Comment je m'alimente : je vous parle de mes 12 ans de transition alimentaire
Cette vidéo n’est pas un programme à suivre ni une liste d’aliments recommandés : c’est le récit détaillé de 15 ans d’expérimentations alimentaires, avec les erreurs, les impasses et les découvertes qui les accompagnent. Thierry y explique pourquoi il a longtemps refusé de parler de sa propre alimentation, et ce qui l’a finalement convaincu que son parcours pouvait avoir une valeur pédagogique.
Le récit couvre plusieurs phases distinctes : l’anarchie alimentaire des années étudiantes, le passage par le régime macrobiotique, puis la découverte de l’instinctothérapie à l’Institut Hippocrate en 2007, et enfin les approches centrées sur les jus et les régimes frugivores. Chaque étape est analysée avec ce qu’elle a apporté, mais aussi avec ses limites concrètes, notamment les variations glycémiques, les épisodes de boulimie et les erreurs liées à la saison ou au niveau d’activité physique.
Un fil conducteur traverse tout le parcours : la méfiance envers les régimes figés, qu’il compare à des structures religieuses fondées sur la peur. Ce qui a fonctionné pour Thierry à un moment donné ne fonctionnait plus à un autre, et ce qui lui convient ne convient pas nécessairement à quelqu’un d’autre. C’est pourquoi il insiste sur la distinction entre principes physiologiques, qui peuvent être universels, et applications pratiques, qui restent individuelles.
La vidéo introduit aussi deux notions qui seront développées ailleurs : le ressenti corporel comme boussole alimentaire, et le principe de densité, présenté comme une clé pour comprendre pourquoi certaines pratiques comme les cures de jus peuvent être bénéfiques dans un contexte et contre-productives dans un autre. Ces deux concepts structurent la réflexion de Thierry sur l’alimentation depuis plusieurs années.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Pourquoi parler de son alimentation personnelleThierry explique pourquoi il a longtemps évité de répondre à la question de ce qu’il mange et ce qui l’a amené à changer d’avis.
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4:42Ce qu’on attend d’une alimentation idéaleThierry pose les critères concrets qu’on cherche tous : simplicité, plaisir, coût raisonnable et effet réel sur la santé.
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9:24Les années d’anarchie alimentaireEntre 18 et 25 ans, alimentation transformée, alcool, sport intensif et cannabis : Thierry décrit une période de fort catabolisme sans conscience des conséquences.
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14:06Le régime macrobiotique, premier tournantDécouverte du macrobiotique au début des années 2000, avec ses céréales, ses cuissons et ses interdits de fruits, et les premiers effets ressentis sur l’inflammation intestinale.
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18:48L’Institut Hippocrate et l’alimentation vivanteEn décembre 2007, Thierry passe trois semaines en Floride pour explorer l’alimentation vivante, entre légumes, graines germées et interdits de sucres.
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23:31La découverte de l’instinctothérapieThierry rencontre le principe de laisser le corps guider les choix alimentaires, sans règles extérieures, et mesure ce que ça change concrètement pour lui.
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32:57Le régime frugivore et ses limitesL’expérience du 80-10-10, beaucoup de fruits et peu de graisses, amène une légèreté digestive mais aussi des variations glycémiques importantes et des épisodes de boulimie.
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37:42Les jus et le principe de densitéLes jus augmentent l’apport micronutritionnel, mais Thierry constate que leur efficacité dépend d’un principe qu’il ne connaissait pas encore : la densité.
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47:04Principes contre régimes : la distinction centraleThierry synthétise pourquoi les régimes échouent structurellement et pourquoi seuls des principes physiologiques adaptables permettent une vraie autonomie alimentaire.
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51:47L’erreur fait partie de l’apprentissageThierry revient sur ses propres erreurs récentes, notamment le jeûn alterné sans repos suffisant, et défend le droit de se tromper sans en rejeter la faute sur un tiers.
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Transcription de la vidéo
Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.
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Bonjour, c'est un plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle vidéo. On débute une nouvelle série, après la série sur le cancer que vous avez énormément plébiscité. On va y revenir, comme je vous l'ai dit, on va y revenir novembre-décembre, je pense qu'on va remettre le paquet là-dessus tellement il y a eu de retours positifs comme négatifs.
Mais là, j'avais envie vraiment d'aborder une question que j'aborde finalement rarement. Je vous ai beaucoup parlé de réformes alimentaires, je vous ai beaucoup parlé d'introduire des jus, enfin voilà, ma chaîne est connue pour ça, mais très souvent il y a des questions qui reviennent sans cesse, c'est Thierry, et toi, qu'est-ce que tu manges, qu'est-ce que tu fais, comment tu t'alimentes et ainsi de suite, et c'est une question à laquelle je n'ai jamais voulu trop répondre,
pour la bonne et la simple raison que mon exemple personnel, ce que je fais pour moi, il me semble évident que ce n'est pas reproductible, qu'il y a des principes sur lesquels on peut tous s'appuyer, mais par contre que l'application de ces principes dans la vie de chacun n'a pas vraiment grand intérêt.
Alors, je me suis dit que finalement, peut-être que je me trompais et que mon histoire, 12 ans de transition alimentaire, comme j'ai appelé cette vidéo, parce que c'est à peu près ça, ça fait un peu plus de 12 ans quand même, même plus que ça, 15 ans, 16 ans que j'ai vraiment commencé à réfléchir sur mon alimentation et à la modifier, pouvaient avoir valeur d'exemple, non pas tant sur les solutions trouvées, mais sur la méthodologie, sur la façon dont je m'y suis pris pour arriver à fonctionner maintenant au
quotidien d'une manière totalement libre, intuitive, simple, et surtout dans laquelle l'alimentation n'a plus aucune importance pour moi, c'est-à-dire que je n'y réfléchis même pas. De toute façon, voilà, le prémice à tout ce que je vais vous présenter, c'est qu'on a tous plus ou moins la sensation quand même que notre alimentation peut influer plus ou moins selon les personnes, mais je dirais quand même globalement plus, que notre alimentation a une influence relativement forte sur notre état
physique et psychologique. On en a tous un petit peu la préscience d'une certaine manière, ça commence à être de plus en plus su, dans les médias même de plus en plus on en parle, on parle de régimes, on parle d'approches alimentaires différentes.
Le problème c'est qu'il y a tellement de régimes, tellement d'approche que la plupart du temps on est complètement perdu. Je ne sais pas vous, mais moi je vois des avis qui divergent dans tous les sens, chacun y va de son avis, de son argumentation, une argumentation qui est orientée pour montrer la véracité de son avis, et puis là-dedans, nous on fait de la brasse d'une certaine manière, on ne sait pas trop où on en est, et ce qui est important c'est d'arriver à
trouver quelque chose qui nous convienne, c'est-à-dire qui réponde à nos attentes et nos finalités qui sont souvent multiples par rapport à notre contexte de vie. Donc j'ai deux questions, moi, que j'ai posées dès le départ.
Comment savoir qui a raison ? Et comment changer d'alimentation sans se tromper ? Et au travers de cette vidéo, j'ai envie d'essayer de commencer à vous donner des éléments de réponse à ces deux questions, et peut-être vous rendre compte que ce sont deux questions qui sont des mauvaises questions.
Alors, je n'ai jamais voulu donner de plan alimentaire pour la bonne et simple raison que pour moi un plan alimentaire n'a de sens que s'il est complètement individualisé. Or, qui plus que toi... c'est comme la santé, voilà, attendre un plan alimentaire de l'extérieur, c'est comme attendre la santé de l'extérieur.
Le plan alimentaire, c'est quelque chose qui jaillit de l'intérieur à partir de la connaissance des grands principes propres à l'alimentation. Et ça, c'est peut-être quelque chose qui nous manque énormément, parce que chaque fois que quelqu'un te parle de régime, il ne s'appuie pas sur des principes.
Il te dit voilà le régime, il faut manger comme ceci, il ne faut manger qu'un seul aliment, il ne faut manger que cet aliment-là, et puis il faut supprimer les autres, et ainsi de suite.
Et il ne s'appuie pas sur les principes. Mais un régime, un mode alimentaire, ça vient de l'intérieur uniquement. C'est-à-dire c'est l'émanation de tes besoins, la manifestation de tes besoins et leur application dans la vie réelle.
D'ailleurs, tu vois, cette histoire de régime, moi ça m'avait toujours surpris parce que comment on peut imaginer donner la même chose ? Souvent même, tu as des régimes dans lesquels on t'indique même les quantités de ce que tu devrais manger.
Enfin, je veux dire, la personne ne te connaît pas, la personne qui dit ça ne te connaît pas. T'as une personne de 95 kg et de 1m95, et puis t'as l'autre qui fait 1m60 et 41 kg, l'une qui vit dans le nord de la France, l'autre qui vit au sud de l'Espagne, l'un qui a 40 ans, l'autre qui en a 18, enfin je veux dire, l'un qui a une activité physique, l'autre qui ne l'a pas.
Comment tu veux donner un régime alimentaire qui soit aussi général et qui ne tienne pas compte des individualités ? Ça me paraît juste totalement impossible. D'ailleurs, souvent je me dis qu'il faut être sacrément gonflé pour arriver à créer un régime alimentaire pour l'autre.
