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Chères familles

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L'équipe RGNR
16 vues • Publiée le 05/08/2012

Cette vidéo est une conversation entre Thierry et une auditrice qui pratique l’alimentation crue depuis un mois et se heurte à des résistances familiales répétées : remarques sur les carences supposées, accusations d’excès, incompréhension face au végétarisme et au crudisme. Elle décrit une pression constante, y compris lors de séjours chez sa grand-mère, malgré tous ses efforts pour faciliter les repas partagés.

Thierry pose un cadre clair : toucher à l’alimentation, c’est toucher aux fondations du lien familial, parce que le repas commun repose sur le principe implicite que tout le monde mange la même chose au même moment. Il explique pourquoi cette dynamique génère presque mécaniquement une levée de boucliers, et pourquoi argumenter en groupe ne fait qu’aggraver les tensions plutôt que de les résoudre.

Il partage sa propre expérience : comment il s’est d’abord réfugié derrière la maladie pour justifier ses choix, puis a arrêté cette posture parce qu’elle ne lui correspondait plus. Il décrit sa règle actuelle : ne jamais défendre son alimentation devant un groupe, et n’en parler en tête à tête qu’à ceux qui posent une vraie question, parce que la curiosité sincère et la mise en cause défensive ne méritent pas la même réponse.

La deuxième partie de l’échange porte sur des questions pratiques : la faim intense des premières semaines, la consommation de bananes et de fruits secs, la perte de poids, et les premiers signes de régénération que l’auditrice observe, comme la disparition des cernes et un réveil plus facile. Thierry aborde aussi le terme « orthorexie », souvent utilisé pour disqualifier ceux qui prennent leur alimentation au sérieux, et explique pourquoi il ne vaut pas la peine d’y répondre.


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Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Allo ? visiblement. Oui, donc en fait, je rencontre pas mal de soucis au niveau de tout ce qui est social, familial. Oui. Donc, comme je t'ai déjà raconté, moi je mange, à la base, j'avais une alimentation sans gluten et sans lait. Oui.

Par allergie. Oui. Puis, donc déjà ça avait été assez difficile, socialement, même au niveau familial, c'est pas toujours bien vécu. Beaucoup de remarques, beaucoup de mots qui font mal souvent, et puis ils reviennent, ils reviennent tout le temps, tout le temps, tout le temps.

D'accord, une forme de rejet quoi. Oui voilà, ça s'arrête jamais, ça s'arrête jamais. Bon ben c'est sûr qu'après il y a aussi par exemple si on voit au niveau de ma grand-mère. Elle est plutôt âgée.

Elle a ses habitudes alimentaires. J'ai été passer des vacances chez elle. Ça a été très compliqué. Donc, déjà, je dois évidemment porter toute la charge des repas. Et puis pour les gens, pour le monde extérieur, manger différemment, que ce soit même par allergie parce que normalement, même par allergie, ça devrait mieux passer.

Mais finalement, non, c'est très difficile. Et depuis, je je me suis mis à 80 % la raw food, l'alimentation crue. Ici, ça semble encore plus compliqué à être accepté. Au départ, je n'étais pas non plus totalement végétarienne, j'y suis venue petit à petit.

De temps en temps, je vais aller vers... plus maintenant, plus depuis un mois, mais mon alimentation avant cela, c'était je mangeais des blancs de poulet biologiques une fois tous les dimanches.

D'accord, pour faire plaisir. Voilà, pour me faire plaisir. Après, je faisais quand même toujours un effort pour manger de la viande dès que j'étais en vie quelque part. D'accord, pour toi c'était un effort de manger de la viande.

Oui, oui. Ça devient ici de plus en plus un effort pour moi de manger de la viande, oui. Oui, mais je te comprends parfaitement. Oui, par conviction, et puis maintenant par goût, plus ça va...

Oui, mais tu vas le perdre très rapidement, le goût du sang, on le perd très rapidement. Oui, voilà, ça m'écœure maintenant. Oui, mais c'est normal parce que ce sont des excitants, donc une fois qu'on s'est déshabitué des excitants, c'est comme le sel, c'est comme le café, c'est comme le thé, tout ça, on croit que c'est incontournable, et en fait c'est totalement faux, très rapidement on l'abandonne complètement, on l'oublie et on a l'impression qu'on n'a

jamais vécu comme ça oui on n'en ressent vraiment plus le besoin, bon après c'est vrai qu'on se sent toujours obligé face aux personnes extérieures de rentrer dans leur moule à eux finalement parce que c'est social, c'est conventionnel. Ce week-end, j'ai fait un repas, j'ai fait ma forte tête et j'ai réussi à faire que finalement, je ne mange pas la viande qui était proposée en disant que j'étais sur une phase en voie d'être totalement végétarienne.

On s'est très bien passé, mais c'était vraiment un cas rare où ça se passe bien parce que ce n'était pas non plus mon cadre familial. Je sais que non, c'est très très dur, on pourrait penser que c'est peut-être plus dur au niveau social extérieur, mais finalement pour moi aujourd'hui, le plus difficile c'est vraiment l'aspect familial, parce qu'ils ont aussi leurs idées à eux, leur éducation. A priori, ils se renseignent aussi un peu, je pense qu'on ne va pas sur les mêmes

sources d'informations. Ils vont plutôt véhiculer sans manger une nourriture. Je n'ai pas été éduquée par une nourriture fast-food ou quoi que ce soit. C'était toujours faire les choses par soi-même, beaucoup cuisiner, tout faire par soi-même.

Seulement, la réalité des choses, c'est que moi je voue une certaine, entre guillemets, passion à l'alimentation, en tout cas à ma santé, fait de pouvoir apporter le meilleur à ma santé par mon alimentation et d'ailleurs, voilà, mon 4ème lien ne peut pas le comprendre et inévitablement, ça crée énormément de tension.

D'accord, quand tu parles de tension, ça se manifeste comment ? C'est des petites remarques, c'est des petites c'est quoi ? Ah oui, ça va être tout le temps des remarques, parfois c'est exceptionnel et ils n'en font pas, mais ça va toujours être des petits pics, mais tu vas finir par avoir des carences, mais pourquoi tu es dans l'excès, pourquoi il faut toujours que tu exagères, d'où tu sors tes sources ?

Et puis comme finalement de manger sainement, ça fait que je ne prends Je ne suis pas spécifiquement de poids, je suis assez fine et pareil, ça ne me plaît pas du tout. D'accord. Alors, dis-moi.

