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Comment en sommes nous arrivés là et comment en sortir ? - E. Ancelet / Thierry - EPISODE 0

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L'équipe RGNR
1.6K vues • Publiée le 30/07/2025

Cet épisode 0 pose le cadre d’une série de douze entretiens entre Thierry et Éric Ancelet, docteur vétérinaire et auteur de En finir avec Pasteur. Les deux hommes se retrouvent au temple de la paix, un monument dédié à Luis Companys, président de la Generalitat de Catalogne, pour présenter le projet et en dévoiler la structure épisode par épisode.

La série couvre un arc très large : des origines du vivant et de l’évolution jusqu’aux mécanismes contemporains de contrôle politique et sanitaire, en passant par la sédentarisation néolithique, les Lumières, le débat Pasteur/Béchamp, la vaccinologie et l’écoféminisme. Ancelet et Thierry ne partagent pas exactement le même point de départ, l’un se définissant agnostique, l’autre croyant libertaire, et c’est précisément cette tension qu’ils comptent explorer plutôt que d’effacer.

Plusieurs concepts structurants sont introduits dès cet épisode : la notion d’activation microbienne comme alternative au cadre infectieux classique, la critique de l’ontologie naturaliste décrite par Philippe Descola, et le parallèle entre la domination de la nature et celle exercée sur les femmes, fil conducteur de l’épisode consacré à l’écoféminisme. Des auteurs comme Ivan Illich, Thoreau, Naomi Klein, Baptiste Morizot et Pablo Servigne sont cités comme jalons de la réflexion.

L’épisode 12 reste volontairement gardé secret. Les onze autres sont présentés comme un menu détaillé, avec leurs titres et leurs enjeux, ce qui permet de comprendre la logique d’ensemble de la série avant d’entrer dans le fond. Le rythme prévu est un épisode par mois, tourné sur le même site au fil des saisons.


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Pour moi, le but personnel que je mets dans cette série de vidéos, c'est la reconnexion vivante. Vraiment, se reconnecter, retrouver sa place dans la trame du vivant. On s'est mis en guerre contre ce monde-là, contre tout le vivant d'ailleurs, notamment contre le monde microbien, et c'est une très très grosse erreur.

Si on vit, c'est pour espérer, pour aimer, pour... voilà. Le courage ça vient du cœur et le cœur il ne peut cesser d'espérer, en tout cas moi c'est ce qui me fait avancer.

On va voir que de toute façon, cette nouvelle donne, elle passe souvent par des femmes, c'est incroyable. En tout cas on va donner envie, puis après à cela chacun va marcher. Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org Thierry Macron Bonjour Éric !

Éric Vachon Salut Thierry ! Thierry Macron Ça faisait longtemps que je voulais t'amener dans cet endroit, je t'en avais déjà parlé. On va commencer par l'endroit parce que je pense qu'il va beaucoup expliquer le projet qui vient derrière, parce qu'on est là aujourd'hui pour parler ensemble d'un projet qui arrive, d'un projet vidéo qui me tient énormément à cœur et pour lequel je t'ai demandé ta participation et que tu as bien généreusement voulu accepter.

On est dans un lieu qui s'appelle le temple de la paix, c'est comme ça qu'il est décrit ce monument, c'est un monument à la mémoire de Luis Companis, Luis Companis c'était le président de la Generalidad de Cataluña, donc la préfecture de région de la Catalogne à l'époque de la république catalane, c'est-à-dire en 1930, 1937, 1938 ce qu'on a appelé le mouvement des anarchistes catalans qui ont rendu autonome cette province et qui ont mis en place un système utopique anarchiste libertaire, et lui a participé à ça avant d'être

fait prisonnier par les franquistes et ensuite torturé, livré à la Gestapo, torturé et mort finalement. Et ce lieu, il y a un poème qui est écrit dans ce lieu et il dit que Pablo Picasso et Paolo Casals, Paulo Casals, c'est un grand violoncelliste catalan aussi, qu'on aime bien par ici, considérait que ce lieu était le temple de la paix, qui s'était en hommage à Luis Companis et à tous ceux qui aiment la liberté.

Nous ne sommes pas tristes de mourir, mais nous serions tristes d'avoir vécu une vie qui ne soit pas une vie de plénitude. Et je t'ai invité pour lancer une série de vidéos, pour l'instant 12 vidéos, on est parti sur 12 vidéos en hommage à la vie. Ça va te faire un hommage à la vie.

Tu m'as proposé d'appeler cette série de vidéos « Comment en sommes-nous arrivés là ? » Eric, d'abord, on peut te présenter rapidement, c'est assez amusant, je le dis un peu en aparté, mais en même temps qu'on parle, on a la chance extraordinaire d'avoir des cerfs dans la forêt autour de nous et on entend le bram des cerfs, donc c'est assez fabuleux.

Eric Ancelet, tu es déjà intervenu dans certaines de mes vidéos, on a eu la chance de t'avoir connu en particulier, en tout cas en public pour ton livre, pour en finir avec Pasteur, docteur Éric Ancelet, docteur vétérinaire. Éric Ancelet.

Oui, donc là tu déclines mon identité sociale, donc avec mon nom de famille, des choses que je n'ai pas choisies. Bon, docteur vétérinaire, pareil, pour moi c'est l'identité sociale, et je pense que mon être en fait est beaucoup plus large que ça, beaucoup plus profond, ça c'est l'identité sociale mais c'est important.

