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Des maladies si peu mentales – Épisode 5 – Les clés de la santé mentale

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L'équipe RGNR
1.3K vues • Publiée le 28/05/2024

Ce cinquième épisode de la série Des maladies si peu mentales propose un programme en cinq points pour soutenir la santé mentale par des leviers physiologiques. Thierry part d’un constat simple : les déséquilibres biochimiques observés dans le cerveau trouvent souvent leur origine dans l’axe microbiote-intestin-cerveau, et non dans le cerveau lui-même.

Le premier levier est la restauration du microbiote intestinal, avec des stratégies concrètes : passer du temps à l’extérieur, pratiquer le jeûne intermittent, limiter les antibiotiques et les pesticides, et privilégier une alimentation non transformée riche en fibres fermentescibles. Thierry cite plusieurs études récentes qui pointent systématiquement le microbiote comme facteur déterminant des troubles psychiatriques.

Le deuxième levier est la régénération intestinale : réduire l’hyperperméabilité, calmer l’inflammation et soutenir la muqueuse avec de bonnes graisses, notamment animales, en s’appuyant entre autres sur les travaux de Natasha Campbell et le protocole GAPS. Le troisième levier est l’abondance micronutritionnelle : vitamines A, C, D, E, K et B sont toutes associées, dans les études citées, à une diminution des symptômes dépressifs et anxieux.

Thierry aborde ensuite la réduction du stress comme facteur transversal, car le stress accélère le catabolisme et épuise les ressources de l’organisme. Il conclut en rappelant que santé physique et santé mentale ne sont pas deux choses séparées, et que c’est en agissant sur le corps que l’on agit sur le psychisme.


📑 Au programme de la vidéo

Sources scientifiques

Les études citées dans cette vidéo

Microbiote & santé mentale

  • L'effet du microbiote intestinal sur la santé mentale : l'axe intestin-cerveau. Consulter l’étude →
  • Comment cerveau, antibiotiques et microbiote interagissent (modulation du microbiote et acides aminés). Consulter l’étude →
  • Le rôle du microbiote dans l'anxiété, la dépression et d'autres troubles mentaux, et les effets protecteurs de l'alimentation. Consulter l’étude →

Sommeil & dysbiose

  • Privation de sommeil et dysbiose du microbiote intestinal : état des connaissances. Consulter l’étude →
  • Le « farm effect » : l'exposition précoce aux microbes (environnement de ferme) et son effet protecteur. Consulter l’étude →

Rétablir le microbiote par le jeûne

Nutriments & symptômes dépressifs

  • Vitamine A : « Nos résultats suggèrent que l'apport alimentaire en vitamine A et en bêta-carotène est inversement associé à la dépression. » Consulter l’étude →
  • Vitamine E : une relation dose-réponse thérapeutique sur les symptômes dépressifs. Consulter l’étude →
  • Vitamine K : En conclusion, un apport alimentaire plus élevé en vitamine K était significativement associé à une moindre présence de symptômes dépressifs, également après avoir pris en compte les facteurs de confusion potentiels. Consulter l’étude →
  • Calcium : Association entre le calcium alimentaire et la prévalence des symptômes dépressifs chez les adultes américains. La consommation de calcium était négativement associée au risque de symptômes dépressifs. À mesure que l’apport en Ca augmente, la prévalence des symptômes dépressifs diminue. Consulter l’étude →
  • Magnésium : Les carences alimentaires en magnésium, associées à un excès de calcium et au stress, peuvent provoquer de nombreux cas d'autres symptômes associés, notamment agitation, anxiété, irritabilité, confusion, asthénie, insomnie, maux de tête, délire, hallucinations et hyperexcitabilité, chacun de ces symptômes ayant déjà été documenté. La possibilité que la carence en magnésium soit la cause de la plupart des dépressions majeures et des problèmes de santé mentale associés, notamment la perte de QI et la dépendance, est extrêmement importante pour la santé publique et mérite une étude plus approfondie immédiate. Consulter l’étude →
  • Sélénium : La méta-analyse a indiqué une réduction significative des symptômes de dépression après une supplémentation en sélénium par rapport au placebo. ). Consulter l’étude →

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