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De la diététique aux fanatismes alimentaires

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L'équipe RGNR
21 vues • Publiée le 17/08/2011

Cette vidéo part d’un constat simple : toute recommandation nutritionnelle repose sur des valeurs moyennes populationnelles appliquées à des individus, ce qui constitue une première erreur de fond. Thierry montre que ce glissement, commun à la diététique officielle comme aux régimes alternatifs, produit des prescriptions qui ne correspondent à aucun individu réel.

La deuxième erreur pointée est de supposer qu’un individu malade a les mêmes besoins qu’un individu en bonne santé. L’analogie de la maison à reconstruire illustre pourquoi fournir chaque jour un équilibre théorique ne permet pas de combler un déficit profond. La troisième erreur tient à la théorie incomplète : notre connaissance de la physiologie humaine évolue constamment, et formuler des interdits fermes à partir d’une science partielle est structurellement risqué.

Thierry explique ensuite le mécanisme qui mène du régime restrictif au fanatisme. Lorsqu’un régime prive l’organisme de nutriments dont il a besoin, le corps génère des signaux d’alerte proches de l’angoisse de mort. Plutôt que de céder à ces signaux, certaines personnes se rigidifient, renforcent leurs interdits et finissent par imposer leurs convictions aux autres, ce que Thierry présente comme un indicateur fiable de frustration intérieure.

La vidéo se termine sur un exemple concret : une amie suivant un régime frugivore strict qui stockait de la graisse faute de certains acides aminés, et dont la courbe de poids s’est inversée après l’ajout de quelques œufs. Thierry en tire une position claire : s’inspirer des expériences collectives tout en observant sa propre physiologie, sans s’enfermer dans des dogmes alimentaires.


📑 Au programme de la vidéo

Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, ravi de vous retrouver avec les vidéos de vivre cru, vous avez vu aujourd'hui encore une fois encore un petit titre un petit peu énigmatique, j'aime bien attirer l'attention et la furiosité, donc la diététique et les gourous fanatiques.

Donc vous allez voir un petit peu comment je vais arriver à passer de l'un à l'autre et quel est un petit peu mon propos. Donc moi je sens qu'en termes d'alimentation, il y a deux types d'approches pour faire globalement, il y a l'approche restrictive et l'approche non restrictive.

Donc ce que j'appelle l'approche non restrictive, c'est l'alimentation traditionnelle, on mange de tout, on ne se pose pas de questions, on a accès à tout, on ne fait pas de critérisation entre les aliments bons, mauvais, on a de vagues notions que peut-être tel ou tel aliment n'est pas si positif que ça, mais ce n'est pas si important.

Et puis après, il y a toutes les approches restrictives. Donc les approches restrictives, c'est ce que j'appelle la diététique. Donc c'est à partir du moment où on dit tel produit vaut mieux léviter, tel produit vaut mieux en prendre un peu plus, tel produit, il ne faut pas en consommer, tel produit, ce n'est pas nécessaire à l'individu, tel produit est nocif, et ainsi de suite, on a des règles et des recommandations.

Et je voulais mettre en lumière un petit peu, 2, 3 même, des gros gros points noirs de la diététique. Comment est-ce que fonctionne la diététique ? Quelle que soit la diététique, parce qu'avec la diététique, il y a la diététique traditionnelle, mais je considère que toutes les approches de naturopathie qui prescrivent un régime en particulier, les approches de crudivorisme qui prescrivent un régime particulier restrictif, rentrent dans le même moule.

Alors comment est-ce qu'elles fonctionnent ? Et où sont leurs erreurs ? Donc la première de ces erreurs, c'est de partir d'un échantillon de personnes données, On va dire par exemple, pour la diététique traditionnelle, on prend l'ensemble de la population mondiale, on regarde comment ils mangent, on regarde la répartition des différents nutriments, la plupart du temps, des vitamines et tout, on en tire donc une valeur moyenne consommée par la population, et à ce moment-là,

on en tire des conclusions individuelles. Par exemple, on dit au niveau mondial, les gens mangent à peu près 60 % de glucides, 20 % de protéines et 20 % de lipides, donc la bonne alimentation c'est 60 % de glucides, 20 % de lipides et 20 % de glucides, 20 % de protéines, j'avais oublié quelque chose, vous rétablirez vous-même.

