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Des maladies plus que mentales - Épisode 1 - La schizophrénie

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L'équipe RGNR
8.4K vues • Publiée le 10/04/2024

La psychiatrie conventionnelle pose comme principe que les troubles dits mentaux, schizophrénie comprise, trouvent leur origine dans le cerveau et doivent donc être traités par des médicaments ciblant la transmission cérébrale. Thierry remet ce postulat en question dès le départ, en s’appuyant sur des études récentes qui pointent vers une autre piste : celle du microbiote intestinal et de son rôle dans la régulation de la dopamine.

L’axe microbiote-intestin-cerveau est au cœur de cette vidéo. Thierry détaille comment le microbiote intestinal participe activement à la synthèse et à la dégradation de la dopamine, et comment une dysbiose intestinale peut donc produire les mêmes déséquilibres neurochimiques que ceux observés chez les personnes diagnostiquées schizophrènes. Il cite notamment une expérience où des souris saines ont développé des comportements qualifiés de schizophrènes après transplantation de microbiote issu de patients humains.

Thierry revient aussi sur le rôle du stress chronique comme facteur de dégradation de la barrière intestinale, et sur les conséquences en cascade que cela entraîne sur le comportement. Il évoque l’histoire du médecin Nicolas F., qui obtenait des taux de guérison élevés chez des patients psychiatriques par des jeûnes longs associés à des pratiques corporelles simples, sans médicaments.

La dernière partie de la vidéo propose des pistes concrètes : réduire les facteurs de stress, soigner la qualité du sommeil, pratiquer le jeûne, et adopter une alimentation peu irritante pour l’intestin. Thierry partage également un souvenir personnel, celui de son oncle schizophrène dont le comportement s’améliorait nettement au printemps, quand sa grand-mère lui servait des soupes d’ortie et des salades sauvages, ce qui l’a mis très tôt sur la piste du lien entre alimentation et santé mentale.


📑 Au programme de la vidéo

Sources scientifiques

Les études citées dans cette vidéo

Microbiote & schizophrénie

  • Le microbiote de patients schizophrènes, transplanté à des souris sans germes, modifie le cycle glutamate-glutamine-GABA de l'hippocampe et induit des comportements de type schizophrénique. Consulter l’étude →
  • Étude comparative associant la composition du microbiote intestinal à la schizophrénie. Consulter l’étude →
  • Revue : rôle du microbe intestinal et de ses métabolites dans la schizophrénie. Consulter l’étude →

Le jeûne : les travaux de Youri Nikolaev

  • Allan Cott, « Controlled Fasting Treatment for Schizophrenia » : la synthèse des travaux du professeur Nikolaev, de l'Institut de psychiatrie de Moscou. Consulter l’étude →
  • Allan Cott, « Controlled Fasting Treatment of Schizophrenia in the U.S.S.R. » : le compte rendu de son séjour auprès de Nikolaev et de son propre protocole. Consulter l’étude →

Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

Lire la transcription

*** Générique *** Bonjour, c'est un plaisir, un vrai plaisir de vous retrouver avec les vidéos Régénère Plus, Régénère Premium, je me rends compte à quel point j'ai beaucoup beaucoup de plaisir à pouvoir comme ça créer du contenu pour vous, toujours orienté santé autonomie, sans craindre la censure, le blocage des vidéos, et je vous remercie vraiment vraiment pour votre engagement et parce que vous êtes de plus en plus nombreux.

Alors aujourd'hui je voulais commencer une petite série, une série de quatre ou cinq vidéos, on va voir exactement, autour de ce qu'on appelle les maladies mentales. ça m'a été demandé de nombreuses fois et j'ai commencé par une vidéo sur la schizophrénie parce que j'ai reçu un message qui m'a beaucoup touché d'une personne qui m'en parlait qui me disait Thierry est-ce que tu pourrais faire quelque chose sur la schizophrénie, j'ai dit oui je m'en occupe donc voilà tu vois je m'en occupe et puis parce que c'est un sujet moi qui me qui m'intéresse énormément,

à l'époque sur youtube j'ai produit une vidéo qui s'appelait pour en finir avec la psychiatrie un titre un petit peu accrocheur, un peu provocateur, vous connaissez un peu mon style qui m'a été lourdement reproché, je ne vais pas rentrer dans ma vie personnelle, mais ça m'a coûté ça m'a coûté très très cher, je trouve qu'au moins j'ai été confronté à un psychiatre qui a dû faire une évaluation psychiatrique de ma personne, et qui bien sûr avait vu cette vidéo, et qui bien sûr avait une dent contre moi,

donc voilà, ça s'est très mal passé, ça s'est mal passé, mais peu importe. Avec le recul, je me disais, en préparant le script de cette première vidéo, je me disais finalement, le titre n'était pas si mal choisi que ça.

Et c'est ce qu'on va voir dans cette série, aujourd'hui on va parler de la schizophrénie. Et je vais vous présenter un petit peu cette série de vidéos comme une forme d'enquête, parce que l'idée c'est d'arriver à montrer que derrière toutes ces pathologies, ces manifestations symptomatiques qu'on appelle maladies mentales, il y a vraiment une communauté de terrain et que les expressions diverses ne sont qu'affaires d'individualité, mais que ce qui nous intéresse c'est le terrain sur lequel on se base.

