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Calmer un esprit bruyant, troubles émotionnels et comportementaux, n° 1

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L'équipe RGNR
13 vues • Publiée le 17/09/2017

Cette vidéo lance une série consacrée aux troubles émotionnels et comportementaux : colère, anxiété, dépression, boulimie, hyperactivité, scarifications et bien d’autres. Thierry pose d’emblée un cadre à deux piliers, le corps et l’esprit, en précisant que certains troubles ne s’expliquent pas par la biochimie seule et qu’il faut donc aborder le second pilier sans détour.

Le fil directeur de l’épisode est que les émotions ne sont que des symptômes, jamais des causes en elles-mêmes. Thierry illustre ce point avec la colère, qui découle d’un sentiment de frustration ou de rejet, lui-même produit par un système de croyances et d’évaluation du monde. Remonter à ce système, plutôt que de traiter l’émotion directement, est présenté comme la seule façon d’éviter que le symptôme revienne sous une autre forme.

Thierry décrit ensuite les trois réponses habituelles au bruit mental : le divertissement, la médicalisation et la ritualisation. Il montre que chacune tente de couvrir ou de ralentir l’agitation sans en supprimer la source, et introduit la méditation, non pas comme pratique du vide, mais comme discipline active de la pensée, à développer dans les épisodes suivants.

La dernière partie aborde la question de la vérité comme socle : une pensée ancrée dans la réalité produit un état intérieur stable, tandis qu’une pensée nourrie par l’imagination délirante génère mécaniquement anxiété et désespoir. Thierry s’appuie sur des textes anciens pour illustrer ce qu’il appelle le combat des croyances, en posant la question de savoir sur quoi chacun place réellement sa foi.


📑 Au programme de la vidéo


Transcription de la vidéo

Transcription automatique, elle peut contenir des erreurs.

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Bonjour, c'est avec une grande joie que je vous retrouve pour démarrer cette série de vidéos que j'attendais depuis longtemps. J'y ai pas mal travaillé dessus, c'est quelque chose qui est un accomplissement un peu pour moi, et je suis ravi de vous présenter l'esprit de mon travail.

J'ai appelé cette série « Calmer un esprit bruyant. Troubles émotionnels, troubles du comportement, en finir avec la racine psychique, on va dire, de ces troubles-là, parce qu'on a beaucoup parlé des troubles physiques, voire des troubles psychiques, en lien avec des dérèglements physiques.

Ça, on en a bien parlé et on va en reparler. Mais là, délibérément, j'ai choisi de constater que tout ne se résume pas au physique. On est d'accord, on peut avoir un corps qui fonctionne parfaitement et pourtant éprouver des troubles de type psychique, comportementaux, émotionnels. Donc, tout ne se résume pas au physique.

Nous ne sommes pas qu'un physique, c'est une révélation, je ne crois pas. En fait, on pourrait dire que nous sommes deux piliers. Il y a un pilier du corps, la biochimie du corps, le fonctionnement du corps, influence énormément nos comportements et nos émotions.

On l'a déjà mis en valeur, mais dans la deuxième partie de cette série de vidéos, on va y revenir. Et puis, il y a un deuxième pilier qui est le pilier de l'esprit.

Parce que, je suis désolé, peut-être qu'il y a certaines personnes donc ça va choquer, mais on ne va pas ne pas pouvoir parler d'esprit. Et si on parle de l'esprit, on va parler de spiritualité d'une certaine manière. Mais le problème c'est que la spiritualité a souvent été accaparée par des religions.

On va parler de spiritualité et non pas de religion. Mais la spiritualité c'est la vie de l'esprit. On a deux piliers, l'esprit et le corps. L'esprit, nos pensées, et le corps, le physique, la biochimie.

Et nos comportements, nos émotions, sont conditionnés par les deux. On pourrait dire d'une certaine manière que nous sommes constitués de deux piliers. Il y a le pilier de l'esprit et le pilier du corps. La question c'est comment faire en sorte que ces piliers soient solides, soient fonctionnels, comment les armer, comment les renforcer.

Alors, sur le plan physique c'est simple. On parle souvent de discipline physique, réforme du mode de vie. On y reviendra encore et encore. Mais sur le plan psychique, comment est-ce qu'on peut réformer son mode de vie sur le plan psychique ?

Comment peut-on se faire en sorte qu'au niveau psychique, tous les troubles comportementaux et les troubles émotionnels puissent se disparaître ? Alors, on va essayer de répondre de manière globale dans cette série à la plupart des troubles émotionnels et de comportement.

Je sais que ça va paraître présomptueux, alors on va essayer d'y répondre sur le volet psychique. On laissera le corps pour ensuite, On est embarqués peut-être pour un mois ou deux dans cette série, mais c'est quelque chose qui me tenait énormément à cœur.

Mais on va essayer dans cette série de répondre de manière globale, générale, à la source de la plupart des problèmes comportementaux et émotionnels. On pense à la colère, l'addiction, la violence, la tristesse, le désespoir, l'anorexie, la boulimie, les troubles du comportement alimentaire, la panique, le suicide, la dépression, l'hyperactivité.

On va essayer vraiment la culpabilité, on va essayer vraiment d'apporter une réponse globale, générale, qui demandera bien sûr une individualisation, mais qui va fonctionner dans la plupart des cas. Alors déjà, parler de spiritualité c'est parler de la vie de l'esprit, de ce qui le nourrit.

On a trop souvent lié ce terme à des religions ou à des choix partisans, excluants, ça ne sera pas du tout ce que l'on va faire. Ici, on va parler de ce qui nourrit notre esprit à chaque instant.