Moi, j'ai beaucoup de respect et d'admiration pour les diététiciens parce qu'il faut quand même être sacrément gonflé pour arriver à dire à l'autre ce qu'il doit manger, alors qu'on ne le connaît pas, globalement, on ne connaît pas la physiologie de l'autre.
Alors, j'imagine que comme moi, vous avez envie d'une seule chose, que votre alimentation soit simple, agréable, qu'elle donne du plaisir, qu'elle soit peu coûteuse, qu'elle soit relativement intuitive, que ça ne vous prenne pas la tête, et surtout qu'elle vous assure une bonne santé.
Alors, il est relativement facile de montrer que la transformation de notre alimentation, particulièrement dans le sens d'apporter plus de contenus micronutritionnels, va aller dans le sens de l'amélioration de la santé.
Moi, j'ai envie de vous raconter mon parcours personnel pour que vous compreniez un petit peu comment j'ai pu faire évoluer mes besoins, comment j'ai pu comprendre mes besoins et surtout comment j'ai pu découvrir certains principes propres à l'alimentation qui m'étaient cachés jusque-là et qui faisaient que je naviguais en plein fou.
Alors, pour faire simple, ma vie mon œuvre, j'ai eu plusieurs phases dans ma vie, on va dire. Première phase qui est commune à la plupart des gens, c'est la phase familiale, où je suis dans ma famille jusqu'à 17-18 ans, j'ai passé mon bac, j'avais un an d'avance, donc j'ai passé mon bac, j'avais encore 17 ans, première phase de vie.
Mon alimentation n'était pas compliquée puisqu'elle était donnée par ma mère, donc c'était ce qui m'était donné dans ma famille. On va dire quand même que globalement c'était une alimentation relativement traditionnelle, ma mère cuisinait beaucoup à la maison, peu de plats préparés, j'ai très peu connu ça, j'ai été préservé, pour moi, ce n'est même pas qu'elle faisait des efforts, c'est que pour elle c'était naturel, c'était une bonne cuisinière,
donc elle préparait, je me souviens toujours avoir été, mes premiers souvenirs, je suis sur le siège du vélo de ma mère, et on va à 2-3 kilomètres de là, au village d'à côté, chez un maraîcher acheter des légumes pour préparer, légumes-fruits pour préparer.
Donc, j'ai quand même été baigné dans un environnement dans lequel j'avais accès à des produits de qualité. Par contre, inconvénient, alors inconvénient pas de l'alimentation en tant que tel, mais j'ai toujours été un beau bébé et avec un léger surpoids qui est devenu un surpoids important à l'adolescence.
Surpoint important qui a fait que très tôt, je me suis retrouvé confronté au régime. Alors, c'était moi qui les demandais, parce que quand tu es gros au collège ou au lycée, tu en prends plein la figure. Donc, gros boutonneux et fils de prof, tu vois, c'était mal barré pour moi.
Donc, rapidement, je me suis retrouvé, je me souviens des régimes Weight Watcher que j'ai fait à l'âge de 13 ans, 14 ans. Pour vous donner une idée, à l'âge de 18 ans, je faisais 86 ou 87 kg pour 1m75.
Ce n'était pas de l'obésité morbide, mais j'étais quand même en net surpoids. Pour vous donner une idée, c'est mon poids de forme à peu près, j'en fais 60-61 kg. 60-61 kg ou 60 kg à peu près, pour remettre 75 kg, c'est à peu près mon poids de forme.
Là, je suis bien, je suis stabilisé, je ne fais pas d'efforts du tout pour rester à ce poids. D'ailleurs, je ne me pèse quasiment jamais, mais quand je me pèse, je constate que je reste dans ces eaux-là.
En fonction des périodes de l'année, je peux descendre à 58-57 kg si vraiment j'ai fait pas mal de jeûne, ou que c'est en plein été que je mange peu, et puis remonter à 60-61 parfois en plein hiver, ou si j'ai une période d'inactivité un peu plus importante, mais globalement je reste dans ces eaux-là.
Donc j'étais en surpoids, et je me suis retrouvé rapidement confronté à la notion de régime. Et les régimes c'est une véritable catastrophe, ça fait partie des choses qui sont évidentes pour moi, c'est-à-dire que tout régime restrictif conduit tôt ou tard à un effet rebond qui va avoir des conséquences si c'est un régime restrictif sur la quantité, qui va donner ensuite des pulsions boulimiques sur la quantité.
Si c'est un régime restrictif sur la nature, par exemple, tu exclues les sucres, ça va te donner une appétence pour les sucres énormes. Si c'est un régime restrictif sur les graisses, ça va te donner une appétence pour les graisses énormes. Les régimes restrictifs ne fonctionnent pas parce que notre corps est structuré autour d'une notion de plaisir, notion de plaisir d'ailleurs que les industriels de l'alimentation ont bien compris et l'utilisent à nos dépens, mais nous sommes guidés par un principe
de plaisir, c'est-à-dire qu'une alimentation adéquate pour moi doit obligatoirement matcher avec la notion de plaisir, sinon ça ne marche pas, obligatoirement. Donc ça c'est ma première période, du traditionnel par lequel on est souvent tous passés.
Alors je dirais du traditionnel, maintenant moi j'ai 45 ans donc je fais partie des années 70, je suis né en 1974, je pense que du traditionnel de maintenant c'est beaucoup plus transformé, blister, prêt à cuire, prêt à consommer, donc moins de qualité.
Alors ensuite, il y a eu une période pour moi entre 18 et 25 ans où je suis parti de la maison, au niveau alimentaire qui a été à peu près n'importe quoi, globalement n'importe quoi, je suis assez connu, j'étais connu parmi mes copains pour faire déjà des monodiètes, mais les monodiètes de chips de crevettes, je mangeais beaucoup de chips, beaucoup d'alimentation transformée, pas mal d'alcool aussi, pas mal de cannabis à l'époque aussi,
des stupéfiants, surtout du cannabis à l'époque, anarchie alimentaire totale, c'est-à-dire des périodes où je mange très peu, des périodes où je mange énormément, beaucoup de produits transformés sur le pouce, beaucoup d'activités physiques, énormément d'activités physiques, beaucoup de courses à pied, beaucoup d'escalades, beaucoup de montage, je partais beaucoup en montage, je faisais de l'alpinisme, des hivernales. Donc, gros catabolisme, gros efforts demandés au corps, et alimentation qui s'était
vraiment dégradée en termes de qualité, mais bon, je ne le voyais pas, je surfais aussi sur tout mon bagage, certainement sur tout mon acquis, je ne le voyais pas. De temps en temps, on me mettait en garde, on me disait Thierry, tu ne peux pas faire autant de sport et puis continuer à faire la fête le soir, à bouffer n'importe quoi et ainsi de suite.
Je lui disais, non mais attends, t'inquiète pas, je sais où je vais, il n'y a pas de problème, mon corps tient bien. Alors ça, c'est vraiment l'apanage de la jeunesse d'une certaine manière, c'est de ne pas se rendre compte qu'on vit sur nos économies, donc de tirer sur la carte bleue d'une certaine manière, de cramer le compte, et puis de se dire, non mais moi j'ai des ressources et ainsi de suite. Oui,
tu as des ressources, mais tu es en train de taper dedans. Alors, là, pas vraiment de transition alimentaire, rien à dire de particulier, sauf que petit à petit, mon état de santé physique et psychique a commencé à se dégrader.
Il y avait énormément de facteurs pour ça, épuisement, épuisement physique, simplement j'enchaînais trop, je courais trop, beaucoup trop, je m'entraînais beaucoup trop, je ne laissais pas du tout la place au repos, j'étais d'une certaine manière addict, drogué à l'exercice physique, Les quelques rares fois où je me suis vraiment blessé, je devenais dingue à force de ne pas pratiquer d'activité sportive, et je pense qu'il y a beaucoup de sportifs qui se reconnaîtront là-dedans.
Alimentation qui ne m'apportait pas, maintenant avec du recul, la qualité nutritionnelle que je devais trouver normalement, et puis bon, alcool, cannabis et ainsi de suite, qui n'améliorait pas la chose.
Ce qui fait qu'à partir de 25 ans, j'ai commencé à souffrir de troubles physiques et psychiques à répétition. Ça a commencé d'abord par des ruptures ligamenteuses, des ruptures au niveau des ménisques du genou, au niveau de la hanche aussi, au niveau des épaules, des blessures à répétition qui faisaient que je ne pouvais plus pratiquer mon activité sportive, donc baisse du moral aussi, baisse du moral parce que je ne pratiquais pas mon activité sportive, et puis baisse du moral dans l'absolu.
