De l'alarme au burn-out, sortir de l'épuisement n°2
Cette deuxième vidéo de la série sur l’épuisement pose les bases physiologiques indispensables pour comprendre ce qui se passe réellement dans le corps. Thierry rappelle d’abord pourquoi il n’existe pas de recette universelle pour sortir de l’épuisement, mais des principes biologiques communs à tous, à partir desquels chacun peut évaluer sa propre situation.
Le coeur du propos porte sur les glandes surrénales et les deux hormones qu’elles produisent : le cortisol et l’adrénaline. Thierry explique le rôle du cortisol dans la mobilisation des réserves énergétiques, la réduction de l’activité digestive et le blocage de l’inflammation via la cortisone, puis celui de l’adrénaline dans la puissance cardiaque et l’afflux sanguin vers les muscles.
La vidéo décrit ensuite les trois phases du syndrome d’adaptation : la phase d’alarme, où les surrénales produisent encore à plein régime et où tout semble fonctionner ; la phase de résistance, où le corps sacrifie la production de prégnénolone et d’autres hormones (testostérone, aldostérone, oestrogènes, DHEA) pour maintenir le cortisol ; et enfin la phase d’épuisement, où la capacité de production s’effondre complètement.
Thierry souligne que de nombreuses pathologies chroniques, comme la polyarthrite rhumatoïde ou les troubles cardiovasculaires, sont en réalité des conséquences directes de cet épuisement hormonal, et non des maladies indépendantes à traiter séparément. Cette grille de lecture prépare la prochaine vidéo, entièrement consacrée à la symptomatologie détaillée de chaque phase.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Introduction et rappel de la première vidéoThierry présente l’objectif de la série : donner des principes biologiques plutôt que des recettes, et rappelle la dualité catabolisme/anabolisme vue précédemment.
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2:04L’organisme auto-réparant et ses limitesThierry explique pourquoi le corps peut récupérer d’une période de surmenage, à condition de lui laisser un temps suffisant en mode anabolique.
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6:18Cortisol et adrénaline : rôles et mécanismesPrésentation des glandes surrénales et des fonctions du cortisol, notamment sur la digestion, les réserves énergétiques et le blocage de l’inflammation via la cortisone.
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10:35Phase 1 : la réaction d’alarmeThierry décrit la première phase où les surrénales produisent encore abondamment, donnant une impression d’énergie illimitée et masquant les premiers déséquilibres.
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14:48Phase 2 : la résistance et le vol hormonalQuand les surrénales s’épuisent, le corps sacrifie la prégnénolone et les autres hormones pour maintenir le cortisol, entraînant des déficits en testostérone, aldostérone et oestrogènes.
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16:53Pertes minérales et déséquilibres hormonauxThierry détaille les conséquences du déficit en aldostérone sur la rétention des minéraux, et évoque l’impact sur les oestrogènes et la DHEA.
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18:58Phase 3 : l’effondrement, vers le burn-outLa troisième phase correspond à l’épuisement total de la production de cortisol et d’adrénaline, avec des répercussions sur la fonction cardiaque et l’inflammation chronique.
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21:04Pathologies chroniques et épuisement du terrainThierry relie des maladies comme la polyarthrite rhumatoïde à l’épuisement surrénalien, et pose la question du repos comme réponse prioritaire plutôt que la recherche de pathologies à traiter.
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Transcription de la vidéo
Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.
Lire la transcription
Bonjour, c'est un plaisir de vous retrouver pour cette seconde partie de cette série de vidéos sur l'épuisement. Et comme je vous l'ai dit, l'épuisement, pathologie du siècle, pathologie de l'époque, ça c'est clair.
Avant de vous dire ce qu'il faut faire, il faudrait comprendre un petit peu ce qui se passe. Vous comprenez bien que des principes, il y en a. Des principes généraux, il y en a.
