Dieu parle-t-il au travers de moi ?
Cette vidéo part d’un contexte précis : une vidéo de commande cherchant à discréditer Thierry en caricaturant une prière dans laquelle il demande à Dieu d’utiliser sa bouche. Plutôt que d’esquiver, il prend le temps de déconstruire la mécanique de la disqualification par la foi, en montrant comment elle s’inscrit dans une stratégie plus large visant à le faire taire.
La majeure partie de la vidéo pose une distinction que Thierry juge fondamentale : la foi n’est pas une croyance, et encore moins une religion. La religion, comme l’idéologie, trace une ligne entre les bons et les mauvais et propose des certitudes rassurantes. La foi, elle, demande de lâcher le contrôle et de rester dans une posture de réceptivité face à ce qui dépasse le rationnel. Il s’appuie sur des passages de l’Évangile de Jean et de l’épître aux Galates, ainsi que sur des références à René Girard et Aurélien Barrau, pour étayer cette distinction.
Thierry consacre une large partie de la vidéo à la zététique comme idéologie, en analysant le mécanisme de repentance publique que cette mouvance impose à ceux qui la rejoignent. Il prend trois exemples concrets de personnes promues par ce courant après avoir renié leurs positions antérieures, et montre en quoi ce processus reproduit exactement la logique des religions qu’il vient de décrire.
La dernière partie revient sur le sens de la prière et sur ce que Thierry entend par “laisser Dieu agir”. Il cite Paul dans l’épître aux Galates (“ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi”) pour expliquer que l’amour comme moteur d’action n’a rien à voir avec un mysticisme New Age, mais désigne simplement ces moments où un être humain, moins centré sur lui-même, fait des choses qui le dépassent. Il termine sur la position de Jésus face au pouvoir politique, en analysant la troisième tentation dans l’Évangile de Matthieu.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Pourquoi on veut faire taire ThierryUn sondage Odoxa de 2023 révèle que 57 % des Français font confiance aux thérapies alternatives, ce qui éclaire selon Thierry l’intensification des attaques contre lui.
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5:38Foi, religion, idéologie : les différencesThierry pose la distinction centrale de la vidéo : religions et idéologies proposent des certitudes et tracent une ligne entre bons et mauvais, là où la foi reste ouverte au mystère.
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11:14Nicodème et le vent : lâcher le contrôleÀ partir d’un passage de l’Évangile de Jean, Thierry explique pourquoi la foi exige d’abandonner les prérequis sur le bien et le mal, y compris les règles religieuses.
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16:46Foi vécue contre croyance adhéréeThierry distingue le croyant qui adhère à un dogme et celui qui vit une expérience directe, en s’appuyant sur Girard : les limites du rationnel ne sont pas les frontières du réel.
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22:26La zététique comme nouvelle religionThierry analyse la méthode hypercritique enseignée par certains zététiciens et montre en quoi elle reproduit la structure d’une idéologie, avec ses dogmes et ses figures d’autorité.
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33:40La repentance publique comme rite d’entréeTrois exemples concrets illustrent le mécanisme par lequel des personnes rejoignent la zététique en reniant publiquement leurs positions passées, selon un schéma que Thierry rapproche des conversions religieuses.
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50:33La prière caricaturée : ce que Thierry a vraiment ditThierry répond directement à la vidéo de commande qui détourne sa prière, en expliquant le sens de la formule “utilise ma bouche” dans le contexte d’une démarche spirituelle ordinaire.
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56:10L’amour comme seul moteur d’action réelEn citant Paul dans l’épître aux Galates, Thierry explique ce qu’il entend par “laisser Dieu agir” : non pas un mysticisme abstrait, mais l’amour comme force concrète qui dépasse l’ego biologique.
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1:01:47Jésus face au pouvoir : la troisième tentationThierry analyse le récit de la tentation au désert dans Matthieu pour montrer que Jésus reconnaît la légitimité de Satan sur les systèmes politiques, et choisit de ne pas y participer.
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Transcription de la vidéo
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Là où les religions et les idéologies te proposent des certitudes, la foi te propose de te tenir émerveillé face au mystère et doucement à ton rythme, de laisser ton regard distinguer de mieux en mieux dans ces brumes épaisses.
Moi j'ai tendance à considérer que l'humain n'est pas né, n'est pas encore né, le vrai humain n'est pas né. Dieu a dit à Abraham à un moment l'erlera. L'erlera ça veut dire retourne vers toi.
La vraie liberté c'est dire oui à qui nous sommes vraiment, embrasser le réel littéralement, connaître nos déterminismes, les accepter et vaincre ce monde avec l'amour. Saint Augustin disait une phrase qui est magnifique pour moi et qui définit C'est clairement la foi.
Aime et fais ce que tu veux. Selon un sondage réalisé par Odoxa pour l'UNADFI, l'Union Nationale des Associations de Défense des Familles et de l'Individu, publié en mai 2023, 57 % des français considèrent que les thérapies alternatives comme celles promues par Thierry Casasnovas, sont au moins aussi efficaces que la médecine classique. Ça, c'est écrit dans un article du Figaro, jeudi 16 novembre 2023.
Vous voulez savoir pourquoi la violence des attaques médiatiques a redoublé ? Vous voulez savoir pourquoi on tente de me faire taire coûte que coûte ? Regardez où va l'argent. Vous êtes une majorité de français à utiliser des thérapies alternatives, bien qu'elles ne soient pas remboursées, bien que ces méthodes soient décriées régulièrement dans les médias, et que ce soit le défilé des pseudo experts à la télévision vous persuadant que vous avez tort.
Malgré toute l'énergie, l'argent dépensé pour vous convaincre du contraire, vous plébiscitez les thérapies dites alternatives, certainement parce que vous avez essayé. Ou alors, vous êtes 57 % de français complotistes, d'extrême-droite, antisémites et endoctrinés dans une secte.
Non, je n'y crois pas. Mercredi dernier, le 15 novembre, la veille donc de cet article, un texte a été présenté en Conseil des ministres sous forme de projet de loi par la porte-parole de l'ami Villud.
il introduit un nouveau délit, celui de provocation à l'abandon ou l'abstention de soins ou à l'adoption de pratiques exposant à un risque pour la santé. C'est clairement une loi anti-casasnovas présentée par la myvilude, mais c'est d'abord et avant tout une loi clairement anti-naturopathie. Alors, vous, les 57 % de personnes endoctrinées, allez-vous vous laisser faire ?
Vous, les naturopathes, ostéopathes, magnétiseurs, chiropracteurs, etc., vous tous les thérapeutes dits alternatifs, allez-vous vous laisser faire ? Aurez-vous la cohérence, le courage et la force de refuser ?
C'est ce qu'on va voir dans les prochaines semaines et dans les prochains mois. Allez, clap de début ! Aujourd'hui on va parler aussi de courage et de liberté. Alors, faire simple, magnifique cadre, on est dans une petite chapelle qui s'appelle Notre-Dame du Remède dans les Pyrénées-Orientales, perdu dans la montagne.
Je n'ai jamais caché ma foi, ma foi en Dieu. S'il fallait me mettre une étiquette, on pourrait dire que je suis un chrétien baptisé en 2012 dans la tradition protestante anabaptiste. Les anabaptistes, ce sont des personnes qui ne reconnaissent pas le baptême des enfants, ils considèrent qu'il est nul parce qu'il n'y a pas d'acte personnel de foi, il n'y a pas un choix de l'enfant, et donc ils rebaptisent les adultes.
Moi, je me suis baptisé adulte avec des chrétiens anabaptistes, tradition protestante. Alors, malgré le fait que ma foi soit une partie fondamentale de ma vie et de qui je suis, ce sujet a pris finalement très peu de place dans mes vidéos.
Mes partages à ce sujet sont relativement rares, voire anecdotiques, comparés à la globalité de mon travail d'information sur la santé naturelle. Je ne pense pas être prosélyte ni exalté. Alors, si j'ai intitulé cette vidéo « Dieu parle à travers moi », c'est parce que c'est le titre d'une vidéo de commande destinée à me discréditer sur la base de ma foi.
Alors, on va parler de foi. Longtemps, j'ai été laissé en paix sur la question de ma foi. Nous sommes un pays dit laïque dans lequel l'expression de la foi de chacun est censée être libre, et où toute personne doit pouvoir vivre et exprimer sa foi sans être stigmatisé, persécuté ou harcelé.
C'est garanti par de nombreux textes de loi françaises et européennes, à commencer par l'article 9 de la Déclaration européenne des droits de l'homme. Pourtant, depuis 2020, tout a changé.
Je pense que l'engagement dans le combat de destruction de ma personne et de mes discours par de jeunes matérialistes, dits athées, idéologues, entrés en religion, scientistes, qu'on appelle la zététique, a fait que de plus en plus souvent je suis attaqué sur ma foi et sur ma vie spirituelle.
C'est une dérive dangereuse et la ligne jaune a été désormais franchie de multiples fois. Parce qu'il est inacceptable que quelqu'un ne soit pas libre d'exprimer sa foi sans être harcelé, moqué, menacé, Aujourd'hui, je vais vous proposer une vraie mise au point spirituelle, où on va parler de foi, de ma foi, de religion, d'idéologie, de réponses simplistes pour jeunes en mal de solutions faciles, d'angoisse existentielle de la mort, d'anarchisme radical et même de fédation.
Alors, on va commencer d'abord par un petit cours de sémantique pour toutes celles et ceux qui ne se disent pas croyants, parce qu'on confond allègrement foi, croyance, religion et idéologie. Alors, avant toute chose, on va essayer de mieux les définir, ces mots, pour mieux les comprendre.
Ce qu'il faut, ma présentation va être relativement simple, alors parfois peut-être qu'elle sera légèrement caricaturale, mais je crois très peu. Depuis des millénaires, les religions revendiquent le droit de détenir le monopole de la foi légitime.
Elle se pose en seule administrative du sacré et passage obligé pour exprimer sa foi. Chaque religion prétend définir et détenir, à l'exclusion des autres, la bonne formule de la foi. Et seuls ceux qui y adhèrent méritent alors, de la part des autorités religieuses et de la communauté, d'être considérés comme de véritables fidèles.
