Changez d'alimentation ! en évitant les erreurs
Cette vidéo pose les bases d’un changement alimentaire structuré, en partant d’un constat simple : la plupart des personnes qui amorcent une transition vers une alimentation plus vivante ne savent pas dans quel ordre avancer, ni à quelle vitesse. Thierry commence par les légumes, seul point qui ne prête pas à débat selon lui, et explique pourquoi leur forme de consommation, crue, cuite ou en jus, change tout selon l’état de vos intestins.
Le rôle des jus de légumes est détaillé comme solution intermédiaire pour les personnes dont la muqueuse intestinale est enflammée : en supprimant les fibres, le jus permet d’apporter les micronutriments sans surcharger un système digestif fragilisé. Les légumes cuits, eux, conservent les macronutriments et des fibres partiellement dégradées, ce qui les rend plus accessibles dans un premier temps.
Les fruits sont présentés comme un accélérateur de détoxination, puissant mais à manier avec discernement. Thierry distingue les fruits doux, bananes, kakis, pêches, abricots, tolérés même par les terrains fatigués, des fruits acides comme les agrumes ou les kiwis, qui peuvent remettre en circulation les acides stockés dans l’organisme et provoquer une double charge acide si la vitalité n’est pas suffisante.
Les céréales sont identifiées comme le groupe alimentaire le moins adapté à l’espèce humaine, en raison de leurs facteurs antinutritionnels, du gluten et de leur effet sur le biotope intestinal. Thierry propose une transition progressive vers les pseudo-céréales, puis vers les légumineuses cuites, avant d’augmenter la part de fruits au fur et à mesure que le terrain se revitalise. La vidéo se conclut sur la distinction entre détoxination et dévitalisation, deux processus que beaucoup confondent et qui conditionnent pourtant la réussite ou l’échec d’un changement alimentaire.
📑 Au programme de la vidéo
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0:00L’épigénétique et le changement de mode de vieThierry introduit pourquoi le mode de vie prime sur la génétique et ce qui pousse à remettre en cause ses habitudes alimentaires.
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🥦
2:24Les légumes : le seul point sans débatAugmenter la part de légumes est toujours bénéfique, mais la forme de consommation, crue ou cuite, change selon l’état des intestins.
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4:49Jus de légumes : solution pour les intestins enflammésThierry explique pourquoi extraire le jus des légumes permet d’apporter les micronutriments sans les fibres qui posent problème.
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9:39Les fruits : accélérateur à manier avec précautionLes fruits accélèrent la détoxination mais peuvent surcharger l’organisme en acides si la vitalité n’est pas suffisante.
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12:03Les céréales : pourquoi les éliminer en prioritéThierry détaille les raisons physiologiques qui font des céréales le groupe alimentaire le plus problématique pour l’intestin humain.
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14:27L’ordre de transition : légumes, pseudo-céréales, fruitsUne feuille de route concrète pour augmenter progressivement les aliments vivants en fonction de l’état du terrain métabolique.
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16:52Produits laitiers et additifs : ce qu’il faut savoirDistinction entre produits laitiers pasteurisés et fermentés crus, et rappel sur les additifs et sucres raffinés à supprimer.
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21:58Hyper-leucocytose digestive : pourquoi manger cruLa consommation d’aliments cuits provoque une production de globules blancs, signe que l’organisme traite ces aliments comme une agression.
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24:06Distinguer détoxination et dévitalisationThierry décrit les signes qui permettent de savoir si une transition alimentaire va trop vite et abîme le terrain au lieu de le régénérer.
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26:12Récapitulatif et prochaines étapesSynthèse des grandes familles alimentaires et annonce des prochaines vidéos sur la digestion et la gestion du rythme de transition.
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Transcription de la vidéo
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Lire la transcription
Bonjour. À une époque où l'épigénétique s'impose devant la génétique, c'est-à-dire que les conditions du mode de vie de chaque individu prennent le pas sur la donnée à la base de chaque individu, on se rend compte de plus en plus que le mode de vie, dans sa globalité, influence quasiment totalement l'expression de nos gènes et donc la vie que nous allons avoir.
C'est pour ça que nombre d'entre vous rejoignez ce site Régénère parce que vous êtes dans une recherche, dans une démarche de changer votre mode de vie, en particulier en réfléchissant sur votre mode alimentaire, en remettant en cause les choix alimentaires que vous avez transmis, que vous avez reproduits et qui sont la norme actuellement, et qui ne sont peut-être certainement pas les standards normaux pour l'être humain.