J'ai besoin de personnes fines. Ma mère a été fine, mais malgré tout, malgré ça, parce qu'en fait, j'ai été un bébé assez costaud. Parfois, j'étais jeune et donc, ma famille a gardé un souvenir comme ça de moi bien en chair.

c'est une courroie grosse mais bien en chaire, et en fait... Thierry Marchefort Oui, et tu n'es plus un bébé. Marie Poulain Voilà, je ne suis plus un bébé.

Thierry Marchefort Tu crois qu'ils vont s'en remettre ou pas ? Marie Poulain Mais non, ils ne s'en remettent pas justement, et puis pour eux non, je suis trop maigre, obligatoirement je suis en sous-nutrition, obligatoirement ça ne peut pas aller enfin.

Thierry Marchefort D'accord, et dis-moi, d'après toi qu'est-ce qui motive ces réactions chez eux ? Comment est-ce que tu te l'expliques ? Visiblement c'est très violent, comment est-ce que tu te l'expliquerais toi?

Justement, parce que je travaille quand même pas mal sur moi-même, je me suis dit est-ce que finalement c'est moi qui ne dégage pas la bonne énergie, qui ne dégage pas la bonne joie? J'essayais de me dire peut-être que j'ai pas l'air en bonne santé, peut-être que j'ai vraiment un timbre à faire, je ne sais pas, et puis finalement même quand je me vois sur des photos, je me dis ben non, j'ai l'air, depuis que je m'assumis à l'alimentation crue, je dirais que

physiquement je suis beaucoup plus, j'ai l'air beaucoup plus en santé, je suis tout aussi fine, maigre pour certains, mais j'ai l'air beaucoup plus, beaucoup plus en forme, beaucoup plus en santé.

Oui, tu dois être beaucoup plus brillante de peau, tu dois dégager beaucoup plus je pense, je serais surpris du contraire. « Quand je mangeais sans gluten et sans lait, en fait j'étais bien, mais je ne véhiculais pas quelque chose d'assez différent pour vraiment interpeller et qu'on se dise « mince, qu'est-ce qu'elle fait ou quoi ?

» Bon, ça ne fait qu'un mois que je suis passée à l'alimentation, ce n'est pas non plus énorme, mais bon, je vois quand même quelque chose, mais peut-être que je n'ai pas assez de joie de vivre ou de...

Oui, alors en même temps, ce que je vais te dire c'est que, bon, peut-être qu'il y a ce facteur-là, c'est tout à fait possible, je ne vis pas avec toi au quotidien, donc je ne peux pas te dire, mais en même temps, en touchant à l'alimentation, tu touches quasiment aux fondations de chaque individu, tu touches surtout aux fondations de la famille.

Ce qui fait le lien familial dans notre société c'est le partage du repas. Mais partage du repas, partage du repas, ça veut dire tout le monde mange la même chose au même moment, d'accord ? Ce qui pour moi est un modèle extrêmement coercitif et extrêmement contraignant, mais c'est ça que tu touches.

Donc quelque part tu vas toucher à ce qui fait le lien familial par excellence. c'est normal entre guillemets normal c'est tu peux t'y attendre à ce que tu aies une levée de bouclier d'une certaine mesure c'est pas juste c'est absolument pas juste J'arrive pas et je m'en mets pas les pieds sur la tête en m'attendant à ce qu'ils me servent des choses que moi j'ai l'habitude de manger et souvent je fais presque les trois quarts du repas que j'apporte, en tout cas la moitié du repas que j'apporte, je veille à souvent, alors si je pars sur mon alimentation sans

gluten et sans lait, avant j'amenais toujours le dessert, j'essayais vraiment de faciliter les choses, de faire que la personne ne s'en sortent pas prises dans un étot et à se dire comment je vais cuisiner, comment je vais vivre cette expérience.

J'ai vraiment toujours essayé d'alléger les choses, et malgré cela, ça reste très compliqué. En plus, les gens, quand on mange différemment, c'est aussi des goûts différents.

Moi qui mangeais sans gluten, c'était des farines différentes, donc des goûts différents, des associations différentes, alors ils ne sont pas toujours ouverts, ils ne vont pas être réceptifs de la même manière. Moi, je vais trouver ça extraordinairement délicieux, ils vont trouver ça, oui, bon, passable.

Bon, après, ça dépend des personnes qu'on a en face de soi, mais c'est vrai que c'est une... Alors là, la refoute, je n'en parle même pas, l'alimentation crue, c'est...

Ça semble... Je crois que c'est... C'est encore plus compliqué, c'est ça. déjà j'avais l'impression d'être dans un éto vis-à-vis de mon alimentation alors que c'était par allergie. Oui. Et là maintenant ça prend une proportion.

Bon, j'ai passé à l'alimentation crue actuellement parce que j'ai eu des analyses de sang qui se sont montrées pas extraordinaires au niveau du pancréas. D'accord. Je me suis rendu compte donc que en pensant manger très sainement.

Ouais pas du tout. J'étais convaincue, voilà j'étais convaincue parce que je suis quelqu'un qui mange biologique, qui pense beaucoup à son alimentation, qui réfléchit beaucoup, je faisais énormément de cuisine, de préparation, et finalement tout d'un coup j'ai ouvert les yeux et je me suis dit mais mince, moi qui pensais exactement parfait, je mangeais énormément d'oléagineux, énormément d'avocats, beaucoup de corps grains insaturés. Tout à fait, tu sais, moi je dis souvent qu'un régime

végétarien qui n'inclut pas les fruits, le côté frugivore est un désastre pour l'organisme. Et un régime, parce que finalement on met trop de céréales et qu'elles sont extrêmement acidifiantes pour le corps, et un régime cru qui n'inclut pas les fruits, c'est un désastre pour l'organisme aussi parce qu'on tombe dans les graisses.

Moi je sais qu'il y a des tas de repas crus, je préférerais dix fois manger des pommes de terre cuites à l'eau ou à la vapeur ou une purée ou une soupe quelconque plutôt que d'aller manger leurs espèces de mélanges avec énormément de matière grasse, énormément d'épices, énormément d'excitants qui m'emportent la bouche, je n'arrive pas à manger ça, et pour moi c'est tout sauf sain.

Donc il ne faut pas croire parce que c'est cru c'est bon, ça c'est une aberration. simplement ce que je voulais te dire par rapport à ce que tu témoignais par rapport à ta famille parce que c'est un problème que rencontrent nombre de personnes.