Alors, quand on parle de maladie mentale, on va revenir sur ce terme, on parle actuellement à peu près d'officiellement, je dis bien officiellement, un cinquième de la population française, soit 11 millions de personnes, c'est-à-dire 11 millions de personnes aujourd'hui sont traitées pour maladie mentale, ça représente déjà un sacré nombre.

Et bien sûr, c'est certainement très loin de la réalité parce que le nombre de personnes qui sont en dépression mais qui ne sont pas traitées parce qu'elles ne s'en rendent pas compte, parce qu'elles vivent avec des personnes qui ont des troubles du comportement, il y en a certainement 2 à 3 fois plus.

Certains auteurs disent qu'au moins la moitié de la population française, et c'est l'équivalent dans tous les pays développés, ça on va le voir aussi, enfin dit développés, excusez-moi, développés économiquement on va dire, et bien sont touchés par des affections.

Alors, la psychiatrie dans son ensemble, elle repose essentiellement sur le postulat qu'un trouble observé chez un individu, un trouble de type mental, trouve son origine dans la personne de ce dernier, et plus précisément dans son cerveau.

On parle bien de maladie mentale. Donc, puisque l'origine de tous ces troubles, schizophrénie, dépression, bipolarité, les troubles cyclotimiques, troubles obsessionnels compulsifs, voilà, obsession, perversion, ainsi de suite.

Puisque on détermine que tous ces troubles trouvent leur origine dans le cerveau, à ce moment-là on traite le cerveau, on traite le cerveau avec des médicaments qui vont cibler le fonctionnement du cerveau, on va voir que la plupart du temps on se contente soit d'accélérer, soit de ralentir l'activité cérébrale, ça ne va pas beaucoup plus loin.

et par des thérapies cognitives qui malheureusement la plupart du temps, même si ça évolue, qui malheureusement la plupart du temps font parler la personne, c'est-à-dire s'adresse à son cerveau, à son mental rationnel, parce que de toute façon ce sont des maladies mentales. On voit bien que les neuroleptiques et les antipsychotiques, qui sont les produits qui sont les plus utilisés dans le cadre de la schizophrénie, ils agissent sur la transmission des informations entre les cellules cérébrales.

Pour vous le faire simple, et on va y revenir ensuite quand on va parler plus précisément de la physiologie de ce qu'on a appelé la schizophrénie, pour vous le faire simple, on associe la schizophrénie à des troubles dans la régulation de la quantité de dopamine dans le cerveau.

Voilà, il y en a trop ou il n'y en a pas assez. Et les antipsychotiques sont des produits qui vont agir sur la transmission des informations au niveau des neurones qui sont récepteurs à la dopamine. Je vous le fais simple, petite physiologie. Dans le cerveau, nous avons des cellules, et les cellules dans le cerveau, on les appelle des neurones.

Ces neurones sont munis d'une espèce de longue trompe qu'on appelle un axone. Cette axone se termine par ce qu'on appelle une synapse. Synapse, c'est un peu le... On va dire, c'est un peu comme si tu avais le bras et la main, tu vois un peu le genre.

Bon ben tu vois, moi je suis le neurone, j'ai mon axone et j'ai ma synapse. Et ma synapse, elle va venir communiquer avec un neurone voisin qui a lui aussi un axone et une synapse.

Voilà comment ça fonctionne. Et la transmission nerveuse, c'est la transmission d'un potentiel électrique, donc d'une différence de potentiel électrique, le long de cette axone qui va se traduire sous forme d'information.

Quand l'impulsion atteint l'extrémité de l'axone, une infime quantité d'une substance chimique est libérée, parce qu'en fait, ce que j'ai oublié de vous dire, c'est que vous avez votre axone et vous avez votre synapse, et le neurone suivant, son noyau, il se trouve là.

Entre les deux, il n'y a pas de communication directe, il y a ce qu'on appelle la fente synaptique. Synapse, ça s'écrit S-Y, donc synaptique, c'est toujours avec un Y. Et bien, entre les deux, pour que ça puisse communiquer, il y a libération d'une petite quantité d'une substance chimique qu'on appelle un neurotransmetteur.

Vous avez déjà dû entendre parler de neurotransmetteurs comme la sérotonine par exemple, qu'on rend responsable de tous les troubles de la dépression. On verra là aussi, c'est une explication au niveau PIV gadget à peu près.

Et bien là, dans le cadre de la schizophrénie, on est sur la dopamine. Donc, un récepteur présent sur la cellule réceptrice détecte le neurotransmetteur, ce qui amène la cellule réceptrice à générer une nouvelle impulsion équivalente à la précédente, et comme ça, il y a conduction de l'influx nerveux.

Alors, les symptômes de psychose semblent être causés par une activité excessive des cellules sensibles au neurotransmetteur dopamine, je dis bien semble. Ainsi, les antipsychotiques agissent en bloquant les récepteurs, ce qui réduit la communication entre ces groupes de cellules.

Donc, globalement, qu'est-ce qu'on fait ? On dit voilà, il y a trop de dopamine, donc on bloque le fonctionnement des neurones qui spécifiquement s'adressent à la dopamine.