Des recettes pour sortir de l'épuisement, il y en a autant que d'individus. Donc je ne pourrai difficilement vous donner les recettes pour sortir de l'épuisement. Par contre, je vais pouvoir vous donner les principes sur lesquels se baser pour que chacun puisse ensuite comprendre, saisir l'enjeu qui lui est propre, et à partir de cela, trouver les solutions qui lui sont propres pour sortir de cette situation.
C'est tout le propos de ces vidéos. Dans la première vidéo, on avait commencé par définir les deux polarités qui manœuvrent l'individu en permanence. Le catabolisme, d'un côté, qui se traduit par la consommation, qui dit consommation, dit production de déchets, c'est vraiment caractéristique de l'époque.
Plus on consomme, plus on produit des déchets. Moins on consomme, moins on produit des déchets. Le vivant, quand il consomme des produits, il produit automatiquement des déchets.
Donc le catabolisme, production d'acides et de déchets, qui sollicite le système nerveux sympathique. Et pour que ce catabolisme ait lieu dans le corps, il y a en particulier deux hormones qui sont sollicitées par le système nerveux sympathique.
et aujourd'hui on va en parler beaucoup, c'est le cortisol et l'adrénaline. Vous allez voir que ce sont deux facteurs clés sur lesquels nous allons résonner. De l'autre côté, il y a l'autre polarité qui est l'anabolisme, qui est caractérisé par l'élimination, c'est la phase repos.
Ça c'est la phase lutte, fuite ou paralysie, c'est la phase action d'une certaine manière, et ça c'est la phase repos. Anabolisme qui est caractérisé par de l'élimination, production de mucus et système nerveux parasympathique.
Ce qui veut dire par là que quand on veut réaliser des fonctions d'élimination... D'ailleurs si quelqu'un me dit que je veux détoxiner, éliminer, etc. OK, il faut délibérément se placer dans cette situation-là. Tu ne vas pas prétendre avoir une détoxification et une élimination fortes si tu es en plein stress et en pleine action physique.
Ça ne peut pas marcher, il y a un antagonisme entre les deux. C'est pour ça que je vous avais fait cette espèce de coupure entre les deux. Et je vous avais dit, le problème ce n'est pas l'un ou l'autre.
Il n'y en a pas un qui est bien et un qui est mal. Tu n'es pas donné à rester toute ta vie allongé sur un sofa, mais tu n'es pas donné non plus toute ta vie à être en stress permanent, en action permanente.
Tu es donné à avoir un équilibre entre les deux. Et le vivant n'est pas une machine. Ça paraît un truisme de dire ça, mais je me plais à le répéter. Nous ne sommes pas des machines. Nous avons une caractéristique qui est unique.
Cette caractéristique unique, c'est que nous sommes un organisme qui est auto-réparant. Ce que je veux dire par là, c'est que si par hasard, tu tapes un petit peu trop dans le catabolisme pendant une période, tu travailles trop, tu ne dors pas assez, voilà, catabolisme maximal.
Il suffit qu'ensuite, tu te places délibérément en anabolisme pour que tous les produits qui présidaient au fonctionnement du système catabolique, du système lutophile, reviennent à des taux normaux.
C'est-à-dire par exemple, tu vas consommer beaucoup de cortisol et d'adrénaline. Si tu vas trop loin, et on va le voir aujourd'hui, tu vas tomber en panne sèche de cortisol et d'adrénaline. Si, pendant un temps suffisant, tu ne sollicites plus ce système, à ce moment-là, le niveau va remonter de lui-même.
Pour ça, vous allez voir, quand on va parler de comment sortir de l'état d'épuisement, on va d'abord parler de laisser faire, ne rien faire. Il va y avoir quand même quelques finesses, je vous en laisse, mais globalement, ça va être ça.
Nous sommes vivants, nous sommes autoréparants, les niveaux reviennent spontanément à l'état d'équilibre. Le truc, c'est qu'effectivement on est à une époque où tout n'est que catabolisme.
En permanence, on est catabolisme. D'ailleurs, c'est vrai à l'échelle de la planète aussi. Regardez, on parle sans cesse de crise écologique, d'accumulation des déchets, on ne sait plus quoi faire des déchets.
