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Chemin vers l'autonomie (épisode 1) - Le froid et la respiration avec Pierre Dufraisse

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L'équipe RGNR
170 vues • Publiée le 21/01/2021

Ce premier épisode de la série Chemin vers l’autonomie réunit Thierry et Pierre Dufraisse, créateur de la chaîne Vérisme TV, pour un live commun diffusé simultanément sur leurs deux chaînes. Avant d’entrer dans le vif du sujet, les deux intervenants posent une définition commune de la santé : non pas l’absence de symptômes, mais la capacité d’adaptation, c’est-à-dire la faculté de passer d’un état à un autre sans être déstabilisé.

La conversation s’organise autour de la loi de l’hormèse, ce principe selon lequel un organisme vivant répond à un stress modéré par une surcompensation qui le renforce. Thierry et Pierre montrent comment ce mécanisme s’applique concrètement au froid, à la respiration, au jeûne et à l’exercice physique, et pourquoi ces pratiques sont accessibles sans matériel ni budget particulier. Ils insistent aussi sur la notion de progressivité : une contrainte qui ne génère plus de stress ne produit plus de croissance, ce qui oblige à introduire régulièrement de la variabilité.

Pierre Dufraisse détaille les différentes stratégies d’exposition au froid selon les profils : personnes épuisées, sportifs en récupération, ou personnes cherchant un effet neuroendocrinien via la sécrétion de noradrénaline. Il souligne la différence de conductibilité thermique entre l’air froid, l’eau froide et la glace, et explique pourquoi cette distinction conditionne la façon de progresser. La respiration est abordée comme un indicateur fiable de l’état interne, et comme un levier direct sur le système nerveux.

Au fil des échanges, les deux intervenants reviennent sur un point central : il n’existe pas de mesure extérieure universelle du bien et du mal en matière de santé. Comprendre les principes physiologiques plutôt que suivre des recettes figées permet à chacun d’adapter sa pratique à son état réel du moment. L’épisode se conclut sur l’annonce d’un deuxième volet consacré au jeûne, au renforcement par l’exercice physique et à la dimension de l’inspiration.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Salut Pierre ! Salut tout le monde ! Salut mon Thierry ! Alors comme d'habitude je vais demander à toutes les personnes qui regardent cette vidéo et bien de nous faire un petit retour par rapport à la qualité du son et à la qualité de l'image que ce soit pour Pierre ou pour moi donc il faudrait que tu dises quelques mots toi aussi Pierre.

Est-ce que vous m'entendez bien ? Est-ce que le son est bon ? C'est un retour par rapport à l'image et au son ? Alors on attend juste le petit retour. Moi, j'ai ton image qui est noire, mais peut-être que ça vient que de moi.

Ça vient que de toi. Mon image n'est pas noire. En petit décalage, je vois qu'il y a des gens qui nous parlent depuis Facebook, donc on stream en même temps sur les deux chaînes YouTube et sur le son est OK, le son est bon, c'est bon, tout est OK.

Génial. Merci Jonathan qui a fait un super boulot de préparation. qu'on est à la fois sur les deux chaînes YouTube et sur les deux chaînes Facebook, donc ça c'est super. Bonjour à toutes et à tous, c'est un plaisir de vous retrouver avec Pierre.

Alors ce que je te propose Pierre, puisque on stream sur ta chaîne et on stream sur la mienne, en quelques mots te présenter, puis moi après je me présenterai pour ta chaîne et puis après on enchaîne.

Est-ce que ça te va ? Oui bien sûr, même si à mon avis on finit par nous connaître finalement. Mais Pierre Dufraisse, enchanté d'être là ce soir avec toi mon Thierry avec tout le monde dans le chat.

Moi j'ai un parcours un peu bizarroïde où je suis passé par commercial au Japon, puis revenir vers la santé, mais la passion ça a toujours été finalement le renforcement et maintenant, voilà, mon cheval de bataille c'est la loi de l'hormèse, c'est trouver l'antifragilité un petit peu dans toutes nos habitudes, dans tout ce qu'on fait au quotidien et c'est vrai que c'est passé par l'étude de la naturopathie, du yoga du froid chez Maurice Daubard, des méthodes Wim Hof et des techniques de respiration,

mais aussi je suis très passionné, je pense que cette grande passion c'est la première, celle des exercices physiques et du sport, et là je me suis formé à différentes mouvances, comme le mouvement d'ailleurs chez Ido Portal, comme le powerlifting avec Christian Thibodeau, comme la postureologie avec avec Mathieu Boulay, enfin bref, je suis amoureux du vivant et j'adore ce côté renforcement, déverrouiller les potentiels en nous et les quatre grandes pratiques de la loi de l'hormèse comme toi tu les aimes aussi, la respiration, le froid, l'exercice physique, le jeûne

intermittent ou le jeûne, voilà, on a ça en commun et on est amis depuis plusieurs années, même avant cet amour pour l'hormèse, on se connaissait déjà, mais voilà. On s'est rencontré en stage en 2016 je crois, c'est ça ?

Ça doit être ça parce que je revenais du Japon tout juste, j'avais fait une formation de naturopathie là-bas et j'avais entendu parler de toi via YouTube, et je me suis dit je vais voir ce qu'il se passe au niveau de l'hygiénisme en France.

Et puis après on s'est rencontré plus « sérieusement » entre guillemets début 2017, tu es venu à la maison et puis on a vraiment commencé à sympathiser et à partager. Alors moi aussi je vous présente rapidement, on va faire simple, Alors, je n'ai pas exactement le même parcours que Pierre qui lui est effectivement… Enfin, toi tu n'as pas eu de gros challenge de santé, si tu me dis que tu étais un peu en surpoids, tu étais un peu mais… – Oui, mais loin de ce que toi tu as connu.

– Oui, toi c'est vraiment vertueux, c'est-à-dire que tu as cherché la santé pour la santé, alors que moi quelque part j'ai cherché la santé parce que je n'avais pas le choix, parce que j'étais vraiment dans un sale état physique, et puis bon, donc j'ai cherché des techniques entre guillemets d'abord dans le parcours classique de la médecine moderne et puis après dans le parcours de la naturopathie.

Et à un moment, il m'est apparu de façon évidente qu'il fallait que je m'autonomise par rapport à tout ça, et ça a été le début d'un chemin de recherche en termes de santé, de recherche personnelle.

Et à partir de 2011, j'ai eu à cœur de partager un petit peu tout ce que j'avais découvert, et c'est comme ça qu'est née la chaîne YouTube Régénère maintenant, qui va fêter tu sais dans 20 jours, on va fêter les 10 ans de la chaîne puisque c'était le 11 février 2011.

donc on fêtera les dix ans de la chaîne. D'ailleurs, je vais faire un petit truc pour les dix ans, je crois que je t'en reparlerai, je t'inviterai pour ça. Et donc voilà, j'ai partagé vraiment tout Azimuth, c'est devenu cette chaîne, c'est devenu une passion, et c'est vrai qu'au cours de mon parcours, je me suis d'abord intéressé à ce que j'ai appelé, ce qui s'appelle déjà la régénération de l'organisme, et suite à plusieurs rencontres et en

particulier à la tienne, la dimension du renforcement. Je le cite toujours, mais c'est les deux Pierre, et j'en profite pour saluer notre Pierre et Charles qu'on aime énormément, mais c'est vraiment vous deux, et je me souviens particulièrement, j'ai un souvenir très ému, et tu dois t'en souvenir toi aussi, d'une question-réponse qu'on avait fait lors d'un stage, tous les trois, où Pierre avait posé cette question

toute simple, qu'est-ce que c'est que la santé ? Et vraiment, on était allé très loin dans la réflexion, et vraiment, il nous a poussé très loin dans la réflexion, Et voilà, vraiment je vous rends grâce pour cette dimension du renforcement qui est pour moi vraiment la pièce maîtresse effectivement d'un retour vers la santé.

Et donc l'idée aussi de ce live avec Pierre c'est qu'il se trouve que de façon simultanée et non concertée avec Pierre on a débuté cette année tous les deux avec un mot en tête qui est le mot autonomie. D'ailleurs c'est toi Pierre qui m'a contacté, tu m'as dit tu as vu moi j'ai fait une vidéo sur l'autonomie, toi aussi et tout bon, on est raccord.

Et d'ailleurs toi tu as commencé l'autonomie via le renforcement par la respiration, et moi je l'ai plutôt abordé par le renforcement via le froid. Et on s'est dit que ce serait sympa à ce stade-là, chacun sur nos chaînes on a quand même déjà commencé à développer les sujets, et on va se retrouver tous les deux pour mettre en main, partager, discuter, confronter nos idées, même notre expérience, et puis on s'est dit qu'on ferait de la même manière aussi avec la dimension aussi du jeûne et la dimension du

renforcement par l'exercice physique. Donc ça c'est un petit peu l'idée globale, donc il y aura un deuxième live à venir. Il se trouve aussi que moi, alors là je l'annonce, mais on a le magazine Régénère qui ce mois-ci va sortir sur le thème du froid, et le suivant qui sortira en mars sera sur le thème de l'autonomie aussi.

Donc cette année on va vraiment aller sur le thème de l'autonomie, et l'idée moi j'ai appelé ça « se préparer à la crise qui vient » en disant de toute façon si elle ne vient pas, vous aurez gagné en autonomie, donc tant mieux, et en plus il y a quand même des chances qu'on traverse un passage de chaos.

Donc, dans le doute, renforçons-nous, comme tu dis Pierre. – Oui, cette phrase est parfaite, tu sais, moi aussi ce souvenir est ému de cette soirée où ils nous avaient posé cette question, qu'est-ce que la santé ?

Et finalement la conclusion de l'histoire c'était que la santé c'est l'adaptation. Santé, on ne peut pas la définir, si on essaie de la définir, on commence à dire ce que ça n'est pas, On dit bon bah c'est quand t'as pas mal ou quand t'es voilà exempt de tous symptômes, etc. Et finalement, c'est l'adaptation. Est-ce que je peux passer d'une situation A à une situation B sans être décontenancé, sans problème ?

Bah ça c'est une personne en santé. Est-ce que je suis capable de sprinter ou de me jeter dans une rivière gelée là pour sauver mon enfant ? Bah je peux le faire. Voilà, je suis adaptable, je suis en santé.

Et vraiment, les termes adaptation et autonomie, c'est synonyme, c'est vraiment interchangeable. Donc finalement, on oeuvre, et je pense que pendant le premier confinement, on avait fait un live, on avait commencé à dire ça déjà, ce qu'on a mis en place depuis des années sur nos chaînes YouTube, dans notre travail, etc., c'est pour maintenant, là. Maintenant, ce qui est bien, c'est que les choses sont très très claires, et que la voie est extrêmement claire, parce que la contrainte est là,

et on s'en est rendu compte, on s'est dit bon, voilà, on s'était préparé pour ce moment là et donc là c'est le moment de mettre en place tous les outils qu'on connaît donc passer de la théorie à la pratique et je regardais on va en parler après je dévoile pas la surprise de ce live mais je t'avais sorti il n'y a pas longtemps une expression d'Albert Einstein qui disait la théorie et la pratique en théorie c'est la même chose en pratique c'est différent voilà donc ça je te l'ai sorti à un à un moment précis,

et vas-y, dis-le si tu t'en souviens. Je te laisserai le dévoiler tout à l'heure. D'accord, ok. Ce sera la surprise. Ce sera la surprise. Mais effectivement, dans cette dimension du renforcement, on insiste aussi beaucoup sur la dimension psychique du renforcement, c'est-à-dire que se renforcer, c'est être capable effectivement de sauter dans l'eau froide, de piquer un sprint, mais c'est aussi la capacité à prendre des décisions posées, réfléchis et sensés alors que ça

bastonne dans tous les autours de soi. Et on dit souvent que la plupart des accidents arrivent parce qu'à un moment il y a des contraintes un peu de partout, et qu'à ce moment-là on pète les plombs comme on dit, on se laisse emporter par la vague émotionnelle, le mental se laisse emporter par l'émotion, et à ce moment-là on fait des choix qui ne sont pas adaptés.

