Dialogue sur la boulimie "ni par puissance, ni par force"
Cet échange part d’une situation concrète : une personne qui a reçu une centrifugeuse et commence à expérimenter les jus, mais qui se heurte à des réactions de détoxination trop intenses. Thierry explique pourquoi attaquer trop fort dès le départ produit l’effet inverse et comment calibrer une entrée progressive, fruit par fruit, légume par légume.
La conversation bascule ensuite sur la boulimie et l’hyperphagie. Thierry rapporte un échange avec un psychiatre et propose une lecture différente de celle qui circule habituellement : la boulimie comme stratégie de contrôle du vide, une tentative de remplir ou d’expulser une douleur intérieure que la volonté seule ne peut pas résoudre. L’anorexie y est présentée comme le pendant inverse, le même mécanisme d’évitement déplacé dans l’autre sens.
C’est là que la notion de lâcher le contrôle devient centrale. Thierry soutient que tant qu’on cherche à combler ce vide par soi-même, on tourne en rond, et il s’appuie sur sa propre expérience de dépendance pour illustrer l’impuissance de la volonté face à une compulsion installée. Il évoque la nécessité d’accepter de rester dans l’inconfort sans chercher à le résoudre immédiatement, et de laisser quelque chose de plus grand que soi opérer cette réparation.
La dernière partie revient sur des points pratiques : les combinaisons alimentaires, la place des fruits dans l’alimentation, et les dérives dogmatiques de certains courants crudivores. Thierry met en garde contre les théories construites pour justifier ses propres troubles et rappelle qu’il n’existe pas une seule façon de manger juste, ni un modèle universel à suivre.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Contexte de l’échange et premiers jusThierry rappelle la discussion précédente et revient sur les premières expériences de jus de l’interlocutrice, notamment les réactions intenses ressenties.
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3:15Pourquoi les jus trop forts posent problèmeThierry explique comment un mélange trop puissant dès le départ provoque une détoxination violente et décourage toute continuité.
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6:48Introduire la question de la boulimieThierry annonce vouloir partager une lecture de la boulimie issue d’une conversation avec un psychiatre, différente des approches habituelles.
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9:42La boulimie comme tentative de contrôle du videThierry décrit la logique de remplissage et d’expulsion propre à la boulimie, et son lien avec un besoin de maîtrise face à une douleur intérieure.
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13:06Pourquoi la volonté ne suffit pasThierry affirme que la volonté personnelle est inopérante face à ce type de compulsion, et que cette impuissance n’est pas un signe de faiblesse morale.
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17:07Laisser le vide se combler autrementThierry propose de ne pas chercher à résoudre soi-même cette béance, mais de la laisser ouverte et d’appeler quelque chose de plus grand à la combler.
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24:11Connexion, illusion de contrôle et interdépendanceThierry évoque le fait que rien n’est vraiment caché aux autres sur le plan inconscient, et que l’idée de maîtriser ses états intérieurs est une illusion.
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27:21Dépendance et impuissance : son expérience personnelleThierry parle de sa propre confrontation à la dépendance et illustre concrètement pourquoi la volonté seule ne peut pas enrayer une compulsion.
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30:03Dérives dogmatiques dans les courants crudivoresThierry met en garde contre les théories alimentaires construites à partir de troubles non résolus, et rappelle qu’aucun modèle ne vaut pour tout le monde.
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37:22Conseils pratiques pour avancer en douceurThierry conclut sur des repères simples : respecter les combinaisons alimentaires, ne pas forcer le rythme, et laisser les choses évoluer progressivement.
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Transcription de la vidéo
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Allo? Allo Claire? Oui mon frère? Salut c'est Thierry les livres crus, ça va? Oui ça va et toi? C'est bon comme envers pour toi, pour discuter ?
Oui, oui, c'est bon. Je vais juste essayer de monter un peu le son, parce que je t'entends moyennement bien. D'accord, moi je t'entends très très bien. Je t'en avais parlé lors du mail, mais t'es ok qu'on enregistre cet échange ?
Oui, oui, il n'y a pas de soucis. Oui, de toute façon, tu me donnes toujours ton accord une fois qu'il est prêt à être diffusé. Tu me donnes ton accord préalable, de toute façon.
D'accord, d'accord. Bon écoute, dis-moi, pour repréciser un petit peu pour les gens qui vont découvrir cet enregistrement, on avait déjà discuté tous les deux il y a 2-3 semaines de ça, quelque chose comme ça, on avait parlé d'alimentation, bien sûr, et on avait parlé aussi de boulimie, en grande partie, puisque c'est quelque chose auquel tu es confrontée toi aussi, et à C'est plutôt de l'hyperphagie.
C'est plutôt ce qu'on appelle de l'hyperphagie. Oui, voilà. D'accord, ok. Attends, j'augmente un peu le volume, pour que l'on entende bien. Et à l'époque, tu devais recevoir un juicer qui t'est arrivé par l'opération de partage de juicer, quelqu'un qui t'a envoyé une centrifugeuse.
Et depuis, tu as pu un peu l'essayer, tu m'as dit, déjà j'aimerais bien qu'on revienne sur ce point-là, parce que c'était assez intéressant, tu m'as décrit tes premières expériences, est-ce que tu pourrais les rappeler parce que tu m'as envoyé un petit mail avec deux trois petites remarques sur comment ça s'était passé, c'était assez intéressant pour moi.
Bon déjà les premiers jus que j'ai fait, c'était un mélange que j'avais jamais fait avant, que je voulais faire carottes, un tout petit peu de radis noirs, d'abétrase et des épinards. Je portais bien, j'ai pas trouvé d'épinards et j'ai mis du persil. Je sais pas si c'est ça ou si c'est le mélange entier.
