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Du corps au mental et vice versa, posture et émotions !

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L'équipe RGNR
14 vues • Publiée le 24/05/2016

Cette vidéo est un échange entre Thierry et Nat, praticien avec plus de 30 ans d’expérience en travail corporel, issu du théâtre, des arts martiaux et du tai-chi. Le point de départ est simple : les blocages émotionnels s’ancrent dans la posture, et une fois installés, c’est la posture elle-même qui entretient l’état psychologique, pas l’inverse. Ce cercle n’est pas une fatalité, mais il faut agir sur les deux dimensions en même temps.

Nat décrit la posture comme une maison que l’on construit depuis les fondations. Les pieds, les genoux, les hanches, la cage thoracique : chaque étage a une correspondance fonctionnelle et émotionnelle. Les genoux rentrés vers l’intérieur, par exemple, concernent selon lui 80 à 90 % des gens et traduisent une difficulté à occuper son espace. Débloquer les genoux et reporter le poids du corps sur l’avant du pied change concrètement la manière d’avancer, au sens propre comme au sens figuré.

La deuxième partie de la vidéo est consacrée à un exercice d’initiation respiratoire par les coudes, proposé aux personnes pour qui les exercices de respiration directe déclenchent de l’anxiété ou de l’hyperventilation. Le principe : faire de la place pour la respiration en ouvrant la cage thoracique via des rotations des coudes, en associant le pied opposé comme point d’appui et en conscientisant l’ouverture latérale à chaque mouvement.

Nat précise que cet exercice, pratiqué deux à trois fois par jour en quelques minutes, produit des effets perceptibles en 8 à 15 jours. Il recommande de l’associer à une intention verbale du type « je crée mon espace » pour relier le geste physique à sa dimension psychologique. Thierry rappelle en conclusion que l’alimentation, le psychisme et le corps sont trois portes d’entrée complémentaires, et que chacun peut commencer par celle qui lui est la plus accessible.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour Nat. Bonjour Thierry. Je te remercie d'avoir pris du temps pour venir me rendre visite. Ça fait un petit moment que j'avais envie que tu nous parles un petit peu de tout ton travail sur la posture.

Posture, respiration, j'ai l'impression que tu travailles là-dessus depuis des années déjà. Un peu plus de 30 ans. Un peu plus de 30 ans. Est-ce que tu pourrais nous présenter un petit peu ton regard là-dessus, ton regard sur la posture de nos contemporains on va dire.

Oui, alors je me suis aperçu au fil de mes années de pratique, donc j'ai pratiqué tout un... Attends, je te remets le truc correct, vas-y, continue, ne te dérange pas, voilà. J'ai eu beaucoup de pratiques diverses et variées de par mon métier de musicien, donc tout le travail scénique, j'ai fait du théâtre, de la comédie à l'art, du chant, J'ai beaucoup travaillé avec des metteurs en scène, enfin, un metteur en scène.

– Chorégraphe ? – Oui, quelqu'un qui aide à la prestation scénique. – D'accord. – Et puis, pas mal de pratiques d'arts martiaux, d'aïkido, du tai chi, du qigong, du kundalini yoga aussi.

Tout ça, je me suis aperçu au fil des années qu'il y avait un lien très important, voire même plus qu'important, entre le psychisme et le corps. Si je fais un petit flashback sur mon histoire, j'ai commencé par soigner mon alimentation très parce que j'avais beaucoup de problèmes étant petit.

Donc à 12 ans, déjà, j'ai commencé à voir un petit peu les livres de diététique, de phytothérapie, à expérimenter des techniques comme ça. Et je me suis aperçu qu'il y avait un lien très important entre la manière dont on mangeait, ce qu'on avait dans la tête, et puis comment on se tenait.