Et cette dimension du renforcement par rapport à la contrainte actuelle c'est vrai qu'il devient quand même de plus en plus importante, il y a de plus en plus de personnes qui témoignent d'un niveau de souffrance physique et psychique lié aux contraintes sanitaires par exemple dans lesquelles nous sommes plongés depuis un an, qui font qu'on peut être amené à littéralement disjoncter. Et le renforcement va nous permettre non pas de disjoncter, mais d'orienter notre énergie pour de la créativité plutôt que de la destruction, de la destruction de nous-mêmes,

de la destruction autour de nous. – C'est essentiel maintenant d'y penser et puis de le voir, et puis de toute façon, comme on l'a dit, cette situation, cette crise, elle a révélé la fragilité de tous les systèmes qui nous entouraient, à la fois de notre fragilité individuelle, on a peur d'un virus, alors que les virus ils ont toujours été là, donc pourquoi tout d'un coup j'ai peur à ce point là ?

Est-ce que je suis si faible que ça ? Est-ce que je suis... voilà. La fragilité par rapport à l'hiver, parce qu'on parle maintenant, et on est juste au cœur de l'hiver là, comment vous ressentez le froid ?

Comment vous vivez par rapport au froid ? Parce qu'on On aurait pu faire cette vidéo pendant l'été, les deux premiers confinements ils étaient plus ou moins, voilà le deuxième confinement était en octobre, mais le premier était au printemps, donc easy peasy quoi, rester chez soi.

Là, l'hiver, on fait cette vidéo sur le renforcement, ouais, on goûte tous à ce froid, est-ce que vous en avez marre de l'hiver, ou est-ce que vous savez que, comme dirait Marc Aurel, ça n'a pas à t'atteindre ce qui se passe ?

Oui, c'est ça la santé aussi, c'est ça la santé aussi, ça n'a pas à t'atteindre, c'est-à-dire que tu n'es pas à ce point dépendant des modifications de ton environnement. Bien sûr, et ta posture émotionnelle, comme tu l'as dit, soit tu la raisonne, soit tu laisses parler l'émotion.

Mais si tu parles dans l'émotion, c'est que ton système nerveux sympathique, parasympathique, etc. il n'est pas assez entraîné pour gérer l'inconfort. Si par contre, tu as l'habitude de le faire, si par contre tous les jours tu vas voir un petit peu dans l'inconfort, de toutes les manières, tout azimut, effort intense, douche froide, peu importe, jeûne, jeûne intermittent, privation de nourriture, t'as l'habitude. Donc le jour où

t'arrives une tuile, ah ouais, un confinement, mais t'es résilient, t'es devenu ce qu'on appelle antifragile. Et là, tout d'un coup, la raison prend un pas de recul, elle regarde l'émotion, elle dit bon là, ça t'énerve, ça te gonfle, mais tu peux prendre un pas de recul, elle commence à raisonner par rapport à ça.

Et c'est là où, comme tu l'as dit, on dirige son attention et son énergie vers quelque chose qui est créatif, et et comment je fais pour manager mon quotidien plutôt que la survie et puis la crise de panique.

Oui, c'est vraiment ça. Et je pense qu'actuellement, où on est vraiment confronté à des masses d'informations qui peuvent nous pousser dans des extrêmes émotionnels, le renforcement est devenu une priorité pour éviter le fameux chaos.

C'est-à-dire qu'on se prépare au chaos pour éviter le chaos d'une certaine manière. Et plus nous serons préparés au chaos et moins il y aura de chaos. donc plus nous serons autonomes, moins les transformations de l'extérieur nous conduiront au chaos parce que de toute façon on pourra s'adapter à ce qui va se passer.

Et c'est vrai que l'un des points essentiels aussi que j'ai appris avec toi, avec Pierre-Richard et avec toutes les personnes que j'ai pu suivre et qui m'ont formé, c'est que les chemins de l'adaptation ne sont pas spécifiques.

C'est-à-dire que quand on s'entraîne avec le froid, quand on s'entraîne avec la respiration, quand on s'entraîne avec l'exercice physique, ou quand on s'entraîne en se mettant en situation où on va parler devant une grande foule ou ainsi de suite, eh bien les chemins de l'adaptation sont les mêmes. Et donc on peut s'entraîner dans le froid pour se préparer à parler dans une grande conférence.

Oui, ça c'est parfait ce que tu soulèves là parce que c'est un point essentiel vraiment à retenir, c'est la non-dépendance du domaine. Prenez un manager ou un chef d'entreprise qui arrive dans un hôtel et qui fait porter ses bagages, ses valises, par un groom.

Par exemple, vous savez, un employé de l'hôtel, il dit « Portez-moi mes bagages en haut à ma chambre. » Et le soir, ce même employé, ce même manager ou PDG qui est arrivé à l'hôtel, il va à la salle de gym de l'hôtel, il prend un kettlebell et il fait des swings avec. C'est-à-dire, il prend un poids lourd et il s'entraîne.

C'est-à-dire, tu aurais pu porter tes valises et les monter, c'était la même chose. Tu aurais fait ton entraînement physique. Et on est devenu dans un monde comme ça où on est dépendant au domaine.

C'est-à-dire, on croit qu'acquérir une connaissance ou une compétence, c'est propre à un domaine, alors qu'il y a des transférabilités. Et il faut juste savoir qu'en jouant sur les principes du vivant, tout est transférable.

En jouant sur les règles que se sont inventées des systèmes modernes, là, par contre, c'est cloisonné. Donc, vous allez gagner énormément, énormément dans tous les pans de votre vie et tous les témoignages.

Toi, tu dois en avoir des milliers, bien plus que moi, mais tous les témoignages que l'on reçoit par rapport aux gens qui suivent nos vidéos et qui disent bon j'ai commencé les douces froides, mais la boucle, l'effet domino que ça a eu sur ma vie, sur ma vie personnelle, mon couple, etc.

Et ce sont des leviers, et c'est ce qui m'a beaucoup plu aussi avec l'application, la mise en application pratique de ces principes de la loi de l'hormèse, que ce soit avec le jeûne, la respiration, l'exercice physique, le froid, c'est que ce sont des des principes qu'on peut mettre en place très facilement, quasiment gratuitement pour la plupart, respiration, jeûne, douche froide, tout le monde a une douche, exercice physique, il ne faut pas ou peu de matériel pour arriver à vraiment s'entraîner de façon hormétique.

Donc ce sont des choses qui sont accessibles, il n'y a pas de oui mais finalement, il n'y a pas de délai, c'est-à-dire qu'on peut dès à présent, ce soir, demain, commencer ce chemin de renforcement en allant butiner, en allant expérimenter avec le froid, avec le chaud et ainsi de suite.

et donc le but de ce live aussi ça va être de mettre en commun les deux premiers domaines qu'on a développés qui sont le domaine du froid et le domaine de la respiration si tu veux bien. Comme toi tu n'as pas parlé sur ta chaîne de la respiration, mais de parler de la respiration aussi pour les personnes de ma chaîne qui ne seraient pas encore allés sur ta chaîne, bien que je les encourage à y aller et réciproquement.

Et ce que je voudrais préciser surtout c'est qu'une remarque que je reçois assez régulièrement ici, c'est de me dire oui, mais alors attends, le monde va entièrement s'écrouler et t'en es à parler de cultiver sa santé.

Et je ne vois pas trop le lien, je trouve que c'est quelque chose qui caduque actuellement, c'est le feu de partout, ça va nous péter à la gueule et ainsi de suite. Et au contraire, moi ça me semble vraiment l'élément premier sur lequel on va pouvoir fonder quelque chose de constructif pour les jours qui viennent, les années qui viennent et le monde qui vient d'une certaine manière.

Et c'est pour ça que comme tu le disais Pierre, autant ça pouvait être avant quelque chose qui était plus du domaine de la santé individuelle, du bien-être individuel, autant maintenant je pense que notre état de santé individuel et donc collectif comme la somme des individualités va pouvoir vraiment déterminer, alors même si ça peut paraître présomptueux, la suite de l'histoire d'une certaine manière.

Est-ce qu'on plonge dans le chaos parce que ça sera le symptôme de notre faiblesse ou est-ce qu'on en sort par le avec des organismes adaptatifs qui ne seront pas lourdement impactés par les modifications de leur environnement et qui même dans un environnement changeant arriveront à prendre des bonnes décisions, à prendre les bonnes orientations et à construire alors peut-être un autre monde, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui regardent ces vidéos qui rêvent peut-être d'un monde plus égalitaire, plus solidaire, plus fraternel,

plus humain d'une certaine manière où le vivant est plus à la première place, mais ce monde-là, pour le construire, il va falloir au bon moment agir de manière adaptée. Rien qu'avec cette tirade-là, je pense qu'on pourrait couper le live parce que c'est juste parfait.

Tu connais toute ma démarche et mon amour pour le stoïcisme, c'est-à-dire les événements extérieurs peuvent bien être la pire des crises qu'il y ait. D'ailleurs, les stoïciens, t'as Marc Aurel dedans, qui devait, qui...

juste gérer l'Empire romain, juste ça. Donc à côté, nous, notre petite crise, c'est du pipi de chat. Les événements extérieurs peuvent varier. Toi, tu ne bougeras pas.

C'est-à-dire, ce qui est sacré pour toi, tes valeurs, qu'est-ce qui est sacré pour toi ? Demandez-vous cette question-là, posez-vous cette question maintenant. Qu'est-ce qui est sacré pour vous ? Bon, très vite, vous allez tourner autour ma famille, les gens que j'aime, ma santé aussi, pourquoi pas ?

Qu'est-ce qui est sacré. Ce qui est sacré, c'est ce qui vaut la peine de mourir. Voilà, je peux mettre ma vie en jeu pour ça. Ça, c'est sacré pour moi. Ça bouge plus, c'est bon, c'est dicté.

Maintenant, je bosse sur moi parce que je t'avais sorti aussi une phrase qui t'avait fait un petit peu tiquer il n'y a pas longtemps, toujours à ce même moment. Je t'avais dit la médiocrité c'est le plus haut taux d'égoïsme.

Je l'avais regardé comme ça, j'ai dit what? C'est sûr que ça paraît très négatif, mais la médiocrité est le plus haut taux d'égoïsme, c'est-à-dire laisser rentrer en vous, dans ce temple sacré qu'est votre corps et votre esprit, des valeurs qui ne sont pas humaines ni humanistes, mais aussi des choses qui détériorent votre santé. Vous nivelez par le bas, obligatoirement vous rayonnez quelque chose de négatif autour de vous et vous impactez le monde qui vous entoure et votre environnement. Par contre,

si on prend la formule du côté positif, on pourrait dire, prendre soin de mais alors tu lui traces le chemin. Il n'y va pas, il n'a pas envie. Et même si tu arrives à lui prouver que c'est mieux de faire comme ci plutôt que comme ça, en fait il n'y a qu'à montrer l'exemple.