Tandis que ceux qui ne professeront pas les mêmes articles de foi seront disqualifiés, ils seront qualifiés d'infidèles ou égarés, perdus. En ce sens, la religion se confond facilement avec une idéologie, car à l'image des religions, les idéologies proposent avant tout de tracer une ligne claire voire simpliste entre les bons et les méchants, le bien et le mal.
On pourrait dire même presque que les idéologies modernes, tous les isms, on y reviendra un peu plus tard, sont des formes non-spirituelles de religion. Le but essentiel d'ailleurs de toutes ces idéologies et religions, même s'il ne faut pas le caricaturer en le réduisant à cela, de toutes ces idéologies, c'est de séduire en proposant une vision et des réponses simplistes et manichéennes, mais qui rassurent.
Et surtout de nous placer dans le camp du bien. Oui, c'est ça le but, le but c'est si tu fais partie de ceux qui adhèrent à ce groupe, tu es quelqu'un de bien, et si tu n'en fais pas partie, tu es quelqu'un de mauvais.
D'ailleurs, en parlant d'ISM, vous vous souvenez certainement de ma vidéo, on y reviendra parce que c'est très important dans la suite de mon développement, la vidéo que j'avais sortie en 2014 qui s'appelait pourquoi je ne suis pas végane ni crudivore d'ailleurs, dans lequel je parlais du véganisme et du crudivorisme, et j'expliquais en quel niveau ces deux idéologies auxquelles je n'adhérais absolument pas, donc les choses étaient très claires, mais qui me permettaient simplement de nous faire sentir quelqu'un de bien, moi je suis végane,
moi je suis crudivore, mais qu'en fait c'était juste un moyen de se séparer des autres. La foi est tout autre, la foi c'est d'abord une expérience, une expérience essentiellement individuelle et spirituelle de la grâce et de la vérité.
C'est une rencontre qui ne dépend ni de notre culture, ni de notre origine, ni d'un quelconque préalable. Elle ne répond pas à des pratiques précises, des rituels, elle n'est pas reproductible, elle n'est pas enseignable ou si peu, elle n'est pas structurable.
On ne peut pas l'institutionnaliser, en faire un système. En simplifiant fortement, si la foi nous propose une expérience chaque jour renouvelée de rencontre avec la vérité et la vie, une démarche intérieure plutôt qu'extérieure, une contemplation des mystères de la vie plutôt que des réponses toutes faites, la religion et l'idéologie figent des réponses aux grandes questions métaphysiques de la vie qu'elles élèvent au rang de dogme, de principe ou de loi.
C'est rassurant, mais ça n'a plus rien à voir avec de la foi. Pour le redire encore une fois autrement, chacun de nous à un moment de son chemin, de sa vie, rencontre des questions en lien avec les mystères fondamentaux de la vie.
Chacun de nous aborde ces questions dont l'abéance se constitue notre première peur. Par exemple, pourquoi est-ce qu'on est là ? Où allons-nous ? Que se passe-t-il à notre mort physique ? Pourquoi la souffrance dans le monde ?
Pourquoi la haine ? Pourquoi le mal ? Pourquoi ceci ? Pourquoi cela ? Et pourquoi on en a à la kyriade ? Face à ces questions, la foi nous propose une posture qui semble au premier abord très inconfortable.
Contempler le mystère et le reconnaître pour ce qu'il est, c'est-à-dire un mystère. apprendre à le reconnaître et devenir intime avec le mystère de la vie. Pourquoi ? Pourquoi ?
Pourquoi ? D'abord, écoute dans ton cœur les réponses, la réponse ou écoute l'absence de réponses lorsque Dieu ne se justifie pas. La religion dans sa forme idéologique nous propose un deal beaucoup plus séduisant, des réponses, enfin des réponses, des réponses claires, sans discussion, affirmées encore et encore par l'armée des fidèles que l'on rejoint.
Et puis, pas que ça, elle nous propose aussi un groupe de gens avec qui fraterniser, des gens qui, comme nous, ont besoin de l'unité du groupe pour justifier leur posture.
La dimension du groupe est essentielle d'ailleurs, on va le voir juste après. Ça nourrit le besoin d'appartenance si important pour la structuration de chaque individu. Le seul point négatif là-dedans, c'est que comme l'adhésion au dogme tient plus de la croyance que d'une expérience réelle, Toute personne qui viendrait remettre en cause cette croyance est perçue comme un danger de mort pour l'individu et pour le groupe.
Et comme c'est une forme d'adhésion plus qu'une forme de conviction, l'adhésion est quelque chose de très fragile. Et la fragilité de l'adhésion explique la violence exercée face à tout ce qui pourrait remettre en cause cette croyance.
Retenez bien cette notion, elle est essentielle. C'est d'ailleurs comme ça, pour moi, que l'on distingue une personne prise dans une démarche idéologique, dogmatique, d'une personne engagée dans une démarche de foi.
Une personne engagée dans une démarche de foi ne sur-réagira pas, et surtout pas avec de la violence, à quelqu'un qui vient faire une proposition tout autre, qui lui dit « moi je ne crois pas en ce en quoi tu crois, je crois en tout à fait autre chose.
» Elle l'écoutera au besoin, elle l'entendra, elle va dire « Ok, d'accord, j'entends, j'entends. » Ça ne la perturbera pas dans ses croyants parce qu'elle sera issue d'une véritable expérience et elle n'exercera pas de la violence vis-à-vis de cette personne.
À l'inverse, une personne qui est dans une démarche dogmatique religieuse, fragiles, extrêmement fragiles dans sa démarche, toute remise en cause, quelle qu'elle soit, le fera passer dans une violence inouïe, parce qu'il faudra rejeter à tout prix ce qui vient le remettre en cause.
Donc avec les religions slash idéologies, nous avons à la fois des réponses absolues et immuables, un groupe de personnes qui croient à ces réponses, et des rituels qui nous relient et créent des groupes soudés.
Que rêver de mieux ? Bon, sauf qu'en se faisant, on s'est écarté de l'expérience de la vérité et de la vie, Et cette expérience, c'est une expérience hors piste, individuelle, chaque instant différente.
Je prends un petit passage de l'évangile de Jean dans lequel Jésus parle à Nicodème. Nicodème il est marrant parce que c'est vraiment révélateur. Nicodème c'est un religieux juif, c'est ce qu'on appelle un pharisien, chef des religieux juifs, donc lui vraiment dans le rituel.
C'est quelqu'un typiquement qui pense que parce qu'il accomplit tous les rituels, il est sauvé, il est quelqu'un de bien. Et Jésus lui dit « Le vent souffle où il veut, tu entends sa voix mais tu ne sais pas d'où il vient, ni où il va.
Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l'esprit. » Alors la foi nous demande de lâcher le contrôle, les prérequis sur le bien et le mal, voire même d'oublier les règles coutumes, les lois des pays où nous nous trouvons.
C'est d'une certaine manière, et on le verra en dernière partie de vidéo, un véritable anarchisme. Et cela a été maintes fois reproché lourdement à Jésus au point de le crucifier. La foi nous demande de nous abandonner confiants à l'amour.
L'esprit de la vie, l'esprit de Dieu nous mène de mystère en mystère d'une certaine manière, et cette posture nous place dans une position de réceptivité permanente, de questionnement permanent, et cela peut être angoissant, il n'y a rien de stable.
Le vrai point de fracture se situe ici, la liberté et l'expérience de la vérité, de la vie et de l'amour, ou la sécurité pour contrôler notre peur. parce que, pour être même plus exact, face à la peur ontologique, viscérale de ce que nous ne connaissons pas, foi, amour et liberté versus religion, idéologie, croyance, sécurité et contrôle, c'est un peu pour résumer très grossièrement les deux chemins qui se proposent à chacun de nous.
Et je crois qu'il est important de retenir que la religion ou l'idéologie sont d'abord des questions d'appartenance à un groupe, ce sont des questions sociales, politiques et sociétales. Un groupe qui te demande de faire allégeance au travers de rituels de passage obligatoires, on va voir ça un peu plus tard, on va parler de la repentance, de la repentance en particulier dans l'idéologie zététique, et qui en échange te propose la sécurité.
Le conformisme va te protéger, le fait de te conformer aux habitudes et de soumettre à la norme du groupe va te protéger. Alors on peut faire un petit tour du monde des idéologies, bien sûr il y a le christianisme, le protestantisme, l'islamisme, le judaïsme, mais aussi toutes les religions idéologiques non spirituelles modernes, le véganisme, le scientisme, le crudivorisme et j'en passe et veux-tu.
Tout ça répond aux caractéristiques des religions, et elles contiennent en elles-mêmes cette violence de base vis-à-vis de tout ce qui va venir questionner le dogme. Rien n'est plus dangereux pour un idéologue, un religieux, que ce qui vient questionner le dogme. C'est pourquoi de tout temps, dans toutes les cultures, l'institution idéologique, religieuse, laïque ou non, a toujours mené une guerre terrible et totale contre tout ce qui tentait d'ébrécher le dogme.
Il y a eu, on le sait très bien, la plupart des grands saints chrétiens, catholiques, à un moment ou à un donné de leur vie, ils ont été complètement rejetés par les institutions. On parle de Martin Luther par exemple qui a fondé le protestantisme.
Martin Luther a été excommunié aux alentours de 1500. Il y a des cas comme ça, il y en a des tas. Moi dans mon cas, toute proportion gardée, en 2014 par exemple, j'ai attaqué un dogme.
En parlant du véganisme comme j'en ai parlé, en en parlant comme d'une idéologie, et d'une idéologie extrêmement violente, qui n'avait plus grand-chose à voir par certains côtés avec la défense et le soin aux animaux, je me suis fait très violemment attaquer.
Et d'ailleurs, nombre des personnes qui s'en prennent à moi actuellement sont des personnes qui viennent du milieu végan. En attaquant un autre dogme en 2018, les vaccins, j'ai fini de rallier tous les idéologues qui voulaient ma peau.
Véganisme et vaccins, retenez bien parce que ce sont les deux dogmes auxquels je me suis attaqué, et c'est les deux dogmes qui me valent une grande partie des campagnes de diffamation que j'ai aujourd'hui.