Et entre 25 et 33 ans, ça a été une longue descente aux enfers, d'abord avec des petits mots, puis qui sont devenus des gros mots entre guillemets, M-A-U-X, jusqu'à me retrouver à l'âge de 33 ans dans un état d'incapacité totale, handicapé moteur, dans l'incapacité de me bouger par moi-même, dans un état de cachexie avancée, puisque je ne faisais plus que 30 kg pour 1m75, donc j'étais passé de 87 kg à 30 kg, Donc, tu peux imaginer ce que ça représente sur le corps avec une tuberculose, pancréatite, hépatite, enfin,
je vous l'ai raconté déjà des tas de fois. Mais ce qui est intéressant pour notre sujet de cette vidéo, c'est qu'entre 25 et 33 ans, j'ai obligatoirement cherché des solutions. D'abord, j'ai commencé du côté de la médecine classique, qui m'a baladé d'hôpital en hôpital, hôpital de Purpan, hôpital de Perpignan, hôpital de la Péronie à Montpellier, je les connais par cœur, j'ai fait des longs séjours de plusieurs mois parfois dans ces hôpitaux.
C'est pour ça que je connais le système hospitalier. Des fois, les gens me disent « Tu tapes sur le système hospitalier, mais tu ne le connais pas. » Je dis « Attends, t'inquiètes, au cumul, j'ai passé plusieurs années dans le système hospitalier, donc je sais très bien comment ça fonctionne.
» Et ce n'est pas une façon, quand je tape sur le système hospitalier, ce n'est pas une façon de taper sur les personnels qui sont dedans. Ils font ce qu'ils peuvent avec les ressources qu'ils ont, mais sur le système en tant que tel qui est juste aberrant et qui est juste antinomique avec la notion de guérison.
Donc, je connais par cœur. Et puis, rapidement, j'ai vu que la médecine classique n'apportait pas de réponse. On m'a mis sous anti-dépresseurs parce que je n'avais pas le moral, on m'a mis sous anti-inflammatoires parce que j'avais des inflammations partout, je voyais bien que ça ne me soignait rien, que je n'allais pas mieux, que j'étais juste sédaté, gavé d'anti-inflammatoires, que si j'arrêtais les anti-inflammatoires, l'inflammation augmentait, partait de plus belle,
que si j'arrêtais les anti-dépresseurs, bon, de toute façon, même avec les anti-dépresseurs, je n'allais pas bien, je pleurais tout le temps, et en plus, j'étais complètement KO en permanent, je baillais tout le temps, je dormais tout le temps, donc il y avait quelque chose qui n'allait pas non plus.
Donc, j'ai commencé à chercher autre chose, d'autres voies pour aller mieux, pour aller vers la santé, et obligatoirement, je suis tombé sur la question alimentaire. Et à l'époque, quand on tombait sur la question alimentaire, il n'y avait pas beaucoup de ressources, Internet était encore balbutiant, c'était au début des années 2000, fin des années 90 et début des années 2000, Internet était balbutiant, donc on trouvait quelques livres ça et là, et je suis tombé sur des régimes.
Et en particulier, à l'époque, j'ai commencé par le régime macrobiotique, puisque c'était ce qui était un petit peu connu dans les milieux de santé, macro-biotique, je vous le fais simplement, c'était un régime dans lequel on consomme énormément de céréales, de produits cuits, transformés, il ne faut surtout pas manger de fruits.
Il y avait une question de Yin et de Yang, je ne comprenais pas trop grand-chose au Yin et au Yang, mais tout le monde me disait « Toi Thierry, tu es Yin et maintenant il faut que tu consommes du Yang.
» Donc du Yang, qu'est-ce que c'était ? C'était des choses salées, cuites, fortement transformées par la cuisson. Par contre, il y avait des avantages, c'est qu'aucun produit industriel dans cette alimentation, il n'y avait pas de produits laitiers, il n'y avait pas de blé non plus à mon souvenir.
Donc j'ai commencé comme ça, et je ne peux pas dire que ça a été miraculeux, mais j'ai senti des effets, j'ai senti que je me sentais quelque part un petit peu mieux que l'inflammation que j'avais au niveau des intestins diminuait légèrement, j'ai senti qu'il y avait quelque chose et que, oui, mon alimentation pouvait influer grandement sur mon état de santé.
Donc, ça m'a motivé, j'ai commencé à éplucher un petit peu, et je suis rapidement tombé sur les écrits d'un pionnier en France qui s'appelle Tal Chaleur, qui est encore bien actif, Tal, actuellement, qui porte haut et fort la flamme de l'hygiénisme.
J'ai lu ses écrits, j'ai lu aussi les travaux de quelqu'un qui s'appelait Edmond Bordeaux Schesely, je crois, de mémoire, ça rappellera certainement des choses à certaines personnes. Il y avait aussi un américain, j'étais tombé sur un de ses livres, et comme je lisais assez bien l'anglais, qui s'appelle Victorias Cuslin-Kass, qui est un américain, et donc ils tous prônaient une alimentation vivante, donc ça, ça m'avait interpellé, basée sur beaucoup de graines germées.
donc j'ai commencé à introduire les graines germées dans mon alimentation, et là aussi, j'y ai trouvé, et j'ai trouvé qu'en termes de vitalité, de douleur et tout, c'était très bien.
Par contre, je n'étais pas convaincu, donc j'hésitais entre beaucoup de choses, et j'ai fait un petit mix entre alimentation vivante et macrobiotique. Je mangeais beaucoup de riz, beaucoup de céréales, parce que ça c'était la macrobiotique, puis j'étais persuadé que sans riz et sans céréales, on ne pouvait pas s'en sortir.
J'étais devenu globalement végétarien, je ne dirais pas végétalien, je dirais végétarien parce que la macro-biotique est végétarienne, l'approche de l'alimentation vivante est globalement végétarienne, en tout cas, les mouvements qui étaient représentés alors étaient végétariens.
Ce n'était pas un végétarisme strict, il m'arrivait de consommer un petit peu de fromage, il m'arrivait de consommer des œufs, mais globalement quand même, je consommais surtout des céréales, des fruits, des légumes, des noix, beaucoup quand même sous forme cuite, peu sous forme crue, mais avec ce régime-là, j'avais trouvé une certaine forme d'équilibre dans mes douleurs.
Par contre, mon état physique ne s'améliorait pas. C'est-à-dire que l'état de dégradation qui était le mien continuait à progresser dans le sens de la dégradation, même si j'avais un mieux-être au niveau digestif parce qu'avant je ne digérais plus rien, même si j'avais un mieux-être au niveau digestif, je n'y arrivais pas.
Je n'y arrivais pas, je suis allé consulter des personnes qui faisaient de la médecine ayurvédique, je suis allé consulter des personnes qui faisaient de la médecine anthroposophique, chacun me faisait un plan alimentaire très strict, très précis que j'essayais d'appliquer, que la plupart du temps je n'arrivais pas à appliquer, d'ailleurs ce qui faisait que je culpabilisais énormément, Et à ce moment-là, j'en sortais et ça ne marchait pas.
Une chose qui m'avait beaucoup marqué aussi et qui m'interpellait à l'époque, c'était que dans la macro-biotique, ce qui est bien c'est de manger du cuit, du salé, du chauffé, du chaud surtout, et dans l'alimentation vivante, en particulier l'approche, alors pas l'approche de taille-chaleur qui est très large, mais l'approche de l'Institut de santé hypocrate aux Etats-Unis où je me suis rendu finalement, qui prônait pas mal l'alimentation vivante à l'époque,
dans l'Institut Hippocrate, il fallait surtout manger des graisses et des légumes et surtout pas de sucre. Alors, c'était marrant parce que je me rendais compte que si j'appliquais le régime macro-biotique, je mangeais cuit, je mangeais salé, je me sentais bien psychologiquement, je me disais oui, je respecte bien la règle, mais si je mangeais des fruits, je culpabilisais, je me sentais super mal.
À l'Institut Hippocrate, si je mangeais cuit, alors là je culpabilisais, il fallait que je mangeais cru. Par contre, si je mangeais des fruits, là je culpabilisais.
Et donc, dans toutes ces approches, il y avait quelque chose qui ne m'allait pas du tout, c'est que je ressentais des besoins, tu vois, au cours de l'année, il y avait des moments où j'avais envie de manger des fruits, d'autres où je n'avais pas envie de manger des fruits, d'autres des moments où j'avais envie de plus manger cuit, d'autres où je n'avais pas envie de manger cuit, et finalement, je me retrouvais à être pris dans un
système dans lequel j'étais ému par ma culpabilité. Tout ça, ça a débouché sur le fait qu'en 2007, alors que vraiment ma descente aux enfers, j'avais 32 ans, était de plus en plus forte, J'ai décidé de me rendre à l'Institut Hippocrate aux Etats-Unis en décembre 2007 pour essayer de comprendre l'alimentation vivante. Je m'y suis rendu, j'ai passé trois semaines là-bas, un cadre magnifique.
J'ai mangé surtout des légumes et des matières grasses, des crackers, des noix, des choses comme ça. C'était végétarien. J'ai l'honneur de vous raconter un truc assez rigolo, c'est que quand même, ils interdisaient les fruits, il y a proscrit, les sucres c'est mal, les sucres c'est très dangereux parce que, soi-disant, ça fait proliférer les candidats albicans, les bactéries et ainsi de suite.
Ça, c'est une vision à laquelle je n'adhère plus du tout. Mais un truc qui était très marrant, c'est qu'il y avait des jardiniers qui travaillaient dans ce centre-là, c'était des portoricains la plupart, et ils organisaient un trafic noir de fruits.
