Des maladies si peu mentales - Épisode 3 - La bipolarité
Troisième épisode de la série « Des maladies si peu mentales », cette vidéo s’attaque à la bipolarité avec un niveau de détail supérieur aux deux précédents. Thierry pose d’emblée le cadre : la physiopathologie de ce trouble reste mal comprise par la recherche officielle, et les traitements disponibles agissent essentiellement sur les symptômes sans toucher aux causes en amont.
Le fil conducteur est l’axe microbiote-intestin-cerveau, dont plusieurs études récentes montrent l’implication directe dans l’apparition et la sévérité des épisodes bipolaires. Thierry explique comment un microbiote perturbé compromet la production de neurotransmetteurs clés, sérotonine, dopamine, glutamate et GABA, et comment cette perturbation s’étend jusqu’au cerveau via le nerf vague, un canal de communication orienté majoritairement des intestins vers le cerveau.
La vidéo explore ensuite le rôle du rythme circadien et de la mélatonine, produite en grande partie par le microbiote intestinal et non par la seule glande pinéale comme on l’enseigne habituellement. Thierry développe l’hypothèse selon laquelle une dysbiose première perturberait l’horloge biologique, ce qui expliquerait l’alternance entre phases maniaques et dépressives, plutôt que l’inverse.
Un troisième mécanisme est détaillé : le dysfonctionnement mitochondrial et les défauts d’autophagie cellulaire, qui se traduisent par des variations brutales de production d’énergie selon la phase. Thierry note au passage que le lithium, traitement de référence, agit précisément sur ces processus autophagiques, ce qui éclaire son efficacité partielle sous un angle biochimique concret. La vidéo se conclut sur l’annonce des deux prochains épisodes : l’autisme, puis une synthèse consacrée aux solutions pratiques.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Introduction et contexte de l’épisodeThierry présente la série, son lien personnel avec la bipolarité et la rigueur qu’il s’est imposée pour construire cette vidéo.
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4:09Ce que la recherche sait vraiment de la bipolaritéChiffres épidémiologiques, comorbidités et aveu des limites actuelles de la physiopathologie officielle du trouble bipolaire.
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8:18Responsabilité individuelle contre fatalité génétiqueThierry déconstruit le discours déresponsabilisant sur la bipolarité et pose l’inflammation comme facteur modulable par le mode de vie.
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12:28L’axe microbiote-intestin-cerveau en causePrésentation des études qui relient la composition du microbiote intestinal à l’apparition et à la sévérité des épisodes bipolaires.
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20:51Rythme circadien, mélatonine et dysbioseThierry expose le lien entre perturbation de l’horloge biologique et microbiote, et questionne la direction réelle de la causalité.
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25:00La mélatonine produite par les intestinsRemise en question du dogme qui réserve la mélatonine à la glande pinéale, avec les implications pour le sommeil et les phases bipolaires.
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33:18Mitochondries, autophagie et énergie cellulaireLe dysfonctionnement mitochondrial et les défauts d’autophagie sont présentés comme un mécanisme central des oscillations manie-dépression.
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37:28Glutamate, inflammation et neurotransmetteursThierry établit le lien entre cytokines inflammatoires, taux de glutamate cérébral et état du microbiote à partir de plusieurs études.
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45:57Pourquoi le lithium fonctionne partiellementObservation sur le mode d’action du lithium sur l’autophagie cellulaire, qui éclaire son efficacité sans pour autant traiter la cause.
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49:06Perspectives et annonce des prochains épisodesThierry conclut sur la logique du terrain unique, annonce l’épisode sur l’autisme et la vidéo de synthèse consacrée aux solutions pratiques.
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Sources scientifiques
Les études citées dans cette vidéo
Microbiote & trouble bipolaire
- Evans et coll. : la composition du microbiote intestinal est associée au trouble bipolaire et à la gravité de la maladie. Première analyse détaillée de ces relations. Consulter l’étude →
- Revue : le microbiote intestinal comme biomarqueur possible du diagnostic et du traitement du trouble bipolaire. Consulter l’étude →
- Revue systématique des altérations de l'axe intestin-cerveau dans le trouble bipolaire, et des moyens de rééquilibrer le microbiote. Consulter l’étude →
Probiotiques
- Dickerson et coll. : des probiotiques en complément du traitement réduisent les réhospitalisations après un épisode maniaque. Essai randomisé contrôlé. Consulter l’étude →
Transcription de la vidéo
Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.
Lire la transcription
Bonjour, c'est un plaisir de vous retrouver pour ce troisième épisode de notre série de vidéos des maladies, je crois que je l'avais appelé aussi des maladies qui ne sont pas pas si mental, et finalement j'ai rappelé ça avec des maladies si peu mentales.
Aujourd'hui on va parler de bipolarité, vous allez voir c'est très intéressant parce qu'on va retrouver des éléments qu'on avait dans la vidéo 1 et 2 en plus complexe encore, je ne vais pas vous dévoiler, c'est une grosse vidéo que j'ai pas mal travaillée parce qu'il ne s'agit de pas dire n'importe quoi du tout, ce n'est pas mon habitude et là je voulais vraiment être très précis, et j'espère qu'au de cette vidéo je vais vraiment offrir des pistes crédibles, des pistes solides pour les personnes qui traversent cette situation de bipolarité
que je connais très bien, je le dis tout de suite, que je connais très bien parce que j'ai un ami très proche qui vit ça et avec qui j'ai eu l'occasion d'échanger, et j'espère que quand il verra cette vidéo aussi il retrouvera des éléments qui lui parlent.
Alors petit cadre original aujourd'hui, pas habituel, il pleut en Catalogne, il pleut, il pleut, il pleut, et c'est génial, c'est fabuleux, mais nous on se retrouve à l'intérieur pour filmer, donc petit cadre de maison, ambiance un petit peu chaleureuse, j'enregistre ça un dimanche au matin, vous voyez j'ai un petit peu d'avance sur les vidéos, donc voilà, petit cadre cosy.
Pour parler de bipolarité, avant de parler de bipolarité je vais juste une annonce à vous faire, le samedi 11 mai, samedi 11 mai, donc dans deux semaines à peu près maintenant, le samedi 11 mai, depuis longtemps je n'avais pas proposé de conférence, mais là j'ai été sollicité par quelqu'un avec qui j'ai déjà collaboré plusieurs fois qui s'appelle Salim Laibi, qui a comme pseudonyme le libre-penseur, qui est à la base un dentiste de Marseille,
Salim que j'apprécie même si on n'est pas exactement les mêmes courants de pensée, mais j'apprécie beaucoup dans son approche. Salim m'a sollicité pour une conférence, finalement ça m'a donné envie de vous proposer une conférence, donc une conférence sur toute une fin d'après-midi qui va se passer à proximité de Perpignan, il y a un mail pour les inscriptions, je vais vous mettre ça juste sous la vidéo, si vous allez sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter, Telegram, YouTube même, vous allez voir la fiche
qui vous donne toutes les informations, il y a un mail pour l'inscription, il y a une participation au frais qui est de 10 euros je crois par personne, pour payer la salle et toute l'organisation. Le mail pour les inscriptions c'est pour qu'on puisse bloquer les places et surtout qu'on puisse vous envoyer l'endroit précis où cela va se passer, 24 heures à peu près avant la conférence, mais comptez que c'est à 10-15 minutes de Perpignan, c'est pas très loin de Perpignan, donc il faut viser Perpignan et là vous êtes à peu près bon.
