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Comment en sommes nous arrivés là et comment en sortir - Épisode 7 - Éric Ancelet et Thierry - Les épidémies & les microbes

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L'équipe RGNR
1.6K vues • Publiée le 17/05/2024

Le microbe, « bouc émissaire », responsable de tous les maux ?

Quelles sont les causes vraies de l’activation microbienne ?

S’agirait-il de causes d’origine anthropique ?

Dans cet entretien encore une fois passionnant et essentiel, Eric Ancelet nous présente de façon magistrale comment toutes les épidémies ont une origine anthropique ( humaine) et quel est le sens de l’activation microbienne ( injustement nommée infection microbienne) associée à ces épidémies. Depuis la peste jusqu’au Covid, voyage au pays de la peur et de la déraison.

Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour Eric ! Bonjour Thierry ! C'est toujours pareil, très très grand plaisir de te retrouver. Oui, c'était dans les épisodes précédents, avec un petit vent frais quand même, là, plein soleil catalan, plus fastidié, plus étendu, les manches sont relevées, c'est chouette. C'est chouette parce qu'on va parler d'un gros sujet aujourd'hui.

Et comme le précédent épisode, c'est un peu une parenthèse dans l'avancée chronologique qu'on avait pu proposer jusque-là, Une parenthèse qui est absolument nécessaire, parce que c'est toujours pareil, c'est très important de définir ce dont on parle, et je pense que c'est ce qui manque actuellement beaucoup, c'est-à-dire qu'on manie des concepts qu'on a souvent rarement définis, ce qui permet de faire passer des mensonges ou en tout cas des contre-vérités fortes, parce qu'en fait

on ne prend pas le temps de s'intéresser, parce que si on prenait le temps de les expliciter, on se rendrait compte qu'il y a un problème quelque part. Donc là, on va aujourd'hui parler d'épidémie. Voilà, parce qu'il y a des épidémies dans le monde, il faut se protéger contre les épidémies, on prend des dispositions sanitaires pour se protéger contre les épidémies, et on a des antibiotiques pour se protéger contre les épidémies.

Donc tout ça c'est bien ficelé. A. B. L. Ou en vaccine, pour éviter. T. Ou en vaccine, et d'ailleurs ça sera l'épisode suivant.

Un épisode sur les épidémies, l'épisode suivant sur les vaccins. C'est un programme magnifique, on va se régaler. Là, on va parler d'épidémie, on va parler d'épidémie parce qu'on l'a dit, on s'était quitté lors du précédent épisode, on parlait, alors les deux précédents épisodes, rappel rapide, d'abord, on avait reficellé un petit peu toute notre avancée qu'on avait fait dans l'épisode 4 vers le 18ème siècle, On avait repris ça avec les valeurs fortes qui étaient importantes,

dire que finalement l'avancée de la civilisation et ce progrès qu'on nous vend, c'était un progrès qui était déterminé par une certaine classe de personnes, un certain type de pouvoir, une bourgeoisie blanche, masculine en grande partie, avec des valeurs d'esclavagisme, et que ce progrès qui était présenté comme une espèce d'avancée vers la lumière, puisqu'on parle des lumières, était entaché du sang de millions de personnes qui ont été réduits à l'esclavage.

et que l'esclavage il perdure encore aujourd'hui sous d'autres formes, il existe, enfin il existe toujours sous forme d'esclavage parce que l'esclavage même réel existe toujours malheureusement sur notre planète actuellement, mais il y a d'autres formes d'esclavage, l'esclavage prolétarisé et ainsi de suite, qui est la condition de l'homo occidentalis actuellement de la plupart.

Voilà, donc on s'est rendu compte que ce progrès était quand même un doux rêve qu'on nous vendait mais qui... Il faut rajouter les génocides, c'est important, et les famines provoquées qui ont aussi provoqué dans le monde colonial des dizaines de millions de morts, mais des famines provoquées ou du moins qui n'ont pas été soutenues, parce que ça peut être des famines climatiques.

Thierry Marceau Oui, mais dans lesquelles il y a une action anthropique qui est importante pour expliquer. Si on avait laissé faire normalement, ça aurait pu être évité, en tout cas minimisé.

Olivier Roland Oui, mais ça, on ne va pas rentrer là-dedans, Non, mais effectivement, donc c'est quand même l'ombre des lumières, ce que j'appelle l'ombre des lumières. Thierry Samitier-Richard. Oui, il y a une grosse ombre des lumières, ça va se demander d'ailleurs si...

C'est toujours pareil, quand le monde te vend quelque chose, très souvent, en fait, il faut y comprendre l'inverse de ce qui est vendu. C'est-à-dire que je pense quand même qu'on est dans un monde de valeurs fortement inversées, et là on le voit encore, parce que le besoin de revendiquer à ce point-là que ce sont les lumières, les lumières, puis on nous assène les lumières, ça ne sent pas bon.

Parce que si elles étaient si lumineuses que ça, on n'aurait pas besoin de les revendiquer comme des temps des lumières. C'est un peu comme quand quelqu'un te dit c'est un génie, si c'est un génie il s'impose de lui-même, tu vois ce que je veux dire ?

Donc voilà, voyeille nous de suite. Donc on avait commencé dans notre épisode 5 à terminer tout ça et on avait basculé dans le 19ème siècle. Thierry Macron. Le siècle de Pasteur. Thierry Macron. Le siècle de Pasteur, le siècle de Béchamp.

Thierry Macron. De Darwin. Thierry Macron. De Freud. Thierry Macron. On avait montré à quel point finalement, on parle beaucoup de Béchamp mais on a très peu sur lui parce que l'histoire l'a oublié volontairement, délibérément, c'est un projet politique, historique et politique d'oublier cette personne, mais que quand même on pouvait retenir de lui qu'il avait dessiné un chemin, tracé les contours d'un rapport au vivant qui était en rupture fondamentale avec l'approche de prédation et de guerre que nous proposait Pasteur,

et que cette approche-là avait été complètement ignorée, Ignorée, passée sous silence, et que l'approche de Pasteur avait été mise en avant parce qu'elle servait un projet politique. C'était un peu l'idiot utile du système d'une certaine manière.

Thierry. Un effort de guerre on pourrait dire peut-être. Thierry. Un effort de guerre, un effort de guerre on pourrait dire. L'épisode suivant, l'épisode numéro 6, on a fait là une première pause en commençant à discuter, enfin plus qu'en discutant, en établissant la nature des relations dans le vivant, et en montrant que le paradigme de Hobbes ou de Pasteur, c'était la prédation, que finalement ce n'était pas vrai,

donc d'autres avaient avancé beaucoup plus une approche plutôt de symbiose, et qu'en vérité c'était ni l'un ni l'autre comme des absolus, mais que c'était une palette de possibilités, et une palette de possibilités qui pour même deux organismes en relation les relations pouvaient varier au cours de leurs relations. A chaque instant.

A chaque instant, ce n'était pas établi, ce n'est pas tel va être prédateur, l'autre va être symbiotique, non, c'est en fait au cours de leur vie, ils vont développer des relations symbiotiques, des relations de prédation, ils peuvent même au même moment avoir des relations de symbiose avec certains ou de prédation avec d'autres, voilà, c'est extrêmement varié, ça donne une palette de possibilités, et c'est toujours pareil, on retrouve ce nom absolu du vivant finalement,

ce flux permanent du vivant. C'est un flux continu de métamorphose en fait. Thierry Samitier-Lacroix Un flux continu de métamorphose qui pose toujours le problème qu'on avait posé déjà dans ces deux épisodes-là, la question de l'observation et des limites de l'observation.

L'observation qui à un instant T va figer et qui quelque part invalide déjà la réalité de ce qui est observé. C'est-à-dire qu'on observe un instant figé, or cet instant figé ne rend en aucun compte de la réalité puisque la réalité c'est le mouvement.

Thierry Samitier-Lacroix La métamorphose permanente, le mouvement oui. La réalité c'est la vie, et la vie si on l'arrête ce n'est plus la vie. Donc en fait on observe, en tout cas les méthodes qui nous sont proposées actuellement ne sont pas des méthodes d'observation de la vie.

Et d'ailleurs tu l'avais mis en avant pour expliquer pourquoi par exemple Bechamp avait été à même d'observer des éléments que Pasteur n'avait pas observé et que d'autres n'avaient pas observé d'ailleurs, tu lui avais dit peut-être simplement d'abord parce qu'il travaillait à partir de tissus vivants et non pas à partir de tissus morts, isolés, sélectionnés, séquencés, etc. Oui, tout à fait, et puis il y a, si tu veux, ce qu'on ne peut pas observer parce qu'on

n'a pas les moyens sensoriels ou cognitifs, et puis il y a les interprétations qu'on fait, c'est ça qui est très important, les interprétations qu'on fait de ce qu'on observe sont faites en fonction d'attentes, qui sont des attentes souvent politiques ou économiques ou sociales, mais on a des attentes, on a des croyances, et on va projeter quelque chose qui va servir un discours, un autre discours.

Voilà, donc on se sert de la biologie pour justifier, bon, par exemple, on a parlé je pense du néo darwinisme, je ne sais pas si on a prononcé ces mots-là mais c'est-à-dire le darwinisme social qui pense justifier les inégalités dans le monde en disant mais regardez dans le vivant, tout le monde bouffe tout le monde, il y a des prédateurs, il y a des forts et des faibles et des aptes, alors que ça c'est faux.

En fait sur le darwinisme on l'a dit c'est une théorie par défaut, ils ne savent pas comment définir autrement l'évolution du vivant que par le darwinisme alors que c'est une théorie complètement inachevée, inaboutie et qui est en fait à pleine de contre-sens.

Donc en fait il faut toujours faire le lien entre la manière dont on observe le vivant et donc ce que font les biologistes et comment on l'interprète pour servir nos intérêts. Voilà, et donc si on se remet dans ce flux, je pense qu'avec le sujet d'aujourd'hui, on va pouvoir grâce à tout ce qu'on a mis en place jusqu'à présent concernant l'écologie planétaire des microbes, leur omniprésence partout autour de nous, à l'intérieur de nous, On a dit qu'on vit dans un brouillard microbien permanent qui nous traverse en permanence,

à travers nos relations avec tout ce qui est autour de nous, à travers la nutrition, à travers la sexualité, à travers tout ça, on est traversé par ces microbes, ou la respiration.

Et donc voilà, on va essayer de comprendre à partir de tout ça, ce qu'on a posé un peu, qu'on reposera s'il le faut, qu'est-ce qui se passe, c'est quoi une épidémie, qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ?

Il y a des mots clés que j'aimerais bien qu'on évoque, le mot épidémie, le mot contagion. O.K. On va revenir sur tout ça. T. Qu'est-ce que c'est que la contagion ? O.K. Parce qu'en fait, on revient avec la contagiosité et la contagion, on revient sur un dogme pasteurien qu'on aura l'occasion, je pense, dans un ou deux épisodes de démonter les dogmes et les déconstruire et voir ce qu'on peut mettre à la place.

Ce sera plus tard, je pense que ce sera quand on parlera des héritiers de méchants, etc. T. Oui, c'est l'épisode 9. O.K. Oui, voilà. Donc on va revenir à tout ça.

Ce qu'on va essayer de voir aujourd'hui, je pense, c'est, en définissant l'épidémie et la contagion, pour moi ce sont des termes qui génèrent de la peur, forcément. Et on fait en sorte d'entretenir cette peur parce que, grosso modo, si tu maintiens les gens dans l'anxiété et dans la peur et que tu leur promets une sécurité, tu vas pouvoir les contrôler.

