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En finir avec l'alcool !

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L'équipe RGNR
56 vues • Publiée le 14/12/2014

Cette vidéo part d’un constat simple : si l’alcool crée une dépendance, c’est parce qu’il répond à des besoins physiologiques réels. Thierry commence par décrire ce qui se passe dans le corps dès la première gorgée : un pic de dopamine immédiat, une activation des récepteurs GABA qui calme le système nerveux, et un blocage des récepteurs au glutamate qui réduit l’excitabilité. Ce n’est pas une faiblesse de caractère, c’est une mécanique biochimique.

Quand on arrête l’alcool, ces mêmes mécanismes s’inversent : plus de dopamine, un système nerveux qui s’emballe, et une production endogène de GABA qui a diminué faute d’avoir été sollicitée. Thierry explique aussi pourquoi tant de personnes boivent pour se détendre : notre alimentation moderne est saturée de neuro-excitants comme le glutamate monosodique, ce qui crée un terrain chroniquement sur-stimulé que l’alcool vient artificiellement compenser.

La stratégie proposée s’articule autour de deux axes. Le premier consiste à relancer la production de dopamine par l’alimentation, le sommeil, l’exercice physique et, si besoin, des compléments comme la L-tyrosine ou la plante Mucuna pruriens. Le second vise à calmer le système nerveux avec des plantes sédatives : passiflore, valériane, damiana, ashwagandha, rhodiola, ou encore l’armoise en infusion pour le sommeil.

Thierry aborde également la régulation de la glycémie, souvent négligée dans le sevrage alcoolique, car les pics et chutes de sucre dans le sang poussent à consommer de l’alcool comme substitut énergétique rapide. Des plantes comme le gymnéma sylvestris, le kudzu ou le chêne à gland sont citées pour leur action reconnue sur la sortie de l’addiction. La vidéo se conclut sur l’exemple de Myriam, qui a décroché après trente ans d’alcoolisme en combinant jus de légumes et réinvestissement personnel dans un projet qui lui tenait à cœur.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour ! On continue notre exploration en terra incognita. Je vous avais dit que ce terra incognita, je voulais le mettre un petit peu sous la casquette globale de bouter les addictions dehors. Bouter toutes les formes d'addictions dehors.

On va parler de l'addiction alimentaire. On va vraiment faire tout un dossier sur l'addiction alimentaire. On a parlé de l'addiction au cannabis. On va parler de l'addiction aux eaux piacées aussi. aujourd'hui je voulais un petit peu parler de l'addiction à l'alcool qui est une addiction qui est très très présente je sais que nombre de personnes m'ont demandé une vidéo sur l'addiction à l'alcool et vous avez compris ma démarche quand je veux parler d'une addiction et donc chercher des solutions pour permettre aux personnes de

sortir de cette addiction ce qui m'intéresse c'est d'abord d'aller voir et bien le mécanisme d'action de ces produits dans le corps humain pour comprendre et bien à quel besoin non rempli ils viennent suppléer parce que d'après moi rien n'arrive par hasard on n'est pas dans un monde de l'arbitraire vous le savez c'est vraiment l'un de mes credos, on n'est pas dans un monde d'arbitraire.

Si l'on se dirige vers un produit et qu'on commence à avoir une conduite addictive avec ce produit, c'est que ce produit correspond à un besoin. Nous sommes nous, par le principe de plaisir et de recherche du plaisir. Et c'est donc que ce produit génère du plaisir en nous.

Et c'est pour ça qu'après, on se retrouve coincé dans une espèce de cercle vicieux dans lequel finalement les phénomènes addictifs suppléent au plaisir. Alors, pour l'alcool, que se passe-t-il quand on consomme de l'alcool ? Première des questions.

Alors vous n'allez pas être surpris, la plus grande découverte qui a été faite récemment, c'est que dès la bouche, au niveau de la bouche, la moindre goutte d'alcool au niveau de la bouche génère, stimule la production de dopamine qui va venir au niveau du système nerveux central nourrir le noyau Akubens et nourrir le circuit de récompense-plaisir.

Donc c'est une des premières actions de l'alcool, C'est-à-dire que dès que la première goutte d'alcool est placée sur la langue, automatiquement, le corps sait qu'il y a de l'alcool et il y a un boost de production de dopamine.