Les trois étaient corrélés d'une certaine manière. Voilà. Alors que j'appelle le triangle du bien-être. C'est-à-dire qu'en général, c'est plutôt le triangle d'humain-être, mais parce que tout s'enchaîne, c'est-à-dire que... Oui, c'est une espèce de cercle vicieux dans lequel la dégénérescence de l'un nourrit la dégénérescence de l'autre, d'une certaine manière.

Voilà. Par exemple, si on est déprimé, alors ça commence à la tête, il y a tout le corps qui va s'affaisser. La position Gaston Lagaffe. Voilà. Et parallèlement à ça, on va avoir envie de manger des choses qui vont encore nous faire descendre en énergie, nous déprimer un peu plus parce que si on est déprimé en maître du chocolat, sur le coup, ça a l'air de faire de l'effet.

— Oui, c'est un peu stimulant. — Mais très rapidement, ça nous fait retomber dans notre déprime, dans une mauvaise énergie, etc. Tout ça, ça s'entretient. Et je me suis aperçu qu'il y a des bugs, ce que j'appelle des bugs psychiques, des blocages psychiques, que l'on a qui est très jeune dans la petite enfance, donc au stage inventorien.

Par contre, ce dont pas grand monde parle, c'est que ces bugs psychiques induisent une certaine posture. — Ah, ils s'ancrent dans le corps. — Oui. — D'accord, ils se matérialisent dans la posture que nous adoptons. C'est comme un ancrage, quoi. Voilà, donc on va adopter une certaine posture inconsciemment, et cette posture, une fois qu'elle est installée, va maintenir l'histoire.

Quelque chose qui était au niveau émotionnel descend au niveau physique, et là, c'est verrouillé et ça nous maintient dans cette posture. Oui. D'accord. Posture psychologique, là, pour le coup.

Au départ, c'est psychologique, mais ça devient... Ça devient une posture physique qui nourrit la posture psychologique. Voilà. D'accord. Et donc, si on veut agir sur l'un sans agir sur l'autre, ça ne va pas tenir.

Si on essaie d'améliorer la posture sans prendre en compte le côté psychologique, ça ne va pas le faire. Et pareil si on essaie de changer un trait psychique sans modifier la posture. Si je reprends l'exemple de la déprime, si j'essaie de me sentir bien en restant comme ça, ça va être très dur, et ça ne va pas tenir, et vice versa, si j'essaie d'améliorer ma posture, mais sans prendre en compte le côté psychique, Thierry Lecce Oui, ça va être du volontarisme qui ne va pas

tenir très longtemps, les deux sont corrélés. Olivier Roland Les deux sont corrélés, et aussi ce qui va aider c'est de changer l'alimentation, donc prendre en compte les trois, ça va vraiment permettre d'aller vers une ouverture.

Oui, voilà, et aujourd'hui j'avais envie que tu nous parles de cette posture parce que c'est vrai que j'ai pas mal parlé du côté de la porte d'entrée alimentaire. La porte d'entrée émotionnelle, je n'en ai pas plus que ça développé, mais bon, voilà, c'est quelque chose qui est un peu connu, quand on parle de déprime, on connaît un peu la porte.

Par contre, la porte d'entrée posturale, elle est très peu développée. Et voilà ! On agit rarement là-dessus, on considère que c'est une conséquence, mais non pas une cause, alors que ça peut devenir une cause dans un certain temps.

— Au départ, c'est une conséquence. — Mais après, ça devient une cause. — Voilà, et ça devient une cause après. — C'est une espèce de cercle vicieux dans lequel l'un génère l'autre qui génère l'un, et puis après, ça se mord la queue un petit peu, d'une certaine manière.

— Tout à fait. — Alors, qu'est-ce que tu nous proposes au niveau du corps ? — Par exemple, il y a beaucoup d'entrées. Par exemple, si on fait une entrée avec les pieds, tu peux juste essayer de ressentir comment est-ce que tu te sens lorsque tu es sur l'étalon.