Et ce faisant on dit que l'ensemble de la population consomme à peu près tant de vitamines, l'ensemble des gens bien portants de la population mondiale consomment tant de vitamines C, donc les recommandations nutritionnelles pour la vitamine C sont de tant pour tous les individus.

Donc la première grosse erreur, on confond valeur moyenne et valeur individuelle. Mais c'est valable aussi pour des régimes beaucoup plus restrictifs, même des régimes crus particuliers. Finalement, on prend un ensemble de personnes, 4, 5, 10, 20, 30 personnes qui ont un bon physique, une bonne santé au travers d'un certain type d'alimentation et on en déduit de cette valeur moyenne, on en déduit des prescriptions individuelles.

Donc ça, première erreur. On ne peut pas faire directement de l'application de ce qui est vrai pour un ensemble d'individus, une vérité pour un individu en particulier. Première erreur. Donc, la seconde erreur que l'on va retrouver là aussi, c'est, on part de valeurs qui sont valables pour des individus bien portants.

Et on se dit, ce qui est valable pour des individus bien portants est valable pour tout le monde, y compris les gens en mauvaise santé. C'est en, disons, ce qui est bon pour un individu sain est bon pour un individu malade.

Alors, il y a du vrai dans ce raisonnement, mais il est aussi extrêmement limité, car dans le cas de la maladie, de la pathologie, on peut avoir des besoins extrêmement précis de certains nutriments à certains moments pour rétablir certaines fonctions, et donc si on fonctionne en se disant bien ce qui est valable pour un individu en bonne santé, donc une certaine forme d'équilibre est valable pour une personne en mauvaise santé, eh bien, on rate des possibilités thérapeutiques énormes. Et je vais vous

reprendre un exemple qui me vient d'un de mes plus grands enseignants en matière de nutrition, et je l'en remercie, c'est un exemple qu'il utilise souvent. Imaginons un malade, c'est un petit peu comme une maison à construire, il faut reconstruire, rebâtir une maison.

Donc imaginons qu'on ait une maison à construire, et à ce moment-là on nous dit voilà, vous avez une année pour reconstruire cette maison, Et pour commencer les fondations, au lieu de vous donner ce qu'il vous faut pour faire les fondations, on va vous donner chaque jour 1 360ème de tout ce qu'il faut pour faire la maison.

C'est-à-dire que chaque jour on va recevoir un petit saut de ciment, un quart de saut de sable, 2-3 briques, une tuile ou deux, un petit peu de mortier, quelques fils électriques, un demi volet et ainsi de suite.

Voilà, et puis débrouillez-vous avec ça. Quand est-ce qu'on va pouvoir commencer à reconstruire la maison ? Eh bien, au bout d'une année quand on aura rassemblé tout ce qu'il fallait pour lancer les premières fondations.

Donc, penser qu'un individu en mauvaise santé a exactement besoin de l'équilibre d'un individu en bonne santé pour se rétablir, il me semble que c'est un raccourci idéologique qui est totalement faux. Donc, faire attention à cette notion-là.

Donc les deux premières erreurs, je vous les rappelle, pensez que d'une valeur moyenne on peut en tirer des recommandations individuelles, et la deuxième ça serait finalement de penser que ce qui est valable pour l'individu en bonne santé, l'est aussi pour l'individu en mauvaise santé.

On remarque que le corps a besoin de certaines quantités complètes de certains nutriments pour lancer certains processus, ça a été particulièrement remarqué par les pionniers de l'instinctothérapie, qui ont remarqué que certaines personnes ne mettaient en place des processus thérapeutiques qu'après avoir consommé des doses parfois impressionnantes d'un certain type d'aliments qui comportait un certain type de nutriments, des doses qui seraient qualifiées de anti-physiologiques par la diététique normale, anti-physiologiques car non observées

chez la moyenne de la population en bonne santé. Effectivement, non observée, ça paraît normal. Quelle est la troisième erreur que l'on donne aussi ? C'est que quand on donne des recommandations thérapeutiques, On va dire par exemple, il vous faut 60 % de glucides, 20 % de lipides et 20 % de protéines, d'accord ? Mais 60 % de glucides, de quoi parle-t-on ?

