Chemin vers l'autonomie 2: l'exercice physique et le jeûne avec Pierre Dufraisse ( #REGAIN)
Ce live est la suite directe d’une première session enregistrée en janvier, dans laquelle Thierry et Pierre avaient posé les bases de l’hormèse et du renforcement volontaire. Ici, ils approfondissent deux leviers concrets : l’exercice physique intense et le jeûne, en les replaçant dans le cadre plus large de l’antifragilité du vivant. Le fil conducteur reste le même : la croissance biologique naît de contraintes ponctuelles, pas d’un confort permanent.
Une grande partie de l’échange porte sur la notion de calibration individuelle. Thierry et Pierre insistent sur le fait qu’aucune règle universelle ne tient face à la variabilité de chaque organisme à chaque instant. Combiner jeûne et effort intense peut être parfaitement adapté pour certains et contre-productif pour d’autres, selon l’état de récupération, le niveau d’hydratation ou la charge mentale du moment. La question n’est pas « est-ce que c’est bien ? » mais « est-ce que c’est juste pour moi, maintenant ? »
Pierre introduit le rôle du lactate comme carburant préférentiel du muscle et du cerveau, en corrigeant l’idée reçue qui l’assimile à l’acide lactique responsable des courbatures. Il explique aussi comment l’entraînement peut être orienté selon l’état du système nerveux, un concept développé en détail dans leur formation commune Regain, qui alterne modules théoriques et séquences pratiques en extérieur.
La dernière partie de l’échange aborde la phase d’intégration, que Pierre distingue clairement du simple repos : ce n’est pas une phase inerte, mais une phase de reconstruction active tournée vers l’intérieur. Thierry y ajoute la dimension du consentement à la contrainte, qu’elle soit choisie ou subie, en montrant que dire « oui » à une difficulté réduit mécaniquement la charge physiologique qu’elle représente. Le tout débouche sur une synthèse : contraintes ponctuelles adaptées, suivies de temps d’intégration suffisants, sont la structure de base de toute progression durable.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00Introduction et contexte du liveThierry présente Pierre Dufraisse et rappelle l’objet de cette deuxième session sur l’autonomie corporelle, suite au live de janvier.
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8:23L’hormèse et le renforcement psychiquePierre et Thierry expliquent pourquoi travailler un domaine de contrainte, comme le froid ou l’effort, produit un renforcement qui dépasse largement ce domaine.
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16:46Antifragilité : la surcompensation comme moteurLa croissance du vivant naît de pics de stress, pas du confort chronique, et ce principe vaut aussi bien en biologie qu’en économie ou en société.
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25:09Jeûne et effort : peut-on combiner les deux ?Thierry et Pierre examinent si associer jeûne et sport intense est dangereux, et montrent que la réponse dépend entièrement de l’état propre de l’organisme au moment donné.
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41:55Sortir de la pensée mécaniste du corpsLa question « combien de temps faut-il jeûner ? » n’a pas de réponse universelle, et comprendre pourquoi change radicalement la façon d’aborder sa santé.
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50:15Dire oui à la contrainte : l’efficacité du consentementThierry développe l’idée que accepter une contrainte, même non choisie, réduit la charge physiologique qu’elle impose et ouvre une dimension plus intime avec soi-même.
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1:07:07Le lactate, carburant mal compris de l’effortPierre corrige l’amalgame entre lactate et acide lactique, et explique pourquoi ce métabolite est en réalité un carburant raffiné pour les muscles et le cerveau.
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1:20:30Intégration : une phase active, pas un simple reposPierre distingue la récupération passive de la phase d’intégration, durant laquelle l’organisme reconstruit activement à partir des contraintes reçues.
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1:32:15Expérience individuelle contre données statistiquesThierry et Pierre défendent la valeur de l’expérience personnelle face aux études sur grands échantillons, sans tenir un discours anti-scientifique.
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1:43:57Synthèse : contraintes, intégration et progressionPierre résume la structure de toute progression durable : contraintes ponctuelles adaptées, suivies de temps d’intégration suffisants, sans excès ni rareté.
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Transcription de la vidéo
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Lire la transcription
qui va s'avérer exceptionnel en compagnie de mon ami Pierre Dufraisse qui nous rejoint d'ici une petite minute. On va clôturer d'une certaine manière l'anniversaire des 10 ans de Régénère. Régénère continue, ne vous inquiétez pas, plus que jamais je dirais même, plus motivé que jamais.
Mais là ça a été une série de live que vous avez énormément appréciée. J'ai besoin de votre retour par rapport au son, par rapport à l'image. nous sommes actuellement en train de streamer à la fois sur YouTube, le YouTube de Régénère, le YouTube de Verisme TV et le Facebook de Régénère.
Donc votre petit retour en me disant image ok, merci Nicolas. Facebook si vous pouvez me faire un petit retour par rapport à la qualité aussi de la connexion et puis on sera parti, on sera parti, tout est parfait, nickel. Eh bien écoutez, c'est un plaisir ce soir d'accueillir à nouveau M. Pierre Dufresne dans cette édition.
Salut Pierre ! Coucou Thierry, coucou tout le monde, salut tout le chat. Salut Pierre, merci beaucoup d'être là présent. Ce soir on s'est proposé tous les deux de faire une suite un petit peu à une première vidéo qu'on avait réalisée en janvier et on avait promis suite.
Donc on s'y tient même si on a mis un peu de temps. Tu peux repréciser notre propos ? Oui, écoute, passionné que l'on est de l'hormèse et du renforcement, on s'était dit en route vers l'autonomie, il faut vraiment se rendre maintenant, se donner les meilleures armes que l'on puisse avoir en nous et donc on avait commencé à aborder les grands piliers de cette loi de l'hormèse, de ce renforcement par des choses naturelles finalement de notre environnement et il nous vous restez à aborder l'exercice physique et le jeûne.
On avait parlé du chaud et du froid, et les techniques de respiration, donc si vous n'avez pas vu le dernier passage, et bien allez voir notre dernier live là-dessus, et puis là aujourd'hui on va aborder ces deux sujets qui nous passionnent l'un comme l'autre. Oui, deux sujets d'ailleurs qu'on va mettre aussi en correspondance, c'est-à-dire le jeûne et l'exercice physique, j'aimerais bien qu'on réponde à ces questions, Oui ou non, je connais déjà ta réponse, mais ce sera intéressant de l'expliquer.
Pourquoi ? Toujours pareil, pour faire un petit salut à notre ami Pierre Etchart, ce n'est pas tant ta réponse qui m'importe que le pourquoi tu as la réponse que tu as donnée. Et donc on va vraiment préciser les choses, nous sommes dans un cadre de renforcement.
L'idée c'est vraiment au cours de ces deux lives de vous donner des clés essentielles pour passer à la vitesse supérieure. Si on pouvait faire un petit pitch pour le scénario un petit peu de ces deux vidéos, c'est ok, à un moment donné vous avez choisi de changer votre hygiène de vie, vous avez changé votre alimentation, vous avez changé des paramètres dans votre vie avec des résultats, on le sait, on sait que ça marche, vous avez des sacrées améliorations, et en même temps vous avez l'impression
d'arriver à un palier finalement. ça va mieux mais vous n'avez pas encore la force, la résilience que vous espériez avoir. Donc l'idée c'est de passer à la vitesse supérieure, et pour ça on va utiliser la loi de l'hormèse dans toute sa puissance pour vous permettre d'accéder à cette capacité nouvelle de votre corps.
On est d'accord Pierre sur cette définition ? C'est exactement ça, c'est vrai qu'on a souvent dégagé trois profils tous les deux, c'est le manque d'énergie, la prise ou la perte de poids, et après la recherche de performance.
C'est-à-dire, vous avez fait des changements de votre vie, comme on dit dans la naturopathie, dans l'hygiénisme, on enlève des mauvaises choses, des mauvaises habitudes, ça va mieux, mais c'est pas encore… voilà, on sent bien qu'il y a du potentiel encore à nous, inexploité, et voilà, on a souvent ces trois grandes problématiques qui reviennent autour du poids, de la prise de la perte, autour de l'énergie, j'ai encore des niveaux d'énergie qui
fluctuent dans la journée, ou je me sens bien mais là j'ai envie de plus, j'ai envie d'aller voir la performance qu'il y a en moi. Donc voilà, il y a ces trois grands aspects là et c'est vrai que l'hormèse en fait, qui est en nous, c'est la capacité à nous renforcer, on l'a tous, on est tous forts, comme tu le dis souvent, ce sont uniquement des niveaux de force qui ne ne s'exprime moins bien en tout cas et c'est comme ça qu'il faut cultiver ces
outils que l'on a à disposition. Oui, et pour ma part, je vous parle vraiment de vécu, pour ceux qui suivent les vidéos depuis longtemps, je dirais qu'il y a la période 2011-2015 à peu près qui est une première période et puis à partir de 2015, ça a été de plus en plus manifeste et les comme l'on dit, Thierry, il y a quelque chose qui a changé, tu dégages autre chose au niveau de ton apparence, au niveau de ton énergie, au niveau même de ce que tu émets, ta façon de l'émettre.
Et effectivement, il y a vraiment une première période 2011-2015, ok, je réfléchis à mon hygiène de vie, je l'améliore, je fais en sorte d'avoir un meilleur équilibre alimentaire, un meilleur équilibre de repos, et ainsi de suite.
Et en 2015, et puis alors en plus à 2016, après, 2017 avec nos échanges avec Pierre en particulier, vraiment un coup de boost avec la découverte du froid, la pratique systématique, du jeûne, je dirais bien du jeûne hormétique, et ça, ça va être notre premier sujet parce que c'est très particulier.
On a parlé précédemment avec Slobodan Despote que vous avez énormément apprécié, plutôt de jeûne long, nous on va parler plutôt de jeûne court, on va être dans une autre approche du jeûne, non pas qu'il y en ait une qui soit meilleure que l'autre, chacune répond à une de finalité et nous on va être dans une optique de renforcement.
Et c'est vrai qu'à partir de 2015-2016, j'ai commencé à cultiver systématiquement ces techniques de renforcement avec des résultats qui vont au-delà de mes espérances. Et c'est vrai que comme le dit Pierre, on peut espérer mieux pour nos niveaux de santé, pour notre énergie globale, et ça, la connaissance de la loi de l'hormèse et son application adaptée à chacun peut nous y aider.
Clairement, il faut bien comprendre que ce qui est en train d'être fait autour de Wim Hof, même si ça a été fait par le passé, mais voilà, il y a une équipe de scientifiques qui le suivent, et vraiment, on a des données et des retours qui sont très très intéressants, il est en train de réécrire les livres de physiologie, donc on est très loin de se douter de à quel point il peut y avoir une surcompensation face au stress, à quel point l'organisme vivant, quels qu'ils soient, mais là à fortiori en parlant des êtres humains,
est capable de se transcender et d'aller voir et d'aller se renforcer à des niveaux vraiment insoupçonnables. Toi tu es vraiment, je l'ai souvent dit, mais vraiment l'exemple type de cette antifragilité, c'est-à-dire on a la preuve en dix ans de vidéos, et là c'est bien parce que c'est les dix ans de Régénère, si on retourne il y a dix ans et qu'on te voit physiquement comparativement à maintenant, on se dit bien qu'il y a un truc qui a changé, on se dit bien que tu as fait les bons choix.
Voilà, donc moi c'est vraiment le côté qui m'a toujours intéressé, c'est le côté sportif et performance, même si j'accompagne monsieur et madame tout le monde au quotidien, et je sais à quel point ces outils-là sont vraiment transcendants au niveau physiologique, au niveau physique, mais aussi au niveau mental, mais aussi au niveau vraiment de la sphère cognitive, l'image de soi, l'amour propre. Donc oui, parlons du jeûne si tu veux en premier abord, avec grande joie.
Oui, alors j'aimerais apporter deux précisions qui seront préalables à tout ça si tu veux bien. La première, comme tu le dis et ça c'est très important pour moi, la réponse adaptative du corps à un stress qui se traduit en français par contrainte, elle est non spécifique.
C'est à c'est-à-dire que les chemins de l'adaptation sont communs, même si l'adaptation au manque de nourriture va avoir quelques particularités, l'adaptation au froid va avoir quelques particularités, l'adaptation à un effort physique intense va avoir quelques particularités ou à l'hypoxie, mais globalement les chemins sont les mêmes.
Et c'est vraiment ce qui est vraiment fascinant dans cette approche, c'est qu'on travaille un domaine et c'est notre vie entière qui est changée. C'est notre vie entière qui est changée et qui est transformée pour le meilleur.
Et c'est vrai que moi j'ai fait avant tout cette démarche d'abord sur un plan physique et moi c'était par rapport au froid, pour me renforcer par rapport au froid, et ce que j'y ai trouvé au-delà du froid c'est vraiment et avant tout un renforcement psychique qui est hallucinant, effectivement, et je me rends compte qu'au quotidien c'est vraiment très agréable de mieux s'adapter au froid, c'est très agréable d'être capable de faire des efforts physiques intenses, mais c'est vital de ne plus péter les plombs d'une certaine manière quand on
est soumis à des contraintes psychologiques très fortes. Et ça pour moi, autant le renforcement par rapport au froid, par rapport à l'exercice physique c'est génial, mais ça c'est vital, le renforcement psychologique.