Oui, alors pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Moi, je vois ça, j'entends ça de deux manières, et c'est de ça qu'on va parler, si tu veux bien, pendant ces douze épisodes, parce que c'est à la fois l'histoire de la vie en fait, d'où vient la vie, comment est apparue la vie, comment elle s'est développée, comment elle a évolué, avec tous les épisodes historiques qu'on

va décliner pendant ces vidéos, et aussi comment sommes-nous arrivés là dans le sens de la situation assez dramatique et catastrophique dans lequel nous sommes au niveau planétaire, sur tous les plans écologique, politique, social, etc.

Et pour moi c'est important de relier les deux, c'est à dire que je fais un lien dans le sens que je considère que l'un découle de l'autre, comme s'il y avait eu un égarement à un moment donné historique, mais qui nous a amené dans cette situation et donc la proposition pour moi à travers ta proposition en fait de ces 12 épisodes c'est de voir comment on peut réorienter les choses, peut-être en sortir de cette situation, donc c'est très optimiste pour moi.

Mais je finirai au niveau des présentations en disant que j'aime bien dire que je suis un homme qui pense et un homme qui danse, c'est-à-dire je reste en mouvement à la fois dans ma tête et dans mon corps, et voilà, c'est la proposition qui est faite aussi parce que le vivant ça bouge.

Thierry. Le vivant ça danse aussi. Romain. Et ça danse, et c'est important pour moi de le dire. Et c'est vrai que le projet de toute cette série de vidéos, c'est bien sûr de faire un constat, mais ça aurait un côté un peu impasse finalement, constater à quel point on est dans la M.E.R.D.E.

Voilà, je pense que c'est fait et refait, il y a de plus en plus de personnes qui comprennent qu'effectivement là on arrive à une sorte de terminus d'une certaine manière, une logique qui s'est déployée et une logique qui a ignoré la nature réelle du vivant.

Et l'idée de cette série de vidéos dont on va décrire un peu plus le contenu, un petit peu plus tard, c'est de remettre le vivant au centre de l'équation. Mais pour le remettre au centre de l'équation, au centre de nos choix, nos choix individuels, nos choix collectifs, nos choix sociétaux, on pourrait imaginer une politique indexée sur les besoins et les lois du vivant.

Et on pourrait imaginer que ça fonctionnerait peut-être très bien. D'abord connaître le vivant, connaître sa nature réelle, de quoi on parle quand on parle du vivant, de quoi on parle réellement, et comprendre effectivement à quel moment on s'est égaré, à quel moment on l'a sorti complètement de l'équation de nos choix et des paramètres de nos choix, et quel pourrait être un chemin pour le retrouver ce vivant ?

Thierry Marceau Disons que tout ce que tu dis déjà c'est... déjà je dirais que pour moi dire le vivant c'est pour remplacer le mot la nature, parce que je pense que c'est un mot qui est dépassé, vraiment dépassé, et on en parlera sûrement au cours des vidéos, c'est-à-dire sortir de l'ontologie dite le naturalisme, c'est Philippe Descola etc., qui est une ontologie, voilà, on expliquera ça, on ne va pas le spoiler aujourd'hui, mais qui est sortir de ça et donc de quelque chose dont nous nous serions

extraits à un moment donné pour le dominer, l'exploiter, et en fait donc pour moi le but personnel que je mets dans cette série de vidéos c'est la reconnexion vivant, vraiment, se reconnecter, retrouver sa place dans la trame du vivant, et je pense que là c'est vraiment comme ça qu'on peut s'en sortir, en retournant, se connecter au vivant et en écoutant le vivant dans ce qu'il est vraiment, non pas seulement des objets, de la matière, des choses qu'on peut exploiter, jusqu'à finalement l'épuisement et la disparition.

Voilà, le projet est vraiment pour moi. Thierry Marchettti. Magnifique projet, je suis très enthousiaste. Alors, on a écrit le pitch un petit peu des épisodes, et je voulais vraiment le partager pour mettre un appétit d'une certaine manière parce que je jubile, et toi tu m'as dit le jubiler c'est quelque chose d'important, je t'ai dit je jubile, et toi tu m'as dit le jubiler c'est un bon signe.

C'était des fêtes d'abolition de la dette, c'est-à-dire que toute la dette était abolie, c'est-à-dire qu'en fait c'était comme une remise à zéro, mais c'est très intéressant parce que ça me donne envie de parler de plein de choses tout de suite.

En fait le pouvoir s'est beaucoup appuyé sur la dette, et donc du coup abolir la dette c'est quand même revenir à une forme d'égalité qui est très importante, on a de très fortes divinalités en ce moment.

Et en fait alléluia c'était ça, c'était la fête du jubilé, de l'abolition de la dette, donc il y a une histoire derrière ça, c'est intéressant. Thierry Marceau. Épisode 1, origine et évolution du vivant.

Olivier Roland. Oui, donc ça on va remonter, donc dans cet épisode-là on va raconter comment le vivant s'est mis en place, et donc pour moi un des sujets très important aussi de notre rencontre dans les 12 épisodes c'est cette réconciliation, cette reconnexion au vivant, mais notamment avec le monde des microbes, c'est-à-dire comprendre vraiment quelles ont été leurs fonctions depuis l'origine du vivant et jusqu'à aujourd'hui, et que c'est toujours eux qui ont créé tout ça, et ça s'explique.