On parle de glucose, on parle de fructose, on parle de lévulose, on parle de ribose, de quoi parle-t-on ? Parce que ces sucres n'ont pas du tout les mêmes fonctions au niveau du corps.

Par exemple, si on prend le glucose, le glucose c'est vraiment ce qui nous fournit l'énergie, C'est de la pure énergie, le glucose c'est de l'énergie concentrée. Mais si on considère par exemple l'oribose, l'oribose sert à la construction des fibres nerveuses et sert même à l'élaboration de la structure de l'ADN.

Donc on voit bien que les fonctions qui sont endossées par ces différents sucres sont complètement différentes et tous les sucres ne fournissent pas de l'énergie. le fructose de mémoire, j'ai retrouvé mes esprits, donc c'est le lactose qui sert à l'élaboration des fibres nerveuses, et le ribose sert à l'élaboration même de notre chaîne d'ADN.

Donc vous voyez qu'entre un glucose, un ribose et un lactose, les fonctionnalités sont totalement différentes. Donc quand on dit 60 % de glucides, de quoi parle-t-on exactement ? quand on dit 20 % de protéines, alors là c'est encore plus vague parce qu'il y a tellement d'acides aminés en jeu qu'on ne peut vraiment pas de 20 % de protéines en déduire une application individuelle.

Donc voilà les trois grandes erreurs il me semble de toute recommandation nutritionnelle de type diététique restrictive, c'est que premièrement on en déduit des valeurs moyennes, des valeurs individuelles, deuxièmement, on part du principe que les individus bien portants sont un exemple pour les individus en mauvaise santé, et troisièmement, c'est que les recommandations sont tellement vagues qu'elles n'ont aucune application individuelle possible, efficace on va dire.

Et donc là, on rencontre vraiment bien le problème de tous ces régimes restrictifs, mais pourquoi est-ce qu'ils marchent ces régimes restrictifs ? Mais pourquoi en même temps est-ce qu'ils sont dangereux ?

Je vais vous expliquer ça avec un petit exemple. On prend un individu qui mange une alimentation traditionnelle non restrictive, c'est-à-dire qu'il ne fait pas de catégorisation entre les aliments, et il dit bon voilà, je mange de tout.

Et puis cet individu tombe malade, donc là il commence à faire des recherches, maintenant avec internet il lance tout de suite le nom de sa maladie, très rapidement il tombe sur des sites alternatifs qui lui proposent le régime d'un tel, le régime d'un tel, l'approche thérapeutique d'un tel, par la nourriture la plupart du temps, et quasiment uniquement, souvent même, et donc il y adhère et ce faisant il peut, souvent même, mais assez souvent on va dire, avec un peu de chance avoir une rémission

des symptômes. Donc il est ravi et il en déduit que finalement c'est bon pour lui et qu'il peut continuer là-dessus. Mais alors, vous allez voir où est-ce que le bas blesse et je vais vous donner un exemple clair. Imaginons par exemple une personne qui a une maladie de type cancéreuse, et on sait que dans les cancers par exemple, la viande cuite est un facteur aggravant extrême.

Et cette personne finalement décide lors de la découverte de son cancer de passer à une alimentation végétarienne classique, on va dire végétarienne ou végétalienne. Donc il y a suppression de la viande, suppression de la viande qui était nocive à l'état cuit, déjà on ne sait pas l'état cru, mais bon peu importe, suppression de la viande, donc suppression, limitation des symptômes, et on va dire dans le cas idéal, suppression des symptômes, la personne va mieux immédiatement,

elle recouvre de sa maladie. Mais ce faisant, comme elle ne consomme plus de viande, elle va se mettre à consommer des céréales en plus grande quantité, des produits laitiers en plus grande quantité.

Or on sait parfaitement que parmi les céréales, il va consommer avec le plus grande chance des céréales à gluten, et donc ces céréales sont responsables d'énormément de maladies, on le sait de plus en plus, de dégénérescence nerveuse.