Celui qui questionne est le dogme, et on ne parle même pas de le rejeter, Parce que, par exemple, dans ma série de vidéos sur les vaccins, je me contentais de poser des questions. Tu es témoin Alex, je vais te poser des questions.
Bon, alors, tu n'as pas le choix, tu ne peux pas répondre autrement. Mais celui qui questionne le dogme, il vient faire branler ton édifice précaire de sécurité illusoire. C'est assimiler un danger de mort et la réponse est immédiate, destruction de l'élément perturbateur.
Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, la foi existe aussi au sein des religions. Il y a parmi les personnes religieuses des personnes d'une foi véritable. Ce n'est pas moi qui vais me bien placer pour en juger.
Mais force est de constater, je ne suis pas le seul, que la religion peut être une formidable chausse-trappe sur le chemin de la foi. Pourquoi chausse-trappe ? C'est simple, quelqu'un a un appel spirituel réel, une expérience, une première expérience, une expérience on va dire sauvage d'une certaine manière, un moment d'ouverture du cœur, un moment de sensation, quel qu'elle soit, un petit fourmillement dans son univers matérialiste, et d'un seul coup il se rend compte qu'il
y a plus que ça et qu'il y a un appel d'une certaine manière. À ce moment-là cette personne a envie de comprendre ce qui s'est passé, et le risque effectivement c'est rapidement de croiser sur son chemin des religieux.
Et les religieux lui proposent des réponses standardisées, stéréotypées, fixes à l'expérience qu'elle a vécue. Et à ce moment-là c'est la fin de l'expérience. C'est une chose trappe, c'est une véritable ornière dans laquelle on tombe et on devient religieux.
L'expérience de la foi on l'a complètement oublié, on devient religieux. Il y en a beaucoup qui ont écrit là-dessus, je pense à Jacques Ellul par exemple qui a écrit un livre extraordinaire qui s'appelle « La subversion du christianisme » dans lequel il parle aussi par exemple du pardon de Dieu monnayé par ce qu'on appelait le commerce des indulgences qui a été à l'origine de la naissance de l'église protestante, qui montre qu'il y a des dévoiements dans tout l'essence. Alors, maintenant qu'on est capable de faire le
distinguo entre foi, religion, idéologie et croyance, d'un côté il y a la foi, et de l'autre côté il y a la religion qui s'apparentait à une idéologie, et la croyance c'est ce qui nous permet d'adhérer à une religion.
Donc on est dans le domaine de la croyance. La foi c'est une expérience, je dirais que moi souvent des gens me disent « Ah, toi tu es croyant ! » Je dis je ne suis pas croyant, je suis vivant, c'est-à-dire que mon expérience je la vis réellement, je n'ai pas besoin d'y croire, c'est un peu comme si on me disait, là il y a Alex qui est en train de filmer, est-ce que tu crois Alex ?
Ben non, je n'ai pas besoin de croire parce qu'en fait il est devant moi, je n'ai pas besoin d'y croire, je le vois, je le constate, mais c'est exactement la même chose.
Alors, je vous ai dit, maintenant qu'on sait faire le distinguo entre ces différents éléments, il y a un passage obligé pour rentrer dans ces dogmes et ces religions, et la repentance en est un de ces passages obligés.
Et j'aimerais vraiment, la repentance c'est l'humiliation publique, c'est un passage obligé et j'aimerais vraiment qu'on le considère, parce que vous allez voir c'est très intéressant, parce que le risque pour une religion, pour une idéologie, c'est de voir rentrer en son sein, dans son groupe, des personnes qui risqueraient de la déstabiliser.
Alors, quand tu es nouveau venu, il faut donner des gages de ton allégeance. Pour faire un parallèle peut-être un petit peu provocateur, ça me rappelle un reportage que j'avais vu sur les gangs au Mexique, dans lequel pour rentrer dans le gang, ils te demandaient de tuer un membre de ta famille.
T'imagines, pour être capable de tuer un membre de ta famille, ça veut dire que d'un seul coup, tu rejetais ton ancienne famille pour choisir la famille du gang, et tu le rejetais tellement que tu étais capable de tuer un membre de ton ancienne famille.
Vous verrez que ça paraît caricatural, ça paraît extrême, mais c'est exactement ce qui se passe et c'est exactement ce qui va se passer quand on va regarder par exemple les personnes qui rentrent dans le dogme ou l'idéologie zététique, ils sont obligés de tuer des membres de leur ancienne famille.
Alors, quand on parle de repentance, repentance qu'est-ce que ça veut dire étymologiquement ? Ça veut dire prendre une pente différente, tu montais, tu te mets à descendre, tu descendais, tu te mets à monter, tu changes de direction d'une certaine manière.
Et la repentance c'est un terme que moi-même j'ai beaucoup utilisé, Parce que je pense qu'à des moments de vie, c'est important d'avoir des moments de fracture, de changement, de cap. Ça correspond à une vraie prise en compte des changements qu'il y a à l'intérieur de nous.
Mais il faut vraiment faire le distinguo entre une repentance individuelle vécue dans le secret de son cœur, dans lequel toi tu te rends compte qu'il y a quelque chose qui change et tu l'actes. Et là c'est une démarche profonde, réelle, juste. Et à l'inverse, ces espèces de grandes démonstrations publiques dans lequel tu t'humilies pour montrer des signes de repentance, mais au final qui ne correspondent qu'à une démarche extérieure.
Parce que la question c'est qu'est-ce qui est converti ? Quand on parle de conversion, qu'est-ce qui est converti ? C'est le cœur ou les apparences, le langage, les habitudes ?
Qu'est-ce qui est réellement converti ? Et l'important c'est la conversion intérieure, la conversion profonde. Elle n'a pas besoin de grandes démonstrations, elle n'a pas besoin de grands shows, de grandes déclarations, elle se constate par la transformation profonde de l'individu que tu es.
Quand tu passes d'une idéologie à une autre, il faut faire tes preuves de ta nouvelle conversion, que tu n'es pas une sorte de top, que tu es réellement converti. Alors il va falloir cracher sur tes anciennes croyances, dédiscréditer et t'humilier.
Il faut être le plus zélé possible, c'est le prix d'entrée dans ton nouveau monde. La repentance publique est le zèle à persécuter tes anciens compagnons. En plus, tu es une recrue de choix pour ta nouvelle idéologie, tu t'accueilles comme un héros, tu connais l'ennemi mieux que personne puisque tu en fais partie.
Et cette histoire de repentance parfois a quelque chose d'extrêmement caricatural. Je vous dis, l'idéologie trace un lien entre le bien et le mal, c'est tellement manichéen tout ça.
Je vais vous citer une anecdote, vous vous en souviendrez très bien. Quand j'ai appris à avoir été baptisé, pendant un certain temps j'ai fréquenté, j'ai essayé de fréquenter quelques églises chrétiennes, parce qu'on m'avait dit, voilà, si tu es converti, si tu as pris le baptême, il va falloir que tu fréquentes des églises.
Je suis allé fréquenter des églises. Et il se trouve que dans les églises, quand ils m'ont vu arriver, je n'avais pas le look d'un chrétien, je ne ressemblais pas à un chrétien, et ça les interpellait beaucoup.
Et puis, je me souviens qu'une fois, plusieurs fois, ils m'avaient interrogé sur le type de musique que j'écoutais, je n'ai pas caché que j'aimais beaucoup le métal par exemple, le rap, le métal, la musique industrie, des musiques un peu violentes, ce n'était pas Jésus revient, revient parmi les tiens, voilà. Et on m'avait vraiment lourdement fait entendre que c'était de la musique sataniste, qu'il ne fallait surtout pas écouter ça, et je me souviens en particulier,
il y avait un groupe que j'aimais beaucoup qui s'appelle Korn, il y en a certains d'entre vous qui le connaissent Korn, et on me disait la musique de Korn c'est horrible, il ne faut surtout pas écouter ces trucs-là, et un jour Brian Welsh qui est le guitariste de Korn, un guitariste emblématique de Korn, mythique de Korn, Brian Welch se convertit, il change, il se convertit, il raconte comment Dieu l'a sauvé et ainsi de suite.
Et à ce moment-là, tous les chrétiens d'un seul coup se mettent à parler de cornes, à écouter du Brian Welch, mais c'était tellement comique, parce qu'une semaine avant le mec était sataniste et d'un seul coup il ne l'était plus.
Mais parce qu'il y avait des dénominations et ça les rassurait, c'est des questions de peur, uniquement de peur. Alors, moi j'aimerais bien étudier cette question de la repentance en particulier dans le cas d'une idéologie moderne qu'on appelle la zététique.
La méthode zététique est la méthode hyper-critique propre à la zététique. Alors, rappel rapide, la méthode zététique, de base et théoriquement, c'est une méthode d'étude des phénomènes dits paranormaux pour découvrir les lois scientifiques qui sous-tendent ces phénomènes.
Dit comme ça, c'est une démarche plutôt ouverte. Devant un phénomène inexpliqué, on va chercher la loi physique qui pourrait l'expliquer, ou on va dénoncer la supercherie. et actuellement c'est devenu uniquement ça la zététique.
Bon, il y a quand même un petit souci, déjà ça suppose que tout répond aux lois de la physique et relève du rationnel, ce qui est une erreur fondamentale. Je vais citer René Girard, le grand anthropologue, celui qui a parlé du désir mimétique, René Girard disait bien que les limites du rationnel ne sont pas les frontières du réel. Le réel c'est beaucoup plus que le rationnel qui peut s'appréhender par la raison. C'est une évidence.
Donc, c'est une approche essentiellement matérialiste et rationaliste, c'est déjà une grosse limite, mais bon. Cette méthode a été élevée au rang d'idéologie par des enseignants, par exemple il y en a un qui s'appelle Richard Monvoisin qui est docteur en didactique des sciences, qui est enseignant de zététique à Grenoble, et il enseigne ce qu'on appelle la méthode hypercritique que je vais vous détailler juste après.
