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Conquérir le bonheur ? Terra incognita 2014 J13

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L'équipe RGNR
8 vues • Publiée le 14/12/2014

Cette vidéo est le compte rendu d’un colloque intitulé « Conquérir le bonheur » auquel Thierry a participé en 2014. Face à des intervenants qui abordaient le bonheur sous l’angle psychologique ou comportemental, il a choisi de tenir un discours de physiologiste, en posant une question simple : et si le bonheur n’était pas quelque chose à conquérir, mais quelque chose qui surgit naturellement quand les conditions biologiques sont réunies ?

Le cœur de l’argument repose sur la production de sérotonine : 95 % de ce neurotransmetteur est fabriqué dans l’intestin grêle, et les médicaments antidépresseurs ne font qu’en augmenter la réutilisation. Thierry explique comment la dégradation du biote intestinal, liée notamment à la consommation massive de céréales transformées et de produits morts, prive les nouvelles générations du substrat physiologique nécessaire à l’émergence du bonheur, là où les générations précédentes, malgré des conditions de vie difficiles, conservaient une robustesse biologique que leurs descendants n’ont plus.

Pour illustrer le rapport entre ignorance des règles et sentiment d’arbitraire, Thierry utilise l’image d’un radar de vitesse dans un pays étranger : on croit subir un aléatoire, alors qu’il existe simplement des règles qu’on ne connaît pas. Il applique la même logique au corps humain : ce n’est pas la volonté qui manque, c’est la connaissance des conditions physiologiques dans lesquelles le corps peut fonctionner correctement, et donc produire naturellement les états qu’on cherche à atteindre par d’autres moyens.

La conclusion pratique est directe : rétablir un écosystème intestinal sain, renforcer les glandes surrénales, corriger l’alimentation. Thierry compare le bonheur à une graine qui tombe sur un sol aride ou sur un sol fertile : sur un terrain biologique dégradé, même les moments heureux ne laissent qu’un frémissement fugace, alors que sur un terrain riche, la moindre occasion devient quelque chose de durable. Terra Incognita, dans cet épisode, c’est refuser la fatalité et rentrer dans la logique du vivant.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, bienvenue dans cette nouvelle journée de Terra Incognita. Aujourd'hui, j'ai participé à un colloque. Un colloque dont le titre était Conquérir le Bonheur. C'était assez intéressant parce qu'il y a eu de multiples contributions de personnes assez éminentes.

Je me suis rendu compte, avant que je prenne la parole, que toutes ces contributions qui étaient très bien ciblées avaient quand même tendance à nous amener à une forme de pensée. Comme quoi le bonheur, la pensée, le psychisme, c'était quelque chose qui était un petit peu dans les nuages, dans les limbes, qui était dans une espèce d'ailleurs qu'on n'arrivait pas trop à définir et qu'on connaissait. On nous disait qu'il fallait être anglien pour cultiver le bonheur,

il faut faire du bien à l'autre, il faut donner pour obtenir le bonheur... Et autant de choses qui sont vraies, mais en même temps on n'arrivait pas à cerner. Alors le discours que j'ai tenu était un petit peu différent.

C'était un discours de physiologiste. Le discours que je voudrais tenir quand on me parle de conquérir le bonheur, c'est le suivant. Je crois que quand on parle de conquérir le bonheur, on se trompe.

On se trompe énormément. Conquérir le bonheur, ça voudrait dire que c'est quelque chose qu'il faut que l'on gagne. Par nos petits efforts, il faut qu'on aille chercher quelque chose que l'on n'a pas.

Pour moi, ce serait simplement rétablir les conditions propres à l'émergence du bonheur. L'émergence du bonheur est spontanée à partir du moment où les conditions propres physiologiques du corps sont installées. Forcé de constater que quand quelqu'un est en dépression, on peut considérer qu'il n'est pas dans un état de bonheur.

Je pense qu'on peut s'accorder là-dessus. On sait très bien que quand on apporte de la sérotonine, de la dopamine à ces personnes-là, l'état de dépression diminue, voire disparaît. C'est le principe même de tous les médicaments anti-dépresseurs.