Effectivement, quand on parle d'alcool, on va parler de carence globale en dopamine chez les personnes qui ont été portées à consommer de l'alcool. Qu'est-ce que ça veut dire, carence globale en dopamine ?

c'est-à-dire que ce neurotransmetteur majeur dans le circuit de récompense-plaisir, si on va dire même que c'est le neurotransmetteur du plaisir, est lacunaire, il manque chez ses personnes. Elles vont donc être portées vers des produits, vers des attitudes qui vont leur donner ce boost de production de dopamine, l'alcool en est un fabuleux.

C'est-à-dire que quand on pose la première goutte d'alcool sur la lèvre, sur la langue, immédiatement, il y a une énorme production de dopamine qui se passe. Donc, première des conditions qui est générée par la consommation d'alcool, c'est ce boost de dopamine.

On peut en déduire rapidement que le soutien de la production de dopamine va être un facteur essentiel pour permettre de se passer de l'alcool, c'est-à-dire suppléer à cette béquille alcoolique par une relance de la production de dopamine normale dans l'organisme.

Ça, c'est un point crucial. Le second, on voit que l'alcool modifie énormément la perméabilité membranaire des neurones, les neurones étant les cellules du système nerveux, et particulièrement il va aller affecter les récepteurs à quatre neurotransmetteurs, l'acétylcholine, l'acérotonine, le GABA et le glutamate.

Alors, qu'est-ce que c'est que tout ça ? Sérotonine et acétylcholine, vous en avez entendu parler, on en a parlé souvent, ce sont des neurotransmetteurs majeurs du système nerveux. C'est eux qui sont responsables de l'effet de la sensation de bien-être.

C'est pour ça que nombre d'antidépresseurs s'appuient sur des modulations des taux de sérotonine au niveau de la synapse, au niveau de la neurone. L'alcool va venir directement influencer, non pas la production de ces neurotransmetteurs, mais les récepteurs, parce qu'il faut bien comprendre que quand on a deux neurones, quand on a deux cellules du système nerveux, entre ces deux neurones, il n'y a pas un contact direct, il y a une espèce d'espace qu'on appelle

la fente synaptique dans lequel les neurotransmetteurs, comme la stéréotonine ou la cétéolcoline, vont transiter pour ensuite aller se fixer sur des récepteurs spécifiques est amené à une transmission de l'information par le passage de certains ions, de certains minéraux à l'intérieur même de la synapse.

En altérant la réception à ces neurotransmetteurs au niveau de la synapse, on fait que l'état nerveux de la personne est altéré. Stérotolines, acétylcholines, ce sont les deux plus marqués. Les plus intéressants en termes d'alcoolisme, c'est la modulation des récepteurs au GABA et au glutamate.

Le GABA dans l'organisme, c'est Acide Aminobutérique, est l'un des principaux régulateurs du fonctionnement du système nerveux dans le sens de calmer le fonctionnement du système nerveux, réduire.

C'est-à-dire que quand un GABA vient se fixer dans un récepteur au GABA, et bien ça diminue l'excitabilité du système nerveux. Ces récepteurs au GABA, donc à ce neurotransmetteur le GABA, sont responsables de la modulation vers le bas des réactions du système nerveux.

C'est pour ça qu'énormément de produits qui sont suppresseurs du système nerveux utilisent les GABA. Les GABA vont avoir un effet myorelaxant, c'est-à-dire qu'ils vont calmer les fibres musculaires, les fibres musculaires nerveuses, ils vont venir calmer globalement tout le système nerveux. Et que fait finalement l'alcool ? Il vient se fixer sur ses récepteurs et fait en sorte qu'ils sont beaucoup plus activés.

C'est pour ça que quand on consomme de l'alcool, très rapidement, le temps que l'alcool passe dans le sang, après on est... tout mou. Et cet effet-là, il est augmenté par le fait qu'à l'inverse, un des produits qui est excitant pour le système nerveux, Le glutamate, l'endoglutamate qui est produit naturellement par le système nerveux et par le corps, les récepteurs au glutamate vont voir leur capacité à fixer le glutamate altérée.