Et on va en parler juste après, Clément Bastie par exemple, l'extracteur, c'est un de ses élèves, et il adule, il est en admiration totale devant Richard mon voisin. D'ailleurs Clément a besoin de ça, il a besoin de ça, on verra qu'il était en adulation devant Sora les dieux donnés, puis après il leur a craché dessus, il les a rejetés, maintenant il est en adulation devant Richard mon voisin, entre temps il y a eu un moment où il
était en adulation devant moi, voilà, il passe d'adulation à rejet, typiquement la personne qui est de la chair à idéologie. L'azéthétique se pose comme la référence de la pensée critique, pareil que les religions, souvenez-vous, les religions revendiquent le droit de détenir le monopole des expressions légitimes de la foi, mais l'azéthétique revendique de détenir le monopole de l'expression de l'esprit critique. Au final, c'est comme si en dehors de l'azéthétique,
il n'y a aucune pensée critique. Il se nomme d'ailleurs la communauté critique. Donc, si tu n'es pas de la communauté critique, tu n'es pas critique. En fait, soit tu fais partie de la communauté critique, soit tu es de la chair à secte, en doctrine, comme s'ils avaient l'exclusivité et le monopole.
Ils s'appellent même entre eux les sceptiques, appartenance à un groupe, récupération, donc terme commun, tout le monde a des moments de scepticisme, on est d'accord ? Bon, mais eux ce sont les sceptiques, ils sont tout le temps sceptiques, c'est le scepticisme.
C'est quand le fait d'être sceptique, il y a des moments où tu es sceptique, des moments où tu ne l'es pas, être sceptique tout le temps ça te paralyse complètement, c'est ce qu'on va voir dans la description de la méthode hypercritique, eux ils sont sceptiques tout le temps, il faudra dire qu'ils se croient sceptiques tout le temps, parce qu'on va voir qu'il y a un gros biais à ça, Et ça devient une idéologie.
Alors, on parle de la méthode, la méthode zététique, puisque toute religion, toute idéologie se base autour d'un principe, d'une méthode qui va leur permettre de distinguer le bien du mal.
Il faut bien quelque chose pour savoir est-ce que tu fais partie de cette religion, de cette idéologie ou est-ce que tu n'en fais pas partie ? Est-ce que tu fais partie des gentils ou est-ce que tu n'en fais pas partie ?
Alors, cette méthode revient généralement à une analyse suspicieuse et à charge, c'est très important, de détails parfois insignifiants ou connexes à un sujet, ou des menus erreurs afin de disqualifier en bloc une thèse en la passant au crible, ou en faisant subir ce sort à ses sources afin de repousser une théorie adverse, alors même que les preuves amenées par celle-ci ne sont pas elles négligeables.
Donc, pour dire simplement, ils vont venir chercher du micro-détail, Ils vont chercher le micro détail qui racle un petit peu pour essayer de disqualifier la totalité. Et soyons clairs, dans tout discours, dans toute présentation, dans toute théorie, il va toujours y avoir un micro détail qui ne fonctionne pas, qui est critiquable, qui est discutable, obligatoirement. Je cite Charles Victor Langlois,
« Introduction aux études historiques de 1898 » Donc, il connaissait déjà ça, ce n'est pas nouveau, ça a été remis au bout du jour, il croit que c'est un truc nouveau, mais c'est très ancien, il disait « L'hypercritique, c'est l'excès de critique qui aboutit aussi bien que l'ignorance la plus grossière à des énormes méprises.
C'est l'application des procédés de la critique à des cas qui n'en sont pas justifiables. L'hypercritique est à la critique ce que la finasserie est à la finesse. Certaines gens flairent des rébus partout, même là où il n'y en a pas.
» Bon, 1898, je ne sais pas pourquoi il cherchait des rébus. « Ils subtilisent sur des textes clairs au point de les rendre douteux, sous prétexte de les purger d'altérations imaginaires. Ils distinguent des traces de trucage dans des documents authentiques. État d'esprit singulier.
À force de se méfier de l'instinct de crédulité, on se prend à tout soupçonner." La méthode hypercritique d'ailleurs est très difficile à contrer dans la mesure où elle lance un grand nombre d'affirmations péremptoires et parfois rapides à formuler qui demandent du travail afin d'être vérifiées.
Et la méthode hypercritique, surtout ce qu'elle a, c'est qu'elle condamne tout. Elle condamne absolument tout parce que, comme je vous disais, c'est très facile dans n'importe quel discours, dans n'importe quelle présentation, dans n'importe quelle situation, trouver un élément à critiquer, ce n'est pas compliqué.
Et c'est pour ça que la zététique a une énorme zone d'ombre. C'est que si la zététique s'appliquait, si les zététiciens appliquaient leur science hypercritique à tous les domaines, ils en viendraient à rejeter tous les domaines, et ça ce n'est pas possible.
Donc il y a un énorme biais méthodologique. C'est qu'ils ne vont appliquer leur méthode hypercritique qu'à certains éléments, certains sujets particuliers, et les autres ne vont pas les considérer. Pour la pensée zététique, au final, évaluer tout ce qui est conventionnel ne l'est pas tout le reste.
C'est donc bien une idéologie, en ce sens qu'elle trace une ligne claire et caractéristique entre le bien et le mal. Pour donner un exemple, par exemple, les zététiciens vont s'attaquer à la médecine naturelle, à la naturopathie, Et par contre, il ne s'est même pas la peine de leur parler des accidents vaccinaux, des problèmes d'intoxication avec certaines molécules chimiques, ça n'existe pas, ils ne veulent pas appliquer leur méthode.
Il y a une excellente remarque de quelqu'un que j'aime bien écouter qui s'appelle Charles Robin, qui s'appelle le Précepteur, il a une chaîne sur Youtube, je vous la recommande vraiment, et il disait, c'est moi qui le dis, donc peut-être que j'ai déformé un tout petit peu ses propos, mais pas le sens, et je trouvais sa remarque très juste et très simple, Il disait, le jour où l'azéthétique critiquera
indifféremment tous les aspects de notre monde, alors je commencerai à m'y intéresser. Actuellement, ce n'est pas le cas, donc c'est bien une idéologie. C'est une méthodologie simpliste, capable de séduire des esprits un peu immatures en recherche d'absolu, des idéologues en recherche d'une nouvelle religion laïque, scientiste, et qui croient avoir trouvé leur chemin vers la vérité avec cette méthode.
D'ailleurs, c'est le propre d'une religion, adhérer à un corpus idéologique qui te promet de faire le distinguo entre le bien et le mal, et une fois que tu y es adhéré, ne plus questionner cette croyance initiale.
Alors, je vous disais, le passage de la repentance publique est essentiel. J'ai pris trois exemples de personnes qui ont été extrêmement promues par l'azithétique. Il y en a une par exemple qui s'appelle Sohan Trikwar. Sohan Trikwar « Vous allez surtout nous expliquer pourquoi vous avez quitté la discipline.
» Sohan Trikwar « Oui, je peux peut-être vous préciser pourquoi je suis rentrée dans un premier temps rapidement. Moi, initialement, j'étais assez déçue d'être confrontée à la méconnaissance et aux préjugés des professionnels de santé sur l'alimentation végétale.
En tant que patiente, j'ai cherché des solutions pour m'accompagner dans le respect de mon alimentation. Je suis tombée sur la naturopathie qui m'a beaucoup séduite à ce titre. Il s'agit bien de séduction.
et donc je me suis formée et dans mon cours de formation, j'ai décidé moi-même d'exercer la naturopathie et j'ai été confrontée à la réalité de cette pratique. Donc, dès la période de formation, il y a des choses qui m'ont un petit peu interpellée, mais c'est surtout au fur et à mesure de ma pratique que j'ai commencé à déconstruire certaines choses, à questionner certains types de compléments alimentaires, certains types de recommandations, mais c'est clairement avec l'arrivée de la pandémie de
Covid-19 que là, je me suis questionnée quand quand j'ai vu beaucoup de collègues et de personnes, notamment de thérapeutes, prendre des positions, vraiment antistatistiques, anti-vaccins, et ça m'a mis à une grande prise de recul et à développer mon esprit critique et à complètement sortir de cette dynamique-là. Thierry Leccerci.
Elle se présente elle-même comme la naturopathe repentie. Donc, elle utilise le terme. Swan, elle est Toulousaine, je crois, diététicienne, naturopathe, et elle découvre la zététique vers 2020.
Enfin, en fait, elle avait deux croyances fondamentales qui la portaient, c'était la cause animale et les vaccins. Et finalement, elle commence des études de naturopathie, elle s'installe en tant que naturopathe d'après ce que je comprends, et elle ne supporte plus que les naturopathes globalement et tendance à critiquer la politique vaccinale.
Alors, elle se tourne vers l'azététique parce qu'ils sont véganes, donc ça, ça va bien pour elle par rapport à sa première croyance, enfin en tout cas son premier combat, et ils sont provax, donc tout va bien.
Elles se retrouvent rassurées, d'ailleurs très souvent on cherche des idéologies qui correspondent à nos croyances, on cherche juste à être validé. Alors, dès lors, elle devient instantanément le fer de lance de la critique de la naturopathie.
Et d'ailleurs ça c'est très marrant, mais ça je le vois dans tous les milieux. Tu arrives dans un milieu, surtout si tu es un repenti de quelque chose que ce milieu combat, du coup tu es poussé au nu, tu es exposé médiatiquement, les gens t'ouvrent les bras quoi, Tu as écrit très volontiers, tu es valorisé, c'est extrêmement valorisant, et ça séduit énormément.
Alors, elle devient le fer de lance de la critique de la naturopathie, elle fait des interviews, et bien sûr sa nouvelle communauté la met en avant. Elle raconte sa conversion, elle alerte sur les dangers de la naturopathie, et là elle se lance à tout va, elle était naturopathe.
Par exemple, elle écrit des articles sur le lobbying des labos de produits naturels. C'est là où tu te marres, tu te marres littéralement, parce qu'en termes de volume de vente, le lobbying des labos naturels versus le lobbying des grands labos pharmaceutiques, c'est peanut, je ne peux pas lancer le chiffre, c'est quoi, c'est 0,1 % en termes de chiffre d'affaires par rapport au grand Pfizer et tout, mais non, elle va s'attaquer uniquement aux laboratoires de compléments naturels.