Ils augmentent la réutilisation de la sérotonine, donc c'est comme si on en surajoutait. Et quand on sait que 95 % de la sérotonine est produite par nos intestins, par nos tissus épithéliaux de l'intestin grêle en particulier, on réalise au combien, finalement, ce que l'on va mettre dans nos intestins va conditionner la production de ces neurotransmetteurs et conditionner notre capacité à découvrir ce bonheur.

Et c'est là où, finalement, il y a quelque chose qui est assez intéressant parce que je rencontre souvent des personnes, particulièrement des personnes âgées qui me disent « Ecoute, je ne sais pas, je ne comprends pas...

Nous, franchement, on a eu la guerre, ce n'était pas facile, on a souffert, on a dû travailler très très tôt, on était dans des familles où les parents n'étaient pas tendres avec nous, on s'est pris des coups, et on n'a jamais eu de baisse de morale, on a toujours été joyeux.

Et puis à l'inverse, je vois mon petit-fils, il a tout, et il déprime devant sa Game Boy. Je ne sais pas ce qu'il fait, il s'habille en noir, il écoute des musiques tristes au possible, et il déprime devant sa Game Boy.

Mais ces jeunes-là, qu'est-ce qu'ils ont ? Et effectivement, les anciennes générations ne comprennent pas ce qui arrive aux nouvelles générations. Elles se disent, non mais attends, nous on avait des conditions pas possibles et on s'en est sorti, et les jeunes, finalement, avec les conditions qu'ils ont, ils n'ont pas ce bonheur.

Et c'est là où on touche vraiment à quel point, finalement, ce n'est pas une question de volonté, c'est une question de possibilité. La possibilité au bonheur. Et force est de constater qu'avec les générations qui sont arrivées maintenant, il y a eu une modification cruciale du mode de vie et particulièrement du régime alimentaire. Introduction massive d'additifs alimentaires dans l'alimentation, massification de la consommation des produits laitiers, Massification depuis la dernière guerre mondiale,

massification de la consommation de sucre raffiné, massification de la consommation de produits morts, privés de vie, des céréales en particulier, de très mauvaise qualité. En plus, ces céréales, les glutèmes qui se présentent dans le blé, qui est la céréale principale, ont été transformés de manière à devenir des macromolécules beaucoup plus résistantes.

Et tout cela est venu perturber le fonctionnement du biote intestinal. C'est pour ça qu'une phrase qui est revenue dans ce colloque plusieurs fois, c'est « quand on veut, on peut, mais quand on veut, on peut, c'est bidon ».

À l'inverse, à un moment, je disais que c'est plutôt « quand on peut, on veut ». En fait, je crois même que c'est faux. En fait, c'est concomitant. Quand on veut, quand on peut, on veut et on peut.

C'est-à-dire que le vouloir et le pouvoir sont concomitants. Quand la possibilité existe, alors on le désire. Quand on parle de conquérir le bonheur, je parle plutôt d'avoir les conditions normales pour que le bonheur surgisse naturellement.

Parce que l'accès au bonheur est quelque chose de spontané dans l'individu. C'est-à-dire que si on lui donne un lit sur lequel prospérer, le bonheur se développe tout naturellement. la qualité humaine au bonheur, la prépondérance humaine à aller vers ce qui lui fait du bien et ce qui lui cause du bonheur, elle est naturelle.

Le problème, c'est qu'actuellement, nous avons des générations qui arrivent qui n'ont pas la ressource physiologique nécessaire pour que ce bonheur puisse s'épanouir. C'est là où on peut imaginer qu'on vit dans un espèce de monde de l'arbitraire.

C'est l'impression que l'on a, et ça, ça renforce ce sentiment d'impuissance, ce sentiment de désespérance, qui vient lui aussi sur une base, sur un terrain physiologique qui est déjà installé, et bien qui vient renforcer cette impression de désespérance qui s'oppose à l'idée de bonheur.

