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Enseignement jus et smoothies

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L'équipe RGNR
35 vues • Publiée le 19/08/2012

Cette vidéo part d’une question simple : pourquoi faire des jus plutôt que de manger les aliments entiers, et quelle est la différence avec un smoothie ? Pour y répondre, Thierry pose d’abord un cadre : tout aliment est composé d’eau, de fibres et de nutriments, et chaque mode de préparation agit différemment sur ces trois composantes. La cuisson, le séchage, le mixage et l’extraction ne produisent pas le même résultat, et comprendre cela change la façon dont on envisage ces pratiques.

Le jus extrait l’eau et les nutriments en laissant la fibre de côté, ce qui permet une assimilation rapide et sans charge digestive. Thierry raconte comment il a découvert les jus en cherchant une solution pour une personne dont la muqueuse intestinale était trop fragilisée pour tolérer des fibres, même douces. C’est ce cas concret qui l’a conduit à tester les jus sur lui-même, alors qu’il y était réticent par principe.

Le smoothie, lui, conserve les fibres mais les réduit mécaniquement. Thierry décrit ses propres expériences avec les smoothies fruits et feuilles vertes : la satiété arrive trop tard, la digestion est lourde, et le signal d’arrêt naturel disparaît. Il explique pourquoi cette différence de comportement digestif l’a amené à préférer les jus dans certains contextes, sans pour autant rejeter les smoothies de façon dogmatique.

La vidéo aborde aussi des sujets connexes : la conservation des jus et l’oxydation, les huiles essentielles corrosives des agrumes avec la peau, la question des fibres solubles des fruits et leur rôle dans la détoxination cellulaire, et enfin la sélection agraire qui a progressivement appauvri les légumes en principes amers et astringents. Thierry relie tout cela à une réflexion plus large sur ce que notre goût actuel nous permet encore de percevoir comme nourrissant.


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Alors, aujourd'hui je voulais aborder le sujet, je sais que, bon je pensais le retarder encore un petit peu, mais je sais qu'il y a beaucoup de questions qui me sont revenues dans le stage off, on va dire, par rapport au jus, au smoothie, ce qu'on fait de mixer, ou pas, quoi et comment, dans quel but, à quel besoin, et donc il y a pas mal de controverses, et donc je me suis dit que c'est certainement le moment d'en parler,

puisqu'on est à mi-stage, comme ça chacun a pu faire son expérience et maintenant c'était l'occasion de parler, de vous dire un petit peu ce que je fais actuellement, pourquoi je le fais et pourquoi j'en suis arrivé là. Alors pour poser le cadre un petit peu, on va démarrer avec une notion qui est la dénaturation ou pas des aliments, parce que pour moi on ne peut pas parler de jus, de mixage ou de que ce soit si on ne parle pas de cette notion, donc, la dénaturation.

Alors dénaturation, le nom le dit bien, c'est le fait de transformer quelque chose et de lui enlever son caractère naturel quelque part. Alors un aliment globalement si on simplifie, c'est composé de quoi ?

Si je vous demande, Un aliment c'est composé de 3 types de produits, qu'est-ce que ça va être ? Tout aliment peut se granger dans cette classe. Alors il y a l'eau, les fibres, les minéraux, ça va être des petits éléments, il y a l'eau, les fibres, et tout le reste, Les nutriments, exactement.

L'aliment c'est de l'eau, des fibres et des nutriments. Alors j'ai cherché longtemps, parce que ça fait quelques temps que j'ai mon explication par rapport au fait de mixer ou pas, de faire des jus dans la tête, et je l'ai expliqué au travers de vidéos, et puis chaque fois je restais sur ma faim parce que je faisais une demi-heure de vidéo, j'étais tout content de moi, et puis à la fin j'ai dit vous avez compris, mais les gens me disent non, toujours pas, ce n'est pas passé.

Donc là, tout à l'heure, à nouveau j'y ai pensé, et je crois que j'ai trouvé une façon de l'exprimer, en tout cas d'exprimer ce que j'ai dans le cœur. Un aliment, c'est des fibres, ça c'est de la fibre, pure fibre, fibre végétale, d'éponge, c'est de l'eau, et c'est des nutriments.

la terre, l'argile, c'est des nutriments. Qu'est-ce que c'est qu'un aliment ? Finalement, c'est un liquide nutritif, puisque les nutriments mélangés dans l'eau deviennent un liquide nutritif.

On patouille bien la sauce, ça nous fait cette sauce un peu marron. Ça, c'est les jus nutritifs des aliments, avec des fibres. Les fibres gonflent, elles se chargent, et voici mon aliment.

Qu'est-ce que c'est que dénaturer un aliment ? C'est tout simplement retirer une de ses parties. Alors, retirer une de ses parties, vous allez voir, c'est assez intéressant parce qu'on on peut arriver à trouver tous les types de dénaturation à partir de ces 3 classes.

Si on enlève l'eau, on a les fibres et les nutriments, comment est-ce qu'on appelle ce processus ? Des hydratations, séchage. Le séchage n'étant finalement qu'un début de cuisson, les fruits secs sont quand même quelque part des fruits qui sont en début de cuisson, puisque la cuisson c'est la version la plus aboutie de la déshydratation, puisque l'eau part, l'eau s'évapore, et c'est aussi la version la plus aboutie de la perte de nutriments, ce qui fait que cuire les aliments ça

consiste à manger de la fibre. Bon appétit ! Mais c'est ça, si vous avez l'habitude de manger des aliments crus, et qu'un jour pour rigoler, vous mordez dans une tranche de pain, j'ai fait l'expérience il y a quelques mois de ça, non pas pour la manger, mais juste pour mordre dedans, c'est sec, c'est affreusement sec, il n'y a pas de jus, il n'y a rien, c'est du plâtre.

Non, on a envie de boire. Ah oui, on a envie de boire parce qu'en plus il y a du sel, c'est du plâtre. Donc, fibres, nutriments, séchage, et à l'extrême, seulement fibre, c'est la cuisson.

Alors, il reste des choses, c'est clair, ça dépend à quelle température on cuit, il y a aussi des choses qui arrivent parfois, parce que par exemple, au-dessus d'une certaine température, au-dessus de 50 degrés, il y a une réaction qui se fait entre les sucres et les protéines, qui s'appelle réaction de Maillard, qui donne des chaînes de produits qui sont totalement inconnus par le corps et les molécules de Maillard sont responsables d'énormément de maux modernes,

on les suspecte d'être responsables de l'intoxication cellulaire profonde. Les molécules de Maillard, Monsieur Maillard, c'est un chimiste, il ne mangeait pas cru mais il avait trouvé cette réaction.