Il faut qu'elle donne des gages à sa nouvelle communauté, c'est-à-dire qu'elle était naturopathe, il va falloir maintenant qu'elle crache à fond sur la naturopathie, y compris en étant totalement caricatural.
Elle explique comment elle est devenue anti-vax au travers d'un discours très émotionnel, comment elle s'est fait prendre par l'anti-vax, c'est terrible ce genre de truc, et puis elle a été ressaisie au dernier moment, c'est émouvant. Ce qui est vraiment très intéressant c'est sa mise en avant par la communauté sceptique immédiatement, alors que son argumentaire est vraiment très très faible.
Elle n'a aucun talent, sinon être une naturopathe repentie. Et souvenez-vous, alors pour reprendre un passage de la Bible, il y a plus de place au ciel sceptique pour une naturopathe repentie que pour dix sceptiques de naissance.
Exemple par exemple de mauvaise foi totale quand elle écrit un article. Elle écrit un article, pourquoi est-ce que la naturopathie fonctionne ? Bonne question, parce qu'elle est bien obligée de reconnaître qu'il y a des résultats.
Alors, j'ai lu l'article, on me l'a proposé, j'ai lu ses conclusions. Premièrement, des cas isolés ne sont pas des preuves. En gros, ce n'est pas parce que ça marche pour toi, ce n'est pas parce que ça marche pour des milliers de personnes que cela a été validé scientifiquement. Elle dit d'ailleurs, les témoignages, aussi nombreux soient-ils, ben oui, parce que le problème c'est qu'il y a énormément de témoignages.
Tu vois, s'il y a 57 % des français qui pensent que les thérapies alternatives naturelles sont au moins aussi efficaces que la médecine moderne, c'est que oui, il y a du résultat, d'accord ? Donc les témoignages, aussi nombreux soient-ils, ne constituent jamais une preuve d'efficacité d'une pratique de soins.
C'est marrant ça, ça c'est très intéressant. En fait, en dehors de la validation scientifique, ce n'est pas vrai, c'est marrant comme idéologie. Donc en fait, ton expérience n'est pas vraie, elle n'est pas juste si elle n'est pas validée par la validation scientifique.
C'est complètement anti-intuitif, c'est jamais comme ça que les hommes ont fonctionné. Je veux dire, globalement, comment est-ce qu'ils fonctionnaient les hommes ? C'était, moi j'ai fait ça, ça a marché pour moi, je vais essayer, ah ouais, ça a marché aussi pour moi, et puis de bouche à oreille comme ça, ça progressait, comme ça.
Non, là maintenant c'est, attention, la science donc érigée en Dieu, puisque c'est la parole de Dieu, la parole de la science c'est la parole de Dieu. La science érigée en Dieu, donc en ce sens-là, ce type d'approche, je vais utiliser un mot fort mais c'est une forme de satanisme, puisque le satanisme c'est ce qui veut prendre la place de Dieu, c'est l'homme des murs finalement qui veut se placer à la place de Dieu, là c'est l'intellect humain au travers de
la science. Donc la science te dit c'est valide ou ce n'est pas valide. Ça ne correspond à rien, c'est une blague. Donc premier trait, les cas isolés ne sont pas des preuves.
Je suis d'accord dans l'absolu, toute expérience individuelle mériterait une expérience beaucoup plus large avec une validation beaucoup plus large, je suis complètement d'accord. La plupart du temps ça n'a pas lieu, pourquoi ? Parce que personne ne veut faire ce genre d'études.
Mais je suis d'accord, dans l'idée c'est bien, c'est intéressant, je comprends la logique de tout ça, mais le poser en don, pour moi c'est un gros problème.
Ensuite, donc des cas isolés ne sont pas des preuves. Deuxièmement, elle dit « Ouh, mais il y a un caractère spontanément résolutif de bon nombre de pathologies. » Excuse-moi Swan, c'est de la connerie, c'est de la totale connerie.
Si le bon nombre de pathologies se résolvait d'elles-mêmes, à ce moment-là il n'y aurait pas autant de monde dans les hôpitaux, il ne faut pas se foutre de la gueule du monde, c'est extrêmement rare.
Ensuite, elle dit « Il y a des alternances de phases de rémission et de poussée aiguë dans d'autres maladies. » Oui, mais là aussi, c'est complètement anecdotique. Donc, enfin, on arrive sur son argument fort de fin, et là, l'argument, moi, il m'a bluffé.
Là, au niveau réflexion, c'est top. « Finalement, si ça marche, c'est que les recommandations d'hygiène de vie ne sont pas propres à la naturopathie. » Ah !
Elle écrit « En effet, vous avez vu juste... » Donc là déjà, elle flatte son auditoire, c'est une petite technique de manipulation. « Aucun d'entre eux n'est propre à la naturopathie.
Notons également que ce sont des outils dont font usage quotidiennement les professionnels de santé et psychologues. » Pourquoi est-ce qu'ils vont casquer 60 balles de l'heure pour aller voir un naturopathe qui leur dit exactement les mêmes choses que leur médecin qui est totalement remboursé ?
Tu vous prenez les gens totalement pour des crétins ? C'est complètement ridicule, c'est faux ce que tu dis, c'est totalement faux. Oui, peut-être que théoriquement la médecine moderne reconnaît que des modifications de l'hygiène de vie sont favorables pour le niveau de santé de l'individu, en pratique, les médecins prescrivent des médicaments et ne sont pas des éducateurs de santé.
Et on va voir un naturopathe parce que c'est un éducateur de santé. Donc au final, les milliers de témoignages ne sont pas des preuves, il y a des rémissions spontanées, des évolutions par poussée, et quand ça marche quand même, c'est que ça ne relève pas de la naturopathie.
Excuse-moi, mais c'est le degré zéro de la réflexion et de la mauvaise foi. Mais ça plaît à ces co-religionnaires. Ils ont juste à se marrer sur Twitter, c'est ce qu'ils veulent, ils adorent, elle a beaucoup de succès.
C'est ce qu'ils attendent d'elle, qu'elle écrive encore et encore des articles à charge contre la naturopathie. Et sa seule légitimité, c'est d'avoir été naturopathe. Elle fustige aussi, par exemple, ça c'est très intéressant, le fait de, je cite, émettre des doutes sur la vaccination en évoquant de possibles graves effets secondaires qui n'ont pourtant jamais été observés dans la réalité, d'accord ? Donc déjà, il faut avoir un culot monumental pour
dire que les effets secondaires vaccinaux n'ont jamais été observés dans la réalité. Il faut aller voir le Fonds de compensation des victimes d'accidents vaccinaux aux Etats-Unis, tu vas voir combien de thunes ils ont lâché pour tous les accidents vaccinaux.
Mais alors, c'est très marrant parce qu'elle se dit sceptique, donc tenante de la pensée critique et du doute, et elle considère comme malvenue d'émettre des doutes. Ça prouve bien qu'il n'y a aucun doute, c'est de la pure idéologie.
Bon, tout ceci ne relève pas de la pensée critique, mais à l'inverse de la pensée dogmatique, c'est bien le problème. Donc c'est, je me suis noté, voilà, il n'y a rien de personnel, sérieux, ne le prends pas personnellement, encore un exemple d'esprit faible qui voulant faire allégeance à son nouveau milieu est capable d'écrire n'importe quoi, ce qu'elle fera malheureusement encore et encore, parce qu'elle a du succès dans son milieu.
— Mais pour qu'on soit très clair, vous déconseillez, du coup, vous-même, d'aller chez un naturopathe aujourd'hui ? — Oui. Aujourd'hui, je suis persuadée que la naturopathie est une approche qui n'est pas rationnelle et qui peut conduire à éloigner de la médecine et de processus diagnostiques fiables de soins et de choses que... Les personnes en naturopathie ne sont pas formées, ne sont pas médecins, ne sont pas psychiatres, ne sont pas psychologues.
Il y a à mon sens un gros risque que de détourner de la médecine conventionnelle avec la conséquence parfois délétère, et je l'observais auprès de mes clients et de mes clientes à l'époque. A.C.M.E. « Écoutez, merci beaucoup Sohen Tricouart pour ce témoignage vraiment très intéressant.
» Un autre petit exemple, c'est quelqu'un qui s'appelle Élisabeth Fretty. Alors, Élisabeth Fretty est aussi très très intéressant. Élisabeth Fretty, elle avait une compagne qui pratiquait le New Age, le truc un peu perché, et elle s'est vautrée totalement dans le New Age. Elle raconte d'ailleurs dans une interview, il faudra que tu me la mettes l'interview Alex parce qu'elle est vraiment savoureuse, bon déjà que c'était quelqu'un de fragile sur le plan psychologique puisqu'elle suivait une psychothérapie, et qu'elle est tellement partie dans le
New Age, elle était tellement barrée qu'elle mettait ses mains sur les boîtes de conserve dans les supermarchés pour distinguer leur énergie et savoir quelle marque de thon elle allait acheter. Désolé, mais bon, pas de commentaire.
Elle croyait aux reptiliens et ainsi de suite, elle a le droit, il n'y a pas de problème, elle pensait avoir des super-pouvoirs, bref, excusez-moi, un petit peu perturbée. « Par exemple, j'allais au supermarché, j'allais choisir, moi je ne sais pas, entre deux boîtes de conserves, j'allais poser mes mains, puisque je ressentais les énergies, ou j'avais l'impression de ressentir des énergies dans mes mains, j'allais faire ça devant les boîtes de
conserves pour savoir quelle était la boîte de thon que j'allais choisir, ou la boîte de macrodose. Moi, quand j'étais croyante, j'étais complotiste, donc je croyais aux chemtrails, aux reptiliens, aux Illuminati, et j'étais anti-vax.
Thierry Macron. Pareil, rencontre avec la zététique, repentance totale par rapport au New Age, et là, elle se lance dans des podcasts tous plus caricaturaux les uns que les autres, par exemple, elle interview quelqu'un, confidence d'une ex-gourou, ou de l'ostéopathie au New Age, etc. Et du contenu comme ça, elle en fait pour sa communauté.
Ça ne sert pas à grand-chose, sinon à alimenter l'auto-illusion de sa propre communauté. Ils se gargarisent les uns les autres en se disant « Qu'est-ce qu'on est des gens bien ? Qu'est-ce qu'on a une pensée critique ?