Donc d'un côté, le glutamate qui est un excitant du système nerveux, son utilisation va être diminuée, et de l'autre côté, les récepteurs au GABA vont être activés beaucoup plus de manière à ce que le système nerveux diminue.

Ce que l'on remarque, c'est aussi qu'au fur et à mesure de la consommation d'alcool, on voit une insensibilité des récepteurs au GABA s'installer. Ce qui veut dire que plus on consomme d'alcool, plus il va falloir en consommer parce que comme ces récepteurs au GABA deviennent de moins en moins sensibles, cela veut dire qu'il va falloir une plus grande quantité d'alcool, plus grande quantité de GABA, mais qui n'est pas produite par l'organisme, donc plus grande quantité d'alcool pour venir moduler ces récepteurs-là.

Et c'est ce qui explique que les personnes vont devoir augmenter leur quantité d'alcool, sinon elles vont tomber dans des crises de nerfs, des crises de rage finalement, liées à la non-modulation du système nerveux par la non-activation de ces récepteurs GABA. Donc, si on dresse un tableau, action de l'alcool au niveau de l'organisme.

Il booste la production de dopamine quasi immédiatement. Deuxièmement, il module le fonctionnement du système nerveux en le diminuant extrêmement, en activant les récepteurs GABA et en bloquant le fonctionnement des récepteurs au glutamate. Quand on arrête l'alcool, qu'est-ce qui se passe ?

Production de dopamine, stimulée par l'alcool, donc pas de dopamine. Le circuit récompense-plaisir n'est plus activé. Là, il y a un manque absolu, une recherche. C'est ce qui explique en grande partie le phénomène addictif.

Ensuite, les récepteurs GABA, qui étaient activés et qui étaient censés réguler le fonctionnement du système nerveux et le maintenir sous contrôle, ne sont plus activés de manière adéquate. D'ailleurs, comme ils étaient activés artificiellement par l'alcool, la production endogène de GABA par l'organisme a diminué.

Finalement, le système nerveux va commencer à monter, monter, monter, est montée sans jamais pouvoir être régulée. Qui plus est, les récepteurs au glutamate qui étaient bloqués par l'alcool ne sont plus bloqués par l'alcool.

Et donc l'excitabilité va monter en flèche sans avoir de pédale de frein. Si vous voulez, la pédale d'accélérateur de l'excitabilité, c'est les récepteurs au glutamate. La pédale de frein, c'est les récepteurs au GABA.

La pédale de frein n'est plus là et la pédale d'accélérateur est enfoncée à fond. Et c'est ce qui explique que chez les personnes qui essayent de couper l'alcool, il y a un état d'excitabilité extrême qui s'installe. Maintenant vous allez me dire comment répondre à ça et que comprendre ? Que comprendre ?

Que l'alcool répond à deux besoins. Un besoin d'activation du circuit de récompense-plaisir dans le corps et deuxièmement, un besoin de calme du système nerveux. Force est de constater que dans notre régime alimentaire actuel, il y a énormément de produits qui sont excitants pour le système nerveux.

D'ailleurs, vous avez entendu dans ma présentation vous parler de glutamate. Si vous voulez vous intéresser au glutamate, vous pouvez vous intéresser aux travaux extraordinaires de Corinne Gouger, qui est vraiment une référence nationale, internationale, mondiale, on pourrait dire même sur ce sujet.

Corinne Gouger qui a beaucoup écrit sur les glutamates. Vous pouvez vous référer à son livre qui s'appelle « Additifs alimentaires dangers » qui est une somme non dépassée et non égalée sur tous ces additifs alimentaires et elle parle abondamment du glutamate dans ce livre.

Le glutamate monosodique se retrouve dans la plupart des aliments. Le glutamate est un très fort excitant irritant du système nerveux. Pour les personnes qui sont en surdose de glutamate, il va y avoir besoin de calmer le système nerveux.

que l'alcool va répondre à ce besoin aussi. C'est-à-dire que les personnes qui sont tendues disent « Je bois pour me détendre. » Pourquoi est-ce qu'elles sont tendues ? Elles sont tendues parce que leur rythme de vie, de travail n'est pas adéquat et qu'il y a une surstimulation permanente, mais aussi parce qu'il y a énormément de neurotoxines, particulièrement des neuro-excitatifs qui se trouvent dans notre alimentation moderne comme le glutamate, comme l'acétaldéhyde, qui sont des neurotoxines qui vont venir agresser, exciter le système nerveux et qu'il n'y a

donc pas assez de GABA dans l'organisme pour arriver à calmer l'action de ce système nerveux. Et donc on est obligé d'aller chercher à l'extérieur une substance pour y suppléer. Comprenez bien que rien ne se passe par hasard.