Donc voilà, séchage et cuisson. Donc bien se souvenir que le séchage, moi quand j'ai commencé à manger cru, au début j'ai commencé à manger des fruits secs, Pourquoi ? Parce que je n'avais pas mangé assez, donc j'avais toujours faim.

Et les fruits secs, en plus, comme j'étais habitué à des excitants alimentaires, quand on enlève l'eau, on concentre les saveurs, donc c'était plus appelant. Donc j'ai mangé beaucoup de fruits secs, puis au bout d'un moment, ça me réussissait moyennement.

Moyennement, j'avais des coups de barres, que j'ai compris après pour être des pics d'hyper glycémie, ou en tout cas d'hyper insulinémie, c'est-à-dire une très forte montée d'insuline. Quand on a un coup de fatigue après avoir mangé du sucre, c'est qu'on a une très fortes montées d'insuline.

Donc, j'ai compris que c'était un aliment dit de compromis, ça rend service, si je pars en voyage et que je sais que je dois voyager pendant 3 jours dans des aéroports, dans mon sac à dos j'ai toujours des concombres pour avoir de l'eau, et ça, ça ne s'écrase pas trop, ça se tient bien, et des dattes pour avoir du sucre, et je mange mes concombres et mes dattes, et avec ça je sais que je peux tenir à peu près 3 jours, dans le fond d'une poche,

on l'aura beau s'être assis dessus, ça sera toujours mangeable. Lui c'est bon, moi j'aime bien le concombre et l'âque, j'aime bien le mélange. Thierry, je peux te demander, tu mets les dattes dans les fruits secs alors qu'ils ne sont pas desséchés ?

Alors, dans les fruits secs, on va rentrer dans les finesses, il y a les fruits secs que l'on peut trouver dans la nature et les fruits secs que l'on ne peut pas trouver dans la nature, et en pratique il y a une grosse différence.

Imaginons, moi à l'automne, je me balade dans les figuiers, je trouve des figues sèches sur l'arbre, D'ailleurs techniquement le fruit sèche sur l'arbre, et donc il y a fort à parier qu'au cours de son évolution ce sont le genre de fruits auxquels l'humain a été confronté.

Par contre la tomate séchée, la probabilité pour qu'une tomate tombe au sol sur six silex extrêmement tranchants, pour qu'il les coupe en tranches vraiment fines, et que juste là-dessous il y a une araignée qui a tissé sa toile pour les faire sécher sans que ça pourrisse, elle est témue.

Pareil pour la banane, avant que la banane tombe sourd délicatement, se fondent en deux de plaisir et sèchent, c'est pareil. Mais c'est important, parce que que ça soit l'ananas, la tomate, la banane séchée, des choses comme ça, je les considère comme des aliments encore moins de compromis que la figue, la date bien sûr, la date étant parmi les fruits secs a priori au niveau réaction de l'organisme, celle qui pose le moins de problèmes, surtout si elle est consommée fraîche.

La date fraîche à la saison, c'est presque un fruit, d'ailleurs elle contient beaucoup d'eau, les dates d'Iran, les choses comme ça. Thierry, c'est un fruit ?

Thierry, c'est un fruit, mais souvent on le trouve sous forme de fruits secs uniquement. Les déglets de nours qui sont durs comme de la pierre, c'est quand même du fruit sec.

Les raisins secs, pareil, on en trouve dans la nature. Faire des compromis, ce n'est pas un dogme, c'est juste une petite grille de lecture qui permet de savoir qu'il y a des choses Voilà, qui sont encore plus déviantes par rapport à la dénaturation que d'autres.

Donc il y a fruits secs et fruits séchés. Exactement, il y a fruits secs et fruits séchés, ça pourrait être ça, ça pourrait être ça. Alors ensuite, donc si on supprime l'eau, on a un séchage voire une cuisson.

Si on supprime les fibres, qu'est-ce qu'on a ? On va prendre un jus, on a notre aliment, un jus nutritif, et il nous reste la fibre à côté.

Alors, ça c'est ce qu'on appelle un jus, un jus de légumes, c'est-à-dire l'eau et les nutriments. En pratique, il reste toujours un tout petit peu là-dedans de nutriments mais il y en a une très grande partie qui est passée là-dedans. Et ce qui reste à côté c'est de la fibre plus ou moins vide, ça dépend. Ce qu'il faut savoir c'est qu'on peut acheter des extracteurs de jus assez chers, il y a différents modèles, on en parlera après.

Mais au final, ce n'est même pas la peine parce qu'un jouisson, on en a tous sur nous, c'est nous-mêmes. Qu'est-ce que c'est que le corps humain ? C'est le plus gros jouisseur du monde.

Il ne marche pas sur le 220, il ne s'enraye pas, il est garanti une vie durant. Donc ça, au niveau garanti, c'est le top. Qu'est-ce que fait le corps ?

Il prend l'aliment, je ne vais pas le gorger parce que là, ça va devenir vraiment désagréable, il prend l'aliment gorgé, il le met dans sa bouche, et il commence à le mâcher.

En le mâchant, il le déchiquette, mais aussi, il le presse. Il le déchiquette, il le déchiquette, j'avais une jolie paire de ciseaux, est-ce que quelqu'un aurait une paire de ciseaux ? Il le déchiquette en gros morceaux, un gros morceau, exactement, il enduit aussi de différentes amylas selon les produits, Il le déchiquette, il déchiquette mon aliment par exemple dans la bouche en 4 gros morceaux,

déjà il commence un peu à le presser, et dans la bouche il récupère des sucs nutritifs, ces sucs nutritifs sont très rapidement assimilés, enfin rentrent très rapidement au niveau des intestins, et sont très rapidement assimilés, parce qu'il n'y a pas de fibres, et puis les bouts qui sont encore bien pleins de jus nutritifs, ils arrivent dans l'estomac, Et dans l'estomac, il continue à être digéré, et on continue d'extraire les jus nutritifs de la fibre.

Parce qu'au final, on ne peut pas faire passer dans le sang la moindre parcelle de fibre. Le corps doit vraiment isoler complètement, et au final ce qui devrait transiter dans les intestins, ce serait de la fibre et des jus nutritifs, et quand ça sort, il ne devrait plus y avoir que de la fibre, de la fibre brute.

En pratique c'est rarement le cas, parce qu'on a une assimilation qui est ce qu'elle est, donc on en tire plus ou moins de nos aliments, mais voilà ce qu'on devrait avoir. Et donc, l'idée derrière les jus, c'est de se dire bon ben, puisque le corps il passe son temps, son boulot c'est de supprimer les fibres de l'alimentation, on va consacruter le truc.

Surtout quand il a du mal à le faire. Et alors bon, ça paraît particulièrement intéressant pour les gens par exemple qui ont des ulcérations des intestins, des inflammations des intestins, parce qu'ils sont dans une espèce de cercle vicieux, c'est-à-dire les intestins sont irrités, donc ils ne peuvent pas manger d'aliments bruts et naturels parce que leur muqueuse est trop sensible, qu'est-ce qu'on fait ?