Et je me suis vraiment, les deux jours d'affilée, je me suis sentie pas bien après. Donc 40... J'avais la pêche au bout de deux minutes et puis après je me sentais vraiment... J'avais l'impression d'être en détoxination à fond quoi.
C'était un peu cet effet là, conspiration, ça me brûlait un peu partout. Carottes, radis noirs, persil, betterave ? Oui. D'accord. Alors pour te dire quand même, la carotte c'est un légume de construction on va dire, qui n'est pas particulièrement détoxinant.
Par contre les trois autres, c'est à peu près parmi les légumes les plus puissants au niveau détoxination qu'on puisse connaître. D'accord ? D'accord. Donc tu t'es fait ce qu'on appelle un cocktail molotov à l'époque des barricades, c'est comme ça qu'on l'appelait ça, c'est-à-dire un décapeur au karcher pour le corps. Donc que tu te sentes un petit peu mal vu que tu passes sans transition de l'un à l'autre, je dirais quelque part c'est normal.
Donc ce que tu as expérimenté, c'était des réactions de détoxination beaucoup trop violentes certes. Donc il s'agit de vraiment calmer le jeu, de rentrer dans un processus beaucoup plus doux, d'en introduire d'un de ces produits-là qu'à la fois, c'est-à-dire de commencer par du pomme, carotte, un petit peu de radis noir, ou alors pommes, carottes, un petit peu de persil, pommes, carottes, un petit peu de betterave, à toi de voir mais de pas attaquer comme ça de but en blanc parce que sinon ça va
être terrible pour toi ça va être vraiment terrible et tu vas en souffrir et finalement qu'est ce que tu vas faire ? Tu vas faire ça pendant deux jours tu vas être écœuré, t'en pourras plus, tu vas épuiser ton corps donc tu vas revenir à autre chose et puis tu vas faire le yo-yo et c'est pire que tout Mais là, je me suis fait un smoothie banane et un peu de persil, mais vraiment un petit peu.
C'était l'équivalent d'un pouce. Et déjà là, je ne me sentais pas bien parce que quand je prends la banane toute seule, ça va. Quand tu dis la banane toute seule, c'est la banane mixée ou la banane intégrale ? Pas jus.
La banane intégrale est mixée avec un peu d'eau pour les épaissir. D'accord. C'est que tu as un peu forcé sur le persil. Le persil est un très puissant détoxificateur. Je vois ça.
Voilà, donc vas-y, vas-y, tout doux, apprends à te connaître, il n'y a que toi qui peut t'indexer, il n'y a que toi, je veux dire, je ne connais pas, je ne sais pas exactement d'où tu viens, je ne sais pas quel est ton passé, donc vas-y, vas-y, vas-y, tranquille et base-toi sur tes sensations.
Excuse-moi si je tousse encore un petit peu, tu as vu sur la... peut-être, je ne sais pas si tu as vu la vidéo que j'ai mis en ligne ce matin, mais j'ai... Oui, je viens de voir, oui. Ouais, ouais, d'accord, donc ce n'était pas certain que je sois... Je ne savais pas si ça datait d'il y a quelques jours ou...
Non, non, elle a été faite hier soir et ce matin, mais ça va, bon, c'est... Bon, j'espère que ça va mieux ? Ben oui, visiblement, tu vois, je suis debout, puis tu le verras sur la vidéo que j'enregistre.
Et... Pardon. Et donc, ouais, voilà, le persil, y aller tout doux, le radis noir. Le radis noir, donc, c'est fabuleux pour tout ce qui est les mucus, pour déloger les mucus, mais attention, attention que ça...
Oui, et puis j'ai vu la vidéo, et maintenant je ne sais plus intituler la vidéo, mais sur la personne qui, justement, avait un rhume depuis... Oui, voilà, quand la machine s'emballe, c'était l'interview de Fanny un petit peu, et je sais qu'elle a eu de belles améliorations, elle simplement, en revenant sur une monodiète de bananes, parce que c'est beaucoup plus doux, c'est beaucoup plus doux, il faut accompagner le corps, il faut voir, je dirais que comme détoxination de transition,
moi je pense que c'est quelque chose d'assez idéal, parce que ça tient assez au corps pour qu'on retrouve un petit peu les sensations qu'on avait dans le cuis, c'est-à-dire d'être plein, je vais dire, et en même temps c'est quand même très peu intoxiquant et au contraire ça permet au corps de bien travailler, d'être nourri de l'intérieur et tout, donc je trouve que c'est une très très bonne approche, la mode diète de fruits, mais de fruits denses, c'est une approche très facile qui
devrait être tentée par bon nombre de personnes. C'est bien, ça m'a empériné mon idée d'aller vers les bananes, donc oui, c'est Super, super. Et donc là, on s'était promis aujourd'hui de reparler un petit peu de boulimie, parce que je voulais te proposer, disons, en profiter un petit peu pour partager avec toi quelque chose sur la boulimie, parce que j'ai été amené, tu sais, c'est étonnant, mais il y a énormément de personnes qui sont confrontées à ça,
que ce soit de l'hyperphagie, c'est-à-dire le fait de manger trop et de manger trop de façon compulsive on va dire de la boulimie c'est à dire vraiment manger trop de façon compulsive et se faire vomir ou alors son inverse total c'est à dire l'anorexie mais au final ça relève un petit peu des mêmes choses et on m'a proposé un regard là dessus que j'ai trouvé extrêmement puissant et extrêmement donc je voulais un petit peu le partager avec toi voir un petit peu ce que ça pouvait faire en toi.