On verra aussi que de plus en plus, dans la schizophrénie, on cible aussi la sérotonine, qui est plus spécialisée dans le côté dépressif, vous verrez, on va le voir un peu plus loin, on se rend compte que ce n'est pas tant une question de trop de dopamine que des chaos dopaminergiques, excusez-moi, j'avais l'impression que j'allais éternuer, mais bon, on va y revenir plus tard, l'important c'est de comprendre qu'en fait ces médicaments qu'on appelle, j'ai tellement peu l'habitude, des antipsychotiques, des neuroleptiques

et des antipsychotiques, eux ils vont bloquer la communication de l'influx nerveux, c'est-à-dire que vous avez beaucoup de dopamine dans le cerveau, cette dopamine va venir se fixer à des récepteurs, Ces récepteurs, normalement, ils devraient faire en sorte qu'il y ait une impulsion électrique importante qui va être libérée pour communiquer avec les organes afférents, et en fait, eux, ils vont bloquer la transmission de cette information. Ok, donc il y a trop de dopamine,

on bloque la dopamine. Alors, je vous ai dit en commençant cette vidéo, il y a quand même des choses très très intéressantes qui sont à remarquer. C'est que ces dites maladies mentales sont beaucoup plus présentes, mais dans des rapports de 1 à 10, voire 1 à 100 selon les endroits de la planète, sont beaucoup plus présentes dans les pays dits développés, développés économiquement, ayant accédé à un mode de vie qui est dit un mode de vie avancé, qui pour moi est un mode de vie totalement dégénéré,

et beaucoup moins présente dans des pays dans lesquels on a gardé un mode de vie beaucoup plus traditionnel, beaucoup plus rural, déjà, chose intéressante, d'accord ? Donc, il y a un facteur là qui se joue.

Deuxième facteur intéressant, on sait très bien que les maladies mentales ont explosé depuis à peu près les années 30-40, avec particulièrement depuis 1945 une véritable explosion, une épidémie de maladies mentales. C'est donc qu'il y a des facteurs environnementaux là-dedans qui doivent jouer, parce que sinon ça ne bougerait pas, comprenez bien que si c'était quelque chose d'extrinsèque qui est lié aux individus qui ne change jamais, il n'y a pas de raison que ça évolue,

là on te dit selon les pays ça évolue, on te dit selon les époques ça évolue, c'est donc qu'il y a des facteurs liés à l'époque et au mode de vie. Alors, qu'est-ce que la schizophrénie ? C'est un peu la bonne question, je ne sais pas ce que vous en pensez, parce qu'on parle de trop de dopamine dans le cerveau, ou pas assez, ou trop de sérotonine quand on va parler de dépression, mais la vraie question c'est quelle est la cause ?

Pourquoi est-ce qu'il pourrait y avoir trop de dopamine dans le cerveau ? Vous savez le principe d'Hippocrate, en toute chose cherchez la cause, et quand vous aurez trouvé la cause, cherchez la cause de la cause de la cause de la cause, parce que sinon qu'est-ce que tu vas faire ?

Mais toute ta vie tu vas prendre des médicaments qui vont te transformer en légumes. Et quand j'avais fait cette vidéo pour en finir avec la psychiatrie, c'est un petit peu ce que je mettais à l'avant, je disais la psychiatrie ne guérit pas, elle gère les symptômes en normalisant le comportement des individus pour les rendre socialement acceptables.

C'est-à-dire, c'est ce qu'on appelle vulgairement la camisole chimique. Alors, qu'est-ce que la schizophrénie ? On commence un petit peu notre enquête, et alors cette fois-ci je vais vraiment penser, parce que ça m'a été reproché plusieurs fois, je vais vraiment penser à vous mettre le lien des études sur lesquelles je m'appuie.

Alors, sachez que j'en prends quelques-unes pour l'exemple. Si vous déroulez le fil de ces études, vous cherchez des articles similaires, il y en a pléthore et pléthore. C'est-à-dire que je ne m'appuie pas sur simplement un article pour me permettre d'avancer les hypothèses que je vais me permettre d'avancer. Donc, soyez tranquille avec ça.

Un article très intéressant qui dit « De nouvelles preuves montrent que le microbiote intestinal joue un rôle important dans le maintien de concentration adéquate de dopamine via une communication complexe et bidirectionnelle connue sous le nom d'axe microbiote intestin-cerveau. Vous avez entendu parler, d'ailleurs c'est très intéressant parce que ça introduit le terme microbiote intestin-cerveau.

Vous avez entendu parler de ce qu'en anglais on appelle le gut-brain axis, l'axe intestin-cerveau. On sait que c'est un axe bidirectionnel et longtemps en physiologie, puis on disait finalement c'est le cerveau qui commande nos intestins, puis on était tranquille avec ça, on avait une espèce de cerveau qui était au sommet de la pyramide, qui contrôlait tout, c'était le mental rationnel, c'est toujours pareil, nos théories physiologiques sont aussi le reflet d'une époque et d'une idéologie.

Donc on avait le mental rationnel qui contrôlait tout le corps, et puis le reste n'avait plus qu'à obéir. On s'est rendu compte qu'en fait ça communiquait dans les deux directions, voire même que l'essentiel de la communication était plutôt des intestins vers le cerveau, que les intestins contrôlaient le cerveau, plus que le cerveau contrôlait les intestins.

Et là, ils introduisent une troisième notion, ils disent « microbiote intestin-cerveau » parce qu'effectivement, on se rend compte de plus en plus que quand on parle des intestins, on parle en fait du microbiote, c'est-à-dire l'ensemble des bactéries, des levures, des champignons, des virus. Si c'est les virus, on parle de virobiotes qui peuplent nos intestins.