Et quand on est dans une démarche de changement alimentaire, alors d'un seul coup, c'est quelque chose d'immense qui s'ouvre devant nous. Comment faire ? Quoi faire ? On n'a plus les codes parce qu'on était jusque-là dans des codes qui étaient des codes de la tradition, de l'habitude, l'habitude familiale, l'habitude culturelle. On avait les diététiciens qui nous rassuraient plus ou moins et puis là on arrive dans une vaste terre inconnue, le terra incognita,
avec un objectif, viser la régénération, le changement, la fatalité, renverser cette espèce de fatalité, de fatalisme qui s'appuie sur nous chaque année, qui fait qu'on courbe la tête et on perd notre vitalité, on est de plus en plus encrouté, de plus en plus fatigué, de plus en plus douloureux, de plus en plus pessimiste et déprimé, ou qu'on a même développé une pathologie lourde, et en même temps, on n'a pas de ligne directrice.
Alors cette vidéo, ça faisait un petit moment que je voulais la faire. Je l'ai préparée avec quelqu'un que je remercie vivement, Éric Darche qui est naturopathe dans le Sud-Est, que je remercie vivement pour son aide, et à deux, on a préparé cette vidéo à partir de son expérience aussi professionnelle pour vous permettre de ne pas faire d'erreur et de viser juste.
De viser juste en sachant que le meilleur prescripteur, ça restera toujours vous. C'est-à-dire qu'il n'y a personne qui puisse connaître exactement vos besoins sinon vous, et ce chemin-là, il faudra le faire.
Cette réappropriation, il faudra le faire. Mais sur ce chemin-là, vous n'êtes pas seul. C'est-à-dire qu'il y a des guides, des lignes de conduite simples que l'on peut mettre en place.
La première ligne de conduite qui est évidente en termes de changement alimentaire, c'est d'insister sur la totale innocuité et le total bénéfice qu'il y a pour tout individu à introduire plus de légumes dans son alimentation.
Les légumes vont apporter énormément de minéraux. Or, nombre d'entre nous sommes extrêmement déminéralisés. L'apport par les légumes, c'est quelque chose qui est toujours positif, quelque chose qui ne peut pas être contesté, c'est l'apport de légumes.
L'apport augmenté de légumes dans un régime alimentaire. Là, c'est le point qui ne va pas poser débat. Alors, sous quelle forme ? Là, par contre, ça devient plus intéressant.
Parce que si on passe en régime crudivore, les consommer sous forme crue, c'est le meilleur moyen d'avoir tous les minéraux disponibles. Tous les minéraux, toutes les vitamines, tous les principes actifs, les phytonutriments qui se trouvent dans les plantes, à partir du moment où on commence à les cuire, on va en perdre une grande partie.
on va perdre ce qu'on appelle les micro-nutriments, c'est-à-dire toutes les vitamines, les minéraux et les phytonutriments, et on va garder les macro-nutriments, lipides, glucides, protides. Ce qui fait que nous sommes en pléthore de macro-nutriments, nous sommes pléthoriques, et en même temps, nous sommes affamés et en carence de micro-nutriments.
Donc si on fait cuire les légumes, on va en perdre une bonne partie. Donc légitimement, on se dit que oui, mangeons des crus. Sauf que là, on se heurte à un problème.
nombre de personnes qui commencent à transiter dans un changement de régime alimentaire ont des intestins extrêmement enflammés. Si les intestins sont extrêmement enflammés, à ce moment-là, la digestion va se faire extrêmement difficilement.
Enflammés, ça veut dire aussi que toutes les fibres des légumes vont venir les agresser. Et c'est là qu'il y a une première sélection à faire en fonction de la connaissance de ses propres besoins et de sa réactivité propre aux légumes crus.
Il y a pour certains pour qui les légumes crus vont passer. En sachant que tous les légumes ne sont pas égaux, il y a les légumes feuilles, salades, verdures, ceux-là ils passent relativement facilement, ce sont des fibres douces. Et puis il y a tous les légumes racines qui ont des fibres beaucoup plus dures, comme la carotte, la betterave, comme toutes les racines.
Par exemple, vous prenez les choux, il va y avoir dans les choux fleurs, il va y avoir les fleurs qui sont relativement faciles à digérer, puis il va y avoir toutes les branches qui seront beaucoup plus difficiles à digérer.
Et là, selon l'état de la personne, ça va plus ou moins passer. et si ça ne passe pas, ça va faire en sorte que la digestion va être moins bonne, on va gonfler, on va enfler, on va avoir des flatulences.
Alors c'est là où il y a le premier distinguo à faire. Intestin enflammé, il ne faut pas manger les légumes crus. Ah oui, mais pourtant c'est le meilleur moyen d'avoir toutes les vitamines et les minéraux.