On ne peut qu'être exemplaire, on ne peut que montrer la voie sans interventionnisme. Et ce mot d'interventionnisme, on partage le même avis là-dessus, c'est-à-dire que les systèmes sont résilients, sont antifragiles par nature.

Et il faut faire toujours très attention, même si on est doué de bonne intention, à ne pas être trop interventionniste. Et malheureusement, de nos jours, on fait beaucoup d'erreurs par rapport à ça, même quand on a des bonnes intentions.

Bref. Pierre, là, je me permettais, parce que j'ai la possibilité de mettre en exergue quelques commentaires. Il y en a un là, j'ai mis en exergue sur l'écran, je ne sais pas si tu arrives à le lire, donc il est resté un peu longtemps, mais je le trouve vraiment intéressant aussi pour débuter la discussion parce qu'il relève une remarque que j'ai pu déjà entendre. La personne dit « Bon, je tiens tout de même à signaler quelque part que je prends depuis l'âge de 15 ans

des douches glacées sur tout le corps pendant plusieurs minutes, mais que malgré ça j'ai quand même un peu une vie de merde, trois petits points, comme quoi. » Et je voulais vraiment avoir ta réaction parce que je pense aussi que ça peut être un vrai point de départ par rapport à ce qui fait la santé, ce qui fait l'adaptation, et le fait de ne pas ramener tout à un seul élément parce que ça, c'est aussi une partie essentielle de l'enseignement que nous portons tous les deux.

Bien sûr, on n'est pas en train de vous vendre du rêve, on n'est pas en train de vous vendre une formule magique ou une panacée, comme tu dirais si bien. Là, on est en train de vous montrer les bordures qui sont sur la voie.

C'est-à-dire, ça, c'est les principes du vivant. L'hormèse est la norme, comme dirait Nassim Nicolas Staleb, c'est-à-dire que nous sommes des systèmes complexes comme nous, c'est-à-dire ouverts sur l'extérieur, qui connaissent les influences d'un environnement et d'autres facteurs extérieurs, ils répondent par surcompensation face au stress.

C'est leur nature. Et c'est valable pour tout le monde. C'est valable pour tout le monde, etc. Par rapport à ça, imaginez bien le nombre de domaines où il faut appliquer ce principe à un être vivant et a fortiori à un être humain.

Il y a la sphère psychologique, émotionnelle, la sphère mouvement, de l'exercice physique, la sphère de comment tu respires, comment tu manges, hygiène, le sommeil, les cycles circadiens.

Et si tu t'intéresses un petit peu au système nerveux et comment il est, c'est une machine à prévoir les choses, prévoir comment il va ressentir, le fait que tu connaisses des frustrations par rapport à certains paliers de ton quotidien, certains volets de ton quotidien, va obligatoirement demander des compensations dans d'autres vases communicants, on va dire.

Donc, il y a de la transférabilité aussi dans le négatif, c'est-à-dire que peut-être que c'est le dialogue que tu devrais avoir avec ta mère ou avec ton frère ou avec ta soeur depuis, ou ton épouse depuis dix ans et que tu n'as pas, qui te pourrit la vie, et que tu essayes de sortir tout ça, de t'en sortir, de sortir de cette situation en changeant ton alimentation, en faisant des la douche froide, je te le dis direct, ça peut aider, ça peut déclencher des choses,

mais il ne faut pas avoir une clé magique qui va déverrouiller la porte, il faut vraiment regarder la poussière sous le tapis. Thierry Leclerc C'est un point essentiel et il faut aussi se rendre compte à quel point nos systèmes de croyance en particulier nous déterminent complètement, et c'est vrai que par exemple l'exemple qui était pris, la douche froide, Bon, la douche froide va être un superbe moyen de renforcer l'organisme, de renforcer la capacité de jugement,

de discrimination de la personne, mais comme tu dis, ça ne va pas faire tout, et il y a certainement des tas d'autres piliers à mettre en œuvre en même temps pour arriver à dire que la santé résulte d'une pratique normale des grandes lois de la vie.

– C'est ça, exactement. – C'est un outil, c'est un outil, et ça va aider. et ça va aider, et ça, plus ça, plus ça, plus ça, ça peut faire.

Et tu vois, pour répondre à cette personne, moi je dirais que si sa vie est une vie de merde alors qu'il considère que c'est une vie de merde, alors pourquoi est-ce qu'il n'en change pas ? Ce serait la première des questions, c'est-à-dire qu'est-ce qui empêche de changer ? Et c'est peut-être là-dessus qu'il va falloir aller jouer.

Et ma première réponse ce serait peut-être si tu fais déjà deux douches par jour, deux douches froides par jour, ce n'est pas la peine de rajouter une troisième parce que ce n'est pas ça qui va faire la différence, c'est qu'il y a autre chose qui bloque et peut-être qu'il y a un système de croyance ou la croyance qu'il faut vivre à tel endroit ou qu'il faut vivre telle chose, qu'il faut avoir un travail pour être heureux, pour accomplir sa vie il faut avoir de l'argent ou ne pas avoir d'argent, ou l'inverse et ainsi de suite.

Et donc l'outil du froid de toute façon t'aura aidé, t'aura aidé de toute façon à ce que ta vie ne soit peut-être pas aussi merdique qu'elle pourrait l'être, elle pourrait l'être encore plus. Parce que plus on est faible et plus la vie est compliquée, plus on est fort et plus on va pouvoir prendre des bonnes décisions, mais encore faut-il les prendre ces décisions.

Voilà c'était juste parce que c'était illustratif quand même de questions qu'on revient souvent à moi, il y a des gens qui me disent, ah mais Thierry, j'ai changé mon alimentation et ce n'est pas comme ce que tu m'as dit.

Mais le problème c'est que si tu as une problématique première mais pas l'alimentation, ben bon tu as changé ton alimentation, c'est bien, mais il faut aller voir la problématique première, puis la seconde, puis la troisième, puis la quatrième, et tout mettre en adéquation pour que ça puisse résonner ensemble.

Thierry Laleu Bien sûr, et ne pas confondre l'outil et l'objectif. les douches froides c'est absolument pas un objectif c'est à dire si vous partez dans la perspective que ce soit un objectif c'est à dire c'est une ascension pyramidale c'est à dire je dois faire mes deux douches froides et si je l'ai fait c'est le bonheur et c'est la même chose qu'on nous propose dans le monde actuel c'est à dire je dois avoir un boulot avec un salaire à 5000 euros je dois avoir une maison et deux voitures et trois enfants etc ça si j'ai ça je suis heureux donc

on va tout converger vers ça et puis on arrive en haut et on se dit merde en fait c'est quoi la prochaine étape je suis pas heureux et il me une troisième voiture en fait. Non c'est c'est tout le contraire et on voit ça avec très bien le jeûne, les douches froides, etc. C'est à dire que comme l'a dit la personne là, elle fait deux douches froides et tu l'as très bien répondu, je fais deux douches froides, je suis pas heureux.

Donc qu'est-ce ça veut dire ? Il faut que j'en fasse trois ou quatre, cinq ? Non là c'est vraiment l'objectif comme ceux qui se chronomètrent dans le froid ou ceux qui se pèsent tous les jours quand ils veulent perdre du poids.

ça j'appelle ça la religion de la balance, c'est à dire tu pars de 80 kg et tu veux faire 70, tous les jours où tu vas monter sur la balance et que tu ne seras pas à 70, ce sera un échec, c'est la mise en place de l'échec et tous les matins tu seras triste, ce sera un échec et ce sera la balance qui te dira si tu seras heureux ou malheureux aujourd'hui. Vraiment il ne faut pas partir par cette stratégie de l'objectif, il faut partir par la stratégie de la contrainte où là on est à une pyramide inverse et le champ des possibles est total.

Expérimentez et prenez la loi de l'hormèse, l'une des quatre portes d'entrée qui vous fait le plus kiffer, qui donne le plus de plaisir. Si c'est plutôt le froid que le chaud ou l'inverse, allez-y, commencez par ça et ne commencez pas tout de suite à prendre un fouet et à forcément être dans la souffrance parce que vous devenez en fait dogmatique par rapport à ce que dit Thierry ou Pierre, non, c'est expérimenter, trouver là où ça vous donne de la joie, et comme dirait Mark Twain « it doesn't have to be fun to be fun »,

donc il faut pas forcément que ce soit fun pour que ce soit fun, donc on peut aller dans du froid, ça pique, mais en fait c'est génial et le lendemain on y retourne, même si ça fait mal au moment où on a froid, mais ça nous fait kiffer, donc trouver ce levier, quitte à changer dans six mois pour pour aller vers le sport, ou aller vers le jeûne, etc. Mais ne vous forcez pas à faire un truc qui vous gonfle et que tous les jours vous dites « demain je remets le couvercle,

quelle horreur ! » Oui, et puis je voudrais aussi insister sur le fait que tout ce qu'on partage avec Pierre est basé sur cette loi de la croissance, la loi de l'hormèse qui est la loi de la croissance, la loi de la force, la loi de la santé d'une certaine manière si on peut dire, et qui parle de contraintes.

Et si par exemple une bouche froide toujours à la même température, peut-être une contrainte dans les premiers temps, au bout de 15 ans ou de 20 ans, ça peut être quelque chose de tellement habituel qu'il n'y a plus de contraintes du tout, donc il n'y a plus de croissance là-dedans.

Et donc c'est vraiment aussi la loi de la rupture, c'est-à-dire que, je prends l'exemple, il y a eu une époque quand j'étais jeune, j'étais en surpoids, j'ai commencé à faire de la course à pied, les premiers temps faire 5 km en course à pied c'était un effort incroyable, c'était une contrainte terrible qui m'a permis de grandir, mais au bout d'un moment, 5 kilomètres, ce n'était plus du tout un effort, et si je m'étais contenté de rester à faire 5 kilomètres, je n'aurais plus eu de croissance.

Donc dire je fais une douche froide, une douche froide à partir du moment où on maîtrise, on est à l'aise mentalement, physiquement, et que ce n'est plus, qu'il n'y a plus cette phase de stress, qu'il n'y a plus cette phase de croissance, il faut trouver autre chose, c'est-à-dire qu'il faut avoir ces ruptures, et je pense que la vie moderne aussi elle a quelque chose de très monotone parce qu'on doit recréer de la variabilité dans des vies qui sont d'une terrible monotonie.

Et même quand on fait du sport, même quand on fait de l'entraînement physique, même quand on fait du jeûne, par exemple, j'ai déjà entendu des personnes me dire « moi je jeûne tous les vendredis ».

Je dis c'est génial, mais ce qui serait encore mieux peut-être c'est de jeûner de manière aléatoire. C'est-à-dire que des fois c'est le vendredi, des fois c'est le mardi, des fois tu ne jeûnes pas pendant 15 jours, puis des fois tu vas jeûner deux jours, et plus tu vas introduire de variabilité, plus ça va jouer, mais plus tu vas désorienter ton corps et ton être on va dire, et plus il va devoir répondre en s'adaptant à condition de ne pas dépasser la limite adaptative.