Nos addictions, nos pulsions alimentaires sont complètement téléguidées par des besoins, des besoins souterrains, des besoins de terrain que nous ne percevons pas, mais qui répondent à une finalité. Tout cela n'est pas en vain, n'est pas au hasard, Ça correspond réellement à un plan de fonctionnement de l'organisme pour arriver à un fonctionnement tant bien que mal.

On coupe l'alcool, plus de dopamine, le système nerveux qui monte et non régulé par le bas. Qu'est-ce qu'il va falloir faire ? Activer la production de dopamine et réguler le fonctionnement du système nerveux.

C'est les deux axes qu'on va pointer pour répondre à l'addiction alcoolique. Premièrement, diminuer l'excitation du système nerveux. Première chose absolue, réformer son mode alimentaire de manière à aller vers l'alimentation physiologiquement adaptée à l'être humain qui contient le moins possible de neurotoxines et de neuro-excitatifs, une alimentation basée essentiellement sur les fruits et les légumes.

Vous avez le témoignage de Myriam, c'était en mars 2014 de mémoire si vous le cherchez, Myriam, alcoolique de très longue date, 30 ans d'alcoolisme, balayée par les jus de légumes.

Alors ce n'est pas pour dire que pour tout le monde ça va se passer aussi facilement que pour Myriam, mais c'est pour donner une piste, une piste vraiment essentielle, c'est-à-dire que tant qu'il y aura des glutamates, tant qu'il y aura de l'acétaldéhyde, Tant qu'il y aura des neurotoxines dans l'alimentation, l'excitation du système nerveux sera augmentée encore et encore chez des personnes qui sont déjà en manque de régulation potentielle. Donc supprimer toutes ces causes d'excitabilité au niveau du régime alimentaire est pour moi

une des priorités pour arriver au quelconque sevrage alcoolique. Deuxièmement, pour diminuer l'action du système nerveux, On peut utiliser aussi des plantes pour ça. Il y a des plantes médicinales qui permettent de calmer le système nerveux, on en a parlé beaucoup, il y a la Damiana, D-A-M-I-A-N-A, qui est une excellente plante pour calmer le système nerveux.

On va avoir la Passiflore, les fleurs de la passion, on va avoir la Valériane, on va avoir le Houblon, on va avoir l'écorce d'un arbre africain qu'on appelle le Moulungu, M-U-L-U-N-G-U. Il y a la camomille aussi qui a des effets sédatifs.

Il y a le basilic aussi qui a des effets sédatifs. C'est à chacun de trouver les plantes qui lui conviennent mais trouver des plantes qui vont être sédatives du système nerveux et qui vont pouvoir jouer le rôle que les GABA ne vont pas jouer le temps que la production endogène de GABA commence à augmenter.

Calmer le système nerveux à tout prix chez ces personnes, ça va être la première des priorités en cas de sevrage alcoolique. L'armoise en infusion, par exemple, l'armoise qui est une plante que l'on trouve très facilement dans les champs, l'infusion d'armoise aussi pour le sommeil est excellente et elle va permettre de générer un état de relaxation.

Une autre plante qui génère un très bon état de relaxation, c'est le Kava Kava, ça s'écrit K-A-V-A... J'en ai plus par là, non ? K-A-V-A, c'est une plante hawaïenne, ce qui explique que tous les Hawaïens sont cool. Cette plante hawaïenne, le Kava Kava, est une formidable relaxante du système nerveux.

La priorité des priorités pour passer la période du sevrage alcoolique, c'est d'avoir énormément de plantes qui vont être sédatives du système nerveux et qui vont permettre de calmer quand les crises d'excitabilité du système nerveux commencent à monter et que la personne se retrouve dans un état d'énervement qui est incontrôlable. Ça, c'est la première des choses.

