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Des maladies si peu mentales - Épisode 2 - La dépression et la piste parasitaire

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L'équipe RGNR
1.8K vues • Publiée le 23/04/2024

Deuxième épisode de la série « Des maladies si peu mentales », consacré cette fois à la dépression. Thierry part d’un constat simple : la théorie des monoamines, qui attribue la dépression à un déficit de sérotonine, domine la psychiatrie depuis les années 1950, alors que 90 à 95 % de cette sérotonine est produite dans les intestins. Ce décalage entre le lieu de production et le lieu supposé du problème ouvre une série de questions que cette vidéo s’attache à documenter.

La piste parasitaire est au cœur de l’épisode. Thierry s’appuie sur des études publiées, dont les travaux sur Toxoplasma gondii, pour montrer comment certains parasites modifient le comportement de leur hôte en agissant directement sur la biochimie cérébrale. Il détaille aussi le rôle du nerf vague comme voie de transit entre intestins et cerveau, et la façon dont des organismes parasitaires peuvent consommer des micronutriments essentiels, comme le fer, au détriment de l’hôte.

La vidéo revient sur le mécanisme d’épuisement chronique et sur ce qui se passe lorsque le système de stress est activé trop longtemps sans récupération suffisante : baisse de la perfusion cérébrale, affaiblissement immunitaire, dysbiose intestinale. Thierry relie ces éléments à sa propre expérience d’un épisode dépressif survenu après une prise massive d’antibiotiques, un sur-entraînement physique et un isolement social prolongé.

En fin de vidéo, Thierry cite des travaux de l’Institut Pasteur montrant un effet antidépresseur obtenu par simple restauration du microbiote avec des lactobacilles, et il mentionne le livre Guérir de David Servan-Schreiber comme exemple d’une approche médicale qui traite la dépression comme un symptôme d’épuisement plutôt que comme une maladie autonome. L’objectif n’est pas de nier la dimension psychologique, mais de remonter aux causes physiologiques qui la conditionnent.


📑 Au programme de la vidéo

Sources scientifiques

Les études citées dans cette vidéo

Microbiote & dépression

  • Pierre-Marie Lledo et Gérard Eberl (CNRS, Institut Pasteur) : « Dépression et microbiote, une grande révolution médicale arrive ». Consulter l’étude →
  • Institut Pasteur : la dépression et l'efficacité des antidépresseurs dépendent de la composition du microbiote intestinal. Consulter l’étude →

La piste parasitaire

Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

Lire la transcription

Les maladies pas si mentales Bonjour, c'est un plaisir de vous retrouver pour le deuxième épisode de notre série consacrée aux maladies, alors je l'ai appelé des maladies pas si mentales, j'aurais pu l'appeler aussi des maladies si peu mentales.

On a parlé lors du premier épisode de la schizophrénie, aujourd'hui on va parler de la dépression. Sous un angle, je dis la dépression et la piste parasitaire. Vous allez voir quand même qu'au fur et à mesure des vidéos, je ne sais pas combien il va y en avoir, 4 ou 5 facilement, on va chaque fois explorer une piste.

Ce n'est pas que cette piste soit spécifique à la manifestation symptomatique dont on va parler, C'est-à-dire que, par exemple, on aurait pu aussi parler de la piste parasitaire dans laquelle de la schizophrénie, et vous allez voir pourquoi.

C'est simplement que chaque fois on va avoir un point de focalisation qui soit différent, qui soit un petit peu original et qui va illustrer une dimension de ces maladies si peu mentales. Alors, en préambule de cette vidéo, je dois dire que l'importance de cette série et l'importance de travailler ce sujet-là, je le mesure à la hauteur des réactions, et des réactions parfois très hostiles que suscite cette série de vidéos.

Il se trouve que la première vidéo a été mise accessible à tout le monde, c'est-à-dire que les gens, s'ils venaient sur le site, même s'ils n'étaient pas abonnés à Régénère +, ils y avaient accès.

On le fait de temps en temps pour montrer aussi la qualité de ce qui est partagé sur Régénère +, Régénère Premium, et les réactions ont été très violentes, et en particulier de la part de psychiatres, vous pourrez vous mettre un commentaire là par exemple, il y a un psychiatre qui fait partie de l'ordre des médecins qui dit « Nous ne vous laisserons pas dire, nous ne vous laisserons pas dire, on se croirait dans le Seigneur des Anneaux, tu ne passeras pas,

nous ne vous laisserons pas dire que l'autisme se guérit avec de la graisse animale et la schizophrénie disparaît avec le jeûne, et un bon lavement ne changera rien à notre engagement. » Et face à ce genre de réaction un peu caricaturale et épidermique qui montre qu'on touche quelque chose qui est très sensible.

Je me pose des questions, par exemple, est-ce que réformer son mode de vie signifie rejeter les traitements ? Dans l'absolu, ce n'est pas quelque chose du tout que j'ai proposé, moi je parle de réforme d'hygiène de vie, je n'ai pas parlé de traitement.

Je n'ai pas parlé de traitement, je peux émettre un avis sur la nature des traitements qui sont donnés, mais il n'y a que les idéologues qui ont intérêt à ce que rien ne change et qui caricaturent le propos.

C'est soit t'es l'un, soit t'es l'autre, c'est-à-dire soit tu choisis de réformer ton hygiène de vie, soit tu prends le traitement. Force est de constater, d'ailleurs souvent je l'ai dit, je fais pas mal de vidéos dans ce sens-là, il y a une vidéo récente qui s'appelle « Render la médecine obsolète », « Render les médicaments obsolètes ».

Quand tu as une jambe cassée, au début tu as besoin d'une béquille, et ça ne sert à rien d'être anti-béquille, il s'agit juste de faire réparer ta jambe, et à ce moment-là, la béquille tu n'en auras plus besoin.

C'est exactement la même chose avec les traitements psychiatriques quels qu'ils soient. Je vais vous dire, et encore une fois, aujourd'hui, dans le cadre de la dépression, on va montrer à quel point les traitements de la dépression sont certainement totalement à côté de la plaque, mais ce n'est pas pour autant que dans des situations, dans des cas extrêmes, dans lesquels finalement les symptômes sont très très forts, il faille les abandonner du jour au lendemain, bien au contraire.

Mais mettre en place les conditions qui vont faire qu'ils ne seront plus nécessaires parce que la cause des causes des causes aura été traité. Donc ces caricatures qui sont faites, elles sont là juste pour éviter de discuter, éviter le débat, continuer à focaliser sur le cerveau alors qu'on sait de plus en plus, et que la recherche maintenant l'établit depuis des dizaines d'années, à quel point le microbiote, le système immunitaire ont des rôles à jouer essentiels, et on verra aujourd'hui

les soi-disant parasites de l'organisme ont un rôle extrêmement important à jouer dans le cas de ces maladies dites mentales, et que la médecine finit d'ignorer totalement. Alors, est-ce que j'ai dit que la schizophrénie disparaissait avec le jeûne ? Non, j'ai fait état de résultats, de résultats qui sont troublants, évidemment, et qui méritent beaucoup mieux qu'une caricature.

En fait, la violence s'explique par la rigidité du dogme. Qui veut qu'une maladie mentale soit mentale, c'est d'ailleurs trouve son origine dans le cerveau ou dans la psyché, dans la pensée, et que finalement, le traitement c'est des produits qui vont venir jouer sur les neurotransmetteurs du cerveau ou qui vont te faire parler la personne histoire d'évoquer tous ces traumas de l'enfance et ainsi de suite, avec derrière l'idée qu'une fois que tu auras vidé ton sac,

tout évoqué, je ne sais pas exactement, eh bien tu auras diminué la charge émotionnelle, alors il y a du vrai certainement là-dedans, tu auras diminué la charge émotionnelle et tu seras guéri. Donc cette violence qui est liée à la rigidité du dogme, c'est ce dogme-là que nous allons déboulonner encore une fois dans cette vidéo qui est consacrée à la dépression.

