Retour aux contenus
Vidéos publiques

Ces microbes qui nous gouvernent

Author Photo
L'équipe RGNR
13 vues • Publiée le 05/06/2015

Si nous partageons 99,9 % de notre patrimoine génétique, comment expliquer des différences aussi marquées de comportement, de morphologie ou de susceptibilité aux maladies ? Thierry pose cette question en ouverture et y apporte une réponse que la biologie conventionnelle a longtemps ignorée : le microbiome. Nos microbes sont au moins dix fois plus nombreux que nos propres cellules, et nous n’avons en commun avec les autres humains que 10 % de leur patrimoine génétique, contre 99,9 % pour le nôtre.

La vidéo détaille comment ce microbiote se constitue dès la naissance, selon que l’enfant naît par voie basse ou par césarienne, et comment il évolue durant les quatre ou cinq premières années de vie. Thierry aborde les transplantations fécales et les expériences menées sur des souris et des humains, qui montrent qu’un changement de microbiote intestinal peut modifier l’orientation sexuelle, le poids, l’état dépressif ou la présence de maladies auto-immunes. Il cite notamment le Human Microbiome Project américain, qui a suivi l’évolution du microbiote sur de très larges cohortes.

Un passage important est consacré aux antibiotiques et à leur impact sur le développement du microbiote chez l’enfant : chaque cure provoque une régression brutale de la flore, avec des conséquences durables. Thierry élargit ensuite aux autres agressions quotidiennes, stress, savons, produits d’entretien, aliments transformés et stérilisés, qui appauvrissent la diversité microbienne et fragilisent l’immunité.

La dernière partie propose une logique pratique : nourrir son microbiote plutôt que de se nourrir directement. Cela passe par des aliments bruts, non transformés et biologiques, consommés le plus frais possible, et par une réduction des produits qui détruisent le biofilm cutané et intestinal. Thierry conclut en signalant l’explosion des publications scientifiques sur le sujet, signe que la recherche entre dans une nouvelle phase de compréhension du vivant.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

Lire la transcription

Bonjour ! Je ne sais pas vous, mais moi, il y a une question qui m'a longtemps surlupiné. Je me disais, on vient de me dire que nous avons 99,9 % de patrimoine génétique commun les uns avec les autres, nous, humains. Alors, comment se fait-il qu'on ait de telles différences ? De telles différences, non pas dans la Constitution, on a tous un cœur, un foie, on a des poumons, on a des bras, on a deux bras,

on a deux jambes... Ce côté-là, effectivement, il y a des similitudes. Mais comment se fait-il qu'on ait de telles différences au niveau du comportement, des affinités, des attirances, du comportement psychologique, des développements de maladies ultérieures, de pathologies ultérieures ?

Comment se fait-il qu'on ait autant de différences alors que nous avons 99,9 % de notre patrimoine génétique qui est commun ? Donc ça veut dire que la génétique ne détermine pas tout. si on a tellement de similarités, comment il y a-t-il autant de manifestations différentes ?

Il se trouve que j'ai réalisé il y a quelque temps qu'on avait oublié quelque chose. On avait oublié quelque chose de fondamental. Effectivement, la génétique est importante dans le développement de nos caractères premiers humains.

Et effectivement, nous avons 99,9 % de notre patrimoine génétique en commun. Mais on avait oublié un grand absent. C'est ce qu'on appelle les microbes. Les microbes, qu'est-ce que c'est ? Les microbes, c'est un mot générique qui désigne tout ce qui n'est pas observable à l'œil nu.

Qu'est-ce qu'un microbe ? C'est quelque chose qui ne peut être observé qu'avec un microscope. Dans les microbes, qu'est-ce qu'on va avoir ? On va avoir les bactéries, les archéas, on va avoir les champignons, on va avoir les levures, on va avoir les algues, on va avoir les protozoaires, selon qu'il y a un noyau cellulaire ou pas.

Et cet ensemble-là, qui est présent dans le corps, on l'avait longtemps ignoré. Quand on parle de génétique, on dit qu'il y a à peu près 20 000 gènes dans l'humain, 20 000 gènes codants, dans le microbiome, c'est-à-dire dans l'ensemble des microbes qui composent le corps humain, il n'y en a pas 20 000, il y en a entre 2 et 20 millions.

De la même manière, des microbes dans le corps humain, il y en a au moins 10 fois plus que le nombre de nos cellules. C'est pour ça qu'on a complètement ignoré la présence de ce microbiome.

