Découvrez les jus lacto fermentés, le Kvas de betterave
Cette vidéo part d’un constat : la multiplication des pesticides, des antibiotiques et des environnements stérilisés a appauvri la diversité bactérienne de nos organismes, avec des conséquences mesurables sur la santé physique et psychologique. Thierry revient sur l’histoire de la théorie pasteurienne et sur ce qu’elle a engendré comme rapport erroné aux micro-organismes.
La lactofermentation est présentée comme une réponse concrète à cet appauvrissement. Thierry rappelle que les bactéries lactiques ont toujours été présentes dans l’alimentation humaine traditionnelle, bien avant les gélules probiotiques vendues en magasin, et que les produits fermentés vivants offrent une diversité microbienne que les compléments industriels ne peuvent pas reproduire.
La recette du kvas de betterave est détaillée pas à pas : betterave bio non épluchée coupée en tranches, curcuma, gingembre, piment, eau salée au sel intégral (environ deux cuillères à soupe par litre), et maintien des ingrédients sous la surface de l’eau pendant quelques jours. Thierry insiste sur la nécessité d’utiliser des légumes issus de l’agriculture biologique, car les pesticides éliminent les bactéries présentes sur la peau des légumes et rendent la fermentation impossible.
Au-delà de la recette, la vidéo pose la question de la qualité de l’eau utilisée et de l’intérêt de ce jus comme base pour d’autres préparations : pâtés végétaux, pâtés de graines ou simplement bu tel quel. Thierry cite également une étude comparant le microbiote de populations africaines vivant en extérieur avec celui des populations occidentales, pour illustrer l’écart de diversité bactérienne et ses conséquences sur la résistance immunitaire.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Pourquoi notre santé se dégradeThierry dresse un état des lieux : fatigue chronique, immunodépression, psychotropes généralisés, et pose la question des causes profondes.
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2:01Antibiotiques et théorie pasteurienneRetour sur la reconversion des industries chimiques après 1945 et sur le pari raté d’un corps humain stérile qui a fondé l’usage massif des antibiotiques.
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4:02Nous sommes essentiellement microbiensThierry explique que plus de 90 % de ce qui nous constitue est bactérien, et que la guerre contre les microbes est en réalité une guerre contre notre propre biologie.
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8:02Ce que sont vraiment les jus lactofermentésPrésentation de la lactofermentation traditionnelle et critique des produits vendus en magasin bio sous cette étiquette, souvent pasteurisés et donc sans vie bactérienne.
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10:03Introduction au kvas de betteraveThierry présente cette boisson fermentée d’origine est-européenne, ses caractéristiques gustatives et ce qu’on peut en attendre sur le plan nutritionnel.
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12:03Choisir les bons ingrédientsPourquoi le bio est indispensable ici : les pesticides détruisent les bactéries de surface des légumes et compromettent toute fermentation.
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14:03Préparation du kvas étape par étapeDécoupe de la betterave, ajout du curcuma, du gingembre et du piment, puis mise en saumure avec du sel intégral de Guérande.
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16:05Maintenir les légumes sous l’eauThierry montre comment bloquer les ingrédients sous la surface de la saumure et explique combien de jours attendre avant de consommer.
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18:06Microbiote et diversité bactérienneComparaison entre le microbiote de populations africaines vivant en extérieur et celui des populations occidentales, et ce que cet écart implique pour l’immunité.
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20:06Comment utiliser ce jus au quotidienThierry détaille les usages possibles du kvas : bu seul, utilisé comme base de pâtés végétaux ou de graines, et les variations possibles avec d’autres légumes.
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Transcription de la vidéo
Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.
Lire la transcription
Bonjour ! On a coutume de nous vendre l'époque moderne, je dirais même l'époque moderne moderne, c'est-à-dire post-année 70-80, comme l'achèvement suprême de l'espèce humaine, comme si l'histoire devait nous conduire inexorablement à l'état dans lequel nous sommes actuellement, c'est-à-dire l'homo internetus rivé à son écran qui vit à la lumière artificielle et qui, soit disant, est le plus épanoui qu'il soit.
Or, si vous suivez ces vidéos, il y a des chances qu'au moment où vous soyez posé la question, en fait, ce que je vois au quotidien, ce n'est pas ça, c'est absolument pas ça.