C'était assez rigolo, c'est que, à un moment, je discutais avec une autre personne qui est en pension là-bas, et je dis mais j'en peux plus, moi j'ai envie de sucre, j'ai envie de fruits, et l'autre me dit, va voir un tel, va voir ce jardinier-là, parce qu'il a un grand jardin chez lui, il a plein de fruits, et si tu lui demandes, il te fera passer discrètement des papayes,
des bananes, des ananas et ainsi de suite. Et donc il y avait un marché noir de fruits, et pour moi ça m'avait marqué. Je m'étais dit donc finalement c'est quand même une extrême forme de coercition et de stress qu'on impose aux organismes pour qu'on en soit rendu à faire du marché noir de fruits, t'imagines un peu le truc.
Je suis rentré de l'institut Hippocrate, j'ai été diagnostiqué avec une tuberculose, Donc, preuve pour moi quand même que cette alimentation avait un intérêt, mais qu'elle ne suffisait pas à résoudre mon état, et que finalement, quelques mois après, je me suis retrouvé, c'était en août 2007, j'avais 33 ans, et je me suis retrouvé à l'article de la mort.
Donc, première phase, j'ai essayé plusieurs régimes, macro-biotiques, j'ai essayé aussi l'alimentation vivante façon Hippocrate, Institut Hippocrate, Anne Wigmore, je l'ai essayé en tâtonnant, on ne peut pas dire que je lui ai laissé grandement sa chance, surtout c'était caractérisé par le fait que je sautais de l'un à l'autre parce qu'en fait c'était des régimes, donc je ne savais pas du tout comment me retrouver là-dedans. Et je me suis retrouvé à 33 ans,
donc été de mes 33 ans, complètement halité, dans un état de débilité au sens propre du terme, débilité physique extrêmement avancée, j'étais mourant, j'étais condamné. Et c'est là où j'ai rencontré une bande du Berlut assez rigolote, en fait c'est des gens que je connaissais depuis très longtemps, c'était des voisins chez mes parents, des personnes auxquelles je dois beaucoup, auxquelles je dois même, enfin je leur ai dit déjà plusieurs fois, auxquelles je dois la vie.
On se connaissait déjà depuis très longtemps, Benoît et Guylaine à qui je tire mon chapeau parce que ça a vraiment été des piliers pour moi, ce sont les propriétaires d'ailleurs du Domaine Belleri où nous organisons nos stages régulièrement dans les Pyrénées-Orientales, Et Benoît et Guylaine, ils avaient une approche alimentaire qui était très intrigante pour moi, que je connaissais, à laquelle je n'avais pas encore adhéré du tout, ça s'appelait l'instinctothérapie à l'époque.
Ça consistait à prendre en compte que le corps humain a une capacité à manifester ses besoins propres, ses besoins alimentaires en particulier, au travers d'un ensemble de signaux qu'on appelle l'aliesthésie. L'aliesthésie, c'est un principe de fonctionnement du vivant qui dit que, finalement, ta perception des goûts et des odeurs est modifiée par les besoins de ton corps.
C'est-à-dire que tu vas avoir une maximisation de la perception de l'odeur d'un produit en fonction des besoins de ton corps. Si tu as très besoin de ce produit-là au niveau alimentaire, son parfum va t'enivrer d'une manière que ne fera pas un autre produit.
Donc, ça se basait avant tout sur notre ressenti. Il m'en avait parlé, il m'en avait parlé énormément, mais moi, je les voyais de loin, il fallait manger tout cru, donc déjà moi, bien imprégné de macro-biotiques, ça ne me parlait pas, il fallait manger tout brut sans transformer, ça ne me parlait pas non plus, donc ça n'avait pas de véritable résonance pour moi.
Et puis bon, j'en étais arrivé à un tel point d'affaiblissement qu'à un moment je me suis dit allez, vaille que vaille, on va essayer, on va essayer.
Et il y a une chose quand même qui me séduisait énormément dans cette approche, c'est qu'il n'y avait pas de régime, c'est-à-dire qu'il n'y avait pas de « il faut, il ne faut pas ». Et ça, ça me paraissait extrêmement vivant comme approche, extrêmement jubilatoire. Il n'y avait pas de il faut ou il ne faut pas, la maxime c'était ton corps sait, et ça aussi ça m'a beaucoup parlé, ton corps sait, il peut te dire, ton corps sait,
ton corps connaît mieux que toi tes besoins, il peut te les manifester au travers d'un ensemble de signes, apprends à reconnaître ces signes et ensuite tu seras libre, et tu pourras consommer tout ce que tu veux, ton corps te dira la quantité, il te dira quand t'arrêter et tu pourras faire comme tu veux.
Alors ça, ça me parlait énormément, moi qui avais basculé de régime en régime, je m'étais rendu compte que, finalement, les régimes ne marchaient pas, que l'autre ne savait pas pour moi, que l'autre me donnait des quantités mais que ça ne marchait pas.
Donc je me suis dit, vaille que vaille, on va essayer. Et ça a été très intéressant pour moi parce que ça m'a conduit à faire des expériences que je n'aurais jamais imaginées.
Et ça, c'est très valable dans les régimes alimentaires, souvent c'est de se rendre compte à quel point on est borné, on est bloqué par les représentations stéréotypées. Je me souviens à l'époque, l'un des principes de cette instinctothérapie, alimentation sensorielle maintenant, comme l'appelle mon ami Dominique Guyot, c'était que tu as des aliments qui vont être clés pour toi, qui vont apporter vraiment les nutriments dont tu as besoin à ce moment-là, et le meilleur moyen de les déterminer, c'est d'arrêter de couper totalement ta
représentation que tu peux avoir de ces aliments. Tu sais, la diététique, tel aliment est bon, tel aliment est mal. Moi, je venais d'une famille dans laquelle on consommait peu de matières grasses finalement, parce que dans les années 60, on disait que le gras c'est mal, globalement, les années 70-80, les années Bernard Tapie, on te disait que le gras fait mal, le gras fait grossir, donc moi j'étais emprunt de cette culture-là.
Donc on te dit qu'il faut te bander les yeux globalement et sentir les aliments, et tu vas voir, il y en a un qui va vraiment t'attirer. Je l'ai déjà raconté cette histoire, la première fois où j'ai pratiqué cette expérience, moi qui venais quand même de plusieurs années de végétarisme plus ou moins mou, la première fois où j'ai fait cette expérience, il y avait sur une table des tas de fruits, de légumes et ainsi de suite, et puis il y avait de la viande, du poisson, tout cru.
Alors, le principe c'était de manger tout cru parce que les aliments à l'état brut sont crus et que l'alièsthésie olfactive et gustative s'exprime sur des éléments bruts et non transformés. C'était la seule contrainte.
En fait, la seule contrainte de cette approche-là c'était de dire tu es libre de faire tout ce que tu veux, la seule contrainte c'est qu'il faut manger cru et non transformé, c'est-à-dire qu'il faut sentir les aliments bruts non transformés parce que sinon ton odorat ne s'exprime pas de la manière dont il devrait s'exprimer.
Et donc, la première fois que j'ai mené l'expérience, je m'en souviendrai toujours, Alors, quand j'ai enlevé le bandeau, le produit qui m'avait fait le plus flasher c'était un morceau de lard de cochon, donc un truc très gras, très animal, du gras de cochon, et sur le coup, bien sûr, hors de question de manger un truc pareil, moi qui étais quand même sensible à la condition animale, aux conditions qui sont faites aux animaux actuellement, donc hors de question de manger un truc pareil, et je m'en souviendrai toujours,
je l'ai déjà raconté, j'ai mis le morceau, les copains qui m'avaient laissé faire cette expérience m'ont dit Ecoute quand même, si la théorie de l'instinctothérapie, de l'alimentation sensorielle est juste, si l'anesthésie olfactive fonctionne bien, tu dois avoir quand même quelque chose à voir avec ce type d'aliments et tu devrais faire l'essai. Moi pas question, mais j'avais accepté de le mettre dans mon frigo, et je me souviendrai toujours, j'ai tourné autour du frigo pendant plusieurs jours, tu sais,
intellectuellement c'était hors de question, hors de question de manger un truc pareil, mais jamais de la vie, jamais de la vie. Et en même temps, il y avait un truc en moi qui venait des tripes, qui était ça sent quand même super bon, tu en as vraiment envie et ainsi de suite.
Et il y avait une espèce de conflit, et vous savez ce conflit c'est quelque chose qu'on retrouve très souvent dans les régimes alimentaires. Et donc j'ai tourné autour, je le sentais de temps en temps, je le sentais, ça sent super bon, oui mais non, non, non, pas question, non, pas question, tu n'es pas mieux que par ton plaisir, il ne faut pas déconner, c'est quand même de l'animal,
tu ne vas pas manger de l'animal, c'est du cadavre, c'est dégueulasse, tu n'as pas le faire ça à un animal et ainsi de suite, enfin voilà, tout le discours que je connaissais et qui est vraiment censé en plus comme discours.
