De la crise à l'autonomie : témoignage de Marie Sophie L., d'une péniche parisienne à Tenerife.
Cette vidéo est un entretien entre Thierry et Marie-Sophie, cuisinière spécialisée en gastronomie crue, connue pour ses recettes filmées sur une péniche parisienne aménagée en jardin flottant. Elle revient sur son parcours : une formation autodidacte à la cuisine vivante, des années de création de recettes et de formations, puis une rupture nette avec la vie parisienne au moment du confinement.
Le récit s’articule autour d’un choix concret : acheter un terrain à Tenerife, y installer des containers aménagés comme habitat, et commencer à planter des arbres fruitiers sur une roche qu’il a fallu d’abord rendre fertile. Marie-Sophie décrit les conditions réelles de cette installation, les contraintes pratiques et ce qu’elle a mis en place pour tendre vers une autonomie en eau, en électricité solaire et, progressivement, en nourriture.
Elle parle aussi de ce que ce changement a modifié dans son rapport au travail et à la transmission : lancer une formation professionnelle depuis l’île, diffuser des recettes crues gratuitement, et retrouver une cohérence entre ce qu’elle produit, ce qu’elle mange et l’endroit où elle vit. La question de la santé comme levier d’autonomie traverse l’ensemble de la conversation, avec un regard direct sur ce que la crise sanitaire a révélé en termes de dépendance au système médical.
La vidéo se conclut sur une séquence non planifiée : l’arrivée de chevaux sur le terrain, qui illustre mieux que n’importe quel discours ce que Marie-Sophie est venue chercher à Tenerife. Thierry et elle échangent aussi sur ce que représente ce type de trajectoire, entre rupture assumée et construction patiente d’un mode de vie cohérent.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Présentation de Marie-Sophie et du contexteThierry introduit Marie-Sophie, son parcours de bourgeoise parisienne sur péniche et son départ inattendu vers les Canaries.
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2:19La cuisine crue comme point de départMarie-Sophie retrace comment elle a découvert la gastronomie crue et commencé à créer des recettes filmées sur sa péniche.
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6:58Le confinement comme déclencheurElle explique ce qui l’a poussée à tout quitter : le confinement, l’envie de planter des arbres et une lassitude de la vie parisienne.
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9:16L’installation à Tenerife : terrain et containersElle décrit les conditions concrètes de son arrivée sur l’île, l’achat du terrain et l’aménagement de containers sur une roche à fertiliser.
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11:35Vers une autonomie en eau et en énergieMarie-Sophie détaille ses systèmes d’énergie solaire et de purification de l’eau par les plantes, et ce que l’autonomie signifie concrètement pour elle.
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13:55Ce que ce changement a transformé intérieurementElle décrit son état d’esprit depuis l’installation : plus de calme, une forme d’élan, et le sentiment d’être enfin à sa place.
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16:13Transmettre la cuisine crue depuis l’îleElle parle de son projet de formation professionnelle et de la diffusion gratuite de recettes crues comme acte de partage concret.
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18:31Santé, alimentation et indépendance médicaleThierry et Marie-Sophie échangent sur le lien entre alimentation vivante, confiance dans le corps et sortie de la dépendance au système de soin.
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20:50L’arrivée des chevaux sur le terrainUne séquence non prévue : des chevaux arrivent sur le terrain et Marie-Sophie réagit avec une émotion qui résume ce qu’elle est venue construire ici.
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23:09Bilan et projets à venir sur l’îleElle évoque ses projets à moyen terme : un jardin vivant avec animaux, des arbres fruitiers en production et une cohérence de vie assumée.
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Transcription de la vidéo
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Lire la transcription
Bonjour Marie-Sophie, salut Thierry, alors dis-moi, je suis heureux de t'accueillir dans cette vidéo qui tourne autour de la thématique de la crise à l'autonomie, moi j'en étais est restée Marie-Sophie, bourgeoise parisienne qui vit sur sa péniche, et là d'un seul coup j'apprends qu'elle a tout lâché, elle est partie vivre aux Canaries, elle vit dans un container au beau milieu d'un terrain, elle plante des arbres, et qu'est-ce qui s'est passé ?
Alors, en fait j'ai une éducation bourgeoise, mais j'ai déjà été très vite autonome de cette éducation bourgeoise Thierry, c'est-à-dire que sur le bateau, j'ai vécu six ans sur un bateau avec 25 tonnes de terre.
J'avais déjà mis des ruches, des arbres, des fraises, des framboises, des pommiers, des poiriers, des choux. Donc j'ai toujours vécu très solitaire, très à l'écart d'un monde social puisque je ne connais pas les gens, je ne vais pas dîner avec des gens, je ne vais pas boire un thé avec une copine, je ne sais pas ce que c'est.