Ça sera une joie, il va y avoir une conférence de Salim, il va y avoir une conférence de ma part, et ensuite on va faire un dialogue croisé entre Salim, moi, et puis vous tous, vous tous qui serez présents.
et ça sera vraiment une grande joie de reprendre un petit peu ce contact-là, ces conférences-là, et j'espère qu'on va remettre la chose à la rentrée à partir de septembre, j'aimerais bien toute l'année prochaine faire beaucoup plus de conférences, je vous en reparlerai, j'en avais parlé déjà en live premium, et ça va se faire.
Aujourd'hui on parle de bipolarité. Bipolarité, alors je vais vous dire un petit peu la définition qu'on donne classiquement à la bipolarité, le trouble bipolaire est une maladie psychiatrique chronique et progressive, donc déjà là tu m'as le barré, c'est chronique déjà, donc en fait ça s'arrêtera pas, et c'est progressif, ça veut dire que ça va se dégrader de plus en plus, caractérisé par des oscillations de l'humeur avec des épisodes de manie,
donc les épisodes de manie c'est des moments de grande activité, d'hyperactivité, on verra qu'il se traduit aussi par un décalage de l'horloge chronobiologique, des rythmes circadiens, donc la personne ne dort plus et est en hyperactivité, une perte de repère aussi avec la réalité, avec des épisodes de manie et des épisodes de dépression.
La dépression c'est un peu le pendant inverse, c'est d'un seul coup la personne est complètement abattue, apathique, elle dort énormément, elle est en vide d'énergie. L'impact des troubles bipolaires sur les patients peut être dévastateur avec jusqu'à 15 % de patients qui se suicident.
Ce trouble est associé à des comorbidités psychiatriques et médicales, à des patients présentant un risque élevé de toxicomanie, de troubles métaboliques et endocriniens, et de maladies vasculaires.
Les connaissances actuelles sur la physiopathologie et les mécanismes moléculaires à l'origine sont encore modestes. Effectivement, la bipolarité c'est quelque chose qu'on connaît très peu, on a des éléments, et je vais vous les livrer, mais on connaît ça très peu, on connaît ce phénomène très peu.
Généralement, la dépression l'emporte sur les phases maniaques. On dit souvent c'est un quart de phase maniaque et trois quarts de dépression. Alors, je vous le dis tout de suite, je vous l'ai dit en début de vidéo, Dans cette vidéo, je vais être très prudent parce que visiblement, à toute évidence, on a affaire à quelque chose de complexe, l'oscillation entre ces deux phases, on va en parler, met en jeu des équilibres biochimiques dans le corps qui sont certainement
extrêmement précis et complexes, donc on ne va pas se permettre de donner des avis comme ça en porte-pièce du tout, mais il y a des choses à dire. Mais il y a des choses à dire. Alors, en introduction, vous savez, dans cette série de vidéos sur les maladies dites mentales, dont j'espère qu'à la fin de cette série vous allez comprendre pourquoi je les ai appelées si peu mentales, parce que certainement l'aspect mental n'est qu'une conséquence d'une conséquence d'une conséquence.
Oui, bien sûr, effectivement, il y a une altération de la production de dopamine au niveau du cerveau, de la réceptivité, de certaines hormones, neuro-hormones, neurotransmetteurs, etc.
Oui, certainement, au niveau du cerveau, serotonine, dopamine et ainsi de suite, ok, GABA, glutamate, on va en parler. Oui, oui, oui, certainement, c'est évident, mais il y a certainement beaucoup d'étapes en amont, et ces étapes en amont, si on les remonte, on va aller à la cause des causes, et c'est cette cause qu'il faut traiter si on veut parler de guérison.
Quand on en reste à l'étape du cerveau, quelque part on peut contrer les symptômes, voilà, bloquer les symptômes. Alors, cette série de vidéos, elle fait réagir, elle fait réagir obligatoirement, et ça je l'avais déjà remarqué, et il y a quelques thèmes comme ça qui sont vraiment des thèmes à fort investissement émotionnel, et à fort enjeu aussi financier, le cancer, le sida, les vaccins, mais l'autisme et les maladies psychiatriques en soi aussi.
Et par exemple j'ai pu lire des choses assez énormes dans les commentaires, par exemple quelqu'un qui prétendait qu'on pouvait être en parfaite santé et déprimé et bipolaire. Alors, soyons vraiment en raccourt tout de suite, pour moi c'est totalement impossible.
La santé c'est un tout, c'est une globalité, et on ne peut pas être en santé complètement. Alors, quand ils parlent en santé, ils veulent dire en santé physique, oui mais en santé physique, qu'est-ce que ça veut dire ?
L'absence de symptômes n'est absolument pas la pleine santé, et c'est là où la médecine classique, enfin moderne, a fait une erreur fondamentale, c'est qu'on analyse l'état de la personne à la hauteur de ses symptômes, il y a plein de situations, par exemple on sait maintenant, je vous l'ai déjà dit dans la vidéo sur la dépression, on le verra c'est la même chose avec la bipolarité, des personnes qui m'ont présenté un épisode dépressif majeur ou une épisode bipolaire majeure ont un état
inflammatoire pré-existant, donc un niveau d'inflammation dans le corps pré-existant, donc on ne peut pas dire qu'ils sont en bonne santé puisque déjà ils sont en hyper-inflammation avec des niveaux de cytokines qui sont extrêmement élevés, donc leur corps est déjà en train de travailler, de lutter, et ils ne sont pas en parfaite santé, ils ne sont pas en mauvaise santé, ils sont en faible santé, parce que la notion de bon et de mauvais au niveau de la santé pour moi ça n'existe pas. Ce qui existe c'est des niveaux de santé,
on est en plus ou moins haut niveau de santé, et quand on est en faible santé, à ce moment-là effectivement il y a d'autres symptomatologies qui peuvent apparaître. Donc, il y a des facteurs inflammatoires préexistants, il y a de la dysbiose, il y a une immunosuppression la plupart du temps, bien avant que la symptomatologie que l'on va traiter, c'est-à-dire schizophrénie, dépression, bipolarité puisse apparaître.
Ce n'est pas parce que c'est un symptomatique que cela n'existe pas. Et c'est intéressant parce que ce discours-là de dire finalement tu peux être en parfaite santé et développer une bipolarité, il te déresponsabilise complètement parce que d'un seul coup il y a un côté un petit peu pile-ou-face de l'affection, tu vois, d'un seul coup tu es bien, tu es quelqu'un de bien, puis d'un seul coup tu as l'affection qui te tombe au-dessus.
Et ce qui est intéressant c'est que ce discours qui te déresponsabilise, il donne tout pouvoir au traitement symptomatique, c'est évident, et à l'inverse quand tu as quelqu'un comme moi qui arrive et qui te dit tu as ta responsabilité là-dedans parce que par tes choix de vie tu vas guider les facteurs préalables que sont l'inflammation globale par exemple, parce qu'il y a des modes de vie qui vont être pro-inflammatoires et il y a des modes de vie dans leur globalité qui vont être anti-inflammatoires. Si tu ne dors pas, si tu es stressé au maximum,
si tu bouffes de la merde, si tu n'as pas d'activité physique, si tu ne vas pas dehors, c'est un mode de vie pro-inflammatoire. Et à l'inverse tu as des modes de vie anti-inflammatoires fait de relaxation, de contact avec le milieu naturel, de bonne nourriture et ainsi de suite.
Vous connaissez l'histoire. Quand quelqu'un comme moi te dit finalement tu as une responsabilité, que font les gens qui sont les partisans de... ben voilà, les gens sont déresponsabilisés, tu peux être en parfaite santé et développer une bipolarité, et bien ils disent, ah, il est là pour vous faire culpabiliser.