Le poing sur l'étalon... Au bout d'un moment, on déséquilibre. Voilà. Sans relever trop les pieds, juste le poing un petit peu en arrière. Et psychologiquement, comment est-ce que tu te sens ?

J'aurais du mal à te dire. Alors, il peut falloir un petit peu de temps pour le sentir. On va passer devant, donc maintenant le poids plutôt sur l'avant du pied, donc les talons restent au sol, mais 70 % devant, 30 % sur les talons.

J'appelle ça le 70-30. Oui, tout à fait. Là tu te sens plus à partir, y aller. Voilà, là on est prêt à l'action. La différence est notable, effectivement. Si on est sur l'arrière, on est bloqué, on est en déséquilibre.

Maintenant, par contraste, je le ressens. Voilà, on est en insécurité. D'accord. Et là, on est plus en sécurité, on est prêt à avancer.

Oui, on a envie d'y aller. Voilà. Alors, c'est dans le corps, mais c'est dans la tête aussi. Oui, c'est vrai. C'est-à-dire que si on a des projets qui n'avancent pas, ça peut être intéressant de voir comment...

Voilà, d'arriver à ressentir comment on se situe dans nos appuis, et peut-être d'aider un petit peu en induisant une petite forme d'aller vers l'avant, c'est ça ? Voilà, donc en conscientisant...

Mais alors, le problème c'est que cette posture-là, si on est un peu en retrait, elle s'est installée sur 10 ans, 20 ans, 30 ans, 40 ans, 50 ans, donc il va falloir quand même quelques jours pour changer le fonctionnement.

Mais si on conscientise chaque jour une posture différente sur l'avant, c'est le 70-30, le poids du corps sur l'avant du pied, et les genoux débloqués. C'est ça que tu as pu expérimenter.

Si on est là, les genoux bloqués, là on est... T'inquiète, là je suis prêt, alors il ne s'agit pas de plier les genoux, il s'agit juste de débloquer.

Donc si on conscientise ça au quotidien, c'est le répéter, le répéter tous les jours, penser à hop, je débloque les genoux, je mets mon poids du corps sur l'avant du pied, ça va changer des choses vraiment dans la manière d'avancer dans la vie.

Et donc dans la posture psychologique. Et dans la posture psychologique. Donc on agit sur les deux. — C'est intéressant. — Voilà un autre truc qui est un peu plus connu mais qui marche bien.

Si je rentre la poitrine, je sens très vite de l'oppression. — Oui, tout à fait. C'est évident. — Donc, en ouvrant et en conscientisant en même temps que j'ouvre l'espace dans ma poitrine, mais dans ma tête aussi.

On sent que tout s'ouvre, effectivement. Voilà, donc là c'est pareil, si au quotidien, le matin, se réveiller, faire 2-3 respirations, on s'entend... Ah !

Ça respire, ça respire à l'intérieur de moi, la vie s'ouvre, et ça va changer complètement la journée. Rien que ça, le faire 3 fois le matin, donc... — D'accord.

Mais alors, pour une personne par exemple qui va avoir tendance à être comme ça, parfois la conscientisation est difficile. Tu vois ce que je veux dire ? Elle va avoir du mal puisque déjà elle est comme ça.

Comment est-ce qu'on s'y prend pour arriver à avoir ce réflexe, cette présence ? — Ça, ça va être une construction... Bon, on peut déjà essayer des trucs comme ça. Ce qui est vraiment intéressant à mon avis, c'est de partir des pieds, parce que le corps c'est vraiment comme une maison. Si on n'a pas des fondations, on peut essayer de faire des murs qui tiennent, mais ça ne va pas marcher.

Donc, les fondations, c'est les pieds. Et puis, on remonte, on met en place les genoux, parce qu'après, sur les genoux, par exemple, beaucoup de gens ont les genoux rentrés. Alors, un petit peu ou beaucoup, mais ils ne sont pas...