C'est issu de plusieurs conversations dont une principalement avec quelqu'un qui est psychiatre, un psychiatre officiel je vais dire, donc tout ce qu'il y a de plus orthodoxe dans sa formation. Et il me parlait dans ce cadre-là, parce que je l'ai interrogé, je lui ai dit voilà je suis confronté à pas mal de personnes qui sont à l'épreuve avec ce genre de troubles, qu'est-ce que tu pourrais me donner comme piste que je n'aurais pas encore exploré, donc je lui ai dit un petit peu la façon dont j'approchais la chose,
et il me dit, il y a une chose à considérer, c'est la notion de stratégie de déplacement. Alors j'ai dit, mais qu'est ce que c'est que cette histoire de stratégie de déplacement ?
Il me dit, voilà, voilà ce qui se passe à l'état de chaque humain, à peu près, on a tous un état de peur viscérale, on va dire, d'une certaine mesure, et cet état de peur viscérale, ça se traduit par un immense vide en On lui met différents noms, différentes sensations, mais au fond de nous-mêmes, on a un immense vide, un immense creux.
Et on ne supporte pas ce creux. On ne supporte pas, et surtout ce qu'on ne supporte pas, c'est qu'on n'a pas prise sur lui. C'est-à-dire qu'on ne peut rien y faire. Une torture, et on ne peut rien y faire.
Donc qu'est-ce qu'on essaye de faire ? On essaye de déplacer ce creux dans une zone où on peut avoir une action. Et donc, la plupart d'entre nous, on déplace ce creux dans le corps, c'est-à-dire que cette sensation de vide qu'on a dans l'être, on le déplace comme une sensation de vide dans le corps.
Et à ce moment-là, c'est super, parce que ce vide dans le corps, on sait comment le remplir en se bourrant de nourriture, en se bourrant de nourriture pour se remplir, pour se remplir, pour se remplir et pour combler ce vide.
Et le corps, il fait un… si tu veux, quand ce qu'on appelle cette stratégie de déplacement est mise en place, pour l'individu dans l'instant, remplir le corps ou remplir l'être, ça revient à la même chose.
Pour lui, il y a une similitude entre les deux, c'est équivalent l'un et l'autre. Donc tu vas voir l'hyperphagie, et bien c'est de dire, bon mais ce vide que je sens dans mon être, c'est un vide dans mon corps, ça je peux le maîtriser, autant le vide dans mon être, je ne peux pas le maîtriser, mais le vide dans mon corps, je le maîtrise totalement, et bien à ce moment-là, je le remplis, et c'est surtout la notion de c'est moi
qui peux le remplir et résoudre ma propre douleur et tu vas voir à quel point c'est important ensuite et dans la boulimie alors c'est encore plus symbolique parce que c'est je me remplis, je me remplis, je me remplis et après j'expulse ce vide donc je le rejette donc là vraiment je suis mon maître absolu et je peux le rejeter totalement ce vide et je dirige exactement comme je veux je suis mon décideur, je suis celui qui qui ordonne tout au niveau de mon corps et surtout je contrôle, je contrôle. Et là dedans il y a
vraiment une notion de de contrôle qui est évidente, qui paraît vraiment évidente. Et dans l'anorexie c'est un peu le pendant inverse, c'est on déplace le vide au niveau du corps mais à ce moment là on se dit mais finalement en affamant le corps au maximum on l'épuise tellement qu'on ne ressent plus rien, et ce qui est le cas.
Donc on essaie de sortir par le bas, on va dire d'une certaine mesure Alors que dans les autres cas, on essaie de sortir par le haut en remplissant. Mais là, on essaie de sortir par le bas en creusant tout autour du vide.
Comme quoi, il n'y a plus de vide après puisqu'il n'y a que du vide tout autour. Tu vois ce que je veux dire ? C'est comme si tu avais un trou dans un terrain puis que tu creusais des trous tout autour. Tu n'as plus de trous dans un terrain puisque c'est un immense terrain de terrain creux.
Mais tu sais que cette stratégie d'évitement sur le corps, par exemple pour certaines personnes, Alors pourquoi est-ce que ça vient sur le corps ? C'est lié au vécu personnel, à la génétique, aux précédents familiaux, aux expériences de jeunesse, je ne peux pas te dire, tu vois. Pourquoi est-ce que ça vient là, je ne sais pas.
Mais d'autres personnes, ça va être des stratégies de déplacement sur le travail. Ça va faire les gens qui ne peuvent pas s'empêcher de ne pas travailler comme des fourcenés. Et ils déplacent sur le travail leur vie d'intérieur finalement. Parce que là, le domaine du travail, ils peuvent avoir une action, un contrôle dessus.
t'as ceux qui le déplacent sur le sexe par exemple, t'as ceux qui le déplacent sur une addiction de type alcoolique ou des choses comme ça, voilà, c'est juste ça. Et alors, quand on a constaté ça un petit peu, alors moi la question que je lui pose, je lui dis bon voilà, ça me paraît très intéressant tout ça, mais alors qu'est-ce qu'on peut y faire ?
Parce que c'est bien joli de décrire les choses en long et en et en travers, l'important c'est d'arriver à proposer quelque chose d'efficace pour aider les gens dans ce cas-là. Mais Meli, la seule solution en fait, c'est de commencer à accepter de ne pas avoir le contrôle.
C'est-à-dire que dans la stratégie des déplacements, il y a la volonté de dire je le déplace de l'être intérieur jusqu'au corps de manière à pouvoir le contrôler. Et ce faisant, on voit que chaque coup on le déplace, mais comme on n'y répond pas de la bonne manière, puisque ce n'est pas le bon problème, et bien ça revient, ça revient sans cesse, et on fait et on fait et on fait, que ce soit l'anorexie, l'hyperphagie, la boulimie, c'est toujours pareil,
on se promet un jour que ça ne va plus revenir, et puis le lendemain on retombe dans, tu as dû le vivre, tu as dû le connaître, j'ai entendu énormément de témoignages, est-ce que c'est le cas ?