Donc, de nouvelles preuves montrent que le microbiote intestinal joue un rôle important dans le maintien de concentration adéquate de dopamine via une communication complexe et bidirectionnelle connue sous le nom d'axe microbiote intestin-cerveau. Le nervague, c'est cet axe de communication, le système immunitaire, l'axe hypothalamus-hypophyso-surrénalien, donc hypothalamus à l'arrière du cerveau, hypophyse c'est ici, c'est la glande pituitaire, surrénalien, et les métabolites

microbiens servant de médiateurs importants dans la signalisation réciproque microbiote-intestin-cerveau. De plus, le microbiote intestinal contient une activité enzymatique intrinsèque qui est fortement impliquée dans le métabolisme de la dopamine, facilitant la synthèse de la dopamine, ainsi que la dégradation de ses métabolites.

Donc là, d'un seul coup, il y a une nouvelle notion qui arrive. C'est-à-dire qu'en fait, la dopamine, elle ne serait pas essentiellement produite par le cerveau, mais elle serait au moins régulée, sinon produite, par l'activité microbienne et l'activité enzymatique au niveau des intestins.

Ça, c'est très intéressant parce qu'automatiquement, de mon enquête, je me dis « Ok, alors imaginons que, finalement, le microbiote intestinal ait un gros rôle à jouer dans la régulation de la production de dopamine.

Qu'est-ce qui peut venir perturber ce microbiote intestinal ? Et comment est-ce qu'on pourrait le relier à la maladie mentale ? » Souvent, quand on parle de maladie mentale, un terme que je déteste au plus haut point mais que j'utilise parce que c'est celui qui est communément utilisé, quand on parle de maladie mentale, quand on parle de dépression, on va faire parler les gens, on va les faire s'exprimer sur ce qu'ils ont vécu, et on va tôt ou tard tomber sur la notion de stress.

Et oui, parce que le stress est souvent l'un des points déclencheurs à une crise par exemple. Je vous en parlerai plus tard, moi quand je parle de schizophrénie je sais exactement ce que c'est puisque l'un des frères de mon père, je l'ai toujours connu comme officiellement handicapé schizophrène, il vivait avec ma grand-mère à la maison, mon tonton Barthélémy, donc je vois exactement, il faisait des allers-retours entre l'hôpital psychiatrique de Cadillac du côté de Bordeaux et la maison de ma grand-mère,

donc j'ai toujours vécu avec mon oncle Barthélémy, donc je vois exactement de quoi il s'agit. Donc, on sait très bien que les crises délirantes, les épisodes dépressifs, on sait très bien même que les crises de décompensation, de surcompensation sont souvent associés à des épisodes de stress aigu.

Oui, mais maintenant on sait très bien que l'un des plus gros facteurs qui puissent altérer la barrière intestinale et le biote intestinal, c'est le stress. Le stress, une exposition répétée au stress peut modifier la diversité et la composition du microbiote intestinal, accompagner de modifications des métabolites microbiens, des cytokines qui sont des enzymes qui régulent l'inflammation, des chimiokines et des transmetteurs de monoamines qui régulent le comportement en stimulant les systèmes nerveux

périphériques et centrales. Ça, c'est la conclusion d'une étude que je vous mets en référence. Des études comme ça, il y en a énormément et on sait maintenant à quel point le stress dégrade avant tout le microbiote intestinal.

Et ça c'est intéressant, parce que, voyez-vous, on m'a longtemps reproché de ramener l'humain à sa dimension physiologique, à sa dimension bout de barbacue on va dire d'une certaine manière.

Mais il y a une question vraiment très intéressante que je me suis posée au début de mon chemin, je me disais bon, on te dit finalement une personne présente des troubles à cause du stress, Oui, mais comment est-ce que le stress agit concrètement ?

Je veux dire, ok, tu vis une situation qui est une contrainte très forte pour toi, ton corps réagit avec le mécanisme de stress, mais comment est-ce que ça se manifeste, comment ça s'incarne dans le corps ?

On te dit oui, mais c'est mental. Oui, mais c'est mental, mental, mental, ça veut dire quoi ? C'est des neurones qui communiquent entre elles, donc il y a bien un moment où ça doit s'incarner dans le corps.

Et on se rend compte que la manifestation du stress dans le corps et tous les troubles associés au stress se manifestent d'abord et avant tout dans une dérégulation, dans un déséquilibre, dans une dysbiose intestinale.

Et ça parle du déséquilibre du microbiote intestinal. Et quand on sait maintenant à quel point le microbiote intestinal a une importance colossale dans tous les problèmes d'inflammation, d'allergie, comportementaux, l'axe cerveau-intestin, on se rend compte à quel point le stress par son action sur le microbiote intestinal peut avoir des conséquences dans à peu près toutes les zones du corps, et donc déboucher sur à peu près tous les symptômes et toutes les pathologies que l'on veut.

Donc, on comprend que la dopamine, la régulation de la production de la dopamine, si ce n'est sa production en elle-même, est fortement voire totalement conditionnée par l'état, la richesse, la diversité de notre microbiote intestinal. On sait que le stress est l'un des facteurs, sinon le facteur essentiel de déséquilibre du microbiote intestinal.