Il y a un dernier moment, on m'a envoyé par exemple le régime type qu'on avait recommandé à une personne qui avait une rectocolite, rectocolite hémorragique, de la viande blanche, délétage, du riz extrêmement cuit et du fromage blanc. Voilà ce qu'on lui avait recommandé parce que tout le reste était irritant.

Alors la personne m'a demandé mon avis, je lui ai dit c'est un cercle infernal, avec ça tu vas affaiblir de plus en plus ta muqueuse et bientôt tu ne pourras plus boire que des bouillies ou des espèces de liquides de renutrition qu'on donne aux personnes cachectiques par exemple.

Tu seras de plus en plus faible et avec un organisme de plus en plus débile. Donc, c'est le processus inverse que je te propose, c'est d'apporter des éléments qui vont permettre de restaurer la muqueuse intestinale tout en sachant qu'au début c'est clair que si on lui met des produits qui ont des fibres assez dures, ça risque d'irriter.

Donc, la stratégie des jus, dans ce cas-là, on va y venir, mais c'est comme ça que j'ai découvert les jus. C'était une personne qui avait ce cas-là et j'étais désemparé, c'était une espèce de cercle vicieux, dès qu'elle commençait à manger quoi que ce soit de tout, c'était horrible. Donc je lui ai proposé, j'ai pensé à ces jus, j'avais quand même lu beaucoup sur les jus, moi je n'en voulais pas parce que c'était une dénaturation, mais j'avais lu

beaucoup là-dessus, donc je lui ai dit qu'il devrait essayer. Puis comme je lui ai dit qu'elle devait essayer, je m'y suis mis moi-même quand même, parce que ça me paraissait un petit peu gonflé de pousser quelqu'un à faire quelque chose, d'en parler et de ne pas avoir d'expérience de première main.

Alors j'en ai fait, et puis des petits symptômes qu'il y avait chez moi qui perduraient depuis des années, je les ai vus disparaître assez rapidement, donc ça m'a interpellé, et j'ai commencé à m'y intéresser, et ce faisant j'ai commencé à éclure les jus, les jus de légumes particulièrement, pas les jus de fruits, je vais vous expliquer pourquoi, les jus de légumes dans mon alimentation, parce qu'il m'a semblé que c'était, bien sûr que c'était quelque chose entre guillemets d'artificiel, chose qui m'avait

inhibé jusque là de faire des jus, mais que pour répondre à des déséquilibres forts qui avait été aussi créé par des pratiques, des habitudes délétères, mais ça pouvait être un moyen royal, je ne dis pas que c'est la seule façon, je pense que de toute façon il n'y a rien d'autre à savoir que manger ses fruits, ses légumes et c'est tout, on n'a pas besoin de juicer pour être en bonne santé, ce que je pense par contre c'est que dans bon nombre de cas, ça peut être un bon moyen de

régénérer l'organisme, ça peut être aussi ce que je vois un très bon moyen d'attirer des personnes qu'ils n'ont pas l'intention a priori de faire des immenses réformes alimentaires dans leur vie, simplement leur dire vous remplacez votre repas du matin par un jus, on enlève une habitude je veux dire qui est délétère, et on la remplace par quelque chose qui est plutôt régénérateur, dans tous les cas je trouve que c'est un très bon point.

Alors, j'ai proposé à cette dame de prendre ses jus, alors au début elle a dû le prendre dans la petite cuillère, elle prenait une petite cuillère et toutes les 5 minutes elle prenait une petite cuillère de jus, Elle n'avait que ça à faire, mais elle a réussi à se renourrir.

On n'a fait que du jus de carottes, carottes, carottes, carottes, carottes, pendant trois mois. Bon, maintenant elle remange, elle mange des fruits intégraux et des jus de légumes parce qu'encore les fibres des salades, des choses comme ça, c'est encore un petit peu limité, mais elle avait vraiment un état de rectocolite hémorragique installé depuis des années. Déjà, elle croque tous ses fruits, il n'y a aucun problème.

Donc les jus, ça peut servir à restaurer comme ça la muqueuse intestinale, et souvent on me dit voilà, il y a un fameux débat, il y a des personnes qui sont pour les jus, dans le cru il y a des écoles, c'est assez marrant parce qu'au début quand on commence il y a les gras, il y a les sucres, il y a les jus, il y a les smoothies, et puis sur sur internet, dans les forums, c'est fabuleux parce que c'est,

on voit les 5 % de différence, et on ne voit pas les 95 % qui nous réunissent, et donc on se déchire dans tous les sens. Et on est prêt vraiment, je n'irai jamais passer une soirée avec quelqu'un qui prend un smoothie à côté de moi. Moi vivant, je ne porterai jamais mes regards sur un jus, pas question. Bon, pourtant on fait la même chose, passons. Et alors, j'ai fait aussi les fameux smoothies, alors qu'est-ce que c'est qu'un smoothie ?

Un smoothie c'est un mélange de fruits et de feuilles vertes. Alors le principe derrière ça c'est de dire bon on peut manger plus facilement, plus rapidement des fruits et des feuilles vertes. Deuxièmement, comme il reste une espèce de peur du fruit latente quand même chez nombre de crudivores parce qu'il y en a qui ont bien fait leur job depuis des années, on se dit voilà, le sucre des fruits va rentrer trop vite dans le sang, donc avec les feuilles, avec les fibres ça va ralentir,

donc c'est pas mal. moi ça m'a toujours gêné l'idée de ralentir le contenu dans mon estomac, moi je n'aime pas en avoir plein l'estomac, mais bon. Et donc j'ai commencé à faire des smoothies aussi, et là en pratique je n'ai pas été déçu parce que j'en avais plein l'estomac, mais moi vraiment je me fais un smoothie, j'en ai plein l'estomac, et surtout je ne sentais pas le signal d'arrêt arrivé, c'est-à-dire que c'était bon, j'adorais banane-épinard par exemple, c'est à tomber,

moi je trouve ça à tomber, c'est banane-cellerie ou banane-épinard, c'est extraordinaire. Donc, je commençais à manger mon banane-épinard, et puis quand je m'arrêtais c'était toujours trop tard.

J'en avais plein le ventre et je le digérais pendant des heures, alors ça m'a interpellé. Je me suis dit bon Dieu, mais quelle est la différence si fondamentale entre les jus et le mixage qui fait que ça se passe aussi mal le mixage et que les jus passent par contre très bien pour moi, dans la mesure où je ne m'avale pas mon litre d'un seul coup mais que je bois tranquillement.