Donc on est vraiment là-dedans, donc ça c'était la première précision. Je te laisse dire quelques mots. – Oui, c'est tout ce que tu dis, c'est évidemment tout à fait exact. Ça rejoint un concept qui est la non-dépendance au domaine, malheureusement on est très dépendant des domaines actuellement et on a les pensées qui sont très cloisonnées.
Je prends toujours cet exemple-là des gens qui arrivent à l'hôtel, imaginez un type riche qui arrive à l'hôtel et il fait porter ses valises par le groume, par le gars qui fait le service de l'hôtel. Et bien ce type-là, vous le verrez sans doute à la salle de sport le soir en train de soulever des poids.
Et on a peut-être un petit peu envie de lui dire mais si tu portes tes valises et que tu montes les escaliers avec tes valises, tu vas faire la même chose que tu vas faire à la salle de sport après. On ne voit pas que dans l'hormèse, dans le vivant, dans les principes de physiologie, il n'y a pas de dépendance au domaine.
comme tu l'as très bien dit, le chemin est le même. On va tous arpenter le chemin, par exemple, de l'exposition à la variation de la température. Comment on va arpenter, par contre, ça, ça sera à chacun de le déterminer.
Est-ce que je vais marcher vite ? Est-ce que je vais courir ? Est-ce que je vais être capable de... voilà, est-ce que je vais le faire à quatre pattes ? Chacun va arpenter le chemin différemment, et ça, c'est vraiment à comprendre dès le départ. C'est notre propos toujours, c'est l'adaptation, l'individualisation qui est propre à chacun.
Et par contre, le chemin est le même. Par contre, il faut cultiver, il faut arpenter le chemin, par exemple, de la raréfaction de nourriture comme le jeûne.
Donc, je te laisse ouvrir là-dessus. Oui, alors attends, parce que juste avant, encore une autre précision. On va y arriver, tu n'es pas pressé Pierre.
Il y a des gens qui vont rigoler parce qu'ils vont dire Pierre, il veut aller se coucher, mais tu ne veux pas aller se coucher tout de suite Rasta ? Un mot qui est vraiment très intéressant et qui est vraiment au cœur de notre réflexion c'est le terme de stress, parce que ce terme-là dans notre société actuellement est souvent très mal connoté, parce qu'on te dit voilà je suis stressé, c'est toujours une connotation négative. Et j'aime bien, et c'est toi qui m'as fait cette remarque,
le traduire parce que stress c'est un terme anglais qui se traduit en français par contrainte, et à ce niveau-là il faut être très clair, et pour moi cette réflexion sur la contrainte elle est au cœur de la différence fondamentale qu'apporte la vision vitaliste et hygiéniste par rapport à l'approche moderne médicale.
C'est que cette notion de contrainte elle est vraiment du domaine du ça dépend. Trop de contraintes ça détruit l'organisme, on est d'accord, par épuisement. Trop peu de contraintes ça détruit l'organisme par atrophie.
Et donc la bonne réponse c'est que ça dépend, il faut des successions de contraintes adaptées et individualisées pour maintenir le vivant vivant. Et c'est là où ça tranche radicalement avec les discours qui sont de plus en plus absolutistes à notre époque.
On te dit tu es pour ou tu es contre le stress ? Et toi tu es là, tu essaies d'élaborer une réponse, tu dis mais en fait ce n'est pas comme ça que ça se pose. Non, tu es pour ou tu es contre ?
En vérité on ne peut pas répondre. On n'est pas pour, on n'est pas contre le stress. Le stress est vital, le stress est nécessaire, c'est un besoin physiologique vital.
La stimulation par la contrainte est vitale pour l'organisme. Si c'est tout le temps, ça le détruit, si ce n'est pas assez, ça l'atrophie. Donc, il n'y a pas de réponse.
Est-ce que je suis pour le stress ? Oui, un stress adapté, un stress individualisé, et un stress qui répond à la définition, et on y arrive, de la loi de l'hormèse, c'est-à-dire une succession de temps de contraintes adaptées à la capacité adaptative de l'individu à cet instant donné, suivie de temps d'intégration.
Exactement. Je dis coucou au tchat parce que je vois plein de gentils messages qui passent et il y en a un qui nous dit « Macron c'est une contrainte ? ». Voilà, ça m'a fait un petit peu rire, mais bon bref, c'est exactement ça, t'as vraiment résumé ce principe de l'hormèse avec la contrainte et l'intégration, en fait il n'y a pas de bonnes, il n'y a pas de bons ou de mauvais stress, il n'y a que des stress qui doivent être justes, il faut que ce soit juste et adapté à la personne, c'est uniquement ça qu'il faut retenir et
ça ça nous pousse vers cette grande qualité qui est vraiment oubliée de nos jours, c'est l'humilité, avoir l'humilité de se demander si ce que je viens de actuellement là, par exemple un bain froid, par exemple un jeûne, par exemple du sport, comment je l'ai fait, qu'est-ce que j'ai ressenti en le faisant, et comment j'en suis ressorti.
Si on a l'humilité de se dire bon est-ce que c'était juste, est-ce que c'était adapté à moi maintenant là, visiblement non parce que je suis en train de grelotter et j'arrive pas à me réchauffer, ou sinon je suis fatigué et épuisé, ça me va pas du tout, si les signaux sont mauvais, il faut vraiment revoir sa copie, ça c'est vraiment quelque chose qu'on essaie de vous faire passer avec Thierry, c'est cette humilité là et se dire que il y a plein de facteurs sur lesquels il
faut jouer, la durée, l'intensité, le repos, l'intégration, l'histoire qu'on se raconte, sa narration interne, et tous ces facteurs là ce sont des leviers d'action qui vont vous permettre d'adapter pour que la contrainte vous corresponde, donc à chaque vous allez venir dans le chat ou dans les commentaires youtube ou peu importe en nous disant je termine ma douche ma douche écossaise par le froid est ce que c'est bien on ne pourra pas donner de réponse absolue on ne pourra pas parce que vous êtes la réponse votre
ressenti votre retour est la réponse donc on ne pourra pas le dire par contre comme l'a dit Thierry le chemin est le même pour tout le monde on peut vous parler des principes On peut vous dire, voilà, c'est sur ce chemin qu'il faut s'engager et si vous avez tel signaux, il faut changer, il faut modifier quelque chose.
Oui, et d'ailleurs pour reprendre un petit peu le message qu'il avait fait sourire dans lequel on demandait si Macron c'était une contrainte, pour reprendre un petit peu le contexte actuel, on pourrait faire en parallèle, on pourrait dire par exemple que les contraintes sanitaires actuelles, elles ont, pour l'instant, on remarque qu'elles ont vu aussi l'émergence, elles ont vu arriver l'émergence de tout un mouvement de souveraineté, de reprise en main de sa santé à l'échelle de la population,
à tel point qu'on a même dû inventer des mots, on appelle ça les complotistes, donc c'est que ça représente vraiment une masse importante. Donc il y a une réaction vitale de la société à cette contrainte-là.
Mais il est certain que si cette contrainte a duré longtemps, ça pourrait conduire à l'épuisement et à la désespérance. Donc c'est toujours pareil, Il faut que la contrainte soit supportable pendant un certain temps et la réaction de la vie est toujours à la hauteur de la contrainte.
Et ça aussi c'est une règle qui est vraiment très intéressante, c'est-à-dire que, et je vais prendre quelques précautions, tu me corrigeras parce que tu es toujours à m'aimer, c'est toi quand même le spécialiste, donc tu me dis Thierry là tu sors des clous, mais je dirais qu'à l'échelle individuelle, C'est-à-dire ramener à la capacité individuelle, plus c'est mieux tant que ça reste dans l'échelle individuelle. C'est-à-dire que quelque part on se rend compte que la réaction vitale est toujours à la hauteur de la contrainte à condition que
la contrainte ne dépasse pas la capacité de l'organisme. Donc c'est vraiment à ce niveau-là que ça se joue, mais on l'avait vu avec le froid par exemple, on disait voilà, vous aurez d'autant plus de thermogénèse que le froid sera froid.
Ben oui, ça c'est sûr, mais comme tu l'as très bien dit, toujours jusqu'à un certain point, c'est-à-dire que c'est sûr que les organismes sont antifragiles, ils réagissent toujours d'une manière violente, d'une manière sous forme de rebond ou sous forme de regain, et j'emploie ce mot vraiment avec un objectif précis pour tout à l'heure, mais toujours jusqu'à un certain point, Et c'est clair que l'innovation, en fait, dans le vivant et la complexité, elle naît d'une surcompensation face au stress.
Dans le mou et dans le douillet, jamais rien n'est arrivé dans l'histoire de l'évolution. Jamais rien. Et il ne se passera jamais rien dans le mou, le douillet, le chronique. Par contre, dans l'expérimentation des pics de stress, de contraintes, c'est là où le vivant va devoir innover, en fait.
Et on peut le voir même dans le monde économique, on peut le voir dans le monde de la société comme tu l'as très bien dit, une grosse contrainte comme la crise que l'on connaît actuellement, créer de l'innovation à l'échelle individuelle et aussi à l'échelle collective où on se met tous à faire, à réinventer nos métiers, à diversifier nos activités, à retrouver du lien social comme on peut et c'est vraiment là où c'est beau et on se rend compte qu'on est vraiment fait pour la survie,
on est branché sur ça, on est wired comme disaient les Américains, on est branché sur la survie et notre environnement et que si on est malin, on va pouvoir se servir de notre environnement pour améliorer notre propre machinerie.
La contrainte rend fort, intelligent et créatif d'une certaine manière à condition qu'elle ne nous écrase pas. Exactement et son absence détruit les meilleurs, ça c'est clair.
Donc là on a posé le contexte, on avait parlé la dernière fois de l'expérience du chaud et du froid ainsi que de l'hypoxie et de la respiration pour améliorer sa capacité adaptative. Aujourd'hui j'avais envie de commencer par parler de l'utilisation du jeûne puisque le jeûne étant défini comme une privation de nourriture, et bien la privation de nourriture va être une contrainte pour l'organisme.
Alors, dans ce cadre-là, il faut repréciser un tout petit peu de physiologie du jeûne. Quand on prive un corps de nourriture, au départ, le corps est en train de digérer son dernier repas, il y a du sucre qui arrive dans le sang, au bout d'un certain moment finalement la glycémie commence à baisser, et là le corps moralement il appelle de la nourriture, et il dit voilà au coco, s'il vous plaît la garçon, c'est l'heure de me servir un nouveau repas.
Et c'est là que vous dites non, je choisis de ne pas rajouter de la nourriture et donc là le corps va devoir s'adapter à la contrainte. Il va y avoir toute une phase pendant laquelle il va développer différentes stratégies pour s'adapter à la contrainte jusqu'à arriver à un moment où il va se dire ok la contrainte elle dure suffisamment longtemps, j'ai intérêt à commencer à taper dans mes réserves et dans les réserves de graisse en particulier, à ce moment-là,
on rentre dans une deuxième phase du jeûne qui est plutôt la phase qui va être adaptée au jeûne long. Donc, quand on parle d'hormèse, on parle de la phase de contrainte dans laquelle les niveaux d'adrénaline, de noradrénaline sont élevés parce que le corps, c'est un peu l'affolement général parce qu'il n'y a pas de nourriture qui vient.
Donc, on est plutôt dans du jeûne court, on va dire. C'est le jeûne qui souvent, c'est toujours difficile parce que ça dépend vraiment d'un individu à un autre, donc c'est difficile de donner des durées, mais on va dire que c'est des jeûnes qui vont du jeûne intermittent au jeûne de 2 jours, 2 jours et demi grand maximum, plus court si on utilise des jeûnes secs dans lesquels le niveau de contrainte est déjà plus élevé parce que la privation en eau va accélérer, va augmenter le niveau de contrainte,
et donc avec du jeûne sec on va être dans des jeûnes d'une demi-journée, une journée, et on est déjà dans du jeûne à très haute intensité de contraintes. Donc ça c'est le cadre. Et dans ce cadre-là, on se rend compte que la privation de nourriture va activer exactement les mêmes circuits adaptatifs que le froid, que le chaud, que l'exercice physique qu'on va voir ensuite.
– Oui, c'est même très proche de l'exercice physique. Pardon ? D'accord, c'est bon. Je valide. Je valide tout. Quand je voyais ton image figée à mon niveau, j'avais un peu de doute.
Désolé. Alors, je suis désolé pour la connexion, moi, c'est dans la campagne. Donc, si je suis figé, je suis vraiment désolé. Mais en tout cas, je pense que vous m'entendez bien et c'est ça le plus important.