Donc j'avais une espèce de conflit cognitif en moi jusqu'au jour où à un moment, je ne sais pas, si vous savez la tentation un petit peu, je me suis dit allez, j'en mets un morceau dans ma bouche, mais je vais le recracher parce que c'est dégueulasse, c'est du cadavre et ainsi de suite, je l'ai mis dans ma bouche et là vraiment j'ai senti comme si ma biologie, tu vois dans ma tête c'était non, non, non, tu ne vas pas manger ça, et là ma biologie a dit, enfin ma biologie comme si j'étais séparé,
ce n'est pas séparé mais j'ai senti vraiment qu'il y avait quelque chose qui montait de l'intérieur, qui disait à mon esprit « Ta gueule ! » littéralement, j'ai mangé ce morceau de viande que j'ai énormément apprécié au niveau du goût, et qui a fait qu'ensuite pendant des semaines j'ai mangé beaucoup de viande, pas que de la viande, mais j'ai mangé beaucoup de viande et des fruits principalement, de la viande et des fruits, de la viande et des fruits, je mangeais beaucoup de ça.
Il y a eu un énorme travail psychologique aussi qui s'est fait en même temps, énorme travail psychologique, Et ce faisant, là, mon état de santé a commencé à s'infléchir de manière extrêmement positive.
Il se passe quelque chose. Et ce que je veux au travers de cette présentation, qui est un peu longuette certainement, je suis désolé, ça va durer un petit peu longtemps, mais je pense que l'histoire est vraiment intéressante.
Ce qui est vraiment remarquable pour moi, c'est que le changement s'est fait sur le plan alimentaire, quand j'ai commencé non plus à suivre ce que mon cerveau me dictait, qui était encombré de tous les préceptes diététiques que j'avais pu entendre, mais quand c'est mon corps qui a guidé.
Et ça, c'est un principe vraiment essentiel sur lequel je me fonde et sur lequel je vais me fonder aussi. Je vais vous en parler, peut-être pas dans cette vidéo, peut-être demain dans le live, je vais sortir une formation qui s'appelle physio, une formation sur l'alimentation, vous allez voir qu'on se base beaucoup sur le ressenti du corps parce que lui seul sait, et lui seul peut vous guider, parce que pour moi les régimes alimentaires ne fonctionnent pas.
Donc là, premier principe, j'ai appliqué cette méthode alimentaire pendant 2-3 ans, bien, mon état de santé s'est énormément amélioré, j'ai repris du poids, je ne suis pas remonté à 60 kg mais je suis remonté à 50 et quelques kg, 50 kg, 52, 51, 52. Qu'est-ce que je mangeais ?
Je mangeais des fruits, des légumes, des noix, des produits animaux, de la viande, un peu de poisson. Bon, je mangeais à satiété, je mangeais ce que mon corps me disait de manger.
Par contre, il y a eu quand même un gros problème qui est apparu avec cette méthode alimentaire, c'est que les fameux signaux du corps, on les entend ou on ne les entend pas. Et je l'ai remarqué d'ailleurs chez nombre de pratiquants de cette méthode alimentaire, autant théoriquement pour moi elle me paraît vraiment valide et juste, autant en pratique c'est très compliqué.
C'est très compliqué, pourquoi ? Bon, premièrement, parce que c'est extrêmement marginalisant. Évidemment, quand tu te retrouves à ne plus manger que des produits crus, bruts, sans aucune transformation, c'est-à-dire même la moindre salade ou quoi que ce soit, tu ne vas pas la manger, au niveau social c'est difficile.
Donc, on se retrouvait entre personnes qui pratiquaient cette alimentation-là, mais bon, les clubs fermés, moi ce n'est pas trop mon truc, donc au bout d'un moment, se réunir uniquement autour de ce que tu manges, ça me fatiguait un petit peu.
C'est comme un peu les meetings végans ou des trucs comme ça, ce n'est pas le genre de truc qui me branche plus que ça, Tu vois, se réunir autour d'un commun si réduit et si anecdotique, tu vois, voilà ce qu'on mange, pour moi ce n'est pas ce qui me détermine, tu vois, il y a un moment où je trouve une alimentation qui me convient mais après il faut passer.
Donc, première difficulté, la marginalisation sociale. Deuxième difficulté, c'est que les signaux du corps, tu les entends, tu ne les entends pas, et je m'étais rendu compte que pour moi-même et pour nombre de personnes aussi qui étaient autour de moi, il y avait des phénomènes de boulimie qui apparaissaient dans lequel, sous prétexte de finalement manger tout ce qu'on voulait et sans avoir la moindre restriction sinon les signaux du corps,
on se retrouvait à se défoncer le bide régulièrement. Qui plus est, il y avait trop de produits animaux, on se retrouvait vraiment trop tenté par les produits animaux, et ça d'ailleurs à ce sujet-là, pour ceux qui sont vraiment intéressés par cette méthode alimentaire, je recommande vraiment chaudement tout le travail qu'a fait mon ami Dominique Guyot, G-U-Y-A-U-X, Dominique Luiot, avec qui j'ai déjà fait une vidéo et avec qui je referai d'autres vidéos d'ailleurs, parce qu'il va y avoir de l'actualité
bientôt autour de Dominique. Et Dominique est quelqu'un qui a pratiqué l'instinctothérapie, qui est sorti de sa situation sclérose en plaques en pratiquant cette méthode alimentaire, qui en a vu les limites et qui a développé ensuite un modèle alimentaire qui tient plus compte des limites de l'instinctothérapie.
Donc je vous renvoie vers ça, il a écrit un livre qui s'appelle « L'alimentation instinctive raisonnée » par exemple, qui est vraiment très intéressant. Et d'ailleurs Dominique m'a fait l'honneur, la joie de participer à la formation physio qui va sortir demain, il intervient dans cette formation physio pour apporter cette dimension de l'instinct et de vraiment ressentir ses besoins, parce que c'est important, ça ne fait pas tout mais c'est important.
Donc il y a eu cette période de l'instinctothérapie, génial, je m'éclatais, j'ai repris du poids, je suis sorti de ma situation physique, par contre boulimie alimentaire, marginalisation sociale et quelque part une situation de saturation.
J'atteignais quelque part les limites de l'instinct. Alors, comme j'atteignais les limites de l'instinct, je suis allé voir d'autres approches alimentaires. Et là, boum, patatras, je suis retombé sur des régimes. En particulier, à l'époque, ce qui faisait fureur, c'était un gars qui s'appelait Douglas Graham, qui avait créé un régime qui s'appelait 90-10, donc 80 % de sucre, 10 % de protéines, 10 % de lipides au maximum.
Et Douglas Graham, pour montrer que c'était un super régime, il faisait des pompes avec les bras écartés et tout, c'était un mec qui avait 60 ans et qui avait des performances physiques extrêmement importantes. Tout le monde ne jurait que par le 90-10.
En plus, moi, j'étais à l'étranger à ce moment-là, j'étais en Thaïlande, j'y croisais beaucoup d'Américains, beaucoup d'Anglo-Saxons qui ne juraient que par le 90-10.
Donc j'ai essayé le 90-10, donc beaucoup de sucre, beaucoup de fruits, très peu de graisse et très peu de protéines. Donc là, par rapport à l'instinctothérapie, il y avait des règles beaucoup plus draconiennes, des règles beaucoup plus strictes.
Alors, le fait de manger beaucoup de fruits, ça amenait une légèreté digestive qui était indéniable, par contre pour moi, ça amenait rapidement pas mal d'inconvénients. Eh oui, pas mal d'inconvénients. Avec quoi ?
Avec des phases de beaucoup d'énergie suivies de phases de beaucoup de fatigue. Maintenant, je le comprends, la glycémie faisait un yo-yo pas possible. Eh bien oui, parce que pour tenir uniquement sur des fruits sucrés sans protéines et sans graisse, eh bien, ça amène vraiment à des variations glycémiques très importantes.
Et puis, au final, tu te retrouves à manger beaucoup de fruits, pas tant de légumes que ça. Je sais bien que Douglas Graham a dit qu'il faut manger une grande salade tous les jours, le soir, il faut se manger, ce sont des grands principes, en pratique, la plupart des gens que je croisais ne l'appliquaient pas, ils se gavaient de fruits, de sucre, des dates, des dates, des dates, en veux-tu, en voilà,
des bananes dates, des smoothies bananes dates, en veux-tu, en voilà, et c'est marrant parce que j'ai appliqué cette méthode, et au bout d'un moment, pareil, je me suis retrouvé avec les mêmes problèmes que l'instinctothérapie, boulimie, boulimie, boulimie, c'est comme si je cherchais quelque chose que je n'avais pas, c'est comme si je cherchais des nutriments que je n'avais pas.
Il me manquait quelque chose, et j'ai continué à chercher, à pratiquer, à rechercher, à chercher de l'information. Alors, une chose que je remarquais, c'est que ce régime-là, il marchait relativement bien pendant un temps, parce qu'après, on peut relativiser, pour des jeunes qui étaient très actifs et qui faisaient énormément de sport, donc qui consommaient énormément de sucre, ce régime pouvait leur convenir, sous des prix tropicaux.
Mais pour ceux qui n'avaient pas ce niveau d'activité physique, ça devenait plus compliqué. Une chose qui est caractéristique de tous ces régimes, et là je fais une petite aparté quand même, c'est que surtout si vous arpentez les forums des personnes qui adoptent ces régimes, il y a une propension à rentrer en religion qui est assez impressionnante.