Bon, ça on va y revenir dans cet épisode-là, c'est ce que Michel Foucault appelait le biopouvoir, biopolitique biopouvoir, c'est-à-dire un pouvoir sur les corps, comme à une autre époque, avant le rationalisme, avant le siècle des Lumières, les religions ont eu un pouvoir sur les âmes, c'était quand même une manière aussi de manipuler les gens, les religions. Donc, on définit les épidémies, c'est ok pour toi ?

Thierry Marx Ah oui, c'est parfait, c'est parfait, on attaque direct. Alain Ross Une épidémie, en termes de définition tout à fait officielle et conventionnelle, c'est une circulation microbienne rapide, intense dans une population animale ou humaine qui va provoquer, parce qu'autrement on n'appellerait pas ça une épidémie, après on pourra aussi définir ce qu'on appelle une pandémie, parce qu'avec l'épisode Covid on a tout mélangé.

Thierry Marcette. Oui, il fallait aller dans la surenchère des terres. Thierry Macrette. Oui, c'est ça, c'est ça, la surenchère. Thierry Marcette. La guerre, la pandémie, on y allait, il fallait en foutre plein la vue.

Thierry Macrette. Il fallait surtout bien provoquer une belle peur, voilà. Et puis, on a donc cette circulation, mais une fois qu'on a dit ça, on n'a rien dit, puisqu'on avait dit précédemment que de toute façon la circulation microbienne est permanente et qu'elle nous traverse en permanence.

Donc, on vient de dire que c'est une circulation microbienne intense dans une population humaine ou animale. Donc, en fait, on n'a pas parlé d'épidémie pour l'instant, on parle de ce qui est normal.

Thierry Samitier – Oui, mais cette définition de l'épidémie, elle s'appuie quand même sur le dogme de la stérilité du milieu intérieur, même si on n'arrive plus à l'assumer parce qu'on sait que c'est faux.

Elle s'appuie là-dessus, mais il faut rajouter qu'on va avoir l'apparition d'une morbidité, c'est-à-dire des gens qui tombent malades, ça aussi on va définir tout ça. Et évidemment, il peut y avoir selon les épidémies, et il y a eu, il ne faut pas se le cacher, une forte mortalité.

Donc, l'épidémie n'est pas définie uniquement par un flux microbien, elle est définie par le fait qu'il y a de la morbidité et de la mortalité. Donc, si ça te va, la première question que j'aimerais qu'on se pose tous les deux et à laquelle on essaie de répondre, c'est comment se fait-il si Pasteur définit le monomorphisme bactérien ?

C'est-à-dire qu'il dit il y a des spirochètes, il y a des staphylocoques, il y a des streptocoques... Thierry Macron Et ils restent toujours les mêmes. Rémi PASTEUR Et j'ai dit dans le précédent épisode qu'on en découvre sans arrêt, Sans arrêt de nouvelles familles microbiennes, c'est incroyable, c'est un monde immense qu'on connaît très très mal.

Donc si on est dans le monomorphisme, première chose, donc l'inverse des théories de Béchamp, ici en plus on dit que certaines familles sont pathogènes, mais d'une manière essentielle, c'est-à-dire elles sont pathogènes.

A. C'est leur nature. T. Ça veut dire, je pose la question, comment se fait-il qu'une épidémie avec de la morbidité et de la mortalité va apparaître à un certain moment, dans une certaine population, pas avant, pas après, elle va disparaître naturellement, parce que toutes les épidémies se sont terminées naturellement, elles ont été plus ou moins longues, elles se sont terminées naturellement.

Comment ça se fait que ça se déclenche à ce moment-là dans cette population-là ? Et là, il y a une interrogation, parce que tu te dis, on nous dit que le microbe est pathogène, on nous dit qu'il y a la contagion, c'est-à-dire qu'on va se le transmettre les uns aux autres, comment se fait-il qu'avant, ce pathogène n'était pas pathogène, n'a pas déclenché une épidémie ?

Donc il y a bien... Thierry Marceau Alors on va te dire, c'est parce que quelqu'un l'a ramené d'ailleurs dans cette population. Rémy PANZER Ça ne suffit pas, ça ne suffit pas.

Oui, bien sûr qu'on va dire ça. Par exemple, à partir du moment où on a eu des voyages, l'expansion ultramarine, ces grands voyages d'abord des portugais, des espagnols, puis après petit à petit les français, les hollandais, les anglais, etc.

On a vu qu'au XIXe siècle les empires coloniaux c'était surtout les anglais et les français, mais il y avait aussi les hollandais quelque part, etc. Bon bref, il va y avoir des mélanges de population, donc des mélanges microbiennes bien évidemment, et oui, il peut y avoir des ajustements qui vont se traduire par des maladies, ça c'est OK.

Ou alors on va dire, voilà, c'est transmis par les rats comme la peste, etc. Alors, puisque j'ai posé la question, comment ça se fait que ça se déclenche ? Parce qu'on va essayer de répondre quand même.

À ce moment-là, dans cette population-là, et quelles sont les conditions qui vont faire que ça va s'arrêter ? Deuxième question qui est corrélée, comment ça se fait que tout le monde ne meurt pas ?

Voilà, comment ça se fait que dans une même population, certains vont être asymptomatiques, d'autres vont être symptomatiques... Et d'autres vont mourir. Donc il y a bien une espèce de régulation qui n'est pas pour moi, bien sûr, de l'ordre de...

tu veux, il ne faut pas oublier, on va en reparler sûrement, mais avant, on va dire, allez, je pense jusqu'au 18ème siècle quand même, en grande partie dans les populations rurales, on va dire, c'est le fléau de Dieu quand même, c'est une punition divine, donc c'est lié à la culpabilité, au péché, et puis tout d'un coup, on découvre les microbes au 19ème siècle, on dit maintenant, voilà les responsables.

Sans se rendre compte, je voudrais juste glisser là, Il faut quand même se rendre compte qu'au XIXème siècle, on ignore la génétique, on ignore l'immunité, l'immunologie, on ignore complètement ça.

Donc on ignore totalement quels sont les mécanismes de régulation de nos rencontres avec les micro-organismes. Donc voilà, comment ça se fait ? Alors, si ça ne se déclenche pas n'importe où, n'importe quand, et si tout le monde ne meurt pas, c'est qu'il y a d'autres paramètres à prendre en compte.

Donc, ce qu'on peut poser dès à présent, c'est qu'on a refusé de prendre en compte ces paramètres, c'est-à-dire qu'on a refusé de considérer, peut-être parce qu'on n'avait pas les moyens à l'époque, quoique Béchamp a ouvert pour moi des perspectives énormes, mais lui-même en tant qu'homme Béchamp du XIXe siècle n'avait pas la capacité je pense de développer comme nous on utilise aujourd'hui.

Thierry Pacheco. Oui, parce qu'il y avait des éléments que lui-même n'avait pas. Oui, bien sûr. Donc, on va essayer de répondre à toutes ces questions-là. On peut donc, si tu veux, parler d'épidémie particulière, mais surtout pour moi revisiter, interroger, critiquer toutes ces théories si tu veux qui se sont installées en dogme, donc les fameux dogmes pastoriens, et pourquoi on s'est refusé absolument à considérer l'autre volet qui peut être

appelé par exemple, face au monde microbien, ce qu'on appelle notre terrain, bien évidemment le terrain biologique, on peut parler de notre immunité. Et donc quels sont les facteurs de l'immunité ? Qu'est-ce qui fait qu'on a une immunité bonne ou mauvaise ?

Pour parler simple. Et donc pour moi, ce qui sont les paramètres premiers qui va faire que certains vont être malades, d'autres pas, est-ce qu'il n'y a pas des paramètres aussi individuels bien évidemment, collectifs, Lorsque j'appellerai des conflits, pas seulement au sens guerrier, des conflits psycho-émotionnels, des situations sociales ou politico-économiques intenables, on va commencer à s'interroger sur les facteurs anthropiques, qui seraient très facilitants, voire même déclenchants,

d'une activation microbienne, c'est-à-dire on change de discours, on change de mot. Je vais parler d'activation microbienne, c'est-à-dire, ils sont là, ils sont là tout le temps.

Thierry Samitier – Et ils ont toujours été là. Thierry Samitier – Ils sont en flux continu métamorphique, dans le sens où on a parlé de cette sexualité bactérienne qui se fait par des échanges très simples de gènes.

On n'a pas encore vraiment défini le monde viral, mais on peut le dire en deux mots, bon voilà, ce sont les transferts d'informations qui se font par les virus. Donc, le monde bactérien, en permanence, nous informe de ce qui se passe autour de nous, et, on va lui donner une certaine volonté qu'il n'a pas, tente de nous adapter par des transferts de gènes à des situations imprévisibles et souvent d'origine anthropique.

Donc, déjà, on voit se dessiner là, comme ça, on dessine un sens de la maladie, Oui, un sens de la maladie à la fois dans une signification, quel est le sens du déclenchement d'une maladie quelle qu'elle soit, rappelle-toi on a dit dans l'épisode différent qu'aujourd'hui 70 % à peu près des maladies qu'attiennent l'homme, l'humain et ses animaux domestiques ne sont pas infectieuses et bactériennes ni virales.

Il faut quand même le savoir, donc on peut se demander après, hors champ, si tu veux, pourquoi tant d'autisme, de dépression, de schizophrénie, de maladies cardio-vasculaires, d'AVC, diabète, obésité, etc. Est-ce que les microbes sont responsables de ça ?

Je crois qu'on peut dire non. Thierry Samitier – Et pourquoi le discours, si on est d'accord que finalement au moins deux tiers des pathologies modernes ne peuvent pas être reliées à des microbes, parce que je vous dis bien qu'on a une tentative de tout relier à des microbes, Pourquoi une telle focalisation sur le microbe comme facteur de maladie, alors qu'en vérité, même si c'était vrai qu'il était facteur, il ne serait facteur que pour un tiers, de toute façon ?

A. Alors, il serait facteur pour un tiers, d'accord, mais là tu poses… mais c'est bien de le dire, on se pose un peu dans un système pastorien, où dans certains cas ce sont des maladies infectieuses, des bactéries par exemple qui sont pathogènes, pathogènes ça veut dire qui rendent malade, c'est ça que ça veut dire, Et encore une fois, on ne s'interroge pas pourquoi lui et pas moi, etc. Et surtout là, ce que je vois apparaître avec ces maladies qui ne sont pas microbiennes, des maladies de civilisation,

etc. c'est qu'on est totalement, depuis qu'on a désigné comme bouc émissaire le microbe dans les maladies, dans les épidémies dont on va reparler, il y a un déni complet des causes entropiques. C'est-à-dire, alors on va se le dire là, puis après on y reviendra, etc. etc. Est-ce que les maladies, quelles qu'elles soient, microbiennes dans les épidémies ou autres, ne seraient pas liées à des facteurs politiques, économiques, sociaux, par exemple la pauvreté, les famines, l'esclavage, la dette, etc.

qui va générer une forme d'anxiété continue. Thierry Macron Et donc d'affaiblissement immunitaire. Romain Collet Donc d'immunodépression, encore un terme à définir. Qu'est-ce qui provoque une immunodépression ? C'est-à-dire, qu'est-ce qui fait que sur un terrain qui serait considéré préalablement sain, on prend l'hypothèse, qu'est-ce qui fait que ce terrain va se dégrader et va devenir, donc on va générer une immunodépression, donc une sensibilité particulière au développement microbien. Quels sont les

facteurs de ça ? Et là, je viens de citer des facteurs collectifs qui existent depuis le néolithique, on est bien d'accord, sédentarisation, domestication, entassement, esclavage, pauvreté, etc. Donc ça ce sont des facteurs anthropiques.