C'est tout à fait exact ce que tu as dit. C'est très proche des exercices physiques. Et en fait, tu sais, c'est l'expression de ces classes d'enzymes, les kinases, les AMP kinases, que l'on recherche en fait dans le jeûne, on les a surtout étudiés dans l'exercice physique.
C'est vrai que les recherches sur le jeûne, par rapport, évidemment il y en a, mais par rapport aux exercices physiques, l'exercice physique ça fait des dizaines d'années qu'on trifouille tout ça, parce que c'est business énorme, donc évidemment tous les laboratoires veulent investir dans l'étude des groupes musculaires, l'utilisation de l'énergie dans le corps, etc. Mais en fait le jeûne c'est un petit peu la même chose, puisqu'on prive le corps d'énergie d'une certaine manière, par l'absence d'apports externes, et le sport,
on va aller plus vite dégrader les ressources d'énergie par l'activité. Donc finalement la stratégie est différente, mais le est très proche. Et donc voilà on va, comme tu l'as très bien dit, apprendre au corps à aller chercher, piocher dans les stocks et surtout à faire du recyclage, à faire ce qu'on appelle de l'autophagie au niveau cellulaire et utiliser en fait les protéines mal formées.
Il faut savoir que les cellules font environ 30 % de protéines mal formées, c'est à dire que quand on code au niveau de notre génome, au niveau de notre ADN, quand on code de nouvelles protéines, quand on fabrique de nouvelles protéines, 30%, donc un tiers, est de manière géométrique mal formée et donc peuvent pas être utilisées par le corps et vont s'agglomérer si on donne pas un coup de balai de temps en temps.
Et le corps, il a un moyen de prendre ces protéines là, les casser en acides aminés, donc en petits composants, et en refaire des nouvelles. Par contre, il faut le pousser à le faire, il faut le mettre dans la contrainte de le faire.
Et pour le mettre dans la contrainte, faut pas lui donner à manger. Si vous le donnez à manger sans arrêt, il ne va pas vouloir utiliser ce qu'il a sous la main, il va utiliser la nourriture, le glucose qu'on lui a envoyé.
Donc le principe du jeune intermittent, ça va être d'aller réhabiliter le corps, à utiliser son glycogène musculaire, hépatique qu'il y a dans le foie, donc ses réserves, et puis d'aller petit à petit piocher dans les réserves, faire aussi des corps cétoniques, réutiliser en fait le capital d'énergie qu'il avait en stock dès qu'il en a besoin.
Je me suis permis, Pierre, de mettre en exergue là un petit commentaire qui était sur Facebook en disant voilà, à jeûne sans boire, sport intense sans boire, c'est dangereux. Et en fait, c'est intéressant parce que ça permet vraiment de revenir là-dessus, c'est-à-dire que la réponse elle est toujours la même, ça dépend. C'est toujours une question de à quel niveau de les contraintes qu'on met par rapport à la capacité de l'organisme.
Si tu as la contrainte du sport, que tu rajoutes la contrainte du jeûne, que tu rajoutes la contrainte de la privation d'eau, que tu rajoutes la contrainte d'une très haute température extérieure, que tu rajoutes la contrainte par exemple d'avoir l'esprit omnubilé par tes tracas au travail et ainsi de suite, ça peut être trop, ça peut en fonction de l'état de l'organisme.
Mais dire que dans l'absolu, puis ça va dépendre de la durée de l'exercice, ça va dépendre du niveau d'hydratation des tissus et ainsi de suite, mais dire que dans l'absolu tu ne peux pas faire de sport intense sans manger et sans boire, par expérience c'est faux parce que le corps a des mécanismes adaptatifs extraordinaires, il produit de l'eau en brûlant ses graisses, donc il y a des tas d'exemples qui prouveront que c'est possible.
La chose à retenir c'est que c'est vraiment une question d'adéquation entre le niveau de contrainte et la capacité propre de l'organisme en question à cet instant-là et que c'est là que ça se joue. Donc on ne peut pas dire dans l'absolu que c'est trop de contraintes et c'est dangereux.
Ça peut être trop dangereux, ça peut ne pas être dangereux et ça va vraiment dépendre. Oui, tu as tout dit. C'est vrai que là, cette question-là, c'est exactement la même que ce dont je vous parlais tout à l'heure.
Et si vous venez dans le chat en nous disant « voilà, je termine ma douche écossaise par du froid, est-ce que c'est bien ? On peut pas vous le dire. On ne peut pas vous répondre parce que ça va dépendre de votre retour vraiment au niveau sensoriel.
Comment vous vous sentez après ? Comment sont vos niveaux d'énergie ? Si vous faites votre sport à jeun, jeun à sec en plus, vous n'avez pas bu, mais que vous sentez bien que ça vous débloque en vous des capacités physiques et mentales hors normes, vous vous mettez à comme un dératé et vous battez tous vos records, qui suis-je pour vous dire non c'est pas bien ce que tu fais, il faut que tu changes, il faut surtout que tu manges le matin.
Ben non. Si par contre vous testez le sport à jeun le matin et que ça ne le fait pas du tout. Moi je sais que j'avais testé le jeun sec le matin, c'est pas trop mon truc et c'était une période où je jouais beaucoup au squash et le squash pour ceux qui connaissent c'est un sport extrêmement intense mais alors sans doute l'un des plus intenses qui puisse y avoir et ben je voyais très bien que mes capacités physiques elles étaient diminuées, j'étais pas au top alors que le matin comme d'habitude si je reste juste à
l'eau ou à la tisane et ben je suis nickel et là mes capacités sont bonnes donc voilà c'était pas pour moi à ce moment là et je n'en m'empêche pas l'opportunité, la possibilité que ça soit adapté à moi ce jeûne sec, plus tard dans ma vie, dans dix ans.
Il faut vraiment savoir que les choses changent pour nous aussi selon notre chemin de vie. Oui, et puis ça peut être aussi une stratégie dans la pratique du sport, par exemple il y a quelqu'un qui faisait remarquer que quand on court par exemple, d'avoir la vessie vide parce que simplement on est parti à jeûne et peut-être même à sec selon la distance, mais c'est un énorme avantage, donc ça c'est vraiment à adapter en termes de stratégie.
Mais pour revenir à ce qui était notre propos, donc on définit un cadre dans lequel le jeûne va avoir une approche hormétique. C'est le moment où le niveau de contrainte est maximal pour le corps dans le jeûne. Il est certain que quand on dit jeûne, on va parler de privation.
Plus la contrainte sera élevée, plus la réaction vitale sera importante. Ça, ça permet de répondre à des questions. Par exemple, il y a des gens qui me disent « si on fait une cure de jus ? » Une cure de jus, ce sera une contrainte par rapport à une alimentation lambda, mais ce sera une contrainte moyenne. Si à la place de la cure de jus, vous ne prenez plus qu'un jus sur la journée, la contrainte sera supérieure.
Et si à la place d'un jus, vous ne prenez rien sinon de l'eau ou des teasades, la contrainte sera supérieure. Et si vous ne prenez ni eau ni tisane et que c'est à sec, la contrainte sera encore supérieure.
Et ce qui est génial là-dedans, c'est de se rendre compte que vous avez la liberté de placer le curseur où vous voulez. Il n'y a pas de bien et de mal dans l'absolu à ce niveau-là. Le bien, ou alors si, s'il y a un bien, c'est de coller au besoin du vivant à la perfection à l'instant même.
C'est-à-dire que pour moi le bien c'est cette espèce de danse intime avec le vivant qui ferait que jamais on ne s'en décolle. Alors bien sûr c'est un idéal, je ne sais pas si on peut y arriver, mais dans tous les cas arriver à coller, ça c'est le bien.
Donc le bien ce n'est pas une valeur fixée, ce n'est pas une quantité fixée, c'est une adaptation permanente à ce qui est notre besoin. Et le mal quelque part ce serait de faire les choses de manière intellectuelle, dans un absolu en disant hier ou il y a une semaine j'ai jeûné pendant un jour et demi à sec donc cette semaine je vais faire plus ou je vais faire la même chose alors que c'est peut-être pas du tout adapté.
Donc on est vraiment dans une pratique hormétique qui est une pratique courte, intense et surtout le plus possible en accord avec votre ressenti. Exactement, tu vois moi ce terme de bien j'essaye de plus en plus de l'évincer parce que dans la de la plupart de nos amis qui sont là, il y a beaucoup de connotations et on l'emploie à tort et à travers, tu vois, ça c'est bien, ça c'est mal et c'est vraiment manichéen et ça trouble les esprits.
J'aime le mot juste, parce que ce qui est juste, c'est juste, c'est-à-dire, peu importe où tu es sur le curseur, quand c'est juste, c'est que c'est adapté et que c'est parfaitement trouvé pour la personne.
Et ça va à l'encontre vraiment de la stratégie de la dette que l'on a actuellement. Stratégie de la dette au niveau économique comme au niveau personnel. La stratégie de la dette c'est s'autoriser le droit d'être inadapté.
C'est-à-dire, si je m'autorise le droit d'être inadapté, c'est parce que je sais que derrière moi il va y avoir une béquille, il va y avoir quelqu'un qui va, ça peut être mon banquier qui m'accorde un prêt ou il m'accorde un découvert, donc ça c'est vraiment la stratégie de la dette économique.
Mais c'est aussi au niveau personnel, si je m'autorise le droit d'être inadapté par rapport à mes besoins et par rapport aux signaux de mon corps et ben je vais pas dormir cette nuit et demain matin je vais me prendre un sain café et comme ça je vais remonter mon système nerveux à un taux d'alerte pour pouvoir faire la journée du lendemain.
Mais en fait j'ai fait une chose vraiment inadaptée, je me suis autorisé ce droit là et ça c'est une stratégie vraiment de la dette qui s'accumule en nous, qui s'accumule comme une dette économique et au bout et à un moment je suis tellement à découvert que mon corps il dit stop. Donc voilà, le topo que tu as fait sur le jeûne c'est parfait parce que vraiment ça nous pousse vers l'adaptation juste ce qui nous correspond et à l'écoute de nos ressentis.
Oui, c'est vraiment, alors merci Pierre, parce que si tu me dis que le topo était bien, alors là toi la conclusion elle est magistrale, tu vois c'est le top absolu parce que j'adore, je bois tes paroles, Et vraiment, c'est très important cette notion du dialogue entre soi et soi.
Et je dirais que peut-être que la santé, c'est d'abord et avant tout la qualité de la connaissance de nous-mêmes, et là on retrouve des choses qui te plairont beaucoup Pierre, avec l'approche des stoïciens, connais-toi toi-même d'abord, et vraiment la santé c'est cette qualité de connexion avec nos besoins propres, avec la vie en nous qui nous parle et à laquelle on répond de manière juste, ce qui effectivement va à l'encontre de tout ce que l'époque veut nous vendre.
L'époque veut nous vendre des normes, c'est qu'il faut boire tant par jour, il faut manger tant par jour, il faut manger tant de calories, il faut faire tant d'exercices physiques, et c'est toujours des absolus.
Vous voulez savoir pourquoi l'approche vitaliste est souvent aussi combattue, aussi incomprise ? parce qu'on est dans un monde d'absolu qui n'a aucun lien avec la vie. C'est-à-dire qu'on est dans un monde de machines, on est dans une logique mécaniste des choses, et la logique mécaniste effectivement, une machine, je prends mon tracteur, je sais combien il va consommer à l'heure, et ça va toujours être la même consommation, il n'y a aucune irrégularité, aucune spécificité à ça.
Et on est dans une pensée mécanique, dans une science mécaniste des choses. Le vivant n'a rien de mécanique, le vivant est vivant et il est unique pour ça. Et donc on ne peut pas avoir de réponse mécaniste au vivant.
Et toute personne qui se retrouvera d'une certaine manière dans une pensée mécaniste au début va être complètement choquée quand tu vas lui répondre « combien de temps ça dépend ? » Il va te dire « Oui mais c'est quand même bien de boire un litre par jour.
Tu vas dire « Je ne sais pas. » Et là il va te dire « Mais tu te fous de moi ou quoi ? » « Mais non, je ne sais pas. Mais faire du sport, c'est bien ?
» Tu vas dire « Je ne sais pas en fait, parce que peut-être que ce n'est pas adapté en ce moment. Mais non, mais faire du sport quand même, c'est bien ? » Eh bien non, peut-être pas, peut-être que oui, peut-être pas. Et c'est vraiment ça qui change tout. Mais comment je peux savoir ?
Et c'est là que tu vas dire qu'en fait il y a un moyen parfait de savoir. C'est vraiment ne plus être dans le faire et être dans l'être, dans le ressenti, dans le vécu, dans l'intensité du vivant d'une certaine manière et dans l'intensité du ressenti, de la présence du vivant en toi.
– Le faire c'est bien, le vivre c'est mieux. – Et d'ailleurs, vas-y, ouais c'est exactement ça. Et il y a quelqu'un qui dit très justement, c'est pareil pour la médecine classique, tout le monde est soigné dans ses symptômes par un même traitement.