Un monde de l'aléatoire... L'image que je prends souvent, que vous connaissez certainement, c'est qu'on se retrouve dans un pays étranger, on passe tous les jours sur une route, sur cette route il y a un radar, et puis de temps en temps le radar nous flash, et de temps en temps le radar ne nous flash pas. Et puis un jour, on va quand même s'adresser à son ami et on lui dit « Ecoute, je ne comprends pas, il y a des jours où je passe, le radar me flashe et j'ai une amende,

d'autres jours il ne me flashe pas, et je ne comprends vraiment pas, c'est complètement aléatoire. C'est quoi votre pays où on joue à la roulette russe ? Pourquoi est-ce que de temps en temps il m'attrape et pourquoi de temps en temps il ne m'attrape pas ?

» Et là l'ami lui dit « Mais tu sais que tu ignores quelque chose, c'est qu'il y a des règles sur cette route et il y a par exemple des limites de vitesse. Si tu es en deçà de 130 km heure, tout va bien, tu ne te fais pas flasher.

et si t'es au-delà, tu te fais flasher. Ah ouais ! Mais ça je ne le savais pas. Et bien oui, tu ne le savais pas.

Donc tu avais l'impression d'être soumis à un aléatoire, alors qu'en fait, il n'y avait aucun aléatoire. Le seul aléatoire qui existait, c'était uniquement parce que tu n'avais pas conscience des règles qui étaient en place.

Et les règles, on ne nous les a pas données. Les règles, on ne les a pas données au niveau alimentaire en particulier, et c'est ce qui fait que finalement, on met n'importe quoi dans notre gosier.

Pourquoi ? Parce que finalement, les habitudes que nous avons Elles sont liées à notre culture, à notre tradition et surtout à l'évolution du monde. Et l'évolution du monde nous pousse vers le pire. Pourquoi ?

Parce qu'il y a une espèce d'auto-entraînement malsain dans lequel les modifications du régime alimentaire conduisent à un état de plus en plus fatigué, déprimé, épuisé. Et quand on est dans cet état fatigué, déprimé, épuisé, on est conduit vers les pires solutions.

C'est presque un phénomène d'auto-entraînement qui fait que d'année en année on développe une alimentation qui nous tire de plus en plus vers le fond. Elle nous tire de plus en plus vers le fond et on prend des petits remèdes, des petites capsules, des petites gélules et on essaie de pallier à la chose.

Si vous avez une plante verte qui a besoin de soleil et d'eau, si vous la privez de soleil et si vous ne l'arrosez pas, la plante va commencer à dégénérer. Vous aurez besoin de mettre des petits cachetons de minéraux dans le sol de la plante, elle continuera à dégénérer.

Et si les feuilles commencent à s'affaiblir, vous pourrez couper une feuille, la feuille qui s'est affaiblie. Comme ça, on n'aura plus l'impression que la plante est affaiblie. On dira qu'elle a un beau feuillage.

Puis il y a une deuxième feuille qui est affaiblie, on la coupe. Puis il y a une troisième feuille qui est affaiblie, on la coupe. À la fin, qu'est-ce qui va vous rester ?

Il va vous rester un moignon, une tige toute simple. On ne peut pas se permettre... La seule des solutions, c'est de prendre cette plante, de la mettre au soleil et de lui donner de l'eau.

Pour l'humain, c'est exactement pareil. Quand on parle de conquérir le bonheur, Moi, je pense qu'on se leurre complètement. On est encore dans une démarche volontariste. Il faut aller gagner quelque chose. Mais ce bonheur, c'est un dû, c'est-à-dire qu'il jaillit spontanément à partir du moment où les conditions propres à son jaillissement sont respectées.

Le bonheur, cette sensation, cette pensée, comme toute pensée, elle s'inscrit dans des cellules. Il n'y a pas de pensée qui soit extracellulaire. C'est-à-dire que tout ce que l'on expérimente dans notre vie, c'est dans cette matière, dans cette chair, et les conditions propres, la minéralité de cette chair, la présence ou non de neurotransmetteurs, va faire que ce bonheur va pouvoir s'épanouir ou ne pourra pas parce qu'il n'y aura pas de terrain,

il n'y aura pas de substrat pour s'y ancrer. Alors ce n'est pas quand on veut, on peut, parce qu'on s'est tous rendu compte que c'était faux, il suffit de se mettre au 15e étage d'un immeuble et de vouloir voler, et on va se rendre compte rapidement de notre erreur manifeste.