C'est toujours pareil, c'est la même chose, c'est une espèce de caricature. Or, dans ces vidéos, vous l'avez compris, il n'y a aucune forme de culpabilité, les choix que nous faisons, nous les faisons pour une bonne raison, parce que nous avons un niveau d'information qui est le nôtre, par contre à partir du moment où nous avons d'autres informations, nous avons la possibilité de faire d'autres choix, et te dire mais tu as une
responsabilité à jouer, donc pour moi une responsabilité c'est une potentialité, tu as une responsabilité à jouer dans la situation qui est la tienne, par exemple bipolarité, c'est extrêmement enthousiasmant, c'est le plus beau cadeau qu'on puisse faire à une personne qui souffre de la situation actuelle, alors que lui dire de toute façon on peut être en parfaite santé et développer des troubles bipolaires, du genre de toute façon tu n'as rien à faire, il n'y a rien à faire,
ce n'est pas de ta faute, ce n'est pour rien, Voilà, laisse tomber, de toute façon, prends ton lithium et on n'en parle plus. Ce n'est pas comme ça qu'on raisonne.
Moi, je considère que c'est une arnaque d'associer responsabilité et culpabilité, et que notre concept de maladie est iatrogène en tant que tel. Il nous masque, iatrogène, ça veut dire que notre concept de maladie actuelle, moderne, il est générateur de souffrance, de maladie en tant que tel.
Il nous masque la réalité du terrain et nous pousse à faire des choix symptomatiques qui ne sont pas forcément, et souvent pas souvent, des choix de santé. C'est-à-dire qu'on va prendre des molécules, si, ça, tac, tac, tac, la plupart du temps, bon, ça ne fait que masquer les symptômes déjà, ça ne transforme pas le terrain, donc on ne peut pas parler de guérison, et en plus, la plupart du temps, ces molécules vont avoir un effet
délétère sur l'organisme, et en fait, on ne va faire qu'aggraver la situation. Alors, on parle de bipolarité, j'ai sous-titré cette vidéo, la piste inflammatoire.
comme je vous l'avais dit dans les précédentes vidéos, il s'agit dans chaque vidéo de prendre une orientation, d'accord ? La piste inflammatoire, on aurait pu en parler pour la dépression, on aurait pu en parler pour la schizophrénie, la piste parasitaire, on aurait pu en parler pour la bipolarité ou pour la schizophrénie, la piste dysbiose, et vous allez voir tout se recoupe, d'accord ? Mais dans chaque vidéo, je vais orienter le regard d'une certaine manière.
Il y a une expression que j'aime beaucoup qui est beaucoup dit en médecine intégrative aux États-Unis, ils disent, fire in the gut, fire in the brain. Bon, excusez-moi pour l'accent, vous connaissez ma capacité à...
Pour l'anglais, fire in the gut, fire in the brain, ça veut dire qu'il y a le feu dans les intestins, il y a le feu dans le cerveau. Quand les intestins sont enflammés, le cerveau est enflammé.
Et, c'est précis, c'est dans ce sens-là que ça se passe. Et on pourrait rajouter, fire in the gut, fire in the brain et maladie dite mentale. parce qu'on sait très bien que l'inflammation au niveau du cerveau est précurseuse, c'est-à-dire c'est vraiment le terrain, la base, c'est la condition qu'on retrouve dans la plupart des affections dites mentales.
Donc, le feu dans les intestins, l'intestin enflammé va donner un cerveau enflammé, et on va revenir au cours de cette vidéo sur le lien qu'il y a entre les deux, ce fameux lien intestin-cerveau, maintenant on parle même du lien microbiote-intestin-cerveau, parce que quand on fait qu'on parle des intestins, c'est surtout la dimension microbienne qui est en jeu.
Microbiote intestin cerveau, le lien qu'il y a entre ces éléments via le nervague qui est un lien bidirectionnel, c'est-à-dire que ça communique dans un sens et ça communique dans l'autre, un lien bidirectionnel dont j'ai dit de multiples reprises, qu'on se rend compte de plus en plus, qu'il est certes bidirectionnel, mais il est essentiellement orienté des intestins vers le cerveau et non pas l'inverse.
c'est-à-dire que longtemps on a cru qu'il était unidirectionnel du cerveau vers les intestins, après on s'est dit, ah ben non il est bidirectionnel, donc les deux communiquent ensemble, oui il est bidirectionnel mais on se rend compte qu'on est en train de déverser la causalité précédente et que c'est plus les intestins qui influencent le cerveau.
Donc la piste inflammatoire, pourquoi ? Parce que quand il y a des intestins enflammés, et bien à ce moment-là le cerveau est enflammé, et quand le cerveau est enflammé, à ce moment-là la production de neurotransmetteurs, de neurohormones et ainsi de suite, serotonine, dopamine, glutamate, GABA, et ainsi de suite, est perturbé et le lit de toutes les affections mentales. Donc on va commencer notre enquête, et dans notre enquête sur la bipolarité, parce que je parle vraiment d'enquête sur la bipolarité,
parce que c'est un phénomène étrange quand même, tu vois, tu penses dépression, c'est un état stable, la personne se dégrade progressivement, il y a quelque chose d'un petit peu immuable, tu sens une dégradation qui est en place, alors qu'avec la bipolarité il y a cette oscillation qui est très très surprenante, et comme je vous l'ai dit, pour avoir vécu ça de près, cette capacité à avoir des moments où l'énergie est à son maximum, c'est des personnes ultra énergiques,
en phase maniaque, la personne ne dort plus, est capable d'accomplir des travaux inimaginables, est capable d'avoir une activité, même des fois, il y a presque un stade où la manie devient tellement poussée que la personne est paralysée par son hyperactivité, c'est-à-dire que c'est un peu comme ça bouge dans tous les sens, et finalement il n'y a plus rien qui se fait.
C'est marrant parce que dans la bipolarité comme ça il y a des phases d'autant la dépression, puis la personne commence à remonter, on passe doucement en phase maniaque, il y a le début de la phase maniaque qui est vraiment très efficace, la personne se sent pousser des ailes, a envie de renverser des montagnes, il y a plein d'initiatives, plein de projets et ainsi de suite, elle accomplit énormément de choses, et puis il y a une phase où la phase maniaque est tellement aiguë,
tellement prononcée que la personne est paralysée même par son hyperactivité. Mais cette oscillation est quand même très très surprenante, avec des symptômes parfois opposés, des expressions en hypo ou en hyper.
Mais je vous fais la remarque quand même que c'est quelque chose qu'on avait déjà vu. Dans la dépression, par exemple, on avait vu qu'il pouvait y avoir de l'hypersomnie ou du manque de sommeil. Dans la schizophrénie, on avait vu aussi ces deux aspects, ces deux expressions différentes qu'on pouvait avoir. Alors, aucune surprise, je vous ai dit « find in the gut, find in the brain » et puis « mordue mentale » il n'y a aucune surprise, le lien entre altération du microbiote, altération significative du microbiote,
significative, significative, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'elles sont spécifiques, c'est des altérations qu'on va retrouver de manière systématique chez toutes les personnes qui présentent des troubles dits de bipolarité.
Le lien entre altération spécifique du microbiote intestinal des patients atteints de bipolarité, il est évident, il a été prouvé maintes fois maintenant ces dernières années, et on a énormément d'études qui le prouvent.