C'est-à-dire que toute personne qui va présenter des céphalées va être soignée par tant de milligrammes d'oligprane. Et c'est pour ça que comme on est dans ce référentiel-là, on croit que toute la vie fonctionne comme ça. Mais en fait ça ne marche que quand on veut supprimer les symptômes, c'est-à-dire quand on veut masquer complètement les symptômes.
Quand on veut aller dans le sens de la santé, ça ne marche pas comme ça. Et c'est pour ça que ces vidéos sont là aussi, pour vous donner les clés de la santé et vous permettre même si effectivement on ne peut pas cultiver son ressenti sans s'exposer au ressenti, sans accepter de faire des essais et erreurs, les erreurs n'étant pas des erreurs, étant juste le processus d'apprentissage et de recalibrage, il y a quand même aussi des guides qui peuvent nous aider et on est là aussi avec Pierre pour vous les transmettre ces guides.
Ouais. Tu sais, je relisais la la Boétie, le discours de la servitude volontaire, et il met le doigt sur le fait de vraiment être conscient que c'est à nous même de prendre les bons choix pour nous-mêmes.
C'est ça, en fait, qu'il veut dire, c'est-à-dire que la servitude, l'esclavagisme moderne, c'est pour lui, pour Delabo ici, avant tout une affaire personnelle de ceux qui sont à la place des esclaves.
C'est-à-dire, il faut, ça commence par se dire que je refuse cet état de fait, je refuse surtout, pour moi, ce qui est vraiment très pertinent, c'est ce terme de résignation.
Je refuse cette résignation, je pense vraiment que si je joue, si je change les règles, si je change ma façon de faire, ça va changer en moi. Il faut d'abord s'en rendre compte et j'espère vraiment que vous avez bien compris que le job de Thierry et de Pierre ce n'est uniquement que de vous faire mettre le doigt sur ce fait là et surtout pas, surtout pas vous donner un truc préconçu qui va être révolutionnaire ou quoi que ce soit. Non c'est vous rendre autonome, c'est vraiment ça qu'on a au fond de nous,
c'est vous devenez tous acteurs, vraiment responsable aussi, responsable de votre adaptation, où il y a une adaptation. Et si vous êtes inadapté, votre corps va vous le faire savoir, il va vous dire par un symptôme, il va vous dire là il y a une dette, là t'es allé trop loin.
Et il faut vraiment cultiver cette humilité de ok je change les choses et si je change les choses ça va aller mieux. Et si en plus je suis malin et que je cultive des petites routines comme le renforcement, eh ben je peux même dépasser ma incapacité adaptative précédente et me renforcer.
Oui, et effectivement c'est une question d'échelle de contraintes, c'est pour ça que ce qui nous rend libre, et ça avec Pierre je pense qu'on est vraiment sur la même longueur d'onde, ce qui nous rend libre c'est la connaissance des principes, parce qu'à partir du moment où vous connaissez les principes vous êtes libre, vous êtes libre d'expérimenter et de ressentir enfin. Et donc quand on parle de jeûne, quand on parle de privation de nourriture, et bien ça ne va être qu'une affaire de contraintes, c'est-à-dire que plus vous allez aller
loin dans la privation, alors pas loin en termes de durée parce qu'on a bien compris que ce n'est pas tant sur la durée qu'on va jouer, c'est sur l'intensité. Plus vous allez aller loin dans la contrainte, plus la réaction vitale va être importante.
à expérimenter la liberté, dites-vous que tout ce que vous allez enlever chaque fois que vous allez expérimenter va augmenter d'un cran le niveau de contrainte. C'est-à-dire que par exemple si vous faites 3 repas par jour et que vous passez à 2 repas par jour, vous mettez un niveau de contrainte.
Si vous passez de 2 repas par jour à 1 repas par jour, vous mettez un niveau de contrainte. Si vous passez de 1 repas à 1 jus, vous mettez un niveau de contrainte. Et l'avantage c'est qu'avec cette logique-là, c'est vous qui allez déterminer la hauteur de la prochaine marche pour être juste, vous savez, à la limite de dire « Je ne vais quasiment pas y arriver » et puis vous y arrivez.
Là c'est bon, c'est là où ça a été. Vous savez, la dernière répétition que vous faites et qu'on va parler d'exercice physique tout à l'heure, ça va être ça.
La dernière répétition que vous faites où vous vous dites « Punaise, est-ce que je vais y arriver ? » et puis tu pousses, tu pousses, tu pousses et tu y arrives quand même. Et là, tu étais vraiment à la limite de ce que tu pouvais tolérer, et là tu peux te dire que la surcompensation derrière va être le gain maximal parce que tu as joué un maximum d'une certaine manière.
Donc cette compréhension de la contrainte quand vous allez jeûner est essentielle. Et à partir de ce moment-là, ça permet de répondre à la question, parce qu'on me demande toujours « Thierry, est-ce que dans un jeûne, j'ai le droit de prendre un peu d'eau alors que je suis en train de jeûner à sec ? Est-ce que j'ai le droit de prendre un jus ?
Est-ce que j'ai le droit ? Et la réponse elle est toujours la même, tu fais ce que tu veux. Tu peux varier les niveaux de contraintes au sein de ta vie, tu es ton propre souverain d'une certaine manière.
Donc tu fais ce que tu veux, c'est toi qui fixes le curseur. Et tu peux aussi très bien choisir à un moment pour une raison X ou Y de n'avoir aucune contrainte, en tout cas de minimiser tes contraintes.
Ce que je donnais comme exemple par exemple, Par exemple, j'ai remarqué que des périodes où j'ai une contrainte d'ordre psychologique qui est importante, je ressens un besoin ou en tout cas une envie très forte qui va au-delà de mon habitude et de ma routine, le matin de prendre quelque chose à boire, le matin de prendre quelque chose à manger, alors ça va toujours être quelque chose de léger, mais de me croquer une petite pomme, de prendre une mandarine, de prendre un petit jus de légumes, voilà. Et pour moi c'est juste,
c'est parfait parce que déjà le niveau de contrainte est élevé, je n'en rajoute pas, au contraire je vais économiser de l'énergie dans ce domaine-là, je ne vais pas exercer de contraintes parce qu'il y a déjà suffisamment de contraintes de l'autre côté.
Et c'est ça pour moi la liberté. La liberté et la santé c'est l'adaptation. Tu as parfaitement résumé ça. Moi aussi, pour parler de mon parcours personnel, il y a le jeûne intermittent, même s'il fait partie de mon quotidien, il y a quand même des fois des rares exceptions où les autres contraintes, comme tu l'as dit, les autres contraintes de la vie sont telles que la nourriture et le besoin de manger, eh ben ça va venir compenser et aider en fait les autres pans de mon quotidien, les autres pans de ma vie,
et c'est là où c'est vraiment, comme tu l'as dit, très très intéressant de savoir s'écouter et être humble et se dire oh là là mais je respecte pas le dogme que m'a dit Thierry ou Pierre ou le gars sur YouTube, oh là là c'est terrible, non c'est pas grave, relax, soufflez un coup, vous venez juste de manger une mandarine ou une pomme le matin, il va rien se passer de plus.
C'est pas grave de ne pas faire son jeu intermittent le matin. Ce qui est grave par contre c'est d'être métaboliquement insultant, c'est-à-dire de pas se respecter, pas respecter son corps, pas respecter vraiment le temple sacré qui est en nous et se dévaloriser.
Et parce qu'on se dévalorise finalement on va s'accorder l'auto-sabotage et se dire non mais de toute façon je vais soit me faire du mal en poussant le jeûne encore plus loin, soit me faire du mal en me guinfrant encore plus et on est en fait toujours tiraillé entre cet auto sabotage là donc c'est parfait ce que tu as dit mon Thierry et par rapport au jeûne voilà super super retour d'expérience voilà super retour d'expérience ça permet d'expérimenter tout mais si effectivement vous voulez dans une approche hormétique
du jeûne et bien on on va être sur du jeûne. Je veux dire qu'à partir du moment où ça devient facile le jeûne, parce qu'il y a une phase, au début des fois on est un peu tiraillé, on sent qu'il y a des, ça bouge à l'intérieur du corps, et puis il y a un moment où ça bouge mais il y a une espèce de stabilité, vous savez le moment où on se dit finalement je n'aurai plus jamais besoin de manger, vous dites finalement je suis devenu pranique ou ainsi de suite, c'est arrivé à tout le monde en disant non,
non, ce n'est pas du tout ça, c'est juste que ton corps est en train de taper dans les graisses, et donc pour l'instant il n'a absolument pas faim. Là la phase de contrainte, en tout cas cette phase de contrainte intense, elle est vraiment terminée.
Et c'est vrai que cette phase de contrainte est intéressante, et c'est amusant de jouer, et ça va faire un petit peu l'interface avec le sport parce que je vois un commentaire par exemple d'un pseudoline qui s'appelle Courir agent et qui dit voilà Thierry, parle-nous de ton passé de coureur. Objectivement, quand on court, par expérience, courir à jeûne ou faire de l'exercice physique à jeûne, ça peut présenter énormément de bénéfices.
Par contre, les premières fois, rajouter la contrainte du jeûne à la contrainte de l'exercice, ça peut faire trop de contraintes. Et c'est pour ça que c'est intéressant de voir que le corps apprend aussi à s'adapter à la contrainte.
Et pour bénéficier des bénéfices d'une contrainte, il peut être intéressant de s'entraîner dans cette contrainte pour amener une surcompensation qui nous rend plus fort dans ce domaine et qui va nous permettre par exemple de courir très facilement 20 km à jeun et donc de bénéficier de tous les avantages, c'est-à-dire qu'on a plus d'énergie parce qu'il n'y a pas d'énergie qui est dépensée pour la digestion.
J'imagine même, tu vois par exemple, moi je me souviens quand je courais du marathon par exemple, les fameux 30 km où il y a tout le monde qui est en train de vomir son plat de pâtes sur le bord du chemin, l'évidence que le gars qui est habitué à courir des distances de 30-40 km sans manger, ce problème-là il l'oublie.
Par contre, c'est clair que si pour ton premier marathon tu combines marathon et jeûne, il y a des grandes chances que tu n'arrives pas au bout parce que tu vas tomber d'inadmission, parce que tu ne seras pas adapté, donc ça fera deux trop grosses contraintes.
Donc s'entraîner à une contrainte, par exemple le jeûne intermittent, jusqu'à ce que ça devienne presque une normalité, et ensuite rajouter une autre contrainte. Et ça c'est intéressant parce que dans une logique de croissance, je dirais que dans l'absolu, le jour où le jeûne intermittent devient facile et anodin, le niveau de contrainte apporté par le jeûne intermittent, alors tu me couperas Pierre si tu n'es pas d'accord avec ça, et il est vraiment diminué, et donc si vous voulez être toujours dans
une logique de croissance, eh bien il va falloir ajouter quelque chose. Tu sais, cette histoire de course à pied et de jeûne, c'est très utilisé en ce moment puisque le jeûne intermittent est venu à la mode dans le milieu sportif, et moi j'ai la chance de coacher des athlètes de haut niveau et des préparateurs physiques de haut niveau, notamment je leur fais de la pub, au SSCS Training, et c'est vraiment devenu à la mode, au point que les grandes stars du sport,
comme Rich Froning, qui était le numéro 1 dans le crossfit, ou des coureurs à pied, aiment utiliser le jeûne, soit pour se dire que ça va les aider, comme tu l'as dit, dans un marathon, c'est-à-dire, ils savent bien que sur les efforts longs, ils sur l'égresse, donc s'entraîner tous les jours à apprendre à son corps à taper dans l'égresse, et bien justement ça va favoriser ce passage en fait en lipolyse, en utilisation de la graisse comme
substrat d'énergie le jour de l'épreuve, mais aussi comme challenge mental, c'est à dire que s'entraîner en plus à jeun, ça va leur donner une assise mentale et une confiance en eux, de pouvoir non seulement faire une épreuve physique, mais en plus se dire je le fais à jeun et j'ai rien dans le système là et pourtant j'y arrive.
Donc c'est c'est aussi utilisé comme voilà comme comme substrat mental en plus et par rapport à ce que tu disais par rapport à le moment où ça devient facile finalement la contrainte si elle est facile c'est plus une contrainte oui et ça c'est vrai de toute façon tu sais un de mes formateurs que je cite souvent, qui s'appelle Ido Portal, dit souvent que si tu le maîtrises, c'est que tu n'en as plus vraiment besoin.
Et c'est un petit peu ça. À partir du moment où vous maîtrisez parfaitement quelque chose, c'est que, certes, vous allez être dans le flow très rapidement. Vous savez, le flow, comme disent les américains, c'est le moment où on est parfaitement bien, et on joue aux échecs, où on est en train de dessiner, où on est en train de faire un truc, et ça coule de source, et on est bien, on est presque en méditation.
ben en fait là, la plasticité neuronale, le taux d'apprentissage, en fait notre capacité à changer nos circuits à l'intérieur de nous, donc la capacité à nous changer, est la plus faible.