C'est là où il y a une alternative qui s'offre à nous. Les jus de légumes, parce qu'ils débarrassent les légumes des fibres et qu'en débarrassant les légumes des fibres, on n'a plus ce problème des fibres qui peuvent nous irriter et là, on retire la très grande quantité des minéraux et des vitamines, et légumes cuits pour apporter les macronutriments.
Pour les intestins enflammés, le programme, c'est légumes cuits pour apporter les macronutriments, l'épine, glucides, protéines, et avoir un bol alimentaire suffisant, et des fibres, mais des fibres qui vont être partiellement décomposées par la cuisson déjà et qui seront traitables par l'organisme parce qu'il faut des fibres, on le verra tout à l'heure, et jus pour apporter en très grande quantité les micronutriments et apporter enfin cette minéralité qui est nécessaire.
Pour les personnes qui n'auraient pas les intestins fatigués, alors à ce moment-là, les légumes en cru sont tout à fait acceptables, en sachant toutefois qu'apporter des jus en quantité importante, des jus de légumes, et j'insiste lourdement parce que je vois souvent des faux débats par rapport au jus de fruits, il s'agit avant tout de jus de légumes.
La portion de fruits ne pourrait pas dépasser un tiers. Les fruits c'est à la croque, les légumes c'est en jus, pour ne pas être dérangé par cette sur-quantité de fibres.
Il ne s'agit pas de fuir les fibres, il s'agit de ne pas être dérangé par cette surquantité de fibres. Il y a une chose qu'il faut savoir préalablement, c'est que quand on va changer de régime, il va y avoir des bouleversements dans notre corps. Le premier, c'est que nous avons un biote intestinal, c'est-à-dire un ensemble de bactéries dans notre intestin grêle et dans notre côlon, qui est adapté au régime que nous suivons depuis des années.
Si on change d'un seul coup, il va y avoir une perturbation. C'est-à-dire que pendant un temps, notre biote intestinal n'est pas adapté à la décomposition et à l'assimilation des produits. Alors, si on se contente d'enlever des produits, ce n'est pas grave.
Si on en rajoute une nouvelle classe qu'on n'avait jamais consommée, il va y avoir des réactions. Ces réactions peuvent être des réactions de diarrhée ou, à l'inverse, de constipation.
C'est pour ça que nombre de personnes qui changent de régime me disent « Je ne comprends pas, je mange des fruits et des légumes et je suis constipé. » Oui, ton biotestinal n'est pas adapté. Ça peut être aussi des défauts d'assimilation, des fermentations négatives.
Et donc, ces défauts d'assimilation vont faire qu'on va surmanger parce qu'on a toujours faim, toujours faim, toujours faim, toujours faim. C'est le temps que le biote intestinal s'adapte. Et c'est pour ça que dans tous les cas, on gagne à y aller progressivement pour permettre une adaptation progressive de ce biote intestinal. Quand il s'agit d'enlever un aliment, ce n'est pas un problème.
Quand il s'agit d'en rajouter de façon massive une classe, mais il faut savoir qu'il va y avoir un temps d'adaptation pour le corps et c'est important de l'intégrer. Donc les légumes sont toujours bons.
Pourquoi ? parce qu'ils apportent des minéraux en très grande quantité. Pour avoir ces minéraux, il faut les prendre sous forme crue. Et pour les prendre sous forme crue, si on a les intestins enflammés, la seule solution adaptée, c'est l'extracteur de jus qui est un moyen fabuleux d'apporter cette minéralité.
Légumes cuits, cuits à la vapeur le plus simplement pour avoir l'apport de fibres et de macronutriments. Et si les intestins ne sont pas trop enflammés, les légumes crus en salade, en sachant que les fibres seront plus dures à digérer dans les légumes racines, sont bien adaptées.
Ensuite, quand on pense à l'aliment, on pense dans l'ordre le plus légitime pour le commun de notre consommation, moi je pense aux fruits. Immédiatement je pense aux fruits. Si vous venez sur ce site aussi, c'est parce que vous avez entendu parler de frugivorisme et vous avez entendu parler de fruits.
Alors les fruits, c'est une classe à part par rapport aux légumes. L'image que je prends souvent, c'est de dire que les légumes, Ce sont les constructeurs. Avec les minéraux, ils apportent des éléments de construction au corps, des briques de construction.
Les minéraux sont essentiels dans la construction des tissus, sont essentiels dans le fonctionnement du système nerveux. Et les fruits, à l'inverse, vont être plutôt nourriciers et nettoyeurs.