J'ai besoin de beaucoup de solitude pour travailler. Et là, je suis venue ici parce que je voulais planter des arbres et puis parce que je n'avais plus envie d'être à Paris. Quand j'étais en confinement chez Mimi et Jackie, j'ai découvert une île absolument incroyable avec un printemps éternel et la nécessité surtout, à la faveur de cette crise qu'on m'a traversée ou dont j'ai tout de suite vu qu'il y avait vraiment une couille dans le pâté, je m'en dis, en termes culinaires, enfin culinaires, tu vois moi aussi je me
rends un peu décalée, ben je me suis dit, non il faut changer ma vie, j'ai changé mes valeurs, j'ai changé ma vie, j'ai tout de suite acheté un terrain, j'ai été un peu très vite, j'ai sauté cœur par dessus tête, Et il y a eu un moment quand même, quand tu es venu me voir sur le bateau, j'étais en plein déménagement, j'étais dans les cartons, j'ai mis trois semaines à bouger, à déménager. Donc je me suis retrouvée
à un moment ici en me disant, la tête ne suivait pas, la tête c'est comme une petite fille qui ne suivait pas, qui dit attendez-moi, attendez-moi. Tout a été très vite et je sens que j'ai été vraiment guidée par mon cœur ou par mon âme de venir ici, tout a été très vite, tout est déjà installé, il y a des centaines d'armes plantées.
j'ai été très aidée, je me suis sentie très soutenue par la vie, par la logistique dans ce changement de vie, donc je me suis dit qu'il était juste. Mais la petite fille, j'ai mon mental qui courait après en disant ce n'est pas possible, ce n'est pas vrai, c'est trop bien, c'est comment... Elle il fallait vraiment le mental, c'est un emmerdeur, parce qu'il ne comprenait pas, alors que le cœur réglait tout sans faire beaucoup d'efforts j'ai eu l'impression,
pas tant que ça. Thierry Ricard-Ramezzier. Marie-Sophie, on va reprendre un petit peu au début, bon je pense qu'il y a quand même pas mal de monde qui te connaît, mais tu as une carrière dans le cinéma et ainsi de suite, et puis un moment tu as découvert la cuisine crue, la gastronomie crue même, et tu t'es lancé comme on voit de ta personnalité, c'est-à-dire que tu t'es lancé totalement, entièrement, sans rien retenir dans la création vraiment de recettes crues, l'invention même d'une cuisine d'une
certaine manière. Et quand tu parles du bateau, c'est parce que tu avais équipé une énorme péniche à Paris que j'ai eu la chance de pouvoir voir juste avant que tu t'en sépares. Thierry Samitier-Richersi. Ah oui, 15 jours avant.
Thierry Samitier-Richersi. 15 jours avant, je l'ai vu in extremis, qui est une sorte de jardin flottant parce qu'il y avait des plantes qui poussaient de partout, et c'était là où finalement tu tournais des vidéos, tu donnais des formations, tu peux nous parler un petit peu de ta vie d'avant rapidement ?
Thierry Samitier-Richersi. Alors la vie d'avant c'est que j'ai découvert la... en fait tu sais que j'ai fait un jeûne après une agression, après un épisode un peu dramatique, j'ai fait un jeu, je me suis arrêtée de manger, je n'ai pas du tout, et à l'issue de ce jeûne, je n'ai eu envie de manger que cru, donc j'ai vraiment répondu à un appel du cœur, je ne savais pas qu'on mangeait cru, qu'il y avait des cru-divor, qu'il y avait des raw foodistes aux États-Unis,
donc c'est vraiment un appel du cœur et du corps, et pas du tout une séduction théorique. Et en fait, et après je me suis rendue compte qu'il y avait des raw foodistes aux États-Unis, il y avait une école de cuisine, comme il fallait que je me fasse plaisir, J'ai tout de suite fait des recettes parce qu'il fallait que je reprenne du poids, j'ai été maigre nette quand même après ce long jeûne qui avait réussi à réinitialiser toutes mes papilles et mon mental et mon cœur, enfin tout mon corps,
je ne pouvais plus manger rien de transformé, ce qui m'arrive très rarement encore maintenant, et du coup j'ai été aux Etats-Unis, je me suis formée et là j'ai vu que les recettes de crues elles n'étaient pas très appétantes, Donc je me suis dit, il faut vraiment que ce soit bon parce qu'on ne mange pas pour nourrir son foie, son intestin, sa cellulite si on en a.
Non, on mange pour se faire plaisir, on mange pour se restaurer, les batteries, se revitaliser, se régénérer, pour prendre un mot cher à ton cœur. Et donc il faut que ce soit bon.
Et comme j'ai la chance de goûter des vins depuis que j'ai 12 ans et que j'adore aller au restaurant, c'est un érotisme pour moi de manger et bien, et que je cuisine depuis que je suis petite, du coup j'ai vraiment fait des recettes gastronomiques.