Parce que si tu sais par exemple que la grande majorité de l'acérotonine et des précurseurs à l'acérotonine qui sont produits dans le corps sont produits à 90 ou 95 % dans les intestins, peut-être que tu peux te poser des questions parce qu'effectivement la piste, on va parler, la piste des monoamides, c'est la piste qui est privilégiée dans le traitement de la dépression depuis les années 50. C'est-à-dire penser que la dépression est liée à un déficit ou un excès de sérotonine,

et d'adrénaline et de noradrénaline qui sont des classes de neurotransmetteurs qu'on appelle les monoamides. Et quand tu sais que l'essentiel de ces neurotransmetteurs sont produits par les intestins, tu peux te dire finalement quelle est la part mentale là-dedans.

Et puis, toujours pareil, cette théorie de la dépression qui est liée au déficit ou à l'excès de sérotonine, il y a toujours une question qui me vient, c'est qu'il y a un déficit, un excès de sérotonine.

Certes, mais d'où il vient ? C'est quoi son origine ? Je veux dire, traiter en augmentant ou en bloquant la production de sérotonine, pour moi c'est absolument catastrophique comme approche parce que tu ne sais même pas à quoi correspond cet excès ou cette déficience en sérotonine.

Alors, si tu ne réponds pas à cette question, de savoir pourquoi cet excès ou cette déficience, alors pour moi ce n'est pas du soin. On ne parle pas de soigner les gens, au mieux on les soulage. À coup de produits aux nombreux effets secondaires et plus que critiquables, parce qu'on va voir, c'est des psychoactifs, des psychotropes psychoactifs qu'on utilise, qui sont par de nombreux côtés similaires à des amphétamines ou de la MDMA.

Donc voilà, c'est des stimulants, c'est des stimulants. Quand je parle d'effets secondaires, moi j'ai pris du Prozac. J'en ai pris quand j'étais bien plus jeune, j'ai dû avoir une vingtaine d'années.

J'ai eu un moment, et on l'expliquera d'ailleurs, où j'ai traversé une époque, un épisode dépressif, et au début je suis allé voir un médecin, il a prescrit du Prozac, que j'ai abandonné heureusement pour moi au bout de trois semaines quand j'ai vu tous les effets secondaires.

Je bâillais tout le temps, je n'avais plus d'appétit, j'étais juste totalement ralenti. Voilà, je n'étais pas moins dépressif, j'étais juste totalement apathique. J'étais moins mal, peut-être, mais j'étais très loin d'aller bien. Et c'est bien ce que je reproche à la psychiatrie.

Elle s'occupe d'essayer de te faire aller moins mal, mais elle ne s'occupe pas de te faire aller mieux. Et d'ailleurs la dernière vidéo de cette série, elle portera sur la santé mentale. Réunir là qu'est-ce qu'on sait de la santé mentale actuellement et comment privilégier la santé mentale et cognitive.

Donc oui, elle s'occupe d'essayer de te faire aller moins mal, de confiner, de garder tes symptômes dans une quantité, dans une dimension qui soit acceptable socialement, mais pas d'aller mieux. Pourtant, la recherche depuis ces 30 dernières années a énormément travaillé sur la santé mentale, mais bizarrement, le milieu psychiatrique est relativement hermétique ou étanche.

Alors, n'en déplaise au psychiatre de l'autre des médecins, aux vendeurs de sédatifs et de conformité sociale, et sans nier le travail de quelques psychiatres franc-tireurs qui la plupart du temps sont harcelés par leur ordre.

On va parler de santé mentale, on va parler aujourd'hui de dépression, on parlera aussi d'autisme, d'ailleurs autisme, pour rappel, la vidéo que j'avais consacrée à l'expérience extraordinaire de Nathalie Champoux, qui est une québécoise qui a renversé l'autisme de ses deux garçons, cette vidéo a été supprimée sur YouTube.

C'est intéressant, tu vois, nous ne vous laisserons pas dire que l'autisme. Non, pourtant c'est la réalité, c'est ce qu'on constate, donc tu ne me laisses pas le dire, mais pourtant c'est la réalité, donc tu nies la réalité.

Puis globalement, voilà, on est sur mon site, donc ici je dirai ce que je veux. Alors, pourquoi est-ce qu'on parle de pistes parasitaires pour la dépression ? Parce qu'on sait depuis longtemps que des parasites dans le cerveau peuvent modifier le comportement de l'hôte dans lequel se trouvent ces parasites.

Il y a une expérience par exemple qui a été faite avec toxoplasma gondii, toxoplasmose. Toxoplasma gondii, on a vu que chez des souris, chez lesquelles ce parasite était présent en grand nombre, la grande présence de ce parasite induisait des comportements totalement différents.

Pour vous donner l'exemple, je vous donnerai la référence de l'étude. Vous avez vu la dernière fois, je l'ai mise sous la vidéo. Tu vois, on prend des souris normales, une souris normale dans une pièce, elle a tendance à se déplacer en rasant les murs pour être le moins exposée possible, le moins en risque d'être la cible d'un prédateur.

Une fois qu'elles étaient massivement infestées par Toxoplasma gondii, les souris étaient ralenties et surtout passées par le centre de la pièce, se mettant de fait en danger. Alors, d'un point de vue du vivant, évolutionnel, on va dire d'une certaine manière, la théorie, et qui a certainement quelque chose de vrai, c'est que la toxoplasma gondii cherche de nouveaux hôtes, et donc finalement faire en sorte que l'hôte infesté soit une proie plus facile pour un prédateur, ça fait que le prédateur va être

lui-même infecté le jour où il va manger la proie. Donc en fait, ça modifie le comportement, Le comportement, quand on parle de maladie mentale, on parle de troubles comportementaux, ça modifie le comportement de l'autre de manière à le faire se mettre en danger.

Ça c'est un petit exemple, on va y revenir, mais déjà la dépression qu'est-ce que c'est ? Alors d'après la Société Américaine de Psychiatrie, la dépression provoque des sentiments de tristesse et ou une perte d'intérêt pour les activités qu'on aimait avant.

Ça peut entraîner divers problèmes émotionnels et physiques, et diminuer notre capacité à fonctionner au travail et à la maison. Alors, la dépression c'est une maladie entre guillemets très répandue, on estime qu'il y a environ...

alors, on estime ceux qui sont déclarés, parce que le nombre de personnes qui traversent des étapes de dépression et qui ne sont pas déclarées, qui ne vont pas consulter, est gigantesque. Il y en a qui disent qu'on peut doubler voire tripler.

Donc, elle touche environ 280 millions de personnes dans le monde, et l'Inserm estime qu'avec 20 % de la population française qui souffre au moins une fois dans sa vie de cette infection, on est champion du monde, et oui, on est même devant les Américains pour le coup, on est le pays où il y a le plus de dépressifs au monde, c'est bizarre. Pourtant, on a un gouvernement extraordinaire, on a des conditions de vie extraordinaires, on a la sécurité sociale,

on a tout ça, on devrait être super épanoui avec le RSA, et on n'est pas, on est parmi les plus dépressifs au monde. Comme quoi le modèle social français a peut-être des questions à se poser.

Alors, les symptômes de la dépression varient énormément, on se sent triste ou on a une humeur un petit peu mélancolique, d'ailleurs avant on appelait la mélancolie de la dépression, on appelait ça la mélancolie.