Je vous en cite quelques-unes, je vous les donnerai pour référence. Cette étude a indiqué des altérations significatives du microbiote intestinal chez les patients atteints de bipolarité, déprimés et ou sans médicaments, qui peuvent être liées à des multifacteurs, notamment les voies métaboliques, la gravité de la dépression et le traitement pharmacologique. Une autre, les marqueurs microbiens intestinaux pourraient être utiles pour classer la bipolarité et prédire les résultats du traitement.
Donc voilà, ils disent finalement, si on analyse le microbiote, on va pouvoir avoir une prédictabilité... Prédictabilité... Prédictabilité... Prédictabilité... Voilà, on peut voir, pouvoir prédire, tu dis comment toi ?
Prédictabilité, ça pète hein ! Prédictabilité, on va avoir une prédictabilité des symptômes, de l'intensité et ainsi de suite. D'ailleurs, ces résultats fournissent une preuve supplémentaire, encore une étude que je vous cite, ces résultats fournissent une preuve supplémentaire, je parle bien de preuve supplémentaire, que l'axe microbiote intestin-cerveau, je vous dis vraiment maintenant quand vous dites axe intestin-cerveau, on pensait axe microbiote intestin-cerveau.
Les intestins en tant que tels, ils sont intéressants, mais la vie, la biochimie réside dans le monde microbien, la biochimie ne réside pas dans les tissus intestinaux en tant que tels, donc le lien microbiote intestin-cerveau est impliqué dans la pathogénèse de la bipolarité.
Attention, dans la pathogénèse, ça veut dire dans l'apparition, dans l'émergence, dans le développement. Les recherches futures devraient approfondir la question pour clarifier les liens entre le microbiote intestinal et la fonction cérébrale chez les patients atteints de bipolarité.
Encore une dernière étude, la composition du microbiote intestinal est associée au trouble bipolaire et à la gravité de la maladie. Cette étude fournit la première analyse détaillée des relations du microbiome intestinal.
Alors microbiome et microbiote, microbiome c'est l'ensemble du matériel génétique détenu par le microbiote intestinal. Donc on parle du microbiome ou du microbiote, c'est juste qu'on l'observe du côté génétique informationnel, alors que sinon on l'observe du côté corpusculaire, enfin macro-corpusculaire. Cette étude fournit la première analyse détaillée des relations du microbiome intestinal avec plusieurs domaines psychiatriques d'une population bipolaire.
Les données soutiennent l'hypothèse selon laquelle le ciblage du microbiome pourrait constituer un paradigme du traitement efficace du trouble bipolaire. Un paradigme, c'est-à-dire un paradigme c'est vraiment le fondement, la base, d'accord ?
Les preuves suggèrent que la dysbiose du microbiome intestinal joue un rôle dans la pathogénèse des maladies psychiatriques, Notamment le trouble bipolaire, encore une autre étude. « Des études préliminaires montrent que les probiotiques améliorent les symptômes du trouble bipolaire, en particulier la manie.
Les probiotiques constituent un traitement potentiellement efficace pour les patients bipolaires avec un profil d'effet secondaire très limité. » Sur les probiotiques, on n'a pas grand-chose.
« Malgré le nombre limité d'études réalisées sur ce sujet, il existe des preuves que les probiotiques améliorent les symptômes du trouble bipolaire, en particulier les symptômes maniaques sans effet négatif significatif.
» Bon, ça ce n'est pas une surprise, si vous suivez mes vidéos vous connaissez le lien, on en a parlé déjà dans la schizophrénie et ainsi de suite. Moi la question que je me suis posée au cours de mon enquête c'est finalement on a ces phases, on a ces phases dépression, on a ces phases manie, est-ce qu'il faut les considérer comme une seule expression symptomatique avec une oscillation, ou est-ce qu'il faut les considérer comme deux expressions ?
Et à ce moment-là, qu'est-ce qui peut expliquer qu'on passe d'une expression à une autre ? Alors, vous l'avez vu, je vous l'ai dit, l'une des caractéristiques quand on passe de la phase dépressif à la phase maniaque, c'est souvent des perturbations de ce qu'on appelle le rythme circadien.
Le rythme circadien c'est notre rythme de fonctionnement sur la journée qui veut que normalement on est actif pendant la journée et on dort la nuit. Perturbation du rythme circadien avec souvent dans les phases maniaques une inversion complète de l'horloge circadienne, Pour le préciser, phase maniaque et phase dépressive, on switch de l'une en l'autre en quelques jours, donc c'est extrêmement rapide comme changement.
Et quand je dis qu'il y a une inversion de l'horloge circadienne, c'est que d'un seul coup on va se retrouver avec une personne qui a le maximum d'activité la nuit, en phase maniaque, et un peu moins d'activité le jour, même si le niveau d'activité est très élevé en phase maniaque, on a quand même une forme d'inversion du rythme circadien. Alors, ce qui est intéressant, c'est que, déjà, une dérégulation du rythme circadien et un mécanisme d'horloge moléculaire
inversé sont observés dans les diagnostics psychiatriques, notamment la schizophrénie, la bipolarité et la dépression. Donc, c'est quelque chose d'assez commun. Et en sachant que le manque ou l'excès de sommeil va toujours venir augmenter la sévérité des symptômes, dans une forme de cercle vicieux.
C'est-à-dire que moins tu dors, plus il va y avoir de perturbations du rythme circadien, et les perturbations du rythme circadien viennent diminuer ta quantité de sommeil, enfin voilà, tu vois, ça s'entraîne... Alors la question c'est toujours la même chose, c'est quelle est la cause, quelle est la conséquence ?
Où est-ce que ça démarre ? Est-ce que c'est la perturbation du rythme circadien qui conduit à la manie et à la dépression ? Ou est-ce que c'est quelque chose en amont qui conduit à la manie et à la dépression qui se traduit par une perturbation du rythme circadien ?
C'est important de se poser cette question pour essayer de cibler la cause des causes, c'est le propos de ces vidéos. Alors, moi je vais vous proposer une hypothèse, c'est que la perturbation du rythme circadien et l'expression sous forme de dépression, ou l'expression maniaque, sont les symptômes d'une cause antérieure qui est première.
Et cette cause antérieure, vous n'allez pas être surpris, je vais la chercher du côté du microbiote. Parce que, là encore, je vais vous citer pas mal de travaux de recherche, on connaît depuis pas mal d'années maintenant, depuis une quinzaine, une vingtaine d'années à peu près, le lien qu'il y a entre l'horloge circadienne et le microbiote.
Le microbiome stabilise les rythmes circadiens dans l'intestin. Par exemple, je vous cite encore une étude, les résultats indiquent que le microbiome favorise la synchronisation circadienne chez l'animal. Et si une perturbation du...
alors, et moi je vous pose la question, et si une perturbation première du microbiote introduisait à la fois des perturbations du rythme circadien et des épisodes dépressifs et maniaques. D'ailleurs, épisodes dépressifs et maniaques qu'on va voir dans la deuxième partie de cette vidéo en lien avec des perturbations du métabolisme qui sont certainement en lien avec le microbiote aussi.
Rythme circadien, microbiote intestinal et troubles métaboliques. Les interactions, donc là encore une étude que je vous cite, les interactions bidirectionnelles entre ces systèmes, bidirectionnelles dans les deux sens, donc entre le rythme circadien et l'écosystème intestinal, donc les interactions bidirectionnelles, ça veut dire qu'il n'y en a pas un qui influence l'autre, c'est juste qu'ils s'influencent mutuellement, ils communiquent mutuellement, permettent à une horloge circadienne à entraînement central de synchroniser les organes
périphériques et les voies métaboliques qui sont en outre influencées par la signalisation du microbiote intestinal. Des études métagenomiques ont identifié les rythmes circadiens inhérents aux bactéries intestinales, c'est-à-dire qu'elles ont leur propre rythme circadien.