Pourquoi ? Particulièrement parce que dans les fruits, il y a trois classes de fruits. Il y a les fruits acides, les semi-acides et les fruits doux. Les semi-acides et les acides contiennent ce qu'on appelle des acides faibles.
Ces acides faibles sont des acides qui n'ont rien à voir avec les acides forts qu'on va retrouver dans des produits comme les produits céréaliers ou la viande, mais qui ont la propriété de venir désagréger tous les dépôts de toxines qu'il peut y avoir dans le corps.
C'est pour ça que les fruits acides et semi-acides vont avoir à la fois des avantages et des inconvénients. Avantages, ils vont permettre de nettoyer le corps d'une manière qu'aucun autre produit ne pourra permettre.
C'est pour ça que je dis toujours qu'une détoxination profonde passe à un moment ou à un autre par une bonne dose de fruits acides ou semi-acides. Oui, mais ces acides qui font ce travail dans le corps, ces acides volatiles doivent être oxydés, principalement par la respiration.
Sinon, on s'acidifie avec ces fruits. La respiration tient compte de notre vitalité. Plus un individu va être en vitalité, plus il va avoir une capacité à tolérer ces acides faibles des fruits et à les utiliser à bon escient, c'est-à-dire pour le nettoyage, et moins il va avoir de vitalité, plus ces acides vont se retourner contre lui, et ils vont doublement se retourner contre lui.
Pourquoi ? Parce que ces acides non seulement portent leur charge acide faible en eux-mêmes, mais en plus vont venir remettre en circulation tous les acides qui étaient disposés dans l'organisme, qui étaient stockés dans l'organisme.
Et donc finalement, on se retrouve avec une double charge acide. C'est pour ça que les fruits, pour moi, c'est toujours l'image, la pédale d'accélérateur, la pédale d'accélérateur de la détoxination et qui est à manier avec prudence.
En sachant que dans les fruits, il y a les fruits doux qui contiennent très peu d'acide, qui sont très nettoyants, qui ont surtout des fibres qui sont très douces pour les intestins, je pense aux bananes, je pense aux kakis, je pense aux figues, je pense aux abricots, je pense aux pêches, je pense aux brugnons, tous ces fruits qui sont très doux pour les intestins et qu'on pourra introduire
très très rapidement. Par contre, quand on commence à passer dans les mi-acides, les cerises, les fraises, ou les acides, les agrumes, les kiwis, les ananas. Alors là, il faut vraiment connaître sa vitalité parce qu'on a tout fait de s'acidifier.
Et on y viendra en fin de vidéo, arriver à distinguer détoxination et dévitalisation. Donc les fruits... Comment savoir si finalement on réagit bien ou pas aux fruits ? Et si les fruits et acides sont adaptés pour nous ?
Il y a le test de la vitalité. Si, après un repas de fruits, vous avez froid, vous avez sommeil, si vous sentez un désagrément quelconque, c'est mauvais signe.
C'est ce que vous en avez consommé trop, ou qu'ils étaient trop acides, ou pas assez mûrs, et en tout cas qu'ils ne sont pas adaptés pour vous. Et ça, c'est un guide.
On ne doit pas se sentir mal après un repas. On ne doit pas avoir froid. Si on a froid, c'est très mauvais signe. C'est-à-dire que les acides faibles qui sont libérés, on n'a pas la capacité de les métaboliser et de les transformer.
Donc ça, c'était pour les fruits acides. Si on surconsomme des fruits acides, on peut se retrouver avec un phénomène de déminéralisation parce que ces acides faibles qui sont libérés par les fruits et qui ne sont pas neutralisés par la respiration et par notre activité, et donc l'activité physique est primordiale là-dedans, il est beaucoup plus facile d'être adapté à des fruits quand on a une forte activité physique, plus les acides qui sont libérés par l'action de ces acides faibles vont venir pomper des minéraux dans le corps et on
peut se retrouver en état de déminéralisation parce qu'on est allé trop fort sur les fruits. Ce n'est pas une façon de discréditer les fruits, au contraire, je suis quelqu'un qui se nourrit énormément de fruits, sauf que je sais qu'il faut les introduire à bon essayant et à la vitesse qui est adaptée au corps de chacun et à l'état du terrain métabolique de chacun.
Ensuite, quand on pense à l'alimentation, on va se dire... Les céréales, c'est tout simple. S'il y a bien quelque chose qu'il faut focaliser, c'est bien les céréales. C'est pour moi le poison absolu de l'humanité.
La céréale est le produit le moins adapté qu'on puisse imaginer à l'espèce humaine. Il y a énormément de facteurs anti-nutritionnels dans la céréale. Finalement, dans la céréale, le seul intérêt, c'est qu'on peut la conserver longtemps.