Perte d'intérêt ou de plaisir pour les activités qui étaient appréciées, modification de l'appétit, perte ou gain de poids sans rapport avec un régime, Difficulté à dormir ou à l'inverse on dort trop, vous avez vu c'est souvent un excès ou une inhibition, et ça sera très intéressant dans la démonstration.

Perte d'énergie ou grande fatigue, augmentation de l'activité physique sans but, on ne peut pas rester assis, on s'agit dans tous les sens, ou à l'inverse ralentissement des mouvements ou de la parole.

Et donc c'est toujours pareil, on voit excitation ou inhibition, on se sent inutile, on se sent coupable, on a des difficultés à réfléchir, à se concentrer ou à prendre des décisions, il y a une espèce de brouillard mental, pensée de mort ou de suicide.

Alors, d'un point de vue médical, les symptômes doivent durer au moins 2 semaines et doivent représenter un changement dans votre niveau de fonctionnement antérieur pour qu'il y ait un diagnostic de dépression.

Alors, la dépression, ce qu'il faut voir c'est qu'elle est en constante évolution. La dépression existe depuis longtemps, elle est même décrite sous forme de mélancolie par des médecins de l'antiquité, mais elle restait extrêmement marginale.

Il y a eu une véritable explosion de la dépression dans les années 1900, et le XXe siècle c'est le siècle de la dépression. Donc, si on a une explosion du nombre de cas de dépression, avec le XXe siècle en particulier, on peut se dire que l'environnement et les conditions de vie ont quelque chose à voir avec ce phénomène.

Parce que c'est toujours la même chose, je veux dire, au cours de l'histoire, tu as une constante, les gens sont toujours malades de la même façon, tu vas te dire, c'est intrinsèque à l'individu, à l'espèce humaine, voilà, il y a une faiblesse et ainsi de suite, mais ça ne s'arrive jamais, ça ne s'arrive jamais, la plupart des maladies dites de civilisation, elles apparaissent avec la civilisation, elles se développent avec la civilisation,

et bien la dépression en est parfaitement l'exemple le plus parfait. La dépression se développe dans les sociétés modernes. Il y a une corrélation entre le développement de la dépression et la numérisation de la société, l'individualisation de la société, le niveau de pression au travail qui est décrit.

Et globalement, plus un pays est développé, plus les personnes qui y habitent sont sujettes à la dépression. Donc, on a certainement beaucoup de choses à dire sur le mode de vie. Alors, comme je vous dis, ça existait déjà lors de l'antiquité, et les premiers médecins romains et grecs pensaient que la dépression était à la fois une maladie biologique et psychologique.

Intéressant ! Et ils recommandaient la gymnastique, les massages, les régimes spéciaux, la musique et les bains, ainsi qu'une concoction d'extraits de pavot et de lait d'Anais pour soulager les symptômes dépressifs. Alors bon, extrait de Pavot, on voit c'est de l'opium, donc voilà, un psychotrope pour détendre les gens, pour les faire se relaxer, pour les euphoriser certainement aussi.

L'opium étant d'abord un myurolaxan majeur, donc c'est quelque chose qui te détend plus qu'autre chose. Mais ils approchaient ça avec de la gymnastique, des massages, des régimes spéciaux, la musique et les bains, j'ai oublié de le dire, avec l'exposition au soleil.

Donc c'est quand même intéressant, et Hippocrate a suggéré que les traits de personnalité et les maladies mentales étaient liés à des fluides corporels équilibrés ou déséquilibrés qu'on appelait les humeurs.

Alors, je vous ai dit, le titre de cette vidéo c'est « La piste parasitaire ». La piste parasitaire de la dépression. On va voir que, dans cette vidéo sur la dépression, on va parler aussi beaucoup du microbiote intestinal, exactement comme ce qui nous était arrivé avec la schizophrénie.

Mais arrêtons-nous sur cette notion de parasitisme. Un parasite c'est quoi ? Est-ce que d'ailleurs c'est un terme légitime ? Vous allez voir, la notion de parasite va être énormément discutée avec Eric Ancelet, je crois que c'est dans l'épisode 6 ou 7, je ne me souviens plus exactement.

C'est le 6e ou le 7e épisode qui va être donc diffusé dans 15 jours, puisque vendredi c'est l'épisode numéro 5, et l'épisode numéro 6 ce sera 15 jours après. Dans l'épisode 6, je crois, on parle énormément de cette notion de parasitisme.

Le parasitisme, c'est une interaction biologique dans lequel, qui se met entre un et plusieurs organismes, dans lequel un des partenaires vit totalement aux dépenses de l'autre. Et Eric montre magnifiquement à quel point souvent il y a des espèces de deux caricatures, c'est soit on est dans le parasitisme, soit on est dans la symbiose.

La symbiose, c'est l'inverse, c'est l'échange parfait, cordial, et ainsi de suite. Et lui ce qu'il montre dans sa démonstration, c'est qu'en fait en vérité il y a toute une palette de relations dans le vivant entre le parasitisme et la symbiose, et que deux organismes en relation peuvent faire évoluer leur relation à tout moment, en fonction du temps, en fonction des besoins, du parasitisme à la symbiose, au commensalisme et à toutes les autres formes intermédiaires qui peuvent apparaître.

Donc cette idée qu'un organisme vivrait totalement au détriment d'un autre, moi personnellement j'ai du mal. J'ai du mal, et d'ailleurs on se rend compte que la plupart des organismes qui sont décrits comme des parasites dans le corps humain, ils arrivent parce qu'il y a des conditions de terrain qui le permettent, et ces conditions de terrain, elles ne sont pas anodines, et souvent on pourrait interpréter la présence du parasite, enfin du dit parasite,

comme un solutionnement externe, pas propre au corps, puisque le parasite finalement il se développe, donc c'est un organisme qu'on peut considérer comme externe au corps, bien que là encore on pourrait discuter, comme un développement d'un organisme externe qui vient résoudre une situation de terrain. Entre la prédation, le parasitisme et la symbiose, il y a toute une palette de relations dans le vivant. Alors, quand on parle de parasitisme, dans toutes les vidéos que j'ai faites précédemment,

je relie très souvent la notion de parasitisme à la notion de dysbiose. Et pourquoi ? Parce qu'en fait, on se rend compte que c'est à partir du moment où il y a un déséquilibre bactérien, viral, de champignons aussi, dans les intestins, à partir du moment où apparaît le phénomène d'hyperperméabilité intestinale, à partir du moment où ce système immunitaire, parce que le système immunitaire est éminemment microbien, ça c'est quelque chose que je vous ai dit

et redit dans les vidéos, le système immunitaire est essentiellement voire quasiment totalement microbien. A partir du moment où ce système immunitaire est en faiblesse, ne peut plus jouer son rôle, ne peut plus discriminer dans notre environnement extérieur, le adapter de l'inadapter.

À ce moment-là, il y a tout un tas de produits anormaux qui peuvent rentrer dans l'organisme, produits anormaux que l'organisme ne sait pas toujours traiter, n'est pas équipé à traiter.

Et les parasites, les développements parasitaires apparaissent toujours sur des terrains qui sont fortement congestionnés, remplis de déchets, de déchets parfois tellement inhabituels pour le corps qu'il ne sait pas lui-même les traiter. La dysbiose et le parasitisme, pour moi, c'est les deux mêmes facettes de même problème.

La dysbiose crée la faiblesse immunitaire, une faiblesse immunitaire qui permet que des conditions anormales du terrain s'installent, Et le parasitisme va se développer sur ces conditions anormales de terrain, et je me permets de le proposer comme hypothèse pour solutionner cette situation anormale du terrain.