Supprimer les causes d'excitation alimentaire en apportant une surabondance de minéraux, de vitamines, d'antioxydants qui vont permettre finalement que le système se relance et qu'il n'y ait plus cette agression permanente du système nerveux et qu'au contraire il y ait une réparation et une relance de la production naturelle de GABA.

Deuxièmement, apporter des plantes qui vont permettre de calmer tout ça. Troisièmement, favoriser la production de dopamine par l'organisme. Ça c'est une priorité. Dans toutes les conduites addictives quelles qu'elles soient, boulimie, alcoolisme, opiacé, cannabis, tabac, dans toutes ces conduites addictives, mais même toutes les conduites addictives quelles qu'elles soient, même addictives du type jeux récurrents et ainsi de suite, il y a une recherche désespérée de plaisir.

Pourquoi ? Parce que le neurotransmetteur responsable de l'activation des circuits du plaisir dans l'organisme n'est pas assez présent. Il va falloir booster la production de dopamine dans l'organisme. Vous savez qu'une majorité de la dopamine dans l'organisme est produite par les intestins.

Ce que vous mettez dans vos intestins va conditionner directement la production de dopamine par les intestins. Donc, priorité à mettre dans les intestins, la seule chose pour laquelle ils sont faits, c'est une alimentation physiologiquement adaptée à l'humain, basée grandement sur les fruits et les légumes.

C'est priorité, c'est ce qui est développé dans toutes ces vidéos. On ne va pas y revenir encore et encore, vous connaissez la base. Les jus de légumes, en particulier, vont pouvoir apporter une très grande quantité de minéraux qui vont calmer la barrière intestinale.

Les jus de légumes vont amener ça, les fruits vont venir nettoyer avec leurs acides faibles, ils vont venir nettoyer tous les dépôts qu'ils pouvaient y avoir, les matières grasses vont venir penser, guérir, désenflammer les membranes et les muqueuses enflammées, et avec ce triptyque, vous allez arriver à finalement calmer le niveau d'inflammation et d'excitation de tout l'organisme. la production de dopamine simplement par l'alimentation.

Par l'alimentation, on peut aussi aller chercher des aliments qui sont riches dans une amine qu'on appelle la thyrosine. La thyrosine est un acide aminé qui est précurseur de la dopamine. Augmenter les quantités de thyrosine peut amener à augmenter la production de dopamine.

La thyrosine, on va en trouver dans quoi ? Je crois que la nourriture la plus chargée en thyrosine qui existe, c'est la spiruline. Je ne suis pas obligatoirement fanat de la spiruline, mais en termes de quantité de thyrosine, c'est très intéressant.

Mais ce n'est peut-être pas la peine d'aller chercher dans cette source concentrée. La thyrosine, on va en trouver bien sûr dans les produits animaux, mais on en trouve aussi énormément dans les produits végétaux.

L'avocat, la banane, les graines de citrouille, les graines de sésame, les algues en particulier, sont très riches en thyrosine. Et sachant que la banane est aussi très riche en tryptophane qui est un précurseur de la sérotonine, on se rend compte que la banane c'est quand même un aliment bien-être par excellence et se tourner vers la banane est un très bon moyen d'augmenter la production de ces neurotransmetteurs.

Certaines personnes recommandent aussi l'utilisation de L-thyrosine sous forme extérieure, le temps de sevrage. La L-thyrosine est un acide aminé qui est vraiment là pour le coup, directement précurseur de la dopamine et qui, pour certaines personnes, a fait bon effet.

Je ne suis vraiment pas fan des compléments, mais je donne l'information pour ceux qui voudraient essayer ou se renseigner. La L-thyrosine en tant que complément alimentaire se trouve facilement en pharmacie. Je ne suis pas fan, parce que je pense qu'il vaut mieux booster les productions endogènes du corps plutôt que toujours suppléer, parce que quand on supplée, il y a des conséquences à moyen et à long terme qu'on ne maîtrise pas toujours.