Ce n'est pas juste une rêverie, ça s'explique, et comment ils ont entretenu, et il faut continuer à faire évoluer tout ça en fait. Et donc ça sera intéressant à un moment donné, on va en parler dans cinq minutes, de voir quelles ont été nos manières de considérer ce monde-là, ce grand monde des microbes, et donc on s'est mis en guerre contre ce monde-là, contre tout le vivant d'ailleurs, notamment contre le monde microbien, et c'est une très très grosse erreur.

Thierry Marceau Ça m'intéresse d'autant plus notre rencontre et nos échanges, parce qu'en fait je ne sais pas encore qu'est-ce qui va émerger de nos échanges, on écrit, tu sais c'est un peu comme un menu, on écrit le menu, on prépare les ingrédients mais en fait on ne sait pas ce que l'alchimie va donner, que autant on a beaucoup de communs ensemble, Autant il y a aussi des points qui nous différencient, et en même temps il y a l'intelligence pour communiquer avec l'autre, et quand on va parler d'origine et d'évolution du vivant,

je pourrais dire en raccourci qu'on peut se dire chacun de nous libertaire, anarchiste au sens noble du terme, et en même temps pas en venant du même terrain à la base, puisque toi tu vas te dire plutôt agnostique, agnostique ça te va ?

Oui, je me dis, c'est le meilleur moyen que j'ai de... je n'ai pas envie d'y rater, mais agnostique ça me va bien parce que ça me permet de dire je ne sais pas. Thierry Marcet Alors que moi je vais plutôt me définir comme un libertaire croyant, profondément croyant, et donc on va parler aussi de l'origine et l'évolution du vivant, il va y avoir des questions qui vont se poser effectivement entre une caricature et une autre, arriver à trouver une place qui soit peut-être sensée et réfléchie,

donc déjà ce premier épisode promet beaucoup. L'épisode numéro 2, apparition. Alors, tu as mis entre parenthèses parce que tu es taquin tardive, et évolution entre parenthèses parce que tu es taquin chaotique de l'humain point E, de l'humaine. A.C.L. Ça se fait beaucoup, mais c'est tout à fait normal.

T.M.R. Ah oui, tu souscris à ça ? A.C.L. Ah oui, je souscris parce que c'est une manière de rendre hommage au féminin, on en reparlera aussi longuement dans un des épisodes, l'émergence ou la réémergence du féminin qui a permis cette reconnexion vivante.

qui permet cette reconnexion vivante. Oui, en fait par rapport à ce que tu dis là, il y a Dorian Sagan qui avait résumé l'histoire de l'univers en une année, et c'est très intéressant parce que l'humain apparaît le 31 décembre à 22h30, donc c'est quelque chose...

Thierry de Rizalo. Juste pour se bourrer la gueule quoi en fait, juste pour se bourrer la gueule et chanter, c'est une catastrophe. Thierry de Rizalo. Donc en fait c'est très tardif, et c'est très tardif dans le vivant, on a émergé du vivant il y a très peu de temps en fait, Et en fait, en très peu de temps, on a induit un désordre, on va dire ça comme ça, on va le dire soft aujourd'hui.

Et par rapport à ce que tu disais avant, qu'on a des points de vue différents, on en revient toujours à la complexité et au mystère de toute façon, et ça voilà, on a d'ailleurs...

Thierry Samitier-Lacroix Mais ça c'est commun entre nous, c'est la reconnaissance du mystère pour ce qu'il est. Thierry Samitier-Lacroix Et de la complexité. Thierry Samitier-Lacroix Qui crée le mystère.

Thierry Samitier-Lacroix Oui, et puis la position aussi à un moment où se dire Ok, là moi je m'arrête aux frontières du mystère, je contemple le mystère, Thierry. Je m'émerveille.

Thierry. Je m'émerveille, voilà, et l'émerveillement, l'émerveillement c'est ce qu'on a de commun. Thierry. Face au vivant. Thierry. L'épisode 3, alors on avance dans le chaos d'une certaine manière avec la révolution, la révolution entre guillemets néolithique, sédentarisation, domestication, quitter société.

Thierry. En fait, je mets entre guillemets parce qu'il n'y a pas eu de révolution néolithique, je veux dire ça s'est passé sur des millénaires, voilà, c'est pour ça. Et expliquer, ce n'est pas expliquer, c'est proposer des réflexions, parce qu'on est là pour aussi réfléchir, c'est un signe we must, nous devons penser, les gens ne pensent pas assez, ils ne réfléchissent pas, parce que ce n'est pas penser, ce n'est pas le mental,

c'est réfléchir, ressentir. C'est une période clé pour moi, c'est une période charmière de l'histoire humaine, et ma proposition ce serait de mettre en place certaines choses en cours de cet épisode pour expliquer là où nous en sommes arrivés aujourd'hui.

Donc, on ne va peut-être pas trop sortir les mots tout de suite. Mais c'est vrai que c'est une période de sédentarisation, de domestication, tu l'as dit, et ça part de là en fait, on s'arrête de bouger, sédentarisation, domestication. Thierry Marx La sédentarisation permet l'accumulation, la thésaurisation, le pouvoir, la peur. Thierry Marx Et en fait, la domestication, il y a le bouquin de James C. Scott qui s'appelle le homo domesticus, je considère qu'on fait partie des espèces qui ont été domestiquées ou

qui se sont domestiquées. qui sont autodémonstriés avec ce que ça implique que nous verrons dans cet épisode-là d'être domestiqués en fait. Thierry Marchefort-Lambert Alors ensuite on bascule dans le 18ème siècle et les lumières.