Je le dis souvent, il n'y a pas de parasites qui se développent sur des terrains qui sont bien, parfaitement détoxifiés. Alors attention, quand on dit qu'il n'y a pas de parasites qui se développent, entendons-nous bien. La plupart de ceux qu'on appelle parasites sont présents de façon normale et non pathogène, là encore un terme dans lequel je mets des tonnes de guillemets, ils sont présents à l'état normal et non pathogène dans notre microbiote, tout le temps.

Ce qui va poser problème, c'est le moment où ils se surdéveloppent. Et ça c'est intéressant parce que si c'est un parasite, s'il est pathogène, il devrait être pathogène tout le temps.

Or non, on se rend compte qu'on vit en équilibre avec lui, il est adapté, il est présent en quantité nécessaire et suffisante, et ça ne pose aucun problème au niveau symptomatique.

Et puis, il y a des fois, des conditions de terrain qui vont faire qu'il va exploser. Donc, dans l'approche hygiéniste et vitaliste, tout ça, ça n'arrive pas par hasard, et cette notion de parasitisme doit être complètement revue à l'aune du terrain.

Alors, je vous ai dit qu'il y avait plein de pistes qui avait été évoquée pour parler de la dépression, de ce sentiment de mélancolie, d'inutilité, d'apathie. Alors après je sais bien qu'il y a différentes formes de dépression, mais globalement ça se traduit comme ça, une sensation d'aquabond, souvent effectivement perte d'intérêt.

La dépression c'est vraiment une très grosse perte d'intérêt, ce qui nous faisait plaisir avant ne nous fait pas plaisir, il y a une sorte d'apathie totale qui est par rapport à notre monde et par rapport à notre vie.

Alors, la première piste qui a été développée récemment, enfin la première piste moderne, c'est ce qu'on appelle la piste mono-aminique. Mono-aminique, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'on a isolé des neurotransmetteurs, la sérotonine en particulier, dans le cerveau.

On s'est rendu compte que des personnes qui présentaient des épisodes dépressifs avaient soit trop de sérotonine par rapport à la normale ou pas assez dans le cerveau. Alors, le trop ou le pas assez, ça vient illustrer ces deux facettes qu'il y avait dans la description des symptômes de dépression, c'est-à-dire soit l'hyperactivité, soit l'hypoactivité, soit l'incapacité à dormir, soit le trop dormir, c'est hyper et hypo, ces deux dimensions qui existent ensemble.

Donc, c'était un déséquilibre de neurotransmetteurs, sérotonine, adrénaline et noradrénaline. Le problème, c'est qu'on sait depuis très longtemps que globalement, ça ne marche pas. Il y a des tas d'expériences qui ont été faites, par exemple tu apportes de la sérotonine ou des précurseurs de la sérotonine, de la 5-HTP par exemple, massivement à un individu, tu vas voir ces niveaux de sérotonine dans le cerveau augmenter fortement et il n'y a pas d'évolution de son état dépressif.

À l'inverse, on a inhibé la production de sérotonine dans le cerveau d'individus et dans un modèle animal aussi, et le fait qu'il y ait beaucoup moins de sérotolines n'est pas obligatoirement du tout lié à des épisodes dépressifs.

Si un traitement qui augmente la sérotoline soulage la dépression parfois, cela ne signifie pas que la dépression est due à une baisse de la sérotoline. Et ce traitement, la plupart des traitements qu'on va voir après sont basés sur ce principe-là, D'ailleurs, on va le voir, tous les antidépresseurs classiques, ce sont des...

Attendez, il y a un terme technique, je vais le retrouver parce qu'il est intéressant. Ce sont des médicaments psychotropes utilisés, on les classe parmi les psychoanaleptiques. Ce sont des stimulants psychiques visant à augmenter les niveaux de sérotonine et autres monoamines. Donc en fait, ce sont des stimulants, ce sont des stimulants toujours, et on va voir que dans le cas de la dépression, cette notion de stimulation est vraiment très intéressante. Donc, l'approche des monoamines ne fonctionne pas.

Quelque part, on sait maintenant depuis longtemps que ces traitements fonctionnent. De temps en temps, ça apporte un mieux pour les personnes avec pas mal d'effets secondaires. Souvent, ça ne change rien et malheureusement, pas si rarement que ça, ça conduit à vraiment des effets secondaires extrêmement lourds.

Alors ensuite, ils se sont amusés à faire des IRM sur les personnes qui étaient dépressives, et là on s'est rendu compte d'une chose très intéressante, c'est qu'il y avait fréquemment un défaut de perfusion sanguine au niveau de la zone cérébrale des personnes qui présentaient des troubles dépressifs.

Alors qu'est-ce que ça veut dire défaut de perfusion sanguine ? Ça veut dire qu'il n'y avait pas assez de sang qui irriguait les zones du cerveau, en particulier le cortex préfrontal ou l'hypothalamus n'étaient pas alimentés en suffisance de sang.

Et ça c'est vraiment très intéressant parce que c'est quelque chose dont je parle depuis très longtemps dans mes vidéos. Je dis bien dépression, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça parle de lui-même, dépression, défaut de pression.

Pour que le sang monte de manière adéquate au niveau du cerveau, Eh bien, il faut que l'adrénaline qui est produite par les glandes surrénales soit en quantité suffisante pour que le cœur puisse se concentrer et mettre une pression suffisante pour venir pousser le sang jusque dans les zones périphériques du corps. Il faut suffisamment de pression pour que le sang puisse monter jusqu'au niveau du cerveau.

J'ai déjà fait remarquer de nombreuses fois que quand une personne présente des troubles liés à un défaut de perfusion sanguine, c'est toujours dans les extrémités, C'est-à-dire que ça commence quand les personnes sont épuisées, ça commence dans les mains, ça commence dans les pieds, elles commencent à avoir le nez froid, quand tu as le nez froid par exemple, tu peux te dire que ça veut dire que toute la zone cérébrale n'est pas alimentée en suffisance par du sang.

Parce que qu'est-ce qui transporte la chaleur dans le corps ? C'est le sang. La détection de nez froid, tout de suite, ça te dit qu'il n'y a pas assez de sang qui arrive dans cette zone-là, il n'y a pas assez de transporteur de chaleur.

Mais s'il n'y a pas assez de sang qui arrive au niveau du nez et que tu as le nez froid, Alors, à la limite, c'est galère pour faire la bise, mais ça s'arrête là.

Mais le nez, c'est une chose, mais toute la zone qui est au-dessus n'est pas irriguée en suffisance. Et là, ça devient intéressant, parce qu'on me dit, voilà, il n'y a pas assez de sérotonine dans le cerveau, et ainsi de suite.

Ok, d'accord, tu vas en rajouter, qu'est-ce que ça va changer ? Est-ce que tu vas soigner la personne ? Bien sûr que non ! Tu vas lui donner une béquille temporaire, mais le problème, c'est que le jour où tu vas lui enlever, alors soit... Peut-être, tu as l'intention, tu as la prétention de penser que cette personne va prendre ce médicament à vie, avec toutes les fonctions d'adaptation, c'est-à-dire que quand tu mets en grande quantité un neurotransmetteur,

la sensibilité des récepteurs va diminuer, donc finalement, il va falloir augmenter les doses, augmenter les doses, augmenter les doses, augmenter les doses. J'en parlais dans le dernier live premium que j'ai fait, alors, pour vous c'est avant-hier, mardi, pour moi c'est hier parce que j'ai enregistré cette vidéo mercredi, mais de toute façon la personne va être dépendante d'un apport exogène à vie.