Et qu'on peut la conserver longtemps, un petit peu, comme du caoutchouc par exemple, qui reste stable. L'image du caoutchouc, elle n'est pas pour rien, sachez, parce que dans les céréales, il y a un phénomène qu'on appelle la glu, le gluten. Et ce gluten, il est lié à une double liaison soufre.
Il y a deux atomes de soufre qui sont liés ensemble par une double liaison. C'est ce qu'on retrouve exactement dans la structure des pneumatiques qui leur donne toute leur résistance. Les céréales sont des longues chaînes de sucre qui sont très difficiles à décomposer, qui vont venir tapisser notre intestin, déséquilibrer toute notre biote intestinale, qui vont venir causer des fermentations, de l'acidification. Et s'il y a bien un aliment à supprimer en priorité, pour moi, ce sont les céréales.
Contrairement à la tendance souvent qui est de passer au crédivorisme en passant au végétarisme, pour moi, le premier truc à cibler, la cause majeure de dysfonction dans le corps humain, c'est d'abord et avant tout les céréales. En sachant que tous les amidons ne se valent pas, dans les céréales, il y a les céréales à gluten, et puis il y a les pseudo-céréales comme le riz et la quinoa qui ont déjà des chaînes beaucoup plus courtes, qui ont moins d'inconvénients que le seigle,
le blé, l'avoine par exemple. Ensuite, il y a les légumes amidoneux comme la pomme de terre ou la châtaine qui sont là des chaînes beaucoup plus courtes, qui seront beaucoup plus digestes par notre corps. Parce qu'il faut bien comprendre que les sucres complexes qu'on trouve dans les céréales et dans les amidons, ce sont des longues chaînes de sucre simple.
Les sucres simples, ce sont ceux qui composent les fruits. Ces longues chaînes, il faut pouvoir les digérer. Pour les digérer, il nous faut suffisamment d'enzymes.
Nous ne sommes pas équipés pour digérer tous ces produits-là. Les amidons complexes, des céréales en particulier, vont venir nous acidifier, vont venir déséquilibrer complètement notre biote intestinale et congestionner le corps. Donc c'est pour moi un des produits phares à éliminer, remplacé progressivement par d'abord des légumes amidonneux, peut-être d'abord par des pseudo-céréales sans gluten, puis ensuite, progressivement, par des légumes amidonneux,
puis ensuite essayer de voir comment ça passe avec les fruits. Et là, ça peut être une transition. C'est-à-dire qu'en premier lieu, on augmente les légumes sous forme de jus, sous forme de légumes cuits, sous forme de salades.
Ça, on peut toujours le faire. Tout le monde y gagne, absolument. Ensuite, au fur et à mesure qu'on diminue les céréales et qu'on passe aux pseudo-céréales et qu'on passe aux légumes cuits, on augmente la proportion de fruits parce qu'en même temps, le corps sera en train de se revitaliser.
Sa capacité à traiter les fruits, le sucre des fruits, les acides faibles dans les fruits va augmenter. Qu'est-ce qu'il y a à éviter ? Les produits laitiers pasteurisés. Je fais la distinction entre produits laitiers pasteurisés et non pasteurisés parce qu'on s'est rendu compte que les produits non pasteurisés fermentés, c'est-à-dire dans lesquels le lactose et la caséine auraient été entièrement digérés par des bactéries, je pense à des formes de yaourts à très longue fermentation, pourraient,
si la personne n'a pas une barrière intestinale qui est en trop mauvais état, être plus bénéfiques que négatifs pour le corps. Mais on va commencer avec le cas des produits laitiers pasteurisés. Les produits laitiers pasteurisés sont extrêmement déminéralisants, extrêmement décalcifiants, extrêmement acidifiants.
Nous ne sommes pas faits pour consommer cette grosse quantité de protéines dénaturées par la cuisson qui plus est, qui vont amener à énormément de phénomènes allergiques. Tous les problèmes ORL sont liés à la consommation de produits laitiers.
Toutes les congestions au niveau de la tête sont liées à la consommation de produits laitiers. Et donc, ça aussi, ça fait partie des éléments qu'il faudrait rayer de la liste immédiatement. Pour les produits laitiers fermentés au lait cru, il semblerait que selon les individus, il puisse y avoir une tolérance.
Sauf qu'on est loin maintenant des conditions de fermentation initiales qui étaient, par exemple pour les yaourts, des longues fermentations qui duraient plus de 24 heures, et que finalement, on se retrouve avec des produits qui ne sont que très partiellement fermentés.