Et toute personne qui va apporter un avis divergent sur ces régimes, elle est aussitôt mise à l'index. Moi je m'en souviens parce que j'ai commencé à pratiquer, donc je suis allé sur des forums où on pratiquait le 90-10 pour partager mon expérience, poser des questions et tout, et à partir du moment où j'ai arrêté de dire C'est fabuleux, ça marche super bien pour moi, mais j'ai des difficultés.
À ce moment-là, je m'en suis pris plein la figure, mais impressionnant ! Et d'ailleurs, c'est amusant parce que par derrière, par contre, il y en avait certains qui me disaient « Oh là là, mais moi j'ai les mêmes difficultés que toi, mais je ne sais pas d'où ça vient, je n'arrive pas à comprendre et tout, pourtant c'est le meilleur régime du monde ! » Et à chaque fois, je leur disais « Non, mais ce n'est pas le meilleur régime du monde, si tu n'es pas bien avec,
ce n'est pas le meilleur régime du monde, il y a un truc qui bloque, il y a un truc qui ne va pas. » Donc ça n'allait pas, ça n'allait pas, j'ai continué, j'ai continué, j'ai continué à chercher, et toujours ce que j'ai gardé en tête, moi, et qui me paraissait une évidence quand même, c'est une bonne proportion d'aliments crus apporte un énorme apport micronutritionnel, j'avais vu que l'instinctothérapie, et donc cette approche sensorielle qui incluait tous les produits,
m'avait apporté énormément de bien-être, même s'il y avait eu ce problème de marginalisation sociale, de boulimie parce qu'on ne sentait pas trop les limites de l'instinct, il y avait quand même eu beaucoup de bénéfices. C'est là qu'en cherchant, cherchant, cherchant, un jour, je suis tombé sur les jus de légumes.
Les jus de légumes, vous savez, au début, je n'en voulais pas. Je n'en voulais pas parce que je venais de l'instinctothérapie, il ne faut surtout pas transformer les produits. Donc, mon discours, c'était les jus de légumes.
Il n'y a pas d'extracteur de jus dans la nature, donc on ne fait pas de jus de légumes, voilà. Bon, c'était... on va le dire, je suis désolé de le dire comme ça, c'était très con comme raisonnement parce que dans la nature, il n'y a pas d'appareil photo pour prendre des vidéos, il n'y a pas d'ordinateur pour regarder des vidéos, il n'y a pas de chaussures, il n'y a pas de pantalons, il n'y a pas de t-shirt régénère, il n'y a pas de micro,
il n'y a même pas de couteau, il n'y a pas de fourchette, il n'y a rien de tout ça dans la nature. Donc dire que ce n'est pas bon parce que ce n'est pas dans la nature, c'est relativement crétin parce que finalement tout notre mode de vie n'a rien de naturel. Donc il ne s'agit pas de trouver des solutions qui sont dans la nature puisqu'on n'y est plus, il s'agit de trouver des solutions qui sont adaptées à nos circonstances.
Mais bon voilà, moi je rejetais les jus, et puis jusqu'au jour où j'ai côtoyé une personne, parce que j'avais déjà commencé les vidéos, puisque j'ai commencé les vidéos en 2011, et j'ai rencontré une personne qui en consommait beaucoup, je suis passé quelques jours chez elle, et elle m'a fait boire des jus de légumes, et là, wow, et particulièrement par rapport à l'approche tout fruit qui devenait vraiment écœurante pour moi,
trop de sucre, le fait d'ajouter des jus de légumes, wow, je sentais tous ces minéraux qui arrivaient dans le corps, j'ai senti vraiment un regain d'énergie, j'ai senti que ça marchait bien, alors j'ai commencé à adopter les jus de légumes, à en parler autour de moi, à en faire prendre autour de moi, à induire les gens à en prendre, et là, waouh, j'ai vu que plus on augmentait le contenu micronutritionnel, plus c'était intéressant.
Alors, oui, mais, et là intéressant aussi, oui, mais, on ne va pas faire trop long, mais il y a quand même beaucoup de remarques à faire, oui, mais, oui, mais, oui, mais, oui, mais, je remarquais quand même que cette histoire des jus marchait d'autant mieux pour des personnes qui étaient plutôt en surpoids, un peu avec de l'hypertension et ainsi de suite, et que des personnes en sous-poids, plutôt frileuses et fatiguées,
si on leur donnait trop de jus, particulièrement en hiver, ça ne marchait pas. Et là, je croisais des gens qui faisaient de la diététique chinoise qui me disaient « Attention Thierry, il y a le ying, il y a le yang, et les jus c'est très ying, donc il ne faut pas en consommer.
» Ouh là là, c'est ying, c'est yang, c'est quoi cette histoire ? C'est quoi cette histoire ? Là, il y a un principe que je ne connaissais pas qui s'appelle le principe de la densité, qui est pour moi un principe essentiel.
Si tu ne connais pas ce principe, tu es coincé avec les yings, les yangs, les c'est bien, c'est mal, il ne faut pas manger, il ne faut pas manger de jus, et ainsi de suite, il ne faut pas trop manger, attention, jus, le danger des jus, et ainsi de suite.
Le principe de la densité, c'est un principe essentiel pour l'alimentation, il n'a pas sa place dans le cadre de cette vidéo, Par contre, demain, je vais vous faire une présentation en live, mardi soir à 21h sur YouTube, et je vous expliquerai ce principe de la densité qui est un principe essentiel.
Et si vous le connaissez, vous ne serez plus le fruit de régime, mais vous aurez la connaissance qui vous permettra de comprendre pourquoi vous avez fait des erreurs et comment les corriger. Principe de la densité.
J'ai découvert les jus qui ont été un énorme bienfait pour moi. Et puis, au fur et à mesure, j'ai revu doucement ma copie aussi. Cette histoire de 90-10 m'avait pas mal retourné la tête, et en même temps, je voyais que ça ne marchait pas, que ça ne marchait pas pour moi.
Donc je me suis souvenu un petit peu de mes anciens principes, et j'ai commencé à réintroduire plus de matières grasses. Et plus j'introduisais de matières grasses, mieux je me sentais.
J'ai commencé à réintroduire aussi, de façon ponctuelle, les produits animaux. Un peu de viande, du poisson, non, je n'aime pas particulièrement ça, Les principes de l'instinct que je connais me font aller vers quelque chose qui m'attire.
Je ne mange pas du poisson parce qu'on m'a dit qu'il y avait des oméga-3 dedans. Si je n'en ai pas envie, je n'en mange pas, je n'aime pas le poisson, je n'ai jamais aimé le poisson.
De la viande, quelques oeufs, en plus on avait des poules et tout, donc j'avais des oeufs à la maison. De la viande et quelques oeufs, en choisissant vraiment la viande d'animaux qui ont été élevés en liberté, ou semi-liberté en tout cas, qui ont mangé de l'herbe et ainsi de suite, en essayant de faire les choses au mieux.
et en réintroduisant cette diversité, wow, j'allais de mieux en mieux, en mieux, en mieux. Donc là, je commençais à approcher quelque chose qui était vraiment intéressant pour moi.
Il y avait pas mal de fruits, il y avait quand même des matières grasses, il y avait des produits animaux, il y avait des légumes, principalement crus, pas tout cru, sans dogmatisme aucun, mais principalement crus.
La deuxième grosse différence après l'adoption des jus de légumes, ça a été la découverte du jeûne. Là, la découverte du jeûne, c'était il y a 4 ans ou 5 ans, a radicalement transformé ma santé et mon alimentation. Et j'ai compris, et ça aussi c'est un principe que je vous exposerai demain soir, j'ai vraiment compris à quel point le repos alimentaire faisait partie de l'alimentation.
C'est-à-dire que souvent on considère le repos d'alimentation, le fait de ne plus s'alimenter, comme quelque chose qu'on fait ponctuellement de temps en temps, mais le résultat, on mange tout le temps.
Eh bien, j'ai complètement compris que comme pour avoir une activité élevée, il faut des temps de repos, le sommeil est indispensable à l'activité du jour et l'activité du jour est indispensable au sommeil.
C'est-à-dire que si tu ne t'actives pas assez pendant la journée, le soir tu ne vas pas avoir un bon sommeil parce que tu n'es pas assez fatigué pour t'endormir. C'est comme ça que des personnes qui ont du mal à dormir, des fois on dit qu'il faudrait que tu ailles couer, il faudrait que tu ailles bouger un petit peu parce que ce n'est pas parce que tu vas tirer vraiment dans la machine le jour que tu vas pouvoir dormir la nuit. et le sommeil de la nuit est nécessaire à l'activité du lendemain.
C'est deux facettes d'une même problématique. Pour l'alimentation, c'est exactement la même chose. Il y a un principe essentiel, c'est le principe du repos digestif. Le repos digestif est un principe alimentaire, il devrait faire partie de notre alimentation en tant que tel, le repos digestif.
Et là, la découverte du jeûne a été radicale pour moi, vraiment découverte du jeûne incroyable, jeûne intermittent que je pratiquais... Oui, non remarque, je l'ai adopté vraiment radicalement à cette époque-là, jeûne intermittent, c'est-à-dire le fait de ne plus faire du tout de petit-déjeuner, et puis des jeûnes d'un jour, deux jours, trois jours, quatre jours, cinq jours, découverte du jeûne sec, alors là, waouh,
encore plus incroyable, et puis mon état de santé physique, vous le voyez au fur et à mesure des vidéos, n'a fait que s'améliorer. Là vraiment le jeûne a été vraiment une clé essentielle.