Des études sur des échantillons de selles humaines d'antérobactères aérogénès ont démontré une réactivité à l'hormone circadienne mélatonine ainsi qu'un rythme quotidien. Jusqu'à 20 % des bactéries intestinales présentent des fluctuations diurnes d'abondance et d'activité, ce qui suggère des fluctuations circadiennes de concert avec la physiologie de l'hôte.
Mieux que ça, mieux que ça. Donc on sait, on sait déjà de toute façon, t'es nu, qu'il y a un lien bidirectionnel entre l'horloge circadienne et le microbiote intestinal et que l'un influence l'autre. Donc tu pourrais te dire finalement s'il y a une perturbation de l'horloge circadienne, voire une inversion, parce que... J'essaie de vous expliquer, moi on me dit il y a une inversion de l'horloge circadienne, comment ça se fait ?
En quelques jours ? Comment ça peut être aussi rapide ? Qu'est-ce qui peut justifier un tel changement brusque à l'échelle de l'individu ? Quand on te parle de changements métaboliques qui s'étalent sur des années avec un ralentissement du métabolisme par exemple à l'aminopause, bon là tu te dis c'est une usure de l'organisme, ok, il n'y a rien de surprenant, Mais quand on te parle d'un switch du métabolisme, comme on va le voir plus tard, en 24 à 48 heures, ou de la même manière d'une inversion de
l'horloge circadienne en 24 ou 48 heures, tu te dis, il y a quand même un facteur très très fort qui n'a rien à voir avec l'évolution normale de l'organisme. Et moi, je regarde automatiquement dans ce qui est le plus vivant en nous, ce qui est le plus abondant en nous, et à savoir le monde microbien, c'est lui qui est le plus abondant en nous, nous sommes plus microbiens, donc bactériens, champignonesques, levuresques ou viraux, que nous sommes cellulaires.
Nous sommes l'hôte d'un ensemble de bactéries et de microbes qui dépassent, qui surpassent largement tout ce que nous avons au niveau cellule dite humaine. Donc je regarde de ce côté-là. Et on se rend compte que non seulement il y a ce lien bidirectionnel entre l'horloge circadienne et le microbiote, mais en plus il y a des éléments intéressants.
Il y a un lien très fort entre une hormone qui est l'hormone essentielle de régulation du rythme circadien qu'on appelle la mélatonine. La mélatonine qui est une hormone qui est produite soi-disant, je dis bien soi-disant parce que ça c'est le truc qu'on nous apprend tous, on nous dit voilà la mélatonine elle est produite par la glande pinéale.
En fait, la mélatonine, l'essentiel de la mélatonine qui est produite dans le corps, elle est produite par le microbiote intestinal, elle n'est pas produite par la glande pinéale. On dit oui, mais celle qui est utile pour le cerveau, elle est produite à l'intérieur du cerveau par la glande pinéale.
Mais ça parce qu'il y a une espèce de paradis, on va y revenir dans cette vidéo, qui dit que finalement, ce qui est produit à l'extérieur du cerveau ne serait pas utile au processus d'immanto. Enfin, c'est qu'on a fait une espèce de séparation nette, on a dit il y a les processus cognitifs qui sont localisés dans le cerveau, et il y a les processus physiologiques qui sont localisés dans le corps.
Et en fait, si d'un seul coup on te dit il y a beaucoup de mélatonine qui est présente dans les intestins, on va te dire ah ouais, mais la mélatonine des intestins elle ne peut pas servir à l'endormissement, parce que c'est du domaine du cognitif et que le domaine du cognitif c'est réservé au cerveau. Mais qui t'a dit ça ?
Ça sort d'où ça ? Qui est-ce qui a inventé ça ? C'est un dogme. Je veux dire, pourquoi ça serait localisé dans le cerveau ? Et on se rend compte de plus en plus que ce n'est pas le cas.
Donc, il y a un lien très fort entre la mélatoline et le microbiote. La mélatoline, c'est une endolamine pinéale prétendument connue comme régulateur du rythme circadien et molécule antioxydante et immunomodulatrice, donc elle régule aussi le système immunitaire.
Dans des essais expérimentaux et cliniques, il a été démontré que la mélatoline a des effets positifs dans diverses pathologies en tant que modulateur des voies biochimiques importantes, notamment l'inflammation, le stress oxydatif, les lésions cellulaires, l'apoptose, l'apoptose c'est la capacité d'une cellule à se manger elle-même, d'une certaine manière à se détruire elle-même, ça participe à l'autophagie, et le métabolisme énergétique.
L'intestin représente l'une des sources extra-pinéales les plus abondantes de mélatonine avec une concentration 400 fois supérieure à celle de la glande pinéale. Quand même, il y a 400 fois plus de production de mélatonine dans les intestins que dans la glande pinéale.
L'importance de la communauté microbienne intestinale, à savoir le microbiote intestinal, dans de multiples fonctions critiques de l'organisme a été largement étudiée au fil du temps et son déséquilibre a été associé à différentes pathologies humaines.
Des études récentes mettent en évidence un possible rôle modulateur du microbiote intestinal, de la mélatonine, avec des implications possibles pour le traitement de diverses pathologies. Les hypothèses existantes sur le mécanisme biologique sous-jacent à la dérégulation des rythmes circadiennes à la bipolarité inclut des modifications des niveaux de mélatonine produits au niveau des intestins, de l'expression des récepteurs de la mélatonine dans le système nerveux central, et des profils quotidiens de cortisol.
Donc là encore, en lien avec la production et la réception de la mélatonine au niveau de récepteurs, on sait aussi qu'il y a des récepteurs à la mélatonine dans ce qu'on appelle le nervague, qui est le lien de communication entre les intestins et le cerveau.
D'accord ? Alors, on va toujours chercher la cause des causes dans le cerveau, parce que, je vous l'ai dit, l'hypothèse selon laquelle les maladies psychiatriques sont mentales fait exclure toutes les sources extra-cérébrales en considérant que cela ne participe pas au fonctionnement cognitif. Mais si on arrête de considérer que le centre de la psyché est le cerveau, alors à ce moment-là, on reprend tout.
On se dit, par exemple, la mélatonine, effectivement, régulateur du rythme circadien, 400 fois plus de mélatonine entérique que de mélatonine pinéale, Ok ? Quelle est la source qui va le plus influencer les rythmes circadiens puisque la mélatoline est le plus gros influenceur du rythme circadien dans le corps ? Bon, automatiquement c'est la zone enterrique, c'est la zone des intestins, c'est une évidence, 400 fois plus.
Donc ça, ça change complètement de paradigme. Alors après, toujours pareil, il y a plein d'effets qui vont se cumuler. En phase maniaque, on peut imaginer qu'il y ait une perturbation de la production de mélatoline, une dérégulation du rythme circadien lié aux bactéries entériques, aux microbiotes intestinales, et puis le fait en phase maniaque de rester éveillé la nuit, d'être exposé à la lumière artificielle pendant la nuit, ça va aggraver encore la dérégulation
de la mélatonine, parce que la mélatonine est produite par la glande pinéale en tout cas, par les intestins, je ne sais pas, je n'ai pas d'éléments là-dessus, personne n'a cherché, mais en tout cas par la glande pinéale, elle est produite en fonction du niveau de luminosité, donc si tu mets de la lumière artificielle la nuit t'en produis encore moins, c'est un effet de cercle vicieux.