Alors que si on te dit finalement il n'y a pas assez de sang qui arrive au cerveau, et ça explique en grande partie certainement pourquoi la production de neurotransmetteurs est en diminution, pourquoi il y a une déficience à ce niveau-là, là ça devient beaucoup plus intéressant, parce que tu te dis finalement la cause en amont, C'est simplement qu'il n'y a pas assez de sang qui arrive au niveau du cerveau.

Et pourquoi est-ce qu'il n'y a pas assez de sang qui arrive au niveau du cerveau ? Eh bien, on parle directement de la notion d'épuisement. Dépression et épuisement, pour moi, ce sont deux termes qui sont kiff-kiff. Voilà, on peut les assimiler complètement.

Et c'est quelque chose qui est très rarement, voire jamais adressé par les psychiatres. Vous vous souvenez, je vous fais un tout petit rappel, parce que ça vaut le coup de le rappeler, qu'est-ce que c'est que le système de stress ? Le système de stress est notre système de réponse à la contrainte.

Le système de stress passe par un ensemble de glandes de l'organisme, en particulier la glande thyroïde, la glande lipophyse, la glande pituitaire et les glandes surrénales. En présence d'une contrainte, l'organisme va s'adapter de manière exceptionnelle, en mobilisant des ressources exceptionnelles qui vont avoir un coût, qui vont être très intenses, qui vont permettre une action très très intense et qui ne sont pas faits pour durer, d'accord ? Il va commencer à produire de l'adrénaline en quantité,

ça va augmenter la pression sanguine, ça va pousser le sang dans les zones périphériques du corps, ça va pousser le sang dans les muscles, de manière à te permettre, face à une haute contrainte, de réagir, et la plupart du temps de réagir de façon physique.

On parle de lutte, fuite ou paralysie. Donc tout ça, c'est les dimensions de l'activation du système de stress. Le problème, je vous l'ai dit, c'est que ce système de stress mobilise énormément de ressources du corps.

Il est très impactant pour l'organisme. Il fatigue énormément l'organisme. Si ce système de stress est activé ponctuellement et que derrière il y a des phases de récupération suffisantes, il n'y a pas de problème.

Il n'y a pas de problème parce que finalement ce qui avait été pris est restitué au corps, l'énergie est restituée, les nutriments sont restitués et à ce moment-là, le système peut à nouveau faire une réponse intense le jour où c'est nécessaire.

Mais si les contraintes se surajoutent les unes aux autres, et je vous l'ai dit des tas de fois, les chemins de la transmission de l'information de la contrainte sont indépendants de la nature de la contrainte.

C'est-à-dire que, que ce soit une contrainte physique ou psychologique, les chemins vont être exactement les mêmes. Production d'adrénaline, de noradrénaline, de cortisol et de neurotransmetteurs diverses et variés.

C'est une explosion qui se passe dans le corps pour mobiliser toutes les ressources du corps. Et on sait qu'à notre époque, la contrainte est souvent plus d'ordre psychologique que d'ordre physique. Une contrainte d'ordre physique, ça a toujours une fin, il fait froid, il fait chaud, tu as faim, ça ne peut pas durer des années.

Ça ne peut pas durer des années, il y a des évolutions dans les saisons, il y a des évolutions dans les situations, tu es fatigué, tu dors et ça s'arrête, le temps est relativement limité.

Une contrainte d'ordre psychologique, ça peut durer pendant des mois et des années avec une intensité qu'aucune contrainte physique ne peut égaler. Et si notre organisme reçoit contraintes, surcontraintes, surcontraintes, surcontraintes, qu'est-ce qui se passe ?

Au bout d'un moment, sa capacité à répondre à la contrainte par du stress va diminuer. La capacité des glandes surrénales à produire de l'adrénaline, de la noradrénaline et du cortisol va diminuer.

La capacité à maintenir une pression sanguine suffisante va diminuer. Les personnes passent en hypotension. Et ce faisant, quelles sont les premières zones du corps qui trinquent ?

Celles qui sont les plus éloignées du corps, obligatoirement, et en particulier la zone cérébrale. Pourquoi ? Parce que non seulement c'est relativement éloigné du cœur, mais en plus il faut vaincre la gravité, il faut y monter.

Contrairement aux pieds, les mains c'est à peu près à la même hauteur que le cœur, les pieds plus bas, donc là le sang il descend, le sang frais il descend.

Alors après, il y a souvent des problèmes de retour véneux, c'est d'autres problèmes d'œdème et ainsi de suite qui vont apparaître au niveau des jambes, mais le sang il y descend.

Malgré tout, on voit des symptômes apparaître au niveau des mains et des pieds, des avant-bras et des mollets, toujours, peau sèche, frilosité, problème de peau qui se craquelle et ainsi de suite.

Vous pouvez vous dire, le sang n'arrive pas à mes extrémités, mais s'il n'arrive pas à mes extrémités, il arrive d'autant moins au niveau du cerveau. Et ça, c'est la piste de la dépression vasculaire. Défaut de perfusion sanguine liée à un épuisement surrénalien, le lorbe préfrontal n'est pas alimenté en suffisance en sang frais, et automatiquement, les fonctions cognitives sont impactées.

Il y a une forme de ralentissement, d'apathie, ou à l'inverse, d'hyper-excitation. C'est toujours pareil, un organisme qui est en train de sombrer, il y a des organismes qui réagissent par... ils se débattent, ils se débattent tant et plus, ils jettent leur dernière cartouche d'énergie dans la bataille, puis il y en a d'autres qui tombent en apathie, Au contraire, c'est comme s'ils préservaient le peu qu'il leur reste au corps.

Moi, c'est quelque chose que j'ai bien connu, puisque comme je vous l'ai dit, j'ai traversé un épisode dépressif, et c'est vraiment intéressant parce que ça ce sont des choses qu'on ne m'a absolument pas expliqué.

Quand je suis allé voir des médecins, je crois que je suis allé voir un psychiatre aussi de mémoire, c'est lui qui m'avait prescrit du Prozac, est-ce qu'il y en a un seul qui m'a demandé, excusez-moi, mais est-ce que dans les mois qui précèdent, Vous n'avez pas remarqué que vous aviez les doigts, les doigts des mains, les doigts des pieds qui se détérioraient dans leur aspect ?

Est-ce que vous n'avez pas froid au bout des doigts, au bout des pieds ? Là je lui aurais dit mais oui, évidemment, évidemment, punaise, mes doigts c'est horrible, j'ai des crevasses de partout, ça saigne, ça saigne tellement je suis crevassé au bout des doigts, et puis surtout je l'ai en permanence, mes doigts ils sont blancs, ils sont bleus, ils ne sont jamais rouges, ils sont tout pâles, mes pieds c'est pareil,

c'est une catastrophe, et j'ai beau mettre des chaussettes, ça ne sert à rien. Oui, bien évidemment, parce que si tu mets des chaussettes sur un pied qui n'est pas vascularisé, tu ne fais juste que mettre une chaussette sur un pied froid, et ça ne va pas la chauffer parce qu'une chaussette ne produit pas de chaleur, elle garde la chaleur intrinsèque.

Mais s'il n'y a pas de chaleur, s'il n'y a pas de sang qui arrive, s'il n'y a pas ce transporteur de chaleur, à ce moment-là ça ne fonctionne pas. Et à ce moment-là, si la personne m'avait interrogé dans ce sens-là, elle aurait pu me dire, mais laissez-moi vous l'indiquer, ça m'indique que l'état de mélancolie, l'état d'apathie, l'état de tristesse que vous me décrivez est certainement lié avec un état d'épuisement.