Oui. Oui, voilà, c'est ça, c'est… Oui, c'est ça, c'est que je peux avoir toute la volonté du monde de ne pas retourner là-dedans, d'être écoeuré, des fois même de ne pas avoir envie de ce que je vais manger, que je n'ai aucune envie de manger du gras, mais j'en ai besoin, je ressens le besoin de le faire, c'est impossible à réprimer.
Voilà, et la notion là qui est très très forte, c'est la notion de volonté, c'est-à-dire que malgré toute ta volonté, tu n'y arrives absolument pas. Et là ça devient intéressant quand on commence à constater ça.
C'est parce que malgré toute notre volonté on ne peut rien n'y faire. Mais vraiment j'en suis persuadé, totalement persuadé. Et donc pour lui, pour moi aussi de plus en plus, la seule solution pour espérer une fois vraiment en sortir, c'est au lieu de toujours éviter le problème en déplaçant ce vide profond et fondamental de l'être, en le déplaçant dans le corps, et finalement en y répondant de la mauvaise façon, et en le reproduisant sans cesse, parce qu'on ne peut rien y faire,
et bien c'est d'accepter un jour, et ça va être très très très douloureux, de ne pas le déplacer. C'est-à-dire de rester dans cette douleur, de souffrir dans cette douleur, et de la laisser, de laisser ce creux, on va dire quelque part en nous, suffisamment béant, le temps suffisant, de manière à ce qu'il vienne se remplir avec autre chose.
parce qu'il y a autre chose qui va venir le remplir, ça personnellement j'en suis persuadé. Autre chose je vais dire pour pour contenter à peu près tout le monde de l'ordre du spirituel tu après chacun il mettra à peu près ce qu'il veut mais c'est quelque chose de l'ordre du spirituel qui peut combler ce vide au niveau de l'être et mais pour ça il faut accepter de rester dans l'inconfort pendant un certain temps et surtout il faut accepter de ne pas avoir la maîtrise et le contrôle de ce processus C'est-à-dire qu'il faut accepter,
d'une certaine manière, de traverser cette espèce de zone floue, froide, tu vois, un peu comme une zone frontière dans laquelle on est sorti de la stratégie de déplacement, qui n'était pas une bonne réponse, mais on avait l'impression que oui, et de ne pas être encore dans la plénitude qu'on espère atteindre un jour.
Eh bien on est dans la zone entre deux, et là c'est extrêmement inconfortable. mais il n'y a peut-être que comme ça, en réellement regardant la chose pour ce qu'elle est. Alors bon, ça paraît des mots vides, mais je crois que ça peut être très très efficace. J'ai déjà partagé ça avec plusieurs personnes et elles m'ont dit qu'à force d'y penser, ça travaillait en elles.
Quelle que soit ta on va dire ta spiritualité, je pense que chacun de nous a accès à une forme de prière, quelle qu'elle soit, tu la formules comme tu veux. Et pour moi, dans le fait de reconnaître que ce n'est pas par la volonté qu'on va y arriver, ce n'est pas par notre volonté, que c'est par l'appel à quelque chose d'autre qui vient au-delà de nous, je crois que c'est l'une des seules voies qu'on peut avoir pour remplir ce vide.
Oui, ça me parle énormément. Ça te parle énormément ? Est-ce que tu as une pratique spirituelle particulière ou pas ? Oui. Depuis toute petite, je vois, je ressens des choses, quelque chose qui fait partie de ma vie, que j'ai mis de côté pendant des années parce que ça m'a fait peur.
et puis qui est revenu très très fortement avec des messages même, des visions, des choses, voilà, j'ai pas envie de faire peur aux gens ou de, je suis pas dans une secte, j'ai pas de, même j'ai même pas de religion particulière, mais c'est quelque chose de très fort et de très, et justement il y a quelque chose là qui me revient, une vision que j'avais extrêmement forte, où justement on me montrait un peu que justement on est le vide quoi,
en soi on a un vide. en fait je voyais comme l'espace avec des planètes, en fait c'était comme si j'étais une planète mais en même temps dans cette planète il y avait du vide et il y avait d'autres planètes, d'autres étoiles, des personnes, des événements, des choses mais c'était comme pour me montrer que vie il était indispensable et qu'il ne fallait même pas essayer de le combler non !
c'est-à-dire qu'il pouvait y avoir des points, des étoiles, des planètes, tout ça, mais qu'il fallait qu'il y ait un vide et que c'était normal quoi C'était vraiment quelque chose d'important, de ne pas essayer de le combler par nous-mêmes, parce que ce n'est pas à nous de le combler, on doit le laisser se combler, on doit appeler par la prière, on doit faire comme on le sent, si tu es relié à tout ça, ce ne sera pas compliqué pour toi, sois bien attentive à te relier à des forces de construction et pas des forces
de négativité, parce que tu sais qu'il y a beaucoup de choses qui se balade, mais ça je te fais confiance de ce côté là, mais on doit laisser quelque part cette blessure béante, si tu veux, on ne doit pas avoir l'arrogance en tant qu'humain de remplir quelque chose qui n'est pas de notre ressort, et ça me paraît essentiel.
Laisser cette béance ouverte, cette plaie saignante, et bien la laisser saigner, la laisser saigner, et laisser ce qui doit le réparer pour de bon, le réparer, mais ce Ce qui doit le réparer, ce n'est pas du domaine de notre confiance humaine, de notre compréhension, ni même de notre capacité.