Alors, on va reprendre notre aliment. Donc dans les jus, on a vu qu'on le pressait, et la fibre, alors on verra ce que devient la fibre après. C'est là que j'espère que vous allez comprendre ma démonstration parce que là, celle-là, je crois qu'elle est assez claire.

On a notre aliment, et qu'est-ce qu'on fait avec le jus ? On le presse. Quand on mixe, qu'est-ce qu'on fait ? On fait ça.

Bon, ça c'est que le début, mais voilà, ce qu'on fait c'est des tout petits bouts Il y a un peu de jus qui est extrait, mais pas tant que ça puisque ce n'est pas liquide, c'est bouilliforme on dirait. Et voilà ce qui arrive dans la bouche.

Or dans la bouche, je ne sais pas vous, mais moi quand je prends un smoothie, en théorie il faudrait le garder une minute trente, deux minutes dans la bouche à chaque bouchée, techniquement ce n'est pas le cas, je ne le fais pas.

Si c'était le cas, je dirais pourquoi pas, mais en pratique ce n'est pas le cas souvent. Et donc qu'est-ce qui arrive dans l'estomac ? dans l'estomac et dans les intestins, au lieu d'arriver des gros bouts comme ça qu'il faut presser, ce qui arrive c'est des tas de petits bouts comme ça qu'il faut chacun presser individuellement.

Et tout me porte à croire que ce sentiment de mal-être que je ne suis pas le seul à décrire, tout le monde ne l'éprouve pas, mais j'ai entendu beaucoup de témoignages qu'il entendait, c'est dû au fait qu'au lieu de presser, on décompose en tout petits éléments, et que chaque petit élément demande autant de soins qu'un macro-élément comme ça. ça n'a pas l'air clair, il faudrait mastiquer, sauf qu'au niveau de la bouche autant on a la capacité de presser facilement quand

c'est des gros éléments, quand c'est des petits éléments on a beaucoup plus, exactement, on a tendance à laisser passer, donc voilà pourquoi techniquement je n'y suis pas allé vers les blender, pour la bonne et sainte présent aussi que je vois dans les jus quelque chose de fondamentalement différent, c'est la capacité d'assimiler directement les éléments nutritifs sans passer par une phase digestive compliquée, et si cette phase digestive est comme chez la plupart des personnes qui ont une pathologie,

elle est limitée, si la phase de digestion et d'assimilation est limitée, les jus présentent l'avantage de faciliter cette phase, les smoothies ne présentent pas cet avantage. Pour moi, le seul avantage qu'il présente, qu'il pourrait présenter, c'est de varier les goûts, chose qu'on peut comprendre, et la vitesse, c'est-à-dire qu'on mixe tout et puis on se l'avale, mais si on se l'avale, on rate tout, mais il n'a pas de particularité en lui-même,

c'est juste les produits mixés. Donc, c'est pour ça que j'ai toujours préféré manger mes fruits et les feuilles vertes, soit les manger, soit si on est trop irrité, les passer en jus.

D'ailleurs à ce sujet-là, toujours pareil pour refaire un petit peu l'apologie du fruit, parce que je trouve que c'est toujours le mal-aimé, toujours le mal-aimé dans tous les régimes et ainsi de suite, une expérience vraiment très intéressante, j'ai vu le rapport sur cette expérience récemment, dans le cas de traitement de pathologies qui atteignent le niveau cellulaire par exemple, on voit une rémission des symptômes ou une réapparition des symptômes en fonction de l'introduction ou non des jus de légumes par rapport au simple fait de

consommer des fruits. C'est-à-dire que les fruits, je vous l'avais déjà dit, apportent une détoxination plus profonde, donc impactent moins l'énergie du système que simplement des jus de légumes.

Donc les jus de légumes parfaits pour reconstruire, des légumes parfaits pour reconstruire, pour construire de la matière, mais quand il s'agit de détoxiner en urgence, la voie royale c'est le fruit. Et alors, dans le fruit, ce qui se passe, c'est que les fibres des fruits sont pour la plupart des fibres solubles, c'est-à-dire qu'elles ne vont pas ou très peu irriter les intestins, au contraire, elles vont former comme une espèce de gel qui va circuler, qui va augmenter la masse des sels,

qui va favoriser la circulation des sels dans le tube digestif, sans avoir d'irritation puisqu'elles seront déjà digérées et mélangées, ça ce qu'on appelle un mucilage. Le mucilage c'est quand vous mettez des graines de lin dans de l'eau et que ça fait cette espèce de mucus on va dire, de glaire transmucide qui est douce, c'est le tapioca, c'est des choses comme ça, ça c'est du mucilage, ça épaissit, ça épaissit et ça forme un vrai contenu dans le tube digestif qui

permet de bien faire circuler les sels. Donc les fibres des fruits sont tout à fait digestes, donc je ne vois pas vraiment l'intérêt de les passer au juiceur, en plus la plupart des fruits ne donnent pas grand-chose quand on les passe à l'extracteur de jus, ils sont très mous et comme ce sont des fibres solubles, on ne peut pas séparer les fibres insolubles des jus nutritifs puisque tout est mélangé, c'est exactement le principe, le juiceur ne fait que séparer les fibres insolubles des jus nutritifs,

les fibres solubles il ne peut pas les séparer puisque c'est mélangé, c'est déjà gonflé dans l'aliment. Tu n'as jamais assez de raisons de prendre de la pastèque, blague à part, le jus de pastèque j'y vois plusieurs intérêts, Premièrement, c'est que...

Là, c'est une pensée analytique.... Non, non.... Si, pomme.... Oui, moi aussi.... D'ailleurs, de toute façon, quand tu manges un agrume, je ne sais pas toi, mais moi quand je mange une orange, la plupart du temps, je presse mes quartiers dans ma bouche et la peau la plus épaisse, je la recrache.

Je ne la mange pas parce que de toute façon, c'est un peu comme ça. Donc souvent je la recrache. Donc avec le Juicer, ça fait à peu près la même chose. Thierry Lecce Le jus de pastèque, tu manges quand même la peau avec ?

Thierry Lecce Voilà, ça, ça m'intéresse de manger la peau. Je trouve que ça équilibre bien. Alors là, c'est très analytique, mais je sais que dans la peau, il y a énormément, en été surtout, j'ai peu de feuilles vertes par ici.

Je sais que dans la peau de pastèque, j'ai une bombe en ce niveau acide laminé et tout, et voilà. Mais la pastèque, tu la manges, tu la prends en jus, c'est pareil. et sauf que tu prends la peau en plus, surtout que de toute façon la digestion et l'assimilation de la pastèque, même si tu as un système digestif qui est assez faible, ce ne sera pas un gros problème.

L'oxydation, alors ça on va... Le morceau de pastèque justement en le mâtisant dans la bouche, je trouve qu'il s'oxyde moins qu'un jus que tu vas boire en une demi-heure, une heure, tu vas éteindre ta bouteille.