Ok, je vous propose qu'on fasse un petit peu le tour de vos conditions de vie pour voir qu'est-ce qui dans vos conditions de vie, d'un point de vue physiologique, pratique, matériel ou psychologique, qu'est-ce qui pourrait conduire à un tel épuisement ? Bien sûr que non qu'ils ne m'ont pas dit ça.

Qu'est-ce qu'ils m'ont dit ? D'ailleurs je m'en souviens, je leur avais parlé en même temps de mes doigts et de mes pieds. On dit syndrome de Reynaud. Ok, super, syndrome de Reynaud, c'est génial, j'ai un nom là, c'est bien. Et ça vient de quoi ?

On ne sait pas. Ça disparaît comment ? On ne sait pas. Ça veut dire quoi ? On ne sait pas. On n'en sait rien, c'est idiopathique. Idiopathique, ça veut dire que ça n'a pas de raison.

Voilà, donc n'en faites rien, vous ne pouvez rien faire, vous n'avez rien à y comprendre, par contre prenez notre cacheton. Donc la piste monoaminique, on l'a dit, on l'a écartée, ça ne marche pas.

Pourtant, c'est encore extrêmement utilisé puisque c'est terrible, tu te rends compte qu'en fait, il y a pas mal de psychiatres qui savent très bien que ça ne marche pas, mais ils n'ont rien d'autre.

Donc, il continue à le prescrire, parce qu'il faut bien donner à quelque chose. Le mec, il vient te voir, il est désespéré, il est dépressif, il faut bien lui lâcher quelque chose.

Donc, tu lui lâches tes antidépresseurs. Et puis, en se faisant, ça participe à maintenir la qualité de ton train de vie. La dépression vasculaire, beaucoup plus intéressante, et qui est certainement une grande partie du puzzle de la réalité, la cause des causes.

Là, on touche à quelque chose. L'hypothèse inflammatoire, très intéressant, Parce qu'on s'est rendu compte que chez les personnes dépressives, il y avait toujours des marqueurs inflammatoires préexistants.

C'est-à-dire qu'avant même que les symptômes de dépression puissent apparaître, qu'ils soient décrits par la personne, à ce moment-là, la personne, si des examens avaient été faits, elle a des marqueurs d'une inflammation généralisée dans le corps qui sont très présents. cytokines, les cytokines ce sont des marqueurs importants de l'inflammation, activation du système immunitaire, hyperperméabilité intestinale, tout ça, ce sont des symptômes d'une dégradation générale et globale de l'état de santé

qui préexiste aux troubles dépressifs. Ça c'est vraiment intéressant ! Ça montre que la dépression n'arrive pas dans un contexte, tu vois, je veux dire, tu étais en santé, tout allait bien, et puis d'un seul coup tu es malade.

Ce n'est pas comme ça que ça se passe, c'est que, préalablement, il y a eu une dégradation. L'inflammation du corps, qu'est-ce que c'est ? L'inflammation, c'est un mécanisme que le corps met en place quand il est dans une situation de débordement de son système immunitaire.

Quand le système immunitaire, dont je vous ai dit qu'il était essentiellement microbien, n'arrive plus à faire son travail, que cette ligne, alors je n'aime pas dire ligne de défense, parce que c'est plus une ligne de sélection, Quand cette ligne de sélection ne fait plus son travail de manière rigoureuse que la sélection qui laisse passer des trucs, tu vois. C'est un peu, toi tu es là à trier, on te dit voilà, il va falloir que tu tries de cette chose,

de cette chose, puis à un moment tu commences à être fatigué, tu fais plus gaffe, tu fais plus gaffe et tu laisses passer des trucs. Donc il faut qu'il y ait du monde derrière pour gérer derrière toi, parce que toi ton tri est lacunaire.

L'inflammation apparaît dans ce contexte-là. C'est un ensemble de mécanismes de l'organisme qui est là pour traiter les produits anormaux qui passent à l'intérieur de l'organisme. Donc ça, c'est vraiment très intéressant, cette piste inflammatoire.

La dépression arrive alors qu'il y a déjà une faiblesse immunitaire installée. Alors, l'hypothèse parasitaire. Là, on y vient, c'est le titre de ma vidéo, et j'ai envie de demander corrélation ou causalité.

Je vous cite un résultat d'étude, là, dont je vais vous mettre la référence. « Les résultats de cette étude suggèrent qu'il existe un risque considérablement accru de développer une « maladie mentale » en cas de test positif pour une infection parasitaire.

Cependant, peu de preuves suggèrent que des infections parasitaires spécifiques ont une plus grande probabilité de conduire au développement de maladies mentales spécifiques. » Ce que ça veut dire, c'est corrélation et pas obligatoirement causalité.

« En combinant les résultats de cette revue et ceux des travaux empiriques, on peut en déduire qu'il existe une relation potentiellement causale » c'est potentiellement causal quand même, ils se permettent, entre l'infection parasitaire et la maladie mentale, à travers un mélange de facteurs biologiques et environnementaux, nés d'une interaction entre les facteurs génétiques, immunologiques, environnementaux et influences sociales. Bien que l'inflammation constitue un contributeur potentiel et offre une explication

prospective du développement de la maladie mentale, les maladies mentales sont des infections complexes qui en fin de compte n'ont pas une seule cause, éthiologie ou traitement. Je trouve ça très juste et très sage.

« L'étude souligne l'importance pour la santé publique de relever simultanément les défis sanitaires pour améliorer la santé humaine. » C'est très intéressant parce qu'effectivement, on se rend compte que la plupart des personnes dépressives présentent de façon systématique un état inflammatoire installé, une dysbiose intestinale installée, une parasitose installée.

Et si tout ça, ça ne faisait l'objet que d'un grand tableau clinique de dégradation globale de l'état de santé. Un modèle parasitaire de l'infection du cerveau, puisque je vous dis par exemple que le toxoplasma agondii, et si vous faites des recherches, vous allez voir que le lien entre altération du comportement de l'hôte et présence de parasites, c'est quelque chose qui est archi-documenté depuis plus de 50 ans.

On sait qu'il y a énormément de parasites qui, une fois installés de façon massive chez l'autre, vont modifier son comportement. Ça on le sait, on le sait, on parle de troubles comportementaux.

Le modèle parasitaire de la dépression et de l'infection du cerveau par des parasites, parce qu'on parle vraiment de présence de microparasites dans le cerveau, ça pourrait être le suivant. Tu as une dysbiose intestinale qui s'installe.

Alors pourquoi est-ce qu'elle s'installe ? On sait que les 2 facteurs de dégradation massif du microbiote intestinal, enfin les 3, c'est l'alimentation remplie de pesticides, de fongicides hautement transformés.

Pesticides, fongicides, c'est antimicrobien, donc il ne faut pas chercher plus loin. Tu consommes au quotidien des produits qui vont nuire à ton microbiote intestinal. Là-dessus, tu rajoutes, dès qu'il y a le moindre problème de santé, la consommation d'antibiotiques.

Antibiotiques, ça dit ce que ça dit, des pressions microbiennes dans les intestins. Et là-dessus, tu ajoutes le stress, tu as les trois composantes de notre vie moderne d'une certaine manière. Et le stress, on le sait, vient jouer un très grand rôle dans la dégradation du microbiote intestinal.

D'ailleurs, c'est là où on va te dire, oui, mais la dépression, c'est souvent lié à des épisodes de stress, donc qu'est-ce que tu en fais ? C'est psychologique. Non, mais comme je vous l'ai dit, le stress, en fait, il est intéressant dans sa dimension physiologique.

Le stress, il se passe, mais quelle en est sa conséquence sur le plan physiologique ? et l'une de ses conséquences est cette dysbiose. Donc, ce modèle parasitaire de la dépression passerait par un état de dysbiose qui s'installe à coups de malbouffe, à coups d'antibiotiques et à coups de stress.