On pourrait appeler ça l'amour, c'est un bombe d'amour, on va dire, d'une certaine mesure. Chacun mettra les mots qu'il veut selon sa culture, selon sa religion, selon ses orientations spirituelles.
Mais c'est quelque chose de ça, j'espère que tu vois ce que je veux dire un petit peu. Et tu sais, moi, à titre d'anecdote, je vais te raconter un peu ma vie, mais j'habitais pendant deux ans dans une communauté vers les Cévennes, et là-bas on sculptait beaucoup le buis, c'est un bois très dur, et je m'amusais à faire des petits personnages, et pour moi c'était des petits hommes, des petits hommes-anges un petit peu, et je ne savais pas trop pourquoi à l'époque,
je faisais toujours ces petits hommes-anges, donc ils étaient extrêmement polis dans le buis, donc j'y mettais un temps fou, et quand ils étaient finis, au niveau Au niveau du coeur, je creusais un trou de la taille d'une pièce de 30 centimes d'euro, quelque chose comme ça.
Un trou qui ne le traversait pas mais qui était un peu un creux à l'intérieur. Et je le remplissais avec de la peinture dorée. et quand on me demandait à quoi ça correspondait, je disais voilà ça c'est la blessure qu'on transporte tous et qu'on doit transporter sans la cacher, sans essayer de la refermer, pour qu'elle se remplisse d'or un jour pour qu'elle puisse se remplir d'or.
Mais quelque part, tu vois, ce que je vois dans cet appel qui est la boulimie, l'hyperphagie et bien ce sont des mauvaises réponses à un vrai problème, un vrai problème de vie d'intérieur que nous avons tous parce que quelque part c'est peut-être la condition même de l'homme, ce vie d'intérieur.
La condition même de l'homme c'est de considérer ce vide intérieur de considérer qu'il n'est pas que ce n'est pas lui par sa volonté qui va le remplir et de se laisser remplir par autre chose D'accord Tout être en lien avec quelque chose dans un espèce d'échange permanent.
C'est une impression que j'ai, c'est peut-être totalement faux, mais finalement, quand on en arrive aussi à essayer de remplir un vide, comme tu le disais, il y a eu des traumatismes, je pense souvent liés à des peurs, à des choses dont on s'est senti agressé, et où finalement, j'ai l'impression qu'on ne laisse plus passer non plus grand-chose de de la relation aux autres, de l'énergie, tout simplement, d'une espèce de confiance aussi.
C'est vrai qu'en ce qu'il disait, je me dis oui, ok, mais il y a un truc qui me dit oui, mais attends, je vais lâcher prise au secours quoi, parce que ça semble tellement lointain et tellement difficile, j'ai plus l'habitude quoi, du lâcher prise, c'est quelque chose...
Mais tu sais qu'il n'y a rien à protéger en fait, il n'y a vraiment rien à protéger, tout ça c'est des grosses illusions humaines. on croit on croit qu'on peut cacher des choses aux autres on croit que les autres ne perçoivent pas nos états intérieurs on croit qu'ils ne perçoivent pas nos petits arrangements nos petits mensonges nos petits toutes nos petites déviances et ainsi de suite mais ils ne perçoivent pas sur le plan du conscient mais sur le plan de l'inconscient ils le perçoivent complètement tu as un compagnon je pense que tu vis avec quelqu'un tu m'avais dit
c'est ça bon alors tu donc tu connais ça moi je sais parfaitement que dans ma relation je sais que si j'ai le moindre comportement déviant, mais je sais parfaitement que même en étant à des kilomètres de ma compagne, elle en souffre, elle en souffre inconsciemment, c'est évident, c'est évident, on est tous complètement reliés, donc, de toute manière, on n'a rien à cacher les uns aux autres, on se met des cuirasses et tout pour pour essayer de se jouer des comédies à
l'état conscient, mais ça fait qu'il y a des êtres souffrants qui se baladent partout, tout ça, mais à l'état inconscient, on est tous, tous reliés, Donc tout ça, c'est un leurre.
Si tu me parles de lien, c'est parfait. Si c'est toi, ça te convient. De toute façon, on a chacun nos mots pour le dire, à des moments de vie précis, suivant des parcours précis.
Donc moi, j'utiliserai d'autres mots. Toi, tu utilises ce mot-là. Aucune importance. L'important, c'est que ce soit tes mots. En fait, c'est ça qui est important. Et surtout, qu'on reste dans cette notion, il me semble très importante, de ne pas Ne pas penser que ce vide inhérent à l'humain puisse être comblé par notre volonté, notre effort, notre mérite, notre courage, ces espèces de valeurs complètement nauséabondes qu'on essaie d'exalter un petit peu partout,
c'est des valeurs du mental, c'est par ton mérite, par ton courage tu gagneras, tu arriveras à ça, oui tu as eu de l'argent dans ta vie parce que tu as fait ça tu as gagné ça et tout ça pour moi c'est du bidon c'est du bidon total c'est une folie complète je veux dire on n'a pas à mériter quoi que ce soit tout nous est donné tout nous est absolument donné on n'a pas à justifier de quoi que ce soit et ce vide on n'a pas à batailler on n'a pas à monter au sommet de l'Everest pour le gagner on n'a
pas à faire des des records héroïques ça ne rime à rien on a juste à l'accueillir à l'accueillir accueillir ce lien et à à l'aimer. Il me semble que c'est vraiment très très important comme notion.
Je me demande, je me dis aussi que c'est un peu, peut-être sortir de son ego, du moi, du mon vécu, mon... Voilà, ce que j'ai appris, ça me pousse beaucoup là-dessus aussi.