Thierry Marchetti. D'accord, et ça a été le début de ton aventure là-dedans, que tu as développé en combien d'années ? Parce que sur la péniche à Paris tu restais quand même quelques temps. Marie-Claude Vanhoenacker. Oui, en fait tout de suite je suis rentrée, j'ai filmé des recettes tout de suite, pas des recettes où je me filmais moi, je n'osais pas, J'ai fait des films, des animations, des stop-motion avec dragon frame, donc où je bougeais d'un millimètre pour que cette nourriture vivante,
elle se meuve toute elle sur le plan de travail et qu'on voit comment les recettes se mettaient dans le blender, comment ça ressortait. Ça, c'est un travail énorme que je ne referai plus jamais, mais qui est fait et qui est beau.
Mais surtout, je ne pensais pas en faire un métier. Moi, quand j'étais dans mon école là-bas, j'ai créé le caramel tout de suite, il est parti sur Internet. Je ne savais pas que je serais vraiment rochef.
Mais quand j'ai vu que ce que je faisais était si bon et que c'était si génial de manger cru, je me suis dit qu'il faut que tout le monde le sache. Donc j'ai fait un site internet, je pensais que ce serait un feu d'artifice, une révolution. C'était un pet de lapin, et un pet de lapin qui a mangé des pois chiches, du vin jaune, mais même pas.
C'était un pet de lapin, et je voyais que ça ne prenait pas. En fait, ça ne fait pas longtemps que mes recettes sont vraiment partagées. Avant, elles étaient partagées entre les pros de la raw food, tu vois, mais pas pour le grand public.
Et là maintenant, voilà, ça se diffuse, parce que c'est génial cette nourriture crue, mais tu le sais bien, c'est fou. Thierry Leccetti. Je le sais ô combien, et j'apprécie énormément aussi parce que tu vois, moi j'ai une approche de la nourriture crue qui est une approche un peu de barbare par certains côtés, c'est-à-dire que je mange quand j'ai faim, et souvent je ne prends pas ni le temps ni le soin de faire des belles préparations
parce qu'en fait je ne mange que pour moi, et je ne vais pas faire de la recherche dans ce domaine-là, et c'est vrai que j'apprécie énormément qu'il y ait des personnes comme toi qui fassent ce type de recherche pour aussi amener l'alimentation crue sur des tables où hallucinant elle n'aurait pas lieu d'être, tu vois ce que je veux dire, pour aller sur des tables de restaurant.
Thierry Samitier-Richardsi. Oui, parce que même pour manger chez soi Thierry, il faut que ce soit bon, c'est un plaisir quand même auquel on peut avoir accès 3 fois par jour, ce qui n'est pas négligeable, même 4 ou 5, donc il faut que ce soit beau et qu'émotionnellement on soit nourri, et puis en même temps les gens qui sont formés par moi me disent au moins c'est bon, et du coup on peut convaincre son mari, sa femme, ses enfants, ses voisins, et ça c'est bien,
et si on veut manger cru longtemps il faut que ce soit bon. Moi j'ai mangé pendant un an, ça fait un an que je mange des fruits, qu'est-ce que j'étais contente de me faire une recette, c'est pour ça j'ai mis mon habit de chef et mon chapeau de chef Hier, pour la première fois depuis un an Thierry.
Thierry Meuricellier D'accord, alors on va parler de ça. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment, toi tu es sur ta péniche, tu es à Paris, tu fais des recettes, tu fais des formations, qu'est-ce qui fait qu'à un moment tu switches complètement, tu décides de tout claquer, de tout quitter ?
Mélanie Zélande Confinement. Thierry Meuricellier Confinement, c'est ça la question. Mélanie Zélande Ah oui, là je me suis dit il faut remettre tout à plat, il faut changer ses valeurs.
Déjà d'avoir été chez Mimi et Jackie c'était super inspirant, j'ai vraiment eu envie d'habiter une terre et de planter. J'ai toujours voulu planter, même sur une péniche, même sur des balcons, même sur des terrasses, même sur des petits balconets, même dans ma cuisine des graines germées.
Parce que les graines germées, c'est un jardin dans sa cuisine qui nous donne les plantes les plus fraîches, les salades les plus fraîches, sauf si on va les cueillir dans un potager. Donc je me suis dit, oui, la main, il faut planter.
Ce qui est important, ce n'est pas d'être à Paris, c'est d'avoir une terre pour planter. Alors quand je plante 42 avocats, 150 arbres à Guanabara, ce n'est pas pour moi.
Je ne sais même pas encore pourquoi je le fais Thierry, mais je sais qu'il faut faire un endroit de ressources pour qu'après on puisse partager, faire du troc, vivre d'une façon plus vertueuse.