Pour la dopamine, qu'est-ce qu'il va y avoir aussi ? Booster la production de dopamine, ça veut dire travailler sur son sommeil. Et pour cela, des plantes sédatives pour dormir et pour se relaxer. Plantes sédatives et bonnes conditions pour dormir.

C'est-à-dire que la production de dopamine va être énormément liée à la quantité et la qualité du sommeil que vous recevez. Donc, se coucher assez tôt en se faisant des bains de pied, par exemple au bicarbonate, pour calmer un petit peu tout le système nerveux.

Les bains de pied au bicarbonate, c'est très très très très calmant, dans une atmosphère sereine, dans une chambre où il ne fait pas trop chaud, dans laquelle l'air est ventilé, où on peut respirer, Ce qui va favoriser l'endormissement.

Attention à trop de chaleur dans la chambre, ça empêche de s'endormir. Rappelez-vous que l'endormissement est lié aussi à une forme de ralentissement de la glande thyroïde et du métabolisme. Si la température est trop élevée, la glande thyroïde ne peut pas ralentir son action, elle ne peut pas descendre la température corporelle et à ce moment-là, on se retrouve dans une incapacité à s'endormir.

Donc, pour augmenter la quantité de dopamine, mangez une alimentation riche en thyrosine. Deuxièmement, augmenter la quantité d'antioxydants dans son alimentation parce qu'on se rend compte que la dopamine est l'un des premiers produits qui est détruit par les acides et les radicaux libres.

Donc augmenter la quantité d'antioxydants va être la meilleure des façons de protéger au mieux la dopamine qui est naturellement produite par notre corps. Nourriture riche en antioxydants, vous connaissez, fruits et légumes...

fruits, légumes, fruits, légumes, fruits et légumes. Crus si possible, majoritairement, selon la capacité de la personne à les tolérer. Crus si possible, parce que c'est là où vous allez avoir la plus grande quantité d'antioxydants possible.

Ensuite, qu'est-ce qu'on va avoir ? On va avoir le sommeil, pour booster la production de dopamine aussi, on va avoir par excellence l'exercice physique. 30 minutes d'exercice à Nairobi produisent une grande quantité de dopamine.

Je vous ai dit déjà, on a mis la sensation de plaisir liée à l'exercice physique sur la production d'endorphine, on se rend compte de plus en plus que c'est plus le boost en matière de production de dopamine qui est important dans cette sensation de bien-être générée par l'exercice que la surproduction d'endorphine. Un sommeil, exercice physique, alimentation riche en thyrosine, voire supplémentation en thyrosine anti-oxydant...

Il y a une autre plante que je ne pouvais pas évincer qui s'appelle le Mucuna pruriens. Mucuna, ça s'écrit M-U-C-U-N-A pruriens, P-R-U-R-I-E-N-S. Elle est connue pour booster la production de dopamine en travaillant sur le terrain, en travaillant sur les cellules entériques qui vont venir produire la dopamine et restaurer le terrain.

Donc c'est vraiment une plante tropo-restaurative, on va dire, et qui va booster la production aussi de dopamine. Ce n'est pas un effet immédiat, c'est à prendre sur du moyen terme, mais le mucuna prurien a mené énormément de bienfaits.

Ensuite, il y a des béquilles sur lesquelles on peut s'appuyer. Je voulais en parler de quelques-unes. il y a par exemple un médicament qui est très connu dans le sevrage alcoolique qu'on appelle le baclophène.

Je ne vais pas me faire que des amis, il y a des gens qui sont fanas du baclophène. Le baclophène, finalement, est un activateur des récepteurs GABA. Le baclophène joue le rôle que jouait l'alcool en diminuant l'excitabilité du système nerveux et en facilitant la sortie de ce passage alcoolique.

Le baclophène a énormément d'effets secondaires que nous ne maîtrisons pas encore. Je sais très bien qu'il y a des personnes qui ne jurent que par ça, qui vont me dire que c'est criminel de se passer de cette béquille.

Et pourtant, je pense qu'avec les plantes médicinales, en utilisant le Kava Kava, en utilisant le Mulungu, en utilisant la Rhodiola, qui est un antioxidant liquide naturel parfait, en utilisant le Mukuna Pruriens, on peut avoir des effets similaires, voire supérieurs au Baclofène, tout en n'ayant aucun des effets secondaires du Baclofène.