Et c'est exactement pareil avec les douches froides, c'est exactement pareil, moi j'ai eu une époque où je faisais du yoga tous les matins, je faisais exactement les mêmes asanas tous les matins, bon ça me servait à juguler mon anxiété parce que comme tu le disais Pierre, quand j'avais fait mes asanas je me disais j'ai fait mon job de la journée, donc en termes de régulation de mon anxiété ça faisait le job, même si c'était un pis-aller, mais par contre en termes de croissance et

d'augmentation de mon niveau en yoga, c'était zéro, la tête à toto, parce qu'il n'y a pas de nouveau challenge. Donc c'est vraiment ça, ce n'est pas faire des douches froides, c'est arriver dans sa vie quotidienne à réintroduire cette nécessité de s'adapter que le confort moderne nous a fait perdre. Et je dirais, et plus c'est variable comme nécessité de s'adapter et mieux c'est, plus on va jouer avec l'environnement, d'un seul coup on voit un escalier, on fait un sprint,

Là, d'un seul coup, aujourd'hui, on va aller chercher le courrier à la boîte aux lettres, mais en sortant en t-shirt et pieds nus. On voit chaque fois, c'est l'environnement qui va nous forger.

Et ça, ça va nous permettre une croissance, pour moi, la plus importante. – Exactement, c'est parfait ce que tu as dit, parce que c'est le terme de volatilité, finalement, et cette exposition au hasard qui a fait que le vivant est antifragile, c'est-à-dire qui répond à une surcompensation, parce qu'il est exposé à du hasard, à de l'imprévu en fait, et que cette exposition à l'imprévu fait qu'on virevolte en adaptation sans cesse.

Le monde qu'on nous propose c'est vous mangez à 8h, à midi, et à 19h. Mais pourquoi on mange pas quand on a faim ? Déjà il faut partir de là quoi, manger quand vous avez faim, c'est bête à dire, mais qui le fait ?

Qui le fait ? Donc voilà, on nous propose une Linéarité, prenez un crédit sur 20 ans, linéarité, voilà, et là, tout d'un coup, on voit depuis une centaine d'années à quel point un système linéaire est fragile, c'est-à-dire, il se passe Lehman Brothers, une crise, boum, il se passe, peu importe, Covid, crise, et on redescend.

C'est impossible, il ne sait pas s'adapter le système linéaire, alors qu'un système non linéaire, il va sursauter, il va virevolter à chaque soucousse et se renforcer. C'est vraiment ça qu'il faut cultiver, comme tu l'as dit, par rapport à toutes nos habitudes, par rapport à tous les principes de l'hormèse, dont le froid.

Donc, est-ce que tu veux qu'on commence avec l'expérience du froid, mon Thierry ? Allez, feu, dis-nous tout, ton parcours, ta gestion du froid, tout ça. Ça va être une question de partage d'expérience, puisque toi tu expérimentes aussi beaucoup le froid, et qu'il y a souvent beaucoup de questions.

Alors c'est vrai que j'ai fait plusieurs vidéos, j'ai fait 4 petites vidéos en parallèle avec le magazine Régénère, et on a vraiment développé dans ces vidéos la dimension pratique, comment on apprend à s'opposer au froid en pratique sans se faire mal, parce que souvent la première question qui vient c'est « Oh là là, mais on risque l'arrêt cardiaque ?

» Et ma réponse est toujours la même, oui, si tu sautes à pieds joints dans une rivière glacée que tu n'as jamais fait, tu peux risquer un problème. Par contre, si tu respectes ce qui devrait être normalement le bon sens, ça prouve à quel point on est coupé de notre environnement, c'est-à-dire que tu vas y aller progressivement, si tu y vas progressivement, tu vas sentir quand c'est trop, quand ce n'est pas assez, et tu vas arriver à te déterminer.

Donc il n'y a pas de risque avec l'exposition au froid à condition d'y aller progressivement. Et donc l'exposition au froid répond au même principe que tous les principes de contrainte qui vont être exposés durant ce live et puis le suivant avec Pierre, c'est qu'un organisme qui est soumis à une contrainte, contrainte c'est le terme français pour stress en anglais, donc un organisme qui est soumis à une contrainte, ici la contrainte ça va être le froid, qui ne dépasse pas sa capacité adaptative, et qui va ensuite avoir un temps qu'on va

dire d'intégration suffisant, adapté, donc on est vraiment toujours dans les dimensions adaptées, et bien cet organisme va avoir sa capacité, sa force, son adaptabilité augmentée. Et je trouve que ce qui est vraiment très intéressant, c'est de se rendre compte qu'il y a beaucoup de paramètres, et bien on ne sait pas ce que c'est.

On va dire suffisant, mais suffisant c'est combien ? Et bien ça dépend. Et puis c'est quoi la bonne température ? Et bien ça dépend, ça dépend. Ce que l'on sait par contre, et là on le montre vraiment bien dans mes vidéos et puis dans le magazine aussi, c'est qu'on se rend compte qu'il est intéressant pour avoir une réaction du vivant qui soit la plus favorable en termes de croissance, de s'approcher au plus près de notre capacité maximale sans la déplacer.

C'est-à-dire que le gain va être à la hauteur de l'intensité de l'investissement d'une certaine manière. On le cite dans le magazine par exemple, rester longtemps dans de l'eau à 20 degrés ne va pas avoir du tout le même effet que rester peu de temps dans de l'eau à 4 degrés.

Et donc au-dessus d'une certaine température, la réaction physiologique du corps ne va pas avoir lieu. Et c'est marrant parce que c'est un parallèle qu'on peut faire aussi avec l'époque actuelle, et c'est pour ça que je ne peux pas ne pas m'empêcher d'être optimiste par rapport à ce qu'on vit, c'est-à-dire que la réaction du vivant est d'autant plus importante que l'intensité de la contrainte est importante.

Et une société dans laquelle on n'était pas à l'aise et qui finalement nous imposait une contrainte moyenne, tiède, constante, à laquelle on ne réagissait pas, nous conduisait du roi à la catastrophe. Bref, là d'un seul coup on a une contrainte très importante et la réaction du vivant est en train d'émerger.

On le voit sur les réseaux sociaux, on le voit en termes de créativité, d'inventivité, la crise sanitaire que nous vivons nous rend inventif. Alors bien sûr, comme avec la loi de l'hormèse, si ça durait trop d'années, ça pourrait nous conduire à l'usure.

C'est vrai que si on vivait pendant 15 ans, 20 ans à être confiné avec des couvre-feu, des masques et ainsi de suite, ça pourrait nous détruire complètement. mais si la contrainte ne dure pas trop longtemps, la réaction du vivant est magnifique, elle est incroyable.

Et c'est ça le principe du froid. Et dans ce que je partageais aussi, il y a un autre principe, c'était le principe de la progressivité lié à la connaissance, la différence qu'il y a entre s'exposer à l'air froid, à l'eau froide et à la glace ou à la neige.

C'est qu'il y a une conductibilité thermique qui est différente et que l'air froid conduit moins le froid que l'eau froide qui conduit moins le froid que la glace ou que la neige. Donc si on veut s'exposer progressivement, on commence naturellement par l'air froid, et je ne pense pas, toujours à prendre des bémols, mais sauf cas exceptionnel, que quiconque puisse avoir un accident cardiaque par exemple en s'exposant simplement à de l'air froid.

Je ne pense pas aux températures ambiantes, je ne pense pas que ça puisse arriver. Après quand on maîtrise vraiment l'air froid, on va s'exposer à l'eau froide, et puis après on peut faire l'expérience de la glace ou de la neige.

et s'exposer à l'air froid, c'est tout simple. Je disais, moi ce que j'adore, c'est l'intégrer dans le quotidien, c'est vous sortez le matin, au lieu de vous vêtir complètement, juste pour faire un aller-retour à la voiture pour aller chercher un papier, vous y allez en petits shorts et en t-shirt et vous vous mettez au challenge.

Est-ce que parmi vous, est-ce qu'il y en a qui ont déjà essayé simplement en plein hiver d'aller faire 100-150 mètres pieds nus, même si vous vivez en ville ou en sandales, 150 mètres pour aller acheter quelque chose à la super-rette d'à côté ?

Puis en 150 mètres, vous ne pouvez pas perdre vos pieds, ils ne vont pas geler, vous n'allez pas avoir de gangrène, ce n'est pas possible, ça ne peut pas arriver.

Donc ça va être 150 mètres où vous allez expérimenter de l'inconfort, mais c'est tout à fait supportable. Et ça, ça va enclocher quelque chose de très favorable. C'est ça l'exposition au froid, c'est ça que je développe dans toutes mes vidéos, et on va commencer petit à petit à apprendre à connaître les limites de son corps, à comprendre comment il réagit, à comprendre combien de temps il faut de repos derrière pour qu'on puisse avoir une réaction physiologique favorable du corps, et ça pour moi c'est vraiment un facteur

à considérer, c'est-à-dire que si vous vous exposez au froid et que vous passez la journée à grelotter, c'est aller trop loin, c'est-à-dire que le corps n'a pas pu remonter, normalement il doit remonter avec un bien-être, un dégagement de chaleur, une amélioration de la capacité.

Il peut y avoir un petit temps où ça flageole, plus on va s'approcher de la limite, plus il va y avoir un petit temps qui flageole, mais normalement on ne devrait pas avoir recours à des artifices extérieurs pour remonter en température.

Alors, heureusement on peut le faire par exemple si on est allé un petit peu trop loin dans le froid parce qu'il faut bien s'étalonner, bon on va se mettre à faire de l'exercice physique pour se réchauffer, c'est super, mais dans l'absolu un bon respect de la règle de l'hormèse c'est qu'il va y avoir un dégagement de chaleur progressif qui va se faire, une thermogénèse adaptée, et on va se sentir bien après.

Et voilà un petit peu l'essentiel de ce que j'avais à partager brièvement pour rassembler, aller voir ces vidéos. Évidemment, si vous êtes sur ma chaîne et que vous n'êtes pas abonné chez Thierry, évidemment, allez voir tout ce qu'a fait Thierry autour du froid.

C'est génial et surtout, c'est des vidéos magnifiques. Je ne raconte pas la jalouserie. J'étais complètement jaloux de cette vidéo dans la neige, dans la rivière, qui était magnifique, pisser dehors. Il n'y a que ça de vrai.

Mais oui, c'est clair. Ça, c'est du commentaire. Ça me parle aussi. C'est clair. Et donc, tout ce que tu as dit sur le froid, c'est parfait. Avant de vous partager mon écran, parce qu'il faut vraiment que je vous montre quelque chose, ça va vous faire rire, je tenais donc à revenir sur cet esprit de plus un et de ce que Nassim Nicolas Staleb appelle ça les « fat tails ».

C'est l'effet de bouchon ou l'effet de que, comme quand il y a la que au péage, vous voyez ? Quand vous allez à votre boulot, vous mettez une demi-heure en voiture, et vous mettez une demi-heure s'il y a 50 voitures sur le trajet.

Et puis s'il y a 100 voitures, vous ne mettez pas une demi-heure, vous mettez 35 minutes. Et puis s'il y a 150 voitures, tout d'un coup vous mettez 45 minutes. Et à 155, tout d'un coup, vous mettez 1h30.