La caséine du lait, cette longue protéine, n'est que partiellement décomposée. si la muqueuse intestinale est perméable, ce sont des notions qu'on développe dans d'autres vidéos, si la muqueuse intestinale est perméable, ces macroprotéines vont passer dans la circulation sanguine et vont venir intoxiquer tous les autres organes, conduisant à des réactions auto-immunes de protection contre ces molécules étrangères.
Donc, dans l'absolu, les produits laitiers à éviter, bien que pour les personnes qui auraient de bonnes barrières intestinales et qui utiliseraient des produits laitiers fermentés crus, l'apport en bactéries, en bonnes bactéries, puisqu'ils sont fermentés, pourraient être intéressants.
Ensuite, additifs alimentaires, colorants, sucres raffinés, autant de poisons que nous a portés notre vie moderne et qui peuvent être supprimés dès le départ. Alors, qu'est-ce qu'il nous reste finalement ? Ce qu'il nous reste, c'est manger le plus cru possible.
Oui, mais le plus cru possible en fonction de nos possibilités. Qu'est-ce qui peut limiter ça ? C'est l'état d'inflammation de nos intestins. Si nos intestins sont extrêmement enflammés, les légumes crus, on aura du mal, sauf en jus.
Manger le plus cru possible. Oui, des fruits, oui, mais à condition que notre vitalité nous permette de bien tolérer les fruits, en sachant aussi que dans les fruits, il y a différentes classes.
Il y a les fruits doux qui seront toujours très bien tolérés, ou relativement bien tolérés, et qu'à l'inverse, il y a les fruits acides ou semi-acides qui vont être difficiles à métaboliser pour des personnes qui sont fatiguées.
Ensuite, je voulais insister sur le sort que l'on doit faire aux produits gras. Il y a une branche de la diététique moderne qui a tendance à bannir les produits gras. Il faut bien comprendre que dans notre corps, nos deux moyens de protection contre les attaques acides, c'est les minéraux et le gras.
Les minéraux viennent littéralement neutraliser les acides et le gras protège nos tissus, le cholestérol est le protecteur numéro un du corps. La campagne anti-cholestérol qui est menée depuis des années est certainement l'une des actions contre la santé la plus importante.
Le cholestérol est produit à dessein par l'organisme. Les acides gras sont essentiels pour la construction des membranes, pour la protection de notre corps contre les attaques acides. Donc il est important dès le départ d'avoir un apport de gras suffisant.
C'est là où on voit comment on peut jouer, comment on peut balancer tout cela. On se rend compte que pour les personnes qui sont en grande fatigue, qui ont une vitalité faible, qui n'ont pas une très bonne tolérance des fruits, au contraire, les acides gras pour eux vont être très importants.
Quelque part, on se retrouve souvent avec des gens qui commencent leur début de transition alimentaire en ayant beaucoup de légumes sous forme de jus, sous forme cuite à la vapeur, un peu de fruits et pas mal de produits gras, et qui petit à petit vont diminuer leurs produits gras et augmenter leurs fruits.
Pourquoi ? Parce que ces produits gras, qui sont à l'origine de la plupart des hormones, des hormones surrénaliennes en particulier, sont nécessaires quand les personnes sont en sous-vitalité, fatiguées, épuisées, déprimées. Et donc cet apport en produits gras n'est absolument pas négligé. Qu'est-ce que j'avais noté aussi ? Pourquoi manger cru ?
Il y a des tas de raisons. La première et la plus évidente, c'est qu'il y a une réaction au niveau de l'organisme. C'est ce qu'on appelle l'hyperleucocytose digestive. C'est-à-dire que quand on consomme des produits cuits, immédiatement il y a une production de globules blancs.
Une importante production de globules blancs. Les globules blancs sont les agents de défense du système, ce qui nous prouve que cette alimentation n'est pas adaptée. Donc l'objectif ?
Manger cru le plus possible, oui, mais en tenant compte de là où on en est et en mettant en place progressivement les étapes qui vont nous permettre, petit à petit, d'y être parfaitement adapté à ce carburant-là.
Ce carburant qui n'est pas un carburant concentré, ce carburant qui demande une grande force digestive pour être complètement assimilé, et c'est là où finalement on va pouvoir se retrouver avec le problème de la digestion. Il y a énormément de personnes qui ont une digestion qui est très parcellaire.