Mais on peut considérer aussi, si tu veux, et je vais le répéter, que la peur ou l'anxiété dans lesquelles on nous maintient pour avoir du pouvoir sur nous provoque une immunodépression.

C'est-à-dire qu'on fait le lit de nos maladies. Thierry Bonnet Est-ce que tout le modèle sociétal qui est un modèle de contrôle par la peur, par le carotte et le bâton, Est-ce qu'en lui-même, ce n'est pas une société immunodéprimante ? A.B.L. Absolument. Dans l'immunodépression, il y a la dépression.

La dépression aujourd'hui est une maladie de la civilisation occidentale. T.H.C. Oui, et de la France en particulier. A.B.L. Là, on voit apparaître petit à petit un monde des paramètres qui nous montrent, si tu veux, que des facteurs anthropiques, et depuis, ça fait longtemps, mais on a vu qu'il y avait une grande accélération aussi, qui vont générer pour moi, qui font le lit de la maladie.

Donc, il y a des conflits qu'on peut appeler existentiels, psycho-émotionnels, qui sont individuels, bien sûr, la nutrition, le fait de vivre en ville, de perdre l'accès à l'obscurité, au silence, à la lenteur, etc. Thierry Samitier-Leclerc Oui, au sens aussi de son activité, le fait de ne plus avoir des activités qui font du sens, d'être juste un petit pion dans un rouage dans lequel il n'y a plus de passion, il n'y a plus même de sens dans l'existence.

on va avoir, si tu veux, une situation où... on va replacer tout ça, mais dans un système de régulation, dans l'écologie planétaire des microbes, il va y avoir des régulations.

C'est-à-dire que, là on s'avance un peu vite, c'est comme si on posait un plan et un programme, qui sera développé ou pas dans cette vidéo, on n'aura peut-être pas le temps, c'est-à-dire le fait qu'il y aurait, via les microbes qui sont là depuis 4 milliards d'années, qui ont tout construit, qui ont construit la cellule Eukaryote, qui ont permis le développement du monde animal et végétal dans son entièreté, et qui participent de manière négantropique à la maintenance de cette biosphère, est-ce qu'il n'y aurait pas des régulations qui font que parce qu'on est

allé trop loin dans la dégradation des terrains individuels et collectifs, il y aurait des épidémies ? Est-ce que le sang, ça ne serait pas le fléau de Dieu ou le pas de chance, où de toute façon ils sont pathogènes, ils sont contagieux, donc de toute façon on ne peut rien faire ?

Sauf que dans le déni total des causes anthropiques, on va par contre mettre en place des mesures d'éloignement, de distanciation par rapport au monde. Thierry Macron Donc des mesures anthropiques ? Des mesures anthropiques ?

Olivier Roland Oui, et puis comme tu l'as dit tout à l'heure, dans le déni total qu'on n'a pas du tout un monde stérile à l'intérieur de nous. Donc la mise à distance ce n'est même pas la peine, il faudrait sortir de la planète quoi, je veux dire voilà, ça c'est impossible.

Mais on va mettre à distance comment ? tu l'as déjà dit tout à l'heure, c'est-à-dire notamment le bio-pouvoir, ça va passer aussi par une généralisation et un abus complètement délirant des antibiotiques, depuis le plus jeune âge, un enfant, le moindre, petit, bronchite, rien du tout, ils ont des antibiotiques, et bien sûr les vaccins.

A.B. – Oui, et les vaccins pareil, dès le plus jeune âge. T.C. – Dès le plus jeune âge, donc des mesures de distanciation dont on ne… Non seulement, 1, on est totalement dans le déni des causes entropiques des maladies dites infectieuses et des épidémies, mais en plus on va mettre en place des moyens de distanciation, d'évitement, qui sont hautement pathogènes sans aucun principe de précaution.

Aujourd'hui c'est absolument aberrant, après, allez, on va dire, C'est-à-dire, si on parle des antibiotiques à partir de la seconde guerre mondiale, et puis si on parle des vaccins, depuis avant, les vaccins ça a commencé à avoir, on a dans le monde conventionnel, officiel, les experts, etc., on n'a aucune considération pour les effets secondaires possibles à court, moyen et long terme.

C'est-à-dire que… A.C.L. C'est une non-question. C'est un déni. Alors, est-ce que c'est un déni, un espèce de biais cognitif, parce qu'on est dans l'incapacité de prendre en compte les facteurs entropiques, est-ce que ce n'est pas associé aussi au fait que cet abus des antibiotiques et des vaccins, mais aussi bien d'autres choses, permet de maintenir un pouvoir et de gagner beaucoup d'argent, Big Pharma ?

Donc là, je crois qu'on a ouvert un débat qui est considérable. Et d'ailleurs c'est marrant parce qu'il y a une forme d'immaturité et de déni telle que, par exemple quand là actuellement c'est presque impossible de ne pas constater les effets délétères de cette politique de l'antibiotique à foison, on sait maintenant qu'on a de moins en moins d'antibiotiques qui marchent, qu'on a vraiment des familles de ce qu'ils appellent des super bugs, en fait on a fait de la sélection naturelle de bactéries hyper résistants,

et là d'un seul coup tu as les médecins qui te disent mais attention monsieur, les antibiotiques ce n'est pas automatique. Donc ils te font la leçon quand les gens vont les voir pour leur parler d'antibiotiques, alors que c'est eux qui pendant des années ont asséné aux gens à moindre problème, antibiotiques, antibiotiques. Donc il n'y a même pas cette humilité de dire « Putain, peut-être qu'on est allé trop fort et trop loin, et qu'en fait on n'a pas réfléchi, et qu'on a fait de la merde.

» Il n'y a pas cette humilité, et là d'un seul coup ils viennent te donner la leçon en te disant « Ah, mais les antibiotiques ce n'est pas automatique. » Mais évidemment que ce n'est pas automatique, en fait c'est ce que tu as fait pendant des années. Donc il n'y a même pas cette sagesse de se dire Ok, on a merdé, on se pose et on réfléchit.

Et pour moi, elle est nécessaire cette posture d'humilité parce que c'est celle qui nous permettra de ne pas reproduire la même erreur encore et encore et encore. Et là, le problème c'est qu'on ne le fait pas. Thierry Macron On ne le fait pas, et puis le monde microbien n'en a rien à faire si tu veux, il s'est très bien adapté à tout ça, parce qu'en fait, ils n'ont pas évidemment pas d'état d'âme, il faut imaginer vraiment, moi j'aime bien appeler ça l'écologie planétaire,

leur rôle dans l'écologie planétaire, ils s'adaptent, Donc, au sens le plus simple, il faut développer des résistances. Thierry Leccet. Ah non, au contraire, nous on fait de la musculation de microbes là.

Alexandre Cohen. Oui, oui, oui. Thierry Leccet. Non, mais c'est pour ça, moi je rigole chaque fois, il ne faut pas m'aborder dans la rue, les jeunes de Greenpeace qui viennent m'aborder, est-ce que monsieur, est-ce que vous voulez donner pour sauver la planète ?

Je dis, non, ce n'est pas la planète qu'il faut sauver, la planète n'a aucun problème, elle est en adaptation permanente, à la limite il faut sauver l'humain s'il le mérite, mais c'est tout, mais pas la planète, il n'y a pas de problème de ce côté-là.

Je n'ai aucun doute quand tu as la possibilité, pour le monde de microbiome, de survivre à n'importe quoi, y compris à des hivers nucléaires, enfin je veux dire, la capacité d'adaptation de ces micro-organismes est totale.

Thierry Macron Et même d'organismes un peu plus évolués, je veux dire les ticks, les scorpions, je veux te dire, ils ont une capacité aussi à gérer la radioactivité, etc. Nous en fait, on est en train petit à petit, j'ai l'impression si tu veux, de replonger dans notre vulnérabilité, c'est-à-dire qu'on s'est tellement protégé, on s'est tellement mis en sécurité par rapport au monde.

Thierry Samitier-Lacroix Tellement isolé du monde ! Thierry Samitier-Lacroix Tellement isolé, mais toujours ces mesures de sécurité complètement délirantes, avec derrière du pouvoir, il ne faut pas oublier ça, il y a un bio-pouvoir derrière, c'est-à-dire qu'il y a une manière de tenir les gens et d'avoir du pouvoir sur eux.

Mais on est en train de basculer très vite, très vite, on va retrouver notre vulnérabilité. Donc effectivement, je pense qu'on a beaucoup parlé de bifurcation, là encore on va poser peut-être des moyens de bifurquer.

Il y a eu des épidémies depuis très longtemps, mais à ma connaissance on commence à parler d'épidémies à partir du moment où on sédentarise les gens dans des villes, etc. Donc il y a un entassement, et si tu veux, les premières épidémies, parce qu'on nous a bassiné amplement avec le terme de zoonose avec le Covid, une zoonose ce serait une maladie qui est partagée entre les animaux et l'humain, ou certains animaux et l'humain, mais comme par hasard on dit toujours transmise de l'animal à l'humain bien sûr,

alors qu'historiquement nous on a transmis des maladies entre guillemets, il y a eu des régulations qui venaient de nous vers l'animal, donc les animaux domestiques. Tout ça s'est mélangé, avec les animaux domestiques on a trouvé une forme d'équilibre, mais les épidémies pour moi on peut, tu vois j'ai quelques dates là, 500 ans avant Jésus-Christ, on dit avant notre ère maintenant, il y a eu des épidémies.

Et si tu regardes historiquement, je ne me suis pas penché longuement sur le problème, je ne suis pas historien, mais il y a quelques exemples qui montrent très bien, depuis l'Antiquité, et après on pourrait prendre un exemple avec la guerre de 1914-18, c'est qu'il y a une corrélation très nette de certaines épidémies avec des gros désordres collectifs, politico-économico-sociaux. Et donc, comme par hasard, en même temps il y a des épidémies.

Je veux dire, on ne peut pas passer à côté de ça. Donc qui dit événement comme ça, là je viens d'évoquer, j'évoque plutôt des guerres, mais ça peut être des guerres civiles, des guerres mondiales, ça peut être des troubles sociaux, ça peut être la misère.

A.B.L.L. La famine. T.M.L. Et les famines, donc on avait vu dans l'épisode précédent qu'il y a eu dans le 19ème siècle qui suit le siècle des Lumières, on rentre dans l'humanisme, etc., que notamment les empires coloniaux et notamment les anglais pour ne pas les citer, on facilitait des famines qui se produisent, qui se sont toujours produites plus ou moins par un régime climatique comme on a parlé d'El Niño etc.

Oui, sauf que l'humain amplifie ça. Si par exemple tu as des sécheresses dans une certaine partie d'un pays, on dit ça rapidement, on peut très bien aller chercher du grain quelque part au Ghana et le ramener là.

Le commerce international qui commence avec Christophe Colomb, c'est le XVIème siècle, mais là on est dans l'Empire britannique, va prendre ces réserves de ces pays qui sont colonisés, les ramener en Europe pour les vendre très très cher.