Qu'est-ce que je vois ? Je vois des enfants qui sont de plus en plus fatigués, immunodéprimés, qui ont de plus en plus de maladies lourdes, étant très très jeunes. Je vois de plus en plus de gens qui sont sous antidépresseurs, de personnes qui sont obligées de consommer des psychotropes pour dormir, pour aller bien, pour arriver à se lever le matin, je vois de plus en plus de gens qui sont physiquement et psychologiquement extrêmement mal. Alors tu sors en discours,
puis de l'autre côté tu as l'autre discours, tu te dis comment ça se fait ? Comment ça se fait ? Les raisons sont multiples. Les facteurs environnementaux de pollution, au sens le plus large du terme, se sont multipliés d'une façon drastique ces dernières années.
On parlait d'Internet, on va faire toute une série de vidéos sur l'impact des écrans sur le système endocrinien en particulier. Alors, ça pourrait paraître paradoxal puisque j'utilise cette voie pour communiquer, mais on peut être lucide aussi sur l'impact que ça a et minimiser son utilisation.
Et on se rend compte que ces écrans ont un impact colossal. Tous les réseaux électriques et électromagnétiques qui nous entourent ont aussi un impact colossal en termes de santé. Le prix du progrès, entre guillemets, est très très cher, l'addition est très très chère.
Et puis il y a quelque chose qui a fait une différence notable dans notre état de santé. Il y a eu une transition majeure qui s'est passée après la seconde guerre mondiale. Quand on a décidé de reconvertir toutes les industries chimiques qui étaient utilisées dans l'armement, pour en faire quoi ?
Pour en faire des pesticides, des fongicides, des insecticides qui se sont retrouvés dans notre environnement. Et ce qui se retrouve dans notre environnement, ça se retrouve en nous. En nous parce qu'on le respire, en nous parce qu'on le mange, en nous parce que finalement ça nous entoure au quotidien et que notre corps se nourrit de son environnement, nous sommes à l'image de notre environnement, nous interagissons avec lui en permanence.
Et puis que parallèlement à ça, on a développé toute une classe de médicaments basée sur une théorie frauduleuse qui était la théorie pasteurienne. Cette classe de médicaments, ce sont les antibiotiques, basée sur la théorie qui voulait que l'homme était un organisme stérile.
Manque de peau, on s'est planté. On a fait un pari sur la vie de millions, de milliards de personnes. On a fait un pari, on a dit...
bon... Allez, pile face... Ok, l'homme est stérile. Bon, puisqu'il est stérile, prenons des antibiotiques parce que chaque fois que l'on voit une forme bactérienne à l'intérieur du corps, c'est une forme bactérienne pathogène et il faut la détruire.
Donc dans cette logique, avec le premier prémice qui était l'homme est un environnement stérile, à ce moment-là, dès qu'on voyait une forme vivante à l'intérieur du corps humain, Bam ! On l'a shooté.
Il s'agissait de la shooter systématiquement. Et on est devenu particulièrement fort pour ça. Manque de bol, on s'est complètement perdu. C'est-à-dire qu'on a fait un très mauvais choix. On s'est rendu compte au cours des années 80, 90, 2000, que les bactéries dans le corps, et tous les micro-organismes, les microbes, ceux qu'on ne voit pas à l'œil nu, donc on s'en moque un petit peu, les champignons, les virus, les levures, Les bactéries n'étaient non seulement pas tous des pathogènes mais
pour la plupart, ils jouaient un rôle incontournable, et le mot même n'est pas suffisant, essentiel. Ils jouaient un rôle essentiel dans notre fonctionnement biologique. C'est-à-dire que nous sommes essentiellement microbiens, plus de 90 % de ce qui nous constitue est bactérien et microbien.
Nous ne sommes qu'une fraction cellulaire Ce qui nous constitue avant tout, ce sont des bactéries et des microbes. Vous comprenez bien que si on a engagé cette guerre délirante contre les microbes, c'est vraiment une guerre contre l'humain qui s'est engagée.
Le problème, c'est que ces produits qui sont toxiques pour toutes les microbes, ils sont partout dans notre environnement. On se les reçoit en permanence. C'est pour ça que dans ces vidéos, j'insiste autant sur la notion de richesse bactérienne.
Pourquoi est-ce que nous sommes si mal actuellement, psychologiquement, physiquement ? Pourquoi est-ce que les enfants naissent avec des polyallergies alimentaires, des polyallergies chimiques et environnementales ? Pourquoi est-ce qu'il y a autant de gens qui consomment des psychotropes ? Pourquoi est-ce qu'il y a autant de gens qui sont sous antidépresseurs ? Pourquoi est-ce qu'on a autant besoin de se doper avec des produits excitants, des produits stimulants ? Simplement parce qu'on est épuisé et la première sphère à en
souffrir c'est notre sphère bactérienne. C'est pour ça que je vous dis souvent qu'il est essentiel de ramener de la diversité et de la richesse bactérienne dans notre organisme parce qu'on en paye le prix fort et on pêche par manque de diversité.