C'est-à-dire que le plus 1, tout d'un coup, crée un bouchon. Ça, c'est vraiment l'étude d'un système complexe qui réagit par surcompensation. C'est vraiment l'effet de queue que vous avez, qu'a très bien décrit Thierry, c'est-à-dire, à 20 degrés, il ne se passe rien, et tout d'un coup, on va franchir une petite limite, en en passant de 14° à 13° ou voilà, ça va être propre un peu à chacun, mais on peut faire des généralités,

où tout d'un coup, le corps, il met tout en branle. Tout d'un coup, il envoie tous les neurotransmetteurs, les hormones, etc. pour se renforcer.

Et c'est ça qu'on recherche. Il faut trouver chacun et on attouche son seuil, son palier pour passer justement à le bon stimulus et la bonne hormèse. Donc ça, c'est quelque chose qui est très intéressant à remarquer.

Et qu'est-ce qu'il nous dit ? Jenny, on est d'accord que le froid n'est pas la méthode à prioriser si on est très épuisé. Mais le froid, à quelle dose ? C'est permis de mettre cette question parce qu'elle revient très très souvent.

Et oui, c'est sûr que nous, on va te proposer d'autres choses parce que le froid, ça peut être très puissant, mais ça peut être aussi très adapté à quelqu'un qui est fatigué.

Comme l'a dit Thierry, il y a des façons de s'exposer au froid qui sont relativement douces, comme juste se On peut se mettre à l'air libre le matin, sortir torse nu si c'est possible, sortir en petite tenue pour les dames ou s'il n'y a pas des voisins qui sont voyants ou quoi que ce soit, et que c'est socialement acceptable, vous pouvez vous exposer au froid très facilement, ou juste enlever un petit peu plus, enlever une écharpe, enlever une couche,

tout simplement. On avait fait l'année dernière la vidéo hiver sans pantalon, c'était ça, c'était exactement ça. On peut tous travailler le froid à son niveau. Donc même si vous êtes épuisé total, à mon avis, vous aurez plus tendance à vouloir aller vers le chaud et le froid, ça vous attirera peut-être pas trop, mais sachez que vous avez une hormèse à trouver par le froid, peu importe votre profil.

Thierry, je vais partager mon écran là. Oui, vas-y, et puis pour l'instant, juste je dis parce que la question de l'épuisement va simplement demander à avoir une précaution supplémentaire dans la vitesse et l'intensité de l'exposition au froid, mais c'est toujours pareil, même si on est épuisé, la personne qui nous écrivait, tu as beau être épuisé, tu as un niveau de santé qui est relativement faible, mais tu es toujours vivante, et pour l'augmenter ce niveau de santé, il y a un moment,

il n'y a pas d'autre choix que de prendre le petit capital que tu as et de le miser un petit peu comme si tu étais au casino pour le faire prospérer. Et c'est ça vraiment la loi de l'hormèse. Donc au début, tu vas miser petit, donc tu vas gagner petit, mais tu vas y aller progressivement.

Et si tu ne te grilles pas en y allant trop vite, ça ne peut que te permettre, alors ça va prendre un peu de temps, mais après ça va être exponentiel, de regagner un bon niveau de santé. Donc je dirais que la seule limite avec les personnes épuisées, c'est qu'au début, il va falloir y aller progressivement.

– Oui, bien sûr. Regardez ça. Est-ce qu'on voit mon écran là ? Alors, attends, je vais le partager et je vais… J'ai fait une erreur de manip, c'est bon, on y est.

Donc, normalement, vous voyez nous deux, encore une fois. Est-ce que tu vois, toi, Thierry ? Je vois très bien, je me souviens très bien de ce moment-là.

C'était en juin dernier. On était en face d'un lac à 1000 mètres d'altitude et on s'apprêtait à se cramper dans ce petit lac derrière nous, qui est le lac de Matemac dans les Pyrénées-Orientales. Voilà. Et est-ce que tu crois qu'il y aura le son de la vidéo si je le lance ?

Je ne sais pas, on va voir. On lance-le et puis on va voir. Là, je ne l'entends pas. Non, il n'y a pas de son. En gros là on nous voit rire parce qu'avec Thierry on se dit on se les gèle grave et c'était quand même un sacré moment parce qu'on était au bord d'un lac où il faisait quand même très très froid, il devait faire 4 degrés quelque chose comme ça et tu réglais le drone pour avoir des belles images, on a passé un moment avec les pieds

humides dans le froid avant de faire le et on a fait un magnifique bain froid dans ce lac pour une chose, pour ça, pour ça, pour Regain. Oui, alors Regain, on va en dire quelques mots, et je veux dire l'anecdote elle est marrante aussi parce qu'on va dire quelques mots de ce que c'est que Regain, on va être amené à en reparler d'ailleurs, mais sur le coup je t'avais dit on va filmer, on va se faire des bains froids dans un lac en montagne, bon au mois de juin l'eau elle restera froide,

mais tu vois, bain froid en mois de juin, ça fait un peu rigoler. Et donc je t'avais dit, ça sera froid, mais bon ça ne va pas être un énorme challenge, ça ira bien, même si on s'y prend longtemps pour faire les prises, bon ça ira, on va le supporter.

Et en fait, il faisait 3 ou 4 degrés, l'eau était glaciale, je n'ai jamais vu un mois de juin pareil, c'était clair. Thierry Samitier – Et très humide surtout, je sentais le froid qui rentrait dans les vêtements, tu sais. Thierry Samitier – Ah ouais, c'était terrible, terrible.

Et effectivement, on s'est retrouvés au mois de juin dernier, et ça aussi, on avait à cœur de vous en parler, même si on prend un peu de l'avance, mais comme ça vous serez vraiment au courant, parce que cette passion qui nous anime avec Pierre, on a décidé de la mettre en cohérence, de la mettre en forme, et donc on s'est retrouvés… Tu racontes un petit peu comment ça s'est passé, la forme qu'on a prise ?

– Écoute, c'est sûr qu'on en parlait depuis un bon moment avant de le faire, mais après le premier confinement, on s'est dit bon, on nous laisse libre, on peut bouger.

Bon, allez, on le fait. On fait une formation ensemble autour de l'hormèse. On fait une formation pour répondre à beaucoup de retours qu'on a, parce que j'ai la chance de venir coacher et faire des ateliers dans les stages régénères.

Et il y a de nombreux autour quand même de gens qui disent, j'ai changé des choses, ça va mieux, changer l'alimentation, changer etc mais c'est pas encore tip top quoi c'est c'est bien c'est pas mal il y a des symptômes qui sont partis j'ai des problèmes de peau qui sont partis j'ai perdu du poids etc mais je me sens encore un petit peu fatigué je sens que je suis pas comme on dit c'est très galvaudé de dire ça de nos jours mais je suis pas la meilleure version de moi même tu vois je sens qu'il

y a du potentiel en moi mais que je suis pas encore au top quoi et là moi il faut passer la seconde il faut passer il faut passer au regain il faut passer au gain vraiment que peut nous proposer l'environnement et la loi de l'hormèse.

Donc on a fait tourner autour des quatre grands piliers de l'hormèse, le jeûne intermittent, l'exposition au chaud et au froid, l'exercice physique et les techniques de respiration. On a passé une semaine à filmer et on vous a concocté la formation Regain où on a mis le meilleur de nous deux au maximum à fond romeu chez toi en montagne.

Oui, la qualité aussi de cette formation c'est que vraiment on l'a tourné sur une semaine, on a été au taquet pendant une semaine, on avait loué un chalet là-bas, un magnifique endroit, d'ailleurs c'est très beau pour s'entraîner, et on est allé s'entraîner en forêt aussi, tu m'as coaché, je t'ai coaché, chacun dans nos disciplines respectives, c'était très amusant.

Et ça, c'est cette formation, on a mis du temps pour la proposer, pour la sortir, mais là elle va sortir à bon escient, on la sortira en février je crois, c'est ce qu'on avait prévu.

On vous en reparlera, mais ça va être vraiment le meilleur de nos deux enseignements rassemblés aussi pour passer à cette vitesse supérieure. Et vous allez voir qu'il y a énormément à apprendre. Pour ma part, moi qui pensais connaître le travail de Pierre, en fait c'est une chose de le connaître intellectuellement et c'est une autre chose de l'expérimenter.

Et ça a transformé ma façon même d'appréhender tout ce qui est les techniques de l'hormèse en pensant en particulier en termes d'information plus que de volume. ça c'est vraiment retiré de cette partage que tu m'as proposé avec cette formation, c'est vraiment penser en termes d'information et donner une information la plus claire au corps pour qu'il puisse réagir, rebondir de la manière la plus efficace possible.

Donc ça c'est vraiment quelque chose sur lequel on reviendra peut-être même dans ces live au cours de l'avancement dans les semaines à venir. Bien sûr, je te renvoie le compliment, j'ai énormément appris parce que moi, toi t'es arrivé avec ta spécialité autour du jeûne et de l'alimentation, à proposer des choses originales et à proposer des choses que moi je ne connais pas du tout.

C'est-à-dire comment rendre fun en fait l'alimentation et bon le côté du végétal, du vivant, du cru, du jus, aussi de la pratique de différents jeûnes, du jeûne à sec, etc. Ça pousse aussi la curiosité, mais surtout tu sais tout à l'heure tu m'as fait beaucoup de autour de l'inspiration, autour de la loi de l'hormèse et vraiment ça me touche énormément que ce soit toi qui dis ça parce que c'est quand même toi qui m'as le plus influencé autour de la pédagogie. Et s'il y a bien quelque chose qui me touche énormément c'est de

pouvoir transmettre aux autres. Et bon, plus de 500 000 abonnés, je pense que les chiffres parlent d'eux-mêmes. Si les gens te suivent, c'est pas parce que tu sors quelque chose de nouveau de ton chapeau, c'est parce que tu arrives à toucher leur coeur.

J'arrive vraiment à reformuler et à synthétiser et à partager avec émotion quelque chose qui pour toi a sonné vrai. Et en m'écoutant, tu parlais de connexion cerveau-muscle, des lactates, de comment recruter ses fessiers, puis ses pectoraux, puis ses dorsaux, enfin tu vois, tous les trucs du sportif, etc. On a pris des fous rires, il y aura des best-of.

Toi t'es arrivé avec des phrases synthétiques qui ont été très fortes pour moi aussi que je garde en tête du genre le faire c'est bien le vivre c'est mieux et ça c'est parfait c'est exactement la philosophie qu'on veut avoir dans toutes les lois de l'hormèse et a fortiori dans l'exercice physique c'est à dire qu'il y a des gens ils font l'exercice physique ils vont dire c'est bien j'ai fait 20 pompes mais on s'en fout c'est à dire Qu'est-ce qui s'est passé en toi et comment t'as ressenti ?

Est-ce que t'as eu des ressentis au niveau des épaules, au niveau des pecs ? Est-ce que ça a chauffé ? Est-ce que c'était dur ou est-ce que c'était facile ? Et moi qui lis la biographie de Mohamed Ali en ce moment, lui il dit, quand on lui posait la question combien de pompes tu fais, il disait moi je compte à partir du moment où ça fait mal, à partir du moment où ça pique.