La plus faible, faible, faible, faible qu'il soit. Parce que c'est un truc que le corps il connaît par cœur. Il sait tout. Donc en absence de problème et en absence de stress, il va pas changer.
C'est toujours une histoire. Si vous voulez cultiver une plasticité neuronale, c'est-à-dire si vous voulez changer vraiment vos schémas de pensée, vos schémas émotionnels, vos schémas aussi corporels, il faut que vous rajoutiez de l'imprévu et surtout il faut que vous rajoutiez aussi de la frustration et de la difficulté.
Et dans... par exemple si vous apprenez à jouer d'un instrument, moi j'essaie d'apprendre à jouer du piano, la grosse frustration, plus la frustration dans la contrainte de ne pas arriver à faire les accords va être forte, plus mon corps va avoir une surcompensation par rapport à et il va embrayer en lui des nouveaux circuits neuronaux, c'est-à-dire que les neurones vont essayer de faire des nouvelles connexions les uns avec les autres, mais vous savez là où le corps met encore plus de connexions et met tout en branle,
c'est si sa survie est en jeu, si là on joue sa peau pour de vrai, alors là c'est tout autre, et même quand on joue sa peau, les études le prouvent, je vous renvoie vers Stanford, l'université de Stanford qui a étudié ça, si on joue sa peau, peu importe l'âge, la plasticité neuronale est là.
C'est-à-dire que la plasticité neuronale, ce fait de changer son cerveau, on dit que c'est possible pour les gens jeunes, mais à partir d'un certain âge, c'est plus possible, faut oublier. Eh ben pas si on joue quelque chose qui touche à la survie.
Et dans le jeûne, dans le froid intense, dans tout ça qu'on vous propose, il y a toujours un facteur de... le corps il se dit mais je vais mourir ! il y a un truc où c'est prendre conscience de sa propre mort et ça, ça rejoint l'histoïcien que j'aime tant, mais c'est un petit peu ça.
Donc voilà, on coche beaucoup de cases quand même à expérimenter des choses qui devraient être dans notre environnement naturel comme le jeûne. Oui, et j'ai mis en exergue un petit commentaire qui était sur Facebook que je trouve très, très intéressant parce que la personne dit vous parlez là de contraintes acceptées, voulues.
la réaction du psychisme doit être différente si la contrainte n'est pas volontaire. En fait, si la contrainte n'est pas volontaire, alors je laisserai Pierre répondre à ça, mais si la contrainte n'est pas volontaire, il y a deux possibilités.
Soit tu dis oui à la contrainte, soit tu lui dis non. Parce que même si elle n'est pas volontaire, tu sors d'un seul coup ou je ne sais pas, imaginons que tu as un accident de voiture ou tu as ta voiture qui tombe en panne, tu dois marcher pendant des heures dans le froid et ainsi de suite, donc la contrainte n'est pas voulue, et là tu as deux possibilités, soit tu dis oui, soit tu dis non.
Et la différence qu'il va y avoir c'est que si tu dis non, la contrainte va être augmentée, c'est-à-dire que la résistance du corps va être une contrainte en tant que telle, et donc tu vas uniquement augmenter encore le niveau de contrainte et ce faisant peut-être risquer l'épuisement du corps.
Mais c'est à ce niveau-là, une contrainte non voulue, si tu lui as dit oui, c'est une contrainte voulue, c'est une contrainte acceptée. Et c'est là où on peut vraiment rentrer dans quelque chose d'encore plus spirituel et intime avec soi-même, c'est de se rendre compte qu'en termes d'efficacité, dire oui est toujours plus efficace que dire non. C'est beau ce que tu dis mon Thierry, c'est parfait. C'est parfait et tu sais quand on était dans un chalet tous les deux, on va en parler de ce chalet,
mais quand on était dans un chalet il n'y a pas longtemps, l'année dernière en fait, je t'ai parlé du système nerveux et des différents modes du système nerveux, il y en a un qui s'appelle le mode science, où en fait on est alerte et on repère ce qui est important et précis et qui fait saillance en fait, qui est saillant dans notre environnement pour notre survie, et il y a un mode qui est le mode exécutif.
Notre cerveau s'il fonctionne en mode exécutif, c'est vraiment le mode de la fuite et la déconnexion avec soi, c'est-à-dire que le moi ou le soi, comme très bien décrit les psychologues et la psychiatrie, sont déconnectés complètement et on est en mode tunnel, on n'a plus du tout conscience de soi, ça c'est le mode exécutif.
Donc comme tu l'as dit, même si la contrainte elle vous est imposée par l'environnement, que ce soit la crise actuelle, c'est-à-dire les confinements qu'on a eus, c'est pas nous qui les avons choisis, par contre il y en a qui se sont dit ok je vais en faire une opportunité de grandir et puis il y en a qui se sont dit c'est terrible tout ça c'est de la faute de untel ou untel on va mourir je vais mourir et s'enfermer dans quelque chose qui est vraiment de l'ordre de la morosité et qui peut vraiment nous détruire de
l'intérieur mais ça c'est nous qui avons choisi cette servitude à la contrainte alors que si on prend une autre posture mentale et de se dire il y a ça qui m'est imposé les choses qui me sont imposées, je ne peux pas les choisir.
Par contre, moi, ce que je fais et comment je pense, je peux le décider. Je peux le choisir. Et là, ça change tout le jeu. Tout. Ça change tout le jeu, c'est ce qui fait.
Je ne me souviens plus quel mystique disait à toute situation de la vie. D'abord, dites oui, vous dites oui, parce que c'est la réalité. c'est la réalité qui s'impose à vous.
Et puis après, vous dites oui, vous dites non, vous réfléchissez, vous essayez de la faire évoluer. Mais d'abord, d'abord, dites oui.
Pourquoi ? Parce que c'est le plus efficace. C'est là où vous allez mobiliser le moins d'énergie possible pour dire non et le plus d'énergie disponible possible pour répondre de manière adaptée à la situation. Et voilà, c'est vrai qu'on en a beaucoup parlé dans ce fameux chalet.
On va en parler de ce chalet aussi parce que c'est quelque chose qu'on a à cœur de partager. On en a beaucoup parlé parce que voilà, c'est l'histoire de deux mecs qui se retrouvent pour une semaine où ils sont censés beaucoup parler d'hormèse, c'est-à-dire que je m'attendais surtout moi à faire des trous dans la glace et me plonger dans la glace et puis jouer à celui qui est le plus costaud, et en fait on est parti sur quelque chose de tellement profond, une véritable aventure intérieure.
L'idée, je vous la raconte, elle est toute simple, Pierre et moi on se connaît maintenant depuis quelques années, 5 ans, on partage énormément de choses et en même temps chacun a vraiment développé une spécificité des marottes d'une certaine manière.
Pierre c'est vraiment l'homme de l'hormèse, l'homme du challenge, l'homme de l'entraînement physique, du froid, tu m'as énormément inspiré à ce niveau-là. Moi je suis plutôt celui de la réforme de l'hygiène de vie sans vouloir me minimiser du tout, chacun à sa place, il n'y a aucun problème de ce côté-là.
Et il y a un moment où tous les deux on s'est dit ok, on travaille chacun dans notre coin, et si on se mettait ensemble pour faire que Pierre plus Thierry Ça apporte toutes les compétences de Pierre, toutes les compétences de Thierry et toutes les compétences de la réunion des deux, c'est-à-dire plus que la somme des deux simplement, mais un troisième qui pourrait émerger.
Et donc, on a eu l'idée tous les deux de créer une formation qui s'appelle Regain avec un petit peu comme leitmotiv, je crois que c'était passer à la vitesse supérieure, c'est ça ? – Ouais, c'est exactement ça, avec ce magnifique logo.
– Ouais, enclencher la seconde, et donc Pierre et moi on s'est dit il faut faire ça bien et pour vraiment vivre ça intensément et qu'au travers de la formation qu'on allait filmer vous puissiez ressentir la qualité des échanges, c'est-à-dire la qualité du travail intérieur, le chemin que nous allions vivre nous-mêmes et qu'on a essayé de pouvoir vous le transmettre.
Eh bien, on a loué un chalet tous les deux à la montagne, un joli chalet à Fort-Romeu, donc dans le Pyrénées-Oriental, par chez moi. Et on a passé une semaine en inertion totale tous les deux, où on passait notre temps à discuter, expérimenter, revenir sur ce qu'on avait expérimenté et filmer tout ça pour vous le transmettre au mieux.
C'était un vrai plaisir cette semaine-là. J'ai vraiment aimé, comme tu l'as présenté, c'est l'histoire de deux mecs, mais c'est exactement ça, c'est l'histoire de deux amis qui étaient partis pour faire un truc autour de l'hormèse et du renforcement, et vous livrez le meilleur des deux mondes, vraiment le meilleur de ce qu'on peut apporter nous en termes de transmission, que vous connaissez très bien parce que vous nous suivez sans doute sur les réseaux, mais ce qui a émergé de ça est bien
plus grand. C'est-à-dire que ce qui a émergé de ça, c'est nos réflexions l'un par rapport à l'autre, tes explications par rapport à la nourriture au jeûne, mes explications par rapport au sport et à l'exercice physique, etc. L'autre qui l'entend, qui l'interprète, qui rebondit et en fait vous aurez une formation unique en son genre.
Je pense qu'il n'y aura jamais deux formations comme ça parce qu'on était vraiment dans un cadre précis, tous les deux, et ce qui est né de notre interaction, pour moi c'est magique c'est vraiment ça qu'on appelle une formation.
C'est-à-dire que là on s'est vraiment formé l'un l'autre. Et ce qui est né de ça, c'est quelque chose, encore une fois, comme une propriété émergente dans la nature.
Là où les autres choses que vous pourrez trouver en ligne, c'est plus des cours finalement, c'est quelqu'un qui vous transmet brut ce qu'il comprend ou un programme. Là c'est pas le cas.
Là c'est vraiment quelque chose d'humain et de vivant. Donc je suis très fier, vraiment très fier d'être partenaire de mon cher Thierry, frère de cœur.
Vraiment, c'est un honneur pour moi et je pense qu'on vous a livré un bon boulot avec cette formation. Oui, oui, tout à fait. Et c'est vrai que la formation elle-même, même si on avait une espèce de schéma de ce qu'on voulait transmettre, elle s'est aussi créée sous nos yeux.
Je pense à toutes ces séances de débriefing qu'on faisait, par exemple, le soir tous les deux, dans lequel effectivement c'est vraiment très original. Moi, je te partageais ce que j'avais éprouvé, ce que j'avais ressenti au travers des moments où toi tu m'avais coaché, et donc ça permettait de rebondir là-dessus.
Et c'est vraiment pour moi, c'est là où j'ai perçu, j'ai dit « là on est vraiment en train de faire quelque chose d'énorme, qui va vraiment dans le sens du renforcement, mais pour moi le vrai écueil, le vrai risque avec une démarche hormétique, c'est d'y rentrer avec l'esprit de l'absolu, l'esprit du monde d'une certaine manière.
Donc, avec l'idée de « demain je vais faire plus froid, je vais faire plus long, je vais faire plus dur, je vais faire plus fort, et c'est parce que demain je soulèverai un poids supérieur, c'est parce que demain je serai plus longtemps dans le froid, que je vais m'améliorer.
Et là, on a complètement switché, on a vraiment basculé dans un monde complètement différent. On est vraiment dans le monde du « Ok, Thierry là, à ce moment-là, qu'est-ce que tu ressens ?
Comment tu te sens à cet instant-là ? » « Oui, je me sens comme ça. » Ok, donc comment l'interpréter ? Parce qu'effectivement, il y a des personnes qui disent « Oui, finalement, si c'est une histoire de ressenti, pourquoi avoir besoin d'une formation pour ça ? » Parce que parfois, ça peut être intéressant, même si c'est notre ressenti propre, d'avoir des personnes qui ont accompli le chemin ou qui l'accomplissent devant vous pour expliciter, gagner du temps,
être plus efficace, plus rapide dans la méthodologie d'une certaine manière. Et c'est vraiment tout le but de cette formation. Donc c'est vraiment ce qu'on vous propose aussi ce soir et on est très fiers.
Elle s'appelle « Regain », vous avez le lien pour découvrir cette formation juste en dessous de cette vidéo. Voilà, on va vous en reparler parce qu'on est très fiers de ce produit qu'on a créé tous les deux.
On a mis du temps, puisque pour tout vous dire, on l'a filmé en juin dernier. D'ailleurs, il y a une petite anecdote comique, c'est qu'on s'est retrouvé à la filmer juin, bon on était en montagne, mais sur le coup je me suis dit, « punaise, pour toutes les phases qui ont trait à l'exposition au froid, ça va être difficile quand même parce qu'en juin, à la montagne, on est en Catalogne, il va faire bon.