Donc je ne sais pas tout. J'ai trouvé des choses que je n'avais pas forcément cherchées, mais je me laisse embarquer sans que mon mental cherche à m'expliquer. Mais maintenant, avoir de la terre et la faire fructifier, faire des jardins de lumière, ça, ça me paraît la chose la plus importante, c'est pour ça que j'ai tout lâché mais en une demi-seconde.
Thierry Leccercie. Oui, j'ai l'impression que le changement a été très rapide pour toi, ça a été un coup de fin de doigt, enfin j'ai entendu parler, je te savais sur ta péniche, puis d'un seul coup elle m'a dit Marie-Sophie elle part pour les Canaries, et alors on m'a dit elle veut vivre dans des containers sur les Canaries, tu pourrais nous en dire quelques mots, les conditions de ton arrivée, parce que j'ai l'impression que tu as quand même quitté quelque chose de très
certain et de très sécurisant pour au début une certaine forme d'insécurité, apparente, en tout cas matérielle, parce que je pense que tu avais trouvé autre chose comme sécurité, mais ça a été quand même un énorme changement.
Tu pourrais me dire comment tu es arrivée sur l'île, dans quelles conditions ? C.M.L. Oui, tu as raison, je suis arrivée sur une terre, d'abord j'ai acheté un terrain en 5 minutes sur le bon coin local, je n'ai pas compris comment ce terrain avec une si belle vue avait pu m'attendre aussi longtemps, parce que j'étais vraiment incroyable, sauf qu'il n'y a pas de terre, donc j'ai dû remettre de la terre, ce n'est pas une terre agricole, c'était de la roche,
donc j'ai dû vraiment refaire un gros travail, et ça m'a un peu augmenté le prix du terrain de remettre de la terre, mais au moins je fais une terre fertile pour les années à venir, parce que moi j'ai déjà 58 ans, et puis je me suis dit voilà, avec des containers qui est le seul habitat qu'on peut mettre sur une terre agricole.
Donc j'ai mis des containers, et puis j'ai adapté les containers, j'ai effectivement quitté ma zone de confort Thierry, mais pour en trouver beaucoup plus, pour en trouver tellement plus. Thierry Richard-Roland Qu'est-ce que tu es allé chercher, qu'est-ce que tu as trouvé effectivement ?
La solitude, je l'avais déjà sur le bateau, mais elle est importante pour moi pour travailler, même si les réseaux sociaux sont une fenêtre ouverte. J'ai cherché une terre, une terre où je puisse planter. J'ai besoin beaucoup, moi, de terre et de planter.
Partout où j'ai été, j'ai fait un potager, j'avais 12 ans, j'ai fait un potager. J'ai besoin de planter, j'ai besoin des fruits, j'ai besoin de planter ce que j'aime et j'ai besoin d'être en contact avec la nature, j'ai besoin d'être avec les animaux.
Là, j'ai deux chevaux qui vont arriver aujourd'hui, j'en suis totalement, je n'en ai pas dormi. Donc j'ai besoin, j'entends les oiseaux chanter, tu sais ça m'arrive encore de pleurer, dimanche matin, j'écrivais ma newsletter comme tous les matins à 4 heures du matin, j'aime me réveiller la nuit moi, je me couvre tôt maintenant, mais j'entends les oiseaux chanter, j'entends les coques chanter, j'entends les grillons qui sont relayés par les coques,
et les oiseaux, il y a un silence absolu, je suis dans les conditions idéales pour partager ma musique de gastronomie au monde, et tout ce que je sais faire moi, le pilier de santé que je sais faire c'est la gastronomie, c'est des recettes plus merveilleuses.
Donc je peux faire entendre cette musique qui est un chant d'amour, un hommage à la nature qui est tellement généreuse et tellement... Donc je suis là pour faire, je suis en place.
Thierry, je n'ai jamais eu la sensation d'être en place à ce point-là, d'être à ma place. Thierry Leclerc à ce point-là, parce que là maintenant tu as la capacité de produire y compris les fruits, les produits que tu vas consommer, que tu vas utiliser.
Est-ce que c'est une forme de cohérence que tu cherchais ? Olivier Roland Oui, je cherchais cette cohérence-là, je cherchais aussi, j'ai un caractère très indépendant, une autonomie, donc là je suis complètement autonome. Thierry Samitier Alors qu'est-ce que ça veut dire ?
Olivier Roland Autonome, pas encore au niveau de la nourriture puisqu'il faut encore que ça pousse, il y a des arbres il faut attendre quelques mois, quelques années pour que ça pousse, pour que ça donne, enfin j'en ai planté beaucoup, Autonomie au niveau de l'électricité, j'ai une énergie solaire.