Je ne sais pas pourquoi, j'entends ton petit rire derrière quand tu parles des lumières. Entre science et scientisme, on est bien là-dedans actuellement, on est toujours dans cette époque-là, comment la science peut être dévoyée pour en devenir une idéologie, une idéologie qui valide des choses.

Thierry. Oui, depuis le début si tu veux, le 18e bien sûr, mais depuis le début on a cette mise de côté du féminin quand même de toute la sensibilité, l'intuition, et là on arrive dans le rationalisme, le positivisme, et donc il y a un autre mot aussi que j'aime bien dire, c'est qu'on dit qu'aujourd'hui on est dans la 6e extinction de masse au niveau du vivant, et donc moi je souhaite une grande illumination de masse en fait, parce qu'on parle d'extinction, l'illumination de masse, ça serait bien de retrouver.

Donc ces lumières-là, on verra qu'elles cachaient beaucoup d'ombres, et ces ombres, on les décrira aussi, on en parlera, on proposera une réflexion autour de ça.

Et quand il y a eu une là, il y a eu vraiment une erreur d'aiguillage, il y a beaucoup d'erreurs d'aiguillage à mon avis, qui peuvent expliquer comment on en est arrivé là aujourd'hui. C'est une situation vraiment dramatique au niveau du tout, du vivant. Thierry Ferrandi – Oui, parce que ces erreurs d'aiguillage ont aussi été possibles parce qu'il n'y avait pas ce garde-fou moral et éthique de la connaissance et du respect, de la soumission d'une certaine manière, la soumission humble à la réalité du vivant.

Thierry. Je n'aime pas le mot soumission. Thierry. Oui, je sais, je fais exprès. Thierry. Mais il vaut mieux que je te fasse réagir un petit peu, il faut me donner du couture.

Thierry. Oui, le mot soumission... Thierry. J'essaie. Thierry. Mais plus le temps passe finalement dans cette histoire qu'on va raconter, plus on prend de la distance par rapport à ce que j'appelle le vivant, je me refuse à appeler la nature, Et donc en mettant de côté tout ce qui est l'intuition, la sensibilité, je l'ai déjà dit, et ça va donner quelque chose d'absolument dramatique. Pour moi c'est absolument dramatique. Donc c'est la réintroduction de ces valeurs-là,

et la spiritualité aussi, et non pas la religion. Je crois qu'on est d'accord là-dessus. Ça on est complètement d'accord là-dessus, et on fera le distinguo. On fera le distinguo, comme disait un ami souvent énervé, à chaque fois que je lui rétorque quelque chose, il me dit je ne te parle pas de religion, je te parle de foi, je te parle de spiritualité, et c'est deux choses totalement antinomiques.

Même le sacré on peut en parler, c'est OK pour moi. Thierry. Alors l'épisode 5 va nous faire rentrer dans une espèce de combat de catch moderne entre Loulou, Louis Pasteur et Antoine Béchamp, à sa droite, donc au 19ème siècle, avec on parlera aussi de Darwin, de Spencer, de Hobbes, voilà. Qu'est-ce que tu mets là-dedans ?

Moi je t'avais rajouté dans cette proposition aussi de parler des transcendentalistes américains pour montrer aussi qu'Emerson, Thoreau et tout, par la littérature.

En fait, ce qui m'émeut moi aussi c'est de voir que ce vivant qu'on essaie d'exclure, que nombre d'essai d'exclure à grands coups de pays rationalistes, ils rentrent de partout aussi, il y a des intuitions phénoménales.

Moi je partage ça, mais l'un des plus grands moments d'extase littéraire ça a été de lire le livre Walden ou la vie dans les bois d'Henri David Thoreau, et à un moment il raconte comment il passe toute une matinée sur un lac gelé, il y a une couche de glace qui permet de supporter son poids, et il rampe sur cette couche de glace et regarde les poissons nager en dessous de lui.

Mais ce moment-là, c'est dû à Henri David Thoreau et c'est unique. A.C.L. Il y a une très belle illustration qui a été faite de ça avec les poissons en dessous de la glace.

C'est une époque clé parce que, on va voir bien sûr, on verra tout ça en profondeur, c'est la découverte du monde microbien, c'est-à-dire on le découvre alors qu'en fait il est là depuis 4 milliards d'années, il a tout construit autour de nous, Et là on le découvre et on lui attribue toutes nos misères, c'est-à-dire qu'en fait c'est la désignation d'un bouc émissaire.

Et c'est une période importante parce que Louis Pasteur, tout le monde le connaît très bien, on ne connaît absolument pas Antoine Béchamp et ses travaux. Et là, c'est comme si on avait fait à nouveau, on avait une possibilité de choisir de rester connecté au vivant et de ne pas l'exploiter, de ne pas le combattre en tout cas.

Et à nouveau on choisit pour des raisons qu'on verra une politique économique sociale liée à l'histoire du 19ème siècle qui est assez complexe quand même. Voilà, on va choisir à nouveau le combat. Voilà, on a entendu ça il n'y a pas très longtemps. Thierry Pachecott.

Oui, Pasteur, nous sommes en guerre. Thierry Pachecott. Nous sommes en guerre. Thierry Pachecott. Et on est effectivement en guerre contre le vivant. Thierry Pachecott. Et on l'a encore entendu il n'y a pas longtemps, nous sommes en guerre.