Mais pourquoi est-ce qu'on ne sait plus quoi faire des déchets ? Parce qu'en même temps, il n'y a de déchets que parce qu'il y a une consommation qui est effrénée et une production qui est effrénée.
C'est-à-dire que c'est l'un des pendants pervers de ce système délirant de consommation massive des denrées, c'est qu'on consomme énormément, donc déjà on appauvrit et on épuise les ressources, des ressources qui sont lentes à se reconstruire, et en même temps on produit énormément de déchets, c'est-à-dire qu'on a les inconvénients du comportement délirant qu'on avait précédemment.
Dans le corps humain c'est pareil, produire des acides, des déchets, ce n'est pas un problème tant que ça reste dans des proportions acceptables. Et qu'est-ce que sont les proportions acceptables ? Ce sont des proportions dans lesquelles il y a, en regard de ça, un temps suffisant consacré à l'élimination pour éliminer ces déchets.
Si ce n'est pas le cas, on est planté. Il y a un déséquilibre qui s'installe, et c'est là où commence le problème. Alors aujourd'hui, on a notre tableau, petit jus de carottes.
Attends, un petit gloup. Hum... Carottes, pommes, gingembre... Ça faisait longtemps, mais il faudra que quelqu'un m'explique d'ailleurs. Si quelqu'un a la réponse, pourquoi il y a certaines carottes qui sont autant amères ?
C'est la peau qui est amère, et pourquoi il y en a d'autres qui sont tellement douces ? Là, on a récupéré plusieurs cajous de carottes qui sont juste absolument... Tu bois le jus, c'est le jus du sucre, c'est fin, c'est absolument délicieux.
Ça, j'aimerais bien comprendre. Est-ce que c'est une question de variété de carottes ? En tout cas, revenons à nos moutons. Je dis moutons parce que j'entends les cloches qui arrivent.
Il va falloir peut-être que je chasse les moutons. Ils mangent toute mon herbe. Ils font trop de catabolisme sur mes prés, ça ne me va pas du tout. L'anabolisme pose rarement un problème. Personne dans notre société n'est trop en anabolisme, n'est trop cool.
Ça n'existe pas, parce que même si de toi-même tu ne travailles pas, les conditions environnementales font que tu es quand même sollicité en permanence. Donc ce problème n'existe pas, pas trop d'anabolisme.
Le problème se situe souvent à trop de catabolisme. Je vous avais dit que ce catabolisme se traduit par le corps, principalement par l'action de deux hormones, le cortisol et l'adrénaline. Alors on va s'intéresser aujourd'hui particulièrement à ces deux hormones.
Ces deux hormones sont produites par deux petites... ce qu'on appelle des glandes. Une glande étant un organe qui produit des hormones, une hormone étant un messager chimique qui est véhiculé par le sang. Et donc ces deux hormones, le cortisol et l'adrénaline, sont produits par des glandes qu'on appelle les glandes surrénales qui se situe juste au-dessus des reins, même placés un petit peu plus haut, qui sont deux petits haricots comme ça.
Et à l'intérieur, la partie interne qu'on appelle la partie médulaire, on va produire de l'adrénaline. Et la partie extérieure va produire du cortisol. Alors, que se passe-t-il ? Le cortisol, c'est une hormone de l'adaptation, C'est une hormone du catabolisme, c'est une hormone de l'adaptation.
Quand il y a nécessité d'adaptation à des catabolismes, c'est du cortisol qui est produit par le corps sur sollicitation du système nerveux sympathique. Le système nerveux sympathique dit qu'il y a besoin d'adaptation.
La réaction organique du corps, c'est produire du cortisol, produire de l'adrénaline. Le cortisol a plusieurs caractéristiques. L'une des caractéristiques du cortisol, c'est de permettre une meilleure mobilisation des réserves du corps, des ressources du corps.