Donc il y a eu dans cette phase, je dirais 4 phases pour retenir. La première, la découverte de l'instinct qui a toujours été une base, qui me dit finalement dirige-toi vers ce que tu sens être bon pour ton corps et oublie les principes de diététique.
Ensuite, la découverte des jus qui a pour moi aussi été essentielle, augmenter le contenu micronutritionnel, en sachant quand même qu'il y avait des principes à respecter, le principe de la densité que je ne connaissais pas et qui m'a fait faire pas mal d'erreurs, par exemple, faire une cure de jus en plein hiver, catastrophique ! Tu vas me dire, mais pourquoi ?
Je croyais que les jus c'était bon. C'est ça qu'il faut arriver à sortir de notre cerveau, Il n'y a pas de bon ou de mal dans l'absolu en matière de régime alimentaire. Il n'y a pas de bon ou de mal, il y a ce qui est adapté et ce qui n'est pas adapté. Et ce qui est adapté pour toi ne l'est pas obligatoirement pour un autre, et ce qui est adapté pour toi à un moment de ta vie ne l'est pas à un autre moment de ta vie.
C'est pour ça qu'il ne nous faut pas des régimes, il nous faut des principes. Les régimes sont contraignants, c'est une approche religieuse des choses, mue par la peur d'ailleurs, si on a besoin de figer les choses autant de les écrire, en disant tu dois consommer ça, ça, ça et ça, et puis quand tu le fais, tu te sens bien parce que tu fais partie du groupe des personnes qui mangent bien, puis les autres...
c'est comme ça, ça c'est une structure religieuse et la base même de toutes les religions c'est la peur. C'est la peur, on construit des bases rituelles extrêmement draconiennes parce qu'on a peur et qu'on veut se relier à quelque chose de figé qui nous rassure d'une certaine manière. Donc découverte des jus avec des principes que je ne connaissais pas de l'imitation, mais découverte des jus qui m'ont apporté énormément de choses.
Découverte du jeûne qui, là aussi, a été, waouh, en termes d'alimentation, génial. Ma digestion qui était compliquée avec le jeûne, waouh, elle est devenue bien meilleure.
Mon assimilation est devenue bien meilleure. Et d'ailleurs, chacune de ces découvertes s'est soldée par une augmentation de mon poids et de ma vitalité. Quand j'ai découvert l'insectobre, je suis passé de 30 kg, l'état de cachexie, à presque 50 kg.
Là, j'allais déjà beaucoup mieux. Quand j'ai découvert les jus, je suis passé de 50 à quasiment 55 kg. mon système digérait mieux et avec le jeûne je suis retrouvé à mon poids de forme de 55 kg, je suis passé à 60 kg.
Et d'ailleurs c'est paradoxal, puisque j'ai repris du poids en jeûnant, et oui, en améliorant le fonctionnement de mon système digestif, en optimisant ma digestion, et bien j'ai repris du poids et là tout de suite ça a beaucoup mieux marché.
Alors, j'ai fait des erreurs là-dedans, par exemple la cure de jus de 3 mois, et oui j'ai fait des erreurs, et la cure de jus de 3 mois je ne l'aurais jamais entamé si j'avais connu le principe de la densité, principe que je vais vous présenter demain soir et qui est pour moi essentiel.
J'ai fait des erreurs par exemple quand j'ai ramené au début la question de la santé à la question de l'alimentation. Ah oui, ça c'est quelque chose que j'ai trop fait pendant une longue période. C'est comme quand on dit « Nous sommes ce que nous mangeons.
» Oui, nous ne sommes pas ce que nous mangeons. Ce que nous mangeons participe à ce que nous sommes, c'est évident, mais nous ne sommes pas ce que nous mangeons parce que nous sommes aussi ce que nous pensons, nous sommes ce que nous croyons, nous sommes ce que nous disons, nous sommes ce que nous faisons, notre activité physique, nous sommes nos interrelations avec l'environnement, nous sommes notre adaptation à l'environnement, nous sommes beaucoup plus que ça.
Donc ça, ça a été une de mes erreurs, de tout focaliser sur le plan physique. Et d'ailleurs, ça, de tout focaliser sur le plan physique, je l'ai définitivement abandonné il y a maintenant 2 ans, 2 ans et demi, quand j'ai commencé à m'intéresser en plus du caractère instinctif, en plus des jus de légumes, donc de l'augmentation du contenu micronutritionnel, en plus du jeûne, j'ai commencé à m'intéresser radicalement au renforcement de
l'organisme par le chaud, par le froid, par l'exercice physique, la principe de l'hormèse et ainsi de suite. Et là, ça a été la quatrième révolution pour moi qui a vraiment apporté un boost incroyable au niveau de ma capacité adaptative, au niveau psychique et cognitif particulièrement.
Je vois vraiment la différence à quel point je suis devenu stable psychologiquement, tranquille, serein, ça me permet d'être beaucoup plus puissant, beaucoup plus à l'aise, moi qui étais beaucoup mieux par mes émotions, là je suis vraiment serein et tranquille et là ça a changé énormément de choses.
Et ça, ça a été le renforcement de tout azimut qui me l'a apporté. Là encore, un principe que je n'avais pas inclus comme un principe de santé, même comme un principe d'alimentation, c'est ne pas adapter notre alimentation à nos faiblesses, mais plutôt devenir plus fort pour pouvoir s'adapter à un régime alimentaire qui n'est pas toujours idéal, mais pouvoir s'y adapter de toute manière.
Alors, j'ai fait des erreurs, comme je vous ai dit. Par exemple, la cure de jus de 3 mois, ça c'était une erreur. Enfin, en même temps, comment veux-tu parler d'erreur ?
L'erreur n'est pas quelque chose au sens négatif du terme pour moi. L'erreur c'est juste qu'on prend une direction, on essaye, ça ne marche pas, on fait demi-tour. Je crois que c'est Churchill qui disait le succès c'est d'aller d'erreur en erreur sans se démotiver.
Donc des erreurs tu en feras. Si tu commences à faire, tu feras des erreurs. L'erreur est une partie inhérente du processus d'apprentissage et d'ailleurs c'est ce que j'avais appris avec l'approche instinctive, c'est de dire en matière d'alimentation l'erreur est nécessaire.
C'est pour ça que quand je vous disais au début la question comment changer d'alimentation sans faire d'erreur, pour moi c'est une mauvaise question parce que tu feras des erreurs, et ça fait partie du processus d'apprentissage.
D'ailleurs, c'est le refus de l'erreur qui fait qu'on reste captif de régimes alimentaires extrêmement restrictifs qui ne nous apportent pas la santé, la vitalité, la joie et le plaisir. Une erreur récente par exemple, ça a été quand j'ai voulu faire mes 150 jours de jeûne en faisant 1 jour sur 2, alors qu'à côté de ça, je n'ai pas suffisamment de repos.
Donc, ce n'est pas pour dire 1 jour sur 2, c'est trop, parce qu'il y a des gens qui me disent « Ah, mais Thierry, on ne comprend plus, nous on voudrait faire 1 jour sur 2, ça nous va très bien et tout ce que tu veux.
» Mais oui, mais si tu as du repos à côté, si toi un jour sur deux c'est du repos, ça va très bien, si toi un jour sur deux ce n'est pas du repos, ça marche moins bien, trop de catabolisme, trop de responsabilité, et c'est vrai qu'à titre personnel, il y a plusieurs personnes qui m'ont interpellé à l'époque en me disant « Mais je ne comprends pas Thierry, tu nous dis finalement que tu ne peux pas faire un jour sur deux parce que tu n'as
pas assez de repos dans ta vie, et tu choisis de renoncer au jeûne plutôt que de renoncer à l'activité. » et ce n'est pas un message très positif dans ce monde hyperactif et ainsi de suite, mais globalement ce que j'ai répondu c'est que j'ai le droit de faire les choix que je veux.
Franchement, je suis libre de faire les choix que je veux, il y a des temps dans la vie, j'ai passé suffisamment de temps à m'occuper de moi-même, à me reposer, à accumuler de la santé, maintenant j'ai envie de le redonner au monde.
Oui, c'est un besoin pour moi qui est beaucoup plus important que le besoin de me reposer ou de faire du jeûne un jour sur deux. Mais trop de catabolisme, ça c'est un principe que j'ai découvert récemment, Voilà, je me le suis pris en pleine figure, et ce n'est pas grave, j'ai fait une erreur et je corrige.
Trop de catabolisme. Alors, pour reprendre les questions du début, comment savoir qu'il y a raison ? Pour moi, c'est une question vaine, au travers de mon parcours alimentaire, alors maintenant tu vas me dire « Mais qu'est-ce que tu manges Thierry maintenant ?
» « Qu'est-ce que je mange ? » Qu'est-ce que je mange ? Je mange un peu la synthèse de tout ce que j'ai découvert. Je mange beaucoup plus de matières grasses qu'à une époque, et je me rends compte que c'est très positif pour moi.