Et le plus intéressant là-dedans, c'est qu'effectivement nous avons entre nous 99,9 % de patrimoine génétique en commun au niveau cellulaire. Par contre, si on s'intéresse au patrimoine génétique de nos microbes, combien est-ce qu'on a en commun ?

Pas plus de 10 %. Est-ce que ça ne serait pas là où il y a la clé des compréhensions de nos comportements divers, de nos expressions diverses et de nos caractères divers ? Vous allez me dire que c'est une pure supposition.

Attendez... On sait très bien que ces microbes, à l'échelle du corps, champignons, levures, bactéries en grande partie, ne sont pas les mêmes dans les différents endroits du corps. Il y a une population bactérienne microbienne propre aux intestins, il y a une population bactérienne microbienne propre à la peau, il y a une population bactérienne microbienne propre aux vagins pour les femmes, il y a une population microbienne propre aux cuirs chevelus, et il y a,

un petit peu comme dans des régions du globe, on a différentes populations dans différents coins de la planète, là c'est exactement la même chose. On a différentes populations de bactéries à différents endroits de notre corps. Ce dont on s'est rendu compte, c'est que ce développement bactérien chez l'humain commence au moment où la mère accouche et que les conditions de naissance vont déterminer énormément de la nature de ce biote, de ces microbes qui vont aller sur l'enfant.

Selon que l'enfant soit né par voix basse ou par césarienne, cela va tout changer. S'il est né par voix basse, il hérite d'une grande partie des microbes de sa mère.

C'est pour cela que je dis souvent, quand on veut voir le comportement, le caractère psychologique d'un enfant, allez voir la mère. Si la maman était dépressive, et on va le voir ensuite, il y a beaucoup de chances que l'enfant hérite d'un microbiote intestinal qui va pouvoir conduire à la dépression.

Si la maman était obèse, il y a toutes les chances que l'enfant devienne obèse parce qu'il aura un microbiote qui sera orienté d'une manière à le rendre obèse. Vous me direz que c'est pure supposition.

Non, ce n'est pas pure supposition, parce qu'on l'a testé, on l'a validé. On a pu tester qu'en faisant des modifications dans le biote intestinal de souris mais aussi d'humains, on a mené à des changements radicals de comportement biologique et psychologique.

On sait très bien qu'on peut orienter l'attirance sexuelle des souris, par exemple, simplement en changeant leur microbiote intestinal. On prend des souris et on peut les faire être attirées par des mâles ou par des femelles en fonction de la composition de leur microbiote intestinal.

On sait très bien qu'on peut rendre des souris obèses ou maigres en échangeant leur microbiote intestinal. C'est ce qu'on appelle l'implant fécal. La technique des implants fécaux consiste à prendre des selles d'un animal, par exemple, qui développent certains caractères psychologiques ou morphologiques, et à les implanter sous forme de lavements.

je n'imagine pas les lavements à une souris mais bon, ça doit être fait comme ça, et de les implanter à une autre souris et de voir ce qui se passe. Et cette souris développe les caractères de la première souris.

Ça a été utilisé sur les humains, c'est de plus en plus utilisé sur les humains avec des résultats extraordinaires en ce qui concerne l'obésité, en ce qui concerne la dépression, en ce qui concerne les problèmes d'inflammation au niveau du tube digestif et en ce qui concerne le diabète particulièrement.

Mais il y a de plus en plus d'essais aussi qui sont faits sur énormément de maladies auto-immunes. Et c'est bien là, un petit peu, le nerf de la guerre. Est-ce qu'on ne se serait pas trompé en allant chercher le tout génétique au niveau cellulaire, en sachant que la majorité de ce qui nous détermine n'est pas cellulaire mais bactéria ?

C'est exactement ce que la science moderne nous montre. C'est aussi ce que notre expérience, à nous, permet de prouver. Parce que nous savons très bien que ces bactéries sont complètement déterminées par l'environnement que nous leur fournissons. Et en particulier quand on parle des bactéries du tube intestinal qui sont si importantes parce qu'elles déterminent exactement la production des neurotransmetteurs, elles déterminent l'assimilation, l'utilisation de la nourriture, elles déterminent la production d'énormément de produits pro- ou anti-inflammatoires,

elles déterminent l'utilisation que nous allons faire de nos ressources tout au long de la journée, on s'est rendu compte que les populations étaient très orientées par l'alimentation que nous avons.

Alors je vous disais, il y a des grosses différences selon que l'enfant est né par voie basse ou par césarienne. S'il est né par voie basse, il hérite du biotope de sa mère. S'il est né par césarienne, il hérite de ce qu'il y a dans l'environnement.