Ça, c'est le délire humain du rêve d'Icare dans lequel on pense que quand on veut, on peut. Non, pas quand on veut, on peut. C'est qu'on veut et on peut en même temps. Le vouloir et le pouvoir, le faire et le désir surgissent en même temps quand les conditions propres à ce surgissement sont réunies.

Et ces conditions propres, c'est ce fameux cadre qu'on place sans cesse, que je vous propose d'expérimenter pendant le Terra Incognita. Ce fameux cadre qui n'est pas un cadre qui contraint mais un cadre qui libère.

Longtemps, la notion de cadre était quelque chose qui m'effrayait. Je fuyais toute forme de cadre. Mais quand on est hors cadre, on est soumis à l'arbitraire. On est aussi mené par le bout du nez, par toutes les idéologies.

Alors que quand on est dans un cadre et un cadre juste, un cadre dans lequel tout fonctionne de manière adéquate, Alors à ce moment-là, à partir de ce cadre, on a la totale liberté d'expérimenter dans ce cadre.

Pour pousser les choses à l'extrême, je me souviens d'une phrase de Saint-Augustin qui disait « Aime et fais ce que tu veux ». Alors là, il posait un cadre absolu, l'amour. Et ce qu'il disait, c'est que tant que tu es dans ce cadre d'amour, tu peux faire ce que tu veux, tant que tu es dans ce cadre-là, tout ce que tu feras sera connoté de cette connotation d'amour, de cette tonalité d'amour, et tout ne sera qu'amour.

Et bien là, c'est exactement la même chose. Quand on est dans un cadre physiologique normal, quand on est à l'intérieur de ce cadre physiologique, chacun pourra aller trouver son petit arrangement, son petite case dans laquelle il répond à ses besoins personnels.

Ça restera juste pour le corps. Et à partir du moment où les besoins du corps sont remplis de manière juste, à partir du moment où les neurotransmetteurs nécessaires sont produits par l'organisme, qu'est-ce qui se passe naturellement ?

le bonheur survient, il n'y a rien d'autre à faire. C'est ça qui à la fois me stupéfie et qui parfois me met en rage quand je vois l'énergie qui est dépensée pour arriver à aller moins mal alors que nos sociétés sont le reflet même de notre échec à ce niveau-là.

C'est-à-dire que nous sommes une société de drogués, drogués des médicaments antidépresseurs. Les sociétés du Nord sont beaucoup plus touchées que les sociétés du Sud pour la bonne et simple raison que dans le Sud, ils ont moins à manger et puis quelque part, ils ont certainement une alimentation moins détruite encore qu'eux, mais ils ont souvent moins à manger.

Donc les dégâts sont moins pires. Il y a une aggravation dans les pays du Nord. Mais ça, c'est le reflet même de l'échec de tout notre système, et en particulier de notre système alimentaire. On parle de réussite, mais regardez l'état de cette réussite !

Regardez la consommation de médicaments, de psychotropes, d'amphétamines, de cocaïne récréative soi-disant... Regardez la consommation de cannabis, d'alcool, d'antidépresseurs... C'est bien la preuve de notre échec flagrant.

Pourquoi ? Parce qu'on s'est trompé en matière de mode de vie. On a pensé qu'on pouvait faire n'importe quoi, donner n'importe quelle condition au corps humain, et que finalement, la pensée a été séparée du corps et s'est baladée un petit peu par-ci par-là.

Et que ça n'avait pas d'influence, mais ça a une influence colossale, tout se joue là. Quand on parle de conquérir le bonheur, la première des conseils que j'ai à donner aux personnes, c'est déjà de rétablir les conditions propres à l'émergence du bonheur.

Rétablir un écosystème intestinal qui soit approprié, avec un biote intestinal qui soit fort, une muqueuse intestinale qui ne soit plus perméable. renforcer ces fameuses glandes surrénales qui vont permettre à l'énergie de ressurgir.

Et à partir de ça, vous allez voir que le bonheur ne voudrait pas faire grand-chose pour qu'il survienne. C'est quelque chose de tellement spontané, de tellement évident pour le corps humain. Et tous ceux qui en passent par cette démarche de réflexion sur leur alimentation peuvent en témoigner.