Dans ce cadre-là, vous m'avez souvent entendu parler d'aliments lactofermentés. La lactofermentation, pour moi, c'est quelque chose de fabuleux. Il ne s'agit pas de regarder si loin que ça en arrière, c'est quelque chose qui était pratiqué il y a encore 70-80 ans régulièrement.
Régulièrement, on faisait les lactofermentations maison. On n'avait pas besoin d'acheter des pots, des trucs préparés industriellement, certifiés, et ainsi de suite. Non, on le faisait simplement, les gens faisaient lactofermenter.
Et lactofermenter, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire fermentation à l'abri de l'air. À partir du moment où c'est à l'abri de l'air, ça lactofermente. Donc lactofermentation, ça consistait à prendre des légumes, des fruits, mais la plupart du temps des légumes, même dans certaines civilisations, de la viande, du poisson, et simplement à les mettre dans ce qu'on appelait une saumure, c'est-à-dire un mélange d'eau et de sel, le sel étant là pour contrôler les proliférations de bactéries pathogènes,
puis pour faire en sorte que la fermentation soit plutôt orientée dans le sens des bactéries lactiques. Et une fois que c'était placé dans cette saumure, il s'agissait de le maintenir dans cette saumure et c'était tout.
Et on laissait attendre. Au bout de quelques temps, toutes les bactéries lactiques s'étaient développées, on avait une prédigestion, une prédécomposition, et tous ces matériaux qui avaient été mis en fermentation devenaient de véritables pro-biotiques.
Vous savez, on vous vend des gélules, des petites gélules isolées, mais ces petites gélules isolées, tu peux faire exactement la même chose en cultivant au quotidien des légumes lactofermentés. Dans le cadre des légumes lactofermentés, il y a quelque chose qui est revenu souvent, on parle de jus lactofermentés.
Comment faire des jus lactofermentés ? Plus comique même, c'est qu'on nous en vend des jus lactofermentés. On nous en vend relativement cher dans les magasins bio. Si tu regardes l'étiquette, quand je voyais jus lacto-fermenté, pour moi, quelque chose qui est lacto-fermenté, c'est vivant. Tu vois, dans ma petite tête là, c'est quelque chose de vivant.
Et puis, je ne sais pas chez vous, mais moi, quand je fais des lacto-fermentations chez moi, sa vie, donc sa vie, ça déborde, si on le laisse au chaud, à l'air, à température ambiante, ça déborde, sa vie, ça goûte de partout.
Puis je voyais ces bouteilles, bien alignées, sur les rayons des magasins bio, qui ne bougeaient pas de là pendant des semaines, à 20-22 degrés dans le magasin, Et puis, pas de vie.
Vous vous dites, c'est marrant, pour du lactofermenté, ce n'est pas bien vivant votre lactofermenté. Eh bien non, il a été pasteurisé. Alors, paraît-il que c'est une pasteurisation qui prévient la dégradation des micro-organismes.
Eh non, mais attend, si cette dégradation des micro-organismes avait été prévenue, alors à ce moment-là, le produit serait vivant. Et s'il était vivant, il ne resterait pas tranquillement, sagement installé dans sa bouteille.
Non, tous ces produits-là sont strictement morts. Dans ces vidéos, je le répète souvent, je ne vous conseille pas d'aller chercher des produits vivants et d'aller chercher la vie dans des produits qui sont bactériellement morts. Bactériellement, on le dit comme ça.
C'est-à-dire qu'il n'y a plus de micro-organismes là-dedans. Or, nous sommes essentiellement un conglomérat de micro-organismes. Notre vie, il faut aller la chercher dans des aliments vivants.
C'est pour ça que j'avais envie de vous proposer de faire un jus lacto-fermenté. Pour faire un jus lacto-fermenté, il y a plusieurs méthodes. Je vais vous présenter une toute simple. Il n'y a pas besoin de jouisseur, il n'y a besoin de rien, il n'y a pas besoin de tant de produits.
Elle nous vient des pays de l'Est, c'est une recette que j'aime depuis très longtemps et je vais vous présenter celle que je préfère au niveau du goût. On appelle ça le Gvass, c'est une boisson lacto-fermentée à partir de betteraves.