Les produits laitiers sont extrêmement allergènes et causent des gros problèmes aussi. Donc voilà, le problème c'est que quand on prend un régime restrictif par rapport au régime traditionnel, on supprime certaines causes de maladie, mais ce faisant, puisque de toute façon il nous faut quand même une ration calorique suffisante, on augmente certains apports de certains types d'aliments, et ce faisant on ne sait pas où on s'engage, on ne sait absolument pas où on s'engage, et comme toutes les théories

diététiques ne sont pas complètes, il est impossible de faire une prescription parce qu'on pense qu'on a une compréhension de la physiologie, donc on se dit si j'ai tel, tel, tel, tel nutriments, et bien j'ai tout ce qu'il me faut, donc il n'y a pas de question à se poser.

Mais notre connaissance des nutriments essentiels pour le corps humain elle est extrêmement parcellaire, nos théories sont complètement incomplètes. Donc partir d'observations diagnostiques et puis ensuite donner des préceptes incontournables, c'est extrêmement dangereux parce qu'il y a le problème de la théorie incomplète.

Notre connaissance du corps humain est incomplète, on le voit d'année en année, il y a de nouvelles, de plus en plus de découvertes, donc fatalement on rate quelque chose. On rate quelque chose, et ce n'est pas parce que quelque chose marche sur certains individus que ça marche sur les autres, ce n'est pas parce que quelque chose marche sur certains individus pendant 20 ans qu'il n'y a pas des troubles et des déséquilibres qui se passent, et donc on va droit à la banqueroute.

Tant qu'une théorie n'est pas complète, donner des préceptes axés sur cette théorie est extrêmement dangereux. Vous allez me dire, il n'y a pas de théorie complète du corps humain, de la physiologie humaine, on en découvre chaque jour.

Donc c'est pour ça que je m'oppose un petit peu à l'idée de préceptes. Alors vous allez être surpris parce que vous allez vous dire à ce moment-là il nous recommande de retomber dans l'alimentation traditionnelle, et bientôt au vivre cru ça va être les recettes de pote au feu et de coco vin.

On n'en est pas là, je vous rassure, on n'en est pas là. Ce qui est évident pour moi au travers de toutes ces années de cheminement, si vous regardez un petit peu les vidéos précédentes, celles sur mon parcours aussi, vous avez vu que j'ai cheminé à travers pas mal d'approches diététiques et de santé.

Et ce qui est évident pour moi c'est qu'il n'y a aucun nutriment dans l'alimentation cuite qui ne soit présent dans l'alimentation crue. C'est-à-dire qu'à fortiori il y a des nutriments qui sont présents dans l'alimentation crue qui ne sont pas présents dans l'alimentation cuite.

Donc il n'y a rien qui puisse vous manquer en termes physiologiques si vous passez d'un régime classique, cuit, non restrictif, à un régime cru non restrictif. Vous voyez où je veux en venir ?

Ce qui est important pour moi, c'est vraiment de se dire que tous les préceptes alimentaires sont extrêmement dangereux. La seule chose dont je suis sûr maintenant, c'est que nous n'avons pas besoin de consommer des aliments cuits, et plus fort que ça, les aliments cuits sont contraires à notre santé. Ça c'est une évidence, il n'y a rien que l'on ne trouve dans les aliments cuits, que l'on ne trouvera pas dans les aliments crus, et il y a pas mal de choses que l'on trouvera dans les aliments crus,

que l'on ne trouvera pas dans les aliments cuits. Ou alors les seules choses qu'on trouvera dans les aliments cuits qui ne sont pas présents dans les aliments crus, c'est des décomposés cancéreux lorsqu'on fait griller des viandes, c'est des molécules de maillard complètement dénaturées que le corps ne sait pas reconnaître et qui stocke sous forme de déchets dans nos graisses et qui nous intoxiquent à long terme.

Donc ce qu'il n'y a pas dans l'alimentation crue et qui est présent dans l'alimentation cuite ce sont les choses à éviter. Donc franchement on ne perd rien, on ne perd strictement rien au champ.

Mais par contre dès lors qu'on a une approche restrictive dans l'alimentation crue, Alors à ce moment-là on présente le danger de rater une part de la compréhension. Notre corps sait parfaitement où il veut en venir. Alors vous allez me dire, mais alors à ce moment-là on mange absolument de tout, c'est la porte ouverte à à peu près tout, on ne sait pas où aller, il n'y a pas de principe, il n'y a pas de précepte pour nous guider, ça fait extrêmement peur.

