valider toute l'approche de régénère depuis 10 ou 15 ans qui est transformer votre mode de vie. Qu'est-ce qu'on dit à Régénère depuis 15 ans ?

Rien de plus, transformez votre mode de vie et vous verrez que votre vie sera transformée. Et votre vie sera transformée via la transformation et la modulation de votre système hormonal. Et c'est exactement ce qui est proposé dans le nouveau parcours qui est proposé sur Régénère TV, c'est comment moduler votre système hormonal avec votre environnement de manière à pouvoir retrouver un poids physiologiquement adapté. C'est juste ça, ce n'est pas des promesses de régime amégrissant, ce n'est pas des promesses de régime restrictif,

ce n'est pas des promesses, c'est des promesses de santé. Cherchez la santé et tout le reste viendra de surcroît. Je vous l'ai dit, on va continuer avec une série je pense de deux ou trois vidéos sur la thyroïde, parce qu'il y a tellement à dire sur la thyroïde, et là encore on ne pourra pas faire l'économie d'une explication physiologique un petit peu fouillée on va dire d'une certaine manière, pour que vous ne soyez plus à la merci de personnes qui vous enlèvent vos organes

en vous laissant ensuite gérer les conséquences qui sont gravissimes, sans vous donner tous les termes de l'équation, et sans vous expliquer qu'il y a peut-être des tas de choses à faire avant et qui pourraient facilement résoudre la situation.

N'hésitez pas à partager cette vidéo, je pense qu'elle peut aider énormément de gens. Vous pouvez aussi dans les commentaires témoigner aussi, parce qu'il y en a beaucoup qui ont pu réguler leur système hormonal, je le sais, au travers de leur hygiène de vie, et témoignez de quel levier vous a été le plus utile, ça sera utile à d'autres.

Je vous rappelle que le contenu textuel de cette vidéo est disponible, il y a le lien juste en dessous de cette vidéo dans la description sur YouTube, vous cliquez dessus, vous indiquez votre e-mail et vous allez recevoir le contenu écrit entièrement, bien mis en page, très propre, vous pouvez l'éditer, vous pouvez le partager avec d'autres personnes, n'hésitez pas, partagez-le tout à zimut, envoyez-le par e-mail à vos amis, ça peut vraiment leur apporter des clés de compréhension qui sont essentielles.

Moi, je vous remercie, je vous dis à bientôt sur EGNR TV pour ceux qui sont abonnés, on se retrouve régulièrement en live et sinon sur YouTube pour la continuation de cette série sur le système endocrinien.

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