C'est-à-dire qu'on va venir mieux utiliser les graisses, les sucres qui sont stockés dans le corps. À l'inverse, le cortisol a tendance à baisser l'activité digestive et assimilative. Quelque part, on ne va pas dépenser de l'énergie à digérer de la nourriture et à l'assimiler, alors qu'on en a de la disponible qui est stockée, qui a déjà été métabolisée.
Parce qu'il faut bien comprendre qu'en situation d'alarme, en situation de catabolisme, le but c'est d'avoir un maximum d'énergie disponible. Donc, par le cortisol, le corps arrête de prendre la nourriture extérieure et prend la nourriture intérieure qui a déjà été transformée.
Donc, cortisol, on va le marquer ici... Il va y avoir un problème parce qu'il y a quelques gouttes de pluie. Il va falloir que je sèche le tableau. Alors, cortisol... Lui, il s'est fait flinguer.
Oh, panne technique ! Alors, c'est bon, il revient. Cortisol, la digestion diminue, l'assimilation diminue aussi. Le cortisol a aussi une caractéristique, c'est-à-dire que le cortisol, du cortisol, le corps dérive un produit qu'on appelle la cortisone, ça doit vous dire quelque chose, et la cortisone est un produit qui bloque le processus d'inflammation.
Donc l'inflammation est bloquée, elle diminue aussi. Parce que l'inflammation, on en a déjà parlé dans ces vidéos, ça peut très bien être compris. D'habitude, on dit que l'inflammation c'est un problème.
Partout, on te donne des anti-inflammatoires. Mais pourquoi est-ce qu'on donne des anti-inflammatoires ? Parce qu'on part du principe que l'inflammation est un problème. Pourquoi est-ce que c'est un problème ? Globalement, le seul problème que représente l'inflammation, c'est qu'elle t'empêche d'aller faire tes activités quotidiennes.
Le problème, c'est que si l'inflammation est un processus bénéfique qui t'empêche de faire tes activités quotidiennes qui nuisent à ton corps, si l'inflammation est un processus de réparation dans lequel il y a blocage de la fonction qui pose problème dans le corps, immobilisation qui permet une meilleure réparation, alors à ce moment-là, bloquer l'inflammation n'est pas une bonne idée.
Pourquoi est-ce que le cortisol bloquerait l'inflammation ? Parce que l'inflammation, même si c'est un processus adaptatif génial qui permet une bonne réparation des zones lésées, c'est un processus qui demande de l'énergie.
Le but en situation d'alarme, c'est d'avoir le maximum d'énergie possible. Donc la digestion, on la coupe, l'assimilation, on la coupe, l'inflammation, on la coupe.
Et globalement, le cortisol réalise une résistance à la plupart des hormones. C'est-à-dire que la plupart des hormones du corps vont être bloquées dans leur action à cause du cortisol. Il prend toute la place, il dit non, là maintenant, tout est focalisé sur l'action.
Envoyer de l'énergie et du sang aux muscles pour passer à l'action. Et pour le faire, qu'est-ce qui se passe ? À ce moment-là, il y a aussi cette autre hormone qu'on appelle l'adrénaline. C'est catastrophique là au niveau du...
Il va falloir que j'investisse dans des tableaux waterproof. Il y a de l'adrénaline qui est envoyée. L'adrénaline a la propriété d'augmenter la puissance et le rythme des contractions cardiaques. Donc il y a plus de sang qui est envoyé à la périphérie, aux muscles en particulier.
Ces muscles ont de la nourriture, ils ont du sang qui arrive, il y a de quoi envoyer, et donc la personne peut être dans la réaction d'alarme, tout se passe bien. Alors, comment ça se passe un petit peu quand une personne évolue dans sa vie ?