De nouvelles études ont montré que les personnes atteintes de schizophrénie présentent des différences dans leur biome intestinal par rapport aux personnes ne souffrant pas de troubles mentaux. C'est marrant de parler de troubles mentaux alors que...

Les chercheurs ont découvert un sous-ensemble plus petit de bactéries qui était clairement différente entre les patients schizophrènes et ceux qui n'en souffraient pas. Ils rapportent que lorsqu'ils ont introduit des échantillons du sous-ensemble de patients schizophrènes dans les biomes de souris en bonne santé, celles-ci ont présenté des changements de comportement équivalents à ceux des personnes schizophrènes. Donc, je te la refais, les chercheurs ont isolé dans le

microbiote intestinal de personnes identifiées comme schizophrènes, qui présentaient des troubles du comportement identifiés comme schizophrènes, identifiés comme mentaux. ils ont identifié dans leur microbiote un ensemble de bactéries spécifiques qu'on ne retrouvait nulle part ailleurs.

Ces bactéries, ils les prennent et ils les inoculent à des souris qui ne présentent pas de troubles du comportement. Et bien, ces souris présentent des troubles du comportement équivalents, c'est-à-dire qu'ils sont qualifiés de schizophrènes.

On rend des souris schizophrènes alors implémentant des bactéries issues des intestins de personnes qui présentaient ces troubles mentaux. Mentaux. Digestifs. Les chercheurs affirment que les résultats montrent que les personnes atteintes de schizophrénie présentent des différences dans leurs biomes intestinaux et que ces différences peuvent être associées aux symptômes de la schizophrénie. Ils suggèrent que certaines bactéries du biome pourraient être associées à des symptômes liés à la schizophrénie en raison

d'interactions avec les acides aminés intestins-cerveaux du microbiote et éventuellement des voies métaboliques lipidiques. En conclusion, les chercheurs ont commencé à découvrir des liens intéressants entre les bactéries naturelles qui vivent dans nos intestins et les éléments que nous attribuons traditionnellement au cerveau.

Et là, cette phrase est très importante, que nous attribuons traditionnellement au cerveau. Et pourquoi j'avais lancé cette vidéo pour en finir avec la psychiatrie ? Si la psychiatrie part d'un postulat qui est totalement erroné, à savoir que ce qu'on appelle maladie mentale, qui sont en fait des troubles du comportement, et bien ces troubles de comportement voient leur origine dans le cerveau, et qu'il faut traiter le cerveau, le mental rationnel ou le cerveau dans son aspect biochimique. Et si ce n'est pas du tout là que ça se passe,

alors à ce moment-là, la psychiatrie est totalement inopérante. D'ailleurs, voilà, je n'ai pas fait trop long là-dessus, mais le traitement traditionnel de la schizophrénie par neuroleptique et antipsychotique, globalement, ne fonctionne pas du tout, c'est très très bien, je le constate, les témoignages de toutes les personnes qui sont traitées sont des médicaments qui ont énormément d'effets secondaires puisqu'en fait, ils te ralentissent, c'est-à-dire qu'ils ne te soignent pas,

ils ne te guérissent surtout pas, simplement ils te ralentissent, c'est-à-dire qu'ils te rendent plus socialement acceptable. Mais pourquoi ça ne fonctionne pas ? Simplement peut-être parce qu'on ne s'intéresse pas du tout à la bonne zone, et c'est pour ça que ma proposition d'en finir avec la psychiatrie telle qu'elle est actuellement, c'est-à-dire une psychiatrie centrée sur le cerveau, était certainement beaucoup plus pertinente qu'il n'y paraissait.

Donc, on a un trouble, si on te dit on prend des bactéries qui sont reconnues comme spécifiques pour les personnes schizophrènes, on les met chez les souris, elles deviennent schizophrènes, il y a quand même de fortes chances qu'on ait ciblé la cause des causes.

Alors, la cause des causes étant en amont, la dégradation du microbiote intestinal. C'est ça la cause des causes. Et vous allez voir que dans tout notre travail sur des maladies pas si mentales, on va pointer quasiment systématiquement sur les intestins et le microbiote intestinal.

Alors, on fait quoi ? Je voudrais attirer votre attention sur les travaux qui ont été faits par un professeur russe qui dirigeait l'institut de psychiatrie de Moscou qui s'appelle Youri Nikolaev. Youri Nikolaev est très connu pour ses travaux sur la schizophrénie, le traitement de la schizophrénie par le jeûne.

Au cours de ses presque 40 ans de pratique clinique, Youri Nikolaev, il a fait jeûner à peu près 6000 patients schizophrènes. Son protocole, il était relativement simple, 25-30 jours de jeûne, avec chaque jour de l'activité physique modérée, un petit peu de marche, des exercices de respiration, des lavements quotidiens et des massages, d'accord ? Donc, autant de pratiques qui étaient là pour, je ne sais pas qu'est-ce qui soutenait sa pratique, est-ce que c'était purement expérimental, empirique, ou est-ce qu'il y avait déjà

toute cette démarche par rapport au microbiote intestinal, mais ces pratiques-là, on va le voir, sont certainement les plus indiquées pour permettre un rééquilibrage du microbiote intestinal. On va le voir dans les solutions, il n'y a rien de mieux que le jeûne pour permettre à notre corps de faire le grand ménage et de retrouver une homéostasie digestive qui soit conforme au fonctionnement normal de l'individu.