Et qu'est-ce que les autres sont perdus ? » Mais c'est ça dans toutes les religions, rassure-toi, il n'y a pas que dans l'asie tétite. J'ai vu ça chez les chrétiens, j'ai vu ça chez tout le monde. Alors le meilleur, je l'ai gardé pour la fin quand même, c'est Clément Bastie.
Le repentis de circonstances et le besoin de reconnaissance. Alors, c'est vraiment le cas le plus intéressant, Clément Bastille, professeur de SVT, dessinateur sous le pseudonyme Crapaud, ou Crapaud qui bave.
Aux alentours des années 2013, il rentre en complotisme, comme on pourrait dire. Il devient dessinateur pour Égalité et Réconciliation. Je vous donnerai quelques exemples de dessins qu'il a fait dans l'almanach 2013, je crois, d'Égalité et Réconciliation, où il dessine aussi pour Dieudonné, l'une des mascottes de Dieudonné, c'est lui qui l'avait dessiné.
Il dénonce pêle-mêle le complot juif, les désastres écologiques, le totalitarisme étatique. Il est, comme le dirait certains médias mainstream actuellement, un parfait complotiste. Très rapidement, il se fait remarquer par les ténors de cette sphère, et c'est certainement son premier besoin, il a besoin de reconnaissance, il a besoin d'un père.
Il y va à fond, puis vers les années 2014-2015, suite à un désaccord avec Dieu donné, pour une question de paiement de ses droits d'auteur pour une image, il prend ses distances avec ces personnes.
Là, il rencontre mes vidéos, et une fois de plus, il aborde mon travail avec le caractère idéologue qui le caractérise. Il raconte dans une interview qu'il passait ses journées avec son casque sur les oreilles et que même sa femme n'arrivait plus à lui parler.
Ce n'est pas normal, il n'est pas censé faire ça. Ça nuit complètement à ses relations sociales, il se coupe complètement de ses relations sociales en écoutant mes vidéos. Ce n'est pas le but, mais c'est lui qui est un idéologue, ce ne sont pas mes vidéos qui sont idéologiques.
C'est une addiction. En 2018, là encore, alors déjà lui il est végane, donc déjà je pense que ça devait le chatouiller un petit peu mes prises d'opposition par rapport au véganisme.
En 2018, ma prise d'opposition sur les vaccins le fait se retourner totalement contre moi. Il faut dire qu'entre temps, il a rencontré l'idéologie zététique par l'intermédiaire d'un cours de Richard, mon voisin. Dès lors, il devient anti-casasnovas et pro-zététique.
Ce qui révèle son caractère idéologue, c'est la violence de ses revirements et le zèle qu'il met ensuite à combattre ses anciennes croyances. En 2019, par exemple, il porte plainte contre moi devant le tribunal de grande instance de Perpignan.
Il s'associe à la Mivilud en 2019 afin de lancer une opération massive de discrédit médiatique sur ma personne, ce qui donnera le collectif L'Extracteur et les vidéos montage à charge contre moi que certains d'entre vous ont pu voir.
Ce qui est notable, c'est qu'il agit le plus souvent anonymement. Mais quand il est contraint de révéler son identité en 2020, il se trouve face à un gros problème, eh oui, son passé, eh oui. Parce que sa nouvelle religion zététique ne savait rien de tout son passé conspirationniste. Et ses cours religionnaires lui demandent des contes.
Comment ça il était proche de Dieudo et de Soral ? Et comment ça il était fan de Casasnovas et n'en a jamais parlé ? Comment ça il a fait des dessins sur la Shoah en la comparant à une religion ?
Comment ça il a participé à un concours de dessin qui s'appelle Holocaust Contest ? Concours de dessin sur l'Holocauste. C'est grave ça, tous ces dessins qualifiés d'antisémites, il n'en a jamais parlé.
Alors à ce moment-là, il nous fait un truc, il nous fait une espèce de repentance publique avec humiliation qui est un cas d'école. Je vous mettrai les tweets, tu penseras mettre les tweets, s'il te plaît Alex, je te les ferai passer.
Comment je me suis retrouvée à faire des dessins pour l'extrême droite ? Par ce témoignage, je souhaiterais informer sur le fait qu'il n'y a pas de profil type des personnes qui défendent ces idées-là.
En 2013, je découvre les spectacles de Dieudonné. Je suis happée par son jeu, son écriture. Sans m'en rendre compte, je m'adonnais à une sorte de culte de la personnalité. Je commençais à tout écouter. À ce moment-là, je travaille seule en faisant des tâches répétitives.
J'ai besoin d'écouter des émissions. Pour soutenir Yeudonné face à ce que je pense être de la censure, je fais quelques dessins que je poste sur Facebook sous le pseudo « Révolution de la quenelle ».
Je suis séduit par leur position sur la Palestine, etc. Je n'avais aucune arme intellectuelle pour me défendre. Je fais une peinture pour Yeudonné, que je lui ai remise à la main d'or après un spectacle.
Je continue de publier des dessins sur ma page. Sans le savoir, je ne fais que mettre sur papier leurs mensonges, ne connaissant rien les sujets que je traite. Mais je me sens utile. À ce moment-là, je n'ai pas vraiment d'amis.
Je passe de longues heures seules sur mon ordinateur. Je clôture ma page Facebook. Et j'en manquerai une autre sous le pseudonyme de crapaud. On me propose de faire un dessin négationniste comparant la Shoah aux autres religions. Pendant cette période, je me sentais vivant grâce à l'excitation de franchir des interdits.
En mai 2014, je réalise deux dessins anti-FM. En juin 2014, je participe à un concours Facebook pour dessiner l'affiche du plus prochain spectacle de Dieudonné, « La bête immonde » dans lequel, tour à tour, il déclare qu'il était inconscient quand il réalisait ses dessins, qu'il a été usurpé, et que désormais, il consacrera sa vie à détruire ses idéologies nauséabondes. Il ne savait
pas ce qu'il faisait de pauvre, ça me fend le cœur. Il se pose en victime et demande pardon à ses co-religionnaires afin d'être accepté. Et c'est beau, c'est beau, mais c'est ridicule.
Par la suite, comme gage de sa nouvelle conversion, il va être de tous les articles de presse, des émissions de télé, des conférences anti-casasnois, de partout, partout on voit sa tête à Clément Bassil, partout.
Parce qu'il faut qu'il existe dans sa nouvelle religion, il faut qu'il les rassure par rapport à son positionnement. Il connaît par cœur mes vidéos, alors c'est le soldat parfait pour la zététique qui le valorise, le met en avant.
Et c'est son besoin premier, exister coûte que coûte. La façon d'ailleurs dont il a révélé son identité et ça démontre que c'est à l'évidence un individu fragile parce qu'il prétend avoir été doxé.
Alors, le doxing, qu'est-ce que c'est ? C'est révéler ton identité sur les réseaux sociaux. En réalité, ce n'est pas du tout ça qui s'est passé. Son identité a été découverte, mais il était hors de question de la rendre publique. Il y a juste un petit message qui a été mis sur mon compte Instagram qui disait « La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe, à bientôt Clément.
» Il n'est pas marqué « On sait que c'est toi l'extracteur » ou quoi que ce soit, rien du tout. C'était juste un message qui était destiné pour lui pour que lui comprenne qu'on savait qui il était et qu'il fallait qu'il arrête un petit peu ces conneries.
Juste lui pouvait le comprendre, jamais son nom ni même son prénom ne soit associé par nous à l'extracteur. Et d'un seul coup là, il flippe totalement, et il révèle son identité.
Et c'est à ce moment-là qu'il a fait sa repentance publique en expliquant qu'il ne savait pas ce qu'il faisait. Là où une personne équilibrée dans une démarche sincère va embrasser son passé sans le rejeter, et l'assumer d'une certaine manière pour grandir, l'idéologue va le rejeter et rejeter tout ce qui s'apparente à son passé, parce que sa nouvelle idéologie lui demande ça. En ce sens, on peut dire qu'il ne grandira pas, et il recommencera encore et encore, peut-être que ce sera autre chose après
la zététique, d'une idéologie à une autre, et une autre, chaque fois en crachant d'autant plus sur la précédente. Vous croyez que ça témoigne d'un individu sain que de consacrer son temps à pointer ce que l'on considère comme le mensonge chez l'autre ?
pour prendre une parabole de la Bible, des évangiles, la parabole de la paille et de la poutre dans laquelle Jésus dit à l'autre finalement occupe-toi de la poutre qui est dans ton œil et pas de la paille qui est dans l'œil du voisin.
Ce besoin d'être redresseur de torse, ça dénote déjà d'une démarche idéologue. Puis bon, pour faire le tour, ils ont leur grande messe, leur grande messe c'est maintenant un rendez-vous qui s'appelle le REC, les rencontres de l'esprit critique, où il y a finalement des gens comme Swan Triquart, ou Elisabeth Fréty qui sentait l'énergie des boîtes de conserve de thon, ou Clément Bastie, l'ex-soi-disant antisémite repenti, qui vont être promus, mis en avant,
c'est le leader de l'église et ainsi de suite. Tout ceci est absolument ridicule. Alors, maintenant qu'on a vu la différence entre foi, religion, cette notion de repentance, de repentance avec la véritable repentance qui est une des repentance dans son cœur et qui ne demande pas ces grandes manifestations ridicules, et la repentance publique qui est vraiment cette espèce d'humiliation dans lequel ça va découler ensuite sur la violence parce qu'il va falloir que tu rejettes violemment ton ancienne croyance,
donc ça explique toute la violence des idéologies actuelles. Moi j'aimerais bien vous parler de ce que c'est pour moi l'expérience de la foi et de l'amour. Parce que là où la religion te séduit en te disant qu'elle détient la vérité, la foi te montre que tu ne peux jamais t'en saisir, donc forcément c'est moins sexy.
La religion te dit voilà la vérité, prends-la, je détiens la vérité, je la tiens, je m'y accroche violemment. La foi te dit non, non, la vérité elle chemine, parfois elle peut cheminer à tes côtés, parfois non, et ça c'est beaucoup moins séducteur.