Et on a eu des conditions horribles, horribles. Particulièrement le jour du bain froid, il faisait un froid pour un mois de juin, c'était hallucinant tellement il faisait froid. Et c'était bien, mais c'était surprenant.
C'était génial. Vraiment, un bain froid en lac de montagne humide, froid au possible, mais c'était ça, c'était le challenge, on s'est gelé, mais on n'a pas dépassé notre capacité adaptative, on a très bien expliqué pourquoi, comment, le bain froid, etc. On a fait notre bain froid, on est ressorti avec une bonne sensation de chaleur, on était tout content, et on est rentré, on a débriefé.
Dans cette formation, on vous parle d'exposition au chaud, il y avait un sauna dans ce grand chalet, on a montré l'exposition au chaud, on a montré les bains hyperthermiques Salmanoff avec l'explication du protocole à suivre donc ces bains hyperthermiques sont géniaux et moi voilà c'est vraiment un outil que j'emploie tout le temps peu importe le profil de la personne je vais toujours l'adapter à chacun.
Les exercices physiques et l'alimentation évidemment l'alimentation, les jus, les recettes de jus, les recettes de pâtés végétaux, je me souviens c'était délicieux que tu nous as préparé, comment utiliser les compléments alimentaires, tout ça, ce sont des mondes qui m'étaient complètement inconnus.
Comment faire un lait végétal, comment... Et vraiment, j'ai trouvé des outils nouveaux, moi, pour mon quotidien, changer les routines, mettre des jus un petit peu plus dans mon quotidien de sportif.
Et puis moi, je t'ai apporté par exemple la posturologie, travailler sur les patrons moteurs, donc le système nerveux, Travailler sur son visuel, sur son système vestibulaire, son équilibre. Travailler sur le toucher aussi, pour pouvoir en fait réhabiliter sa posture.
Pouvoir aussi utiliser ses groupes musculaires volontairement. Pouvoir les recruter, alors là, on a beaucoup rigolé à recruter les pectoraux, à recruter les fessiers, mais on y allait tout doucement et tu as été vraiment le meilleur des élèves.
C'est-à-dire que tu as joué le jeu à fond et vraiment, tu étais content. Je te voyais, tu étais heureux. Oui, il y a des passages quand même assez extraordinaires parce que c'est vrai que je suis assez spontané dans mes réactions, donc vous risquez de vous marcher pas mal, mais en même temps ça parlera vraiment bien à chacun.
Et ce qui est vraiment intéressant là-dedans, c'est que je tiens vraiment à le préciser tout de suite, ce n'est pas une formation pour les ultra sportifs, mais ce n'est pas non plus une formation qui n'est pas pour les ultra sportifs.
En fait, comme si c'était une formation qui n'a qu'un seul but, c'est vous permettre de vous reconnecter à votre ressenti le plus finement possible. En fait, je vous le dis, ça fait très argument marketing, mais c'est vraiment une formation pour tout le monde, parce qu'en fait, quel que soit votre niveau, cette reconnexion avec soi-même est essentielle, et elle va permettre que votre pratique, que votre hygiène de vie prenne un boost phénoménal.
– Exactement. Pour te dire les choses en fait les outils que j'utilise avec toi, avec ma maman, avec un coach de crossfit de la ville d'à côté, ce sont les mêmes. C'est-à-dire je reconnecte les gens à leur système nerveux, je les reconnecte à leur système musculaire et après la posture change, la performance change et ça peu importe le niveau, ça bouge, ça bouge et je suis parfois effaré de voir à quel point il y a une déconnexion de ressorties chez les sportifs de très
haut niveau. Donc faut pas croire que chacun n'y trouvera pas son compte. Tout le monde va pouvoir bosser. J'ai fait un programme qui est dans Regain, dans la formation, de deux fois quatre semaines, donc plus de deux mois d'entraînement.
Et avec ces deux mois-là, tout le monde peut s'amuser. Tout le monde peut commencer à changer ses méthodes d'entraînement, tout le monde peut redécouvrir son corps, que vous soyez débutante ou débutant complet, vraiment, peu importe votre âge en plus, parce qu'on a commencé avec des élastiques, avec des mouvements très simples pour sentir les muscles, etc, mais après il y a quelques vidéos, c'est moi qui les ai, donc je sais très bien, il y a quelques vidéos où je suis tout
seul devant la caméra et je vous montre la séance de force que je fais, donc même les plus gros gaillards et les les grosses sportives qui veulent se donner à fond trouveront leur compte aussi. Donc c'est voilà, on l'a voulu inclusive au possible, cette formation. Et en tout cas, on sait mais éclater à le faire, éclater. Ouais, carrément, carrément. Reconnexion, regain, reconnection, ça pourrait être aussi le sous titre d'une certaine manière, c'est reconnexion avec soi-même pour se
reconnecter à la force inhérente, la force vitale inhérente qu'il y a dans chacun de nous, et lui permettre de réjaillir d'une certaine manière. Donc voilà, pour tous ceux qui s'intéressent, vous allez voir, il y a le lien, vous allez voir le détail de la formation, vous allez voir tout ce qu'il y a dedans, et je dirais qu'il y a beaucoup plus que ce qu'il y a dedans.
Et ce qu'il y a en plus, c'est qu'il y a Pierre et Thierry, ou Thierry et Pierre, et qu'il y a surtout le chemin de l'un et de l'autre. Et ça effectivement c'est unique, je ne connais pas vraiment de formation dans laquelle il y a vraiment ce coaching mutuel, ce chemin auquel on peut assister.
C'est clair et surtout entre deux amis, surtout entre deux gens qui s'apprécient énormément. Oui. Alors Pierre, on peut continuer notre chemin, on avait mis deux accents pour aujourd'hui, la pratique du jeûne de façon hormétique, maintenant est-ce que tu veux nous parler de la pratique de l'entraînement physique puisque au sein de cette formation REGAIN, on parle pas mal comme d'un pilier de l'entraînement physique adapté.
Exactement, j'ai pu voir déjà dans le chat, merci d'être aussi nombreux, là vous êtes plus de 1100, c'est incroyable, merci vraiment d'être aussi nombreux et j'ai pu voir dans le chat beaucoup de gens qui disaient moi je vais courir, je vais courir à jeun, je vais faire ça, je fais du HIIT, je fais de la musculation et tout ça.
Donc il y a des sportives et sportifs dans le chat et c'est super d'être là. Mettez vos questions par rapport au sport si vous voulez pour ce soir qu'on puisse répondre à quelques questions. L'exercice physique, comme je disais tout à l'heure, c'est vraiment une façon de challenger l'organisme qui est extrêmement étudié d'une manière moderne, scientifique et moderne.
Donc on a beaucoup de retours et c'est super intéressant. Et dans Regain, je sais pas si tu te souviens, mais j'ai commencé justement à expliquer comment s'entraîner selon son état d'esprit et par rapport au lactate et c'est vraiment dans Regard vous trouverez des cours théoriques où on est tous les deux sur le canapé moi j'ai un mini Jean-Louis on explique des trucs on discute vraiment purement théorique comme vous voyez il y a un canapé derrière moi et Thierry sur le canapé vous imaginez qu'on est tous les deux ensemble et voilà
et on discute et Et on fait vraiment de la théorie, et la vidéo d'après c'est de la pratique pure, on est en extérieur, etc. Et dans les lactates, j'explique à quel point ce produit, le lactate, qu'on assimile à tort à l'acide lactique, comme étant la cause des courbatures, etc.
En fait, le lactate c'est un produit dérivé du glucose, c'est-à-dire du sucre qui se trimballe dans notre sang, et qui sert de carburant préférentiel. Pour prendre une analogie, le glucose c'est l'essence que vous mettez dans votre voiture, non pardon, le glucose c'est le pétrole brut qu'il y a dans la nappe phréatique, qui n'est pas encore raffiné, et le lactate c'est l'essence que vous pouvez mettre directement dans votre voiture.
Donc le lactate il a été raffiné, il a été travaillé, et ça ça donne vraiment une énergie, et on s'est rendu compte que ça a des implications parce que les neurones, surtout au niveau du cerveau, mais aussi ceux qui sont présents dans le cœur, se nourrissent préférentiellement du lactate.
Et que ça, ça change en fait la perception que l'on a de soi. Et en fait, ça renvoie tout de suite au passage à l'acte. L'anxiété qu'on peut ressentir, surtout dans cette période troublée actuellement au niveau de la société, l'anxiété, la peur du lendemain, l'envie d'agir et de ne pas passer à l'action, en fait c'est ça qui nourrit l'anxiété en nous. Je sais qu'il faut que je change quelque chose dans ma vie, je ne le fais pas,
ça s'accumule en moi et cette frustration qui s'accumule au bout d'un moment, ça me pousse même jusqu'à l'inhibition de l'action, c'est-à-dire je ne fais plus rien, et voire même à la dépression et plus loin au burn-out.
On peut, si on sait bien s'analyser, par rapport à la dépression etc., contrôler, moduler son entraînement et utiliser l'exercice physique comme un superbe outil pour se remettre, pour donner au corps ce qu'il a besoin du passage à l'acte et se dire bon aujourd'hui il me faut plus d'intensité ou sinon aujourd'hui il me faut plus de sensation de connexion avec mon groupe musculaire, sentir mes muscles.
Aujourd'hui il faut que j'aille faire des sprints ou plutôt aujourd'hui il faut que je fasse un travail de musculation, il faut que je fasse plutôt une séance de techniques de respiration en nature ou plutôt il faut que je fasse de la corde à sauter etc etc et c'est comme ça en fait que j'ai essayé de moduler les cours que je vous ai faits dans Regain par rapport à toujours la lecture de vous-même.
Oui, et d'ailleurs moi j'ai énormément appris en termes de physiologie du sport. D'ailleurs c'était très marrant parce qu'il y a des moments sur le canapé où j'ai la mâchoire qui se décroche tellement j'en apprends et j'ai beaucoup apprécié ta rigueur à ce niveau-là.
Mais ce que j'aime beaucoup chez toi Pierre, c'est que c'est une rigueur qui n'est pas une rigueur qu'il a juste pour frimer intellectuellement parlant mais parce qu'immédiatement après on le met en pratique. Merci mon Thierry, ça me touche, merci beaucoup. Non mais c'est une vraie réalité et au niveau de la pratique sportive je dirais que je pense que cette semaine qu'on a passée tous les deux a radicalement transformé mon rapport à ma pratique sportives, à la fois avec des notions comme celles que tu viens d'avancer,
mais aussi et d'abord et avant tout, par la dimension de tout le travail, de ce qu'on appelle les patrons moteurs, la reconnexion, muscles, systèmes nerveux, cerveau et ainsi de suite, qui pour moi est une base.
Tu pourrais nous en dire quelques mots ? Oui, bien sûr. Déjà, ce que vous trouverez dans Rogain, c'est vraiment en plus le parcours de Thierry qui est magnifique, parce que toi tu as toujours cet esprit scientifique et curieux de la chose et d'expérimenter par toi-même donc c'est juste jouissif d'avoir un presque un biopic comme ça à vous livrer.
Bref moi aussi j'ai beaucoup aimé parcourir tout ça avec toi et j'ai autant appris que toi. Les patrons moteurs en fait notre système sensoriel c'est la base de notre pyramide d'apprentissage. C'est à dire que Le bébé, quand il naît, il va développer son système sensoriel, donc les sens que l'on connaît, le goût, l'odorat, le toucher, l'équilibre, c'est-à-dire tout ce qu'on appelle le système vestibulaire. Tout ça, c'est la première chose qui va
développer autour de 42 mouvements fondamentaux, comme le ramper à quatre pattes, comme plein de choses. Et en fait, c'est sur ça, sur cette base, que vont se construire la posture, la conscience des deux hémicorps, c'est-à-dire où est ma droite, où est ma gauche, on le sait, tu vois, certaines personnes qui ont du mal à savoir si la montre elle est au poignet droit ou la montre elle est au
poignet gauche, tu vois, elles ont du mal à repérer ça. Mais aussi la proprioception, c'est-à-dire la gestion de mon corps dans l'espace. Où est mon corps dans l'espace, est-ce que si je ferme les yeux je peux toucher le bout de mon nez, ça c'est un exercice qu'on a ensemble d'ailleurs, c'est vraiment ça en fait, c'est la conscience de son propre corps et d'échelon en échelon, d'échelle en échelle, la pyramide elle grandit et tout en haut de la pyramide,
il y a le comportement, les émotions et vraiment le dernier reflet que l'on est en société, c'est-à-dire comment je me comporte, mes émotions, comment j'agis en famille, etc., mon irritabilité, tout ça. Le problème actuel, c'est qu'on essaie de corriger ses émotions, sa posture aussi, les gens qui passent devant un miroir qui essayent de se corriger, droite gauche etc.
Mais tout ça, ça ne passe pas par les voies corticospinales, ça veut dire que c'est pas votre cortex qui réfléchit, la couche externe du cerveau qui réfléchit, qui organise le reste.