Au niveau de l'eau, pratiquement, parce que j'ai creusé plein de bassins pour purifier l'eau, j'ai un système de purification d'eau par les plantes, donc c'est vraiment intéressant, et par la circulation d'eau, par l'oxygène, par les plantes, ça c'est un système très intéressant.
Ce n'est pas l'idée d'être véritablement autonome, mais c'est de sortir... Attends, j'ai un peu des mouches aussi, elles viennent devant le viseur. Bon, on est un peu sous les subsumes tropicales ici, donc des mouches il y en a un peu. Ce n'est pas une question d'être autonome mais indépendante véritablement, c'est une question de faire circuler, qu'il y ait une circulation entre ce qu'on plante, ce qu'on mange, ce qu'on travaille et l'énergie desquelles on se nourrit pour produire au monde la musique qu'on a envie de faire entendre.
Thierry Leccercie D'accord, et il me semble que tu es allé très vite, parce que tu es arrivée il y a combien de temps sur les Canaries là pour t'installer réellement, enfin il y a quoi, on s'est vu cet été, c'était il y a 6 mois.
Marie-Pierre de Laleu. Oui, ça va faire disons, là je suis arrivée au mois d'août, je suis arrivée quand on s'est parlé en juillet, oui je suis arrivée en juillet, et j'ai commencé, je vois les mouches sur l'écran, oui je suis arrivée en juillet, et tout de suite les maisons sont construites, j'ai trouvé, surtout que je parle un peu espagnol, Je ne parle pas espagnol, maintenant je parle moins mal.
Donc j'ai trouvé les corps de métier, et c'est par hasard des gens que j'ai rencontrés, des gens que j'ai rencontrés qui passaient sur le terrain, je disais non, il ne faut plus passer par le terrain, oui mais cher du travail, ok viens demain.
Ce n'est que des gens par amis, par amies de gens, mais croisés dans la rue. Non, j'ai un bol fou. C'est là que je pense que je suis dans ma place et que je suis aidée.
Thierry Samitier-Leclerc C'est cette publicité qui s'est mis en place qui te confirme que tu es vraiment à la bonne place là maintenant. Comment tu te sens, parce que ça c'est vraiment important, par rapport à ce que tu vivais avant, intérieurement c'est quoi, qu'est-ce qui se passe ?
C.M.L. Mais beaucoup plus en place, beaucoup plus calme, même avec cette excitation amoureuse, je ne mange plus en ce moment parce que je suis comme amoureuse avec ma formation professionnelle, je lance une formation professionnelle donc je ne mange plus, je suis dans cet état amoureux dans lequel on est quand on ne mange pas parce qu'on est nourri de l'énergie d'amour.
Je me sens super opérationnelle pour donner le meilleur parce que je suis dans les conditions de calme, de nature. Je n'ai pas de bruit, je n'ai pas de pollution, je n'ai rien, j'ai un air pur, j'ai la vue sur la mer.
Tout est inspirant, tout est valeureux, tout est vertueux. Donc il y a quelque chose qui me pousse, qui m'amène à me donner le meilleur. Et là, j'ai besoin.
C'est ça que je disais hier dans la première vidéo de recette que j'ai tournée ici avec l'iPhone. Je suis toute à vous là maintenant. Dans ma solitude, je suis toute à tout le monde.
Et ça c'est une sensation très agréable, je savoure ça Thierry, je savoure ça. Mais toi aussi en même temps tu vis comme ça, tu as une espèce de forme de solitude et tu diffuses sur les réseaux, mais il faut beaucoup d'assises quand même pour faire ce que tu fais, il faut beaucoup de, c'est un emploi du temps de dingue, donc il faut avoir un endroit de vie qui te porte. Thierry Leclerc Oui, ça c'est toujours très important pour moi, Et puis pareil que toi,
vraiment moi ma détente entre guillemets c'est de planter des arbres, c'est d'oeuvrer sur le terrain, c'est d'oeuvrer avec la terre, et d'ailleurs sans ça je pense que j'aurais largement craqué sous la pression depuis très longtemps.
Donc c'est vraiment l'ancrage qui est vraiment important et qui permet après de se développer et de porter des fruits, exactement à l'image de l'arbre, donc ça me paraît vraiment le point fondamental. Et toi à ton niveau là, maintenant tu disais hier j'ai retourné ma première recette, c'est à dire que là tu vas relancer la même chose qu'avant, comment est-ce que le passage de cette crise, ce changement de lieu géographique, ce changement de condition de vie, est-ce que ça va changer ta façon
d'œuvrer ? Est-ce que ça a une influence sur ta façon de travailler ? Oui, je pense qu'il y a dans le nouveau monde, parce qu'on crée le nouveau monde, ce n'est pas maintenant qu'il se crée, c'est déjà depuis hier avant-hier et ça fait longtemps. Donc oui, donner plus de recettes gratuites, montrer cette cuisine, vraiment la diffuser largement pour qu'elle parte sur de bonnes bases, pour qu'elles se remettent dans la vraie grammaire culinaire. Une belle recette, c'est une recette simple avec peu
d'ingrédients et facile à faire. C'est ça, une belle recette. Donc donner beaucoup de belles recettes pour véritablement donner aux gens envie de manger cru avec facilité, rapidement. Et ça, il faut donner des belles musiques pour que les gens puissent les jouer facilement.