D'ailleurs, un stress intense pouvant être vraiment le facteur déclencheur des symptômes de dépression. A ce moment-là, on sait que quand la dysbiose est installée, il y a une perméabilité qui se fait au niveau des intestins, c'est-à-dire que la fonction de sélection qui normalement devrait être parfaite et excellente, commence à être lacunaire, et on a des produits anormaux qui passent la barrière intestinale et qui se retrouvent dans la circulation générale.

Or, il y a un axe intestin-cerveau. Cet axe intestin-cerveau, il est représenté par un nerf qu'on appelle le nerf vague, d'accord ? Ce nerf vague, il permet à des parasites de remonter directement de la zone intestinale jusqu'à la zone du cerveau, et ça, ça a été documenté.

Il y a des études, je crois que j'en ai une que je vous ai mis en référence, dans laquelle on a fait l'analyse de la présence de microparasites dans le nerf vague. Et on confirme qu'en cas d'infection du cerveau, il y en a autant dans les intestins et autant dans le nerf-vague.

Et ça chemine, ça monte et ça descend de l'un à l'autre. Le problème c'est que ces parasites, ces soi-disant parasites, mais en tout cas ces organismes-là, une fois qu'ils vont être au niveau du cerveau, ils peuvent modifier la biochimie du cerveau pour adapter leur hôte à leurs besoins, à eux, déjà c'est problématique, c'est-à-dire qu'ils vont modifier ta façon de fonctionner, de penser, c'est sidérant même quand tu y penses, à quel point nos pensées sont nos pensées, et à quel point nos

pensées et nos comportements ne sont pas les comportements d'organismes dits parasitaires qui se sont installés en nous. C'est vraiment très intéressant, mais aussi, ces organismes-là, eh bien, ils vont consommer nos nutriments et nos micronutriments à notre détriment.

Par exemple, on sait qu'il y a des petits vers, comment on appelle ça, des elmes, je crois, qui consomment le fer et qui vont amener à avoir des situations d'anémie liées simplement à leur consommation très importante de fer.

Or, une personne animée, c'est une personne fatiguée, une personne fatiguée, c'est une personne dépressive, et puis le cercle vicieux est enclenché. Il y a de la très nombreuse littérature sur l'interaction hôte-parasite dans un modèle animal mais aussi dans un modèle humain.

Je vais vous en donner quelques pistes. Et puis enfin, il y a l'explication liée aux microbiotes. Alors, je vous ai dit, grosse production de sérotonine et de précurseurs de la sérotonine dans les intestins.

Cette production est faite par les microbes de l'intestin. à partir du moment où il y a une dix-dose installée, on va avoir une production moindre. Mais je suis tombé sur une étude très intéressante qui s'appelle « Dépression et microbiote, une grande révolution médicale arrive ».

Ça a été publié dans la revue de l'Institut Polytechnique par quelqu'un qui s'appelle Pierre-Marie Yédo, directeur de recherche au CNRS, chef d'unité à l'Institut Pasteur et membre de l'Académie européenne des sciences, et Gérard Héberle, professeur en immunologie à l'Institut Pasteur.

Et eux, ce qu'ils nous disent, c'est très intéressant, ils nous disent « Le microbiote change de structure parce que son hôte exerce une pression sur lui, par le système nerveux ou le système immunitaire.

Puis, le déséquilibre du microbiote va induire des changements dans les systèmes immunitaires et nerveux qui vont perpétuer ce phénomène, c'est une causalité circulaire. » Ils décrivent bien cette espèce de cercle vicieux dans lequel, Et bien finalement, on a une dégradation du microbiote, cette dégradation du microbiote va laisser passer des produits anormaux dans le système, on a un déclenchement donc de la réaction inflammatoire et immunitaire, et à ce moment-là,

ça va venir en retour, déséquilibrer d'autant plus le microbiote, et on a un cercle vicieux qui s'installe. Il conclut dans l'article, enfin il dit « Nous savons maintenant que l'on ne peut pas considérer le système immunitaire sans considérer le cerveau, ou considérer le cerveau sans considérer le microbiote ou le système immunitaire.

La perturbation de la communication entre ces trois systèmes provoque des maladies comme la dépression ou d'autres pathologies mentales liées à un défaut de développement du cerveau. Ce constat nous conduira vers une grande révolution médicale. Le journaliste lui dit « sait-on si le stress entraîne une perturbation du microbiote ou si c'est plutôt la perturbation du microbiote qui favorise l'apparition de symptômes dépressifs ? » Et la réponse c'est là, on est vraiment proche de l'œuf et de la poule, c'est souvent comme ça en immunologie.

Le microbiote change de structure parce que son hôte exerce une pression sur lui par le système nerveux ou le système immunitaire. Puis le déséquilibre du microbiote va induire des changements dans les systèmes immunitaires et nerveux qui vont perpétuer ce phénomène.

C'est la fameuse causalité circulaire, c'est ce que je vous citais tout à l'heure. D'ailleurs, il est plus facile de comprendre comment le microbiote agit sur l'hôte que l'inverse, notamment parce qu'il existe de nombreuses façons de changer la structure du microbiote.

Il peut être perturbé à cause d'un changement du comportement alimentaire, du stress, qui influe largement sur le mouvement péristaltique ou le système immunitaire. Il faut néanmoins dire que nous étudions ces effets principalement chez la souris et qu'il y a beaucoup de façons d'expliquer qu'une souris chroniquement déprimée change son microbiote.

On n'a pas donc encore cherché à savoir comment cela était arrivé dans nos modèles, ce qui demanderait des années d'investigation. La conclusion, c'est que nous avons démontré qu'il suffisait de complémenter l'alimentation en lactobacille pour restaurer l'équilibre intestinal du microbiote intestinal et observer ainsi un effet antidépresseur.

Ça, c'est vraiment très intéressant parce qu'on a deux chercheurs de l'Institut Pasteur, deux personnes qui sont quand même relativement reconnues, en tout cas dans leurs travaux, qui nous disent que la piste intestinale, elle ne peut être niée, elle ne peut être occultée, et on a un effet antidépresseur remarquable avec simplement des probiotiques pour restaurer l'équilibre microbien.

Alors, mon témoignage, moi je peux vous le donner, je vous ai dit que j'avais traversé une période de dépression quand j'étais jeune, cette période de dépression, maintenant avec le recul, je l'associe complètement à la prise massive d'antibiotiques pour un traitement à la salmonelle, lié aussi à un épuisement généralisé, lié à un mode de vie, qui était un mode de vie dans lequel j'étais extrêmement nomade, extrêmement isolé socialement,

en marge, un marginal, on peut le dire comme ça, on ne peut pas le dire autrement, avec aussi beaucoup d'activités physiques, un sur-entraînement physique, et tout ça combiné bout à bout, eh bien, ça a donné une situation d'épuisement total de mon organisme.

La prise d'antibiotiques là-dessus a été le facteur déclencheur, et la plongée en dépression, ça a été quelques semaines après. Une dépression longue, avec même, de mémoire, une ou deux tentatives de suicide.

Bon, est-ce que c'était des vraies tentatives de suicide ? Est-ce que c'était des appels à l'aide ? Je n'en sais rien, je ne m'en souviens plus, mais peu importe.

Alors, au final, ce qui est intéressant c'est de comprendre quelle est la cause des causes quand on parle de dépression. Est-ce que rajouter de la sérotonine va changer quelque chose à la situation ?