J'ai, tu imagines que j'ai été confronté moi aussi et longtemps alors moi je me suis réfugié derrière je suis malade, tu vois quelque part, je me réfugiais derrière ça, je me réfugiais derrière ça donc c'était j'attirais la compassion et c'était chouette, Thierry il est malade donc on a pitié de lui, alors il fait ses petites excentricités mais ça va, il est forcé, puis on me disait oui mais quand tu iras mieux tu recommenceras à manger normalement,

puis je disais ouais t'inquiète pas, pas de soucis, et j'ai arrêté ça, ça j'ai arrêté parce que c'était pas juste, c'était pas juste pour moi, je me projetais dans une espèce d'état maladif alors que je me sentais pas du tout malade, au contraire je me sentais mais dans une santé radiante et explosive, Tu vois ce que je veux dire ?

Donc ce n'était pas juste du tout. Par contre, j'ai pris, j'ai un principe maintenant, c'est-à-dire que si une personne est vraiment intéressée, je veux bien lui parler, mais déjà je ne parle jamais devant un groupe.

C'est-à-dire que si une personne est intéressée lors d'un repas, je lui dis écoute, après le repas, on va marcher tous les deux et je t'explique ce que je vis, mais jamais devant un groupe, parce que sinon il va y avoir des prises à partie automatiques, parce que le groupe est grégaire par excellence, et la famille c'est l'exemple type.

Donc, les gens vont avoir tendance à se rassurer les uns les autres en écrasant le plus faible, en écrasant celui qui est en minorité. Donc, jamais devant un groupe, jamais en interpersonnel et uniquement si la personne me semble vraiment intéressée, sinon je botte en touche, je ne réponds pas.

Je ne réponds pas ou je fais une blague, par exemple quand les gens me disent tu crois que c'est de la nourriture, tu vas mourir en mangeant ça, je leur dis mais oui ne vous inquiétez pas, je ne suis qu'un bonobo, enfin je ne sais pas ce qui me vient par l'esprit à ce moment-là, et je m'en touche, surtout je ne réponds pas, quelque part ce qu'il faut savoir souvent la plupart du temps, et aussi étrange que ça puisse paraître, c'est que toutes ces piques et toute cette agressivité,

ce sont des questions de gens qui ont peur, ils ont peur parce que souvent mine de rien, ils ne sont pas tout à fait satisfaits avec ce qu'ils vivent, parce que s'ils étaient complètement satisfaits avec ce qu'ils vivent, ils s'en foutraient éperdument de savoir ce que tu vis toi, d'accord ? On est agressif quand on est mal à l'aise et quand on a peur, et donc quelque part il y a un questionnement en eux, mais en même temps peut-être que le modèle que tu montres leur fait peur

parce qu'ils ne veulent pas lâcher leur nourriture, leur attachement à la mer, à la nourriture, aux QI, à leurs addictions, et donc ils sont pris dans une espèce de dilemme assez affreux, c'est-à-dire pas satisfaits avec ce qu'ils vivent, et en même temps pas prêts à mettre en place ce qui toi te rend radieuse et rayonnante.

Donc ça les rend agressifs, tu vois un animal ou un être humain il devient agressif quand il se sent pris au piège, c'est-à-dire qu'il n'a aucune solution, c'est-à-dire d'un côté ce n'est pas satisfaisant, de l'autre côté pour l'instant ce n'est pas à leur portée.

eh bien là, on est paralysé, on est empêché de bouger et on devient agressif. Donc, ce n'est pas vis-à-vis de toi même que se témoigne cette agressivité, c'est plutôt vis-à-vis d'eux-mêmes.

Marie Poulain – Mais disons que le problème c'est que même quand je n'exprime rien, donc quand je mange ce que je veux, ils voient ma façon de m'alimenter et puis quand ils sont avec moi, ils se sentent jugés, sans même que j'ouvre la bouche en fait, finalement ils ont l'impression et on me l'a dit, que finalement je suis un juge impartial sans même couvrir la boule, il semble que je pense que finalement eux ils font mal, ils font mal et donc ils vivent encore plus mal. D'accord,

mais c'est bien la preuve que eux se posent des questions parce que sinon ils ne se sentiraient pas jugés, tu comprends ? S'ils ne se posaient pas de questions, qu'ils étaient à l'aise, moi je ne sais pas, imaginons, je suis à un repas moi, je sors mes trucs crus et puis je vois quelqu'un débarquer avec de la viande crue par exemple, mais je ne vais me poser aucune question, tu vois ce que je veux dire ?

Son comportement ne va pas me faire remettre en question, j'ai juste évité de ne pas être dans le vent pour ne pas sentir ses effluves, c'est tout. Non, parce que ça va me gêner, mais à part ça le mec ou la personne, je ne vais vraiment même pas rentrer dans la polémique avec lui, je n'en ai rien à faire, chacun son chemin, mais moi franchement je ne vais pas troquer mes pastèques et mes melons pour ces bouts de viande,

parce que je suis vraiment tranquille avec ce que je fais et que je sens au fond de moi l'absolue vérité de la démarche. Tu vois ce que je veux dire ? C'est un truc, mais quand on n'a pas essayé, on ne comprend pas.

C'est ça le problème. C'est que tu parles de couleurs et de saveurs que les gens n'ont pas vues. Il y a une expression, comme le disait toujours un ami, il me disait va expliquer la couleur bleue à quelqu'un qui est aveugle et qui n'a jamais vu. Ce n'est pas possible.

Donc moi souvent quand les gens me disent ouais mais qu'est-ce que c'est que ce truc que tu fais et tout, Si vraiment je veux m'impliquer dans la relation, je dis écoute, si vraiment tu es intéressé, alors je te demande de faire l'expérience pendant 3 semaines.

Si tu veux faire l'expérience pendant 3 semaines, alors je veux bien t'expliquer tout ce que je fais et que tu vives l'expérience. Mais si c'est pour me ridiculiser, faire ça un jour ou deux, puis après me tourner en dérision, ce n'est pas la peine, j'ai autre chose à faire, il y a d'autres personnes qui ont envie de m'entendre, j'ai d'autres choses à vivre avec d'autres personnes, donc je ne vais pas perdre mon temps à batailler, je ne rentre pas dans la polémique, je ne rentre pas dans l'argumentation,

je ne rentre pas dans la discussion, je ne rentre pas dans la justification, je n'ai pas à me justifier, mais je comprends que dans le cadre familial ce soit extrêmement lourd. Mais tu touches vraiment au fondement de la famille, tu ébranles les fondements même de la famille.