Donc l'hyperactivité augmente, diminue la production de mélatonine, et on sait aussi que le manque de sommeil la nuit augmente la dysbiose intestinale, donc dérégule. Et d'ailleurs j'en suis venu moi à me demander, je vous le livre comme ça, c'est du Thierry, mais bon voilà, on s'autorise aussi, on recherche, on réfléchit, la science c'est ça aussi, C'est des hypothèses, et puis après on va aller vérifier ces hypothèses.
Moi je n'ai pas les moyens, je n'ai pas de laboratoire de recherche, mais s'il y a des gens qui sont intéressés d'aller vérifier ces hypothèses, je pense qu'elles tiennent suffisamment la route. Vous savez, on se rend compte que dans le corps il y a vraiment des mécanismes de régulation qui nous permet de passer d'hyper en hypo, en tout cas de compenser, c'est ce qu'on appelle l'homéostasie.
Et je me demande dans quelle mesure, quand une personne enclenche une phase maniaque, cette phase maniaque va se traduire par énormément d'éléments, dont de l'hyperactivité la nuit. Et cette hyperactivité, la nuit, participe à l'aggravation de la dysbiose, en tout cas à une perturbation notoire du microbiote intestinal. Et je me demande à quel point cette perturbation notoire du microbiote intestinal ne pourrait pas préparer la phase suivante qui est la phase dépressive avec une perturbation telle du microbiote intestinal qu'on va
avoir une diminution de la production d'énergie, une réinversion de l'horloge circadienne qui fait que la personne va dormir tout le temps. C'est une hypothèse mais ça ne me surprendrait pas parce que c'est comme ça que fonctionne le corps humain.
c'est-à-dire qu'il a ses propres mécanismes de régulation. Alors, le lien avec l'inflammation dans tout ça, puisque le titre c'était l'inflammation, l'horloge circadienne régule l'inflammation, l'horloge circadienne contrôle plusieurs fonctions immunitaires telles que le trafic de cellules immunitaires, la reconnaissance des agents pathogènes, la capacité phagocytaire et la sécrétion de cytokines, qui sont les cytokines inflammatoires, qui sont les marqueurs de l'inflammation, des chimiokines et des facteurs
complémentaires à l'inflammation. Donc, il y a un lien croisé et réciproque entre perturbation du rythme circadien et inflammation. L'une cause de l'autre est réciproque, d'ailleurs, c'est pour ça que quand vous ne dormez pas la nuit, quand vous travaillez la nuit, vous participez à augmenter énormément l'inflammation dans votre corps.
L'inflammation chronique altère aussi la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique et conduit à la neurodégénérescence, parce que quand on parle de barrière intestinale, on oublie de dire qu'il y a aussi une barrière hémato-encéphalique au niveau du cerveau qui est censé protéger les éléments du système nerveux central contre les éléments présents dans la circulation qui pourraient être pathologiques pour lui, et en fait l'inflammation va altérer la barrière hémato-encéphalique, et donc va permettre le passage dans le cerveau,
donc il y a une espèce d'effet d'engrenage qui peut expliquer pourquoi peut-être au début on te décrit la bipolarité comme, je vous relis le truc, hyperdéprimant, alors là pour le coup c'est une maladie psychiatrique chronique et progressive, donc globalement ça ne peut que dégénérer, et c'est chronique.
c'est chronique parce que notre mode de vie et nos choix sont chroniques. Alors, premier regard sur la bipolarité, l'horloge circadienne et ça pointe toujours vers le microbiote. Deuxième regard, je vous ai dit, dans cette phase maniaque et cette phase dépressive, il y a une question d'énergie de la personne.
Dans la phase maniaque il y a énormément d'énergie, dans la phase dépressive il y a très très peu d'énergie. Donc quand on parle d'énergie, moi je m'intéresse toujours à la production d'énergie par la cellule.
Et on sait que les signaux métaboliques contribuent à la régulation des horloges circadiennes et le rythme circadien a un impact sur les systèmes cardiovasculaires et métaboliques. Donc les deux s'influencent mutuellement, c'est-à-dire que la production d'énergie par la cellule va pouvoir influencer le rythme circadien, le rythme circadien va pouvoir influencer la production d'énergie par la cellule.
Les patients bipolaires présentent des modifications du métabolisme énergétique et ils ont un risque plus élevé d'ailleurs, on le sait, d'obésité, de diabète de type 2 que la population générale. Alors, des études par spectrographie, par résonance magnétique, ont été les premières à montrer la perturbation de plusieurs voies impliquées dans le métabolisme énergétique chez les patients atteints de bipolarité. On parle de variations importantes de la production d'énergie.
En phase maniaque, il y a une hyperactivité et une hyperproduction d'énergie par la cellule. Et en phase dépressive, on a une hypoactivité et une hypoproduction d'énergie. La perturbation du rythme circadien, considérée soit comme un facteur causal, soit comme une conséquence de symptômes semblables à la manie, régule l'initiation, la maturation et la formation d'autophagie par différentes voies de signalisation.
Et là, ça va devenir intéressant. Donc en fait, le rythme circadien régule les processus autophagiques, d'accord ? Or, on sait que le défaut d'autophagie, on en avait parlé avec la schizophrénie, la défaut d'autophagie amenait un défaut de production d'énergie par la cellule, la mythophagie, un défaut de production d'énergie par la cellule qui était préjudiçable et qui venait perturber tout le métabolisme, le métabolisme énergétique et donc l'état d'humeur de la personne.
On se rend compte finalement que la dérégulation de l'autophagie entraîne des anomalies dans le contrôle de la qualité des mitochondries, la neurotransmission et la fonction des canaux ioniques qui peuvent être liés au développement de la manie.
Je vous cite une étude qui conclut ça, cette étude elle dit L'observation précoce d'une altération du métabolisme énergétique et cérébral a encouragé la recherche d'un dysfonctionnement mitochondrial. Les mitochondries sont les organites centraux dans une cellule et même un dysfonctionnement mineur peut entraîner une cascade de changements et de dommages.
Pour assurer la survie, les cellules s'adaptent au dysfonctionnement mitochondrial chronique en coordonnant les réponses avec d'autres organites, comme ce qu'on appelle le réticulum endoplasmique. Cependant, la survie des cellules de personnes bipolaires a un coût sur la physiologie et provoque à terme des perturbations dans différents tissus et organes.
De plus, la bipolarité est un trouble du développement neurologique et des modifications du métabolisme mitochondrial sont essentielles au cours de la neurogénèse, d'accord ? Qui dit dysfonction mitochondriale dit défaut de mythophagie, d'accord ? Donc, il y aurait là-dedans un lien aussi entre défaut d'autophagie au niveau cellulaire, de mythophagie, et production d'énergie qui conduirait à une dégénérescence des tissus nerveux et des tissus cognitifs, une neurodégénérescence. Il y a un
troisième regard que j'ai envie de porter sur la bipolarité, vous allez voir après on va rassembler tout ça. On parle de neurotransmetteurs qui s'appellent le glutamate et le GABA, vous en avez déjà parlé dans les vidéos, globalement le glutamate c'est la pédale d'accélération, le GABA c'est la pédale de frein.
D'accord, ce sont deux neurotransmetteurs qui sont respectivement excitateurs pour le glutamate et inhibiteurs pour le GABA, inhibiteurs des processus dans le cerveau. Les neurones qui sont les plus importantes ce sont les neurones qui sont excitatrices, on a 80 % à peu près de neurones excitatrices qui vont répondre au glutamate, pour 20 % d'inhibitrices qui vont répondre au GABA, Donc on a plus une fonction d'excitation que d'inhibition, mais l'inhibition existe.