Une étude récente des statistiques de ce médecin a révélé que plus de 70 % des 6000 patients traités par un joint contrôlé ont obtenu une telle amélioration significative qu'ils ont été déclarés guéris.

Sur ces 6000 patients, plus de 50 % maintenaient leur amélioration après 6 ans. Maintenait leur amélioration, c'est-à-dire, je précise bien, c'est des gens qui ont fait un jeûne, 25 à 30 jours de jeûne, avec massage et ainsi de suite, après ça ils ne prennent plus de traitement, ils ne présentent plus aucun trouble comportemental, ils sont déclarés guéris, et ils le sont 6 ans après.

On ne parle pas de prendre une pilule à vie, de prendre des remèdes, de prendre des camisoles chimiques à vie, on est vraiment dans de la guérison. Cette approche du jeûne, alors je vous mettrai le lien d'un travail très intéressant, parce qu'en fait il y a un médecin américain qui s'appelle Alan Kot, qui était un psychiatre américain, qui s'est beaucoup remis en cause, qui ensuite a créé une branche de la psychiatrie qui s'appelle la psychiatrie orthomoléculaire, et Alan Kot a écrit un article très riche sur les travaux de Yuri Nikolaev,

Nicolas F., et c'est cet article-là que je vous mets en lien. Pour ceux qui lisent l'anglais, je vous le recommande chaudement parce qu'il explique exactement le protocole qui a été mis en place par Nicolas F., qui est un protocole de jeûne long, classique, et avec lequel il a obtenu tous ses résultats. En réalité, quand je vous disais qu'il y avait plus de 70 % des personnes qui étaient guéries à la sortie du jeûne, certaines statistiques fournies par Nicolas F. lui-même disent que 100 % des

personnes qui ont expérimenté un jeûne supérieur à 3 semaines au sortir du jeûne, étaient guéris de leurs troubles schizophréniques. Pas moi qui le dit, c'est lui qui le disait, c'est un médecin directeur de l'Institut psychiatrique de Moscou.

Alors, il y a cet aspect du jeûne pour rééquilibrer le microbiote intestinal. Je vous ai dit aussi que je connais bien la schizophrénie pour avoir vécu toute mon enfance avec mon oncle, mon tonton Barthélémy, Et je me souviens très bien, ma grand-mère était une paysanne, une vraie paysanne, je revendique cette affiliation, dans la région bordelaise, au sud de Bordeaux, dans un petit village qui s'appelle L'Aréole, et ma grand-mère avait une ferme à la

sortie de L'Aréole, et chaque fois que mon oncle revenait de l'hôpital psychiatrique de Cadiac, il était shooté évidemment, dans les jours qui suivaient, une fois que les médicaments sédatifs avaient un petit peu arrêté leurs effets, il était extrêmement perturbé, et ma grand-mère lui faisait manger l'alimentation qu'elle consommait.

Ma grand-mère mangeait beaucoup de plantes sauvages, beaucoup d'orties, c'est elle qui m'a tout appris. J'ai une très grande admiration, une très grande gratitude pour ma mémé André qui a compté énormément pour moi, qui m'a transmis à la fois sa foi et sa connaissance des plantes sauvages, donc c'est vraiment les deux piliers constitutifs de ma vie.

Et je me souviens très bien particulièrement au printemps quand il y avait énormément de salades sauvages au menu, quand il y avait énormément de soupes d'ortie, ma grand-mère faisait énormément de soupes d'ortie, avoir vu le comportement de mon oncle s'améliorer de façon flagrante.

Déjà à l'époque je m'étais dit peut-être que l'alimentation a quelque chose à voir avec ces troubles schizophréniques. Alors, si on dit, ou en tout cas si on part du postulat que c'est cette dysbiose intestinale qui est à l'origine, qui est la cause des causes de ces troubles schizophréniques, et on verra de ces troubles dits mentaux, à ce moment-là, quelques règles simples pour rétablir, pour soigner la sphère intestinale et permettre de rééquilibrer le microbiote intestinal.

La première, vous allez vous en douter, puisqu'on l'a mis en valeur au début de cette vidéo, c'est diminuer les facteurs de stress. diminuer le facteur de stress, on sait à quel point le stress s'incarne dans le corps, les effets délétères d'un stress chronique s'incarnent dans le corps par un déséquilibre du microbiote intestinal.

Ça c'est quelque chose de définitif, c'est maintenant quelque chose qu'on sait d'un point de vue recherche depuis plus de 25 ans ou 30 ans facilement, depuis les années 90 largement, pourtant qui dans la médecine officielle ne passe pas du tout, C'est-à-dire que le rôle du microbiote intestinal est aujourd'hui encore totalement nié, occulté ou ignoré.

Donc, diminution des facteurs de stress, par tous les moyens que vous voudrez, éviction de ces facteurs de stress, s'éloigner de ces facteurs de stress, apprendre à mieux les gérer, apprendre à respirer, se détendre, se relaxer, d'accord ? Ensuite, l'un des facteurs qui joue aussi énormément sur la qualité de ce qu'on appelle la barrière intestinale, cette barrière intestinale qui est avant tout microbienne, c'est le sommeil.