Absolument, bon, en matière de facteurs d'oxydation quand même, Souvent les gens me demandent, combien de temps est-ce qu'on peut garder un jus ? Combien de temps on peut se garder un jus ?

Dans l'absolu, je dis toujours, il faudrait se mettre la bouche juste sous le juisseur, la tête en arrière, et puis pendant qu'on le passe, le boire. Et encore, il faudrait même avoir la tête dans la tête du juisseur pour le capter juste au moment où on l'extrait.

Donc ça, c'est un petit peu le facteur limitant. Après, on va parler de différents modèles. Après, ce que je sais, c'est qu'il y a toujours l'histoire aux Etats-Unis de ce camionneur là maintenant qui est fameusissime, qui était quelqu'un qui était obèse, en train de mourir avec un diabète de type 2, enfin toutes les maladies qu'on puisse imaginer, il avait toute la liste, et le gars était camionneur, donc il partait pour 3 jours, mais il a fait je crois une cure de jus de 3 mois et demi en ne boivant que des jus,

et il partait avec dans sa glacière des jus pour 3 jours. Le mec, sa vie a changé radicalement. Donc entre 1 nanoseconde et 3 jours, une journée surtout si c'est conservé au frais ça ne pose pas de problème, surtout si la bouteille est remplie jusqu'en haut, on peut aussi utiliser des bouteilles de vin et on achète des bouchons à faire le vide, vous savez si vous avez déjà bu des bouteilles, c'est marrant comme truc, moi je m'amusais quand j'étais enfant, et ça permet de faire le vide dans la bouteille,

donc ça s'améliore, mais c'est surtout le facteur température qui est critique, donc si c'est resté au là c'était pas beaucoup, 4, 5 heures au chaud ça ferme, c'est fermé en plus, les sucres ça ferme, par contre au frais ça peut une journée sans aucun problème.

Si on a fait le vide, ça ne devrait pas bouger par contre. Si on a fait le vide, ça ne devrait pas bouger, ouais, le truc c'est que c'est jamais un vide parfait, mais bon, non, c'est un vide partiel, mais ouais, ça ne devrait pas vraiment bouger, ce petit coup des bouchons n'est pas mal.

Alors, est-ce qu'il y a une perte de nutriments liée à l'oxydation ? Et c'est là où ça devient très intéressant, oui, absolument, ça va dépendre déjà du type d'extraction. Alors, hormis question de budget, pour moi la centrifugeuse est un très mauvais choix, ça tourne vitesse extrême, et si vous voulez vous en persuader, goûtez et comparez le goût d'un jus fait à la centrifugeuse avec le goût du même jus fait avec un extracteur à faible vitesse de rotation.

Extracteur à faible vitesse de rotation, c'est tout ce qu'on a là, c'est-à-dire que ça tourne à 70 tours minutes, puis ça fait... on sent bien que ça grignote. Alors que les centrifugeuses ça tourne très vite, avantage de la centrifugeuse, ça passe, on se croirait dans une cirie presque, on débite. Le problème c'est que le jus est vraiment beaucoup plus sombre, et beaucoup plus oxydé, et là je suis vraiment carrément sceptique.

Vraiment carrément sceptique. En plus, il y a des tas de choses qu'on ne peut pas faire avec. Toutes les feuilles vertes et les choses comme ça, ça ne les prend pas, ou en tout cas ça a un mauvais rendement avec ça. C'est pour ça que je recommande plutôt les modèles à mastication.

Il y en a à tous les prix. Après, on pourra parler des modèles si ça intéresse quelqu'un. Il y a des grandes discussions là aussi partout. Moi, il y a un modèle que j'utilise, c'est celui-là, c'est l'Omega 8004, parce que pour moi, c'est un bon compromis.

il est en milieu de gamme au niveau prix je le trouve super robuste parce que vu ce qu'il encaisse ici c'est voilà c'est il est testé dans de très âpres conditions il est garanti 15 ans enfin pour l'instant moi j'ai rien à en redire et de toute façon c'est un modèle qui évolue depuis depuis des dizaines d'années il y avait un modèle avant le oscar k-françoise n'était que le précurseur de celui là il y a toutes les pièces détachées enfin voilà moi je l'aime beaucoup parce que je sais que voilà il tient la route j'ai jamais eu de problème parler des fibres,

l'importance des fibres ? Oui, voilà, l'avantage du jus c'est que tu absorbes les nutriments plus rapidement, mais par rapport au sucre qui arrive très vite dans le sang. Thierry Leclerc C'est très surprenant parce que la théorie voudrait parfaitement qu'on ait des pics d'hyperglycémie, mais la pratique ne le dit pas, je n'ai pas l'explication.

Le truc c'est que c'est tellement marginal qu'il n'y a peu de... Mais ce que je peux dire c'est que j'ai fait des tests, c'est-à-dire j'ai un glycomètre, je me suis piqué, j'adore me piquer, enfin j'adore tester, j'adore tester, j'adore tester.

Donc j'ai pris des jus, j'ai fait des trucs à T plus 5, T plus 10, T plus 15, T plus 20, voir un petit peu les différences, et puis après je mangeais mes aliments le lendemain en partant d'une glycémie similaire, voir les différences, et il n'y avait quasiment pas de différence, quasiment pas. Alors, je ne me l'explique pas, là je suis, je constate mais je ne me l'explique pas.

La fibre justement ralentit l'absorption du sucre et des nutriments. En parlant de fibre. Oui, on y reviendra, oui. Pour la conservation, c'est un conservateur, absolument, d'ailleurs en parlant de jus, le citron est le seul agrume que l'on peut passer avec la peau, tous les autres contiennent des huiles essentielles qui sont extrêmement corrosives, alors attention l'orange avec la peau ça fait très très violent, le mousse pareil,

ça fait scotcher au plafond, il y a quelqu'un qui l'a pris et qui m'a dit qu'il avait passé un temps, c'est assez fort pour l'organisme, donc à éviter. Thierry Leclerc – Je pourrais ajouter quelque chose, mais je me dis qu'ajouter la peau de plastique comme ça, je pense qu'il faut faire attention avec les peaux de fruits ou légumes, parce que moi un jour, j'ai mangé la peau d'ananas en fait, je ne vous explique pas pourquoi, mais c'est vrai qu'en fait,

je me dis qu'il faut quand même faire attention avec les peaux et tout ça, parce que déjà les dents, j'avais les dents, enfin les dents... Thierry Salamé On va parler de l'arrêt instinctif, ce que tu as vécu avec l'ananas, c'est l'arrêt instinctif, on va en parler demain.

je ne sais pas, je te pourrais dire que voilà, pour toi quoi. En jus le problème ne se pose pas de la même manière, je t'expliquerai demain ce que tu as vécu avec l'ananas.