Oui, la crise m'a... Oui, on ne fait plus du commerce comme avant. C'est plus comme avant. Oui, là, il faut vraiment... Il faut donner, il faut partager et il faut s'y prendre différemment, oui. Thierry Samitier-Richearty Oui, surtout qu'il y a énormément de monde maintenant qui prend la mesure du paramètre santé, c'est-à-dire que dans cette crise le facteur santé a été le facteur déterminant entre ceux qui se retrouvaient aux urgences respiratoires et puis ceux qui finalement s'en tiraient
avec une petite toux et s'en sortaient. Donc le paramètre santé, et donc le paramètre santé lié à l'alimentation est de plus en plus mis en valeur, et je pense que le travail qui a été fait en amont ces dernières années, même si actuellement c'est une période où parfois au niveau médiatique et tout on se fait quand même pas mal taper dessus parce que bon il y a une espèce d'opposition idéologique, mais au final au niveau du grand public l'idée elle est passée et elle est plus que jamais en train de passer,
c'est intéressant de savoir que maintenant tu es dans un espace dans lequel tu es tout à la diffusion et à la transmission. Oui, parce que les gens ont véritablement besoin d'un des piliers de l'hygiène, évidemment il y a la respiration, il y a le corps, moi le pilier sur lequel je le travail qui est fondamental, c'est l'alimentation.
Donc on a vraiment besoin, il y a tellement de trucs dont on a oublié de parler, enfin, toi, tu étais l'un des seuls à en parler, c'est le système immunitaire. Non mais dans une pipe, on a un système immunitaire et on nous le fait oublier. Donc restaurer ce système immunitaire, il n'est sûr que la nourriture lactofermentée, la nourriture crue, qui est toute pleine de riches d'enzymes, de micronutriments, de tout ce dont on a besoin pour se construire et être autonome aussi au niveau de son corps,
de son organisme, c'est fondamental. Il mange et crue, il participe grandement et les gens s'en rendent compte de plus en plus. Ça fera vendre moins de médicaments et on a des empêcheurs de tourner en rond parce qu'on est à contre courant de ce qui a pris le monopole de cette société, c'est-à-dire vendre des médicaments, rendre les gens malades et les soigner tellement c'est rentable.
Mais je pense que ce qui est le plus rentable, c'est d'investir sur sa santé, de s'en donner les moyens et nous on les donne aux gens les moyens, donc c'est fabuleux. il ne m'est jamais arrivé une seule seconde d'avoir peur d'avoir le coronavirus mais même pas en rêve, c'est pas de l'arrogance, c'est pas de l'arrogance spirituelle ou...
Je veux dire, c'est juste que ça ne me vient pas à l'idée, je sais que je peux compter sur mon corps, je sais que mon âme s'est incarnée dans mon corps et que, ne serait-ce que par respect pour mon âme, je prends soin de mon corps pour qu'elle puisse être le véhicule qui m'emmène aussi à transmettre à me partager, mais avant tout je ne m'abrite pas derrière la nécessité de propager cette nourriture crue, ma gastronomie c'est une mission d'âme, c'est vrai, mais c'est aussi le moyen qui moi me rend
le plus joyeuse, qui me rend le plus heureuse, donc le plaisir, quand je suis dans le cœur comme ça, quand j'ai tant de plaisir, je sais que ce que je donne c'est encore amplifié, mais c'est d'abord de me faire plaisir et de composer les recettes que j'ai envie de manger, et si quelqu'un me dit je connais cette version cuite et ça j'ai envie de le faire en cru, là quand il y a un désir comme ça, de l'autre je me mets tout de suite en activité pour créer une recette,
la version crue, et j'en ai fait plein comme ça. Thierry Marceau C'est beaucoup comme ça que tu fonctionnes, tu te dis voilà, on va essayer de faire quelque chose de plus sain, de plus nutritif, tout en gardant le plaisir, l'attractivité que peut avoir une recette qui existait préalablement, ça c'est une de tes façons de travailler.