Et on sait très bien, là encore, que les épisodes psychotiques, les épisodes de décompensation psychiatrique sont souvent liés à des périodes de difficulté de sommeil, dans lequel il y a de l'épuisement qui se met en place, et cet épuisement participe au déséquilibre de la barrière intestinale, et puis après il y a une espèce d'effet d'entraînement qui se passe, qui fait qu'on dort de moins en moins, on est en phase maniaque, high comme on dit,

parce que, d'ailleurs, là je parle de schizophrénie, la schizophrénie est donc, j'aurais pu le dire dès le début mais je pense que tout le monde connaît un petit peu ces symptômes, la schizophrénie est un trouble mental caractérisé un peu comme la bipolarité, après on fait des tas de cases alors qu'en fait il y a autant de troubles mentaux que d'individus, entre guillemets, de troubles dimentaux que d'individus, mais caractérisés par des phases d'hyperactivité et des phases

de sous-activité. Donc en fait tu as des phases où tu es perché, puis tu as des phases où tu es complètement down, éteint, d'accord ? Et on sait que dans les phases où tu es en high, comme on dit, à ce moment-là tu dors de moins en moins, et donc tu as une espèce d'effet d'entraînement parce que le fait de dormir de moins en moins participe à la dégradation de cette barrière intestinale.

Donc, diminuer le stress, facteur essentiel, focaliser sur la qualité du sommeil autant que faire se peut, facteur essentiel. Ensuite, on rentre dans le troisième, cher à Nicolas F., le jeûne, et certainement le moyen le plus radical au sens noble du terme, c'est-à-dire radical racine, pour traiter un déséquilibre du microbiote intestinal. Le jeûne permet au corps de rétablir son équilibre homéostatique naturel en rétablissant les populations comme elles doivent l'être,

en rééquilibrant tout ça de manière à ce que la dynamique homéostatique puisse s'exprimer au niveau du système digestif, d'accord ? Jeûne, alors Nicolas F expérimentait des jeûnes longs, il y en a qui ont expérimenté des jeûnes plus courts répétés, il n'y a pas de méthodologie idéale, il semblerait quand même que dans les cas comme ça de schizophrénie et de troubles mentaux, à un moment ou à un autre, faire un jeûne relativement long en étant accompagné est plutôt favorable.

Des jeûnes courts peuvent permettre de mieux gérer les symptômes, mais un jeûne vraiment long, quand je dis vraiment long, c'est au moins trois semaines, me paraît quelque chose de bien adapté.

cette fois-ci il est venu, pardon, me paraît bien adapté. Après voilà, c'est purement empirique, c'est ce que je constate, tous les témoignages qu'il peut y avoir. Ensuite, on va parler de tout ce qui est alimentation.

L'alimentation ce n'est pas très compliqué, éviction complète de tout ce qui abîme la barrière intestinale, c'est-à-dire les pesticides, les fongicides, donc une alimentation qui ne soit pas polluée par tous ces produits de traitement antibiotiques, fongicides, pesticides qui détruisent les populations bactériennes à l'échelle des plantes, donc qui vont les détruire à l'échelle de nos intestins, exactement de la même manière.

Une alimentation riche en micronutriments pour permettre une bonne reconstruction de la barrière intestinale, donc riche en micronutriments, pas ou peu transformés, pas industrialisés, globalement.

Vous virez tout ce qui est produit dans les supermarchés, vous allez au marché, vous achetez des fruits, des légumes, de la viande, du poisson, on verra, il y a des bonnes graisses là-dedans, des produits bruts que vous cuisinez à la maison, si possible autant que faire ce peu biologique, non traité, je dirais même produit localement ou dans votre jardin, comme ça vous savez exactement ce que vous mettez dessus, et là vous avez les principes de base d'une alimentation anti-inflammatoire pour

les intestins. Après, la proportion de cru, ça va vraiment dépendre de l'état inflammatoire des intestins de l'individu. Idéalement, plus c'est cru, plus le contenu micronutritionnel va être respecté, mais en même temps, parfois les intestins sont tellement enflammés que le cru ne va pas passer au début, vous trichiez, vous faites de la vapeur, vous faites de la cuisson douce, des choses comme ça.

Vous prenez des jus pour compenser, parce que ça, les jus, ça passera toujours, ça n'irrite pas. Vous privilégiez des légumes, quand c'est des légumes peu fibreux, Après le reste, ça peut se manger cru, les fruits posent rarement des problèmes puisque leurs fibres sont très digestes, la viande, le poisson, ça peut se manger cru aussi dans certaines conditions. D'ailleurs, une vidéo qui est à l'heure où vous

verrez cette vidéo ne sera peut-être pas encore sortie, mais on vous a réservé une vidéo très particulière, alors il y en a peut-être qui ne vont pas apprécier, mais moi je trouvais que c'était très important dans un site sur l'autonomie.

Il se trouve que des chasseurs nous ont déposé des animaux qu'ils avaient chassés, des animaux sauvages qu'ils avaient chassés, et donc on s'est essayé à la découpe et à la préparation de viande, donc voilà, avec tout un tutoriel pour préparer la viande, découper des carcasses de gibier, et la préparer de manière naturelle en la transformant le moins possible.

Vous allez voir, ça c'est du contenu relativement original, je pense que vous ne le trouverez nulle part ailleurs, donc je suis assez fier de cette vidéo qu'au début je ne voulais même pas faire parce que j'avais trop peur de certaines réactions, et c'est Alex qui m'a cité, enfin toi qui m'as dit que ça pourrait être intéressant, c'est vrai non ?