Donc pour terminer sur la question, à moins qu'il y ait des questions, parce que comme ça je répondrai à sa question quand elle sera là, Nadia, par rapport à l'assimilation, les nutriments qu'on perd, j'enchaîne là-dessus. Oui, parce que tu parles de jus, de... Oui, parce qu'elle me posait la question Nadia, de savoir si finalement le but des jus c'était de garder les nutriments, et elle me posait la question est-ce que c'était intéressant considérant que pendant l'extraction on perd certaines

qualités de l'aliment aussi, et tout ça c'est une affaire de compromis. Quand on passe par l'extracteur oui, on perd quelques nutriments parce qu'il y a un léger débit d'oxydation qui se passe, même s'il est faible il se passe, et tout ça c'est une affaire de stratégie, C'est-à-dire qu'une personne qui a une assimilation qui est faible, qui a une digestion qui est assez faible, comme nous le sommes tous, de son aliment brut, il va en extraire la moitié à la digestion, et puis il assimilera plus que le tiers de

cette moitié par exemple, c'est un exemple. A ce moment-là, même si lors de l'extraction de jus, on ne récupère pas la totalité des nutriments, mais qu'on en récupère ça, on en récupère ça je veux dire, fruits ou légumes c'est pareil, et que ensuite lors de l'assimilation du jus, on en perd encore ça, au final il nous reste quand même les 3 quarts, et c'est pour ça que la vertu la thérapeutique du jus est certaine, ça dépend de notre assimilation et de

notre digestion. Plus on aura une assimilation et une digestion qui seront imparfaites, et plus les jus représenteront un intérêt. C'est ce qui fait que nombre de personnes considèrent les jus comme quelque chose de thérapeutique. En pratique, c'est vrai que ça dépend des gens, moi je dirais que ça dépend des moments de l'année. Il y a des moments où j'ai très envie de jus, il y a des moments où je n'en bois pas pendant un mois, un mois et demi, ça arrive. En été par exemple,

bon là je me fais du jus de pastèque, mais je n'irai pas mettre mon juicer dans mon véhicule quand je pars en été, voilà, je me croquerai de la pastèque. Par contre en hiver je l'ai souvent avec moi, surtout qu'on n'a pas un choix de fruits énorme en France, je sais qu'en faisant des jus, des carottes, des choses comme ça, je ne pourrais pas manger cette quantité de carottes, les fibres m'irriteraient, et pas... Vas-y !

Tu penses pas qu'il y a une raison au fait qu'on ne puisse pas manger une telle quantité de carottes ? Si, il y a une raison, c'est que normalement si on était sous les tropiques qu'à cette époque-là on aurait des fruits, on n'en a pas.

Donc c'est ça le problème, je réponds de façon artificielle, je suis d'accord, normalement il y a une limitation par la fibre des carottes, le problème c'est qu'à cette saison-là, sous la latitude à laquelle je suis, il n'y a pas assez de fruits.

Moi j'irais manger des fruits, aucun problème je n'irais pas chercher le sucre dans les carottes. Mais c'est un dilemme pour moi aussi, c'est toujours un dilemme, mais en tout cas ce qu'il faut vraiment se souvenir c'est que plus la personne a une assimilation, une digestion qui sont imparfaites, plus les jus ont un intérêt.

ça c'est toujours clair. C'est une passion, c'est chouette. Mais il y a souvent des personnes que je rencontre qui me voient parfois manger des grosses quantités de fruits et qui me disent, surtout des personnes âgées justement, c'est souvent le cas, mais moi je ne peux pas manger du cru, des fruits et légumes crus, je ne les digère pas, ça me pose beaucoup de problèmes.

Et effectivement, je trouve que les jus ça pourrait être... parce qu'effectivement ça leur pose un problème, c'est un cercle vicieux, parce que comme ils ont leur muqueuse digestive qui est tellement irritée par tous les produits morts, acides qu'ils consomment, eh bien, la première fois où ils consomment des fruits ou des légumes, qu'est-ce qui se passe ?

Premièrement, ils ont les intestins irrités par les fibres, deuxièmement, comme c'est la première fois qu'ils arrêtent de donner une cochonnerie à leur organisme, le corps se dit chouette, des vacances, je vais commencer à détoxiner.

Alors, ils ont les intestins irrités, Et en plus, ils sont dans un état, ils ont mal à la tête, ils ont envie de vomir. Les premières cerises, on dit les premières cerises ça rend malade.

Non, les premières cerises, on a mangé des tas de choses pas avouables pendant tout l'hiver, et quand on commence à avoir des fruits en quantité qu'on peut en manger un peu plus que normalement, c'est-à-dire un peu plus qu'un quart de pomme par jour, à ce moment-là, le corps lance des nettoyages.

Donc on a à la fois les nettoyages et l'irritation de la muqueuse intestinale, les gens disent, ce n'est pas pour moi les fruits, je ne supporte pas les fruits. Alors, c'est un peu embêtant parce que quand on raisonne et qu'on se dit que le fruit est l'aliment physiologique par excellence de l'être humain, et que l'être humain est une machine faite dans le mode d'emploi, il y a marqué un, manger les fruits, je ne digère pas les fruits,

je ne digère plus les fruits, et c'est bien pour ça que quand on parle de régénération, la question qu'on peut se poser, toujours quand j'ai fait une une petite présentation à Lyon, et j'allais commencer avec cette question, sommes-nous dégénérés ?

Oui, dégénérés oui, en termes physiologiques on peut le dire, on est dégénérés, ce n'est pas grave, c'est un parcours, c'est ce qu'on doit vivre, traverser, et puis l'être humain maintenant peut-être à réacquérir peut-être par le mental des choses qu'il a perdu simplement par la dissociation et la séparation. Voilà, il revient à notre état.

Oui Ingrid ? Alors comment tu ne digères pas l'ail ou l'oignon ? Pour la bonne et simple raison que l'ail et l'oignon sont extrêmement concentrés en principe actif. Donc on va en parler, mais les plantes elles sont plus ou moins concentrées en principe actif.

L'ail ou l'oignon pour moi sont des plantes qui frisent avec les plantes médicinales, d'accord ? Donc il est clair que si tu prends trois gousses d'ail et que tu t'engaves, il va y avoir des réactions dans ton corps très très fortes à l'échelle de leur potentiel effet.

Pour moi, le poison n'existe pas, le poison, c'est juste une plante extrêmement active qu'on ne peut utiliser qu'à des doses infinitésimales, et certains c'est de l'ordre du macrogramme, mais quand vous voyez en homéopathie, on utilise Belladonna, la Belladonna c'est un poison violent, mais Belladonna, pourquoi ?