Oui, ça fait extrêmement peur au début parce qu'on est habitué à avoir des leaders, des guides, des règles sacro-saintes à laquelle on aime bien marcher ou pas. Il n'y a rien de pire que la liberté par certains côtés, on n'est pas habitué à la liberté, nous n'avons pas été éduqués pour la liberté, on a été éduqué pour être des petits esclaves.

Donc c'est très difficile de reprendre un petit peu son libre arbitre et sa capacité à décider pour soi-même, très difficile et très angoissant, ça lève beaucoup de choses. Mais alors est-ce qu'on va tester à peu près tout ?

Je vais vous le faire en bref, on en a déjà parlé lors des dernières vidéos, non, on peut avoir quand même des guides, on pourrait, on peut tester à peu près tout. C'est ce qu'ont fait les pionniers de l'instinctothérapie, par exemple, ma conviction actuelle à partir des observations que j'ai faites autour de moi d'énormément de personnes, mais c'est ma conviction personnelle que je ne fais que partager avec vous, et je vous demande d'en faire l'expérience, c'est qu'en s'inspirant du régime alimentaire spontané des espèces d'animaux les plus proches de nous à

savoir le chimpanzé, le bonobo, les grands singes primates, on a des bons renseignements sur ce que pourrait être le cadre dans lequel s'exprimerait notre instinct. Quel est le cadre dans lequel finalement notre ADN et donc toute notre physiologie a été élaborée il y a plus de 16 millions d'années ?

Donc ce cadre, c'est un cadre dans lequel finalement abonde les végétaux verts, donc ce qu'on appelle les feuilles vertes généralement, donc c'est les végétaux verts chargés de minéraux et de chlorophylle, et les fruits frais en abondance avec accessoirement et de manière ponctuelle en fonction des besoins, recours à des produits animaux simples de type oeufs, insectes, de temps en temps en période de disette il y avait recours à des racines, mais les racines n'étaient vraiment que

des moyens de subsistance et non pas un aliment de premier choix. Donc voilà un petit peu des guides qui peuvent nous guider, qui peuvent nous guider sans être restrictifs, c'est juste du pragmatisme, mais libre à nous d'essayer autre chose, on verra aussi les conséquences que ça a sur nous. Mais voilà, moi voilà où j'en suis arrivé.

Et donc maintenant, comment est-ce que je vais passer de cette approche de la diététique, donc de la diététique qui finalement en étant restrictive rate forcément quelque chose puisque nos théories ne sont pas complètes, au gourou fanatique ?

Eh bien, vous vous souvenez, on a déjà parlé plusieurs fois du fonctionnement de l'instinct, mais un instinct quand il s'exprime, il y a une conséquence qui est le plaisir. Le plaisir est une conséquence de l'assouvissement de l'instinct, d'une nécessité vitale, c'est un petit peu comme un signe, un marqueur qui nous indique que finalement on a fait un bon choix.

Le plaisir est là un petit peu pour sanctionner de manière positive un choix adapté. De la même manière, le non-respect d'un besoin instinctif se traduit par une angoisse de mort. Une angoisse de mort puisque le corps reçoit au niveau inconscient, ce sont des contenus inconscients, au niveau conscient on ne pense pas comme ça, mais ça va revenir de façon imagée, de façon figurative à notre conscient.

Mais au niveau inconscient, c'est une angoisse de mort lorsque l'instinct n'est pas respecté. Et que se passe-t-il dans les régimes restrictifs ? Dès lors que l'on rentre dans un régime restrictif, on voit immédiatement apparaître ça et là des personnes qui sont extrêmement zélées, voire fanatiques pour un type de régime ou un autre.

Elles ne peuvent pas s'empêcher de crier sur tous les toits, elles ne peuvent pas s'empêcher d'être agressives vis-à-vis des autres. Mais quelle est mon explication à ce phénomène-là, les gourous fanatiques ?

C'est tout simplement que dans l'approche qu'ils ont suivie, il y a des points certainement très positifs, mais il y a aussi des points dans lesquels leur corps manque physiologiquement, instinctivement de certains nutriments, de certains apports.