C'est-à-dire que ça devient complètement inabordable pour les pauvres. Si tu es dans un état de carence qualitative, de misère, de pauvreté, de déshérence complète à tous les niveaux, tu as une profonde immunodépression.

Qu'est-ce qui va se passer ? Il va y avoir des épidémies. Et l'épidémie devrait nous dire, on va en parler si tu veux, la variole, le choléra, la peste, etc.

Mais l'épidémie, elle nous dit quoi ? Elle nous dit... parce qu'elle nous dit quelque chose. — Et elle nous transmet de l'information. — Elle nous transmet de l'information. Pour moi, l'information, c'est qu'il y a un déséquilibre quelque part.

Mais ce déséquilibre, vous avez la possibilité ensemble, collectivement, à travers vos choix sociétaux, de le modifier. C'est-à-dire que le but, ce n'est pas d'essayer de les contrôler, on va revenir à tout ça avec des antibiotiques ou des vaccins, mais de le contrôler en changeant nos modèles sociétaux. Il est bien évident que depuis la nuit des temps, ce n'est pas à l'intérêt des élites de changer les modèles sociétaux.

Il faut toujours qu'il y ait des dominants et des dominés, il faut qu'il y ait des élites. — L'élite étant l'issue de ce modèle, elle ne va pas fier la branche sur laquelle elle est assise.

— Voilà. Et aujourd'hui, il faut quand même le savoir, tout le monde le sait. C'est-à-dire que par exemple, je te donne un exemple historique. Chez les grecs, alors que je ne sais pas, je pourrais dire que comme par hasard, tous les grands philosophes sont des hommes, en fait, on pourrait dire blablabla, je n'ai pas une affection inconsidérée pour le modèle grec, puisque la cité grecque c'est un tiers d'esclaves, enfin voilà. Bon bref,

on a déjà parlé de ça, mais entre les citoyens, ceux qui sont citoyens, donc des hommes blancs, donc pas étrangers, le métèque c'est quelqu'un qui vient d'ailleurs, etc., les esclaves, entre les citoyens, ils faisaient en sorte, par une régulation qu'ils avaient mis en place, que la différence entre le plus pauvre des citoyens et le plus riche des citoyens soit sur un facteur 1 sur 4, d'accord ? A.T

.L. Il n'y avait pas des gens 4 fois plus riches que d'autres ? Après il y avait des mesures de régulation. Aujourd'hui, je n'ai pas le chiffre en tête, mais prend les plus grandes fortunes individuelles du monde et fait leur rapport avec les gens les plus pauvres du monde, c'est des milliers de fois, des dizaines de milliers de fois.

Thierry de Ruygers. Oui, des millions de fois. Ça prend une ampleur mais complètement hallucinante. Bon, après, ces chiffres, je ne les ai pas en tête, mais disons les 10 personnes les plus riches du monde ont autant de richesses que 50 % de la population mondiale.

Enfin, je veux dire, on est dans une aberration totale. Donc l'épidémie pour moi, elle vient nous dire, elle nous interroge, elle nous interpelle et c'est vachement intéressant à partir du moment, à un moment donné, on va peut-être parler un petit peu de ce qu'on nous a imposé comme mesure récemment par rapport au Covid.

A.T.L. On peut. Qui a été défini, moi attention, pas par moi comme une épidémie, et voire une pandémie puisque c'était censé être mondial, une épidémie est localisée, alors que là la pandémie c'est localisé, c'est la taille qui les distingue.

C'est la guerre mondiale. Oui, la pandémie c'est partout. Partout. Pan. Pan, de toute façon, la pangée, c'est le tout. Et donc, en fait, si tu veux, on n'a toujours pas compris, mais en même temps c'est très simple à comprendre, je viens de le dire, ce n'est pas de l'intérêt des élites de dire mais oui, on est dans un modèle sociétal complètement inégalitaire où on a

besoin de maintenir notre pouvoir sur tous les corps vils en dessous de nous, en les endettant, en en faisant des consommateurs compulsifs, etc. On ne va pas changer ce modèle-là puisqu'il nous enrichit considérablement.

On va même continuer à s'enrichir quand ils sont malheureux, quand ils sont malades, en leur faisant bouffer des médicaments et des vaccins qui vont les rendre encore plus malades. Donc, eux, dans leur logique, il n'y a rien à dire.

Mais nous, on est en capacité d'interroger ça et de dire mais non, mais nous on n'est pas d'accord. Souviens-toi les trois définitions de la liberté par David Graeber. Déjà de fuir ça, dire je me barre, moi votre histoire ça ne m'intéresse pas.

Deuxièmement de désobéir, non, non, moi vos vaccins, vos médicaments ne m'intéressent pas, je désobéis, je n'en veux pas, je ne veux pas porter le masque, je ne veux pas avoir un pass sanitaire, etc. Et troisièmement, oui mais à partir de ça on va changer notre modèle sociétal parce que c'est vous les responsables.

Et comme l'ont dit d'autres, ce n'est pas moi qui invente ça, ceux qui sont la cause du problème ne peuvent pas être la solution. Donc voilà, c'est à nous de bifurquer et de changer notre vision du monde.

Et pour ça, il faut démonter tout ça, et ça part de la biologie. Donc, si on revient à notre épidémie, Bon, j'ai parlé tout à l'heure, on en parlera si tu veux des épidémies de variole, de typhoïde, etc. dans l'antiquité, mais par la guerre de 1914, la fameuse grippe espagnole a fait beaucoup plus de morts que la guerre, à partir de 1918, pendant 2-3 années, on a eu entre 80 et 100 millions de morts

dans le monde. Si tu vas vers du décodage biologique des manies, ce qui n'est pas mon pain quotidien, mais c'est quelque chose que j'ai étudié, qui m'intéresse, parce que ça veut dire qu'on essaie de donner du sens, moi c'est ça qui m'intéresse, du sens à la fois une signification et une direction. On venait d'avoir quand même un énorme conflit de territoire.

Est-ce que dans le décodage des maladies, on ne pourrait pas dire que cette grippe était le solutionnement d'un énorme conflit de territoire qui arrive en fin de guerre sur des populations épuisées, immunodéprimées, malnutries, et ça fait du ménage ?

C'est-à-dire qu'au-delà des je ne sais pas combien de dizaines de millions de jeunes hommes qu'on a envoyés se faire tuer pour des causes qui ne les concernaient pas, on a eu en plus le bonus de 100 millions de morts comme dans un énorme système de régulation.

Et comme tu vas voir, il y a des exemples historiques, ils sont fréquents, où tu peux associer de manière étroite un conflit collectif humain, purement humain, complètement anthropique avec une épidémie.

Donc, la contagion, on sait qu'on est contagieux les uns avec les autres à longueur de journée. A. B. L. Bien, par évidence. T. On échange des microbes en contagion.

Donc, soi-disant, nous fait-on croire des pathogènes ? Pourquoi on n'est pas malade ? Pourquoi on ne meurt pas ? Puisque les pathogènes sont là. Donc, avec Béchant, on sait maintenant que ces pathogènes sont occasionnellement pathogènes et que le fait de le devenir serait plutôt lié à un désordre anthropique et non pas quelque chose qui est essentialisé, la pathogénicité, fixée.

Thierry – Fixée, la poser comme un absolu. Thierry – Donc on va dire oui, par exemple on va retrouver un discours officiel qui va dire oui, mais parce que toi tu as une super bonne immunité, parce que tu manges bien, tu vis à la campagne, etc. C'est vrai, c'est un facteur qui compte.

Thierry – Alors pourquoi ne s'intéressons pas à cette immunité ? Thierry – Est-ce que ce n'est pas aussi parce que tu te mets hors conflit par rapport à des conflits anthropiques qui ne te concernent pas ?

Et pourquoi ne s'intéressons-nous pas à ces facteurs d'immunité, pourquoi ne s'intéressons-nous pas à ces facteurs psychologiques qui vont déterminer effectivement la réponse à cette question ?

Thierry Marx – Mais on s'y intéresse, c'est les gens qui ont le pouvoir qui ne s'y intéressent pas. Et comme à travers les manipulations, à travers, on en a vaguement parlé aussi, à partir du moment où il y a une diffusion de masse de l'information, à travers, bien sûr, c'est parti par l'écriture, l'imprimerie, puis petit à petit ça se diffuse, il y a quand même la scolarisation.

La scolarisation, donc l'accès un peu à tout le monde à lire et écrire, je n'ai rien contre, bien sûr, ça dépend ce qu'on te fait lire. Et voilà, mais à partir du moment où il y a cette généralisation-là bien sûr, et que les médias très vite sont aux mains des élites, donc des gens très riches en fait, on va commencer à manipuler les gens et à fournir une information qui n'est pas forcément fausse mais qui est complètement biaisée, et en tout cas qui n'est qu'une partie de la vérité.

Rappelle-toi la phrase de Guy Debord qui était un situationniste, Guy Debord disait le vrai est un moment du faux, C'est-à-dire que ce qui est la vérité, la vérité de Pasteur, la vérité d'un tel, un tel, c'est un moment, ça va changer, ce n'est pas forcément notre vérité.

Thierry. Oui, c'est un reflet aussi de l'époque, c'est un reflet de tous les systèmes de croyance de l'époque. Pierre. On recrée un système de croyance avec des mécanismes absolument extraordinaires, si tu veux, qui sont à la fois à partir du XIXe siècle justement, l'individualisation, tu sais Freud, on ne s'occupe plus des conflits collectifs, on se trouve d'un autre sans problème, rapport papa-maman, la naissance et tout ça, donc on va intérioriser...

Thierry Marxoux-On tourne en rond sur notre nombril. Thierry Marxoux-Oui, sur notre nombril, développement personnel sur des termes dont j'ai absolument horreur. Thierry Marxoux-Ah, c'est très bien !

Thierry Marxoux-On va être content d'apprendre ça parce que moi aussi j'ai... Thierry Marxoux-Ah oui, le développement personnel, c'est... Donc individualisation, mais on va aussi...

donc dans ce terme-là on va mettre les gens en compétition, la guerre de tous contre tous, c'est les meilleurs qui gagnent etc. mais on va aussi les isoler. Et donc on va petit à petit les isoler de manière très simple, en développant cet individualisme effectivement, mais aussi par exemple, tout le monde devant sa télé, tout le monde dans sa bagnole, où on sépare les gens et on va leur asséner à tous le même programme en fait.

Gunther Anders, qui est un philosophe que j'adore du XXème siècle, Ils parlaient de foules solitaires, c'est-à-dire ils parlaient de gens qui étaient... Pourquoi c'est des foules ? Parce qu'ils sont tous confrontés à la même chose, comme une foule, mais ils vivent de manière solitaire, et ils vont regarder les mêmes choses.

Et tu vois, on a atteint un niveau de manipulation par les médias au niveau de la crise Covid qui était absolument incroyable, et ce n'est que du pouvoir, c'est-à-dire qu'on s'approprie le savoir, et ça c'est très important ce que je vais dire là, pour avoir du pouvoir.

Donc, ce savoir, on va désigner par exemple des experts qui sont des experts universitaires dont beaucoup, notamment pendant la période Covid, étaient corrompus, c'est-à-dire qu'ils étaient liés habituellement...

Thierry Coulonc-Roland C'est leur niveau de servitude finalement qui va les faire... Thierry Coulonc-Roland Comment on appelle ça, tu sais, un conflit d'intérêts. Thierry Coulonc-Roland Conflit d'intérêts, oui, c'est ça.