Et c'était tout ça de se mettre au challenge. Tiens, une anecdote autour de Mohamed Ali, deux où lui voyait par la contrainte pour le renforcement. Premièrement, il mangeait son sandwich que sa mère lui préparait juste après le petit-déjeuner sur le chemin de l'école pour se mettre dans la contrainte et l'obligation de se trouver lui-même son déjeuner.

Comme ça, il mangeait son déjeuner et comme ça, il arrivait à midi, il devait par la débrouillardise trouver un copain pour troquer quelque chose, etc. Donc, se placer tout seul sous une forme de contrainte pour se renforcer.

Et deux, il courait à côté du bus de l'école sans à vouloir arriver premier avant le bus en faisant des sprints, c'est-à-dire il savait qu'il fallait qu'il coure vite, donc quand le bus s'arrêtait, lui il s'arrêtait.

Et quand le bus redémarrait, il sprintait, et en fait il voulait arriver en même temps que le bus, juste mais en faisant des sprints, se placer par rapport à la contrainte. Bref, voilà. Mais c'est ça qu'on a expérimenté tous les deux, on a donné le meilleur de nous-mêmes pendant une semaine, et on s'est vraiment régalés.

Donc toi côté anabolisme, c'était M. Anabolisme Thierry, moi c'était M. Catabolisme, M. Cata et M. Anna. Et c'était génial, vraiment. Oui, d'ailleurs il y a quelqu'un qui demande en cas où un stage en chair et en os avec vous deux, c'est quelque chose qui va venir.

Il est certain qu'actuellement on n'a pas la liberté d'organiser des stages comme on voudrait pouvoir l'organiser, c'est pour ça qu'on a bien fait de la tourner cette formation. Et je me dis qu'on a vraiment eu du pif comme on dit par chez nous, parce que vu les contraintes actuelles, ça reste une réponse.

Il est certain qu'on sera ravi de pouvoir proposer des formations en présentiel, en plein hiver, dans la neige et ainsi de suite. Ce sont des projets qu'on a tous les deux, mais pour l'instant il faut passer cette période encore. À travers cette formation on va transmettre tout ça.

Pierre, par rapport au froid, tu avais quelques remarques à faire par rapport à ce que j'ai présenté moi ? Écoute, c'est vraiment aborder de la grelotté, vous êtes pas bien, vous vous sentez vraiment viscéralement pas bien, ben là il faut revoir en compte l'intensité ou la durée.

Maintenant, tout ça, ça dépend vraiment de la sécrétion de noradrénaline. C'est vraiment le facteur qu'on retrouve à chaque fois dans la loi de l'hormèse, c'est ce neurotransmetteur, cette neurohormone qui va faire s'exprimer certains gènes dans le corps, sans rentrer dans plus de détails, et qui va nous donner le rebond, qui va nous donner le regain.

La noradrénaline, elle est converti en adrénaline sous l'effet du cortisol. C'est-à-dire que si c'est stressant et angoissant, sécrétion de cortisol sur le long terme et on va avoir trop d'adrénaline circulante, c'est vraiment le symptôme du burn-out, c'est-à-dire les gens n'arrivent même plus à se reposer, ils savent qu'ils sont fatigués mais ils n'arrivent pas à se reposer.

C'est aller trop loin, on a dépassé la chose. Donc il faut rester dans ce bon stress ponctuel et intense. Différentes stratégies peuvent s'offrir à vous si vous jaugez bien le froid, vous avez expérimenté, vous commencez à connaître la chose.

Si c'est pour plus gestion du stress et des émotions, c'est vrai que là, faire des méditations, faire des techniques de respiration avant, essayer de visualiser aussi, faire des visualisations pendant l'exposition au froid, pendant le bain froid, pendant la douche froide, etc. Ça va faire travailler votre résilience par rapport à un stress.

Là, le stress c'est le froid, mais comme on a dit, c'est très transférable à votre patron ou le boulot qui est stressant, etc. Si par contre c'est la perte de poids, parce que beaucoup de gens écrivent, il paraît, ça fait transformer les graisses blanches en graisses brunes, ça fait élever le métabolisme, etc. Pour la perte de poids, je veux le faire, ok ? Libre à chacun d'avoir sa propre idée et stratégie en tête.

Là, par contre, ce qu'on veut, c'est la sécrétion de groupes enzymatiques qui sont les succinates qui servent justement, dans le cycle de Krebs, à activer les gènes au niveau des mitochondries, etc., à transformer en fait ces graisses blanche en graisse brune.

Et là, on veut le choc. Donc, ce ne sera pas tant comme tout à l'heure la stratégie de rester et d'essayer de faire le moine zen dans le froid. Ce sera plus trouver vraiment, s'approcher de la falaise, toujours comme tu disais, de la limite, sans jamais la dépasser, et s'en approcher peut-être sous forme de choc rapide. Là, ce sera peut-être trouver la température du froid qui soit vraiment saisissante pour vous et pas rester longtemps.

et bien ça, ce sera plutôt sécrétion de noradrénaline très puissante. J'ai fait mon choc, je sors, peut-être pour une recherche plus métabolique. Et puis après, il y a tous les sportifs, toutes les sportives, tous les coachs qui cherchent la performance ou la récup.

Là, pas besoin de descendre extrêmement bas en degré, pas besoin de rester des plombes, on va juste faire de la vascularisation et enlever le sang, remettre le sang, ce sera très bon.

n'allez pas rajouter une dose de stress en plus dans une semaine qui est peut-être déjà chargée en entraînement, en coaching, en machin, etc. si vous êtes sportif ou sportif. Donc voilà, chacun peut trouver sa stratégie par rapport à ça, libre à chacun, vraiment. Oui, et dans ce que tu présentes, Pierre, c'est magnifique, mais ça peut aussi être un petit peu angoissant en se disant, mais comment je sais ?

Comment je sais ? Comment je fais bien ? Et je Je dirais que c'est peut-être l'une des premières vertus de cette démarche, c'est d'être confronté à cette question et d'un seul coup de se rendre compte que la réponse ne va pas venir de l'extérieur, elle va devoir venir de l'intérieur.

Il va falloir apprendre un peu comme quand on doit s'habituer à des nouveaux sons, à une nouvelle musicalité, au début on ne l'entend pas ou on ne la comprend pas ou c'est chaotique, et puis petit à petit on va commencer à déceler la mélodie.

Ça me fait penser à la première fois où j'ai écouté du jazz un peu complexe, soit John Coltrane ou des choses comme ça, puis tu te dis mais c'est quoi cette cacophonie, je n'entends rien. Et puis petit à petit, au fur et à mesure que tu t'habitues, tu arrives à trouver la musicalité là-dedans et tu exerces ton oreille à entendre cette mélodie, c'est un petit peu ça.

Oui, c'est clair, ou du Eminem, au début tu ne comprends pas les paroles, puis après tu te rends compte que c'est de la poésie. Mais oui, c'est exactement ça, il n'y a pas Google pour vous donner la solution, il n'y a pas Google cette fois-ci.

Vous n'avez pas votre smartphone pour savoir combien de temps il faut rester dans le bain froid. Non, c'est que vous-même. Et comme dirait Epictète ou Sénèque, je sais plus, dans les lettres à Lucilus, tu me dis que tu travailles sur toi-même et rien ne fait plus plaisir parce qu'il n'y a que ça qui compte.

Il n'y a que le travail sur soi-même qui compte et cette écoute du ressenti parce que, je l'ai répété dans Regain, de long en large, les termes de force et d'amour propre sont interchangeables. Force et amour propre.

On manque vraiment beaucoup d'amour propre. On se juge vraiment très très durement de nos jours à ressasser énormément de négativité, de discours interne qui est négatif. Je suis pas assez comme ci, je suis pas assez comme ça, etc. Il faut cultiver par petites touches autant que faire se peut les victoires.

Et le froid, commencer la journée par quelque chose comme ça qui nous semble extraordinaire, c'est-à-dire avant je le faisais pas et maintenant tout d'un coup je fais un truc, je fais une douche froide, etc. Non seulement au niveau biochimique, c'est clair que ça va faire sécréter toutes les neuro-hormones du bonheur, ça c'est clair, mais vous, pour vous-même, vous allez être fiers et vous allez vous sentir fort et forte.

Et dans une société où on dit qu'on est faible par rapport à tous les virus de la planète, il est temps de se rendre compte qu'on est antifragile, vraiment, c'est notre nature. Oui, et je pense que ce changement, cette bascule psychique est peut-être probablement le plus grand levier de guérison que je connaisse.

C'est de commencer à avoir une narration par rapport à soi-même qui soit radicalement différente, se rendre compte que peut-être que ça va prendre du temps parce qu'on démarre de très bas, et peut-être que pour l'instant le niveau de vitalité est encore très faible, mais que si on applique les principes et si on le fait en apprenant à s'écouter, mais apprendre à s'écouter ça veut dire aussi accepter qu'il va y avoir des erreurs parce que ces erreurs vont faire partie de l'apprentissage de l'écoute, et bien qu'on va progresser,

et que qui est actuellement peut changer littéralement, et de reprendre cette espérance dans une autre chose pour nous-mêmes. Et donc quand on me dit finalement ma vie c'est une vie de merde, c'est-à-dire ok c'est une vie de merde parce que j'ai fait des choix qui me conduisaient là, mais ça peut être autre chose. Ça peut être autre chose, je peux vivre autre chose, je peux m'autoriser à vivre autre chose.

Et ça, ça me paraît essentiel. Je pense que c'est là où on retrouve cette notion d'amour propre. Je me souviens d'ailleurs quand on a commencé à enregistrer cette formation REGAIN, on a commencé quasiment par ce dialogue-là et qui m'avait énormément touché de ta part, parce que c'est vrai qu'on est une société où travailler sur soi-même ça peut être très rapidement qualifié de quelque chose de purement orgueilleux.

Alors c'est certain que ne faire que ça, c'est-à-dire travailler sur soi-même pour travailler sur soi-même, c'est un serpent qui se mord la queue, et on en arrive à la question pourquoi est-ce que tu veux la santé ?

Mais par contre être fort pour être utile, parce qu'on ne peut pas donner autrement qu'à partir de débordements de notre force. Il faut d'abord être fort pour soi-même pour ensuite être fort pour les autres. Sinon, ce n'est pas du vrai don.

Bien sûr. Il faut discerner ceux qui mettent leurs idées au service de leur égo et ceux qui mettent leur égo au service de leurs idées. Et c'est vraiment ça qu'il faut comprendre. Et cette image du débordement, elle est juste parfaite.

Comme de nombreuses images que tu as su utiliser tout au long de ces dix ans de Regénère, celle-ci du débordement, je l'adore parce que trop de fois on voit des gens accumuler, remettre de plus en plus en croire que plus c'est mieux et je vais faire plus de douche froide et puis je vais faire plus de jeûne et puis là tu vois la personne qui devient livide et avec les joues creusées mais tu vois bien que ça marche pas.

Une équipe qui gagne on la change pas mais une équipe qui perd il faut vraiment revoir la copie quoi pour vraiment changer la stratégie et donc c'est pas forcément rajouter encore sur votre assiette qui est déjà peut-être pleine de stress déjà et peut-être de passer par la via negativa comme dirait Taleb, c'est-à-dire qu'il y a plus de bénéfices à enlever quelque chose plutôt que de rajouter quelque chose qu'on croit bon.