Donc le corps leur envoie immédiatement de manière inconsciente des signaux d'alerte qui s'apparentent de très près à l'angoisse de mort. Vous imaginez, il y a l'angoisse de mort qui remonte dans ces personnes, qui remonte en nous on va dire, puisqu'on va s'identifier à une de ces personnes, il y a une angoisse de mort qui remonte en nous, alors qu'est-ce qu'on peut en faire de cette angoisse de mort ?

Eh bien, deux choses, soit on y cède et à ce moment-là on retourne vers l'alimentation traditionnelle, cuite dans laquelle on a pas mal de sécurité, pas mal de connaissances, et finalement la plupart des nutriments seront remplis, et puis qui plus est si les angoisses de mort remontaient quand même parce que tous les nutriments ne sont pas remplis, notre approche est validée par la tradition et par la sagesse populaire, mange ta soupe, tu auras des forces,

mange du biftec pour développer des muscles et ainsi de suite. Donc on peut s'appuyer là-dessus et on va au-delà de ces angoisses. Par contre si on n'y cède pas, quelle est notre seule attitude ?

Si on ne change pas notre manière de nous nourrir et que finalement on ne respecte pas cet instinct, notre angoisse de mort remonte et remonte, la seule solution c'est de se rigidifier intérieurement, de se fermer à cette perception, et de devenir de plus en plus dur dans notre approche, de plus en plus intégriste, de plus en plus systématique, et ce faisant on remarque obligatoirement qu'on en vient finalement à avoir une forme de détestation vis-à-vis de ceux qui ne font pas autrement.

C'est presque une détestation inconsciente parce qu'il y a une part de nous-mêmes qui reconnaît que dans les autres il y a quelque chose qui nous manque, mais comme on ne veut intellectuellement pas le reconnaître au niveau conscient, alors à ce moment-là on se rigidifie et on les rejette.

C'est le seul moyen de se prémunir contre ces appels instinctifs réels, donc des vrais besoins, des mauvaises réponses. On se rigidifie et on devient un gourou fanatique, on commence à insulter les autres, à les prendre en partie, à ne pas pouvoir s'empêcher dès lors qu'on va dans un repas de faire l'apologie de son approche alimentaire, de son approche en matière de santé, on n'entend que nous, on est toujours en train de la ramener, de donner des leçons aux autres,

et ça c'est très mauvais signe. Dès lors que l'on commence à donner des leçons aux autres, c'est très mauvais signe, ça veut dire qu'il y a un état de frustration qui est apparu en nous.

Donc attention, c'est un très bon signe de votre niveau de frustration si vous vivez les choses très cool, sans donner de leçons à personne. On a une responsabilité quand même à assumer, c'est-à-dire que si on nous interroge et que nous pensons vraiment avoir une approche qui peut aider la personne en face, alors il est de notre devoir de témoigner, témoignage. Témoignage ne veut pas dire imposer, c'est-à-dire témoignage, on nous interroge, on y répond.

mais de là à finalement arriver à agresser les autres, les interpeller, c'est une tout autre chose. Donc c'est un très bon indicateur, je pense, de notre état de frustration. Donc vous avez vu comment de la diététique et des régimes restrictifs, on en arrive à nier certains de nos besoins essentiels, connus ou inconnus, et c'est en cela que les régimes restrictifs sont extrêmement dangereux, connus ou inconnus, et on en arrive à se fanatiser parce que le seul moyen de tenir dans le régime que

l'on a choisi c'est de se rigidifier, c'est de se rigidifier. Alors il est certain qu'il y a des régimes qui s'approchent beaucoup extrêmement, même je voudrais dire des conditions optimales, des régimes crus de type frugivore, mais il me semble que dès lors qu'on s'enferme dans certains dogmes avec certains interdits formels.

Ce n'est pas parce qu'on a une règle de conduite au quotidien qu'on doit s'interdire des quelques exceptions, des exceptions entre guillemets, des aliments ponctuels qui vont représenter 3, 4, 5 % de notre alimentation.