Il y a la première réaction qu'on appelle la réaction d'alarme, c'est-à-dire que tu es jeune, tu es beau, tu as les dents longues, Wall Street n'attend que toi, tu as de la ressource, tu as des glandes surrénales mouse costauds qui crachent encore, elles ont la possibilité de produire du cortisol et de l'adrénaline, et là tu en veux, tu veux bouffer la vie d'une certaine manière, surtout qu'on t'a bien normé dans cette
idéologie de tu dois faire par toi-même, quand tu veux tu peux, on te l'a bien assénée toute ta vie, donc c'est rentré, c'est devenu toi-même, tu l'as incorporé.
Les pensées des autres qu'on t'assène en permanence, les phrases, elles te modèlent d'une certaine manière. Et donc tu y vas et tu mènes un mode de vie dans lequel tu sollicites pas mal tes glandes surrénales. Tu les sollicites pas mal mais il n'y a pas de souci parce que de toute façon tu as la ressource pour ça.
Donc haut niveau de cortisol, haut niveau d'adrénaline. Dans un premier temps, ça ne pose pas de problème. Je dirais même que c'est grisant parce que le fait que le corps turbine et envoie beaucoup d'adrénaline, ça veut dire qu'il y a beaucoup de sang qui arrive un petit peu partout.
Tu as chaud, tu as de la vigueur, tu as de l'énergie. Le sang qui monte jusqu'à la tête de façon totalement adéquate, je dirais même que l'adrénaline fait monter plus de sang au niveau de la tête, te rend plus focalisé, améliore ta mémoire, tes facultés cognitives sont améliorées, tout est excellent, ça fonctionne de manière excellente.
Eh bien oui, parce que la réaction d'alarme, qui normalement devrait être faite ponctuellement, là, elle correspond à une hyper-mobilisation des meilleures ressources de l'organisme.
Sauf que normalement, dans la nature, ça ne doit durer que ponctuellement. Mais là, tu es en permanence comme ça, et c'est grisant. Tout te réussit, tu as de l'énergie, tu ne dors pas, mais ça n'a pas d'importance.
Tu as de l'énergie, ça turbine. Ça, c'est la première réaction, réaction d'alarme. Alors, il y a peut-être des petits symptômes, et ce sera la prochaine vidéo sur laquelle on va vraiment parler de la symptomatologie, mais j'ai à dire déjà ton attention.
Digestion, coussis, coussis, coussas, mais bon, on prend des cachets, ça passe. Assimilation, on s'en fout, vu les quantités que tu manges, tu manges beaucoup donc tu assimiles peu, tu restes mince, tout va bien.
C'est rigolo, récemment il y avait quelqu'un qui disait comme ça, moi je peux manger des quantités gigantesques, je ne grossis pas, tout va bien. Je lui disais, si j'étais toi, je m'inquiéterais plutôt, tu n'assimiles pas.
Il y a un gros souci, tu n'assimiles pas du tout ce que tu manges. Et donc là, c'est pareil. Et comme le monde valorise le fait d'être tout maigre, tout va bien, tu ne prends pas de poids, tu manges autant que tu veux, c'est la belle vie.
L'inflammation est bloquée, mais elle t'empêche de travailler, d'agir, donc tant mieux, tu n'as pas d'inflammation. Top, top niveau ! On peut être grisé par cette phase d'alarme.
Le problème, comme je vous l'avais dit, c'est que ces glandes surrénales ne peuvent pas produire du cortisol et de l'adrénaline à l'emplupoir. Il y a un moment où ça va avoir une fin. Alors, il y a une chose qui est intéressante...
J'efface ici. Il y a une chose qui est très intéressante, c'est que le cortex de ces glandes surrénales, la partie périphérique de ces glandes surrénales, ne produit pas que du cortisol. Il produit d'autres hormones, par exemple une hormone qu'on appelle l'aldostérone, la testostérone, une autre hormone qu'on appelle la DHEA, les oestrogènes, et ça pour tout le monde, même les hommes produisent des oestrogènes, et même les femmes produisent de la testostérone au niveau de leurs glandes surrénales.
Donc, les glandes surrénales produisent toutes ces hormones en plus du cortisol. Et d'ailleurs, toutes ces hormones-là sont dérivées du cholestérol, C'est-à-dire que c'est à partir du cholestérol que le corps produit ses hormones en passant par une hormone qui s'appelle la prénienolone.