Et donc si on digère mal, cette transition vers un régime cru peut être plus délétère qu'autre chose si elle est faite trop rapidement. Pourquoi ? Parce que la digestion c'est à la fois l'acide chlorhydrique qu'on a dans notre estomac, mais c'est aussi toutes les bactéries que nous avons dans nos intestins qui, je vous le dis, sont spécifiques en régime alimentaire, et si nous n'avons pas les bactéries nécessaires pour décomposer les fibres complexes qu'on va trouver dans les légumes par exemple,
ou l'apport de fibres supplémentaires qu'on va trouver dans notre alimentation crue, on va se retrouver à manger beaucoup et à assimiler très peu. En ce sens, l'alimentation moderne est une alimentation ultra-cuite dans laquelle les fibres sont prédigérées et qui est par certains côtés plus facile à assimiler.
Et c'est pour ça que je voudrais aussi attirer votre attention sur la notion de détoxination et de dévitalisation. Parce que qu'est-ce qui se passe ? Quand on change de régime alimentaire et qu'on apporte enfin des éléments vitalisés au corps, c'est-à-dire des fruits et des légumes chargés d'énergie, d'énergie lumineuse qui leur a permis de pousser, chargés de toute la vitalité, il va y avoir deux phénomènes concomitants.
Premièrement, il y a moins d'énergie qui est dépensée pour la digestion parce que ce sont des aliments pour lesquels nous sommes naturellement faits. et la digestion va se faire très facilement. Donc, plus d'énergie qui peut être consacrée au nettoyage.
Qui plus est, ces produits vont apporter énormément d'éléments vitaux, des vitamines, des minéraux qui vont permettre le nettoyage. Et donc, on parle souvent de crise de détoxination, c'est-à-dire des moments où sortent les produits toxiques. Sauf qu'une crise de détoxination, comme son nom l'indique, c'est une crise.
Et une crise, ça dure quelque temps, ça ne dure pas tout le temps. Et c'est là où je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui ne savent pas voir l'alerte. C'est-à-dire que si quelqu'un se met à manger cru, d'un seul coup, au début, on va voir disparition de tous les symptômes. Et puis, petit à petit, elle commence à avoir la peau sèche, elle commence à avoir des troubles nerveux, des spasmes, des difficultés digestives,
des troubles de l'humeur, de la frilosité, des cheveux qu'elle commence à perdre en quantité. Là, c'est le signe caractéristique que la transition a été beaucoup trop rapide, que le biote intestinal n'est pas adapté et qu'il ne permet pas à la personne de tirer tous les éléments vitaux de son alimentation et qu'elle est en train de se dénutrir et de se dévitaliser.
Une crise de détoxination, ça dure peu de temps, et après on se sent mieux. Une crise de détoxination, c'est une sortie de matière. Pendant 15 jours, pendant 3 semaines, pendant un mois, on va faire sortir du mucus, on va avoir une éruption de boutons, on va avoir une élévation de la fièvre.
Ça, c'est une crise de détoxination. Par contre, quand on commence à perdre ses cheveux par poignée de façon chronique, quand on commence à avoir des problèmes au niveau des dents, quand la peau commence à être sèche.
Ça indique simplement que nous n'avons pas encore rétabli les conditions propres à tirer toute la matière de l'alimentation crue qui est idéale pour nous dans l'absolu, mais qui n'est pas idéale dans ce moment-là.
On n'est pas dans un absolu mentalisé, on est dans de la pratique. Et à ce moment-là, ça indique quoi ? Ça indique qu'il faut y aller plus progressivement, qu'il faut avoir une transition qui soit plus douce, qu'il faut réintégrer des aliments qui ne sont certes pas les plus adaptés mais qui sont les plus adaptés actuellement pour nous parce qu'ils nous assurent d'être nourris et ne pas courir vers cette dévitalisation qui est trop importante chez les nombreux de crudivores et qui fait que certaines personnes disent
ensuite que ça ne marche pas et concluent que ce n'est pas une erreur. C'était une question de tempo, de chronologie et de rythme. mettre en place les conditions qui vont faire que dans quelques mois, dans quelques années, dans quelques dizaines d'années, le corps sera rétabli dans sa fonction normale et pourra tirer parti d'une nourriture qui est idéalement faite pour lui, basée sur les fruits et les légumes.
Ça, ça demande un préalable. Et c'est pour ça que changer d'alimentation, ça demande ces quelques guides. Ça demande ces quelques guides par rapport à la digestion. On va faire plusieurs vidéos sur la digestion, comment booster la digestion, comment améliorer la digestion.
Ça demande ces quelques guides pour savoir pourquoi les légumes, par exemple, peuvent ballonner une personne, simplement parce qu'elle n'a pas les bactéries pour cela, et à ce moment-là, il s'agit de les consommer cuits ou en jus pour éviter les fibres, le temps que tout le biote intestinal se remette en place.