Oui, c'est ça qui est très compliqué, c'est aussi leur connaissance à eux, Moi, ce qu'on me dit souvent, c'est aussi une phrase qui revient de façon récurrente, c'est pourquoi se compliquer autant la vie ?

On va tous mourir de toute manière d'une maladie, d'un cancer ou autre chose, enfin de quoi ? Pourquoi tu ne peux pas manger tout simplement un peu de tout et varier tes apports et tu seras tout simplement en bonne santé et puis tu te feras plaisir ?

Tu as un goût à toutes les choses, tous les plaisirs de la vie sans bientôt te focaliser sur une chose, il suffit de manger un peu de tout et tout va très bien. Thierry Macron Alors là, tu vois, il y a deux choses à remettre en cause, c'est la notion de plaisir de la vie, c'est-à-dire que moi tu me sers n'importe quel plat cuit, c'est un cauchemar pour moi si tu me le fais manger, d'accord ?

C'est aussi sec que ça. Et deuxièmement, si finalement on allait tous mourir et que ce n'était pas si grave que ça, comment ça se fait qu'au moindre petit bobo, tout le monde s'enfuie chez les docteurs pour ne pas avoir mal ?

Tu vois, il y a quand même une ambiguïté formelle là-dedans, c'est-à-dire qu'on tient des discours d'un côté, mais on n'a pas des attitudes. C'est partout pareil, c'est partout pareil.

Je veux dire, sache que quelque part ton quotidien, bon, ça a l'air particulièrement virulent pour toi, j'en suis désolé, mais ton quotidien est malheureusement partagé par nombre de personnes, dont les conjoints, dont la famille, non seulement... Ça me rend malade, ces derniers temps, je dors très mal parce que je refugie, je fais mes plans, je me dis qu'est-ce que je vais dire la

prochaine fois pour avoir l'air crédible. Parce que j'ai aussi des amis qui font des études de diététique ou des études qui sont en rapport avec l'alimentation saine et naturelle. Et finalement, à elles, on ne leur dit rien.

Elles, elles ne rencontrent pas du tout de problème, elles sont crédibles. elles ont l'absence, et moi quand je dis les choses que j'ai apprises et que j'ai comprises et que j'ai assimilées via des livres, via justement des vidéos comédiennes ou même d'autres sources, je ne suis pas crédible, ben oui, t'as eu ça, mais moi j'ai eu autre chose.

De toute façon, c'est prouvé médicalement que manger végétarien c'est mauvais, et et puis telle personne que je connais à manger végétarien il s'est retrouvé avec des calculs, donc tu vois bien que ça ne te prémunis de rien. Thierry Macron Bon écoute, je vais te dire un truc, il y a un truc qui marche pas mal quand tu es dans ce cas-là, tu prends internet et tu tapes vegan sportsman ou un truc dans le genre, tu cherches des sportifs végétaliens,

tu vas voir que par exemple Carl Lewis qui est tout sauf un avortement on va dire quand même, et qui a été longtemps l'homme le plus rapide de la planète, il est végétalien, des bodybuilders végétaliens il y en a des quantités, et des crudivores il y en a des quantités.

Donc peut-être munis toi d'exemples, mais le problème c'est que même là tu vas rentrer dans l'argumentation et quelque part ce que je veux te dire c'est que c'est peine perdue, c'est vraiment peine perdue, quelque part c'est le problème qui se pose c'est difficile de se retrouver confronté à ce à quoi tu te retrouves confronté mais c'est qu'est ce qui fait que tu es accepté dans ta famille entre guillemets est ce que c'est le fait que tu te conformes au groupe familial ou est ce que c'est qui tu es toi et c'est c'est dur

parce que moi j'ai dû me poser j'ai dû me poser la même question un moment, c'est-à-dire moi aussi à un certain moment je me suis dit est-ce que je me couche et est-ce que je renonce, ou est-ce que j'affirme qui je suis, alors je n'ai pas été confronté de la même manière que toi, ça c'est clair, dans ma famille j'ai été beaucoup plus accepté, il n'y a jamais eu vraiment de vrai problème, mais par contre dans mon entourage si, j'ai souvent été stigmatisé quand j'allais dans des stages ou des choses

comme ça, alors tu vois, tout de suite ça devenait le point de focalisation, on ne pouvait pas me laisser manger mes fruits tranquilles, tout de suite tout le monde se tournait vers moi. Mais ça je te dirais, c'est presque un choix de vie qui t'est demandé là quelque part, et c'est lourd, c'est très lourd surtout quand c'est vis-à-vis d'amis, à la limite tu peux te dire tant pis, j'en trouverai d'autres, mais quand c'est la famille,

mais en même temps c'est vraiment dur, c'est vraiment très dur, D'accord ? Tu sais, peut-être qu'une chose aussi qui pourrait être excellente, j'aime beaucoup et je travaille particulièrement actuellement en communication non-violente.

D'accord ? Et bon, parce que je travaille avec une personne proche qui m'apprend à communiquer, et donc, surtout ce que je retiens de la communication non-violente, c'est apprendre à dire son ressenti.

c'est-à-dire à dire à l'autre mais écoute quand tu me parles comme ça voilà ce qui se passe en moi au niveau de l'émotion alors je sais pas si c'est audible par les autres mais de dire écoutez moi quand je me sens pas accueilli comme c'est le cas actuellement ben ça crée une terrible tristesse parce que je voudrais faire partie de votre famille, j'en fais partie à part entière mais par contre là je me sens profondément rejeté et ça me met très mal à l'aise et je ne demande pas ça, au contraire, j'ai de plus en plus

d'énergie pour vous aimer, et je demande à le partager cet amour, et non pas, alors bon, je ne sais pas si ça peut marcher, si ça peut les toucher, si ça peut les émouvoir, s'ils peuvent se rendre compte finalement du désastre qu'ils créent, parce que tu es prise dans une sorte de dilemme, c'est-à-dire soit tu choisis l'appartenance au groupe à ton détriment, ce qui est une folie, parce que On a tendance finalement, tout d'un coup,

ce n'est pas tout le temps, mais quand ça va vraiment mal, on se dit très simplement, je baisse les armes, je retourne à mon alimentation normale qui était quand même saine en soi, en tout cas plus saine que la plupart, et puis c'est tout.