Thierry Coulonc-Roland Donc, des experts dont vous, vous ne savez rien, vous êtes abrutis, la chrétinisation des masses, quoi. Thierry Coulonc-Roland Oui, c'est ça. Donc, vous êtes abrutis, vous ne pourrez rien comprendre, donc nous on sait.

Sauf qu'eux, ils savent qu'ils vont te dire qu'il faut vous faire vacciner parce qu'ils ont des liens avec Big Pharma, etc. Donc, ça c'est d'une manière, si tu veux, de diffuser un savoir qui a été approprié, dont nous sommes expropriés, donc nous, on nous l'enlève.

Et donc là, on aboutit à un point, on a vaguement évoqué ça aussi, où ce savoir qu'on nous enlève, savoir-être, savoir-faire, savoir-vivre ensemble, va être confié à des machines.

Donc ça, c'est les intelligences artificielles, les algorithmes qui vont décider à ta place qu'à travers tout le contrôle qu'on peut faire, à travers les objets connectés, en fait, tout ce que tu veux, on va arriver, si tu veux, à une machine qui va décider que tu vas être embauché ou pas, que tu es coupable ou pas, que tu dois prendre tel médicament ou pas.

Et donc, il est grand temps de se rendre compte de ça. Là, tu vois, on s'est éloigné des épidémies et en même temps... A. B. P. Oui, on est complètement dedans.

T. P. Pour moi, il y a des épidémies émotionnelles aussi, et la peur est une émotion hautement contagieuse. On parle de contagion par les microbes, mais la peur est contagieuse. À partir du moment où on met les gens dans la peur, la peur provoque systématiquement une immunodépression.

A. B. P. Oui, un effondrement total. T. P. Donc, en fait, on nous met en fragilité par rapport à notre environnement, évidemment, la vie en ville, la malbouffe... Et puis, on va nous dire, voilà, si vous obéissez, si vous êtes vraiment obéissants, vous acceptez d'être soumis, serviles, de manger ce qu'on vous propose à manger, de prendre tel médicament, de vous faire vacciner,

nous on va vous protéger. Donc, il y a cette double, si tu veux, c'est comme un double bind. D'un côté, si tu veux, on isole les gens, mais en même temps, il y a un pouvoir surplombant qui maintient tout ça, la masse, bien asservie.

Et puis dès que tu essaies de s'enfoncer, c'est les points libres que tu fais. Si tu sors de ça, tu es un complotiste, tu es un rebelle, tu es dangereux, tu es un terroriste.

C'est-à-dire que la moindre pensée maintenant qui sort de la doxa, et plus si tu veux cette doxa est remise en question, et je pense que c'est fortement le cas, et d'ailleurs tu as énormément participé à travers tout ton travail à diffuser cette information, il fallait beaucoup de courage, celui qui sort de ça, c'est la bête à abattre.

Surtout quand tu as des arguments, tu vois. Donc pour moi, le problème de l'épidémie, je n'ai pas de problème avec les épidémies. Je me dis, le jour où on aura compris qu'il y a des causes anthropiques, alors ce n'est pas un monde le meilleur des mondes, bisounours, je ne sais pas quoi, c'est juste qu'on va retrouver un équilibre avec tout ce qu'il y a autour de nous et le monde microbien, il n'y a pas de raison de revivre des épidémies, tu vois. Sans même parler,

parce que ça, je ne veux pas savoir dans cette discussion-là si tel ou tel microbe, virus, était fabriqué dans un labo ou pas. C'est notre réflexion, c'est notre sensibilité à ça, qu'est-ce qui nous a vraiment rendu malade dans ces crises-là, est-ce que c'était le microbe, est-ce que c'était parce qu'on était très affaibli préalablement et on continue à nous affaiblir en continuant à nous affamer ou à nous faire peur etc.

Donc en fait, il va falloir à un moment donné quand même trouver d'autres responsabilités et prendre les nôtres surtout par rapport à tout ça, notre souveraineté si on veut, si on peut dire.

Alors, fort de ces réflexions, Ali, qu'est-ce que tu permettrais qu'on passe en revue quelques-unes de ces grandes épidémies pour voir si on peut distinguer des conditions anthropiques qui auraient pu... Alors, on est toujours pareil, on est dans l'hypothèse, c'est la posture que l'on prend.

A. B. Bien sûr. T. Et c'est bien la différence, c'est que nous on n'affirme pas. On t'affirme que c'est les microbes qui sont responsables de tout, toi tu montres avec évidence que non, ça ne peut pas marcher comme ça parce qu'en fait il y a des contre-arguments forts comme par exemple pourquoi tout le monde n'est pas touché, pourquoi tout le monde n'est pas mort, pourquoi ça apparaît à un moment et ça disparaît à l'autre et pourquoi ça ne revient pas ensuite.

Donc tout ça, ça permet des hontés, mais nous on ne dit pas c'est comme ça, bien que moi j'ai mes convictions, et toi aussi certainement, mais on pose une hypothèse et on essaie de voir si ça pourrait matcher.

Donc est-ce que ça pourrait matcher avec la peste, le choléra, la typhoïde, la barrière, la vie espagnole ? J'ai noté, alors j'ai besoin de mes notes parce qu'en fait je n'ai pas ça dans ma tête, j'ai autre chose à faire de ma tête que ça, que d'avoir ça dans la tête.

Mais tu vois, par exemple, il faut voir aussi que le mot peste est un mot, si tu veux, valise, un peu, tu sais. Thierry Laleux-Rachette-Delassalle Oui, il y a beaucoup de choses qui rentrent dans la peste.

Thierry Laleux-Rachette-Delassalle Oui, de la même manière qu'en fait au Moyen-Âge, quand tu te grattais, on disait que tu avais la gale, mais en fait ça pouvait être un eczéma, ça pouvait être n'importe quoi, mais on disait que c'était les galeux, tu sais. Dès que je vais voir quelqu'un qui a de l'eczéma, je lui dis là t'as la gale !

O.K. les pouilleux, les galopistes. Donc la peste c'est un terme un peu valide. T.O. Oui d'ailleurs on a parlé de pestiféré, donc le pestiféré c'est le rejeté. C'est celui qui est dangereux pour les autres.

O.K. Et puis ça peut aller jusqu'à des considérations qui sont finalement plus d'ordre psychologique ou moral. Donc tu vois un exemple par exemple, la peste d'Athènes qui a priori était plutôt de typhoïdes, Oui, donc là on est à peu près de 400 ans avant notre ère, on est en pleine guerre du Péloponnèse et déclin de l'Empire grec à ce moment-là.

Donc en fait, c'est un exemple, c'est une hypothèse, est-ce qu'il n'y aurait pas un lien entre l'effondrement d'une civilisation et puis des épidémies, des circulations microbiennes qui viennent réguler, en fait qui viennent rien faire du tout, qui sont là et puis il y a des régulations qui se font.

La peste antonine qui est aussi une très grande peste historique qui en fait est plutôt une épidémie de variole, là on est à 165-166 de notre ère, il y avait la guerre contre l'héparthe et c'est le déclin de l'empire romain.

Donc on a deux empires qui nous concernent particulièrement puisqu'on dit qu'on vient de là quand même, de l'empire grec, de l'empire romain, qui sont effectivement en déclin à ce moment-là, et il y a beaucoup de guerres.

Les Grecs, on imagine l'Agora, le soleil, l'enseignement, la philosophie... Thierry Samitier-Lacroix Avec l'ortho, je l'entraîne. Thierry Samitier-Lacroix Oui, c'était des peuples qui étaient en guerre en permanence, je veux dire, ils étaient en guerre, en guerre, en guerre, en guerre, voilà.

Pour, alors les guerres, c'est pour conquérir des territoires, choper des esclaves surtout, pour mettre dans les mines, pour pouvoir extraire les métaux dont on a besoin pour faire des armes, etc. Tout ça se tient très bien.

Thierry Samitier-Lacroix C'était une industrie de la guerre. Oui, oui, c'est l'industrie de la guerre, la mine, oui voilà. Alors, on a la grande peste noire en Europe qui est une vraie peste, c'est-à-dire Yersinia pestis, le bacille de Yersin, Yersin étant un pasteurien, d'ailleurs un personnage intéressant en parenthèse, c'est un grand voyageur, c'est quelqu'un à mon avis très intelligent, mais un vrai pasteurien.

Donc cette peste-là, on est je dirais vers la fin du Moyen-Âge quoi. Donc c'est une peste... Thierry Coullons C'est quoi, 1300-1400 ? Oui, c'est ça, 14ème siècle, 1347-1352. Donc à l'époque, on excuse non seulement bien sûr les microbes, mais n'oublie pas que là, on est au 14ème siècle, les microbes, on ne sait pas ce que c'est.

Non, mais il faut bien positionner les choses, c'est très important aujourd'hui. Thierry. Parce que nous on le voit maintenant avec nos regards d'aujourd'hui. Pierre. Évidemment, il faut faire gaffe, à l'époque c'était les rats.

Thierry. D'accord. Pierre. Donc les rats, bien sûr les rats ont beaucoup voyagé sur les bateaux notamment, et là on est quand même avant Christophe Colomb, mais ce que je veux dire c'est qu'on a quand même des...

Et les rats suivaient, on le disait, on disait la typhoïde, la dysenterie suivent les armées. Donc tu avais des guerres, des guerres en permanence, un peu une interrogation pourquoi on est toujours en guerre, pourquoi on a encore peut-être 200 conflits sur la planète, dont deux grands bien sûr qu'on pourrait citer aujourd'hui qui sont encore en pleine actualité et qui sont des purs délires, enfin je veux dire voilà,

on en est encore là. Et en fait, il y a beaucoup de morts et dans toutes ces guerres, les morts ne sont pas enterrés ou abandonnés sur les champs de bataille, évidemment, tu vas voir proliférer des corbeaux, des rats, etc.

Et un développement microbien, bien sûr lié à la décomposition, à la putréfaction, et bien sûr, les rats, les corbeaux vont transmettre ces micro-organismes aux populations alentours qui sont fortement affaiblies par la guerre, la pauvreté, la misère, la malnutrition. Tu vois, c'est facile de remettre les trucs en perspective et de se dire Et si il n'y avait pas eu de conflits entre nous ?

Et si il n'y avait pas eu des élites ? Encore qu'au Moyen-Âge, là on est plutôt vers la fin du Moyen-Âge, mais au Moyen-Âge ce n'était pas si compliqué que ça. Bien sûr il y avait l'aristocratie, les féodaux, mais eux ils passaient leur temps à faire la guerre et à chasser, et les autres ils étaient très loin du pouvoir, il n'y avait pas de bureaucratie, il n'y avait pas de recensement, donc les gens étaient pauvres peut-être, mais relativement livres d'aller glaner, chercher du bois,

à bouffer, chercher d'aller aux champignons, personne ne s'est emmerdé, il n'y avait pas eu encore les enclosures et la propriété privée. Donc voilà, la peste de Londres, on avance dans le temps, 17ème siècle, la peste de Chine, 19ème siècle, etc.

Donc on voit en fait qu'il y a toujours eu des épidémies, on a accusé des animaux, donc le diable, l'animal noir, le chat noir, le corbeau qui est noir, qui prennent des mauvaises réputations, etc. qui sont juste des vecteurs de la décomposition des cadavres, parce qu'effectivement, ils ont diffusé ça.