La question des niveaux de glutamate cérébral chez les patients bipolaires a été observée dans de nombreuses études utilisant la résonance magnétique. Il présente une augmentation constante des niveaux de glutamate dans les zones frontales du cerveau par rapport aux témoins sains. D'ailleurs, et ces augmentations sont indépendantes de la phase d'humeur, donc up ou down, on a toujours de plus en plus de niveaux de glutamate élevés.
Je cite encore des études là-dessus, alors pourquoi ces niveaux élevés de glutamate ? Il y a un lien, il y a un lien évident entre la glutamate et l'inflammation. L'inflammation c'est une voie par laquelle des altérations du glutamate peuvent survenir dans les troubles de l'humeur.
Une inflammation accrue a été observée dans un sous-groupe important de patients souffrant de troubles de l'humeur. Il a été démontré que les cytokines inflammatoires influencent le métabolisme du glutamate par leurs effets sur des cellules gliales, qu'on appelle des astrocytes, et les microglies.
Les cellules de la microglie, ce sont des macrophages du système nerveux central. Donc, ils participent au nettoyage, à l'immunité dans le système nerveux central. Il a été démontré que l'administration de cytokines inflammatoires augmente le glutamate cérébral dans les noyaux gris centraux et le cortex singulaire antérieur dorsal, comme mesuré par cette spectrographie par résonance magnétique.
Donc là on a notre lien, on a notre lien entre inflammation et niveau de glutamate, le glutamate étant un neurotransmetteur excitateur. En même temps, on a une corrélation forte entre production de glutamate et état du microbiote.
Il y a un lien, je vous cite une étude à la corrélation entre le microbiote intestinal et les neurotransmetteurs et les mental disorders, les désordres mentaux. C'est une étude ultra intéressante parce qu'il passe en revue toutes les pathologies dites mentales, schizophrénie, dépression, bipolarité, maniaco-dépression et ainsi de suite, et chaque fois ils mettent en lien avec les neurotransmetteurs qui sont impliqués et le lien qu'il y a entre ces neurotransmetteurs et l'écosystème intestinal.
Donc, le lien vous l'avez sous la vidéo. Évidemment il y a un lien, sérotonine, dopamine, GABA, glutamate, tous, tous, tous, tous ces neurotransmetteurs sont essentiellement produits dans les intestins, d'accord ? Mais c'est toujours la même chose, on va te dire, oui mais ce qui nous intéresse c'est ceux qui sont produits dans le cerveau, pourquoi ? Parce que ce sont des maladies mentales, et que les maladies mentales ça se passe dans le cerveau, mais ça c'est un dogme,
ça c'est un dogme, c'est-à-dire c'est une espèce de chose qui a été posée sans être démontrée, c'est un a priori, et force est de constater, quand on constate que tous les patients bipolaires par exemple ont des dysbioses significatives et spécifiques, donc un marquage microbien spécifique, et de la même manière pour les dépressifs, de la même manière pour les schizophrènes, et on se rend compte que certainement il y a beaucoup plus à jouer au niveau des intestins.
Ce n'est pas un lien nerveux qu'il y a entre les intestins et le cerveau, c'est beaucoup plus que ça. Il y a un lien nerveux informationnel qui fait que c'est un lien bidirectionnel essentiellement voué à de la communication intestin-cerveau. Oui, il y a une communication d'information, mais il y a beaucoup plus que ça.
On a montré que des microparasites pouvaient remonter le long du nerf-vague, donc c'est vraiment corpusculaire. Il y a des éléments qui peuvent. C'est un système bidirectionnel complexe, certainement, entre le trachus intestinal et le cerveau.
Au sujet de cet axe, d'ailleurs, j'avais noté, initialement appelé axe intestin-cerveau, il est désormais rebaptisé axe microbiote intestin-cerveau, compte tenu du rôle central du microbiote intestinal dans le maintien de l'homéostasie locale.
Différentes voies cellulaires et moléculaires, donc c'est des voies moléculaires, donc c'est des éléments, agissent le long de cet axe et une grande attention est accordée aux molécules neuroactives, vos neurotransmetteurs, c'est-à-dire la noradrénaline, la dopamine, la sérotonine, l'acide GABA aminobutyrique et le glutamate, le GABA1 et le glutamate, et aux métabolites, c'est-à-dire les métabolites du tryptophan, soutenant un éventuel système de communication inter-royaume entre les eucaryotes et les procaryotes.
Cette revue fournit une description des preuves les plus récentes sur le glutamate en tant que neurotransmetteur dans cet axe de communication bidirectionnel. Donc c'est un neurotransmetteur essentiel de cet axe-là, de la communication entre les deux systèmes.
La modulation de l'activité des récepteurs glutaminergiques le long de l'axe microbiote intestin-cerveau peut influencer les fonctions intestinales, c'est-à-dire le goût, la sensibilité viscérale et la motilité, et cérébrale, réponse au stress, humeur et comportement.
Et les altérations de la transmission glutamatergique peuvent participer à la pathogénèse des maladies locales et des troubles cérébraux. Donc, inflammation, dysbiose, parasitose, on aurait pu le rajouter, c'est trois facettes d'un même problème initial.
Et quand on parle d'inflammation, vous savez toujours, il y a ce qu'on appelle l'inflammation chaude et les inflammations froides. Les inflammations chaudes, qu'est-ce que c'est ?
C'est l'inflammation qu'on connaît, on s'est blessé, donc ça gonfle, c'est douloureux, c'est chaud, ça c'est l'inflammation chaude. À la limite, c'est l'inflammation aiguë mais qui normalement se résorbe très rapidement.
L'inflammation qui pose problème, c'est ce qu'on appelle l'inflammation froide, c'est-à-dire c'est une inflammation qui ne se traduit pas par, c'est les mêmes sensations de chauffe, donc c'est pour ça qu'on l'appelle froide, mais qui pourtant participe à une hyperactivation du système inflammatoire du corps, du système immunitaire du corps, et qui va avoir au niveau du cerveau, au niveau de tous les tissus, toutes les conséquences qu'on connaît maintenant au niveau de la perturbation de la production de neurotransmetteurs.
Et ça permet encore une fois de revenir à la même chose, Alors, je vous ai dit, il y aura encore une quatrième vidéo qui sera consacrée à l'autisme, et la cinquième, ça va être la grosse vidéo, on va parler de santé mentale, d'accord ? Donc, toutes les solutions, qui on le verra.
Et je sais qu'il y a beaucoup de gens qui n'aiment pas ça, enfin il y a beaucoup de gens, non, si vous êtes là, vous aimez ça, mais il y a des gens qui n'aiment pas mon travail, qui n'aiment pas ça, qui disent Thierry, c'est toujours pareil, tu as toujours la même explication et tu traites entre guillemets les situations de la même façon.
Mais parce que pour moi, il y a une seule situation de terrain, et l'expression de ce terrain selon les individus va prendre une palette d'expressions différentes, symptomatologiques. Il y en a un qui va développer de la schizophrénie, l'autre qui va développer de la dépression, l'autre qui va développer de la bipolarité.
D'ailleurs, au cours de leur vie, ces cases clairement définies, on dit lui il est schizophrène, lui il est dépressif, on va se rendre compte que les gens ils oscillent un peu dans tout ça, pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est un seul terrain et des expressions symptomatiques qui sont le reflet de leur cadre de vie, des conditions de vie, des stress particuliers, etc. Mais c'est anecdotique par rapport au terrain.