On pourrait très bien le faire aussi à partir d'un jus. À ce moment-là, il y aurait plus de qualité nutritionnelle en tant que tel. Dans le GVAS que je vais vous proposer, c'est surtout des bactéries.
Il va y avoir un goût qui est agréable, mais au niveau nutritionnel, on ne va pas bien loin parce qu'il y a peu de produits finalement, et ce sont surtout toutes les bactéries qui étaient présentes à la surface des becs raves qui vont se développer.
Alors que si on avait pris un jus, imaginons que vous faites un jus à l'extracteur de jus, vous remplissez la bouteille jusqu'au goulot pour qu'il y ait le moins d'air possible, vous refermez et puis vous laissez votre jus dans la bouteille comme ça à attendre quelques jours, qu'est-ce qu'il va se passer ?
Fermentation à l'abri de l'air. Ça s'appelle une lactofermentation. Tu vas prendre un petit goût aigre, vinaigré, acidulé, et vous aurez un jus lactofermenté. Souvent, ça se sépare en deux phases. Il s'agira de secouer un petit peu, et une fois que ça sera secoué, vous aurez un jus lactofermenté.
Là, j'avais envie de vous proposer le kvass. Regardez ce que ça donne une fois fermenté. Celui-là doit avoir 6-7 jours à peu près. Regardez-moi cette couleur magnifique, cette couleur de betterave magnifique. Le gras consiste à faire l'actofermenter des betteraves. Je mets aussi de l'ail, du gingembre, du curcuma et un petit peu de piment. La recette est extrêmement simple.
Petite règle, on parle de l'actofermentation, on parle de vie, de vie bactérienne. Il va de soi que si les produits que vous prenez ont été arrosés de pesticides, de fongicides, d'insecticides, il n'y aura plus aucune vie bactérienne dessus.
Donc il ne faut pas s'attendre à des fermentations. Donc les produits les plus naturels au niveau de la culture, bio c'est un minimum pour moi pour réaliser cette recette, le mieux c'est tirer d'un jardin, nettoyer mais sans en faire un zèle, sans faire de zèle excessive pour le nettoyage, pas brosser avec des produits vaisselle ou je ne sais pas quoi, non, juste nettoyer, enlever un peu la terre, passer sous l'eau rapidement, et là vous avez toute une richesse bactérienne.
Mais c'est toujours pareil, il faut bien penser que nos produits sont riches de la vie bactérienne et minérale qu'ils vont trouver dans le sol dans lequel ils poussent. C'est pour ça que nous ne pouvons pas être séparés de notre environnement.
Notre environnement détermine notre état de santé, notre état de fonctionnement physiologique et psychologique. Alors on prend une betterave, et qu'est-ce qu'on fait ? On fait des tranches, moi je les fais relativement fines, plus elles seront fines et mieux ça va fermenter.
Je laisse la peau, parce qu'à la surface de la peau, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de bactéries. Alors une belle betterave, comme ça, ça va suffire.
Il ne s'agit pas de remplir le pot avec des légumes, il s'agit de remplir le pot avec de l'eau. C'est pour ça que je vous disais, au niveau nutritionnel, ça ne va pas être un produit exceptionnel au niveau nutritionnel, ça va être un produit exceptionnel au niveau bactérien. Voilà.
Une belle betterave comme ça, ça suffira largement. Préalablement à ça, je prépare... Alors moi, je vais à peu près, pour un pot comme celui-ci, je vais mettre à peu près une tête d'ail.
Donc une tête d'ail. Et alors, comme on ne va pas le consommer, moi je fais très simple, je la coupe en deux, j'enlève vaguement la peau superficielle et c'est tout.
Je garde la totalité vu que je ne vais pas consommer les jus. Et qu'est-ce que je fais ? Alors je mets au fond l'ail. Ensuite, je vais rajouter du curcuma. Alors là, le curcuma, on le met à discrétion.
Moi, j'aime bien en mettre pas mal, donc je vais le couper en tranches grossières. Pas la peine de le couper trop fin parce que sinon ça risque de remonter. Et tout le challenge, ça va être de tenir les produits sous la surface de l'eau.
Donc vous allez voir comment on va s'y prendre. Je coupe ce curcuma magnifique. Allez, on va en mettre un peu plus. Et encore un peu plus. Le goût sera extrêmement doux. C'est une façon de consommer le curcuma de façon très agréable.