Ah mais complètement, complètement. On est complètement dans le sortir de mon ego, moi. parce que l'égo et moi c'est vraiment je peux par moi-même tu sais c'est cette fameuse phrase moi qui m'horrifie chaque fois que j'entends quand je veux je peux mais moi quand j'entends ça mais ça me fait mais à la fois ça me fait hurler de rire et ça me ça me terrorise et ça me glace quoi parce que je me dis mais quelle folie quelle folie mon ami mais quelle folie tu te rends pas compte à quel point tu es on est tous
interdépendants les uns des autres et on est soumis à des forces que nous ne maîtrisons absolument pas non mais c'est c'est ridicule c'est grotesque c'est c'est C'est même pas ça, c'est grotesque, c'est juste grotesque, c'est une alienation complète, c'est être centré sur son nombril, ne rien voir autour.
Non, quand je veux je peux, c'est faux. C'est faux, et d'ailleurs tu vois bien dans la boulimie, c'est complètement faux. On a beau vouloir, on ne peut pas.
C'est un cercle vicieux parce que justement, autour on sent bien, soit je pense l'anorexie, la bouddhimie, c'est pareil, oui mais si tu voulais, c'est terrible, c'est destructeur, moi j'arrive enfin à peu près à ne pas me sentir coupable, mais c'est des années, j'ai ma mère elle-même qui était bouddhimique, qui elle-même culpabilisait, me culpabilisait, Mais bien sûr, parce qu'après on intègre.
Et là aussi c'est l'ego, c'est-à-dire je ne suis pas capable, je ne suis qu'une merde, je ne suis pas… Voilà, là aussi c'est l'ego, c'est je… Je le dis pour moi-même aussi.
Mais le problème aussi, c'est qu'on intègre tellement le modèle dominant, finalement, qu'on devient soi-même sa propre victime. C'est-à-dire qu'on se répète le discours que nous répètent les autres. Moi j'ai connu le même problème avec la drogue, mais c'était vraiment ça.
Or je sais qu'on ne peut pas s'empêcher. Quand on est en crise de dépendance, on est en crise de dépendance. J'ai tout essayé pour me l'empêcher. Je ne vais pas décrire ma vie, mais je me souviens d'être attaché avec des menottes pour essayer de ne pas partir d'un endroit pour ne pas aller chercher de la drogue. Ça ne marche pas.
On se couperait le bras pour aller en chercher. On ferait n'importe quoi. On n'est plus le maître. Donc arrêtez avec tout ça et arrêtez de surtout croire qu'on est mauvais parce qu'on n'y arrive pas.
c'est juste que c'est pas le bon problème c'est pas le bon problème donc on ne peut pas y arriver on ne peut pas y arriver et c'est surtout que tu sais moi je crois que les personnes qui te disent oui finalement tu n'y arrives pas parce que tu parce que tu ne fais pas assez d'efforts et tout déjà c'est parce qu'elles ne voient pas que eux elles leurs déplacements le font dans un autre domaine qui est beaucoup plus socialement accepté parce que par exemple la personne qui est accro au travail ou au sexe c'est beaucoup plus socialement accepté que la personne qui
est boulimique ou qui est anorexique, ça par contre c'est les tabous absolus, c'est très mal vu mais ou le droguer, ça c'est très très mal, la personne qui est accro au travail, on va dire lui il n'arrête pas de bosser, c'est un fou de travail mais à la limite, comme il va avoir de l'argent et que l'argent ça fait fantasmé tout le monde et qu'on marche tous là au culte de maman, eh bien ça marche, ça plaît bien C'est une anecdote, moi c'est ce qui me faisait toujours penser aussi, je me souvenais toujours que
quand j'allais à l'école, j'avais toujours remarqué que quand quelqu'un revenait du ski avec une jambe cassée et un plâtre, c'était le héros de la classe. Mais si quelqu'un arrivait et était dépressif, alors là par contre c'était la honte.
La maladie psychique ou l'affection physique n'adjetait pas du tout qu'on était de la même manière. Parce que d'un côté c'était le héros, donc c'était l'égo, le skieur qui a pris des risques et ainsi de suite, et de l'autre côté c'était le faible, et on hait la faiblesse.
On hait la faiblesse, pourquoi ? Parce qu'on a peur de notre faiblesse, parce qu'on est des faibles, on est des archi faibles, on ne veut pas le reconnaître, on ne veut pas l'assumer, et finalement on hait la faiblesse, on hait la faiblesse, on hait la douceur, c'est bien pour ça que les femmes ont été persécutées, parce qu'elles représentaient la douceur et la faiblesse, mais au sens noble du terme, pour ça qu'elles ont été persécutées,
parce que les hommes ne pouvaient même pas supporter de voir cette image face à eux, puisqu'il a haïssé totalement. C'est aussi simple que ça. Donc il faut arrêter avec ça, il faut arrêter avec cette folie.
Il n'y a pas d'effort à faire, il n'y a pas de mérite à faire, tu n'es pas moins méritante parce que tu as des crises de boulimie qu'autre chose. Non, il y a un vrai problème et il y a des vraies solutions à apporter, qui sont certainement pas celles actuelles, puisque ça ne fait que se reproduire de jour en jour, mais il Il n'y a pas à être ostratisé ou quoi que ce soit.
C'est complètement ridicule effectivement. Mais la prière, moi j'y crois beaucoup. Restez dans ce vide. Acceptez de rester dans ce vide, de le considérer comme tel.
Et priez. Et appelez à soi. Et laissez ce vide se remplir. Ou laissez se recréer le lien. Comme tu voudras. C'est la seule chose qui peut permettre de guérir ça. C'est une démarche à long terme.