Et puis comme ça, je ne m'embête plus, je ne me pose pas de questions, et oui, en effet, je vais manger un petit peu de tout, et au moins les problèmes seront réglés.

Ce n'est pas possible. Tu ne peux pas. je crois pas que tu puisses, mais ce que je veux te dire par là c'est que tu as fait un pas sur le pont et tu sais c'est une sorte de pont qui se dérobe derrière toi souvent, on peut pas revenir en arrière, quand on a goûté à ça on peut pas, c'est juste pas possible, qu'est ce que tu voudrais te réveiller le matin avec une espèce de gueule de bois parce que tu as mal, c'est pas possible,

on peut pas revenir à cet état là, tu sais en anglais il dirait, there is no way back, il n'y a pas de chemin retour, je suis désolé, c'est un aller simple, c'est vraiment un aller simple.

Alors après tu peux aller plus ou moins vite sur cet aller simple selon les personnes, tu vois, il y a des gens ça prend des années pour se mettre en place, mais je sais par expérience que tous les gens qui ont goûté à un moment ou à un autre, ils vont y tourner autour et ça va mettre du temps, mais il y en a il leur faut 10 ans, 15 ans, 20 ans, ça travaille pendant 20 ans en eux, mais il n'empêche, il n'empêche la petite graine est semée, et une fois que c'est parti, c'est parti. Tu sais,

il y a des graines elles restent en terre pendant je ne sais pas combien d'années. Et quelque part à t'écouter, je ne doute pas que quelque part tu n'as pas vraiment le choix. Tu n'as pas vraiment le choix, donc presque ne te torture pas à essayer d'imaginer un choix qui n'est pas possible, tu vois, et plutôt peut-être essayer d'envisager une façon de toucher le cœur de tes proches pour que vraiment ils comprennent ce que tu vis et la difficulté que c'est pour toi, parce qu'ils t'aiment au final,

ils ont peur, Ils ont peur pour eux, et ils pensent avoir peur pour toi. Moi, il me semble que c'est plutôt leur peur à eux qui se projettent sur toi. Mais bon, peu importe.

S'ils ont vraiment peur pour toi, ils devraient déjà s'intéresser, tu devrais pouvoir les interpeller par rapport à ton état psychique. Leur dire, écoutez, moi je me sens tellement sous pression, tellement regardé, tellement jugé aussi que je n'arrive même plus à dormir.

C'est terrible, c'est terrible, c'est terrible. Et je pense que ça peut toucher le cœur d'une mère, d'un conjoint, d'un frère, d'une soeur, ça peut toucher à force, les gens ne sont pas si durs et si endurcis, même s'ils ont peur, ce n'est pas possible.

Mais je te dis en tout cas méfie-toi de l'argumentation, de la polémique, tu seras toujours perdante, toujours. On va te sortir des études de médecine bidon, on va te sortir des avis de docteur qui sont sortis d'une pochette surprise, je ne sais pas d'où il vient, enfin tu vois, on te sort toujours des arguments.

Si tu savais... Thierry Picott, tu vas avoir des carences déjà. Mais alors, il y a trois grands domaines, dans les repas mondains on va te sortir la carence en protéines, à peu près, après on va te sortir l'hélicopène dans la tomate cuite, il y a plus d'hélicopène dans la tomate cuite donc il faut manger de la tomate cuite, et après on va te parler de l'acide oxalique dans les épinards, voilà. C'est à peu près le tiercé gagnant.

si on te sort autre chose, les gens sont plutôt imaginatifs et c'est plutôt une bonne soirée, mais d'habitude c'est ça, d'accord ? On va te sortir ça, et oui mais traditionnellement, ah oui la tradition aussi, la bonne vieille tradition, ça c'est le quatrième là, tu vois, qui se cache dans le placard, mais ça on sort aussi souvent la bonne vieille tradition, bon.

C'est pas facile, surtout que moi qui ai commencé le cru, donc ça fait un mois, j'ai vécu un début de passage au cru assez difficile et vraiment très perturbant, et c'est vrai que ça rendait encore ma façon de faire moins cohérente.

S'ils ne comprennent pas la détoxination, au début ils se disent mais t'es folle, t'es folle, tu vas mal, tu vas super mal. Mais c'est compréhensible, alors par état ils disent non mais attends, tu prends un truc qui doit te rendre le plus épanoui du monde, et tu es blanche, tu es malade, tu tiens le lit, tu as envie de vomir, tu as des éruptions cutanées, tu trembles, tu as des crampes,

ça ne va plus, c'est du suicide quoi. Donc c'est clair que ces deux mondes, c'est vraiment deux mondes, c'est deux systèmes de compréhension du corps humain qui ne peuvent pas s'harmoniser.

C'est-à-dire que dans un, le corps se guérit tout seul, et il suffit juste de le laisser faire en lui donnant les conditions appropriées, dans l'autre, le corps de toute façon il a besoin de la béquille chimique, et voilà, et surtout le moindre symptôme doit être supprimé immédiatement, il faut être toujours absolument sans symptômes, tu vois, asymptomatique jusqu'au jour où le symptôme est tellement grand que tu as développé ta maladie entre guillemets, tu vois, tu te fais ton cancer.

Alors là bon, ça va encore, mais c'est vrai que c'est incompréhensible. Thierry Coulon-Rechercheur. Par exemple, quelque chose qui m'a aussi pas mal blessé c'est que je me suis mis au cru, donc je mange beaucoup plus de fruits, donc des jus verts le soir et des grosses salades de midi, entre temps, je mange des abricots, des pêches. J'ai aussi du jus de pastèque qui est tout à fait délicieux.

C'est vraiment un délice. Par contre, oui, j'en ai plusieurs questions. D'abord, on me le dit tout le temps, je mange des bananes. Et particulièrement dans la première ou deuxième semaine, j'étais vraiment en manque.

J'avais très faim. très très fin, et donc j'ai été capable de manger dans la journée, que je calcule, 6 bananes. Donc là, je l'avais partagé avec ma famille, et quand j'ai dit ça, aujourd'hui j'en mange combien ?

J'en mange 3, 4. Alors, je vais te dire, ça fait peur aux gens, quand tu dis six bananes là, j'ai pris une exclamation parce que c'est ce qu'on me témoigne d'habitude.

Six bananes à peu près, selon leur taille, ça représente autant de calories qu'un Big Mac. D'accord ? C'est simple, c'est à peu près 500 calories à peu près.