Il faut arrêter, on est quand même devant un monument qui a la gloire de la paix. Thierry Pachecott. D'ailleurs cet épisode-là tu me proposes aussi de commencer à gratouiller le 20ème siècle et à voir à quel point effectivement, tu parles du féminin, mais même des femmes, à quel point le vivant se réintroduit dans la science, on pense aux travaux de Lynn Margulis ou de Barbara McClintock, les vivants rentrent peu par la grande

porte parce que ce sont quand même des grandes chercheuses, et par l'intermédiaire des femmes aussi. Thierry. C'est ça, on va voir que de toute façon cette nouvelle donne, elles passent souvent par des femmes, c'est absolument incroyable.

Lynn Margulies qui a écrit ce bouquin extraordinaire qui s'appelle Microcosmos, donc j'aimerais bien qu'à ce moment-là on en parlera longuement, c'est quelque chose d'absolument extraordinaire, c'est un scoop vraiment sur le monde microbien, c'est-à-dire qu'elle introduit clairement en 1952 peut-être, l'année de ma naissance, elle introduit la symbiose, c'est-à-dire que face aux mauvaises interprétations, je dis bien les mauvaises interprétations de Darwin, Parce que je ne pense pas que Darwin était comme ça,

il n'a jamais écrit ça. Tu as cité Spencer Hobbes, c'est eux qui ont interprété Darwin. Thierry Pichette-Leclerc C'était beaucoup plus subtil que la caricature qu'ils ont fait. Beaucoup plus. Oui, subtil, c'est-à-dire que ce n'était pas la guerre de...

Quelqu'un de profondément croyant aussi Darwin. Oui, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, ce n'était pas rationaliste du tout. Non, ils étaient croyants, ils étaient chrétiens. Donc en fait l'introduction c'est intéressant parce que les mauvaises interprétations vont nous dire le vivant c'est la guerre de tous contre tous, l'homme est un loup pour l'homme.

Et ça, d'abord je n'aime pas qu'on traite les loups comme ça, mais en dehors de ça, c'est de l'interprétation qui permet d'interpréter et de justifier les inégalités sociales, on est en pleine période de colonialisme etc.

L'esclavage a été aboli en France en 1848, jeudi, c'est très très récent. Bon, pour moi il n'a pas été aboli l'esclavage, on est toujours dans un régime d'esclavage au niveau mondial, on a simplement externalisé les choses, mais autrement voilà.

Et donc c'est très important parce que c'est une bifurcation, et pour moi évidemment, pour toi aussi, on n'a pas choisi la bonne voie. Et donc là après, vas-y continue. Thierry Marcet Oui, parce que c'est l'épisode 6 qu'on aborde, les relations dans le vivant, est-ce que c'est la guerre de tous contre tous, ou les interdépendances et les symbioses.

Parce que ce sujet est très important, cet épisode m'importera énormément parce qu'à partir du moment où notre grille d'analyse est fausse, c'est-à-dire que si on part d'un paradigme, d'un présupposé de compétition permanente, de la guerre de tous contre tous, alors à ce moment-là notre interprétation, notre vision du monde et notre interprétation du monde sera totalement faussée.

Et c'est vrai que tu cites Jean-Marc Schellos par exemple, Moi, je t'ai parlé de Francis Salé aussi, au niveau de la compréhension des mécanismes réels du vivant et de la nature réelle des échanges dans le vivant, et c'est fondamental, c'est fondamental. A.B.L. Donc remettre au moins un minima la notion de symbiose face à cette espèce de prédation permanente de l'un sur l'autre qui nous a amené à la déprédation justement de notre monde, de notre planète,

mais c'est assez encore simpliste, On verra que les relations sont beaucoup plus mouvantes que ça. Entre eux, effectivement, la dévoration, tout le monde mange. Mais d'autre côté, une entraide qui s'est mise en place très, très tôt dans l'histoire du vivant.

Et en fait, tout est basé là-dessus. Il y a beaucoup, beaucoup d'entraides. Donc c'est presque comme si on pouvait dire finalement la prédation, qui est simplement se nourrir à la base, pas au niveau social.

À partir de la prédation, c'est plutôt un manque de symbiose. Donc c'est ça qu'on essaiera d'expliquer, de proposer. En fait, c'est proposer à la fois, certes à la pensée, mais je pense aussi beaucoup à l'intuition.

Ah oui, finalement ça me parle, mais il faut le dire pour ça, il faut montrer que ça existe. Et donc on citera aussi, comme tout au long, des auteurs... Thierry Lecce Oui, une bibliographie importante, qui permettra d'explorer un peu plus loin.

Olivier Roland Honorer ces gens-là, oui. Ensuite, on va parler de l'épidémie. Et d'ailleurs, tu as un mot qui est magnifique pour les épidémies, tu parles d'activation microbienne. J'adore ce mot, je le cherchais depuis longtemps, je ne l'avais pas ce mot, je n'avais pas de mot, parce qu'on parle toujours d'infection, infection, infection, et c'est très dur de se dépêtrer de l'infection, tu vois, d'utiliser d'autres mots.

Alors moi j'utilisais prolifération microbienne, mais prolifération ça ne rend pas compte de tout, et le terme d'activation je le trouve parfait, il est parfait. Thierry Leclerc Donc on cherchera à savoir pourquoi il s'active, bien sûr. Thierry Leclerc Pourquoi est-ce que, et comment les éviter, le cas échéant, donc une réflexion sur l'écologie planétaire et la régulation au sein du vivant, Et voir comment peut-être ces microbes peuvent être des acteurs de la régulation.