Mais c'est une vraie démarche de guérison. Alors que tout le reste c'est des réponses au jour le jour. mais en fait il ne marche pas puisque chaque jour ça se casse la gueule. Je ne sais pas si ça pourra t'apporter quelque chose au niveau de ta réflexion, au niveau de ton cheminement ?
Oui, je pense que oui, vraiment. Même si je m'étais déjà, quelque part, voilà, par les messages, par différentes choses, oui, je m'avais déjà pointé un peu le doigt dessus, et c'est vrai que là de l'entendre comme ça, oui, je pense que ça va vraiment m'aider.
Après, il y a d'autres choses où je me dis, oui, mais est-ce que, parce que par exemple, il y a le fait que le corps redemande tout le temps du gras, tu crées, par exemple, rien que dans le fait de vouloir aller au divorisme ou quoi, c'est assez compliqué.
Des fois, j'ai l'impression de marcher sur un fil et d'avoir beaucoup de mal entre la bouligne, entre le corps qui n'en peut plus et qui veut, parce que là c'est ce qui m'arrive actuellement, ça m'est déjà arrivé deux fois en deux ans, deux fois trois mois, mon corps ne voulait plus du cru, donc c'est extrêmement violent, je me rends compte que je fais extrêmement violence à mon corps et ensuite il ne veut plus rien, enfin il ne veut plus rien, il ne veut plus rien de transformer, il ne veut plus de gras,
mais je trouve ça compliqué d'être entre les deux et je me dis est-ce qu'il n'y a pas aussi quelque chose encore qui fait qu'il y a un truc qui redemande, redemande, redemande... L'addiction physiologique, elle n'existe que très peu.
Il y a des addictions psychologiques très fortes, mais l'addiction physiologique a disparu au bout de quelques jours. Donc ne t'inquiète pas avec ça, ça n'existe pas, physiologiquement parlant, l'addiction physiologique à des produits toxiques, ça n'existe pas.
Le corps n'a pas besoin de produits toxiques et il ne développe pas des récepteurs spécifiques aux produits toxiques. Après, le problème c'est qu'il y a beaucoup de gens, passer à l'alimentation crue, c'est aussi réduire la densité calorique et la ration calorique de façon drastique.
D'ailleurs, tu peux manger cru et manger assez gras et ainsi de suite au début, c'est pas un problème. C'est vraiment pas un problème. Faut arrêter de croire qu'il n'y a qu'une seule façon de manger cru, comme le disent quelques gourous qui ouvrent grand la bouche, quoi, non mais...
C'est vrai que c'est très très intéressant ce que tu dis, parce que l'an dernier, quand je n'ai pu manger que cru, c'était vraiment que cru, et j'ai un petit appétit, et je pensais que je mangeais suffisamment, parce que déjà les premiers jours, mon corps était tellement saturé qu'il ne voulait plus rien, quoi. Mais ça c'est une question de volume.
Minime. C'est une question de volume, ça. Oui voilà, et j'ai quand même fait 3-4 mois comme ça, et tout à coup j'ai eu de nouveau des envies de... alors j'en avais plus aucune, j'avais des envies de cuit, de gras, j'ai vu depuis tes vidéos, j'ai vu pas mal d'informations qui disent que justement, quand on mange cru, il faut un volume qui est haut, quoi. Il faut surtout une densité...
Vous savez, je mangeais beaucoup de graines germées ou de graines pour me rendre malade surtout si je l'ai mangé avec autre chose, et là justement c'est pour ça que je m'intéressais aux bananes aussi, parce que je me suis rendu compte que c'est un petit peu, mais là, quand j'ai vu les quantités, ça m'a fait peur, on t'avoue que là...
Ouais, non mais attends, après t'as des gens qui ont des raisons diverses, bon, sont très fiers de dire moi je mange 30, 40, 50 bananes par jour, ok, c'est leur truc, faudrait voir ce qu'il y a derrière, faudrait voir les intérêts qu'il y a derrière, faudrait voir ce que ça reflète réellement de la personne, faudrait rencontrer la personne aussi pour discuter.
Il faut voir quel est son mode de vie. Moi pour avoir rencontré une des personnes qui est vraiment à l'origine de ça, de cette histoire de 30 bananes par jour, je peux te dire qu'il y a quand même une addiction à l'activité sportive qui pour moi est là encore une stratégie de déplacement et qui ne reflète rien de bon.
Quand elle équilibre aux psychologies globales de la personne, il y a quand même un problème là aussi. Comme on a tous des problèmes, je veux dire, cette personne n'est pas plus avancée qu'une autre, elle a juste déplacé dans un autre domaine.
et tu sais il y a je sais plus qui disait que finalement on construit des théories à l'image de nos troubles c'est à dire que finalement fred aurait construit la psychanalyse pour justifier ses propres troubles avec la sexualité oedipienne il y en a qui construisent des sites internet juste pour justifier leurs troubles alimentaires et en faire un don mais en faire un système je crois qu'il faut arrêter il n'y a pas qu'une seule façon si tu as besoin de manger gras et tu manges gras Et puis il faut voir ça sur une année, il faut voir ça sur plusieurs années.
Je veux dire qu'en hiver tu manges beaucoup plus gras, moi en hiver je mange volontiers des avocats, des choses comme ça. Il n'y a aucun problème, des avocats, des noix, il y a des jours où je ne mange que quelques fruits acides et puis des produits gras, c'est tout, uniquement. Et puis l'été, par contre, je vais manger énormément de fruits à queue, et puis sur l'année ça va s'équilibrer et je ne me prends pas la tête avec ça,
vraiment pas, j'essaie de rester indexé. Je veux dire, le corps, il ne marche pas à la calculette, il faut arrêter avec ça. Il y a le corps, il y a les émotions, et tout ça, ça ne marche pas à la calculette.