Elles font souvent un peu moins de 100 grammes, donc ça représente 500 calories. C'est comme un hamburger chez un seul hamburger, pas avec les frites, pas avec le soda, rien du tout.

juste le Big Mac, enfin le Big Mac ou les trucs apparentés qu'ils vendent maintenant. Mais voilà, c'est un bon hamburger de chez McFrit, donc ça il faut leur expliquer. Thierry Coulon-Mathieu Ça, ça fait peur, alors ça c'est, mais tu es complètement folle, tu vas tomber complètement malade, les bananes ça fait des carences, tu n'es pas un singe, on sait, on est devenu les hommes qu'on est parce que justement on n'est plus des singes,

parce qu'on a besoin d'une alimentation avec des céréales et autres, enfin bon, parce que justement c'est ce qui a fait ce qu'on est aujourd'hui, c'est qu'on n'est pas des singes et qu'on ne vit pas dans la...

Thierry Leccerci Alors voilà, mais alors là en plus le problème c'est que tu vas, si tu rentres la polémique, tu vas interroger la notion de progrès par exemple, tu vois.

Marie Poulain Oui, la notion de progrès, ça c'est très pratique. Thierry Leccerci Mais j'ai eu le malheur d'y rentrer une fois moi, tu vois l'an dernier je rentrais d'Indonésie et j'avais croisé pour la première fois de ma vie le regard d'un orang-outan, et quand tu croises le regard d'un orang-outan, enfin moi en tout cas ça a changé ma vie de façon définitive, vraiment, j'y ai vu une telle sagesse, quelque chose de tellement énorme, et donc la première fois qu'on me dit oui

mais on n'est pas des singes, moi qu'est-ce que je dis, je dis mais malheureusement on n'est pas des singes, on est sorti des forêts, mais malheureusement on est sorti des forêts, ne me parlez pas de progrès, et alors là on est rentré dans une polémique, parce que si tu interroges la nourriture c'est grave, si tu interroges le progrès, alors là c'est vraiment insupportable.

Donc on n'arrête pas le progrès, enfin tu vois ce genre de lieu commun c'est... Il n'y a que quand les gens auront vraiment, tu sais souvent moi, ça va paraître bizarre mais je souhaite une bonne grosse maladie à la plupart des gens, un truc qui les fait vraiment peur, qui ne leur fait pas trop de mal, tu vois ce que je veux dire, mais qui les ébranle vraiment, qui les ébranlent, tu sais je ne fais pas d'apologie de la souffrance, c'est faux, mais par contre je constate qu'avec tout l'ego qu'on a et tout le

mental qu'on a, la plupart du temps il faut des grosses ruptures dans nos vies pour qu'on accepte de se remettre en cause, c'est-à-dire soit la maladie de soi ou d'un de ses proches, soit quelque chose qu'on perd, mais tu vois un gros cataclysme un peu dans une vie pour nous faire bouger, c'est malheureux, je le regrette, mais je le vois.

Et ne va pas interroger la notion de progrès, là aussi tu vas avoir des gros problèmes là. En tout cas moi j'en retire vraiment énormément de bonnes choses, mis à part donc mon état de fevrage qui était quand même assez difficile, mais maintenant c'est assez au bout d'un mois.

Oui, normalement c'est trois semaines à peu près. normalement. Oui voilà, ça se tient à ça. J'envoie vraiment les bénéfices. Moi je me lave les cheveux tous les 2-3 jours. Aujourd'hui je suis capable de passer une semaine sans me laver les cheveux, ce qui est incroyable pour moi.

Et tu verras bientôt que tu peux passer à 10-15 jours selon les moments. Oui, mais sans que mon cœur se veuille une regrette ni quoi que ce soit et qu'il n'y ait pas d'odeur non plus. Non, mais je ne dis pas de forcer la chose, c'est que tu vas voir toi spontanément, moi c'est juste que j'oublie mon cuir chevelu jusqu'à un certain moment, et puis à un moment où je me dis, je me laverai bien les cheveux, mais sinon mes cheveux moi je n'y touche pas, et enfin je sais qu'au tout début je disais aux gens,

à mes proches, je leur disais, écoutez, si vous sentez un jour la moindre odeur corporelle ou quoi que ce soit, surtout vous me le dites, mais alors bon, vu qu'ils ne m'ont jamais rien dit, et que chaque fois que j'interrogeais, ils me disaient, mais non, tu sens super bon et tout, bon j'ai arrêté de les embêter, c'était lourd. Je vois vraiment la différence et entre autres j'ai plus d'énergie, je me sens mieux dans ma peau.

Il y a vraiment quelque chose qui se passe et ce qui était très étonnant c'est qu'au début quand même, j'avais quand même beaucoup d'envie, je repensais à mes biscuits que je faisais moi-même. Mais ils ont toujours sans gluten et sans lait, mais c'était délicieux évidemment.

Je pensais pas trop de gras et petit à petit, j'en avais envie, ça me manquait. je me disais non, je vais y revenir, je vais y revenir et puis là petit à petit, les semaines passant et bien maintenant je me rends compte que j'y pense, j'y repense mais je peux aussi penser avec une commandise inouïe aux abricots bah il y a des quoi ?

je suis capable de me réveiller en me disant ah des abricots, des abricots, il me faut des abricots, c'est tellement bon, tellement juteux, tellement sucré finalement maintenant je crois qu'on me proposerait mes délicieux biscuits et des abricots ou des pêches ou peu importe quoi, réellement, et ça m'étonne moi-même, je suis surprise moi-même, je pense que réellement mon corps et mon esprit et mon plaisir iraient vers les fruits.

Thierry Samitier – Je vais te dire surtout c'est que tes biscuits te paraîtraient atrocement secs, moi je veux dire, je crois qu'il y a quelques, il y a plusieurs années, on m'a fait goûter du pain par exemple, tu vois, goûter, alors que j'étais boulanger moi à une époque, donc je connaissais le truc, mais ça m'a paru affreusement sec, ce n'est même pas la peine, il n'y avait pas d'eau, il n'y avait rien là-dedans.

Donc quelque part ton goût, je suis désolé quand je te disais il n'y a pas de chemin retour, c'est que ton goût est en train de se modifier, et quelque part tu ne pourras plus tricher, et puis quelque part tu es aussi en train de goûter un état d'énergie, un état d'être qui malheureusement, tu auras du mal à y renoncer aussi.