Mais ce n'est pas parce que c'est en quantité faible que ça n'a aucune importance, bien au contraire, il y a certains nutriments qu'on a besoin en quantité infinitésimale. Donc, penser que finalement on va garder le plus gros de l'alimentation et que les 3 ou 4 % restants, finalement on peut s'en passer parce que finalement 3 ou 4 % ce n'est pas grand-chose, c'est vrai que ce n'est pas grand-chose, mais ça peut être essentiel.

Ça peut être essentiel aussi parce que souvent il faut des petites quantités de certains micro-nutriments pour permettre l'assimilation des macro-nutriments. Et personnellement par exemple, je mets sur le compte du manque de certains micro-nutriments essentiels, particulièrement certains acides gras et certains acides aminés, le fait que certaines personnes suivant un régime frugivore stricte végétalien commencent à stocker de la graisse, si bien parce que les sucres ne sont pas utilisés, ne sont plus utilisés,

ne peuvent plus être utilisés de leur bonne façon, donc ils sont stockés en surplus dans l'organisme sous forme de graisse. qui sont transformés en graisse et sont stockés parce qu'il manque certains éléments. J'ai pu le mesurer récemment, une amie qui commençait à présenter ce genre de difficultés est venue chez moi et on a assisté à un renversement de sa courbe de poids par le simple fait de consommer quelques produits animaux, dans son cas ça a été quelques oeufs qu'elle a consommé et vraiment pas beaucoup, où elle a consommé un jour 2 oeufs,

quelques jours après elle en a consommé 1, quelques jours après 2 oeufs, et à coup de quelques trucs comme ça, elle a complètement renversé sa courbe de poids qui allait en augmentant et surtout sa masse grasse puisque j'ai mesuré sa masse grasse avec un appareil adapté, et sa masse grasse a augmenté de façon assez impressionnante, eh bien, la masse grasse a commencé à stagner et à diminuer, il y a même une fonte réelle, une fonte assez impressionnante qui lui a redonné un petit peu une allure un petit peu moins bouffie,

un petit peu plus conforme à ce qu'elle attendait, un peu plus physiologique. Donc il me semble que toute approche trop restrictive est extrêmement dangereuse. Cette personne-là par exemple en est arrivé à la conclusion, elle m'a dit donc au quotidien je ne vais généralement pas changer grand-chose à ce que je faisais, mais penser de temps en temps à tester certains produits animaux, certains autres produits, à me donner la chance de voir ce que mon corps me dit.

Ce que mon corps me dit, et lui seul saura vous le dire, si quand vous sentez une odeur d'un aliment cru auquel vous n'êtes pas habitué de seul coup, ça fait tilt à l'intérieur de votre tête, si le corps ne pense plus qu'à une chose, c'est à le manger parce que vous salivez, alors là c'est un bon signe, c'est que peut-être ce produit-là il vous en faut.

Et ça ne veut pas dire que vous allez devoir vous en goinfrer, on fonctionne souvent malheureusement par tout ou rien, c'est-à-dire soit on consomme pas du tout de viande, soit on consomme énormément de viande, mais c'est complètement ridicule, c'est qu'on est tellement habitué à voir des règles qu'on saute de l'une à l'autre et on ne connaît pas la flexibilité, l'écoute, le respect de nos besoins, mais l'écoute silencieuse, l'écoute soumise d'une certaine manière à notre physiologie.

C'est ce à quoi je vous encourage sans cesse, vraiment sans cesse. Inspirez-vous des expériences des autres, inspirons-nous des expériences des autres, mais tirons-en aussi nos propres lois sur notre propre physiologie car nous sommes des individus uniques.

Je vous souhaite encore et toujours de belles découvertes, j'espère que cette vidéo vous aura été utile, rien de bien révolutionnaire, mais certains échanges récents avec des amis m'ont poussé à la faire.

Je vous souhaite une très belle journée, très belle soirée sur l'endroit où vous vous trouvez, et à très bientôt avec les vidéos de vivre cru. C'est ce qu'il y a de plus important dans la vie, c'est l'esprit, c'est l'esprit, c'est l'esprit, c'est l'esprit C'est ce qu'il y a de plus important dans la vie, c'est l'esprit, c'est l'esprit, c'est l'esprit, c'est l'esprit Merci d'avoir regardé cette vidéo.

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