Là où les religions et les idéologies te proposent des certitudes, la foi te propose de te tenir émerveillé face au mystère Et doucement, à ton rythme, de laisser ton regard distinguer de mieux en mieux dans ces brumes épaisses.
Au mieux, parfois, la vérité t'inspire. On dit souvent qu'elle parle au travers de toi, ça on dit ça chez les chrétiens. D'où le titre de cette vidéo, « Dieu, la vérité, la vie parlent au travers de toi ».
Oui, ça c'est des choses qui se disent chez les chrétiens. Alors, hors contexte, tu parais complètement demeuré quand tu dis ça, dans un contexte, tu parles avec des chrétiens, c'est quelque chose qui se comprend parfaitement et tu n'es pas complètement asimuté.
C'est une façon de parler, bien sûr, une expression qui prend son sens en contexte et pas hors contexte. Et bien sûr, c'est très facile de détourner une telle phrase pour te faire passer pour un illuminé mystique. D'ailleurs, pour quelqu'un qui voue un culte à son intellect et à une méthode simpliste de discrimination, ce genre de propos est totalement insupportable.
C'est ce qui fait d'ailleurs, par exemple, que faute de comprendre, T'as par exemple un jeune gamer qui sous-entend dans une vidéo de commande qui lui a été faite, dans laquelle il s'agissait encore une fois de me disqu'éditer, qui sous-entend avec son espèce de petit rire bête que Dieu utilise ma bouche pour éjaculer dedans. A.
A. A. Je lui ai promis qu'on parlerait de fellation, donc je taille une pipe à Dieu. Je vous montre l'extrait. Je laisse à Dieu et je lui dis, ok, aujourd'hui encore, utilisez-moi. Alors non seulement il demande à Dieu d'utiliser son corps, c'est très bizarre dit comme ça.
Et c'est plus moi qui parle, et d'ailleurs avant toute vidéo question-réponse, je lui dis utilise ma bouche. Ok, c'est pas... Oui, oui, j'ai pu dire dans une vidéo, dans une prière, j'ai dit Dieu utilise ma bouche, mes mains, qui je suis.
Je ne parlais pas de faire une fédation à Dieu, c'est ma prière. Vous autorisez que les gens prient ou c'est devenu illégal, qu'ils aient une expression légitime de leur foi ou c'est devenu illégal ?
Je prie pour éviter de faire de la merde encore et encore, car notre biologie est égoïste, apeurée, violente. Il n'y a aucune connotation morale là-dedans. Toi comme moi, je ne suis pas pire, je ne suis pas mieux, on est tous pareil.
Notre biologie est égoïste, elle vise juste à perpétuer la vie. D'ailleurs Béchamp disait bien, Antoine Béchamp disait bien « Rien n'est la proie de la mort, tout est la proie de la vie.
» La vie est un prédateur, la vie biologique est un prédateur. Et moi, j'ai tendance à considérer que l'humain n'est pas né, n'est pas encore né, le vrai humain n'est pas né.
Ça, c'est une phrase de Sri Aurobindo, qui était un mystique, un homme politique indien. D'un point de vue physiologique, nous sommes des larves. Dit comme ça, c'est très provoquant.
Ce n'est pas moi qui le dit, c'est mon ami Eric Ancelet. Dans une série de vidéos qu'on a enregistrées, qu'on va vous diffuser en début d'année prochaine, Eric Ancelet parle de néothénie. C'est la persistance de caractéristiques larvaires ou fétales dans la forme adulte d'un animal. Et nous sommes une espèce néoténique, c'est-à-dire que nous n'avons pas encore atteint notre état adulte.
C'est le cas de l'humain, une larve qui pourtant a atteint la maturité sexuelle et se reproduit sans être adulte, sans être aboutie. Et si cette évolution encore à venir était plus d'ordre spirituel que physique ?
Auquel cas, les idéologies, les religions, matérialistes ou non d'ailleurs, elles nous bloquent à l'état larvaire en refusant le passage à ce qu'on appelle la transrationalité. La transrationalité, qu'est-ce que c'est ? Vous savez, c'est René Girard aussi je crois qui en parlait pas mal, il disait, il y a l'état pré-rationnel, et pré-rationnel c'est les peuples premiers dont on se fout éperdument de leur gueule, alors qu'en termes de spirituel certainement ils auraient beaucoup de notions à nous apprendre, qui voient finalement une espèce de dieu
vengeur dont ils ont extrêmement peur, Alors ça c'est le pré-rationnel, après il y a le rationnel, c'est les éthéticiens, c'est les matérialistes qui pensent qu'avec la raison ils peuvent tout appréhender, et puis au moins il y a le transrationnel.
Le transrationnel c'est quelqu'un qui est conscient de sa raison, qui sait l'utiliser, mais qui sait aussi que le monde ne se borne pas à ce que sa raison peut analyser, qu'il y a bien d'autres choses.
Il y a de plus en plus de physiciens, de mathématiciens qui abordent la physique ou la mathématique de façon transrationnelle, mais ils sont pourchassés, souvent ils sont stigmatisés et ridiculisés. Saint-Augustin disait une phrase qui est magnifique pour moi et qui définit clairement la foi.
« Aime et fais ce que tu veux. » Notre besoin de cadres, de coercition, de lois, de répression, notre insécurité ontologique nous montre à quel point c'est la peur qui est aux commandes de nos vies.
Et les religions sont des structures de pouvoir coercitives qui répondent aux besoins de cet animal apeuré que nous sommes. Le jaume n'est pas fait, même par les religions, le cœur il n'est pas transformé, il n'est pas transformé par l'amour, car parce que nous nous contentons d'adhésion peureuse et limitée au lieu de plonger directement dans l'expérience directe de la foi.
Aime et fais ce que tu veux. Si le cœur est changé, alors tout ce qui sortira de nous est changé, nos paroles, nos actes, nos intentions. On passe notre vie à essayer de changer nos comportements, et d'ailleurs c'est le fer de lance de toutes les religions, Il y a des rituels, on veut changer nos comportements, il faut se comporter comme si, il faut parler comme si, il ne faut plus dire de jourons, il ne faut plus dire de gros mots et ainsi
de suite. Mais je veux dire, Jésus l'a montré maintes fois dans les évangiles, il disait mais si tu ne pêches pas en action, tu pêches en pensée. Donc si ton cœur n'est pas changé, tu es la même personne, tu donnes juste l'illusion à l'extérieur, tu es un pharisien des temps modernes, tu, je, nous, nous donnons l'illusion d'une transformation.
Alors, nous passons notre vie à essayer de transformer nos comportements laborieusement, mais si cela reste juste un déguisement, c'est de la merde. Nous n'y arrivons pas, par notre propre volonté, nous faisons des efforts, mais cela ne tient qu'un temps.
Ça me fait penser à une anecdote, souvent on me parle beaucoup de communication non-violente, je ne suis pas quelqu'un qui adhère aux principes de communication non-violente, parce que je pense qu'on peut être extrêmement violent en utilisant les principes de la communication non-violente. Si ton cœur est violent, tu auras beau utiliser des mots extrêmement chatoyants, oui mais je pense, je ressens ceci, cela, en fait, tu seras ordurier de la même manière.
Sauf que tu ne le seras pas explicitement, tu le seras implicitement. Pareil avec le développement personnel, qu'est-ce que tu veux développer une personnalité qui est complètement déviante. Ce n'est pas le développement de la foi, de l'amour qu'il faudrait viser.
Dieu parle à travers nous, oui, à certains moments, et même la science rationnelle le reconnaît, On parle de l'état de flot, d'inspiration, de transcendance. Qui n'a pas vécu ça un moment, il y a un truc qui te dépasse, qui te remplit, qui te dépasse, d'accord ? Tu l'appelles comme tu veux.
Bien sûr, autant de phénomènes que les outils rationnels peinent à analyser. Sont-ils pour autant à ignorer ? Alors, ça ne plaît pas aux miliciens idéologues rationalistes, ça c'est certain, mais ce n'est pas parce qu'eux n'ont pas eu accès à ça qu'il faudrait qu'ils nous en empêchent.
D'ailleurs, là encore, un petit verset de la Bible dans l'évangile de Luc, Donc, Jésus dit « Malheur à vous docteurs de la loi » Alors la loi, c'était la loi religieuse, « Malheur à vous docteurs de la joie » Donc, malheur à vous docteurs de la loi, pas de la joie.
« Malheur à vous docteurs de la loi » Donc, malheur à vous les religieux, les idéologues, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance. Vous n'êtes pas entrés vous-mêmes, donc vous n'avez pas fait l'expérience vous-mêmes, et vous avez empêché d'entrer ceux qui le voulaient, uniquement.
Les pharisiens sont les arthéchétypes des religieux idéologues, ils se croient du bon côté, ce sont des gens biens. L'expérience de la foi nous montre à l'évidence que personne n'est jamais du bon côté, ni une personne bonne, tout comme l'inverse est vrai aussi, personne n'est jamais du mauvais côté.
Il y a des personnes, des biologies qui cherchent à survivre, et ces personnes sont plus ou moins souvent portées par l'amour, l'attention à l'autre, la bienveillance et le soin.
Et quand c'est le cas, ils font des miracles. C'est dans l'épître aux Galates par exemple, Paul qui dit ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi. Tu diras, c'est l'amour qui vit en moi, c'est la vie qui vit en moi, c'est le moment où tu es porté, où tu fais des miracles, réellement, l'amour fait des miracles.
Ça n'a rien à voir avec l'espèce de dôme-dieu nauséabond du New Age, mais c'est un humain qui est plutôt creusé, réceptacle de la vie et de l'amour de Dieu. Et puis, il y a ces moments où c'est la peur qui parle, et là, c'est l'horreur.
Les religieux ou les religieux-idéologues ont peur de ceux qui pensent ou expérimentent différemment d'eux-mêmes. C'est pour ça qu'il leur faut les détruire. Les personnes qui ont cherché à me détruire, moi, ma réputation, mon image publique et mon activité, sont par essence des idéologues religieux.
Et mon travail d'information vient ébranler leur muraille de peur. Je dois disparaître. Mon message, c'est un message de liberté, de responsabilité. Et c'est ce que l'idéologie et la religion ont le plus en horreur.