Marie-Claude Bon oui, parce que j'étais nourrie d'émotions cuites, de nourriture traditionnelle qui m'ont extrêmement émue, dont j'ai des souvenirs, un peu comme toi quand tu m'as dit mamie quand t'as goûté ma crème non brûlée, t'as dit mamie et j'ai cru que tu me traitais de grand-mère au début je me suis dit gonflée quand même, bourgeoise d'accord mais grand-mère mais si en fait je suis grand-mère en même temps, bientôt trois fois mais en fait on a eu des émotions moi j'ai commencé à manger cru à 45 ans,
à quel âge ? 47 ans oh il y a le cheval qui arrive, il y a le cheval qui arrive oh ben Jean-Paul il bande déjà dis donc il est content d'être là, il bande Jean-Paul Attends, là, j'ai un coup d'émotion, je ne peux pas...
Ah ouais, non, tu n'as pas idée, là. Je peux vous les montrer ? Ah ouais, je vais vous les montrer. Non, là, je déplace la caméra, j'enlève le truc.
Non, parce que là, c'est trop... Non, non, j'ai envie de pleurer, là, il faut qu'on me pardonne, là. Sur ce coup-là, voilà, tu couperas, tu feras ce que tu voudras avec tout ça.
On ne va pas couper ? Mais là, il y a les chevaux qui viennent d'arriver. Là, je suis nu pied. Non, non, non, Kador. Non, non, non. Regarde, attends.
Non, non, non. Mon Kador, Kador, calme, calme, c'est Jean-Paul. Non, non, non, les chiens, venez avec moi. Est-ce que tu vois ?
Ils viennent juste d'arriver là. Mais comme je suis en l'air avec toi, venez les chiens, il faut que je rassure les chiens. Wow, wow, wow, viens Kador, viens Kador.
Voilà, bon voilà, ils viennent juste d'arriver. Quelle émotion pour moi. Il faut que je ramène les chiens à la maison, venez les chiens. Kador, Hiram, Badaki.
Je ramène les chiens là, parce que c'est... J'en pleurerai, non mais c'est un rêve d'enfant et je ne monte même pas très bien à cheval, juste pour le dire.
Je vais les ramener avec moi. Kador ! Kador ! Benaki ! Iram ! Benaki ! Benaki ! Benaki ! Ben ! Ben ! Ben !
Kador ! Benaki ! Sinon ils vont faire chez les chevaux et je vais faire les présentations dans l'ordre. Voilà, donc ils vont rester là les chiens. Oups ! Hop ! Hop ! Hop !
Hop ! Voilà, je suis désolée, on coupera, tu garderas ce que tu voudras en coupant. C'est magnifique, on a pu apprécier ton bel environnement, la vue sur la mer, c'est juste magnifique.
Et surtout tu vois moi là ce que j'apprécie beaucoup c'est de voir à quel point tu peux avoir, enfin tu vois c'est une espèce de magie au quotidien quoi, c'est un enthousiasme, accueillir des chevaux, ça me fait penter, moi je vais te livrer une anecdote, mais pareil moi j'ai eu des ânes, que je n'ai plus maintenant, mais je me souviens la première fois où j'ai ramené mes ânes par la piste, en plus parce que je suis allé par la
piste tu vois, donc on a fait toute une journée par la piste en ramenant mes ânes avec moi, mais j'étais en connexion avec quelque chose de viscéral quoi, c'est incroyable. Cette connexion avec les animaux aussi est très importante pour moi, donc je te comprends ô combien.
Thierry Samitier-Leclerc Super important, parce que le monde animal est vraiment chargé d'assurer la cohésion, il contribue beaucoup à la cohésion de notre monde, il y a le minéral qui est très puissant, il y a le végétal, mais il y a le monde animal qui est vraiment responsable d'une connexion d'amour très forte.
Et on s'occupe de nos animaux, on est leurs parents, leurs maîtres, parce qu'on leur donne à manger, mais ils s'occupent beaucoup, au moins beaucoup plus de nous que nous deux. Ils sont vraiment responsables de la cohésion animale, de la cohésion, de l'amour sur Terre, ils ont un rôle très important, c'est pour ça que ne pas les respecter, c'est ne pas se respecter, et c'est nous couper de beaucoup d'amour.
Et c'est quand même, on est là pour expérimenter le retour à l'amour, au chemin du cœur, de retrouver cette connexion-là, parce que c'est ce qui nous lie, et c'est le nouveau monde, il sera fait de ça.
Il n'y aura plus de compétition, de propriété intellectuelle, de publicité pour faire des trucs, des machins, il n'y aura plus ça bientôt, enfin bientôt, on a hâte, mais on y travaille.