C'est au contraire votre voix sensorielle, tous les sens de votre corps qui font l'architecture, de la posture, de la réflexion, etc. Donc, dit avec d'autres mots, on peut travailler tout ça de manière ludique, et en plus vraiment par le jeu, vraiment en prenant plaisir, pour changer la base de sa pyramide, et je sais qu'on s'est amusé tous les deux à inventer des jeux et des stratégies pour tout ça, et c'est une science qui est très bien étudiée dans la posturologie,
donc ça c'est vraiment, ça a été un des fondement, et c'est par là, c'est une des portes d'entrée de Regain, et de vraiment de l'enseignement que j'essaie de transmettre, que ce soit dans les stages ou ailleurs.
Dans les vidéos sur YouTube, je ne peux pas trop le faire, donc c'est vrai que j'en parle pas trop, et les gens peut-être ne connaissent pas cet aspect-là en fait, de ce que j'essaie de transmettre, mais ceux qui sont venus en stage avec moi le savent, et à partir de là, on a exploré le monde de l'entraînement.
Mais si vous faites pas ça au préalable, votre corps va avoir des réflexes de « l'épaule gauche est plus basse que l'épaule droite », donc quand vous faites une flexion, quand vous faites des pompes, quand vous faites quoi que ce soit, il va prendre des automatismes qui peuvent donner naissance à des courbatures et des raideurs dans le cou, dans la nuque, et aussi des blessures certes, mais aussi la non-progression, c'est-à-dire que vous vous entraînez,
mais au bout de six semaines, huit semaines, deux ans, et bien il n'y a pas de progrès. « Ah bah merde alors ! » Eh bien au bout d'un moment vous vous arrêtez, vous n'avez plus envie, vous perdez la motivation.
Alors que si vraiment on prend les choses dans le bon ordre, la progressivité est là. Donc voilà, voilà à peu près ce que j'avais à dire sur ça. Oui, c'est fondamental.
Donc, si on voulait envelopper un petit peu tout ce qu'on a essayé de vous apporter dans ces deux lives, dans lequel on a parlé de respiration, on a parlé d'exposition au chaud et au froid, on a parlé de jeûne, on a parlé de renforcement par l'exercice physique, par la pratique physique d'une certaine manière, eh bien ce seraient des notions relativement simples d'adaptation et ressenti qui nous permettent vraiment de rentrer finement dans l'expérience de la force qui est en nous et de sollicitations et de jeux de sollicitations,
relaxation, intégration, qui vont permettre la croissance élément par élément. Exactement, tu as tout compris. Je suis désolé pour la qualité de l'image, j'espère que vous avez bien le son, mais c'est exactement ça ce que tu viens de dire. J'ai quelqu'un qui dit, Pierre arrête le wifi s'il te plaît, vous savez que les ondes, je n'aime pas du tout ça et vous voyez le câble qui court derrière moi, je suis en Ethernet donc je suis désolé.
Je suis par câble, je fais de mon mieux, ma connexion est pourrie, Je suis bien désolé, mais oui, c'est exactement ça ce que tu viens de dire mon Thierry, c'est progression petit pas par petit pas et surtout être dans la qualité du ressenti et pas dans la quantité des répétitions comme on nous a appris le sport au collège qui était coercitif et ô combien ennuyeux.
On a tous abandonné parce que ce n'est pas comme ça qu'on apprend. Oui, c'est là où vraiment on change de monde parce qu'on n'est plus dans un absolu, on est dans un juste qui est adapté à chaque instant à la personne et qui varie sans cesse. Donc il n'y a plus aucun absolu pour aller chercher, il n'y a que de l'adapter, du juste. Il n'y a plus de quantitatif, on est dans du qualitatif.
Au début, on est complètement désarçonné et d'ailleurs dans nos échanges qu'on a eus durant toute cette semaine de filmage, on voit qu'il y a des moments où moi-même, je suis un peu wow, je vois le potentiel, mais j'ai encore du mal à prendre prise là-dessus.
Je comprends et c'est tellement à 180 degrés par rapport à ce qu'on nous enseigne, où veut toujours savoir tout de suite, bon Donc il faut vraiment à chaque fois revenir avec la même réponse, c'est « écoute, ça dépend, et tu vas l'expérimenter par toi-même, et l'important c'est que tu sois à l'écoute des ressentis de ton corps ».
L'exercice physique, c'est exactement la même chose. Mais alors la même chose. Et d'où l'importance, et je pense que c'est vraiment aussi quelque chose dont il faut vraiment se méfier, de ne pas se définir par rapport à sa pratique, de risque que de rester bloqué dans quelque chose qui ne correspond plus à qui on est.
Je le pense parce que j'ai vu, par exemple, des gens demander dans le chat ou alors Pierre, il est végétalien, il est végétarien et en fait, j'ai envie de dire oui, il est rien.
Voilà, il est végétarien du tout, pourquoi? Parce que ça ne veut pas dire qu'il ne va pas choisir pendant un temps de ne pas consommer de produits animaux. en fait tout est possible et tout est accessible, et c'est vraiment là où il faut, c'est violent au début de déconstruire l'esprit parce qu'on se raccroche, toi tu es quoi ?
Tu es de quel bord ? Tu es de quel parti ? Tu es de quelle religion ? Tu as quel régime alimentaire ? Et puis ça nous permet de faire une espèce de fiche précise de l'individu où rapidement on va dire « Ok, toi je t'aime bien ou toi je ne t'aime pas, je ne l'aime pas celui-là, celui-là il ne me convient pas.
» Non, ça n'existe pas et le problème c'est que la violence vient du fait qu'on s'auto-attribue des étiquettes et au bout d'un moment finalement on se retrouve face à un dilemme, c'est soit on reste comme avant et on se fait une violence à nous-mêmes, soit on change d'étiquette et à ce moment-là on va se retrouver souvent persécuteur de l'ancienne étiquette parce qu'il faut justifier que nous-mêmes nous en sommes sortis.
Donc, c'est un peu les végétariens repentis qui deviennent des anti-végétariens et qui vont se faire des blogs pro « on mange 100 % de viande » et ainsi de suite. Et il y a un moment où je dis « mais attends, il est où le ressenti là-dedans ?
». À partir du moment où une personne me dit « moi, mon régime alimentaire, c'est un régime ultra-exclusif », je dis « en fait, ça ne peut pas marcher quoi parce que qui te dit que… », enfin je veux dire, comment tu peux te définir peut-être qu'un jour, ça va te faire plaisir de ne manger que ça, Mais comment tu peux imaginer que ça va être valable et juste pour les semaines, pour les mois,
pour les années à venir ? Et comme c'est violent pour l'organisme, au bout d'un moment, cette violence, on l'extériorise et on devient anti-quelque chose. Oui, tu as résumé l'histoire de notre société moderne, Thierry.
C'est sûr que dans une société où on a cassé tous les codes, où les gens n'ont plus de repères, c'est sûr que se mettre une étiquette, c'est rassurant. mais malheureusement et non peut-être pas malheureusement, heureusement notre identité se résume pas à la description qu'il y a de votre profil instagram et heureusement parce que là on a on a on a on a 200 termes pour pouvoir se qualifier alors vous allez mettre quoi vous allez mettre végétarien etc moi à chaque fois j'ai envie d'écrire homme libre juste homme libre et
laissez moi tranquille j'ai pas envie de mettre une étiquette et même en mettant en fait homme libre je suis sûr qu'il ya des gens qui vont me juger que il est prétentieux, etc. Donc il y aura de toute façon quelque chose qu'on va vous coller sur la figure, à part si vous savez naviguer et passer entre les gouttes de tout ce mélimélo de, comme tu l'as très bien dit, dogme et étiquetage qu'on essaye de nous vendre.
Le monde quantitatif actuellement il essaye toujours d'être justement dans le quantitatif pour nous vendre quelque chose. Nous on essaye de parler du vivant, et le vivant ne s'apprécie que de manière qualitative, et vous, première nouvelle, vous faites partie du vivant, vous êtes vivant, donc vous n'êtes pas du tout vraiment un empilement de 1 plus 1, vous êtes un tout qui est relié à l'environnement, donc on ne peut pas vous compter, ça c'est clair.
Par contre, au niveau qualitatif, vous avez des émotions, vous êtes vous, vous avez une personnalité, et c'est ça qui compte, C'est ça le plus important, donc surtout fuyez tout ça, surtout fuyez tous les isms, vous savez, I-S-M-E, parce que ça c'est mortifère.
Je retiens vraiment que le vivant s'aborde, s'apprécie et se découvre de manière qualitative et donc individualisée et non pas quantitative. ça c'est vraiment pour moi fondamental de la démarche, vraiment, et c'est vraiment ça qu'on a essayé de retrouver tous les deux en s'isolant, en se mettant un petit peu à l'écart du monde pendant un temps pour enregistrer cette formation, c'était pour retrouver cette qualité on va dire d'une certaine manière de la connexion à soi-même et c'est là où tu m'as amené, c'est là où on s'est amené mutuellement
chacun dans nos domaines de compétences. Et je trouve que c'est beau en fait, et je suis vraiment très content de l'avoir fait. Déjà, pour moi, ça a juste été un moment extraordinaire, vraiment extraordinaire. Pareil, Thierry, vraiment, je me suis régalé aussi.
On a passé des moments vraiment incroyables d'amitié, et puis on s'est régalé surtout à tourner parce qu'on aime fondamentalement tourner des vidéos tous les deux donc on s'est régalé face caméra donc voilà vous savez à quel point on aime ça Thierry t'as fait plus de 1200 vidéos ou quelques moi aussi c'est des centaines de vidéos on aime ça 1500 incroyable je sais pas si je pense il devrait y avoir une catégorie à part sur youtube pour les gens qui dépassent les 1500 vidéos mais voilà on kiffe ça on aime ça et on aime transmettre donc c'est
sûr que vous vous allez trouver des gens passionnés et qui vont vous transmettre en plus d'eux amis ce qu'ils ont de meilleur au fond d'eux, ça c'est clair. Ok, on va essayer de résumer tout ça.
La croissance du vivant se fait par la soumission volontaire ou involontaire, parce que de toute façon que tu le choisisses ou que tu ne le choisisses pas, ça arrivera, par la soumission du vivant à des contraintes.
mais en se souvenant que si ces contraintes elles sont permanentes on va aller droit à l'épuisement, si elles sont trop rares on va aller droit à la dégénérescence et à l'atrophie. Donc c'est par la soumission à des contraintes ponctuelles adaptées, suivie de temps d'intégration et c'est important, moi j'adore ce terme d'intégration plus que de repos parce qu'il s'agit d'intégrer, c'est-à-dire que quand on pense repos, on pense à une phase où ça va être un peu inerte. Tu es là, il n'y a rien qui se passe.
Juste tu récupères pour avoir de l'énergie. Non, non, non, pas du tout, pas du tout. En fait, c'est une phase ultra active. La phase d'intégration est une phase ultra active, mais au lieu d'être dans l'activité dirigée d'une certaine manière vers l'extérieur, vers l'accomplissement de quelque chose, c'est une activité qui est liée à l'intérieur.
C'est un peu comme si on prenait une photo et on faisait une image en négatif à l'intérieur en fonction de la photo qu'on a prise, c'est vraiment cette espèce de jeu entre l'extérieur et l'intérieur qui va permettre la croissance intérieure.
Exactement, mais tu sais intégration tu peux presque le remplacer par apprentissage parce que l'apprentissage il se fait toujours dans les moments d'intégration et pas dans le moment de l'acte en tant que tel.
L'acte en tant que tel, le corps essaye de s'adapter, il est en moment de Et en fait, l'apprentissage, on sait très bien que ça se passe la nuit, ça se passe au moment vraiment justement où le système nerveux retourne dans un état plus ou moins de ralentissement.
Et c'est là où vraiment on rebranche les choses, on catégorise ce qu'on vient de connaître dans notre mémoire et dans notre cerveau, surtout au niveau de l'hippocampe, et c'est là où ça passe en fait, certains grades, certains niveaux pour vraiment s'ancrer en nous.
Donc, en fait, l'intégration, c'est de l'apprentissage. Donc, c'est la phase au moins aussi importante. Et on met le doigt dessus beaucoup d'enregain. La phase de choc, c'est super intéressant de cultiver vraiment la qualité de la phase de choc, mais la qualité de la phase d'intégration est au moins aussi importante.
Oui, et on en parle largement dans cette formation. Autre élément vraiment à prendre en compte, c'est que plus le niveau de contrainte sera élevé, mais quand on parle de plus le niveau de contrainte sera élevé, il ne faut jamais oublier que c'est dans le cadre d'une adaptation personnelle, c'est-à-dire qu'il ne s'agit pas d'être dans un élevé absolu mais dans un élevé personnel et adapté à l'instant T où la personne ne parle, mais si à l'instant « T » tu peux mettre « plus », à ce moment-là,
au moment de l'intégration, l'adaptation, la surcompensation vitale sera aussi « plus ». Et c'est pour ça qu'on va parler en termes d'intensité plus que de durée. On va chercher une qualité, une intensité plus qu'une durée et une quantité dans l'absolu.