Donc voilà, vous allez trouver plein de clés, j'espère en tout cas on a donné le meilleur de nous-mêmes dans Rogain par rapport à ça. Pensez vraiment en termes de qualité plus que de quantité, et ça c'est vraiment quelque chose qui était important et que je me souviens chaque fois que je rentre dans une douche, par exemple pour me faire une douche froide, c'est à quoi tu penses ?

C'est-à-dire que si tu rentres dans ta douche froide, tu te mets le jet d'eau froide en pensant au problème que tu as eu la veille et ainsi de suite, l'impact sur ton corps ne va pas du tout être le même que si tu es dans une forme de méditation où tu ressens le jet passer sur ton corps, tu sens l'adaptation, tu sens la douleur entre guillemets sans y associer un contenu émotionnel de souffrance.

Où est-ce qu'on est ? La qualité, pareil quand tu disais je fais 20 pompes, mais tu les fais dans quel état, tu les fais comment ? tu les fais juste parce que tu te dis je vais arriver à 20, ou tu les fais en maîtrisant vraiment le geste, en ressentant, en mobilisant.

Tu m'as appris comme ça à mobiliser mes différents muscles, à ressentir ce que je mobilisais, et c'est vraiment le jour et la nuit. Et c'est vrai qu'on est un monde où on nous a appris à compter, à minuter, à dire j'ai fait 3 minutes, j'ai fait 4 minutes dans le bain froid, mais ça ne veut pas dire que c'est bien.

Et cette notion de bien absolu ou de mal absolu, de dire ça c'est bien et ça c'est mal, « Si tu fais 4 minutes c'est bien, et si tu ne fais pas de bain froid c'est… » Mais non, il y a des jours où ne pas faire de bain froid c'est très bien parce que ce n'est pas du tout adapté ce jour-là.

Et il y a des jours où ne pas jeûner pendant une semaine c'est très bien parce que ce n'est pas la semaine pour jeûner, parce qu'on a déjà suffisamment de contraintes, et même te retrouver le soir à regarder la télé pour te détendre, même si on peut dire… Mais non, là ça va être bien parce que c'est vraiment ce dont tu avais besoin, il fallait que tu décroches, tu n'arrivais pas autrement, et ça t'a aidé à décrocher.

Donc c'est-à-dire que finalement il n'y a pas de mesure extérieure du bien et du mal. Il y a une mesure du bien et du mal, mais cette mesure du bien et du mal elle est là, et ce n'est pas quelque chose qui est fixé et qui est figé, c'est quelque chose qui est en permanence mouvant, et quelque part notre seul job ça va être d'apprendre à le ressentir pour s'accorder dans nos pratiques avec cette mesure que l'on sent vivre à l'intérieur de nous. C'est vraiment percevoir cette vie, les besoins de cette vie à l'intérieur de nous, et d'y répondre,

de mettre nos sens, notre corps, notre activité au service de cette vie et de ses besoins. C'est parfait mon chéri ça, c'est parfait. S'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise adaptation, il n'y a qu'une adaptation juste, parce que c'est juste ou pas.

Il n'y a vraiment pas trop à chercher plus loin. Est-ce que tu nous parlerais de respiration Pierre ? Mais oui, respirons un bon coup. L'autonomie par la respiration, parce que moi j'ai suivi tes vidéos et j'ai trouvé ta démarche extraordinaire aussi en termes d'autonomie par la pratique et en termes d'autonomie dans la compréhension de ce que l'on fait quand on respire et des différents types de respiration.

Donc si tu voulais nous représenter ça un petit peu. C'est clair, là vous avez Jean-Louis qui est déjà plein. Il est plein parce que j'ai tourné une vidéo qui sera sans doute diffusée dimanche mais il y a encore de la respiration dessus là.

En fait, comprendre la respiration, déjà comprendre les grands principes de la respiration, ça nous permet de comprendre pourquoi et comment nous respirons au quotidien. Et on sait très bien qu'à quel point la respiration est le reflet de notre système nerveux et les boucles de rétro contrôle font que l'un influence l'autre.

Donc ça va influencer votre façon de réagir au monde et ça va influencer aussi vos émotions et vos émotions vont influencer la respiration. Maintenant, qu'est-ce qui fait, à l'intérieur de nous, qu'on respire ?

Il y a plein de récepteurs. Il y a des barreaux récepteurs, récepteurs à la pression, autour de la horte, autour des carotides. Ils sentent la pression, ils sentent la tension artérielle.

Il y a des récepteurs aussi proprioceptifs, c'est-à-dire quand les bras, les muscles, les articulations bougent, tout ça, ça informe l'hypothalamus qui informe après les centres respiratoires ok mais après il y a les chimio récepteurs alors ils sont sensibles à ce qui se passe au niveau chimique dans le sang on se dit bon bah la respiration c'est surtout une histoire d'oxygène qui rentre dans le corps donc ce qui devrait être le stimuli principal c'est le manque d'oxygène qui devrait allumer toutes les lumières rouges en nous disant il faut

respirer en fait pas du tout en fait pas du tout les simulateurs à l'oxygène il y en a uniquement à la périphérie et pas dans le cerveau, et là uniquement à la périphérie au niveau de la horte, et ça sent uniquement l'oxygène qui est dissous dans le plasma, donc 1 à 2%, tout le reste c'est sur les globules rouges, donc ils ne sentent même pas, donc avant qu'ils allument une lumière rouge, par contre au niveau des groupes respiratoires et des chimio récepteurs centraux,

c'est à dire ça renvoie au cerveau, au système nerveux centrales. Au niveau du tronc cérébral, là on a le groupe respiratoire pontin, le groupe respiratoire ventral et dorsal. Et eux, ils font synapse avec les simulateurs centraux et le stimulus principal c'est le dioxyde de carbone, c'est à dire l'accumulation en nous de CO2 qui allume le plus de lumière rouge, qui nous fait partir en panique, en anxiété, en angoisse.

ça passe à court circuit de l'amidale. C'est-à-dire, l'amidale dans le cerveau, on croyait que c'était le siège de la peur dans le cerveau. En fait, ça sert de tampon à dire molo la réponse de l'anxiété, etc. Donc, ce qui veut dire, si vous n'avez pas l'habitude d'accumuler du CO2 en vous, que vous hyperventilez toute la journée en respirant par la bouche, au moindre stress qui va bloquer votre diaphragme, il y a une voiture qui me double, etc. Je pars en mini apnée,

accumulation de CO2, les lumières rouges s'allument et je pars en anxiété. Mon anxiété, mon angoisse entraînent de l'hyperventilation, l'hyperventilation entraîne l'anxiété, un cercle vicieux.

Donc, toutes les formations que j'ai faites, Oxygen Advantage chez Patrick McKeown, les formations VimHof, je suis le programme Shift de Brian McKenzie qui est absolument génial, c'est un autre grand nom du monde de la respiration, ils tournent tous autour du CO2, c'est-à-dire comment on va s'entraîner à bien le tolérer en nous, pour à la fois qu'il joue son rôle de pression autour des globules rouges, pour que les globules rouges donnent l'oxygène aux cellules, et à la fois qu'on ait une bonne sensibilité,

pas trop forte, pas trop basse, juste bonne, comme la sensibilité à l'insuline, comme toutes les autres hormones et signaux du corps, pour qu'on ne parte pas dans un cercle vicieux d'angoisse et de peur.

et Dieu sait si notre monde actuel vit dans la peur. Alors c'est clair que la peur actuelle est pas liée uniquement au CO2, je vais pas dire ça, mais ça va entraîner au niveau individuel, voilà, juger de la manière dont respire votre voisin ou votre voisine et vous allez comprendre tout de suite si elle est en état de stress, d'hyperventilation ou d'angoisse, etc. comme je dis souvent, les autres marqueurs, le pouls, la tension artérielle,

tous les autres marqueurs cliniques, ils arrivent tard à la fête, ils sont en retard. La respiration, elle est là déjà, c'est elle qui préparait le buffet, elle était là avant.

La respiration, elle est là tout le temps, c'est-à-dire vous faites 10 squats, vous allez partir dans des petites apnées, parlez, votre respiration va être coordonnée par rapport à votre parole. La respiration, elle change immédiatement.

Et c'est comme ça que vous pouvez juger quelqu'un. Donc c'est un reflet interne vraiment hyper important et c'est un outil qui peut tout faire. Donc voilà, j'espère que dans Regain aussi vous trouverez des techniques, des compréhensions physiologiques pour cheminer là-dedans. Et puis je renvoie vers toutes les vidéos que tu as publiées sur ta chaîne, que tu vas encore publier, puisque tu m'as dit que Jean-Louis, on le voit derrière, je le disais à la fin,

mais Jean-Louis, donc c'est ton tableau blanc, parce que pour ceux qui ne sont pas avec l'univers de Pierre Dufresne, c'est ça. Je veux dire le 8 c'est son tableau blanc et tes explications je les apprécie énormément et c'est vrai que ce qui me touche beaucoup dans ta démarche et c'est vraiment là où on s'est retrouvé tous les deux, c'est le désir de comprendre les principes pour cultiver l'autonomie et la souveraineté individuelle, ne pas être prisonnier de recettes qui obligatoirement même si elles marchaient un jour pour nous,

ne pourraient marcher que de ce jour-là et si tenter qu'on puisse avoir une recette venue d'un autre qui puisse marcher parfaitement pour nous. Mais par contre, revenir au principe, c'est-à-dire comprendre pourquoi l'autre a fait ce qu'il a fait, et ensuite l'appliquer de manière adaptée pour effectivement cultiver en force et en résilience, pour aller dans le sens de la santé, et de la santé mentale, psychique, physique, globale,

puisqu'on est une totalité d'une certaine manière. On va citer notre Pierre Etchart encore une fois qui nous disait que les principes, les règles c'est ce qu'on s'impose à nous et les principes c'est ce qui s'impose à nous.

D'accord. Les règles c'est vraiment ce que moi je vais m'imposer à moi-même. Les principes par contre ils s'imposent à moi que je le veuille ou pas. Donc la règle elle est individuelle, je ne vais pas apprendre la règle de Thierry.

Lui il a son quotidien, il a sa vie, il a sa physiologie. Moi ma règle elle est différente. Il faut que je trouve ma règle. Une fois que vous avez trouvé ce qui est bien c'est que vous connaîtrez toujours la paix intérieure après.

Vous serez toujours en paix avec vous-même et avec vos valeurs. Vous savez, les valeurs humanistes, vous savez ce qui est sacré pour vous, vous savez pourquoi vous le faites, vous avez votre voix.

Par contre, la paix extérieure, comme vous serez en lutte contre les lois inhumaines, il y a des chances que vous ne connaîtrez jamais la paix extérieure. Mais au moins, vous saurez pourquoi vous êtes engagé sur un chemin qui est vertueux et bon et surtout en adéquation, vous mettrez en adéquation vos pensées, vos valeurs avec vos actes.

Et ça, je peux vous dire que ça change tout. Ça change même un monde, une société. Et c'est ça que je voulais dire tout à l'heure. Quand tu nous parlais du froid qui passait de 0 à 100 en gros, quand on faisait de 15 degrés à 12 degrés, tout d'un coup il se passait tout ça en physiologie.