C'est-à-dire qu'il y a du cholestérol qui donne de la prénienolone et qui va donner toutes ces hormones. Alors, première phase, phase d'alarme, t'as de la ressource, ça turbine, tout va bien, tu produis énormément de cortisol, tu produis énormément de prénienolone, tes glandes surrénales ont la capacité de produire, t'as l'impression que tout est sans problème.
Deuxième phase, à force de tirer sur tes glandes surénales, il se passe un phénomène, c'est qu'elles commencent à perdre la capacité à produire de la préninolone et à produire d'autres hormones. On entre dans une phase qu'on appelle la phase de résistance dans laquelle il va y avoir le cortisol qui va rester à un niveau relativement élevé, parce que c'est très important, vu le stress auquel tu es soumis en permanence, il est important de garder un niveau de cortisol élevé. Par contre, les autres hormones vont en souffrir,
elles vont en pâtir. Parce que le corps ne peut pas produire ce précurseur de toutes ces hormones qu'on appelle la prénylonone en quantité illimitée, donc les quantités diminuent. Tout va être dévolu à la production de cortisol et puis les autres hormones vont passer un petit peu à la trappe.
Et d'un seul coup, toutes ces hormones-là, aldostérone, testostérone, DHEA, oestrogène, vont être un petit peu dans les choux. Alors, c'est intéressant de voir à quoi elle ferme.
Testostérone, c'est une hormone qui est spécifique au développement des caractères sexuels secondaires de l'homme. L'intelligence, la bienveillance, la justesse, la droiture... Non, je blague, ne vous inquiétez pas.
Testostérone, développement des caractères sexuels secondaires chez l'homme. La puissance physique, la musculature, la pilosité, ça c'est caractéristique de l'homme. C'est une hormone aussi qui est essentielle dans tout ce qui est énergie sexuelle.
Aldostérone, intéressant, c'est une hormone qui a la propriété de retenir les minéraux au niveau rénal, le sodium en particulier. Quand tu produis de l'aldostérone, tu retiens les minéraux.
Donc le corps, comme ça, il régule. S'il y a trop de minéraux, à un moment, il les évacue. Mais c'est surtout qu'il y a autant d'eau dans le corps qu'il y a de sodium en particulier.
C'est-à-dire que la concentration en sodium fait qu'il y a une certaine quantité d'eau qui est retenue dans le sang. Le sang a une concentration en minéraux particulière. Si on rejette des minéraux, on rejette de l'eau parce que la concentration ne doit pas bouger.
Concentration, c'est la quantité de produit par litre de sang. Si on rejette des minéraux, on rejette de l'eau. Si le sang contient trop de liquide, on rejette des minéraux, on rejette de l'eau.
Si le sang, au contraire, ne contient pas assez de minéraux, on retient les minéraux, on produit de l'aldostérone. En défaut de production d'aldostérone, comme il va se passer dans la phase de résistance, qu'est-ce qui va se passer ?
Le corps va pisser ses minéraux. Il va perdre ses minéraux puisque l'aldostérone qui est là, qui est censé retenir les minéraux, ne joue plus son rôle. Perte minérale, et ça, vous le notez dans un coin de la tête, on va le voir quand on va parler de la symptomatologie.
Ensuite, oestrogène, particulièrement pour les femmes, développement sexuel secondaire chez les femmes, les seins, et puis tout ce qui est la fonction reproductrice, la maturation de l'œuf dans l'utérus, Le développement du bébé chez la femme, c'est réglé par les oestrogènes, plus une bonne centaine d'autres affectations au niveau hormonal des oestrogènes.