La position physiologique du genou... Bon, j'ai mes pieds qui sont là, dans cet axe-là. L'histoire, c'est que le fonctionnement physiologique du genou, c'est... De sortir à l'extérieur, légèrement. Dans la ligne des pieds.

Avant dans la ligne des pieds, d'accord. Donc, tu as tes pieds là, enfin, dans cette... Oui, d'accord, qui ouvrent légèrement. Pas forcément. D'accord. La position des pieds n'a aucune importance.

Mais le genou va suivre la position des pieds. C'est la position du genou par rapport au pied. Donc si j'ai les pieds comme ça, le problème c'est que ça devient difficile et que ça demande de l'ouverture de hanche.

Donc c'est pour ça qu'en tai-chi par exemple, on recommande d'avoir les pieds plutôt un petit peu rentrés pour éviter de rentrer les genoux. Donc mes pieds sont dans cette direction, si je descends par exemple, là tu es à l'intérieur tu vois, la ligne des pieds elle est là, vas-y, oui, voilà, tu vois le petit effort sur le genou, il faut faire un effort effectivement, voilà, et je vois facilement 80 % si ce n'est pas 90 % des gens qui ont les genoux qui rentrent. Alors, il y a des gens pour qui c'est vraiment évident,

on voit des gens qui marchent comme ça. Alors ça, c'est la relation au monde, les genoux. — D'accord. — C'est-à-dire que si je laisse mon environnement me rentrer dedans, hop ! — J'ai tendance à serrer les jambes.

— Ouais, les genoux vont rentrer, c'est un peu aussi la protection. Donc le truc c'est faire son espace, alors il y a plusieurs niveaux, ça c'est le niveau plus relationnel, donc je crée mon espace où je ne laisse pas l'espace des autres rentrer dans le mien, les genoux, puis on a les coudes pour l'espace, action. Donc là c'est pareil, on dit être gêné aux entournures.

Oui d'accord, ne pas arriver à prendre sa place. Voilà, donc jouer les coudes pour faire sa place. Mais on peut le vivre dans son corps ça. Donc remonter tous les étages comme ça, les genoux, les hanches, est-ce que les hanches sont souples, bloquées, comment ça fonctionne ?

Les hanches, c'est la... enfin les hanches, le bassin, c'est l'assise, c'est là où on s'assoit. C'est l'assise sur une chaise, mais c'est l'assise dans la vie.

Donc si j'ai mes hanches qui sont déséquilibrées ou coincées ou bloquées, j'ai une assise qui... j'ai du mal à m'installer dans ma vie, à tous les niveaux. Et donc en conscientisant la souplesse des hanches, bon, après c'est des exercices qu'il faut faire.

Bon, là, je propose différents exercices sur mon blog ou dans mes formations. Et on va arriver à trouver une assise dans la vie qui soit à la fois souple et stable. Thierry Coulon-Rechercheur Oui, parce que cette question de stabilité et d'ancrage est importante.

C'est primordial, oui. Et ce qui est important, c'est d'allier la souplesse et la stabilité parce que la stabilité sans la souplesse n'existe pas. La stabilité elle va venir qu'on peut bouger, on peut être momentanément déséquilibré et retrouver sa place.

Et ça c'est lié aux genoux qui vont faire l'amortissement, aux pieds qui sont en équilibre dynamique. Et donc le bassin peut se positionner en équilibre là-dessus, là-dessus on a l'espace émotionnel, donc la cage thoracique fermée c'est les émotions qui n'existent plus, on ne veut plus les sentir, on ne peut plus les sentir.

Donc là on va ouvrir aux émotions et en même temps on va faire de la place pour les organes principaux, donc foie, coeur, reins, rates, pancréas, estomac, qui sont comme par hasard tous sous la cage thoracique.

Parce que les reins, on dit j'ai mal aux reins, Non, les brins sont très très hauts, ils sont sous la cage thoracique. Et si ça c'est fermé, ils n'ont pas la place pour fonctionner.