Et si le terrain est le même, alors à ce moment-là, les recommandations pour transformer ce terrain et aller vers l'état de santé seront les mêmes pour tout le monde. Est-ce que toutes les maladies, est-ce que toutes ces maladies mentales en tout cas commencent dans les intestins ?
On va le voir au fur et à mesure des épisodes, il y a des grandes chances, il y a des très grandes chances en tout cas que ce soit un facteur essentiel dans le développement de la symptomatologie. Si on considère la dysbiose bactérienne comme première, comme la cause des causes, comme les recherches que je vous propose tendent à le montrer, alors à ce moment-là, oui, on est clairement dans le domaine bactérien comme facteur causatif premier, comme terrain physiologique premier sur lequel il faut agir.
et donc quand on va faire cette vidéo sur la santé mentale et les corrections de santé mentale, vous allez voir qu'on va focaliser notre action, je vais vraiment vous faire une vidéo sur la détoxification, le nettoyage, le renforcement, la régénération de tout l'écosystème intestinal avec toutes les techniques, toutes les approches qu'il peut y avoir, vous allez voir ça va être très riche.
Alors, en conclusion de cette vidéo, je cite une étude intéressante, la recherche montre qu'une inflammation accrue indexée par les cytokines pro-inflammatoires et la protéine C-réactive, la CRP, est élevée dans la pression artérielle par rapport au témoin sain.
Certaines preuves suggérant cela, l'effet est exagéré lors d'états d'humeur désordonnés, à la fois maniaques et dépressifs, d'accord ? Donc, une inflammation accrue est en lien toujours, toujours, toujours avec les symptômes maniaques et dépressifs.
Tout pointe vers l'inflammation, inflammation du cerveau, inflammation des intestins, l'inflammation des intestins en lien avec le microbiote et la santé intestinale en corps et en corps.
Pourquoi est-ce que, et ça c'est vraiment la question que je me pose, donc on cible le microbiote, on va voir ce qu'il faut faire pour ça, et encore une fois avec la bipolarité on cible le microbiote dans sa dimension pro-inflammatoire, mais on cible le microbiote.
Et c'est intéressant parce que je m'attends à des réactions par rapport à cette vidéo, et la question que je me pose toujours c'est pourquoi dès que lorsqu'on parle de santé, on est accusé de vouloir détourner les gens de leur traitement médicamenteux.
Pourquoi ? Parce qu'en fait ce n'est pas du tout le propos. Là on te dit, modifie ton écosystème intestinal, va dans le sens de la santé intestinale et ainsi de suite.
Il faut bien comprendre qu'effectivement, promouvoir la santé de l'écobiote intestinale, du microbiote intestinal, de l'écosystème intestinal, avec toute la cascade de conséquences, parce que si on est à la base des bases, vous imaginez bien que quand vous corrigez ce terrain-là, alors ensuite les manifestations symptomatiques, la correction des manifestations symptomatiques, c'est un peu comme si tu agis au niveau du tronc de l'arbre et après toutes les branches vont en bénéficier jusqu'au petit rameau qui est à l'extrémité,
donc c'est énorme l'implication sur ta qualité de vie, c'est gigantesque. Et c'est la vérité, la santé est un danger pour l'industrie du médicament à vie, Comme on te le dit au début, c'est chronique et c'est progressif.
Et quelque part, ça va bien que ça soit chronique et progressif, parce qu'on va te balancer des médicaments à vie, on va te balancer du lithium à vie, il n'y a pas de problème de ce côté-là.
Lithium d'ailleurs, c'est marrant parce qu'on parlait de, petite remarque qui me vient là, mais on disait que la perturbation des processus autophagiques au niveau de la cellule, donc la mythophagie était certainement en lien avec la perturbation du métabolisme et donc les phases maniaques et dépressives, le lithium actif soutient l'autophagie cellulaire, la mythophagie, le lithium agit beaucoup là-dessus, donc ce n'est pas pour rien peut-être qu'on utilise du lithium dans ces cas-là.
Qu'est-ce qui t'empêche de réformer ton hygiène de vie aujourd'hui pour t'affranchir des médicaments demain ? Et d'ailleurs la question que j'ai envie de vous poser c'est si vous ne le faites pas, si vous souffrez actuellement, si vous ne le faites pas, c'est quoi votre perspective ?
C'est quoi votre perspective ? Est-ce que la prise de traitement actuelle vous offre une perspective d'amélioration ? Oui, avec le traitement, on va gérer tes symptômes. En pratique, ils le disent eux-mêmes, c'est progressif. C'est-à-dire que de toute façon, il va falloir augmenter, augmenter, augmenter les doses.
Est-ce que c'est un avenir désirable que de vivre en permanence sous béquilles médicamenteuses, avec toute la dépendance que cela représente ? Avec le risque qu'il y ait une forme d'habituation du corps, des désensibilisation des récepteurs et que finalement en moment ça n'agisse plus.
Est-ce que c'est ça la santé ? Est-ce que c'est ça la force ? Ce que je vous propose ce n'est pas une science exacte, c'est certain, mais pour moi, on parle de guérison et c'est l'unique espoir.
Alors j'espère que cette série de vidéos, celle-là sur la bipolarité, schizophrénie, dépression, celle à venir sur l'autisme, et puis surtout la dernière qui va vraiment parler de santé mentale, tout ce qu'on peut faire, je vais vous partager pas mal d'éléments, mais j'espère que ces vidéos elles contribuent vraiment à vous donner de l'espoir.
On m'en a reproché une fois, quelqu'un m'a dit Thierry ce que je te reproche le plus c'est de donner de l'espoir aux gens, c'est un truc de malade, tu reproches de donner de l'espoir aux gens, c'est de la folie, quel est le premier moteur de la vie ?
C'est l'espérance, c'est la foi, c'est l'amour, c'est la joie. Et au travers de ces vidéos, au travers de ces explications physiologiques, j'ai envie vraiment de vous redonner cette espérance, de vous dire, attendez, là vous êtes face à un ensemble de symptômes disparates, vous êtes complètement perdu, vous avez l'impression qu'il n'y aura jamais de solution, alors qu'en vérité, si vous regardez à la base des bases des bases des bases,
il y a une problématique initiale qui finalement n'est pas si compliquée, avec tous les guillemets que je peux prendre, n'est pas si compliquée à considérer. Et les modalités de correction de ce terrain, elles sont connues, la naturopathie, l'hygiénisme, le vitalisme vous apportent des solutions, vous proposent des solutions, des solutions concrètes pour transformer radicalement votre écosystème intestinal et par effet de causalité, transformer radicalement tous les autres symptômes.
Voilà, c'est tout le but de ces vidéos, j'espère sincèrement qu'elles vous aident, qu'elles vous soutiennent, c'est tout mon propos, et je vous donne rendez-vous dans la prochaine vidéo où on va parler d'autisme.
Je suis très content aussi, vous avez vu, parce qu'on a lancé la série de vidéos aussi avec Patricia, Patricia Rousseau, sur l'EFT. Je pense que ça peut être un outil très intéressant aussi pour les personnes qui souffrent de schizophrénie, bipolarité et ainsi de suite, pour la régulation des émotions qui deviendraient inconfortables, en tout cas affligeantes d'une certaine manière.
Et j'espère que tous ces outils mis bout à bout, ça vous permet d'obtenir une bien meilleure qualité de vie, et pourquoi pas de vous affranchir des médicaments.
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