DHEA, c'est l'hormone qu'on dit anti-vieillissement, qui joue un rôle essentiel dans le développement et la maturation de la partie cérébrale. Ce que je veux te dire, c'est que dans cette phase de résistance, d'un seul coup, tu produis toujours autant de cortisol, tu produis toujours autant d'adrénaline, mais toutes les autres hormones vont être en déficience. Et tu vas commencer à avoir des troubles, qu'on verra dans la troisième vidéo, tu vas avoir des troubles, des symptômes particuliers qui sont liés
à la difficulté du corps à produire ces trois hormones. Il y a d'autres symptômes aussi qui apparaissent, parce que tu peux rivaliser, en phase de résistance, tu as encore la patate.
Sauf que souvent, tant que tu es sous pression, ça va, dès que tu t'arrêtes, tu t'endors. C'est le syndrome de la personne, elle bosse toute la journée, Elle est à fond, elle arrive chez elle, elle s'assoit, elle s'endort.
Ça, ça veut dire déjà que tes réserves sont en train de vaciller. Autre chose qui est symptomatique, le besoin de consommer des stimulants. Café, la caféine, qu'est-ce qu'elle fait ?
Production d'adrénaline, ça stimule les glandes surrénales à produire de l'adrénaline. Café et autres stimulants. Donc ça, c'est la phase 2. Phase 2, résistance. Et ensuite, il va y avoir la phase 3.
La phase 3, qu'est-ce que c'est ? d'un seul coup, il n'y a plus du tout de capacité du corps à produire du cortisol et de l'adrénaline. C'est là où on va parler d'épuisement, de burn-out, c'est là où on va voir tous les symptômes lors de la prochaine vidéo qui sont vraiment caractéristiques de cette phase. Il faut bien retenir que dans cette phase, toutes ces hormones...
bon, ça n'efface plus, mais toutes ces hormones sont en déficience majeure. Et on va voir que ça va avoir des conséquences sur l'entièreté du corps. Plus rien ne va fonctionner de manière adéquate à partir du moment où toutes ces hormones s'effondrent complètement.
Adrénaline, le fait de ne plus produire d'adrénaline, la première fonction qui va être visée, c'est la fonction cardiaque. La tension, la capacité du cœur à se contracter, à envoyer la pression dans les artères, va être impactée.
Et on va voir que c'est très très très lourd de conséquences. Le cortisol, qui peut être bien sûr trop élevé, va être trop faible, trop bas. Par exemple, je vous le glisse dans un coin de l'oreille, le cortisol donne la cortisone qui est anti-inflammatoire.
Quand le cortisol est trop haut, il bloque l'inflammation, il empêche ce processus naturel du corps d'auto-réparation. Mais quand il est trop bas, qu'est-ce qui se passe ? L'inflammation est plus limitée.
Il n'y a plus de pédale de frein sur l'inflammation. Et l'inflammation devient chronique. Mais ce n'est pas possible. Dans un corps qui fonctionne bien, l'inflammation ne peut pas être chronique. L'inflammation est un processus adaptatif du corps et il y a une pédale de frein qui, en permanence, maintient l'inflammation dans des proportions tout à fait justes pour ne pas qu'elle devienne destructrice pour le corps, et c'est la production de cortisol.
Sauf que si tes garlandes surrénales ne peuvent plus produire de cortisol parce qu'elles sont complètement épuisées, qu'est-ce qui se passe ? L'inflammation devient généralisée, chronique, inéluctable, inarrêtable.
Chaque fois qu'on te parle d'inflammation chronique au niveau des articulations, des maladies polyarthrites, rhumatoïdes et ainsi de suite, pense capacité du corps à produire du cortisol épuisé, épuisement, épuisement, épuisement, épuisement.
Et d'ailleurs, ces maladies ne sont que des maladies de l'épuisement. Vous allez voir au niveau symptomatique ces caractéristiques, de voir à quel point on passe du temps à chasser des pathologies, alors que si on en revient au terrain, on en revient simplement de l'épuisement.
Le but de cette seconde vidéo, c'est de vous montrer les trois phases pour pouvoir introduire à la troisième vidéo. J'essaie de faire des vidéos un peu plus courtes maintenant. La troisième vidéo, ça va être la symptomatologie.