Thierry Bonjour, j'ai surtout une question pour toi. Dans la mesure où en 1300, ou en 1600, on n'a pas les antibiotiques. Malheureusement pour l'humanité, on n'a pas encore les vaccins.

On vit vraiment des âges sombres. Comment ça se fait que ça s'arrête un moment ? C'est la bonne question, mais il n'y a pas de... Alors, pourquoi ça ne dure pas ? Parce que... Thierry Macron Et pourquoi ça ne tue pas tout le monde ?

Thierry Macron Pourquoi ça ne tue pas tout le monde ? Et pourquoi ça ne dure pas jusqu'à tuer tout le monde ? Thierry Macron Je crois que la... Alors, je n'ai pas les dates en tête, mais la dernière grande épidémie en Europe de peste, je pense que c'était au 19e siècle, et c'était dans des villes à Marseille, 19e, peut-être début 19e, je ne sais plus.

on avait jusqu'à 50 % de mortalité. Moi, je dis, si tu veux, Pasteur et les pasteuriens, ceux qui ont suivi Pasteur, pour moi, Pasteur et la mise en place de la vaccination systématique, c'est la première multinationale, ceux qui ont suivi Pasteur se sont intéressés, si on peut dire ça, comme ça, aux morts.

C'est-à-dire, ils ont dit, ces gens n'auraient pas dû mourir, si on avait eu les antibiotiques, les vaccins, ils ne seraient pas morts. Nous, on s'intéresse aux vivants et ça veut dire qu'ils avaient un terrain biologique, une immunité, on peut employer tous ces mots-là, qui fait qu'ils ne sont pas morts.

Ou alors, ils n'avaient pas les mêmes conflits que ceux qui sont morts. Thierry Samitier Oui, ils n'étaient pas sensibles de la même manière aux conflits existants. Jean-Marc Jancovici Parce qu'ils ont été confrontés aux mêmes transmissions, à la même contagiosité, absolument. Ce n'est pas parce que les médecins mettaient des becs avec des huiles essentielles ou je ne sais quoi, des plantes là-dedans qu'il ne faut pas rigoler.

Et tu sais, il y a même des exemples étonnants de médecins qui ont soigné les gens pendant des épidémies, pendant des années, qui soignaient les gens, il y avait des gens comme ça quand même, qui avaient cette empathie, cette entraide de soigner des gens qui avaient la peste, avec des bubons pleins de pus qui éclataient dans tous les sens.

Au moment de la décrue de l'épidémie, l'épidémie s'arrêtait et mourait. Thierry François D'accord, parce que finalement il n'y avait plus le sens, qu'il est porté. Ils ont été portés par ça mais ils se sont épuisés aussi et à la fin ils mouraient.

C'est des exemples connus. Donc en fait, ta question elle concerne simplement maintenant, on pourrait si tu veux parler, mais je ne sais pas si ce n'est pas prévu pour un autre épisode, c'est pour ça que je me méfie un peu, qu'on n'avance pas trop vite, mais on peut, si c'est bien d'en parler maintenant, quelles seraient les conditions pour maintenir un terrain biologique, Appelons ça l'immunité.

Oui, on y reviendra plus tard, mais on peut déjà l'évoquer. Je dirais une forme de performance qui fait que dans notre relation au vivant, on trouve toujours un équilibre. Mais finalement, je me rends compte que je n'ai pas répondu complètement à ta question d'avant. Et la réponse que je donnerai moi c'est...

parce que ta question j'entends pourquoi ça s'arrête. A mon avis, on n'a pas les réponses à ça, mais on peut poser une hypothèse. Si on part de l'hypothèse que la circulation microbienne qui à un certain moment, à un certain nombre, avec toutes les causes anthropiques qu'on vient de citer, on pourrait développer à l'infini, si et si cette circulation microbienne était un phénomène de régulation.

À un moment donné, quand la régulation est faite, ça s'arrête, et on part sur un nouvel équilibre. – Et là, on retrouve le pléomorphisme de Béchamp aussi, parce que la forme va évoluer, Et le travail a été fait, la forme évolue, et puis on n'en a plus parlé.

A.T.T. Et donc, on pourrait aider ça, non pas avec des tonnes de médicaments ou de vaccins, mais simplement en revoyant la configuration de nos relations sociales, bien évidemment. Je veux dire, imagine, je ne sais pas, je ne voudrais pas avancer des chiffres, puis c'est tellement chaud en ce moment, mais disons qu'il y a eu… peut-être les Ukrainiens ont perdu 500 000 hommes, alors qu'actuel, ils sont où ces bonhommes-là ? il y a forcément des prédateurs, des charognards qui vont venir charogner ça,

ils n'ont pas tous enterré sous une dalle de béton, et donc dans des populations ils vont être déprimés, complètement dans la peur, la guerre, là on peut avoir des épidémies qui naissent de ça.

Donc en fait je pense que la décrue vient au bout d'un phénomène de régulation, et moi ça me convient comme réponse. Donc, la question suivante, c'est, est-ce qu'il y aurait d'autres modes, qu'on va appeler préventifs, des épidémies, des maladies infectieuses, sachant qu'il y a 70 % des maladies de l'occidentale non infectieuses, Il faut quand même le répéter, c'est intéressant. Est-ce qu'il y aurait d'autres modes qui seraient une révision de l'alimentation, de l'hygiène de vie, de la manière dont on relationne avec non

seulement l'environnement mais entre nous, sortir de l'individualisme, sortir de cette espèce de... comment dire... on sépare les gens. Donc sortir de ça et, je répète, reconfigurer nos relations sociales.

Et là, je pense que c'est un premier monde de prévention, bien sûr, avec l'alimentation, le mode de vie, tout ce que tu prônes depuis. Oui, mais tu sais que quand on avait commencé à agiter l'épouvantail Covid en janvier ou début février 2020, tu vois, avant que vraiment on passe dans le théâtre sordido-comique, on va dire, dans lequel on a baigné, moi j'avais fait une petite vidéo dans laquelle j'avais lancé sous forme de

punchline évidemment, ça demandait à développer, mais j'avais dit moi le Covid c'est jus de carotte et bain froid pour tout le monde, et puis on n'en parle plus, et je me suis fait monstrueusement ridiculiser en passant pour le teubé de service, mais je maintiens que ce n'était pas du tout con comme proposition, que ce n'était pas du tout con.

Quand on sait que de toute façon les personnes qui ont vraiment développé des formes graves étaient des personnes qui étaient déjà avec de multiples pathologies, immunodéprimées, à l'évidence, la réponse que je donnais c'était renforcer votre terrain, et vous verrez que ce n'était pas un problème, ce n'est pas un problème effectivement.

Thierry – Avec peut-être quand même, avec la prudence de dire qu'il peut y avoir des gens qui sont allés tellement loin pour déjà agir. Thierry – Oui, bien sûr, évidemment, mais je dis bien que c'est une punchline, donc c'est une façon d'interpeller les gens, de les faire réagir, et effectivement il y a peut-être des gens qui ont une situation immunitaire telle qu'il y a une question de course contre la montre d'une certaine manière, c'est-à-dire est-ce qu'ils ont le temps

de remonter leur système immunitaire avant que la transmission de l'information… Voilà, bon, ok, mais ceux-là on les traite, on les isole s'il faut, enfin voilà, s'ils sont trop faibles.

A. B. On les protège, oui. T. C'est au sens où c'est un peu comme quand tu as une plante qui est très très faible, tu vas la protéger différemment le temps qu'elle se reconstruise, mais tu ne vas pas la vacciner.

A. Non, et puis tu as évidemment, par rapport à les hommes, évidemment tu as attiré les foudres sur toi, ce qui est tout à fait normal, parce qu'effectivement il y a forcément des cas d'irréversibilité qu'on ne veut pas admettre. Tu sais, j'avais lu une phrase un jour, c'est marrant parce que c'est hyper simple, et ça m'avait frappé.

Et cette phrase disait, aujourd'hui, donc le monde moderne, occidental, etc., aujourd'hui on meurt vieux. Ça m'avait frappé cette phrase-là. Effectivement, je me suis rendu compte que dans les siècles passés, l'espérance de vie était beaucoup plus courte, pour un tas de raisons, des gens qui s'épuisent au travail, la guerre, la moyenne de vie, parce que c'est toujours les moyennes, il y a toujours eu des centenaires.

Et là on meurt vieux. Thierry Macron, on sait aussi que dans les statistiques il y a les morts à la naissance qui venaient vraiment modifier énormément. Thierry Macron, ça modifie les statistiques. Thierry Macron, énormément.

Thierry Macron, ok, l'espérance de vie n'est pas la même. Par rapport à ce que tu as dit, il est évident pour moi aujourd'hui, c'est qu'on a amené les gens pour des causes anthropiques tellement loin dans la dégradation du terrain, des gens de plus en plus jeunes qui vont déclencher des maladies graves et irréversibles et non microbiennes, de plus en plus jeunes, on a cité l'autisme, les maladies cardiovasculaires, le diabète, etc.

Et en fait, à un moment donné ces gens vont faire une crise éliminatoire avec peut-être de l'hyperthermie, une activation microbienne, etc. On va les intuber, aujourd'hui il y a des gens qui ont dit, Fouché, etc. que c'est l'intubation qui va tuer les gens quand même.

Donc, on va leur donner des médicaments toxiques, etc. Bon, en fait on va les étonner, on va dire ça avec le sourire, mais même avec tes jus de carottes et ton hormèze on n'aurait pas pu les ramener possiblement. Thierry Castaneda. Oui, parce qu'ils étaient déjà allés trop loin.

Thierry Castaneda. Donc en fait tu veux dire, ouais mais tu vois le hentai il a 95 ans, il avait 4 maladies, 50 médicaments, il t'a écouté, il a pris du jus de carottes, il s'est mis dans l'eau froide, il est mort.

Ouais, Thierry Castaneda, c'est un... Ben oui, sauf que personne ne prendra la responsabilité de la manière dont il a vécu, tu vois c'est ça le problème. Donc, il y a quand même des seuils d'irréversibilité, et à mon avis il faut être vigilant sur le fait que le seuil descend dans l'âge d'ADN.

Voilà, il y a aujourd'hui des jeunes qui passent aller je ne sais pas à 10-12 heures devant des écrans, les gamers qui ne dorment pas la nuit, qui font de la junk food, vraiment des trucs, voilà, ils sont en train de bousiller leur terrain en fait.

Thierry Samitier-Leclerc qui était déjà à 30 ans, parce qu'ils sont nés de parents qui étaient eux-mêmes... Je prends souvent l'exemple chez les femmes, par exemple, de l'âge de la ménopause.

C'est-à-dire qu'on voit qu'il y a un siècle, un siècle et demi, l'âge de la ménopause frisait les 50 ans, et là, actuellement, on parle de ménopause chez les femmes qui ont moins de 35 ans.

C'est-à-dire que leur système est tellement faible, que la fenêtre de temps pendant laquelle elles vont être fertiles est réduite de plus en plus. Or, la reproduction est quand même l'une des fonctions biologiques de base de l'humain.

Dans la dimension biologique de l'humain, la reproduction c'est une des finalités. Donc tu te dis vraiment qu'il y a ce qui fait intrinsèquement que nous sommes vivants et que nous pouvons perpétuer la vie est diminué parce qu'il y a des organismes de plus en plus faibles et des cancers juvéniles et ainsi de suite.