Donc là, on ouvre, on fait de la place pour les émotions et pour les organes. À partir d'une émotion acceptée, libre, l'action, les mains, les bras vont pouvoir agir souplement.

Oui, c'est parce que tout est délié à partir du moment-là. Et donc après on a des histoires d'ouverture de coude qui vont jouer. Par exemple, appuie-moi légèrement là. Si je suis comme ça, avec le coude fermé, si tu appuies un peu fort, c'est mes muscles qui doivent résister.

Donc là, si tu es plus fort que moi et que tu appuies fort, je ne peux pas. Alors que si mon coude est ouvert... — Ah oui, on sent la résistance qui est bien plus grande.

C'est tout le poids de ton corps qui appuie. — Et c'est mon talon. Le talon sert à ça. Donc là, tu peux appuyer fort et je ne fais aucun effort pour résister. — Non, c'est juste le poids où on sent que c'est tout...

— Donc ce qui veut dire, dans ma vie... Ça ne marche pas ! Ce qui veut dire que dans ma vie je peux avoir une action soutenue et forte sans m'épuiser. Thierry Coulon-Rechercheur Et sans te laisser déséquilibré par l'autre, si là je suis comme ça.

Ah d'accord. Tic, tic, tic, tic, et on remet tout ça... Oui, tu repars de la base et puis tu reconstruis un petit peu tout le château. Oui. D'accord, et donc tu as vu que par ce travail au niveau...

on disait qu'il y avait trois portes d'entrée, alimentaire, psychologique, émotionnel et postural. est-ce que tu as pu expérimenter qu'avec l'approche posturale, finalement, on arrivait à remettre un petit peu de la circulation quand c'est bloqué complètement ? Est-ce que ça peut être une voie d'entrée...

— Complètement, oui. — Complètement. Tout autant que c'est l'alimenteur, tout autant que c'est l'émotionnel. — Oui. — D'accord. — Et un lien avec... — Oui, avec les deux autres.

— Avec les deux autres. — Oui, bien sûr. Mais des fois, il y a pour certaines personnes une porte d'entrée privilégiée. Une qui va permettre le déblocage et de rentrer dedans.

— Voilà, et ça peut être une excellente porte d'entrée. et c'est souvent l'occasion de prise de conscience assez fondamentale, parce que je vois passer pas mal de gens, et je vois très peu de gens qui au départ ont une posture correcte partout.

Et puis, ils découvrent des zones de leur corps, ils découvrent des muscles, des postures... Thierry Leclerc qui n'avait pas conscientisé. Et puis, ça change des choses. Et quand je vois des gens qui viennent chez moi à Flores d'Ivida et quand on pratique, parce que je propose des pratiques le matin, corporelles, qui au bout de 10-15 jours, ils ont changé...

Thierry Samitier-Leclerc. Oui, il y a un truc qui a débloqué. Thierry Samitier-Leclerc. Il y a un truc qui a changé. Thierry Samitier-Leclerc. Il y a un truc qui a lâché.

Je trouve ça extraordinaire aussi d'illustrer cette porte d'entrée, ces multiples portes d'entrée qui font que pour un individu ça va plutôt démarrer d'un côté, puis pour l'autre ça va plutôt démarrer de l'autre, et que de toute façon, à un moment ou à un autre, il va falloir nourrir ces trois dimensions, et aller les clarifier, aller mettre de la lumière, et aller mettre du mouvement dans ce qui était figé quoi.

Thierry Leclerc. Oui, à un moment donné, il faut mettre les trois en relation quoi. Thierry Leclerc. Mais bon, pour rentrer, voilà, si on rentre par l'alimentation, c'est déjà super, et puis si on rentre par le côté psychologique, mais mon expérience à moi, et puis l'expérience des gens que je vois autour de moi et que je côtoie, c'est que ça va commencer à vraiment tenir, fonctionner et être confortable quand on joue sur les trois.