Moi, j'avais aussi fait au niveau, évidemment pour mon pancréas, mon foie, etc. Mais aussi parce que j'avais tout le temps des cernes, des cernes, des cernes. J'étais tout le temps fatiguée, de toute manière, j'avais beau faire, j'étais tout le temps fatiguée.

Et mes cernes commençaient à me gêner fortement. Physiquement, ça ne me plaisait pas, c'était permanent. Et là, finalement, petit à petit, je me rends compte que j'ai de moins en moins de cernes.

et qu'avant c'est pareil, je me disais non, je ne serais plus jamais capable de me lever tôt, je me lève à 7 heures, ça ne reste pas incorrect, mais je me disais non, avant quand j'étais jeune je me levais à 6 heures, mais j'étais folle, mais comment j'étais capable d'un truc pareil.

Et puis là aujourd'hui je me réveille à parfois même 5h30, ce qui est un peu trop, mais 6 heures et je suis en pleine forme, tout va bien pour moi, je ne suis pas quelqu'un.

Tu vas le voir, tu vas aller de mieux en mieux à ce niveau-là, de toute façon c'est la première, c'est la régénération du système nerveux, régénération des glandes surrénales, pour le sommeil c'est vraiment ça, et par les fruits particulièrement à cette époque-ci, c'est absolument merveilleux, les fruits sont vraiment les nourritures les plus chargées électriquement parlant, c'est merveilleux, et là pour régénérer tout ton corps et ton système nerveux, c'est une autoroute, c'est une voie royale,

vraiment. Moi, il y a trois choses dont j'ai du mal à me passer, et j'ai du mal à savoir si je fais bien. Vas-y. Le matin, comme j'ai beaucoup maigri quand même, et que j'étais déjà quand même maigre, je me suis dit qu'il faut quand même que je stabilise un poids minimum, et donc tu m'avais dit de réintroduire tout ce qui était pommes de terre, patates douces, etc.

Oui. Je m'étais dit que j'allais peut-être réintroduire le riz de temps en temps. Finalement, mon corps ne l'a pas demandé pour le moment. J'ai quand même pris des pommes de terre de temps en temps dans mes salades, mais ce n'est pas fréquent parce que mon corps ne ressent pas le besoin, ça m'étonne moi-même.

Mais par contre, le matin, je fais du pain aux petites épeautres et à la châtaigne, et j'ai arrêté totalement les oléagineux pendant trois semaines. Et cette semaine, j'ai réintroduit en très très fine couche sur mon pain.

Et en fait, je ne mange que ça, que du pain et une très fine couche d'oléagineux. Et pourquoi j'ai fait ça ? C'est parce qu'en fait, j'avais vraiment trop faim.

Trop faim, trop faim, trop faim. Parce qu'au départ, j'étais partie sur trois, quatre bananes le matin avec des dates. Et malgré tout, j'avais vraiment très très faim, très très faim.

parce qu'en fait je fais quand même pas mal de sport, je fais 8 km de vélo par jour et donc j'avais vraiment, j'avais faim. Donc j'ai réintroduit ce pain le matin et finalement ma matinée se passe beaucoup mieux, j'ai moins faim et je mange quand même un fruit à 11h, en plus de manger de pastèque en ce moment, plus de sirop toute la matinée puis après je passe à ma salade et puis d'autres fruits l'après-midi.

et de la même manière je voulais te demander donc si c'était vraiment terrible ce que je faisais le matin et le soir aussi j'ai un doute. C'est que le soir donc on fait le jus vert qui est super mais par contre pareil j'ai l'impression que ça me suffit pas je suis un peu gourmande je ne cache pas même si je suis maigre je suis gourmande et j'ai tendance à rajouter ensuite 2 voire 3 bananes et des dates je mange 6 dates Je veux dire, c'est plus qu'absolument normal, il n'y a aucun problème.

Trois, quatre bananes et sidates, pareil, c'est l'équivalent de... Ce n'est même pas le plat de résistance de n'importe quel repas du soir, de n'importe quel humain en France. Donc, ne t'inquiète pas.

Non, non, non, si tu en as le besoin... Alors, tu vas voir aussi, c'est qu'au fur et à mesure du temps qui va passer, ton intestin, tes intestins et ainsi de suite vont de mieux en mieux assimiler, et au fur et à mesure qu'ils assimileront mieux, tu verras que tu n'auras pas besoin des mêmes types de nourriture.

Au début, moi je ne pensais pas pouvoir me passer pareil, des dates, des choses hyper concentrées. Maintenant, enfin je veux dire, voilà, ça ne me vient pas à l'idée, ça ne vient simplement pas à l'idée, mais ça il ne faut pas le forcer, Ça met des années à venir, chacun à son rythme, il n'y a pas de problème.

Voilà, ne te prends pas la tête, mais par contre méfie-toi parce que les référentiels cuits qui te disent bon voilà 4 bananes c'est trop, mais simplement va regarder dans une table des compositions caloriques et tu vas voir que 4 bananes c'est...

tu prends deux tranches de pain avec un peu de beurre et de confiture et tié quoi, enfin je veux c'est ridicule, c'est ridicule, c'est juste une méconnaissance totale. Parce que les fruits secs, j'y suis arrivée aussi, donc j'aime beaucoup les figues sèches par exemple, et les dates.

C'est vrai que c'est un peu comme des bonbons, enfin pas des bonbons parce que j'ai jamais pris de bonbons finalement, mais j'aime bien. C'est un peu collant. Pour le moment en tout cas, en plus de tout ce que je prends, j'aime bien. Et c'est vrai que je me demandais vraiment, je me posais la question si j'exagérais pas trop finalement.