Ensuite, je vais mettre du gingembre. Pareil, j'en prends une bonne main. J'aime bien quand c'est bien gingembré. Morceaux grossiers. Et tout ça, je vous le mets à l'intérieur. Je vais rajouter, pour le plaisir, un petit piment fondu en deux.
Voilà. Et une fois que j'ai ça, qu'est-ce que je fais ? Je prends mes tranches de betterave et je vais les utiliser pour refermer, pour maintenir tout ça en dessous. Je prends mes tranches de betterave et je les dispose de part et d'autre de manière à bloquer tout l'ail, le piment, le gingembre et le curcuma que j'ai pu disposer.
Voilà, je vais mettre toutes mes tranches. Là, il y en a presque... Voilà, le pot, il ne faut pas le remplir plus que ça parce que le but, c'est quand même d'avoir du liquide et non pas de la betterave.
Une fois que j'ai ça, qu'est-ce que je vais faire ? Je vais rajouter de l'eau, de l'eau salée. Alors, on peut utiliser très bien de l'eau de mer, on peut très bien utiliser directement un litre d'eau de mer qu'on va mettre là-dedans.
On peut la ramener à l'isotonie, cette eau de mer. Moi, j'aime bien la voir très très salée, donc à ce moment-là, je mettrais de l'eau de mer pure, même de l'eau de mer que j'irais chercher à la mer.
Habitant en Catalogne, ce n'est pas très compliqué. Dans une zone fortement brassée, dans laquelle la biocénose, c'est-à-dire la richesse bactérienne de l'eau de mer, du milieu marin, est suffisant pour épurer tous les produits toxiques qui pourraient être déversés dans la mer.
Et donc, à ce moment-là, je vais verser directement mon eau de mer. Pour ceux qui ne sont pas proches de la mer, on va utiliser un pisalet qui est moindre. Mais les avantages de la lactofermentation sont tels qu'avoir un petit peu de sel.
Alors j'utilise du sel le plus intégral possible, c'est du sel de Guérande, pour être du sel de Méditerranée, pas la peine d'aller le chercher au fin fond de l'Himalaya. C'est du sel de Guérande, et je vais en utiliser à peu près 2 cuillères à soupe pour 1 litre.
C'est pas très au point ma technique. Voilà, 2 bonnes cuillères à soupe pour 1 litre. On mélange bien. Il s'agit de dissoudre parfaitement bien le sel. Et pas d'arriver à saturation de l'eau, il s'agit simplement de le dissoudre normalement.
Et une fois que ça c'est bien dissous, qu'est-ce que je fais ? Alors, je vais d'abord commencer à verser comme ça. Il va manquer pas mal d'eau, ça va être pour la démonstration. Et une fois que j'ai commencé, ensuite il va me falloir un poids pour maintenir les produits en dessous de l'eau.
Il y a des produits qui s'appellent des anti-montelés. Ce sont des espèces de petites coupelles en verre, ça fait un cercle en verre qui correspond bien. Je ne l'ai pas retrouvé pour faire cette vidéo, j'en avais acheté, je ne sais pas où ils sont passés.
Anti-montelés, si vous tapez anti-montelés, vous allez en trouver de différents diamètres, c'est très très bien. Moi, là, j'ai utilisé simplement une coupelle en verre que je vais venir disposer comme ça, qui va m'assurer de bien maintenir les produits en dessous de l'eau.
Et comme je n'ai pas prévu assez d'eau, je vais compléter avec de l'eau de mer. Il peut s'avérer nécessaire de mettre un caillou pour alourdir. Vous prenez un caillou le plus lourd possible que vous nettoyez préalablement.
Le but, c'est simplement que les produits restent sous l'eau. Et là, qu'est-ce qu'on va faire ? On va laisser simplement... Voilà, vous voyez bien, mes produits sont maintenus sous l'eau.
Je vous montre comme ceci. C'est très très joli d'ailleurs. Je vais refermer. Bon, ça pourrait valoir le coup que je complète jusqu'en haut. Je vais refermer et je vais laisser attendre...
Si j'arrive à refermer, voilà. Et je vais laisser attendre quelques jours. Alors, combien ? Ce n'est pas très compliqué. Vous ouvrez et vous sentez. Et au bout de quelques jours, qu'est-ce que vous allez obtenir ?
Vous allez obtenir cette magnifique couleur. Et surtout, vous allez voir un petit peu de mousse qui se développe à la surface. Et là, il va falloir simplement commencer à venir se servir. Et vous avez un magnifique jus lacto-fermenté, du gvasse, riche en enzymes.