Tu vois, voilà, tu m'as dit que ça pourrait être intéressant, assume ! Assume frérot, tu assumes, tu assumes ! Mais après coup j'ai dit oui absolument, oui absolument, et d'ailleurs on pourra faire des vidéos sur la consommation de viande.

Donc une alimentation riche en micronutriments, et le deuxième point, avec une alimentation riche en bonnes graisses non transformées, et c'est vrai que dans mon expérience, qui vaut ce qu'elle vaut, J'ai pu constater que dans le cadre de dysbiose intestinale importante installée, l'apport de graisse animale était souvent vraiment très très intéressant.

Voilà, c'est parce que ce sont des graisses saturées, insaturées, des graisses complexes, qui participent vraiment à aider à diminuer l'inflammation. Pas que, graisse végétale aussi évidemment, mais que les graisses animales avaient quelque chose de particulier, j'ai pu le constater, d'ailleurs ce n'est pas pour rien qu'énormément de personnes qui ont travaillé sur l'autisme, par exemple, recommandent aussi les produits animaux dans le cadre de

traitement de l'autisme chez les enfants, qui là aussi est une maladie dite mentale, psychiatrique, on ne sait même plus où la mettre, alors qu'en fait on se rend compte, et tous les parents qui travaillent sur l'autisme le savent maintenant, que ça débute et peut-être que ça se termine dans les intestins.

Donc, on a dit stress, sommeil, jeûne, alimentation riche en micronutriments, de bonnes graisses non transformées, une activité physique régulière adaptée. Alors attention, on s'est rendu compte que trop intense, trop longtemps, ça avait plutôt tendance à abîmer la barrière intestinale. Donc pas des efforts trop intenses, trop longtemps, mais par contre des efforts réguliers plutôt d'endurance, ça a plutôt tendance à vraiment améliorer le fonctionnement de la barrière intestinale. Et puis,

accessoirement, des pratiques d'hormèse, on sait que l'hormèse bien pensée a tendance à améliorer le fonctionnement et la diversité de notre barrière intestinale. Alors c'est très intéressant pour l'hormèse, c'est qu'en fait on se rend compte que dans la phase hormétique, c'est-à-dire de stress, il y a une dégradation, normal, le stress dégrade la paroi intestinale, donc tu te plonges dans le froid, tu commences un jeûne, dans les premiers temps il y a une dégradation, et qu'ensuite l'effet de gain qui suit

l'exposition à la contrainte, l'effet de gain s'il est bien géré, se traduit par une amélioration, d'accord ? Donc il y a bam, et après ça remonte, à condition bien sûr de ne pas trop en faire, donc c'est pour ça, pas d'effort à très haute intensité trop longtemps, c'est vraiment ponctuel, et si c'est ponctuel et que c'est suivi d'un temps de repos, de restauration suffisant, alors à ce moment-là, c'est favorable pour l'intégrité de la

barrière intestinale. Voilà, j'espère qu'à partir de ces petits éléments, vous allez voir au fur et à mesure des vidéos, il y a des choses qu'on va retrouver systématiquement, donc ça nous permettra de les explorer de différentes façons. J'espère que vous avez une vision claire de ce qui est à l'évidence, ce que j'ai pu constater aussi pour moi, la cause des causes de tous ces troubles qui sont dits mentaux, qui en fait ne seraient que des troubles digestifs.

Et d'ailleurs, le fait que ce soit des troubles digestifs explique parfaitement, et là on retrouve ma remarque du début, pourquoi les pays dits avancés ont beaucoup plus d'occurrence de ces troubles-là que les pays qui ont gardé un système de vie, un mode de vie plus traditionnel.

Ben ouais, parce que pays avancé égale grosse merde dans les assiettes systématiques, donc déjà il est là. Et pourquoi est-ce qu'au fur et à mesure, depuis le début du XXe siècle, l'occurrence de ces maladies mentales a fortement augmenté, et surtout après 1945, parce que dégradation majeure de la qualité de notre alimentation, introduction dans notre environnement d'une classe de produits qui n'existait pas, ce sont les antibiotiques, les pesticides et les fongicides, et que tous visent à détruire une seule chose,

les microbes et les bactéries dans cette guerre délirante contre le vivant, guerre délirante contre le vivant accessoirement qu'on illustre en essayant d'ouvrir de nouvelles pistes avec Eric Ancelet tous les vendredis, une fois tous les quinze jours dans notre série Comment sommes-nous arrivés là et comment en sortir ?

On vient d'enregistrer les épisodes 5 à 8, et je peux vous dire qu'ils sont excellentissimes, l'épisode 5 arrive dans une semaine, je crois, donc ça sera vraiment parfait. Donc tout ça, ça se colle, tout ça, c'est cohérent, tout ça, ça correspond aussi à votre expérience et je vous encourage aussi à en témoigner, en témoigner largement.

Alors, des maladies pas si mentales, pour en finir avec la psychiatrie, pour revenir enfin à la cause des causes et et identifier à quel point notre mode de vie et nos choix, les choix qui ont été faits en termes de développement, sont juste totalement invivables.

J'espère que ces vidéos contribuent à vous donner des pistes concrètes pour vous, pour vos proches, pour sortir des ornières dans lesquelles notre système de soins a pu nous mettre, vous autonomiser et aller vers la santé.

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