Pour les personnes qui consomment du baclophène, je vous conseille de vous intéresser aux effets secondaires qui ne sont pas petits et dont on commence à peine à parler au niveau de la littérature scientifique et pourtant ils sont très très présents.

En termes d'arsenal pour aider à passer la crise de manque, on a aussi trois plantes qui sont majeures. Ce qu'il faut savoir c'est que chez les personnes qui consomment énormément d'alcool, il y a souvent des gros problèmes d'hypoglycémie.

Quand on envoie de l'hypoglycémie, on envoie à de la fatigue surrénalienne, l'incapacité de réguler les quantités de sucre au niveau du sang. Souvent, des états d'hypoglycémie conduisent à une conformation d'alcool.

Parce que l'alcool, c'est du sucre, c'est du sucre qui va passer directement, c'est du sucre simple qui va donner un coup de fouet à l'organisme. Pour réguler ces phénomènes d'hypoglycémie et d'hyperglycémie, il y a une plante qu'on appelle le Gymnéma sylvestris. Gymnéma, ça s'écrit G-Y-M-N-E-M-A, qui est absolument fabuleuse et qui est connu pour réguler les quantités de sucre dans le sang.

De la même manière, il y a une plante qui aide énormément pour le sauvrage de toutes les addictions, c'est ce qu'on appelle le kudzu. K-U-D-Z-U, c'est une racine amidonneuse, le kudzu, qui joue une régulation absolument fabuleuse aussi pour quitter l'alcool.

Une troisième plante que je voulais citer, c'était le Cersus ilex ou Cersus glandis. Cersus glandis, c'est un chêne, c'est le chêne à glands, et les infusions de Cersus glandis sont connues pour amener une certaine forme d'aversion de l'alcool.

Donc, pour résumer, vous voulez décrocher de la bouteille. Booster la production de dopamine, exercice physique, sommeil, alimentation riche en thyrosine, antioxydants au maximum, mucuna pruriens, c'est le programme d'attaque pour produire plus de dopamine.

Reforme complète du régime alimentaire de manière à diminuer de façon drastique que tous les excitants et les neurotoxines, c'est-à-dire suppression des neurotoxines comme le gluten, comme tous les produits contenant du glutamate, comme tous les produits transformés contenant énormément d'additifs alimentaires qui sont des neurotoxines et des neuro-excitatifs majeurs.

Je vous laisse vous référer au livre de Corinne Gouger sur les additifs alimentaires pour voir un petit peu la liste des produits. Et revenir aux aliments pour lesquels nous sommes faits qui contiennent la plus grande quantité possible d'antioxydants, c'est-à-dire les fruits et les légumes.

augmenter la part de plantes qui vont être sédatives et calmantes pour le système nerveux. On a cité la fleur de la passiflore, on a cité valériane, on a cité houblon, on a cité moulon-goût, on a cité damiana, on a cité armoise, on a cité cava-cava, qui sont des plantes.

Vous pouvez tout mélanger, vous pouvez tout prendre, voir laquelle va avoir l'action la plus favorable. Il y a une plante aussi qui joue très bien, particulièrement pour l'endormissement, c'est une plante qu'on appelle l'ashwagandha, qui est une plante indienne.

A-S-H-W-A-G-A-N-D-A. L'ashwagandha est une plante aussi qui, prise le soir, permet de bien calmer le système nerveux. D'autres plantes vont être des grandes aides, comme la rhodiola, plutôt prise le matin, R-H-O-D-I-O-L-A, qui est un anxiolytique naturel et qui va permettre de réguler l'humeur.

Pensez à réguler votre sucre dans le sang. Donc attention à tous les sucres raffinés qui vont vous perturber et revenons vers des sucres naturels apportés par les fruits, par les légumes, le fructose, le glucose présent en abondance dans les fruits et les légumes est la seule et unique façon d'apporter du sucre de manière adéquate au corps et d'éviter ces pics d'hyper- et d'hypoglycémie.

Surtout si on a renforcé tout son système nerveux, glande surrénale, qui pourraient être en programme à part entière aussi pour les personnes qui sont alcooliques. Utilisation du gymnémas investris pour cela. Utilisation aussi du kudzu pour favoriser la sortie de l'addiction.