C'est ce qui fait d'ailleurs qu'il y a un médecin qui racontait récemment que sa femme avait été obligée, malgré l'accouchement à la maison, et l'accouchement par voie basse bien sûr, et puis il y a eu un problème comme ça peut arriver parfois lors des accouchements, ils ont été obligés de foncer à l'hôpital et ils ont été contraints à opérer une césarienne sur sa femme.

Et au moment où l'enfant est né, il a plongé ses doigts dans le vagin de sa femme et il a sorti toutes les sécrétions vaginales qu'il pouvait avoir pour en enduire l'enfant, pour lui apporter ce microbiote, ces bactéries qui sont propres à sa famille, à sa lignée, et qui déterminent qu'il va être, au niveau résistance aux maladies, système immunitaire. Parce que notre premier système immunitaire, je le dis toujours, c'est notre biotope intestinale,

c'est notre biotope cutanée, C'est toutes les bactéries qui séjournent à la surface de nos muqueuses parce que tout ce qui rentre en nous doit passer par ces fameuses muqueuses. Et avant ces muqueuses, qu'est-ce qu'ils rencontrent ?

Ils rencontrent ces bactéries. Ces bactéries ont la capacité de transformer, de s'approprier, de détruire, d'annihiler, de transformer et de nous protéger contre tous les éléments pathogènes qui peuvent arriver de l'extérieur.

Elles ont aussi la possibilité de produire énormément de nutriments, de les transformer et de les rendre biodisponibles pour l'humain. Alors, que se passe-t-il au cours de notre vie ? C'est là où c'est vraiment intéressant.

On se rend compte que dans les premiers temps, jusqu'à 4-5 ans, le microbiote intestinal de l'enfant varie énormément. Il y a un projet qui a été lancé aux États-Unis il y a quelques années qui s'appelle The Human Microbiome Project qui consistait à étudier le microbiote intestinal particulièrement d'un très grand échantillon d'humains, je ne sais plus combien il y en avait, 8 000 ou 10 000 personnes et particulièrement d'enfants très jeunes.

Et on voyait l'évolution des microbiotes en fonction de l'âge. Et on s'est rendu compte que durant les 4 ou 5 premières années de vie, ce microbiote-là est en changement constant. Ensuite, il est relativement stable, il est installé relativement stable, mais durant les 4 ou 5 premières années de vie, il est relativement constant.

Et ce dont on s'est rendu compte, c'est l'impact que pouvait avoir la prise de produits qui allaient contre ce biote intestinal. des produits qui vont contre ce biote intestinal. Tu veux nous parler de toxiques dans l'alimentation, tu veux nous parler des additifs alimentaires.

Je vais d'abord vous parler de ce qu'on appelle les antibiotiques. Antibiotiques, ça veut bien dire ce que ça veut dire. Ça veut dire que c'est contre tous les microbes qui peuplent l'organisme.

Et ce dont on s'est rendu compte, c'est qu'à l'échelle d'un enfant, il y avait un développement normal du microbiote qui passait par différents stades et quand on lui faisait prendre des antibiotiques, il y avait une énorme régression, un retour en arrière.

Il y avait une destruction des populations qui s'étaient installées depuis plusieurs mois et on revenait à une situation précédente. On s'est rendu compte surtout que cela ouvrait une sorte de fenêtre, une fenêtre pendant laquelle les défenses naturelles de l'organisme, parce que notre microbiote c'est les défenses naturelles de l'organisme, elles étaient un petit peu en dormance.

Pendant ce temps où cette fenêtre était ouverte, il y avait un petit peu de tout qui pouvait s'installer. Des bactéries pathogènes en particulier. C'était un peu la loterie. Il y en a qui vont prendre plusieurs antibiotiques plusieurs fois de suite et puis ils ne vont rien attraper de particulier.

Il y en a qui vont prendre une seule fois des antibiotiques, une seule fois dans leur vie. Sauf qu'à ce moment-là, ils vont être exposés à des produits extrêmement pathogènes qui vont s'installer et il va s'installer en état de dysbiose intestinale.

Cette dysbiose intestinale a des conséquences à tous les moments de la vie, à toutes les échelles de la vie. On a pu voir qu'en changeant le biote intestinal particulièrement d'une personne par la technique des implants fécaux, on arrivait à sortir une personne d'un état de dépression ou d'anxiété chronique.

On arrivait à faire en sorte qu'une personne qui était diabétique ne l'ait plus. On arrivait à faire en sorte que des personnes qui avaient des maladies auto-immunes ne les avaient plus. On arrivait à faire en sorte que des personnes qui avaient des intestins extrêmement enflammés ne l'avaient plus.