Thierry Leccercie On a hâte, et d'ailleurs là je te vois bon, tu es parti de la crise, tu es parti, et là d'un seul coup on voit cet enthousiasme, cette passion, on voit que tu es rempli, même l'anecdote avec les chevaux là c'est magnifique parce que c'est vraiment du vivant, on te voit comme ça, et toi tu te vois comment dans quelques années ? Je veux dire, tu projettes quoi si tu projettes quelque chose, peut-être que tu ne projettes rien du tout ? Marie-Claude Bouchard Ah,
si je projette juste quelque chose, d'être vraiment en cohésion avec mes animaux, parce que ça c'est extraordinaire avec les plantes, avec les animaux encore plus proche de la nature, tu vois, de la bourgeoise que tu as évoqué, j'ai aussi un côté complètement, un côté chamane, je ne dis pas ça en usurpant un terme que je ne connais peut-être pas trop, mais j'ai un côté les pieds par terre, ce qu'au moins à être sur mon terrain, Voilà, je crée le Jardin de Lumière, je pense que ça va être vraiment un
Jardin de Lumière, il va y avoir des fleurs arc-en-ciel, enfin ça va être magnifique, une fleur de vie avec des orangés, ça va être très beau pour que des gens se rassemblent, pour repenser le monde, que des gens qui auront envie de repenser le monde différemment, parce qu'il va falloir qu'on se reconstruise ce nouveau monde sur des bases dont il va falloir parler, il va falloir communiquer de façon collégiale, de façon coopérative, ce sera un des endroits de rassemblement
pour pouvoir à pouvoir faire ça, c'est ce que je vois dans ce lieu. C'est pour ça que je plante tant d'arbres, parce que ce n'est pas pour ma consommation personnelle, mais je ne sais pas encore Thierry pourquoi c'est, je sais que je dois le faire, je le fais, je ne me pose pas de questions.
Et le plaisir que j'ai à le faire, la joie profonde, c'est plus que du plaisir, la joie profonde que j'ai me dit que c'est bien. Thierry Samitier C'est magnifique, c'est magnifique. Marie-Sophie, je te remercie, je vais aller te laisser faire la rencontre avec tes chevaux parce que je pense que tu les as.
Oui, parce que là je suis en train de pleurnicher là, c'est tellement un rêve d'enfant et c'est tellement important, et c'est surtout des chevaux aussi pour m'aider à travailler la terre, parce qu'il y a 15 000 m², on ne peut pas faire de récolte si on n'a pas une charrue.
Donc il me faut une charrue, il faut des chevaux qui tirent la charrue, et ils sont aussi bons pour ça. Thierry Marchefort-Garrott Bon, c'est magnifique, en tout cas, ton témoignage parle pour toi-même, je te vois épanouie, heureuse, en cohérence avec ce que tu vis, C'est magnifique, je te remercie vraiment de nous avoir consacré ce temps, Marie-Sophie. Je te remercie aussi beaucoup pour toutes les newsletters que tu répètes pendant la période du confinement.
Tu étais très engagé, tu n'as pas ta langue dans ta poche. Et j'encourage vraiment les gens à s'inscrire à ta newsletter parce que tu y livres des réflexions profondes, engagées, qui se positionnent.
Tu n'as pas peur de te positionner. Et ça, c'est quelque chose que j'apprécie beaucoup chez toi. Tu n'as pas ta langue dans ta poche. Et quand tu veux dire quelque chose, tu le dis vraiment et sans prendre de détour.
et ça pour moi c'est vraiment valorisable. Thierry, on n'est pas là pour se congratuler, mais je veux dire, je trouve que tu as une position cruciale, cruciale, et que tu prends aussi beaucoup de risques, que pareil, tu t'engages beaucoup avec beaucoup de courage, courage c'est le cœur, et du cœur tu en as un paquet, c'est une espèce de d'artagnan du cru avec les mousquetaires autour, je trouve que tu as énormément apporté, mais j'entends, mais moi je ne connais que des gens qui te connaissent,
qui t'apprécient, et ce que tu apportes au niveau de l'hygiène, c'est colossal, c'est courageux, c'est fondé, et ça change la vie de beaucoup de gens, enfin c'est-à-dire ça aide les gens à aller sur leur chemin de leur immunité, de leur régénérescence, c'est fantastique, j'ai beaucoup de respect pour toi Thierry, moi j'œuvre à ma façon pour mettre les choses de façon sensuelle et émotionnelle, mais tout le gros du travail c'est toi qui le fais en montrant à ce point pourquoi
manger cru c'est bon, et comme je te rejoins. Merci beaucoup Marie-Sophie, je te laisse aller découvrir tes chevaux, je te remercie sincèrement pour ce temps que tu nous as consacré et moi je me note de venir quand même te rendre visite.
J'ai vraiment envie de voir ton lieu. Merci, je t'attends, je t'attends. Bye bye. Je t'embrasse, merci à toi. Il y a tous tes chiens qui ont l'air adorables aussi. Oui, et il faut qu'il y ait Nice.
Bye bye, bonne fin d'après-midi. Merci Thierry.
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