Thierry Lecce Oui, bien sûr, quand les trois sont en unisson d'une certaine manière, parce que sinon, il y a quelque chose qui tire en arrière d'une certaine manière.

Il y a encore une émotion qui est engrammée dans le corps et qui retire en arrière. Écoute Nat, je te remercie, je te remercie beaucoup. Tu as parlé de Flores Evida, moi j'ai envie de te faire un petit coup de pub. Flores Evida, c'est le lieu où tu vis en Espagne, tu t'es exilé, tu as quitté la France, histoire de nous ramener des oranges de temps en temps.

Voilà, je me suis exilé il y a huit ans maintenant, donc le lieu n'est pas encore terminé, l'idée c'est de faire un lieu de rencontre, d'expérimentation déjà, puis de rencontre, de stage, de diffusion de techniques corporelles, psycho-corporelles, l'alimentation, mais à lier avec la permaculture, l'éco-construction et faire un...

Thierry Lecce — L'orientation aussi, puisque depuis très longtemps tu manges cru et tu t'es vraiment investi là-dedans. Olivier Roland — Oui, oui, complètement. Thierry Lecce — Complètement. Écoute, donc je renvoie les gens vers ton site, tu as un blog dans lequel tu publies pas mal de vidéos, tu parles de tes formations, et je mettrai le lien en bas.

Je te remercie, on a eu un beau petit soleil pour cet échange, ça a réchauffé un peu l'atmosphère. Olivier Roland — Oui, voilà, super, merci la rivière. Je te remercie d'être venu jusqu'à nous.

Et merci à toi qui regarde. Ok, Nat, complément un petit peu de ce qu'on a présenté, tu nous as montré un exercice d'initiation du travail respiratoire, d'une certaine manière, pour les personnes qui ont un blocage, est-ce que c'est bien ça ?

Voilà, lorsqu'il y a vraiment un gros blocage, il est impossible de faire un exercice respiratoire, Et ça arrive, ça arrive, il y a des gens qui me disent, voilà, quand je commence à respirer, je m'asphyxie, je passe en hyperventilation, c'est la panique à bord.

Thierry Coulon-Rechercheur Voilà, c'est ça. Thierry Coulon-Rechercheur Comment on commence ? Thierry Coulon-Rechercheur Donc ça peut être psychologique ou physiologique, mais pour moi c'est lié, ou ça peut être aussi un problème d'asthme, c'est-à-dire qu'un exercice respiratoire va provoquer une crise, donc il vaut mieux éviter.

Thierry Coulon-Rechercheur Oui, tout à fait. Alors, qu'est-ce que tu nous proposes ? Thierry Coulon-Rechercheur Alors, je propose de faire de la place pour la respiration, C'est-à-dire que la respiration se passe au niveau de la cage thoracique et dans l'expression populaire, on a une expression qui est de jouer des coudes, faire sa place dans la vie ou alors être gêné aux entournures.

Et donc là, jouer des coudes, c'est faire de la place, se faire un parce que dans mon système, s'il y a un blocage respiratoire, il y a aussi un blocage au niveau de l'espace.

Thierry Samitier-Lacroix — L'espace que l'on prend, la place, le positionnement que l'on peut prendre. — Alors, ça peut être dû à un étouffement par l'environnement, par la famille, on n'a pas la place pour respirer.

Donc, nos chères familles, on va faire de la place. Ça marche. On va jouer des coudes. C'est ça. Ça me va bien. Tu es prêt ? Je suis prêt.

Ça commence avec juste des petits cercles avec les coudes. Peut-être que je vais mettre un peu comme ça, histoire que ça se voit bien. Le point fondamental, c'est de garder la conscience sur les coudes, donc le moteur, comme si tous les bras étaient morts et que ce sont les coudes qui génèrent le mouvement.