Il y a un temps de nettoyage, certes, il y a effectivement un temps de nettoyage qui peut être un moment où on traverse des montagnes un petit peu plus russes, mais au final, le rétablissement des conditions propres à l'organisme amène littéralement à l'émergence du bonheur, à l'émergence de la bonté, à l'émergence de la douceur.

Et tant que ça n'est pas là, il faut continuer à frapper à la porte et à exiger notre dû, à exiger ce qui est la condition, la caractéristique naturelle de l'être humain. Cette douceur, cette bienveillance, cette empathie et cet altruisme qui est la marque de fabrique de l'humain, qui fait que nous sommes distincts de tout ce qui nous entoure.

C'est la marque de fabrique et nous l'avons perdue. Nous avons perdu notre qualité propre qui faisait aussi notre singularité dans ce monde et qui amenait à cette création la responsabilité de l'humain. On a perdu cette marque, il s'agit de la retrouver.

Ce n'est pas tant conquérir le bonheur que je vous propose dans ce terrain incognitable, c'est juste retrouver un terrain fertile pour qu'au printemps, il y a du bonheur qui fleurit sur chacun. Retrouvez ce terrain fertile et non pas ce terrain aride. Ne pas retrouver ces conditions adverses dans lesquelles toute petite pépite de bonheur va tomber et ne va pas fleurir.

Vous aurez beau voir le sourire d'un enfant, vous aurez beau passer un moment très agréable avec des amis, ça va faire une petite goutte de bonheur qui va tomber sur votre sol aride et craquelé. Ça va juste donner un petit frémissement de plaisir, de satisfaction et de bonheur, et puis tout de suite, ça va mourir.

Alors que s'il y a un sol riche et profond, la moindre petite goutte de bonheur, et ça, ça arrive tous les jours, dans toutes nos journées, remplie de petits moments de bonheur comme ça, la moindre petite goutte va pouvoir devenir quelque chose de grand, d'épanoui, de gigantesque, qui va nous porter en permanence.

C'est ce sol riche que je veux voir émerger, de l'humus, de l'humain humus, de l'humus fertile qui est cultivé à partir d'un mode de vie qui est absolument adapté à l'être humain. Bonne terra incognita à tous.

On va terminer la seconde semaine. Demain, on va se faire quelques petites recettes pour boucler tout ça, je pense. On va se terminer cette seconde semaine et je pense que vous avez réalisé que l'enjeu est bien au-delà de manger ou pas manger cru.

L'enjeu, c'est vraiment à la fois de retrouver les conditions propres à l'émergence du fonctionnement normal de l'être humain. L'enjeu est aussi de commencer à penser par soi-même et à ne pas être le jeu de toutes les modes, de toutes les tentatives de corruption, d'adhésion auxquelles nous pouvons être soumis.

Parce que la séduction sera en permanence dans ce monde. On sera séduit en permanence par telle idéologie ou telle idéologie. Parce qu'on en entendra de tous les côtés. Et que s'il n'y a pas cette capacité à se déterminer par soi-même à partir d'une profonde conviction et d'une connaissance, parce que la connaissance libère, et à ce moment-là, on sera joué dans tous les sens.

Et quand on est joué dans tous les sens, on est dans la peur, la peur absolue. Et la peur, c'est l'inverse de l'amour. Donc, on ne peut pas fonctionner par la peur.

Terra incognita, c'est refuser cette peur, refuser l'idéologie, refuser d'être un terrain aride, refuser la fatalité et l'arbitraire, et commencez à rentrer dans un monde de sens, d'amour, de logique, et dans lequel les choses surviennent spontanément à partir du moment où on leur a donné les conditions propres.

Merci pour votre soutien, merci pour votre engagement incroyable dans ce terrain incognita. C'est un mouvement comme je n'aurais jamais imaginé. Voilà quatre ans. Merci pour cette formidable ouverture, pour cet espèce de moment-clé qui se passe à tous les niveaux dans le monde de différentes façons et auquel nous participons tous et d'aller rétablir les conditions propres à la vie de l'être humain.

Maintenant que nous en sommes si éloignés, il est temps de rentrer à la maison. Bonne régénération !

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