Parce que c'est à partir du moment où vous connaîtrez la symptomatologie, c'est-à-dire que les conséquences de chacune de ces trois phases, que vous allez pouvoir déterminer un, où vous en êtes, et qu'ensuite vous allez pouvoir prendre des décisions en rapport avec l'état dans lequel vous êtes réellement.
Prendre l'urgence de la situation. Phase 1, phase d'alarme. Tu as la réponse, tout va bien, tu as la capacité, tu as le répondant, tu as l'impression qu'il n'y a pas de souci, que le monde entier ne va pas résister à l'énergie que tu vas déployer.
Illusion, tu ne peux pas rester en catabolisme permanent. Phase 2, résistance. Là, le corps fait ce qu'il peut. Et quand il fait ce qu'il peut, il privilégie certaines hormones au détriment d'autres. Toutes les pathologies, tous les symptômes liés au déséquilibre hormonal vont commencer à apparaître.
Bien sûr, la plupart du temps, qu'est-ce qu'on te dit ? On te dit, prends de la DHEA, prends de la testostérone. Regarde sur Internet, tu veux faire fortune ?
Vends des hormones. Pourquoi est-ce qu'on vend des hormones ? Parce que le système endocrinique est complètement épuisé. phase de résistance permanente. Il semblerait aussi que les compléments pour booster la libido, par exemple, soient parmi les plus grosses ventes sur Internet.
Pourquoi ? Parce que la testostérone est complètement dans le chou. On est entouré, on vit dans un monde totalement impuissant. Pourquoi ? Parce que totalement épuisé. Phase 3, alors là, il n'y a plus rien.
C'est-à-dire que jusque dans la phase 2, la phase de résistance, il y avait encore du cortisol et de l'adrénaline, au détriment des autres hormones. Phase 3, là, c'est un épuisement total et plus rien ne fonctionne.
Quand je vous dis que plus rien ne fonctionne, on va le voir dans la prochaine vidéo, c'est vraiment au niveau symptomatique, nombre d'entre vous vont se reconnaître dans ce qui va être présenté. D'ici là, je vous souhaite de vraiment bien comprendre un petit peu comment ça se passe à ce niveau-là, au niveau hormonal.
Je vous souhaite surtout de prendre la mesure de ce qui est expliqué dans ces vidéos, qui pour moi est fondamental, c'est-à-dire que je suis persuadé, comme je vous le disais dans la première vidéo, que nombre d'entre vous passent énormément d'énergie, énormément de soucis, énormément d'inquiétude à chercher à guérir des pathologies qui seraient simplement guéries par du repos.
Et que l'inquiétude qu'ils investissent dans le fait de trouver les raisons de leur pathologie fait que ça les éloigne encore plus du but qui est de se reposer. Ceci est fondamental. Ce qui va être présenté dans les prochaines vidéos va être fondamental aussi.
Je vous remercie vraiment de votre soutien, de votre engagement. D'ailleurs, à ce sujet-là, je voulais trinquer avec vous pour vous remercier vraiment du soutien massif que vous nous avez apporté par la campagne de dons.
C'est énorme ce qu'on a déjà récolté, je ne m'attendais pas à ça, je vous remercie. On a aussi besoin de votre soutien mensuel, donc ne nous oubliez pas parce que j'ai des salaires à payer au niveau de l'association de façon mensuelle.
Donc merci pour votre soutien, même 1€, 2€, c'est toujours extrêmement bienvenu. Je vous remercie pour votre engagement, je vous remercie pour votre soutien, je vous remercie parce que vous êtes de plus en plus nombreux à suivre ces vidéos et c'est magnifique.
Je vous remercie aussi parce que vous m'inspirez pour sortir des séries de vidéos toujours plus construites, plus structurées. Et celle-là, elle va aller très très loin. On se retrouve dans 2-3 jours pour la suite.
Là, ça va être très important, on va parler de la symptomatologie. Bonne régénération et bon jus de carottes !
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