On imagine un plan comme ça et on dessine deux cercles. C'est la première étape. Et tout le temps maintenir la conscience sur les coudes puisque ce sont eux qui vont ouvrir l'espace. Le deuxième point va être avec les pieds.

On va peut-être mettre les Lorsque tu vas sur la gauche, tu pousses avec le pied droit, le bord externe du pied droit, comme si tu voulais me pousser. Tu vas pousser avec ton pied.

Si tu veux enfoncer une porte, tu y vas avec le pied. Donc, le coude gauche est repoussé par le pied droit, et le coude droit est repoussé par le pied gauche. On maintient cette alternance, donc un coup gauche, un coup droite.

C'est super agréable. Oui, en plus, oui. Très, très agréable. Donc, j'ai une amie à qui, enfin une amie commune, à qui j'ai proposé ça il y a quelques jours et qui a beaucoup apprécié qu'il y avait beaucoup de problèmes respiratoires, des difficultés à rentrer dans les égards sociaux qui le pratiquent d'ailleurs depuis. yes j'ai hâte d'avoir son retour par rapport à ça donc ça c'est la première étape les coudes deuxième étape on repousse avec le pied

opposé et troisième étape ça va être lorsqu'on va d'un côté le coude se lève un peu plus et on va ouvrir tout le côté de la cage thoracique Je vais me reculer un peu pour ne pas avoir d'un coup de coude. Remarque, pour faire sa place, un bon coup dans les dents.

Voilà, et donc on maintient. Donc il y a trois points à maintenir dans la conscience. Les coudes. Le pied opposé qui pousse. et le côté de la cage thoracique qui s'ouvre à chaque fois.

Bon alors maintenant la question cruciale docteur, combien de temps, combien de fois par jour, pendant combien de temps pour avoir des résultats ? Alors minimum deux fois par jour, matin et soir, donc quelques minutes, ce n'est pas la peine de faire longtemps.

ce qui est important, c'est de le faire le plus souvent possible dans la journée. — D'accord, pour vraiment intégrer l'exercice. — Voilà. Et alors, 2, 3, 4, alors ça peut être...

Alors pas forcément, ça peut être par exemple 2, 3 minutes le matin pour réveiller, conscientiser, et puis après dans la journée, ça peut être juste 2, 3 fois, ou quelques secondes quoi, 20, 30 secondes, voilà, en voiture.

Et alors, on va y associer une petite phrase, je crée mon espace, j'ouvre l'espace, alors on peut adapter, je gagne mon espace, je crée mon espace, j'ouvre l'espace autour de moi, j'agrandis mon de respiration, mon champ d'action.

Vraiment relier cette histoire d'ouvrir avec les coudes avec le positionnement psychologique. Alors, le plus souvent possible, et même si dans la journée on ne fait pas l'exercice complètement parce qu'il y a du monde, discrètement, je crée mon espace.

Et alors, je dirais qu'en 10-15 jours déjà, il va vraiment se passer des choses. Thierry Lecce Et là après on pourra passer à des exercices respiratoires un peu plus spécifiques. Olivier Roland Un peu plus spécifiques, peut-être pas tout de suite, après il y a encore d'autres étapes.

Thierry Lecce Et ça c'est un préalable pour remettre du mouvement, remettre de l'ouverture à ce niveau-là. Je garantis qu'en 8, 10, 15 jours maximum, il se passe des choses.

Dans le corps, dans la tête, il y aura une perception complètement différente de la cage thoracique, de la perception, parce que ça n'a l'air de rien mais il y a plein de choses qui bougent quand on fait ça. Il y a l'intention que tu poses, il y a la représentation spatiale, enfin mentale, tu prends ton espace, tout ça c'est interrelié, le physique, l'émotionnel, le spirituel, tout interagit.

Thierry Coulon-Rechercheur C'est ça ! Thierry Coulon-Rechercheur Excellent ! Thierry Coulon-Rechercheur Voilà ! Thierry Coulon-Rechercheur C'est parti ! Merci Nat !

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