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En finir avec la candidose

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L'équipe RGNR
105 vues • Publiée le 06/01/2016

Le Candida albicans n’est pas un ennemi à abattre : c’est une levure endogène, présente naturellement dans tous les organismes, qui remplit des fonctions précises comme la chélation de métaux toxiques, la production d’enzymes digestives et la régulation de certaines bactéries pathogènes comme l’Helicobacter pylori. Thierry commence par poser ce cadre, parce que comprendre ce qu’on combat change radicalement la façon dont on envisage la solution.

La prolifération du Candida n’est pas une maladie en soi, c’est un symptôme de dysbiose intestinale. Antibiotiques, pilule contraceptive, stress chronique, alimentation industrielle chargée d’antifongiques et de pesticides : autant de facteurs qui détruisent les populations bactériennes et laissent le champ libre aux levures. Thierry détaille ces mécanismes et explique pourquoi la candidose touche autant de sphères de l’organisme, du brouillard mental aux colites à répétition en passant par l’hyperperméabilité intestinale.

Les deux grandes solutions populaires sont passées au crible. Le régime anti-candida repose sur l’idée que supprimer les sucres affame les levures, mais Thierry montre que les Candida, en tant qu’eucaryotes, fonctionnent aussi bien sur les corps cétoniques que sur le glucose, ce qui rend ce régime sans fondement physiologique réel. Quant au lufénuron, présenté comme un antifongique alternatif, il est décrit comme un produit toxique dont l’efficacité sur les Candida est très limitée et dont les effets sur l’ensemble du microbiome sont délétères.

La conclusion est directe : en finir avec la candidose passe par la restauration du système immunitaire et du microbiome, pas par la destruction ciblée des levures. Cela implique de réduire le stress et l’épuisement, de supprimer les substances qui détruisent le monde microbien, et de revenir à une alimentation brute et non transformée qui répond aux besoins des bactéries qui composent la majorité de notre organisme.


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