J'avais fait une vidéo « Pourquoi une épidémie de cancer infantile ? » parce qu'effectivement les enfants naissent avec des terrains qui sont tellement dégradés. A.B.M.L. Et on les vaccine, on les sur-vaccine.

T.H.C.H. Et on leur donne, dès le départ, sur des terrains dégradés, on leur donne des conditions de vie tellement à l'opposé de ce qui pourrait renforcer leurs terrains que c'est une catastrophe.

Ben, quelques mois ou un an, deux ans devant les tablettes le matin avant de partir à l'école, etc. Mais dans ce que tu dis, ce qui est intéressant c'est que ça me permet de glisser comme ça, petite parenthèse qui fait que l'humaine est le seul mammifère qui a une ménopause, les animaux, les mammifères, les femelles mammifères n'ont pas de ménopause.

Alors, il y a quelque chose qui est humain déjà dans le fait d'arrêter à un moment donné la fertilité, après je voudrais juste, ce n'est pas pour, parce que je suis tout à fait d'accord avec ce que tu as dit, c'est de dire qu'on peut déranger des gens qui sont dans une mouvance actuelle LGBT plus ou queer, les déranger en disant que l'humain comme tout mammifère biologiquement doit se reproduire, ça peut les gêner ces gens-là.

Donc il n'est pas question dans ce discours-là de les gêner, mais de dire que biologiquement, quand on retourne à l'animalité, on a une fonction qui est la procréation. Donc je suis entièrement d'accord avec toi.

Thierry. Oui, c'est une réalité biologique, c'est ce qu'on veut. Je ne propose pas à tout le monde de se reproduire et d'avoir des enfants, c'est juste que… Thierry Lecce J'ai bien d'accord, je pense que c'était bien de le dire.

Et en fait, le fait qu'il y a une stérilité masculine de plus en plus importante, il y a une diminution de l'espérance de vie en Occident, là on diminue les espérances de vie, stérilité masculine énorme, liée notamment aux perturbateurs endocriniens environnementaux, etc.

Et chez les femmes, effectivement, on a ce phénomène de la régulation… Thierry Lecce Moi, je le vois d'une certaine manière comme une régulation automatique de l'espèce. Thierry Lecce Absolument, je suis d'accord.

On est allé tellement loin dans le déséquilibre qu'en fait, on est en train de disparaître. Thierry C'est ça, ce que j'allais te dire en rigolant, moi j'adore rire dans ces moments, on est peut-être dans un processus d'extinction.

Thierry Oui, d'extinction, en tout cas d'une certaine forme de développement humain, d'une certaine forme de civilisation humaine. Et moi je dis finalement, le vivant a toujours raison.

Le vivant a toujours raison parce que quand il y a quelque chose qui est totalement dysfonctionnel, en fait, à un moment, sur des générations, mais il met en place les conditions qui vont faire que cette civilisation-là va disparaître.

Thierry Oui, c'est aussi simple que ça. Et j'en reviens à ce que je disais, il ne faut pas sauver la planète, si on veut sauver nos petits culs blancs on peut, mais il va falloir être intelligent et changer la façon de faire, parce que sinon on va dégager.

Thierry Falconer. On est bien d'accord, c'est ça. Et en fait, tu sais après ceux comme Michel Foucault qui ont théorisé les sociétés disciplinaires, sociétés de contrôle, etc., il y a un philosophe, je ne me rappelle plus son nom, Galibert je crois, qui a dit après tout ça on est dans une société suicidaire. C'est-à-dire, suicidaire ça veut dire qu'on a des comportements...

Alors, il y a des gens qui se suicident, beaucoup, et des adolescents. Voilà, il y a beaucoup de suicides chez l'État. Vous êtes deuxième chez les jeunes. Thierry Pichard. Oui, chez les jeunes, chez les moins de 25 ans, je crois que c'est la deuxième cause de mortalité.

Thierry Pichard. Oui, c'est la deuxième cause de mortalité. En fait, parce qu'on pourrait parler des cancers turbos aussi, ça serait intéressant de dire un mot comme ça en passant sur les cancers turbos.

Thierry Pichard. C'est quoi les cancers turbos ? Thierry Pichard. Je vais te dire, on est dans une forme d'extinction, mais comme si on était en train de vivre un suicide collectif en fait, à travers nos modes de vie occidentaux, Et puis, la perpétuation de ces modes de vie, malgré le fait qu'on ait l'information maintenant, qu'on connaisse tous les principes maintenant d'épigénétique et ainsi de suite, qu'on sache à quel point nos choix de vie vont conditionner notre qualité de vie, et malgré tout,

on continue à bouffer de la merde, à passer notre temps devant des écrans, à ne pas sortir dehors, à ne plus avoir de vie collective, à être isolé devant nos écrans comme des zombies quoi.

Donc oui, je pense qu'il y a une... Bon, après on pourrait aller très loin là-dedans, mais je pense même qu'il y a une idéologie de la détestation, et là il faut s'en méfier parce que... Allez, j'y vais...

Non, je me lâche. Je veux dire, dans tous les exemples que tu prenais, tu disais finalement que la philosophie est un fait d'hommes blancs occidentaux, masculins, bourgeois et ainsi de suite, mais je pense aussi que dans notre civilisation, fort de ces constats, il peut y avoir aussi une détestation de qui nous sommes, une détestation de l'homme blanc en tant que tel, et pour moi c'est une très mauvaise réponse à une vraie situation.

C'est-à-dire que pour moi assumer c'est accepter de se transformer, de constater que oui, effectivement il y a eu une civilisation esclavagiste, et effectivement qu'il était une civilisation d'hommes esclavagistes, mais que ça, ça peut évoluer et on peut le changer.

A. B. Diffurquer. T. Diffurquer, et la réponse qui est de dire finalement il n'a qu'à dégager, mais pour moi c'est la pire des réponses, parce que la civilisation occidentale a aussi apporté en termes artistiques, en termes tout ce que tu veux, mais comme toutes les autres civilisations d'ailleurs, parce que l'art nègre, l'art africain et choses comme ça, qui est méconnu en Europe est fantastique, mais l'art occidental est aussi fantastique, incroyable, les créations musicales, les créations picturales,

les créations de sculptures et ainsi de suite, l'architecture et ainsi de suite, elle est magnifique. Ce sont des exosomatisations ça aussi. Ce sont des exosomatisations, c'est possible, mais voilà.

Mais qui transmettent des messages créatifs, politiques, nourrissants, et donc justement pourquoi on fermait ça aussi dans des musées ou dans des collections privées, etc. Donc l'art, on est tous créateurs, on pourrait tous...

Donc la détestation pour moi c'est ce que tu dis là, moi j'entends ça, c'est relié à ce que j'appelle une société suicidaire qui n'a plus aucune... Les gens n'ont plus envie d'être là.

Pour pousser mon point très très loin actuellement, on assiste quand même globalement, en tout cas dans les mœurs et dans l'idéologie qui est véhiculée, à une survalorisation du féminin. A.P.M.L. En ce moment, tu veux dire ?

T.G.R. Oui, en ce moment, et une féminisation réelle biologique des corps, liée aussi à toutes les hormones qui circulent dans les eaux de boisson et ainsi de suite, Et là encore, je le maintiens, ce n'est pas parce que l'homme occidental, le mâle occidental, hétérosexuel, blanc, a fait de la merde à une certaine époque qu'il faut le rayer de la carte.

Parce qu'en fait, la polarité reste la réalité du vivant, le vivant existe sur des polarités. Et actuellement, je trouve que c'est une très mauvaise réponse. C'est un peu comme, je vais pousser le truc très loin, c'est un peu comme les gens qui, forts du constat effectivement de la torture animale qu'il peut y avoir à l'échelle de l'élevage, décident de tout balancer, de tout balancer, alors qu'en fait pour moi il y a un

rapport à l'animal qui est à reconstruire complètement, à réfléchir complètement, et donc pour moi c'est une réponse par certains côtés simpliste et qui n'assume pas. C'est-à-dire que pour moi la culpabilité ne nous mène jamais nulle part.

Pour moi ce qui nous mène quelque part, c'est un terme qui est connoté religieusement mais moi que je m'approprie, c'est la notion de repentance. La repentance qu'est-ce que c'est ? C'est que tu constates que tu as merdé et tu changes, Parce que la culpabilité ne nous amène pas à changer, la culpabilité c'est juste mea culpa, mea culpa, je suis une merde, je suis une merde, je suis une merde blanche, voilà. Bon, mais ça ne nous mène nulle part.

Moi pour moi, assumer vraiment c'est dire « Ok, on a fait de la merde, et maintenant on va oeuvrer à corriger ça. » Thierry Coulon – Mais peut-être que je voudrais quand même revenir sur ton…

je pense que c'est un peu outré de parler de sur-ré-évaluation, je ne sais pas quoi, sur du féminisme, parce qu'en fait je pense que c'est une réaction qui est salutaire, même si elle est exacerbée après des millénaires de patriarcat.

On voit déjà apparaître ça, on en reparlera dans le XXe siècle avec les héritières de Béchamp. Donc le féminin arrive avec des notions complètement fondamentales comme Linn Margulis, Barbara McClintock, etc.

Et aujourd'hui, oui, on a la réémergence du féminin y compris à l'intérieur des hommes blancs, occidentaux, blancs, etc. Donc une déconstruction du patriarcat. Et même si ce féminisme sous certains aspects est exacerbé, je pense que c'est une réaction qu'on pouvait attendre, c'était nécessaire si tu veux. Après, il y aura un retour à l'équilibre.

Et pour l'instant, on peut l'accueillir comme ça. Oui, mais de toute façon, on n'a pas trop le choix, de toute façon. Bon, on n'est pas totalement d'accord, mais très bien, parce que c'est très bien aussi de maintenir des tensions par rapport à ça.

Moi, je pense que l'intelligence, ça serait de se… Effectivement, peut-être que ça a été d'un côté, alors on va me dire oui, il faut passer par l'autre extrême pour arriver au milieu.

Thierry Lecce Pas forcément à l'extrême, mais en tout cas, il faut aller voir un peu. Thierry Lecce Si on pouvait éviter, on éviterait là encore de perdre du temps parce que l'un comme l'autre sont des erreurs. Thierry Lecce On ne perd pas du temps, c'est une régulation.

Quand tu me dis, voilà, il y a les avancées de Lynn Margulis par exemple, donc toute cette science qui est apportée par des femmes... Thierry Marx ou les primatologues, ou les femmes...

Thierry Marx Il y a une part de moi qui a tendance à dire, et sans vouloir faire de provocation, en fait je m'en fous que ce soit des femmes, je suis juste content qu'il y ait des êtres humains qui apportent ça.

Et je suis très content que peut-être qu'une catégorie d'êtres humains qui n'avaient pas le droit à la parole, qui n'avaient pas le droit à la visibilité l'apporte. Mais moi que ce soit apporté par une femme ou par un homme, à mon stade, à moi, avec ma culture et l'individu que je suis à cette époque-ci, en fait, je ne vais pas le survaloriser parce que c'est apporté par une femme, ou le sous-valoriser parce que c'est apporté par une femme.

Thierry – Je ne le survalorise pas parce que c'est apporté par une femme. Thierry – Non, je ne dis pas que c'est ce que tu fais. Thierry – Je dis que, comme par hasard, c'est des femmes qui ont amené ça.