Vous savez, dans l'imagination de la justice, les gens qui regardent mes vidéos sont des gens totalement endoctrinés, incapables de penser par eux-mêmes, incapables d'exercer la moindre pensée critique. Dans la réalité, quand je croise des gens, je ne croise jamais ces gens-là, ils n'existent pas, c'est de la pure fantasmagorie.
Et cette appropriation de l'esprit critique par un pan qui se dit c'est nous l'esprit mais c'est ça le vrai dévouement. Alors, pour conclure cette vidéo qui est partie dans pas mal de directions, mais je pense que c'était des mises au point très importantes à faire, je voudrais dessiner les contours de ma foi sous forme d'une forme d'éthique de la liberté. Est-ce qu'on pourrait imaginer une foi anarchiste, libre, asociale ?
Comment est-ce que d'ailleurs moi je peux faire rimer foi et liberté ? Alors, si on confond foi et religion c'est certain que la foi c'est... si foi et c'est égal à religion, la religion c'est toujours du côté du pouvoir, de l'idéologie et du contrôle.
Donc c'est très difficile de faire rimer foi et religion, mais si de foi et liberté, mais si on sépare la foi de la religion, qu'on se rend compte que ce sont deux expériences totalement différentes, d'accord ? Eh bien, on peut avoir une autre vision.
C'est certain que les gens qui sont plutôt dans une démarche libertaire, axée sur la liberté, anarchistes, ont du mal. Souvent on entend cette maxime « ni Dieu ni maître », mais je pense que c'est une très mauvaise compréhension.
Et il y en a pas mal qui l'ont pointé, par exemple Jacques Ellul, il a écrit un livre fantastique qui s'appelle « Christianisme et anarchie », et je vais reprendre pas mal de ses passages pour cette conclusion.
Je vais vous partager des extraits essentiels. Alors, les anarchistes rejettent la foi car ils confondent souvent la foi avec le phénomène religieux. Je cite par exemple un grand auteur anarchiste qui s'appelle Bakounine qui dit « Dieu étant tout, le monde réel, et l'homme ne sont rien.
Dieu étant la vérité, la justice, le bien, le beau, la puissance, la vie, l'homme est le mensonge, l'iniquité, le mal, la laideur, l'impuissance et l'amour.
» Ce qu'il rejette lui. « Dieu étant le maître, l'homme est l'esclave. Mais qui dit révélation dit révélateur, qui seront reconnus comme représentants de Dieu sur la terre.
» Donc là il parle des grands prêtres, « et qui exercent nécessairement un pouvoir absolu. « Tous les hommes leur doivent une obéissance passive et illimitée car, contre la raison divine, il n'y a point de justice terrestre qui tienne.
Esclaves de Dieu, les hommes le sont aussi de l'Église et de l'État en tant que ce dernier consacré par l'Église. Si Dieu est, l'homme est esclave.
Or l'homme peut et doit être libre, donc Dieu n'existe pas. » Ça, c'était la démonstration de Bakounine. Ces mots représentent bien la position commune, libertaire, anarchiste sur la foi. Mais ceci dénote encore une fois de la confusion perpétuelle qui est faite entre foi et religion.
Jésus dit, vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous libèrera, vous affranchira. La vérité vous rendra libre. L'expérience de la vérité, c'est aussi l'expérience de la liberté. Jésus, qui se réclame de Dieu d'ailleurs, choisit la voie de la non-puissance radicale.
Il dit même Dieu est amour, il ne dit pas Dieu est puissance, Dieu est pouvoir, non, il dit Dieu est amour. Même dans l'Ancien Testament, qui est commun à peu près à toutes les religions monothéistes, la puissance de Dieu est très souvent marquée, jamais ses puissances n'est avancée seule.
Toute proclamation de la puissance de Dieu est associée à une proclamation d'amour, je cite Jacques-Élude, de pardon, une exhortation à la réconciliation, une affirmation que cette puissance de Dieu joue pour l'homme et jamais contre lui.
Jésus n'a jamais non plus brigué quelconque au pouvoir, il dit même « Mon royaume n'est pas de ce monde ». il y a le royaume de Dieu, et tout pouvoir qui est exercé hors de ce royaume est fondamentalement mauvais, il doit être nié.
Ce n'est pas une forme d'apolitisme ou de spiritualisme que Jésus enseigne, il dirige une attaque fondamentale contre le pouvoir. Il n'est pas indifférent à ce que la politique peut être ou faire, mais il refuse la politique.
Et d'ailleurs ce n'est pas un doux rêveur qui plane comme ça dans les sphères éthérées, il récuse toute validité à laquelle prétend ce royaume-ci, et refuse le pouvoir parce qu'il n'est pas conforme à la volonté de Dieu.
Je vous cite un passage par exemple, il y a un passage quand Jésus avant de commencer à arpenter les terres de la Palestine et d'Israël, il est amené au désert pendant 40 jours, et là il y a ce qu'on appelle les tentations.
Et la troisième tentation dans le récit de l'apôtre Matthieu, c'est celle où le diable met Jésus en haut d'une falaise, et puis il lui montre tous les royaumes du monde, il lui dit je te donnerai toutes ces choses, donc il donnera tout le pouvoir sur le monde, sur les systèmes politiques, sur les sociétés, si tu te prosternes et tu m'adores.
Et Jésus lui répond en refusant de l'adorer. Mais il ne dit pas à Satan, il ne lui dit pas que ces royaumes, le pouvoir politique n'appartiennent pas à Satan, il ne dit pas non, non, mais tu n'as aucune légitimité, ce monde ne t'appartient pas, non, non. Il reconnaît que ce monde lui appartient, que ces systèmes politiques, ces systèmes étatiques, ces structurations de société lui appartiennent.
Il dit juste, il reconnaît que Satan peut donner le pouvoir politique, mais la condition pour exercer le pouvoir politique c'est d'adorer la puissance du mal, et ça Jésus refuse de le faire.
Donc on ne peut pas considérer plus grand positionnement anti-politique. L'église s'est devenue l'appui du système. D'ailleurs, moi je me suis toujours posé la question Alors, combien est-ce que j'ai vu de religieux s'élever contre les viols réguliers de la création lors de l'épisode Covid par exemple, quand on voulait injecter de l'ARNM par exemple, combien il y a eu de religieux qui ont dit « Attendez, mais quand même, ça pose des problèmes éthiques, il faudrait... » Non, personne, personne, personne.
Combien actuellement se positionnent sur le transhumanisme, sur les guerres à travers le monde, sur l'esclavage humain, sur l'exploitation systémique de la création ? Aucun, ou si peu, et c'est à vomir.
Vomir de soumission à l'ordre établi car c'est à l'inverse total du message de l'Évangile. Les attaques des anarchistes contre Dieu, l'Église et la religion sont strictement exactes, à condition de préciser qu'il s'agit du Dieu remodelé par cette Église devenue puissante, de l'association accidentelle de l'Église et du pouvoir social et politique, ce qui n'est nullement l'expression du christianisme biblique, mais c'est plutôt totalement l'inverse. Ainsi, pour l'essentiel, ce que l'on peut tirer du nouveau comme de l'Ancien Testament, c'est une récusation de tout pouvoir politique.
Il n'y a pas de pouvoir politique légitime en soi. Le pouvoir politique, l'organisation sont des nécessités de la vie sociale, mais rien de plus, qui toujours tentent de prendre la place de Dieu parce que le magistrat, le roi, l'homme politique finissent immanquablement par se prendre pour l'autorité en soi.
Le pouvoir doit être sans cesse contesté, récusé, nié. On doit renverser la proportion habituelle, On dit toujours l'État est légitime sauf lorsqu'il devient tyrannique, injuste, violent, etc. En réalité l'État est illégitime, il doit être détruit sauf lorsqu'il est serviteur de tous et protège effectivement le bien.
Il n'y a pas une forme chrétienne déterminée du pouvoir, parce qu'en réalité la seule position politique chrétienne conforme à la révélation, c'est la négation du pouvoir humain, le refus total, radical de son existence, quelle que soit sa forme.
Et cela, je le répète, alors quand je dis je le répète, là je cite Jacques Ellul, « Non pas en s'orientant vers un spiritualisme, vers une ignorance de la politique, vers un apolitisme, certes, non, il faut au contraire en tant que chrétien être présent au monde politique et au monde de l'action, mais pour les nier, pour leur opposer le refus conscient et fondé qu'il seul peut mettre en question, et parfois empêcher la croissance indéfinie du pouvoir.
» Aussi, conclut Jacques Ellul, les chrétiens ne peuvent-ils être aux côtés que des seuls anarchistes ? la foi chrétienne est une foi anarchiste, et l'église en tant qu'institution est la plus formidable trahison du message du Christ.
Ni Dieu, ni maître. Trois petits points extérieurs. C'est une éthique de la liberté faite d'écoute intérieure, de connaissance de soi-même, d'émerveillement. Dieu a dit à Abraham à un moment l'erlera.
L'erlera ça veut dire retourne vers toi. Et j'ai une grosse pensée pour mon ami, et certainement l'une des personnes qui m'a le plus apporté dans mon chemin de foi, Patrick Fontaine qui a cette recherche intérieure vraiment très à cœur, « Le royaume est proche et à l'intérieur de nous.
Est-ce qu'il faut l'interpréter autrement que radicalement, au premier degré, retourne à l'intérieur ? Ni Dieu, ni maître extérieur, mais Dieu est à l'intérieur et le maître est à l'intérieur.
On est esclave, on est esclave de notre biologie, on est esclave de qui nous sommes. Et la vraie liberté c'est dire oui à qui nous sommes vraiment, Embrasser le réel littéralement, connaître nos déterminismes, les accepter et vaincre ce monde avec l'amour.
Et puis fuir le pitoyable théâtre politique, lui refuser toute puissance sur nous. Ceci est ma foi et j'espère que pendant ces quelques minutes, je ne sais pas combien de temps ça a duré, tu me diras Alex, Pendant ces quelques minutes, heures de vidéos, ce n'est pas moi qui ai parlé, mais c'est la vie, l'amour, la vérité, au travers de moi.
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