On s'est rendu compte que l'on changeait toutes les données des personnes. C'est-à-dire qu'on est encore loin de mesurer l'impact de ce biote intestinal sur notre fonctionnement quotidien. On avait mis dans le tout génétique cellulaire et on se rend compte qu'en fait, la plupart des conditions qui gouvernent nos vies ne sont pas cellulaires mais elles sont microbiennes.

Et donc, c'est ces microbiotes qu'il faut nourrir, c'est ce microbiote qu'il faut préserver. Alors vous allez me dire, comment est-ce qu'on préserve un microbiote ? Premièrement, en arrêtant de l'agresser.

Or, force est de constater que tout notre monde de vie agresse les microbiotes. Donc je vais toujours retomber sur mes pattes. Qu'est-ce que c'est le stress ? On s'est rendu compte, en mesurant le microbiote des personnes, on s'est rendu compte que dans des périodes de stress intense, on a une déplétion d'une aube de microbe, particulièrement dans nos intestins.

Or, on sait que l'un des facteurs les plus importants, c'est la diversité, la richesse de nos souches bactériennes. On sait très bien qu'en période de stress très intense, à ce moment-là, les souches bactériennes diminuent et donc on est beaucoup plus sensibles aux infections.

C'est pour ça que quand on est fatigué, quand on est épuisé, quand on est stressé, on est en immunodéficience. On est en immunodéficience simplement parce que nous avons une déplétion de nos populations bactériennes.

On sait très bien aussi qu'une alimentation faite d'additifs alimentaires extrêmement acidifiantes va nuire à ce microbiote intestinal qui a besoin de quoi ? Qui a besoin d'aliments bruts, naturels, non raffinés, parce qu'il a besoin de fibres, il a besoin de minéraux, il a besoin de vitamines, il a besoin d'une alimentation totalement non transformée. C'est pour ça que souvent on me dit avec quoi il faut que je me nourrisse ?

Moi j'ai envie de te dire, demande à ton microbiote ce qu'il a envie de manger. Parce qu'en fait, il faut bien compter sur eux. C'est-à-dire qu'on ne se nourrit pas directement, on nourrit nos microbes qui vont nous nourrir.

Parce que les aliments tels que nous les ingérons, nous n'avons pas la capacité de les utiliser. Il faut compter sur nos microbes pour les transformer. C'est pour ça que chaque fois qu'on me parle de problèmes d'assimilation, qu'on me parle de carence en tel produit ou en tel produit, j'ai tendance à dire, mais est-ce que la carence ne vient pas simplement de la carence de diversité de ton microbiote ?

Est-ce que tu n'es pas dans un état de dysbiose intestinale qui fait que ces produits-là, tu ne peux pas les utiliser ? Les produits bruts que tu amènes dans ton alimentation, tu ne vas pas pouvoir les utiliser. Et donc, il faut cesser de penser en termes d'alimentation pour soi-même, il faut commencer à penser quels sont les aliments qui favorisent le développement de notre microbiote.

Et on s'est rendu compte que ce qui favorisait le développement de notre microbiote, sa richesse, sa diversité, c'était au niveau alimentaire des aliments bruts, non transformés, non stérilisés, non préservés pendant je ne sais pas combien de temps avec des techniques de conservation, sans additifs, bien sûr, avec l'absence de polluants, de produits toxiques et pesticides.

Et donc tout ça, c'est les bases d'une alimentation saine. C'est les bases aussi de ce qui est transmis dans ces vidéos. C'est-à-dire qu'il n'est pas transmis un dogme, tu dois manger ceci, tu dois manger cela.

On ne fait pas la guerre des micronutriments ou des macronutriments plutôt. Il ne faut manger que des lipides, il ne faut manger que des sucres, il ne faut manger que des protéines. Vous savez, chacun a son petit dada.

Il y a les tenantes du tout protéines, il y a les tenantes du tout sucre, même dans le cru, il y a les tenantes du tout sucre, il y a les tenantes du tout gras, et en fait, on se rend compte que, selon les personnes, il y a une solution qui va marcher et une autre qui va marcher à un autre moment.

Parce qu'il faut bien penser en termes de besoins du microbiote. Or, les besoins du microbiote sont différents pour chacun. L'important, c'est de définir le cadre dans lequel nous pouvons évoluer.

Ce cadre, c'est un cadre dans lequel le stress est diminué au maximum. C'est-à-dire que le rythme de vie est repensé complètement. C'est la base des bases. Le cadre, c'est un cadre dans lequel l'aliment est consommé sous sa forme la plus brute, la plus naturelle, la plus riche en micronutriments, c'est-à-dire cultivé de manière biologique, voire mieux encore, le moins transformé possible, le plus frais et le plus vivant possible, et qui contient un maximum de son intégrité, du totum du produit non transformé.