Thierry Leccet. Ils le sont. Thierry Macron. Ils le sont. Alors, automatiquement on passe des épidémies, l'épisode suivant, l'épisode 8, alors là attention, on rentre dans le saignant, on va parler de vaccinologie.

Donc tu m'as mis juste en titre, alors là aussi c'est vaccination ou santé primale ? Thierry Leccet. Oui, alors ça c'est un hommage qu'on rendra au docteur Michel Audon.

Thierry Macron. Oui. Et je dis ça parce que ce n'est pas lui-même, Michel Audin ne s'est pas positionné par rapport à la vaccination. J'expliquerai comment il a pu, par l'épidémiologie, poser des choses par rapport à la vaccination, mais il n'était pas dans ce débat-là.

C'est ça qui est intéressant. Et en fait, la santé primale, c'est définir ce qui est important dans les premiers temps de la vie, depuis la conception et peut-être même avant d'un enfant, ou d'un animal, c'est pareil bien sûr, et jusqu'à la vie, la grossesse, la naissance, et puis après.

Et qu'est-ce qu'on peut faire à ce moment-là ? Qu'est-ce qu'il faut faire dans cette période-là ? Ce que nous explique Michel Landau à travers la santé primaire, qui nous éviterait d'avoir à être vacciné, c'est une proposition.

C'est-à-dire, ok, par exemple dire, est-on obligé de se vacciner ? Est-ce que la vaccination est une garantie contre les maladies dites infectieuses ? Bon, ça, des maladies infectieuses, tout ça ce sont des mots à remettre.

Il va falloir qu'on discute. Thierry. Il va y avoir de quoi parler, oui. Et si on ne fait pas ça, qu'est-ce qu'on fait ? Parce que c'est bien de s'opposer à quelque chose ou de poser un principe de précaution par rapport à la généralisation d'un acte qui n'est pas anodin du tout, c'est-à-dire injecté à travers la peau, des substances comme ça, voilà, on ne sait pas trop ce qu'il y a dedans, mais est-ce qu'on aurait pu faire autrement ? Donc voilà,

en fait depuis le début, depuis l'épisode 1, ce n'est que des bifurcations possibles. Thierry. Oui, bien sûr, c'est des pistes et ainsi de suite. C'est un peu ce qu'on appelle les tâches aveugles du dogme vaccinal aussi, les points sur lesquels finalement on ne veut pas aller discuter et qui pourtant posent vraiment question par rapport à la théorie.

Alors ensuite, on rentrera dans l'ère vraiment moderne et tu m'as posé une question, tu me dis dans l'épisode 9, les héritiers de Béchan sont-elles aussi et surtout des héritières ? Donc là, tu te fais plaisir, les travaux de Lynn Margulis et de bien d'autres.

Tu me parles de la naissance de l'écoféminisme. L'écoféminisme, on a aujourd'hui des philosophes, c'est un mouvement très répandu, certainement c'est bon et c'est le bon côté, moi ce que j'aime beaucoup là-dedans, c'est dans l'écoféminisme, des femmes comme la philosophe Donna Araoui, etc., ces femmes partent du principe que le mal qu'on a fait à la nature, c'est-à-dire le mal qu'on a fait à l'extractivisme, à l'exploitation, etc., c'est complètement la même chose qu'on a fait aux femmes.

Donc c'est pour ça qu'en revenant un petit peu en arrière dans les épisodes là, de 2 ou 3 épisodes, on revient au 18ème siècle avec les bûchers des sorcières. Donc on va pas en parler maintenant, mais pour dire que pourquoi a-t-on brûlé ces femmes ?

Voilà, c'est simplement ça, et l'écophilisme c'est le mal qui a été fait, c'est complètement parallèle. Thierry Marxoux Le mal qu'on a fait aux porteurs du vivant. Thierry Marxoux Soumettre et exploiter la nature c'est la même chose que soumettre et exploiter le féminin.

Donc le retour du féminin c'est aussi le retour du vivant on va dire, parce que mon nature je m'en expliquerai, il faut oublier ça parce que Descola nous a dit nature culture, il faut sortir de ces dichotomies en fait, ça c'est très important.

Donc voilà, oui, on parlera un peu de ça, on rendra hommage aussi à ces gens-là. Thierry Van Dommelend On s'achemine vers les derniers épisodes, et là on rentre dans l'épisode 10, le pouvoir ou la stratégie du chaos en reprenant un titre de Naomi Klein.

Elle a écrit des bouquins vraiment fantastiques dans la stratégie du chaos en partant de l'exemple historique du Chili de Pinochet. Donc on est dans les années 80 et c'est quand même les années de la mise en place du néolibéralisme aussi.

Et donc tout bascule dans cette période-là et notamment par la stratégie du chaos, c'est-à-dire créer des situations de crise, de guerre, d'épidémie, pourquoi pas, et arriver en héros en disant on va vous sauver, donc on crée une épidémie, on va faire des vaccinations.

En fait, c'était une manière de créer un chaos total dans certains pays, et donc se rendre compte qu'en fait c'est un moyen de mettre en place le néolibéralisme à travers des entreprises multinationales qui vont venir occuper le pays et implanter leur structure, et donc elle appelle ça la stratégie du chaos.