On a parlé de dysbiose, d'épuisement, d'inflammation et de développement parasitaire. Et tout ça, c'est un tableau de faible santé. Et ce sont 4 éléments qui sont complètement concomitants. Si je devais donner un ordre de priorité, je pense que les deux facteurs déclencheurs, c'est la dysbiose et l'épuisement.

Et peut-être même dans le cas de la dépression, l'épuisement en amont lié à des épisodes de stress répétés. Les épisodes de stress répétés vont venir épuiser l'organisme et vont venir abîmer le microbiote.

Le fait que le microbiote soit abîmé va faire qu'il va être lacunaire dans sa fonction de sélection, qui va laisser passer des matériaux indésirables, à ce moment-là, il va y avoir une réaction inflammatoire de l'organisme, d'accord ?

Parallèlement à ça, la succession des épisodes de stress va conduire à un épuisement de l'organisme et à un défaut de perfusion sanguine, c'est la piste de la vascularisation, dépression vasculaire. Les deux, mis bout à bout, donnent un tableau d'épuisement et de faible santé avec tout son cortège de conséquences.

Les antidépresseurs, je vous le disais, sont des médicaments psychotropes. Utilisés notamment contre la dépression, on les classe parmi les psychoanaleptiques, car ce sont des stimulants psychiques visant à augmenter les niveaux de sérotonine et autres monoamines.

Quand tu regardes, je ne dis pas que c'est la même chose, mais les psychoactifs, qu'est-ce que tu as dedans ? Tu as les amphétamines, la MDMA par exemple, ce qu'on appelle l'ecstasy, qui te permet de danser toute la nuit et ainsi de suite, la MDMA, ce sont des psychoactifs qui sont relativement proches en termes de fonctionnalité de ces antidépresseurs.

Et c'est vraiment très intéressant parce que tu te dis finalement tu as une société, tu as un mode de vie qui de par son évolution épuise les individus avec des épisodes de contraintes qui sont répétées sans aucune pause, Des contraintes qui se surajoutent aux contraintes qui se surajoutent aux contraintes qui se surajoutent aux contraintes, d'accord ? Un mode de vie, une société, un modèle de développement social qui est tout à fait inapproprié pour la vie.

Le témoignage de ça, ce sont des individus qui finalement à force d'épuisement tombent en dépression, c'est-à-dire ne peuvent plus participer à ce mode de vie. Un individu dépressif, quelque part, il sort du game.

Il ne peut plus participer, il ne peut plus bosser, il ne peut plus travailler, il ne peut plus consommer, il ne peut plus participer à ce théâtre. Et qu'est-ce qu'on leur propose ?

On leur propose des substances psychoactives pour cravacher et arriver à sortir les dernières gouttes d'énergie qui restent dans leur corps pour leur permettre de participer à ce jeu social qui les épuise totalement.

Vous vous rendez compte de la perversité et du danger fondamental qu'il y a à ne pas prendre des symptômes pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire des symptômes. La dépression est un symptôme, ce n'est pas un problème en soi, c'est un symptôme.

Et ce qui est important, c'est d'aller à la cause des causes. J'espère qu'au travers de cette vidéo, je vous aurai donné des éléments, des pistes, dans lesquelles on décrit globalement un état de santé dégradé par l'épuisement. Comprendre les raisons de cet épuisement.

D'où vient la pression, l'isoler ? Est-ce que c'est au travail ? Est-ce que c'est dans la famille ? Est-ce que la culpabilité du remords, et après on va l'approcher, je ne suis pas anti-psychologique, si le travail de dégradation, la pression est toujours présente chez l'individu, il faut une aide psychologique, c'est évident, mais il faut isoler, savoir où on va.

Il y avait un médecin qui s'appelait David Servan-Schreber, qui a fait un très bon travail de vulgarisation d'une approche médicale de terrain, ça restait un médecin, mais il a fait un excellent travail.

Je me souviens même avoir assisté à une de ses conférences, il y a des années de ça, il devait avoir une vingtaine d'années quelque part, et il m'avait touché par un... il m'avait l'air sincère et vraiment intéressé par la santé des autres.

Il avait écrit un livre qui s'appelait « Basket contre dépression ». Et ce livre, je me suis permis d'y rejeter quelques coups d'œil, pour moi il est d'une pertinence totale, qu'est-ce qu'il dit ?

Il dit finalement exactement ça, il dit c'est un symptôme d'épuisement, et le seul moyen de remonter c'est de remettre dans votre vie des facteurs qui vont favoriser la santé uniquement. Activité physique, alimentation, détoxification, quiétude, paix sur le plan psychologique, pardon, voilà, toutes les dimensions psychologiques qui nous permettent de sortir d'un état de pression permanente, et tous les éléments physiologiques qui vont nous permettre de nourrir ce corps de manière adéquate, de le solliciter de

manière adéquate, et d'aller vers un état de santé. La dépression n'est qu'une expression, qu'une des expressions, des multiples expressions d'une dégradation profonde de l'état de santé liée particulièrement à un épuisement de l'organisme, un épuisement nerveux et psychique de l'organisme qui va se traduire physiologiquement par toutes les conséquences que j'ai décrites.

J'espère qu'au travers d'une vidéo comme celle-là ça va vous donner de la motivation, une direction, et une détermination. Une détermination, parce qu'il ne faut pas se cacher, ce n'est pas obligatoirement quelque chose qui va remonter du jour au lendemain.

Par contre, je peux dire avec assurance que quiconque va entamer un chemin de santé va voir ses symptômes dépressifs évoluer. Et pour moi, la santé est antinomique avec la dépression. Si tu es en santé, tu n'es pas en dépression.

Et à partir du moment où vous allez cultiver la santé, Et vous allez voir que toutes les approches qui pouvaient être précédemment vécues comme solutionnantes vont vous paraître dénuées de sens.

Pourquoi ? Parce qu'en fait, elles ne font que creuser la tombe dans laquelle vous étiez déjà en train de vous ensevelir. Une démarche de santé va vous garantir, va vraiment vous garantir d'aller vers une prise en compte holistique de l'individu et vous permettre de sortir de cet état d'apathie.

Attention, ça peut demander aussi de grands changements de vie, et oui, évidemment, parce que prendre des antidépresseurs pour supporter des conditions de travail ou des conditions de vie familiales, choses comme ça, totalement inacceptables, ça peut être un choix. Ce n'est pas le choix de la santé.

Le choix de la santé, ça va être de mettre en place sa vie, vous le savez, de mettre en place sa vie, de considérer tous les facteurs et de faire les choix qui s'imposent.

Et moi, je crois que la dépression, elle est d'abord et avant tout là pour nous dire Tu es apathique parce qu'il n'y a plus rien qui te plaît dans cette vie, parce que cette vie n'a plus rien à te donner, en tout cas telle qu'elle est conçue, et il y a certainement des choses qu'il va falloir que tu remettes en cause, il y a certainement des choix qu'il va falloir que tu remettes en cause parce que ces choix sont en train de te tuer.

Alors, moi, mon espérance pour chacun d'entre vous, pour chacune d'entre vous, c'est qu'elle ne vous tue pas, mais qu'au contraire ça soit un bon coup de pied au derrière pour changer ce qui doit être changé.

Je vous donne rendez-vous dans la prochaine vidéo, on va parler d'autisme. Vous allez voir, ça va être là encore, très très intéressant, et on en profitera pour remettre en ligne le témoignage de Nathalie Champoux avec ses deux enfants.

Je vous remercie, je vous remercie pour tous vos encouragements, tous vos soutiens, vos partages. Merci de soutenir Régénère TV, et puis je vous dis à tout bientôt, à la semaine prochaine avec la vidéo sur l'autisme.

Et d'ici là, vidéo avec Eric Ancelet. Ce vendredi à 9h.

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