Thierry – Et donc, il y a un constat à faire quand même que ça émerge du féminisme. Thierry – Forcément, elles n'avaient pas le droit d'ouvrir leur gueule, donc on se passait de la moitié de la population, enfin la moitié c'est plus que ça, mais bon, peu importe le rapport entre hommes et femmes, mais on se passait de, on va dire la moitié de la population que l'on ne pouvait pas s'exprimer et exprimer sur ses vies.

Thierry. C'est normal qu'elles réagissent fort aujourd'hui ? Thierry. Pardon ? Thierry. C'est normal qu'elles réagissent fort aujourd'hui quand même, il faut entendre ça.

Thierry. Ah oui, bien sûr, mais si tu veux, là où moi je tique, ce n'est pas le fait que les femmes prennent leur place et tout, je trouve ça magnifique et pour moi, pour l'avancée de l'humanité, c'est absolument nécessaire parce que les deux polarités, s'il y a une seule polarité on se casse la gueule de toute façon, et c'est ce qu'on a vu, et c'est ce qu'on est en train de faire, et c'est ce à quoi on est arrivé, donc de toute façon on le constate.

Mais ce que je veux dire par là c'est que finalement j'espèrerais, et je l'espère que dans l'oscillation que tu définis, eh bien on n'a pas besoin de passer par une oscillation importante de l'autre côté, et que dans le plus de sensibilité, le plus d'intelligence qui pourra être apportée, eh bien on a l'intelligence de dire ok, ils ont fait de la merde peut-être en poussant trop dans un sens, nous on va réguler et ne pas pousser trop dans l'autre sens parce qu'il n'y a pas besoin, on arrive à un équilibre.

Thierry Leccet. Il faut faire conscience aux femmes pour ça, pour avoir cette sensibilité et cette intuition qu'on n'a pas besoin de passer par des extrêmes, etc. Thierry Macron.

Oui, mais c'est sans compter sur l'instrumentalisation politique de revendications légitimes, c'est-à-dire qu'autant... on dévie un petit peu... Thierry Leccet. Non, on n'est plus dans les épidémies.

Thierry Macron. On n'est plus dans les épidémies, bon on en reparlera. Mais ce que je veux dire par là, c'est que derrière vraiment des mouvements sensés, des mouvements légitimes, il peut y avoir toujours été le premier à le dire, une récupération politique et idéologique et qui peut travestir et galvauder n'importe quelle intention louable et le transformer en monstruosité et en tyrannie, c'est juste ça, voilà ce que je veux dire.

Thierry Leclerc Ça je suis d'accord avec ça, 100 %. Thierry Leclerc Allez, on repasse aux épidémies. Thierry Leclerc Non, je voulais juste, tu sais, j'ai parlé des cancers sur vous, Oui, tu m'as posé la question de ce que c'était qu'un cancer turbo.

Apparemment, il semblerait que des médecins aient témoigné d'une épidémie, tu vois quand même, je ne me débrouille pas trop mal pour retomber dans le truc, alors que ce n'est pas une épidémie, mais on appelle comme ça, tu sais, on fait le mot, on le fait dériver.

Thierry Marxoux Oui, bien sûr, mais c'est comme le pestiféré, on en parlait tout à l'heure, le pestiféré c'est n'importe quoi. Thierry Marceau On parle d'épidémie pour n'importe quoi maintenant.

Il y aurait une énorme incidence de cancers à développement excessivement rapide et mortel sur des jeunes entre 15, 20, 30, 35 ans. Beaucoup des cancers mortels très rapides. Il semblerait que ces gens-là aient été injectés.

A.B.R.G. Injectés ? T.M.L. Injectés. A.B.R.G. Ah, il l'a dit ?

T.M.L. C'est-à-dire que c'est des gens qui... A.B.R.G. Il l'a dit, tu l'as entendu ? J'ai dit que ça pourrait, tu vois, j'aime bien parce que je tourne autour du pot, je vois ça comme des hypothèses, il semblerait que ça serait lié à une jeunesse qui a été injectée avec les soi-disant vaccins Covid et qui développe maintenant, parce que tu vois, on parlait tout à l'heure dans les épidémies,

et puis dans la vaccination, effet court, moyen et long terme. Là, on est à un moment donné, tu vois, c'est comme quelque chose qui se produit après, mais on est dans le moyen terme, on n'est plus dans le court terme.

Dans le moyen terme, qu'est-ce qui va se passer demain ? S'il s'avère que c'est une réalité, qu'il y a eu des chiffres à une époque qui disaient qu'il y avait eu dans le monde 1 500 athlètes de très haut niveau, bien connus, qui étaient morts d'accidents vasculaires, cardiovasculaires, là on est sur des cancérisations excessivement rapides, très rapides, à évolution très rapide, et mortelles. Et ça serait lié aux injuctions.

Donc, tu vois, tu te dis mais... A. Donc, ça se surajoute au phénomène qu'on constatait précédemment aussi du fait de l'émergence de maladies de la vieillesse qui apparaissent dans des populations beaucoup plus jeunes.

Donc, ça se surajoute à ce facteur. T. Et je voulais glisser un truc aussi, parce que c'est intéressant par moments de faire des... ce n'est pas des comparaisons, mais moi je peux témoigner, c'est mon métier, que les chevaux, puisque c'est l'espèce dont je m'occupe, que j'accompagne, développent des maladies qui sont très comparables aux maladies humaines, qui sont pour moi des maladies, ce que j'appelle des pathologies de l'immobilité, c'est-à-dire le fait...

notre manière, on les a sédentarisées, c'est des animaux nomades, ces animaux migrateurs, ils ont besoin de marcher tout le temps, et comme par hasard, on a au fil du temps, et de manière aussi rapide avec cet exponentiel que l'humain, oui, des maladies infectieuses, ils développent par exemple des borélioses, la maladie Lyme, mais avec une baisse d'énergie considérable, l'énergie de base, l'énergie vitale, donc une énergie,

une perte d'énergie, c'est-à-dire des infections froides, épuisantes, mais sans réaction, ils développent de l'obésité, ils développent du diabète, mais oui, des maladies cardiovasculaires, ils font des AVC, on parle d'épilepsie, alors évidemment, je ne te parle pas encore d'un truc très répandu, et des cancérisations, alors que le cheval est naturellement, j'allais dire, un animal qui cancérise très peu. Et là,

on a des cancers digestifs... Donc, en fait, le stress qu'il leur a imposé, et c'est tout à fait comparable en tant qu'animaux domestiques, au stress qu'on a imposé à l'humain, le traumatisme, souviens-toi, de la néolithisation, c'est-à-dire sédentarisation, domestication, esclavage, etc.

Ils sont dans une situation comparable, puisqu'ils sont sous notre pouvoir, Et c'est quand même intéressant pour un vétérinaire de constater que dans le contexte d'homestication, d'asservissement, de non-couverture des besoins fondamentaux d'une espèce animale, c'est-à-dire qu'eux, si tu veux, ils n'ont pas la main libre, ils n'ont pas le cerveau, ils ont dans leurs besoins fondamentaux, on a le développement de maladies qui sont les mêmes que les nôtres.

Et ça c'est intéressant, parce qu'on se dit mais cette corrélation c'est forcément environnemental, Tu vois, et c'est anthropique. A.C.C. C'est anthropique. On revient sur le terme d'anthropique qu'on avait vu dès le départ.

T.G.B. Je pense que si on voulait conclure là-dessus avant, dans l'épisode suivant qui sera consacré à ce que j'appelle la vaccinologie, c'est-à-dire une sois-disant une science qui n'en n'est pas une pour moi, un empirisme qui consiste à vacciner tout le monde, y compris les animaux bien évidemment, on pourrait conclure en disant qu'il y a d'autres modes d'évitement et de prévention de ce qu'on appelle les épidémies ou la pandémie, ce qui est un retour sur soi à la fois individuel dans notre mode de vie

individuel et collectif. D'ailleurs gardez du lien, l'épisode précédent on a comme par hasard bien sûr parlé des relations, Et il faut qu'on se remette en relation, on ne peut plus se permettre de subir des confinements, des exclusions, des choses comme ça, une atomisation de l'humain, à la fois complètement atomisé dans sa consommation d'écrans, de matières etc.

mais en même temps qui forme une espèce de troupeau complètement asservi à qui on délivre la vérité à travers les médias, etc. Donc, il faut qu'on sorte de ce système-là. Il est temps de bifurquer parce qu'on est sur une trajectoire d'extinction.

Donc, comment elle va se passer ? Je n'en sais rien. Est-ce que ça sera le passage... On a dépassé 6 seuils sur 9 au niveau des seuils climatiques, On a passé 6 sur 9, donc on peut atteindre un seuil vers une espèce de bascule géo-bio-climatique, je ne sais pas quoi.

On nous annonce cette année un El Niño très fort dans le Pacific Sud, et en fait c'est déjà quelque chose qui va générer des pluies torrentielles et des inondations à certains endroits et des sécheresses à d'autres.

Mais ça c'est El Niño de toute façon, avec El Niña qui n'est pas mieux. Mais c'est actuellement énormément amplifié par le dérèglement climatique anthropique, le réchauffement climatique, c'est une bombe.

Et en fait, on va vivre, moi je ne veux pas jouer les cassandres, tu sais, ce n'est pas mon truc, mais apparemment 2024, quand même au niveau des sécheresses, inondations et compagnie, donc il y a des endroits où il va y avoir à nouveau de la souffrance, des famines et pourquoi pas de ce fait-là des épidémies. Mais on a une responsabilité dans tout ça.

Même quand il y a des phénomènes naturels à la base, on les exacerbe. Donc en fait, on a ces choses à prendre en main. Comment ça va se passer si on a, cette année 2024, de fortes sécheresses à certains endroits ? Apparemment, la situation est assez dramatique en Amazonie.

Ils ont une sécheresse terrible, les fleuves sont très bas, c'est absolument incroyable. Qu'est-ce qui va se passer ? Il va y avoir des millions de migrants, etc. Donc voilà, ça c'est anthropique.

Donc, nos épidémies historiques, pour moi, ce n'est pas grand-chose à côté de ce qu'on est en train de vivre. Parce que maintenant, c'est globalisé le problème. On sera tous touchés par ça, on l'est déjà.

Donc, je pense que notre réflexion est à ce niveau-là, et de reprendre notre responsabilité et notre souveraineté par rapport à ces phénomènes-là, et de ne plus désigner des bouc-émissaires qui auraient été à une époque, Donc voilà, c'est le fléau de Dieu etc.

qui sont maintenant les microbes dans cette totale aberration. Et je pense qu'il faut complètement reconsidérer comme ça, tout ça, mais très vite, très très vite.

Je ne pense pas qu'on ait beaucoup de temps en fait pour faire ça. J'espère que ces vidéos participeront. Thierry Leclerc C'est bien parce que je pense qu'on n'a pas beaucoup de temps que je m'emploie autant malgré l'adversité à continuer à porter ce message parce qu'effectivement je pense que le rapport bénéfice-risque porte sur le plan du bénéfice.

Donc, je te remercie d'y participer. La prochaine, ah déjà que là, tu t'es quand même grillé, tu as prononcé le mot tabou, injecté. La prochaine, on parle de vaccinologie, d'idéologie vaccinale. C'est un domaine qu'on connaît assez bien tous les deux, donc je pense qu'on va bien s'amuser.

A.B.M. – Oui, on va s'amuser, oui. T.M. – Je te remercie Eric. A.B.M. – Merci Thierry.

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