Un poison c'est une substance extrêmement active. Donc il n'y a pas de séparation entre la plante comestible, le poison, tout ça, ce sont des plantes actives et il y a des concentrations. On a déterminé que si une plante devait être prise en toute petite quantité, de l'ordre de quelques grammes, on appelait ça une plante médicinale.

Mais la laitue est une plante médicinale, sauf qu'elle est pas mal diluée, cette plante médicinale. Et que penses-tu du fait qu'on dise en certains milieux que, à partir du moment où on ne peut pas en faire un repas, ce n'est pas bon pour nous ?

Et je pense par exemple à l'ail, on ne pourrait pas avoir un repas d'ail uniquement ? Thierry Leccercie je l'ai vu, à l'institut Hippocrate, c'est assez génial parce qu'ils veulent faire réfugier tout le monde.

C'était assez réjouissant quand même, parce qu'on se demandait quand même jusqu'où on pouvait aller quand on suivait un principe. Et je me souviens toujours un matin, il y avait un gars face à moi, et comme il suspectait d'avoir des levures, des champignons dans son tube digestif, il avait 3 têtes d'ail, 3 têtes d'ail, et il devait les manger dans la matinée.

et il lui avait octroyé une pomme, c'est-à-dire que quand vraiment ça devenait trop dur, il avait le droit de croquer une tête de pomme. Il était de toutes les couleurs, il transpirait, il suait, c'est fou qu'on ne lui ait pas dit, mais si tu transpires autant et tout, c'est que tu es complètement agressé par ce qui se passe dans ton organisme.

Alors la notion d'en faire un repas est très disputable, parce que l'an dernier, je suis allé voir des cousins à moi qui habite très loin en Indonésie, dans le nord de l'Indonésie, des cousins pileux comme dirait l'ami Jean, et des orang-outans.

Parce que je me suis dit j'aimerais bien voir comment vivent les orang-outans, c'est le reste de ma vie, on m'a dit il y a des orang-outans en liberté à Sumatra, je me suis dit ok, je vais à Sumatra.

Et je suis allé chez les orang-outans, et il y a un petit village là-bas qui s'appelle Bukit Lawang, et à partir de Bukit Lawang on peut partir dans la forêt, j'ai eu la chance de rencontrer, à force de rester un peu là-bas, de rencontrer un vieux qui m'y a amené, qui était un pisteur d'Orang-Outan, donc il m'y a amené, et avec un chercheur de la base qui s'occupait des Orang-Outans.

Et là où j'ai expliqué à ce chercheur, voilà, moi mon rêve ce serait de suivre pendant une journée ou deux des Orang-Outans et de manger comme eux. Et j'ai commencé à manger comme eux. Alors, on n'est pas des Orang-Outans, mais je voulais vous proposer une petite expérience, je n'y avais pas pensé, Mais, est-ce que vous pouvez vous distribuer ça, s'il vous plaît ?

Et goûtez ce petit fruit délicieux. Non, ce n'est pas des gogis. Quoi que tu veux, on fait le panko. Ouh là, c'est parfait, apparemment ça t'a l'air bien.

Ah bon ? Qu'est-ce que je suis bon. C'est que c'est pas mieux ou pas ? Ça va, ça va. Qu'est-ce qu'on sent ? C'est amère, c'est astringent, c'est pas bon.

Est-ce que j'en ferais un repas de ça ? C'est juste une question de goût, c'est absolument une question de goût. Les orangs-outans en font des repas de choses, mais ça à côté c'est du miel. Et ce qui est intéressant là-dedans, c'est que notre capacité à juger des goûts amers, astringents, acides, elle est complètement gouvernée par nos habitudes alimentaires.

On vit dans un monde de coton, on est dans de la ouate depuis tout petit, on marche avec des chaussures, on a des vêtements pour nous protéger, ce qui fait qu'on a la peau blanche chez l'éteuse, comme Robinson Crusoé qui arrive sur son île, on nous semble de survie dans ces conditions-là en milieu naturel, elles sont zéro.

Donc c'est normal qu'on soit inadapté à des plantes qui pourtant sont physiologiques pour nous, parce que les principes amers et astringents par exemple sont des principes essentiels pour la santé de l'organisme, on parle de circulation de la lymphe, la santé du foie, la vésicule biliaire, du pancréas, tous ces principes actifs.

La notion de plantes médicinales n'existerait pas si les plantes que l'on consommait et si l'on acceptait de consommer de par notre goût, des plantes qui ont déjà ces principes-là. Sauf que quel a été le processus de sélection agraire ?

Le processus de sélection agraire a été l'affadissement progressif des légumes, l'augmentation de la quantité de sucre dans les fruits et l'affadissement des légumes. Pourquoi ? Parce qu'il s'agissait de pouvoir en manger plus, Il s'agissait de pouvoir manger plus parce que l'homme aime se faire mourir ses émotions dans l'alimentation.

On s'est rendu compte qu'on pouvait se gaver et que plus l'aliment était facile au goût, plus on pouvait se gaver. Intervenante 1. Quelles sont les réactions que tu as décrites tout à l'heure par rapport à la personne qui avait mangé ton pot d'ail ?

Ces réactions quand même, c'est des réactions de ton corps qui t'a dit non, non, non, arrête, arrête, non, non plus. Oui, mais alors, c'est là où tu vas voir que je vais retomber sur les pâtes.

C'est comme le piment quand on a ce bouffet de chaleur. Alors, le cas du piment et de l'ail sont extraordinaires, parce que l'ail, je ne sais pas si tu as remarqué, mais dans la plupart des plantes sauvages qu'on va rencontrer par ici, il y a des principes aliacés, mais beaucoup moins concentrés que dans l'ail de culture.

Tu prends un ail sauvage, les gousses d'ail sont très petites, et il y en a très peu, et dans toutes les plantes que tu vas trouver, l'alliaire, des choses comme ça, il y a ces principes soufrés mais en petite quantité. Sauf que comme on ne consomme plus ces plantes, on a sélectionné de l'autre côté, on a créé des gros bubbles, et bien on est obligé d'aller vers celles-là qui ne sont pas adaptées.

Alice, c'est l'homme qui a changé ses plantes pour augmenter les goûts, pour augmenter... Thierry, oui d'accord, d'un côté pour infatiguer et de l'autre côté pour augmenter. Le cas du piment par exemple est extraordinaire, parce que les piments, le poivron est un piment botaniquement parlant, et les piments ils sont plus ou moins chauds, le poivron c'est un piment doux, 10 piments doux, et puis le plus chaud ça va être les piments de Cayenne, les piments oiseaux,

les trucs qu'on mange nuit pour faire le bocati d'ail. Tu trouves ça pas plaisir ça ? Ah, ça réveille, je suis là, c'est bon, j'ai chaud partout. Ce que je veux dire par là c'est que ça va de 0 à 10, il y a une échelle qu'on appelle l'échelle de capsicine, la capsicine c'est l'élément urticant, brûlant dans le piment.