Thierry Samitier-Leclerc Stratégie du chaos qui peut être vue à l'échelle sociétale, mais qui peut être aussi vue à l'échelle individuelle avec la soumission des individus à des stress répétés qui conduit à des formes de dissociation dans les individus, de perte de contrôle, voilà. J'aimerais bien qu'on parle aussi des travaux de William Reich par exemple, j'ai même mis moi dans le programme MK Ultra et des choses comme ça, comment on crée des individus qui ne sont même plus conscients d'eux-mêmes et qui sont soumis à des stress extrêmement répétés,

des injonctions complètement contradictoires, comme on a pu le voir même pendant la situation du Covid, parce que ce n'est même pas une crise, c'est la situation du Covid, font que les gens perdent complètement pied, et on patauge complètement dans ce moule.

Thierry Marxont. Oui, c'est de la manipulation mentale, bien sûr. Thierry Macron. Et de l'expérimentation à grande échelle. Thierry Marxont. Oui, et donc en fait dans cet épisode-là, voilà, je tenais à ce qu'on parle de la stratégie du chaos, et je pense que ça va nous amener à la suite, je ne sais pas, c'est la peur non ?

Oui, on avait envie de parler aussi d'un auteur qui nous est cher à tous les deux, mais qui est très peu connu, tu m'as dit finalement, Ivan Illich, qui a été une de mes premières grandes lectures, je devais avoir 13-14 ans quand j'ai lu une société sans école, et il m'avait facilement, j'étais loin d'avoir tout compris dans le livre, mais le titre m'avait accroché, je l'avais lu, et après par la suite Gunther Anders et la terreur douce,

voilà, toutes les structures de soumission, d'apprentissage et de dressage qui commencent par l'école, analyser comment c'est structuré et comment on pourrait peut-être faire autrement. L'épisode 11, tu m'appelais ça éthique de la vie ou réenchantement du monde.

On s'achemine vers la fin, il faut quand même une happy end. En tout cas, si on vit c'est pour espérer, pour aimer, le courage vient du cœur, et le cœur ne peut cesser d'espérer, en tout cas moi c'est ce qui me fait avancer.

La reconnexion au vivant, pourquoi, comment ? Thierry Marcetti. Disons qu'en fait on se rend compte actuellement, bon, on a eu il y a quelques années, enfin il y a 2-3 ans, enfin avant le Covid en tout cas il y avait toutes les théories de la collapsologie qui étaient assez très intéressantes, moi j'ai beaucoup d'admiration pour Pablo Servigne et tous les gens autour de lui qui ont été...

Alors donc voilà, il nous a présenté quand même les théories de l'effondrement, c'était de dire là on est au bout, on est vraiment, tout va se casser la gueule, on ne sait pas par quoi, ça va être le climat économique, on ne sait pas, mais en tout cas on va à la catastrophe.

Et donc ça a été aussi critiqué, Moi, je me suis beaucoup nourri de ça il y a 3-4 ans, ça a été aussi critiqué parce que très pessimiste, etc. Pour moi, c'est un passage vraiment nécessaire, la collapsologie, c'est toujours d'actualité, bien évidemment, mais je pense que ça a permis une espèce de rebond, un état de choc encore, mais là dans le bon sens du terme, un éveil qui a permis à des philosophes, beaucoup, c'est intéressant les philosophes, parce que c'est les philosophes finalement

qui parlent actuellement pour moi, dans ma trajectoire à moi, dans mes lectures, parlent le mieux du vivant et de la reconnexion au vivant. C'est eux qui en parlent le mieux, et on a vraiment à travers des réflexions philosophiques sur justement les ontologies, c'est-à-dire notre être au monde, donc notre posture par rapport au vivant, on a des réflexions et des propositions de reconnexion qui sont très...

moi je me dis souvent c'est moitié de la provocation, moitié une forte réalité pour moi animiste, c'est à dire considérer que tout ce qui nous entoure est vivant donc à une subjectivité, une intériorité, une intentionnalité pourquoi pas, et que tout ça travaille ensemble pour maintenir cet espace dans lequel nous vivons, petite pellicule de vie autour de la planète terre, et en fait ces gens-là cherchent des pistes philosophiques mais aussi anthropologiques, sociologiques, Et donc on est sur des séances molles, on n'est pas sur des séances dures,

rationnelles, on est aussi sur une réflexion qui permet de tracer des pistes. Et ces pistes, je vais quand même citer un nom aujourd'hui parce que c'est quelqu'un que je respecte beaucoup, dont j'aime beaucoup les livres, c'est Baptiste Morisot, c'est un philosophe, c'est un contemporain, on pourrait parler de Bruno Latour, il y a beaucoup de monde.

Et moi j'aime beaucoup son approche du vivant à travers tous ses livres, et c'est vraiment très très nourrissant de voir comment des intellectuels universitaires cherchent vraiment comment se reconnecter au vivant, pas seulement d'un point de vue pragmatique, d'aller marcher dans la forêt ou voilà, mais vraiment sur un plan profond, c'est-à-dire de revisiter complètement une ontologie qui est celle des occidentaux, l'ontologie naturaliste qui nous a vraiment coupé, bon pour aller vite l'ontologie naturaliste c'est l'homme et

le sommet de la ou de l'évolution, on dit comme on veut. Seul l'homme a une âme, donc seul l'homme a une intériorité, une subjectivité, etc. Et le reste, finalement, ça fonctionne de manière mécanique.