Le cadre aussi, c'est les conditions de vie dans lesquelles on ne se récure pas la peau en permanence avec des produits corrosifs comme les savons ou tous les produits d'entretien et de toilette soi-disant qui sont censés nous assurer une bonne hygiène.

Mais ils ne nous assurent pas une bonne hygiène parce que l'hygiène, ce n'est pas à eux de l'assurer. Ce n'est pas à ces savons, ce n'est pas à ces produits-là. L'hygiène de la peau est assurée par ce microbiote.

Parce que qui donc va venir pouvoir manger les déchets à la surface de la peau ? Qui d'autre va pouvoir réaliser toutes ces opérations de nettoyage en temps réel ? Ce n'est pas ces savons, ce n'est pas ces lotions.

D'ailleurs, on en voit bien la démonstration. Combien je connais de personnes qui se passent des savons et des lotions ? Ils en ont une tyrielle, tu ouvres leurs armoires, c'en est plein.

Et leur peau est dans quel état ? Il est catastrophique. Pourquoi ? Parce que ces produits vont contre le biote intestinal. Ces produits sont antibiotiques. Alors la vraie question, c'est sur qui on parie ?

Est-ce qu'on parie sur des remèdes extérieurs qui nous sont vendus par des marchands à grand renfort de pub ? Ou est-ce qu'on parie sur nos propres ressources ? Et notre propre ressource, c'est notre microbiote.

Et si on veut parier sur notre microbiote, on s'intéresse à ses besoins et on les respecte au niveau alimentaire, rythme de vie, hygiène de vie. Et c'est là le but de toutes ces vidéos aussi, c'est d'arriver à apprendre à quels sont les besoins de cette vie en nous, de cette vie que nous avions tellement ignorée, de cette vie bactérienne contre laquelle nous avons lutté.

Le dogme pasteurien est encore présent dans les esprits. Le dogme pasteurien qui fait qu'on se méfie de toutes les bactéries, de tous les microbes, qu'on stérilise absolument tout.

Mais nous en avons besoin. Cette guerre contre le vivant, c'est du suicide. C'est du suicide que nous réalisons littéralement. Et ce suicide-là, il est encore en cours dans nos cerveaux, dans nos têtes.

On veut se protéger en permanence contre ces bactéries. Ces bactéries sont là pour nous aider, pour nous permettre de fonctionner. elle détermine qui nous sommes. C'est donc là le vrai challenge de l'humain actuellement. C'est de redécouvrir l'importance de ce microbiote intestinal, d'arriver à découvrir qu'il n'est pas temps de se nourrir et de répondre à ses besoins si ce n'est à répondre aux besoins de ce microbiote, et de réaliser que la plupart des maladies que nous voyons se développer actuellement,

des troubles de santé que nous voyons se développer actuellement, sont des troubles de développement du microbiote. Obésité, diabète, maladies auto-immunes, maladies inflammatoires des intestins, dépression, anxiété chronique, tout ça, ça relève du microbiote uniquement.

Je crois qu'on est en train de rentrer dans une nouvelle ère parce que même si ça met du temps à infuser dans les cerveaux et dans nos pratiques, je vois au niveau de la recherche particulièrement le nombre de publications scientifiques qui explosent littéralement actuellement au sujet des microbes.

C'est LE sujet dont on parle partout. Où que l'on regarde sur tous les portails de recherche, c'est le microbiote, le microbiote humain, le microbiote de la peau, le microbiote intestinal.

Partout on fait des recherches. On rentre dans une nouvelle ère. On a eu l'ère cellulaire, l'ère cellulaire ne nous a pas permis d'aller mieux. On rentre dans l'ère microbienne. Et quand on va rentrer dans l'ère microbienne, à ce moment-là, on va être obligé de tenir compte des besoins de ces microbes.

Et les besoins de ces microbes, c'est toute la vie régénérée dont on parle à longueur de temps dans ces vidéos. C'est pour ça que je me réjouis, je me réjouis chaque fois, et je me réjouis surtout que nous sortions de ces dogmes, qui sont des dogmes qui sont contraires à la vie et qui conditionnent une forme de suicide, de suicide colloctif dans lequel nous sommes actuellement. Alors bonne régénération, bonne nourriture pour vos microbes.

Apprenez à les nourrir, apprenez à les respecter et à respecter leurs besoins. Bonne régénération, on arrête la guerre contre les vivants.

0 commentaires