Il est bon. Le goût ne trompe pas. Vous allez avoir un petit goût de jus de choucroute. Il est délicieux celui-là. Je vous dis, au niveau nutritionnel, on ne va pas aller chercher particulièrement la valeur nutritionnelle là-dedans, ce qu'on va chercher, ce sont toutes les bactéries.
Ça, ça peut servir de base pour faire des pâtés végétaux, pour faire des pâtés de graines, ça peut servir de base pour énormément de transformations, ça peut être bu tel quel aussi. L'avantage, c'est qu'on va aller chercher une richesse bactérienne extraordinaire. Et cette richesse bactérienne, je vous dis, elle est incontournable.
Nous sommes un monde qui est devenu stérile. Et pourquoi est-ce que nous sommes aussi faibles ? Parce que nous avons stérilisé ce monde. et on a oublié que nos auxiliaires, ceux qui nous assurent la protection entre le milieu extérieur et le milieu intérieur, ceux qui jouent le rôle d'agents de sécurité, c'est avant tout nos microbes, nos champignons, nos louvures, nos bactéries, nos virus.
Et que comme on a engagé une guerre systématique contre ces microbes, il ne faut pas s'étonner de voir un état de santé sur le plan global qui est complètement délétère. Pour ça, je me souviens d'une étude que j'avais vue qui étudiait par exemple le microbiome intestinal, donc la diversité génétique des bactéries de tous les ensembles des microbes qui se trouvaient dans les intestins de peuples, par exemple, qui vivent de façon, on va dire, relativement traditionnelle dans le centre
de l'Afrique. Ce sont des gens, par exemple, qui passent 90 % de leur temps éveillé à l'extérieur, alors que nous, nous passons 90 % de notre temps éveillé à l'intérieur, dans des environnements stériles, privés de soleil et avant tout privés de bactéries.
Ils se sont rendus compte que la diversité des microbiotes de ces personnes était juste sans comparaison colossalement plus grande que la nôtre. Qui dit riche et qui dit diversifié dit étonnamment plus résistant.
Parce qu'il faut bien comprendre que rien ne rentre normalement dans le corps humain qui ne soit passé au filtre de toutes ces bactéries. On en a à la surface de la peau, on en a à la surface des intestins, on en a à la surface des bronches.
Si notre mode de vie va dans le sens d'une augmentation de la richesse et de la diversité bactérienne, alors à ce moment-là, on développe littéralement ce qu'on appelle une bonne immunité. Quand on parle d'immunosuppression, on parle avant tout de bactériosuppression.
On a détruit nos populations bactériennes et c'est ça qu'il nous s'agit de retrouver. Alors pour les retrouver, c'est une alimentation chargée en principe bactérien, en bactéries.
Comment on trouve des bactéries dans notre alimentation ? C'est simplement en consommant des aliments qui ont poussé dans un biotope riche en bactéries, qui n'ont pas été arrosés de pesticides et de fongicides, parce qu'on parle toujours des produits bio, on dit que le bio c'est bon pour la santé, mais les pesticides et les fongicides sont toxiques pour nous, et ils sont avant tout toxiques pour les bactéries qui sont nécessaires pour notre fonctionnement à nous.
Donc déjà, il faut des produits qui soient chargés de ces principes-là, de ces microbes-là. Ensuite, il ne faut surtout pas les détruire par la cuisson, ne pas les détruire par la transformation, ne pas les détruire par la stérilisation et l'industrialisation, par la pasteurisation.
Donc un maximum de produits crus, non transformés, c'est ce qu'on vous propose dans cette vidéo, avec des jus, avec des légumes, des fruits, qui sont riches en principes bactériens et qui vont pouvoir nous apporter cette vie bactérienne dont nous avons tellement besoin.
Avec ce jus lacto-fermenté, c'est un premier pas. Je trouve que c'est une façon extrêmement agréable de le consommer. Vous pouvez ajouter des carottes, des poireaux, ce que vous voulez.
La betterave est une très bonne base. Et en plus, les tranches larges font que tout le contenu reste bloqué au fond. Je trouve que c'est particulièrement facile. En dessous, vous mettez ce que vous voulez.
Tout va lactofermenter. Ce qui est important, c'est la source, la qualité de la source, c'est elle qui va déterminer la qualité des bactéries que vous allez pouvoir consommer.
Pour améliorer votre digestion, votre fonctionnement intestinal, pour améliorer toute votre immunité, il s'agit de passer au lactofermenté. C'est délicieux ! C'est vraiment délicieux !
Bonne régénération !
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