J'ai essayé de ne manger que des matières grasses, par contre, c'était catastrophique. Catastrophique ! Régime cétogène, c'est catastrophique. Là aussi, c'est un principe que je vous présenterai demain soir, le principe de non-exclusion.
C'est-à-dire que si tu exclues délibérément une catégorie de macronutriments, si tu exclues les lipides, si tu exclues les protéines, si tu exclues les glucides, les sucres, ça peut tenir un petit temps, mais ça crée un énorme stress sur l'organisme.
Nous avons besoin de ces trois catégories de macronutriments. Lipides, donc les graisses, les sucres et les protéines. On a besoin de ces trois catégories. Et si tu t'en prives d'un de ces catégories, pendant un petit temps ton corps compense et après ça crée un énorme stress.
Pour moi, que des sucres ça ne marche pas, que des graisses ça ne marche pas, c'est la voie du milieu quelque part, c'est un peu des deux. Donc je mange beaucoup de fruits, je mange beaucoup plus de matière grasse qu'à une époque, je mange selon les périodes des produits animaux, de la viande et des oeufs, pas tous les jours bien sûr, loin de là, il y a des moments où je n'en mange pas pendant plusieurs semaines, plusieurs mois, et puis il y a des moments
où je sens que j'en ai besoin, et là je me base sur ma pratique de l'instinct, bien que je ne me fonde pas uniquement là-dessus maintenant, je me fais des salades et ainsi de suite, il m'arrive de manger cuit aussi, pas des trucs trop transformés parce que je n'aime pas ça, j'ai perdu le goût de tout ça après des années à manger principalement cru, mais ma femme fait régulièrement des légumes cuits à la maison, ainsi de suite, pour les enfants,
pour elle et tout, et j'avoue que je n'ai aucun problème à taper dedans, et je me sens très bien avec ça. Je jeûne régulièrement, ça c'est vraiment très important pour moi, et je pratique le renforcement par l'hormèse, je prends des jus régulièrement aussi, pas de façon non plus systématique religieuse, il y a des jours où je n'en fais pas parce que je n'ai pas le temps, je ne prends pas le temps, mais dès que j'ai un petit peu de temps, je me pose ou quelqu'un m'en fait, alors là j'ai énormément de plaisir à
prendre des jus de légumes principalement, et ça marche très bien pour moi. Donc pour la question « Comment savoir qui a raison ? », c'est une question vaine. Jamais personne n'a de réponse au niveau de notre alimentation de manière figée, et ce n'est pas des régimes qu'il nous faut, ce sont des principes.
le principe de la densité, le principe de la non-exclusion, le principe du repos digestif. Dans ma formation physio, j'ai ciblé comme ça une quinzaine de principes, 8 principaux principes qui sont incontournables, et puis il y en a d'autres que je rajoute après, 8 principes. Et l'avantage des principes, je vais vous le dire, c'est que si vous suivez des principes, ces principes correspondent à la réalité, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas à être discutés, ce n'est pas une opinion, ces principes correspondent à la réalité,
c'est la réalité des besoins de ton corps, c'est la réalité du fonctionnement de ton corps. Une fois que tu as inclus ces principes, que tu les connais comme des modes de fonctionnement, à ce moment-là, tu es libre de faire ce que tu veux, absolument libre de faire ce que tu veux.
Tu inclues les principes et tu découvres la liberté. Donc ce n'est pas un régime que j'ai découvert, c'est un cadre et des principes. Un cadre et des principes dans lesquels j'expérimente la liberté.
Et c'est vraiment ce que j'ai à cœur de vous transmettre. Vous ne pouvez pas faire de transition alimentaire sans faire des erreurs. Pourquoi ? Parce que l'erreur est partie prenante de vos apprentissages. Et si vous reprochez vos erreurs à un autre en disant « Oh, lui, il m'a dit que lui, il ne mangeait que des sucres, j'ai fait comme lui, je me suis planté, espèce de salaud !
» et ainsi de suite. C'est dégueulasse de faire ça, tu n'as pas le droit, c'est toi qui t'es planté sur une chose. C'est que tu as reproduit de façon mimétique le régime de quelqu'un d'autre en ne sachant pas qu'un régime était individuel.
C'est de ta faute, ce n'est pas de la faute de l'autre, c'est ta responsabilité, ce n'est pas la sienne. Combien de fois on m'a dit « Thierry, j'ai fait comme toi et ça n'a pas marché.
» Je me dis que c'est normal, parce que tu ne t'appelles pas Titi, tu n'as pas mon mode de vie, tu ne vis pas dans le même endroit que moi, tu n'as pas le même âge que moi, tu n'as pas la même corpulence, tu n'as rien de commun avec moi, si tu fais exactement comme moi, si aujourd'hui tu viens manger comme moi, tu risques de ne pas être satisfait.
Ça n'a pas marché. Ce n'est pas un régime, mais c'est un cadre et des principes. Ces principes, je vais vous en présenter, les majoritaires, je vais vous les présenter dans le live de demain soir.
J'espère qu'au travers de cette histoire de mon parcours alimentaire, qui a duré 52 minutes, ça fait un peu long, je suis désolé, mais je trouve ça intéressant, j'espère qu'au travers de ce chemin, vous aurez compris qu'il n'y a pas d'alimentation idéale. C'est-à-dire que tu vas me dire « Oui, non, chacun à son régime.
» Je dirais mieux que ça. Il n'y a pas d'alimentation idéale même pour toi. Pourquoi ? Parce qu'en fonction de tes âges de la vie, en fonction de tes circonstances, de ton environnement, tes besoins alimentaires vont varier en permanence.
Moi je ne mange pas la même chose en été qu'en hiver. Quand il fait 40 degrés, je vais surtout manger des produits, je vais boire des cocos, manger de la pastèque, manger des concombres et tout, ça va de soi.
Je ne vais pas me gaver de noix, d'amandes, voire de miel ou de produits concentrés, de fruits secs et ainsi de suite. En hiver par contre, j'ai quand même beaucoup plus envie de dates, c'est évident. C'est évident, c'est l'adaptation. Donc, il n'y a pas un régime alimentaire idéal, il y a des principes, des principes que l'on connaît, qui nous permettent de nous diriger, de répondre exactement aux besoins de notre physiologie. Et une fois que l'on connaît ces principes,
ensuite, une liberté d'expérimenter, loin de tous les « il faut, il ne faut pas », loin de tous les principes contraignants. C'est ça pour moi le principe même d'une alimentation équilibrée qui permet à l'individu de s'épanouir.
Il y a des principes, voilà, ça c'est vraiment... J'ai construit pour vous une formation qui s'appelle Physio. Cette formation Physio, c'est la synthèse de 12 années de travail de recherche.
C'est tous les principes par rapport à l'alimentation, toute la connaissance de ce qu'il faut savoir sur chacun des aliments, comment les utiliser, comment les préparer, comment les conserver, quels sont les risques avec tel ou tel aliment, les fruits, les légumes, les produits animaux, les noix, les amandes et tout, on passe tout en revue, je suis en train de...
elle est quasiment terminée, la formation-là, c'est plus de 15 heures, 16 heures de vidéos pour vous donner vraiment toutes ces notions-là pour qu'ensuite vous puissiez expérimenter la liberté. Cette formation physio, je vais vous en parler encore demain soir, c'est un truc exceptionnel, c'est une somme de travail, c'est presque 4 mois de travail acharné, même plus que 4 mois parce que j'y avais travaillé déjà depuis longtemps, j'avais écrit depuis longtemps, mais il manquait encore des éléments clés.
c'est 4 mois de travail acharné, c'est des collaborations aussi, il y a deux autres intervenants qui viennent apporter vraiment des notions clés qui vont vous permettre d'expérimenter enfin la liberté dans votre alimentation. Je vous donne rendez-vous demain soir, mardi, pour comprendre les principes essentiels qui président un fonctionnement normal de votre organisme par une alimentation adaptée.
Et ce sont des principes qui vont permettre que toi tu adaptes ton alimentation à tes besoins, à qui tu es aujourd'hui. Ce n'est pas moi qui vais te dire tu dois manger ça, c'est moi qui vais te dire voilà le principe, et à partir de ça, toi tu vas pouvoir déterminer ce dont tu as besoin exactement.
C'est la vraie liberté, et c'est ce que je vous souhaite à toutes et à tous. Je vous remercie pour votre écoute, cette vidéo a été un peu longue, j'avais envie de vous parler de tous ces allers-retours, ces expérimentations pour en arriver finalement à la conclusion qu'il y a des principes, et que ces principes nous guident vers la liberté.
Je vous remercie, merci de partager cette vidéo, je vous donne rendez-vous demain soir à 21h, Elle est super importante la vidéo, parce que je vais vous dévoiler trois principes essentiels, mais vraiment incontournables, qui vont vous changer la vie et qui vont vous permettre d'évaluer si votre alimentation est en adéquation avec vos besoins ou pas.
Et ça, ça va être très important, vous allez voir, ça risque de vous choquer, de vraiment transformer votre vision de votre alimentation. Je vous donne rendez-vous demain soir, je vous souhaite une bonne régénération, une bonne vie.
Merci pour votre écoute, et on se retrouve demain.
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