Qualité et intensité plus que quantité et durée. Ça, pour moi, c'est vraiment fondamental. Et c'est ce que j'ai appris à pratiquer avec toi aussi, Pierre. Écoute, vraiment, ça me touche beaucoup que tu dis ça.
C'est exactement ça. C'est-à-dire que vous ne pouvez pas mesurer l'intensité seulement que par l'écoute de votre ressenti. Donc, il n'y aura pas d'échelle. Il n'y aura pas quelqu'un qui va vous qui va avoir un chronomètre derrière vous pour mesurer l'intensité.
Il n'y a pas une règle magique pour ça. c'est uniquement votre propre écoute. Donc c'est encore une fois du domaine du qualitatif et pas du quantitatif. Et l'intensité, vous allez en entendre parler dans les bains froids, vous allez entendre parler dans les bains chauds, dans le sauna, vous allez entendre parler dans l'exercice physique et aussi dans le jeûne évidemment.
Donc voilà, c'est vraiment cette mesure de quelle est ma perception de l'effort. Et ça, cette perception de l'effort, vous le que vous trouverez en particulier dans les cours d'exercices physiques. – Oui, et ces deux vidéos qu'on vous a proposées avec Pierre, ce chemin vers l'autonomie, ils étaient là pour vous inspirer, pour vous dire ne lâchez rien, le vivant a une promesse pour vous qui est fondamentale à partir du moment où vous sortirez du mode de fonctionnement.
C'est-à-dire que ce qui est incroyable c'est de se rendre compte que les modes de fonctionnement, d'analyse, d'appréciation actuelle sont construits, alors si je dis à dessein on va me dire voilà à complotiste et ainsi de suite, peu importe qu'il soit à dessein ou pas, on ne va pas rentrer dans ce type de débat, mais en tout cas nous empêche d'une certaine manière de rentrer dans la puissance du vivant.
C'est-à-dire que si on rentre avec un esprit d'absolu on ne va pas rentrer dans la puissance du vivant. Si on rentre dans un esprit de quantité, on ne va pas rentrer dans la puissance du vivant. On va avoir des petits résultats.
Si le mec dit je fais 15 pompes et puis demain j'en fais 30 puis après j'en fais 50, tu vas avoir un peu de résultats, tu vas avoir de la gonflette. Bien sûr que ça marche entre guillemets, mais il faut voir quels sont les résultats à moyen et à long terme, le coût que ça a pour l'individu et le ratios entre énergie investie et réelle qualité de vie qui en ressort, parce qu'au final c'est quand même ça, c'est la santé le but.
C'est la santé, exactement, et puis c'est la paix intérieure, c'est-à-dire que quelqu'un qui est focalisé sur 20 pompes, 30 pompes, 50 pompes, il passe son temps à compter les pompes et il passe pas son temps à s'analyser lui-même, à passer du temps avec lui-même, peut-être qu'il met la musique à fond finalement l'écoute de ses propres pensées, il n'y a aucune place pour ça.
Et vraiment l'un des leitmotifs de cette formation c'est vraiment le mot force et le mot amour propre. Et vraiment ces deux notions-là pour moi sont interchangeables. Et on en a beaucoup parlé dans Regain, c'est retrouver de l'amour propre en faisant enfin une paix intérieure.
Et la paix intérieure ça passe par l'amour propre, être fier de soi, être reconnecté avec son ressenti. Tu voulais nous lire un commentaire ? Oui, je mets certains commentaires en exergue un petit peu et moi ce dont je veux témoigner aussi c'est que si tu peux obtenir une apparence de résultat en rentrant avec un esprit absolu quantitatif, tu ne vas avoir qu'une apparence de résultat, c'est-à-dire que tu n'auras à avoir qu'une petite partie.
Par exemple, la personne qui va rentrer dans l'activité sportive de manière quantitative, « Ouais, elle peut se faire des gros bras, c'est certain. » Mais le jour où ta vie va s'effondrer, le jour où dans un accident tu vas perdre la moitié de tes amis, tu auras des gros bras certes, mais ce qui va t'être utile c'est le gros mental que tu auras construit, cette grosse connexion avec toi-même.
Et ça, si tu es dans le quantitatif, tu auras juste les gros bras. Si tu es dans le qualitatif, tu auras peut-être les gros bras, mais tu auras surtout et avant tout le gros toi d'une certaine manière.
dans tous les domaines, dans toutes les dimensions, à tous les azimuts d'une certaine manière. Et c'est vraiment là, et comprendre les outils actuels, les outils mécanistes d'appréciation, d'analyse, de validation même.
Quand tu dis finalement Vimov est en train de réécrire la science, c'est vraiment ça. Mais il pousse la science à développer des moyens d'appréciation qui sont différents que les moyens actuels.
parce que les moyens d'appréciation de la validité d'une démarche actuellement ne permettent que de valider le côté quantitatif et absolu. D'ailleurs, on le voit bien, on fait des expériences, il faut des échantillons représentatifs, donc on est dans le quantitatif et pas dans le qualitatif.
Et vraiment, le vrai challenge, c'est aussi de sortir de ça pour entrer dans la validité, la vérité absolue de l'expérience individuelle et qui, dans un certain sens, et ce n'est pas pour tenir un discours anti-scientifique d'une certaine manière, ce n'est pas mon propos, mais l'expérience individuelle qui est la vérité d'une certaine manière.
Ce que je veux dire par là c'est qu'imaginons, on te parle des vertus, de l'exposition au froid et ainsi de suite, et puis toi tu vas rencontrer un ami qui va dire « Ouais, mais bon, j'ai lu des articles, l'exposition au froid, quand à ti, ça n'apporte aucun bienfait, c'est dangereux, ou il y a des risques, et ainsi de suite.
» Mais si toi, tu as expérimenté, c'est-à-dire que tous les matins, par exemple, tu t'es fait une douche froide parce que c'était adapté et que tu as ressenti ce que ça te faisait, tu n'as pas besoin d'avoir un échantillon représentatif de 10 000 personnes pour savoir à quel point ça te fait du bien.
Et je pense que c'est vraiment le challenge actuellement, c'est de savoir rentrer dans l'expérience, la qualité de l'expérience et l'évidence de la qualité de l'expérience. C'est parfait ce que tu nous as dit mon Thierry, c'est pousser à l'expérience, c'est-à-dire que l'information et la théorie on en baigne, on baigne dedans, on baigne dans les dogs, on baigne dans internet, dans Instagram, dans Facebook.
Ce n'est pas ça qui manque, ce qui manque c'est le passage à l'acte, ce qui manque c'est le retour sur l'expérience personnelle du ressenti, comme tu l'as dit. Et il y a une phrase vraiment que j'utilise souvent, c'est on peut douter de tout sauf de ses efforts.
C'est-à-dire qu'on peut douter de tout comme tu l'as dit. On peut douter des analyses scientifiques, des études scientifiques, on peut douter de ce que nous dit notre voisin ou ce que nous dit la personne en train de s'entraîner à côté de nous qui nous dit qu'il faut faire plus de pompes.
On peut douter de tout. On peut même douter d'une vérité qu'on pensait comme acquise. Par contre, la sensation d'effort que vous allez avoir en vous, ce que vous allez éprouver, ça c'est une vérité inaliénable que personne ne peut vous enlever, que personne ne peut toucher.
Et c'est là se cache la vérité. Évidemment la vérité elle est toujours à mettre au pluriel, mais la vérité en nous elle est singulière. Celle-là c'est la nôtre et personne ne peut nous l'enlever, elle n'a pas de prix, on ne peut pas nous l'acheter, on ne peut pas nous la vendre, c'est la nôtre et c'est jouissif quand on la trouve, parce que là on se dit ah merde, je courais toute ma vie après un but qui était extérieur, je me battais contre des ennemis qui étaient extérieurs,
et petit clin d'oeil à la pensée pasteurienne et notre ami Pierre Etchart, et finalement je me rends compte que tout était à l'intérieur, à la fois mes propres démons et à la fois mes forces et si je veux les découvrir, il faut que je passe à l'acte, faut que je me mette dans une certaine forme d'inconfort, faut que je me mette dans une certaine forme de contrainte parce que dans le douillet, rien ne va se révéler comme ça par enchantement.
Il faut que j'aille chercher par moi-même. Et vraiment, moi ce que j'ai trouvé dans cette semaine qu'on a passé tous les deux à enregistrer cette formation, c'est une sorte d'épiphanie personnelle et d'expérience intérieure que je qualifierais de spirituelle parce que pour moi tout ce qui nous reconnecte à la vie en nous est du domaine de la réelle spiritualité.
Hors de toute dogme, hors de toute idéologie, pour moi la spiritualité c'est cette connexion avec la réalité de la vie en nous et cette évidence de la vie en nous. Et cette formation qu'on a filmé tous les deux, elle dépasse, elle explose même les objectifs premiers qui étaient d'abord de passer à la vitesse supérieure.
C'est passer à la vitesse supérieure en vous reconnectant à cette vie en vous qui va vous amener jusqu'au maximum de votre potentiel, le vôtre, pas celui de voisin, pas celui d'un tel qu'on voit à la télé, le vôtre spécifiquement.
Et ça pour moi c'est vraiment exceptionnel, vraiment exceptionnel. C'est clair, on s'est régalé, c'était un grand moment, vraiment très fier de Regain, c'est clair. Bon, écoute Pierre, moi je te remercie de t'être rendu disponible ce soir, je te remercie sincèrement, on est très heureux tous les deux de vous présenter aussi cette formation Regain qui est vraiment le fruit d'une passion chacun pour la vie et le fruit de la somme de nos passions et de la rencontre de nos
passions d'une certaine manière. Donc c'est 1 plus 1, on va faire du Jean-Claude Van Damme mais il a raison, 1 plus 1, ça ne fait pas 2, 1 plus 1, ça fait beaucoup plus que ça et ça fait une formation dont je suis vraiment fana.
On va en reparler de toute façon dans les jours à venir. On va faire un lancement de cette formation, on l'a dit jusqu'à début mars, donc il y a le temps, on va en reparler largement pour que chacun puisse vraiment mesurer tous les bénéfices qu'il peut avoir là-dedans.
Pierre, je te remercie pour ta générosité, je te remercie pour tout ce que tu partages sur ta chaîne YouTube, l'intégrité de ta démarche parce que je t'ai vu exploser littéralement, je t'ai vu exploser physiquement, je tiens à le dire, pour moi Pierre c'est un mutant, mais vraiment, mais tu es un mutant d'abord et avant tout, non pas par la performance brute, mais pour la qualité de ce que tu dégages dans la performance.
C'est-à-dire que tu es 100 % présent à ce qui se passe, c'est époustouflant de te voir évoluer, c'est très inspirant. Merci, merci pour tout ça et merci d'avoir partagé cette formation avec moi parce que c'est vraiment une expérience unique pour moi, on a vraiment vécu une expérience unique.
Thierry, ces mots me touchent énormément, tu sais à quel point ton avis et les mots qui sortent de ta bouche sont importants pour moi parce que je te l'ai souvent dit, mais je te considère comme un grand frère. Tu m'as énormément appris dans cette formation, mais pas que évidemment, je continue de voir à quel point tu es fort et la force, comme j'ai souvent dit, c'est pas que les biscottos, la force c'est avant tout son chemin de vie et je Continue de voir à quel moment tu surmontes les épreuves et ô combien difficiles.
Je ne suis pas épargné. Tu n'es pas épargné et pourtant tu continues ton combat de stoïcien, c'est-à-dire le bien commun, prendre soin des gens, partager, transmettre. Et même si ça change la vie que d'une seule personne, eh bien ça aura valé le coup.
C'est ça qui est beau. C'est cette détermination-là, cette non-résignation de toujours avancer. Et ça, ça m'inspire au quotidien. donc c'est moi qui te remercie vraiment du fond du cœur, vraiment, vraiment. Eh bien écoute Pierre, c'est moi qui te remercie aussi, je te donne rendez-vous, on va se retrouver dans les jours, dans les semaines qui viennent tous les deux, on a pas mal de petites choses à vous proposer, on va vous surprendre, on va se surprendre aussi,
on vous remercie pour votre présence, pour votre écoute, merci de partager cette vidéo, merci de partager et d'expérimenter d'abord parce qu'on enseigne aux autres qu'à partir de ce que nous vivons nous-mêmes, c'est-à-dire, c'est vraiment notre témoignage vivant, c'est notre sculpture vivante et c'est la transformation en nous-mêmes qui peut être source d'inspiration.
Donc, merci à toutes celles et ceux qui se mettent en chemin et merci à toi Pierre pour cette soirée. Merci Montieri, et merci à tout le monde dans le chat pour vos gentils messages tout au long du live.
Merci énormément. Bye bye.
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