Il faut vraiment être dans son ressenti, vraiment très très fortement. Et arrêter de se laisser impressionner par ces pseudo-gourous qui ont tous quelque chose à vendre. Oui, c'est ce qui est assez terrible dans le cribrisme, dans le reste aussi, mais oui, je ne vais pas donner de nom, mais j'ai une personne extrêmement influente, avec beaucoup beaucoup de gens qui regardent ces vidéos tuisent le régime 90-10-10, donc beaucoup de bananes, voilà, et que j'ai trouvé extrêmement agressif dès que je voyais ces vidéos,
je me disais, oh mon Dieu, je ne veux pas devenir comme ça, au sport, vraiment dans un truc, je me dis, mais est-ce que c'est ça, être bien avec toi-même ?
Non, mais je vois qu'il y a beaucoup de gens qui tuisent ça et qui finalement se trouvent complètement paumés. Oui, parce qu'ils ont peur, parce qu'ils ont peur, c'est juste ça.
Malheureusement, juste ça. Ils ont expérimenté ça, une de plus, ils se font balader à cause de leur peur. J'espère que ce sera la dernière fois, parce qu'ils en auront vraiment marre.
Mais on croit se libérer, on se libère d'un maître et puis on retombe dans le joug d'un autre maître. Parce que finalement, il n'y a pas de réelle évolution. Ça se reproduit tant qu'on ne s'est pas réellement raffermi dans sa confiance et surtout dans le fait de savoir que ce n'est pas un maître humain qu'on va aller chercher.
C'est quelque chose de plus grand que nous. C'est quelque chose de plus spirituel. Puis c'est tout. C'est aussi Donc respecte tes besoins. Si tu as besoin de gras, tu as besoin de gras.
Si tu as besoin de bananes, tu manges des bananes. Ne te prends pas la tête avec ça. Déjà, si tu manges cru, tu vas voir, ça va te faire beaucoup, beaucoup, beaucoup de bien.
Et c'est déjà bien. Les combinaisons alimentaires, essaye de les respecter plus ou moins. C'est déjà pas mal aussi. J'étais vraiment malade par certaines combinaisons, alors qu'il y avait plein de recettes de Alors hyper élaboré, avec 5 ingrédients différents, mais ça me rendait mal-être.
Et je me disais, bon, ça doit être la décoffination. Puis au bout d'un moment, je me suis dit, non, c'est pas possible. Au bout de 4 mois, je me suis dit, enfin, ça provoquait peut-être encore plus cette décoffination, mais je me rendais compte que c'était pas possible.
C'était pas simple, finalement, de mélanger des fruits, du gras, du... Enfin, je sais pas comment le dire, mais... Non, bien sûr, se faire des boulettes de banane avocat avec des raisins secs et trempé dans la poudre de noix de coco, c'est clairement aller passer un sale quart d'heure, voire une sale après-midi derrière ça. Après, c'est cru, mais c'est pire que tout, il vaut mieux manger un plat cuit doux que de manger un truc pareil,
c'est évident. C'est évident. Il faut simplifier les choses. Je ne veux pas dire que ce n'est pas important, mais ce n'est pas si important que ça. Il faut avant tout retrouver de la paix, de la quiétude et surtout de la sûreté et de la confiance.
Et la sûreté et la confiance, on la retrouve parce qu'on se bâtit un axe intérieur dans un lien à quelque chose qui est au-dessus de nous. On parle du terme de transcendance, et pour moi ce terme est très très fort.
Transcendance, transcendance, transcendance. Aller chercher au-dessus, de ne pas aller chercher deux mètres parmi les hommes, mais aller chercher plutôt un mètre au-dessus. Dans notre inspiration, dans notre intuition, tu es bien en lien avec ça, et c'est déjà une grande force, je pense. Très très grande force.
Écoute Claire, je crois qu'on va en rester là pour cette fois-ci, et je te remercie déjà pour ce partage. Merci à toi. Tiens j'y pense, pour terminer là, je vais utiliser le terme de Dieu mais tu pourras après toi mettre ce que tu veux, mais je pense à une phrase du philosophe Pascal qui a eu un chemin assez particulier, on parle toujours du pari de Pascal, et il avait une phrase qui m'a toujours interpellé mais que je comprends de mieux en mieux, il disait « l'homme a un creux
en lui en forme de Dieu », c'est à dire une obéance qui doit être remplie par du spirituel, donc je crois que ça pourrait être un petit peu aussi le fil conducteur de notre échange. Oui, je suis d'accord, ça, ça me parle.
Chouette. Bon écoute, tu vas y aller cool sur les jus quand même, tu ne nous fais pas des mélanges trop détonnants. Non, je vais arrêter. Ouais, tranquille, tranquille, vas-y doucement. Maintenant, j'ai compris, c'est bon.
Voilà, vas-y sur plusieurs mois, n'essaye pas de courir trop vite parce qu'après, on On se grille dès le départ, ne casse pas tes cartouches toutes dès le départ et puis on se rappellera d'ici quelques temps pour que tu me dises un petit peu où tu en es, d'accord ? Oui, d'accord. Soigne-toi bien.
Oui, ça va, ça va. Je ne soignerai rien du tout, je laisse faire. Oui. Retrouve l'énergie. Ça va venir, déjà ça va beaucoup mieux.
Ça va beaucoup mieux de ce côté-là. D'accord. Merci beaucoup. Belle soirée à toi. Tchao, tchao, tchao, tchao, tchao, tchao, tchao, tchao vos réactions par rapport à cette vidéo. A très bientôt avec...
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