Et je vous encourage à aller faire des recherches sur internet par rapport au kudzu. Et utilisation du cursus glandis, donc du chêne à gland, pour générer une forme d'inversion à l'alcool littéralement. Chez certaines personnes, ça conduit à une aversion totale par rapport à l'alcool.

Vous avez compris que pour tous ces phénomènes d'addiction, la problématique est la même. Des conditions extérieures inadéquates font que le circuit de récompense-plaisir, qu'on le veuille ou non, on veut se penser comme complètement affranchi de notre corps alors que nous sommes conditionnés, contraints par ce corps parce qu'il n'y a pas de pensée qui ne soit pas biologiquement inscrite dans les cellules et le fonctionnement cellulaire.

Et donc ces circuits de récompense-plaisir activés par la dopamine sont essentiels pour que nous fonctionnions de manière adéquate. Sinon, ce plaisir, on va aller le rechercher désespérément à l'extérieur par tout un tas de conduites qui seront inadéquates.

Donc booster la production de dopamine en nettoyant son écosystème intestinal, en régulant le fonctionnement de son microbiote, en apportant des aliments antioxydants qui vont booster la production de dopamine, Au premier rang desquels, par exemple, la banane, les graines de sésame, les graines de citrouille, voire la spiruline, les algues, l'avocat, ce sont des excellents aliments très riches en thyrosine.

Pratiquer de l'exercice physique avant tout, fonction normale du corps humain, pas besoin d'en faire des tonnes, simplement aller marcher, marcher de façon un peu vive, en plein air, respirer, brasser, ça c'est la meilleure des façons d'aider aussi à décrocher.

Utilisation des plantes qui vont être des formidables béquilles non-addictives pour nous permettre de sortir de l'alcool, et enfin, répondre aux besoins physiologiques du corps de manière adéquate. Non pas en étant poussé par un besoin irrépressible vers un produit qui va aussi nous détruire, mais en étant responsable de la fourniture à notre être de ce dont il a besoin au quotidien, c'est-à-dire une alimentation adaptée, un air adapté, des conditions de vie,

c'est-à-dire au niveau travail, relationnel, l'implication de la société qui soit adaptée. Et je pense que c'est aussi une forme exceptionnelle de régulation et de stimulation du fonctionnement du système récompense-plaisir.

Que l'investissement personnel, l'implication personnelle... Et je cite pour ça l'exemple de Myriam dont je vous citais la vidéo précédemment qui avait décroché de l'alcool au bout de 30 ans d'alcoolisme dur, décroché d'alcool avec des jus. qu'est-ce qu'elle a fait immédiatement ? Elle s'est lancée dans une immense opération qui s'appelle Donne la banane. Donne la banane, Myriam, on en a reparlé dans La Clameur, dans le journal La Clameur, il y a deux numéros.

Donne la banane, c'est-à-dire qu'elle est allée au-devant des gens pour offrir des bananes dans les rues aux personnes qui étaient sans domicile fixe, qui n'avaient pas grand-chose à manger, pour arrêter de leur donner des nourritures inadéquates. Cette implication, ce déchaînement du coeur, ce déchirement du coeur, c'est aussi la meilleure des façons de se sortir de ce carcan de pesanteur, de lourdeur et de manque de stimulation du système récompense-plaisir. Parce que

nous sommes indexés sur l'amour, sur le don, sur la charité et sur le soin à autrui. Et quand nous le faisons, ça induit automatiquement la production de dopamine à l'échelle du corps tout entier.

Alors c'est le temps. Ce n'est pas parce que c'est Noël que c'est le temps, c'est le temps parce que c'est le temps pour tous, parce que c'est physiologiquement bon d'aller au-devant des autres. Bonne régénération !

Je souhaite à tous ceux qui sont encore esclaves, prisonniers de la bouteille, de trouver la motivation de franchir le mur et de transformer ce qui est un enfermement en quelque chose qui est une expansion, une expansion vers les autres, une expansion vers l'autre, une expansion aussi pour découvrir la vraie dimension de la vie et la vraie dimension de la stimulation de ces circuits de récompense-plaisir.

Bonne régénération à tous !

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