Et donc, le truc c'est que sur les marchés maintenant qu'est-ce qu'on trouve ? On trouve des piments à zéro et on trouve des piments à 10. Et moi j'avais remarqué que quand je mangeais du poivre rouge, très souvent j'avais envie de croquer un petit piment à côté.

C'est pas naturel, c'est pas naturel. Sauf que j'ai pu discuter avec des gens qui étaient ethnobotanistes, qui connaissaient particulièrement la forêt d'Amérique centrale, Et qu'ils m'ont dit le piment natif dans la forêt, déjà ce sont des arbres parce qu'ils sont pérennes, et le piment natif il n'est pas à 0, il n'est pas à 10, il tourne aux alentours de 3, 4, 5, c'est-à-dire que ce sont des piments légèrement piquants,

et on peut les manger, on a un peu de piquant dans la bouche, mais un piquant tout à fait supportable, et à ce moment-là effectivement on peut faire un repas de ça. Et nous on a encore séparé, dissociation, dissociation, c'est toujours pareil.

Donc je ne vous cacherai pas que pour moi la révolution agraire, C'est une révolution dont on aurait pu se passer allègrement. Parce qu'au moment où l'homme est devenu sédentaire et agraire, sont apparus les guerres, le rapte, le vol, parce qu'on pouvait faire des stocks.

L'homme a pu migrer vers des contrées plus au nord parce qu'il pouvait stocker et il pouvait avoir des réserves pour l'hiver. Donc aller dans des endroits où il n'était pas fait pour vivre, et c'est le début de la déchéance.

Donc revenons tous aux tropiques. Je veux dire qu'il y a un livre qui est très intéressant qui est paru et notamment avec un esprit sur le monde diplomatique la naissance de la guerre la naissance de la guerre à travers quelque chose qu'on appelle l'agriculture qui est une absence de culture et la naissance de la guerre est née, ce sont les premières guerres bactériologiques parce qu'il est certain que si je fiche une correction à quelqu'un c'est plus facile de fiche une correction s'il doit venir faire culotte

parce qu'il est alcoolique Et en vrai, c'est des guerres qui se sont passées en dents dans la colisse, parce que quand on a transformé des modes de justement, où on mangeait des fruits comme ceci, que je trouve à la limite, j'en mangerais peut-être pas un kilo, mais à partir du moment où on a supprimé ça, eh bien les gens, on les a affaiblis, on a changé leur flora intestinale et on les a rendus malades.

Et il y a une thèse de doctorat qui est très intéressante, Et il y a une autre thèse de doctorat qui se passe, qui est une thèse de Pascal Diby, qui est un ethnobotaniste, mais surtout un archéologue, qui a fait de l'archéologie expérimentale, qui montre que sur les baies de la Seine, dans le bassin de Pinsan, et bien il y avait des gens à moins de 30 mètres qui mangeaient des baies.

Et quand il a analysé notamment l'échoprolis, qui sont les matières fécales fossilisé, il s'est rendu compte qu'à partir du moment où ils ont mangé du blé, fractures des tibia, fractures des avant-bras, prépanation, et ils ont passé des meilleurs jours. A partir de là, il s'est rendu compte qu'ils étaient dans des guerres privales.

Thierry Leclercq- Carré aussi, tout à fait, carré aussi. Donc, tout ça c'était pour dire que l'appréhension du goût, tu vois ce que je veux dire, il est limité par notre expérience actuelle.

Alors après, il est vrai qu'on vit dans ce monde-là. longtemps moi j'ai voulu revenir vers un ancien âge, d'ailleurs pour ceux qui veulent revenir vers un ancien âge il y a un livre qui est fabuleux que j'adore c'est pourquoi j'ai mangé mon père, je sais pas si vous avez lu ce livre de Roy Lewis, c'est à mourir de rire, c'est l'arrivée de la modernité dans une tribule de Cro-Magnon, mais c'est voilà on est exposé de rire à chaque page parce que c'est ce serait des conversations actuelles mais

transposées dans le cadre d'une caverne. Donc par exemple il y a le vieil oncle qui lui est un réactionnaire, et il ne veut pas évoluer, donc il ne veut pas entendre parler du feu et ainsi de suite, il vient toujours faire des espèces de discours dithyrambiques pour interdire le feu, sauf que de temps en temps on fait griller une côtelette et puis là quand même il s'assoit, il fait l'affaire, et puis après il retourne dans son arbre.

Enfin voilà, c'est des conflits de génération, les femmes chromagnons qui disent bon, mais nous la modernité nous intéresse parce que comme ça ça nous permet d'avoir, avec le feu on peut se chauffer, on peut avoir...

et ce conflit-là on l'a souvent eu, et moi très longtemps je me suis dit voilà je vais retourner à un modèle ancien, et j'étais très nostalgique de ce modèle ancien, une espèce de modèle sauvage, et puis un jour je me suis rendu compte de toute façon c'était une illusion, que c'était une fuite pour moi, en tout cas pour moi, et que c'était ni possible, ni peut-être le vouloir qui est sur nous, et que quelque part c'était peut-être après avoir quitté une unité première dans laquelle on était certainement bien installé,

mais peut-être inconscient de cette unité première puisque baigné dedans, quelque part, la condition de chasseur-cueilleur, on s'en est séparé, et peut-être qu'on s'en est séparé pour ensuite faire une démarche délibérée pour revenir vers une sorte d'unité, mais à ce moment-là en sachant ce qu'on a perdu. Donc quelque part, je ne regrette pas ces anciens temps, je m'en inspire, ce que je sais par contre, c'est que les chimpanzés qui ont 98,4 % de leur patrimoine génétique commun

avec le nôtre, et qui ont strictement le même appareil digestif que nous, C'est vraiment le même, a priori on se dit si une machine a exactement le même système digestif que nous, il y a des chances, si on s'intéresse à ce qu'ils mangent, qu'on ait une bonne petite idée de ce qu'on peut manger.

Et bien, ils mangent des fruits en quantité, je ne vous parle pas d'un orang-outang qui tombe sur des durians sauvages, ça fait peur, parce que vraiment ils en mangent, ils en mangent bien, et ils mangent des feuilles, et des feuilles qui sont avec des principes actifs, on les goûte, donc on sait qu'il y a des principes actifs dedans, qui sont immangeables pour nous.

Donc leurs plantes médicinales, c'est leur alimentation en quelque part. On ne devrait pas avoir de plantes médicinales, on devrait avoir des plantes, des plantes actives nutritives, le problème c'est qu'on a des plantes de moins en moins nutritives.

Donc voilà.

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