J'ai dit c'est l'effet de queue, etc. pour le changement. Par rapport à la société actuelle, il faut pas qu'il y ait 51 % de la France qui décide de changer, qui deviennent tous des Thierry Casasnovas pour que ça change.

Il suffit qu'il y ait ce qu'on appelle des gardiens, un certain nombre, suffisant de gens, comme tout à l'heure la voiture en plus qui crée un bouchon au péage, et là ça va changer, là ça va être exponentiel.

C'est comme notre histoire de degrés, on n'est pas à 15 degrés, il se passe rien dans le corps, à 14 degrés, boum, ça explose au niveau des hormones. Si on veut changer le système, il 51 % où on passe cette barrière là.

Non, il suffit qu'on soit suffisamment nombreux, un petit nombre, mais puissant, c'est-à-dire qu'ils vont avoir de l'éloquence, qu'ils vont dire les choses, qu'ils vont prendre position pour que tout le monde, après, passe le cap, échange de mentalité en tout cas.

Donc, on continue, on continue à passer. On n'a toujours rien, particulièrement en ce moment. Et c'est vrai qu'il y avait quelqu'un qui demandait, c'est pour quand la crise ?

Tout à l'heure, j'avais affiché son commentaire, c'est pour quand la crise ? mais la crise on y est déjà de toute façon, on est en pleine crise, c'est-à-dire que le niveau de contrainte auquel on est soumis actuellement et qui ne va que crescendo est déjà à même de faire péter les plombs à énormément de personnes et on le voit actuellement, donc on y est dedans.

Et c'est vrai que c'est magnifique cette période parce que c'est là où on va pouvoir voir si ce que l'on partage c'est juste de la théorie de salon ou si c'est vraiment quelque chose qui peut réellement changer le monde.

Et ça moi je trouve que c'est une période vraiment incroyable pour ça, c'est pour ça que je suis vraiment content qu'on fasse ce live, je suis content qu'on propose cette formation au mois de février, je suis content que tout ça, ça arrive là maintenant parce que c'est là.

Alors j'aurais beaucoup de plaisir à faire des formations avec toi sur ce sujet-là, on en fera, mais je dirais qu'on en fera peut-être quand le nouveau monde aura advenu d'une certaine manière ou en tout cas quand on aura passé ce temps de crise.

et on peut choisir de le passer par le haut ou on peut choisir de le passer par le bas. Et le passer par le haut pour moi c'est une évidence, c'est un passage par la souveraineté, par l'autonomie, par l'amour propre, par la force, par la santé, par l'écoute de soi-même, par cette écoute fine de soi-même, c'est ça la sortie par le haut.

Parce que la sortie par le bas c'est ce qu'on nous propose actuellement, c'est une société iatrogène qui dans les solutions qu'on nous propose portent leur lot d'affaiblissement qui ne vont ne faire qu'encourager encore le processus contre lequel on est censé se battre.

Et il y a la folie de la situation actuelle, c'est-à-dire qu'on nous propose des solutions à une problématique qui ne vont faire que renforcer la problématique à laquelle on était confronté. – C'est ça, et vraiment, prenez ces termes de problématique, etc., là on associe évidemment à la situation actuelle, pour vous-même aussi, c'est-à-dire que vous êtes dans une problématique de santé, vous êtes en rythme de faiblesse, c'est Et moi, ce qui me fait peur,

c'est la résignation. C'est-à-dire, c'est comme ça, je n'y peux rien. Ce qui est caractéristique de ton parcours, c'est que tu es arrivé à un point donné de ta vie où tu étais en très mauvaise santé, aux portes de la mort, et tu as décidé de tout changer.

Tu as décidé de ne pas te laisser abattre, de ne pas te laisser couler parce que la pente était raide vers la chute. Et la tentation tombe. Oui, je tente, je tente des trucs, je veux m'en sortir, je suis pas résigné, j'accepte pas de dire tant pis, tant pis, c'est comme ça.

Là je suis quand même, j'ai parfois un petit peu peur et ce qui me fait tiquer c'est quand je vois que beaucoup de gens autour de nous sont résignés à la seule proposition qu'on nous donne de l'extérieur.

Alors t'as pas encore regardé en toi alors, t'as pas encore regardé toutes les potentialités qu'il y avait en toi et ça pour moi à l'hormèse c'est magique, c'est-à-dire une fois que tu as goûté au dépassement de toi-même, tu as goûté à un truc que tu pensais être impossible et que tu l'as fait, là tu te sens vraiment puissante ou puissant et ça peut changer beaucoup de choses.

Ça peut vraiment changer beaucoup beaucoup de choses. Pierre, je te remercie, je crois que là on a quand même déjà un bon petit moment derrière nous. Ça te dit qu'on se donne rendez-vous pour le deuxième volet ?

On se cale ça peut-être hors antenne tous les deux, mais on se donne rendez-vous dans quelques jours pour le deuxième volet où on va explorer la dimension du jeûne, la dimension du renforcement par l'exercice physique, et puis surtout et avant tout, et c'est vraiment ça que j'apprécie et que je pense que bon nombre de gens apprécient aussi, la dimension de l'inspiration.

Parce que c'est vrai que, et souvent je le dis actuellement, on a une situation, on nous vend un storytelling qui est déprimant, désespérant. À côté de ce storytelling, et heureusement il y a des personnes qui sont là pour tirer le signal d'alarme, c'est très très important, mais pour moi l'alarme elle doit simplement attirer notre attention pour nous conduire à l'action.

Et donc l'alarme qui est tirée, elle ne doit pas être juste là pour nous pétrifier d'une certaine manière, on est pétrifié face à l'alarme en se disant qu'est-ce qui va me tomber sur la gueule, qu'est-ce qui va me tomber sur la gueule ?

Non, l'alarme elle sonne et là maintenant il va falloir agir, et c'est le moment d'agir pour transformer les choses et faire en sorte que l'alarme elle s'éteigne, elle s'éteigne non pas parce qu'on s'est fait cramer, non pas parce qu'on l'a débranché, mais simplement parce qu'on a changé les conditions qui faisaient que cette alarme devait sonner. Et je crois que c'est là vraiment où on touche maintenant les dimensions de la responsabilité, et c'est là où vraiment on va boucler la boucle.

Quand au début tu disais finalement prendre soin de soi, ce n'est pas une démarche égoïste, c'est une démarche altruiste. Oui, c'est de notre responsabilité de prendre soin de nous, d'augmenter notre puissance capitale pour enfin pouvoir exercer la créativité qui siège en nous, pour inventer de nouvelles solutions parce que pour reprendre une phrase que tu cites tout le temps, la folie c'est de toujours faire la même chose et d'en attendre un résultat différent.

Celle-là, je te l'ai piqué. Je l'ai piqué à Einstein, donc ce n'est pas moi. Oui, je te l'ai cramé. Tu régleras ça avec Albert, mais moi en tout cas je te l'ai cramé là-dessus.

Mais c'est vraiment ça. Et pour inventer le nouveau, il nous faut toute notre créativité. Et si notre énergie est dépensée en catharsis émotionnel, en peur, en anxiété et ainsi de et bien c'est autant d'énergie qui n'est pas investie dans de la créativité.

Et je crois que c'est l'un des plus gros pièges de notre époque actuellement, c'est face à la vague qui nous arrive, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on est complètement pétrifié, est-ce qu'on hurle dans tous les sens, ou est-ce qu'on attrape ses gamins, est-ce qu'on attrape ses proches et qu'on commence à courir dans la bonne direction pour pouvoir contourner l'obstacle et ensuite se relever derrière ?

Et c'est vraiment tout ça qui est à notre portée, et je trouve ça magnifique aussi. C'est à notre portée comme tu l'as dit, vraiment. mais c'est tout de suite là, on peut choisir de le faire tout de suite. Il ne faut pas croire que c'est impossible, il ne faut pas croire que c'est trop gros, que ça nous dépasse, que c'est submergeant parce que c'est ce qu'on essaie de nous faire croire, mais commencer par soi-même c'est déjà énorme, c'est déjà un grand pas.

– Merci beaucoup Pierre, on vous donne la main fort. On vous remercie à toutes et à tous d'avoir été là ce soir. – Merci tout le monde. – Regarde, moi je prends le petit chat, il va me dire, oh moi aussi, viens Tchoco. Choco à l'antenne, il aime bien, il aime bien passer.

Lui aussi, ça renforce son amour propre de passer à l'antenne. Donc, écoutez, on vous souhaite une bonne soirée. On va se donner rendez-vous avec Pierre, on va se faire ça hors antenne très rapidement pour faire le deuxième volet.

Et puis, je vous renvoie vers la chaîne de Pierre Vérisme TV pour toutes ces vidéos sur le renforcement poussées par un altruisme et un amour de l'autre. Je connais Pierre personnellement, donc je m'y engage.

et une technicité aussi, une précision dans les conseils qui sont donnés. Voilà, pour moi, c'est ça que j'adore aussi avec la démarche. Alors, je ne voudrais pas généraliser, mais avec la démarche de personnes comme toi qui sont autodidactes, passionnées, c'est qu'on n'a pas un seul domaine.

Tu n'es pas simplement quelqu'un de technique, tu es quelqu'un de technique, tu es quelqu'un d'aimant, tu es quelqu'un de passionné, tu es quelqu'un d'enthousiasmé et qui transmet tout ça.

C'est-à-dire que c'est une globalité que tu transmets et ça moi j'adore. En tout cas, ça m'inspire énormément, donc je te remercie beaucoup Pierre. Thierry, ça me touche énormément et je suis comme ça parce que j'ai eu des très bons grands frères et tu en fais partie.

Tu en fais vraiment partie. Tu parles d'inspiration tout à l'heure, comment ne pas être inspiré par tout ce que tu fais. Donc, merci énormément pour ces mots qui me touchent beaucoup et je te retourne tous ces beaux compliments.

Vivement la suite. Je vous souhaite une très bonne soirée à toutes et à tous. je vous prie, je vous souhaite surtout de pouvoir mettre en application. Et dès ce soir, là il est quoi ?

Il est 8h20, alors je sais qu'il y a un couvre-feu, mais bon si vous courez vite, on peut faire un sprint, mais là à Walpé dehors ou en tout cas en short, et allez expérimenter le froid ou simplement sur le balcon, ça doit être possible avec le couvre-feu, je ne sais pas, je ne connais plus toutes les règles.

Ou alors demain matin, faites comme vous voulez, vous avez le droit de vous lever à partir de 6h du matin, donc allez-y, mais expérimentez, une petite douche froide, aller juste se mettre au petit défi dans le jeu aussi.

Vraiment cette dimension du jeu, non pas se faire la douche froide tous les matins de manière systématique, mais jouer votre environnement avec la vie pour retrouver cette espèce d'enthousiasme enfantin qui est la base même de la vitalité, de la créativité.

Et si on connecte ça, alors là tout est possible et on va pouvoir faire un gros changement. Je vous donne rendez-vous dans quelques jours avec Pierre, et puis Pierre, toi tu vas sortir une prochaine vidéo là-dessous, puisque tu m'as dit qu'elle était prête, c'est pour quand ?

Pour dimanche, et je fais la pub pour Régénère aussi. Ceux qui sont sur Verisme TV, allez voir sur Régénère toutes les vidéos de Thierry. C'est le top du top. Vous le savez bien, mais vous le connaissez déjà, je suis sûr.

Merci beaucoup, Pierre.

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