C'est comme des objets, ça fonctionne de manière mécanique sur des forces newtoniennes ou obésiennes, c'est-à-dire en fait, ça réagit, mais il n'y a pas d'intelligence en fait, pas d'âme, bien sûr, mais il ne faut pas oublier qu'à une époque encore très récente, même si on parle en termes de un siècle ou deux, les non-occidentaux, les sauvages n'avaient pas d'âme, les femmes non plus d'ailleurs.

Donc voilà, ce que je veux dire c'est qu'on est vraiment sur une... Le réenchantement pour moi c'est de considérer qu'autour de nous tous ces êtres vivants en fait sont à l'écoute aussi de ce qui se passe, ils réagissent à notre présence.

Et justement, de quel type sont leurs réactions ? Thierry Marxette-Lambert. Et quelle sont la nature de nos interactions aussi. Thierry Margette-Lambert. Et de nos interactions. Donc le climat a déréglé, la disparition des espèces, le fait qu'on ait des espèces invasives, etc. Tout bouge en fait, le vivant bouge pour s'adapter finalement à une situation que nous avons créée.

Et en fait ce qui m'intéresse beaucoup dans cette approche-là c'est de se remettre à dialoguer, à dialoguer réellement avec tout le vivant en fait, comme un ensemble d'êtres qui se redressent finalement, qui étaient complètement aplatis, qui se redressent et qui nous disent voilà, Nous, on est là au milieu de vous et on a aussi nos exigences, nos besoins, notre présence, et donc j'aime beaucoup ce terme de puissance d'agir, en anglais « agentivity »,

c'est-à-dire en fait une puissance d'agir à la fois pour occuper un espace certes, mais surtout pour occuper un espace en communication avec les autres, en lien avec les autres. Et tout est comme ça agissant, et non pas comme ça posé et puis au service d'eux. Et puisque on s'est référé tout à l'heure à la création etc., ça vient de très loin l'histoire quand même qu'on est les maîtres du monde, c'est quand même le dieu des monothéismes qui dit voilà, tu vas nommer tout ça et tout ça t'appartient,

tu peux l'exploiter. Thierry Marchefort Ça aussi on pourra y revenir, on pourra y revenir. Thierry Marchefort Tu as cité le douzième ? Thierry Marchefort Et non, parce que le douzième je vais le garder en secret. Thierry, ça reste, le douzième c'est l'apothéose, c'est le finish, et je n'ai même pas envie de le citer parce que ça restera une surprise.

On va faire ça, ça va durer un an, on va faire un épisode par mois, ça te va ? Thierry C. Oui, très bien. Thierry M.

Tranquille, on prendra le temps, on remontera de temps en temps ici si tu veux bien au fil des saisons. Thierry C. Avec plaisir. Thierry M. Tu vois bien, on va faire l'émission un petit braséro, un petit feu en plein hiver, en pleine neige, tu sais les combattants, les combattants républicains, les pauvres au moment de la retirade, quand les franquistes les poussaient, que le front populaire les a accueillis dans des camps de concentration sur la

plage à Rivezalte et à Arjeu-Est-sur-Mer, nous on sera autour de notre petit brasero à notre mesure pour commémorer cet hommage à la liberté, à toutes ces personnes qui durant l'histoire ont toujours voulu marcher en avant pour la liberté.

Thierry. Et en lutter contre les inégalités. Thierry. Exactement, avec le cœur et avec le courage, parce que le courage c'est le cœur. Thierry, tout à fait, on est bien d'accord. Thierry Leccerci parlera de courage et de lâcheté peut-être dans ces mondes.

Éric, je te remercie, je suis follement impatient, je ne vais pas dire que je jubile parce que tu vas encore partir dans une explication qui va durer 10 minutes, je suis follement impatient, je vous dis je ne prends pas trop de risques avec impatience, je suis follement impatient d'enregistrer toute cette série de vidéos avec toi.

Éric Collier Oui, moi aussi, ça serait avec grand plaisir. Thierry Leccerci Je suis comme un gamin, tu sais au début de la séance de cinéma, tu sais, voilà, il n'y a pas des pop-corn parce que voilà, mais il n'y a pas ni popcorn ni coca, mais il y a de la bonne nourriture et j'ai envie de voir la scène.

Thierry. Ce que j'ai envie de dire moi pour finir c'est qu'en fait je ne suis pas un expert, et je ne suis pas un universitaire, et ça me plaît beaucoup de dire ça parce que malgré que tu m'aies présenté comme un docteur vétérinaire, pour moi je ne me considère pas non plus comme quelqu'un d'ordinaire, mais je pense que tout le monde peut réfléchir, accéder à cette connaissance profonde et ne plus donner à d'autres qu'on cite comme des experts qui sont en fait soumis à une certaine autorité le souci de nous donner la vérité,

la réalité, nous dire ce qu'on doit faire. Et donc voilà, j'aime bien me présenter comme quelqu'un qui a juste une trajectoire où j'ai beaucoup réfléchi, beaucoup rencontré des gens. Thierry Vallée.

Tu as donné les moyens aussi ? Thierry Vallée. Oui, je m'en suis donné les moyens, mais voilà, savoir que tout le monde peut le faire aussi ce chemin-là. Thierry Vallée. Et on va s'y employer, En tout cas, on va donner envie à chacun de marcher.

Le chemin n'existe pas, Antonio Machado disait « Le chemin se crée sous tes pas, marcheur. » Donc voilà, on va marcher. Thierry Lecce On va mettre le chemin sous nos pas. Thierry Lecce On va marcher sous nos pieds. Thierry Lecce Je te remercie Éric.

Thierry Lecce À bientôt !

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