Non, non, ne t'inquiète pas avec ça, ça c'est pas un problème. C'est ton vécu actuel, tu verras qu'il évoluera spontanément. Oui, ne t'embête pas, ne t'embête vraiment pas, c'est excellent ce que tu fais, tu sais, ça fait juste un mois, donc franchement, ne t'inquiète pas, c'est excellent ce que tu fais, évite de rentrer dans la polémique au maximum.

au minimum, et... Thierry Salamé Je me demandais aussi, est-ce que le sucre n'appellerait pas le sucre même celui des fruits finalement, parce que moi en fait maintenant je salive, quand je pense à un fruit je salive et je me demande... Thierry Salamé Non, non, ça c'est juste normal, c'est parce qu'on a été tellement privé de sucre pendant notre vie, mais de sucre directement assimilable, qu'au début on a des gros besoins en sucre, mais tu verras après ça redevient entre guillemets normal, mais c'est aussi qu'on

n'est pas habitué à avoir des réels besoins en sucre, c'est-à-dire que tu sais la plupart des gens ils mangent des céréales, et puis ils te disent oui mais moi je ne mange pas de sucre, non mais les céréales c'est que des sucres, c'est que des sucres, donc tu vois il y a un gros problème à ce niveau-là, c'est qu'on confond un petit peu tout, donc non ne t'inquiète pas quelque part un organisme, moi tu sais un organisme qui a été sevré en quelque chose,

et bien il a un très gros besoin au départ, Tu verras que ça se régulera de lui-même normalement. J'avais l'impression que comme on mange beaucoup plus, j'ai toujours entendu que l'estomac se fait à la quantité qu'on mange.

Plus quelqu'un va manger en quantité, plus son estomac va se dilater, plus justement il va être en demande ensuite, puis il va s'agrandir et puis il va être en demande de nourriture. J'avais peur, c'est que comme j'ai mangé, l'autre jour j'ai été capable de manger une grosse courgette que j'avais fait en spaghetti courgette, j'avais mangé, je crois, j'avais cuit des aubergines parce que je faisais la vapeur quand même, des aubergines, et j'en ai mangé deux, et c'est passé tout seul, et je me suis dit,

oh là là quand même, c'est énorme ! Bon écoute, en termes d'énormes par exemple moi, alors que toute la journée hier j'avais manger le repas du soir, c'était 2 gros melons, c'est-à-dire plus de presque 3 kilos de melons.

Est-ce que l'estomac s'habitue à avoir une conséquence importante et qu'il n'y a pas besoin tout le temps d'encore du melons ? Non, la preuve en est que non. Là, c'est parce que le melon, je suis extrêmement gourmand, je ne sens que j'en ai assez mangé et pourtant je continue, ce n'est pas très grave, c'est parce que j'adore ça, j'adore vraiment ça.

Mais non, absolument pas, on voit plutôt le contraire, c'est qu'on mange de moins en moins en quantité pour un maintien de poids corporel. Donc, c'est plutôt tout à fait le contraire, je te garantis, je ne fais ni l'apologie du moins mangé, ni l'apologie du plus mangé, je fais l'apologie d'écouter son corps et tu verras que spontanément dans mon expérience spontanément ton corps va te guider vers une ration alimentaire inférieure pour un maintien de pouvoir corporel.

Non, ce que tu fais est excellent. Prends le temps de cheminer. et je te dis surtout... Marie-Claude Bon, on a un peu de mauvaise conscience. Oui, parce qu'on parle tout le temps d'orthorexie et c'est vrai que comme je suis quand même très attentionnée et tout, tout le temps on me dit oui, tu fais de l'orthorexie tout simplement.

Thierry Marconi Oui, mais bon, on a créé un mot pour dire que finalement on ne démissionne pas de sa santé, pour dire que simplement notre mental fou ne nous isole pas complètement de notre corps, on a créé un mot pour ça.

Bon ben ok, on est tous des orthorexiques, tant mieux, je veux dire, on peut se faire des t-shirts si tu veux pour ça, parce que... Non, non, mais bon, oui, pourquoi pas, on est orthorexique, on est ci, on est ça, laisse, laisse, je veux dire, on ne peut pas, on ne peut pas rivaliser, ce n'est pas la peine.

Tu sais, dans tous les modèles qu'ils soient à l'échelle sociétale, à l'échelle même physique ou ainsi de suite, un système qui est sur sa disparition, qui est sur sa mort on va dire, il devient de plus en plus chaotique et agressif d'une certaine manière.

Donc pour moi quelque part c'est le champ du signe tout ça. Bon alors, ça va prendre peut-être des dizaines, des cinquantaines d'années, mais je ne pense pas qu'il puisse y avoir un avenir viable de l'humanité qui ne soit pas un avenir frugivore et crudivore à terme, je veux dire, je ne sais pas à quelle échelle de temps ça viendra, mais vu l'état de dégénérescence actuelle, il ne peut pas en être autrement.

Donc, il ne faut pas s'inquiéter. Marie Poulaine. D'accord, en tout cas, je me sens vraiment bien plus vivante maintenant qu'avant d'avoir commencé, ça c'est vrai.

Thierry Castaner. C'est de cela dont le monde a besoin et ce n'est pas de gens asservis. Marie Poulaine. Il faudrait comprendre lui-même. Thierry Castaner. Mais oui, absolument, absolument. Marie Poulaine. Il ne faut pas lui-même.

Trois semaines d'essai, c'est parfait. Trois semaines qui ne sont pas vraiment facile parce qu'on a tendance aussi, on peut aussi très facilement, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui doivent laisser tomber.

Parce que bon, je sais que chacun ne vit pas les choses de la même manière, mais quand on change son alimentation et qu'on vit, parce que tout le monde ne vit pas pareil, mais moi je l'ai vécu assez fort cette crise de sevrage, j'aurais pu baisser les bras.

C'est pour ça que je fais des vidéos, c'est pour ça que je fais des vidéos pour expliquer ce qui se passe. Voilà, c'est tout. Après, quand on persiste et qu'on est courageux comme tu avais dit, et bien finalement après...

Thierry Samitier Il faut traverser le miroir, tu sais c'est comme dans Alice au pays des merveilles, une fois que tu as traversé le miroir, après il n'y a pas de chemin retour, mais tu as traversé le miroir et tu vois le monde d'une autre façon, voilà ce que tu vis.

Thierry Samitier Oui, vraiment un grand merci Thierry. Thierry Samitier Avec grand plaisir. Thierry Samitier J'ai une grande aide, toutes tes vidéos, tout ce que tu partages, vraiment ça m'apporte énormément.

Merci, merci, mais c'est un peu le but, tu l'as imaginé, c'est le but. Je découvre des choses insoupçonnées. Ah ben écoute, tu peux trembler parce que j'en ai encore enregistré une de question-réponse qui doit friser l'heure et demie ce matin, alors. Ah ben oui, en effet. Je suis vraiment désolé, je n'arrive pas à me contenir.

Ah ben écoute, moi je suis ravie. Je te souhaite une très belle journée. Très belle journée Thierry, merci beaucoup. à bientôt et tu me tiens en courant s'il t'a de moins de problèmes d'accord très bien bye bye

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