Pourquoi est-ce que les fruits peuvent faire énormément de bien ou énormément de mal, comme tout outil très puissant, c'est la pédale d'accélérateur de votre voiture qui va vous permettre d'accélérer dans le sens de la détoxination, sauf que si on appuie en permanence sur la pédale d'accélérateur, à la fin, on se prend le mur.
Il faut aussi connaître la pédale de frein. La pédale de frein, c'est tout ce qui est légumes cuits, c'est les légumes dans l'absolu, c'est les matières grasses aussi, qui elles, sont très facilement assimilables, qui vont venir désenflammer la muqueuse intestinale et permettre que l'état d'inflammation globale du corps se diminue.
Il faut savoir aussi que dans les matières grasses, il y a énormément de vitamines et de minéraux. Il y a beaucoup de vitamines liposolubles qui se trouvent exclusivement dans les matières grasses, et donc apporter cet apport-là aussi est essentiel.
Une autre remarque aussi, et je sais que ça surprend parfois beaucoup de personnes, vous avez remarqué que je n'ai pas parlé des produits animaux. Or, c'est vrai que quand on parle de crudivorisme, tout de suite on se dit que la première des choses dans une réforme alimentaire c'est de supprimer les produits animaux.
À titre personnel, je ne suis pas d'accord. Je pense que le plus gros poison pour l'homme en termes alimentaires, ce sont les céréales, et je le constate.
C'est pour ça que diminuer les produits animaux dans une démarche éthique et dans une démarche de santé, ça paraît tout à fait raisonnable. Par contre, il faut connaître les besoins spécifiques de l'individu.
Les produits animaux, on est adapté pour en consommer une petite quantité. On peut choisir éthiquement de ne pas en consommer, sauf qu'il va falloir par ailleurs trouver les ressources en termes d'énergie pour compenser ça. Pour certains, c'est tout à fait possible, pour d'autres, cela ne l'est pas.
C'est pour ça que tous ces choix-là, il ne faut pas les faire de manière idéologique, mais de manière pragmatique, réellement pragmatique. Au final, on se retrouve avec des légumes qui sont toujours bons pour tout le monde, des fruits à manier avec précaution, des céréales qui sont le poison et qu'il faudrait viser à supprimer progressivement, des produits laitiers qui sont sujets à bien trop de caution pour qu'on puisse s'y intéresser, des produits animaux qui peuvent être essentiels pour certaines personnes et qui peuvent être extrêmement délétères
pour d'autres. La consommation actuelle de produits animaux est délirante, surtout qu'on les consomme cuits, dénaturés, que les animaux viennent de conditions d'élevage qui sont absolument inacceptables, concentrationnaires à la fois pour les animaux et même inacceptables en termes de qualité des produits qui vont être apportés dans l'absolu.
Mais ce n'est pas le premier des problèmes et qu'un végétarisme mal pensé peut être extrêmement malvenu pour un individu. Là aussi, ça demande des étapes et on fera des vidéos là-dessus.
On se retrouve avec la distinction essentielle à faire entre détoxination et dévitalisation. Je vois trop souvent des gens en dire « Ah mais ça c'est la détox, ça c'est la détox... » On ne détoxine pas pendant des 6 mois, 1 an. La détoxination, ça va par coup, puis ça revient, puis on retrouve de la vitalité et on voit que c'est positif.
Si ce n'est pas le cas, il s'agit de remettre à plat les choix qui ont été faits, la vitesse, la transition, le rythme, pour faire les bons choix. On n'est pas dans une idéologie, on n'est pas dans une course.
Ce n'est pas à qui va manger le plus de fruits, à qui va être le plus cru, c'est à qui va répondre le mieux aux besoins de son organisme. J'espère qu'au travers de toutes ces vidéos et de toutes les vidéos que vous allez découvrir sur ce site, vous allez pouvoir vous bâtir une compréhension de vos réactions propres et être votre propre prescripteur parce qu'il n'y a que comme ça que ça peut marcher.
C'est réapprendre à écouter les signes de notre corps, se les réapproprier, permettre de les décortiquer d'une certaine manière, en tirer des conclusions et agir.
On fait un pas dans un sens, on se rend compte que ce n'était pas le bon choix, on fait machine arrière, on fait un pas dans l'autre sens. On ajuste, on ajuste en permanence, en sachant que les besoins du corps sont en perpétuelle évolution.
C'est pour ça que c'est un travail de ressenti permanent, d'adaptation permanente, et c'est la découverte de la régénération. Je vous souhaite un bon début d'aventure dans la modification de vos conditions, du mode de vie.
On n'a parlé que de l'alimentation, on va aussi parler de tout le mode de vie en général. Bonne régénération !
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