Et on va voir que c'est l'essentiel, c'est le point clé quand il s'agit de répondre aux problèmes de troubles du comportement et troubles émotionnels. Alors, j'aimerais bien commencer en parlant dans cette première vidéo de ce que j'ai appelé le bruit dans notre tête.

Parce qu'on vit un temps de grande incertitude, c'est évident. Il y a eu l'apogée de la violence, de l'insécurité, tu regardes les médias, la télé, comment ne veux-tu pas être anxieux dans le monde actuel ? Ce qui t'est renvoyé du monde actuel, c'est un monde de dangerosité, d'insécurité. Et c'est marrant, de sensualité aussi, de matérialisme à outrance.

Et puis rapidement, le matérialisme, on se rend compte qu'on te dit que toute ta vie durant, tu vas bosser pour avoir ta BM. Bon, le jour où tu as ta BM, tu t'éclates pendant 5 minutes et puis au bout d'un moment, ça s'arrête. Donc tu te dis qu'il y a quand même un problème.

Donc comment ne veux-tu pas être anxieux, inquiet, dans le monde actuel ? Et le truc c'est que la plupart du temps, quand on se croise le matin, on dit à l'autre « Comment vas-tu ? » Donc on s'intéresse à l'état de ses sensations, à l'état de ses émotions.

« Comment te sens-tu ? » Et nos sensations et nos émotions, d'où est-ce qu'elles viennent ? Est-ce qu'elles sont une cause pour elles-mêmes ou est-ce qu'elles sont une conséquence ? Simplement un symptôme.

Je vais essayer de vous montrer dans cette série de vidéos que nos émotions et nos comportements ne sont toujours que des symptômes. Et chaque fois qu'on essaie de les traiter pour eux-mêmes, sans aller voir en amont ce qui a précédé, présidé à ce symptôme, eh bien on rate la cible.

C'est exactement comme quand on traite un symptôme en médecine, on va dire d'une certaine manière, en ignorant l'état du terrain. Quelque part, le symptôme va revenir, tôt ou tard, d'une manière déguisée.

On va le contraindre quelque part, on va le supprimer quelque part, et il va apparaître d'une autre forme, un petit peu différent, un petit peu évolué, mais de l'autre côté.

On a complètement raté la cible. Par exemple, si on prend la colère, la colère, l'émotion, le comportement aussi qui va être induit par la colère, d'où vient la colère ?

La colère n'est pas une cause pour elle-même. La colère vient la plupart du temps d'un sentiment de frustration, de vulnérabilité, un sentiment de rejet par exemple, qui suscite la colère. La colère n'est qu'un symptôme.

Ce qui est en amont, c'est quoi ? C'est l'esprit qui a perçu le monde autour de nous, c'est dans nos pensées. Et donc finalement, au lieu de dire comment te sens-tu ce matin, comment vas-tu, on devrait peut-être dire à quoi penses-tu ce matin, comment penses-tu ce matin ?

Alors, je vais essayer vraiment, dans cette série de vidéos, de vous montrer que tout se passe à ce niveau-là, au niveau du système représentatif, du système d'étalonnage de valeurs de nos pensées. Donc automatiquement, on va parler de croyances.

Donc là aussi, préparez-vous, on va parler de croyances. Mais là encore, non pas d'une manière religieuse, partisane et excluante, mais de croyances parce que nous avons tous des croyances.

Et que ce sont ces croyances qui nous permettent, par nos pensées, de décrypter les événements qui nous arrivent, et ensuite d'avoir une réponse symptomatique sous la forme de comportements et ou d'émotions.

Alors, le combat se situe dans nos pensées, en permanence. Et ce que tu crois détermine la façon dont tu vas évaluer les événements qui t'arrivent au cours de la journée, ton système de croyance et ton système d'évaluation.

Alors, on a des pensées bruyantes en permanence, on a des pensées d'anxiété et de peur. Et si telle chose arrivait ? Et si les enfants se faisaient écraser sur le trajet de l'école ? On joue à se faire peur en permanence.

On a des pensées de vulnérabilité. « Je suis trop faible pour faire ceci. Je ne suis pas capable de faire ceci. » On a des pensées de découragement et de désespoir. « Jamais je ne pourrai faire ceci. Jamais je ne serai à la hauteur.

Jamais je n'aurai ceci. » On a des pensées défaitistes, du même cabie. On a des pensées d'auto-apitoiement par exemple. d'auto-apitoiement sur soi-même, ça n'arrive qu'à moi par exemple.

Ça c'est le genre de choses qu'on rencontre très souvent. J'ai fait une petite liste. Cela n'arrive qu'à moi. Pensée de frustration, la terrible. On va y revenir énormément sur la frustration et l'insatisfaction.

Si j'avais ceci, je serais comme cela. Si mon épouse était comme cela, ma vie serait comme ceci. Si j'avais tel physique, ma vie serait comme cela.

Si j'avais telle voiture, ma vie serait comme cela. Si mes enfants se comportaient comme ceci, je serais comme cela. C'est la pensée d'insatisfaction, terrible, et c'est du bruit dans nos pensées en permanence.

Pensée de blessure, pensée d'amertume, pensée d'injustice, pensée de revanche, désir illicite aussi, les espèces de petits fantasmes un peu pervers qui peuvent se balader dans nos têtes.

Pensée de culpabilité et de honte liées à des actions passées, remords, mépris, orgueil. Et puis le dernier, le plus lourd souvent, la fierté, facteur essentiel de bruit.

La fierté, qu'est-ce qu'elle dit ? Elle dit, je n'aime pas, je ne veux pas, je ne peux pas. Je n'aime pas, je ne veux pas, je ne peux pas.

Ça, c'est la pensée de la fierté, de l'égo, diront certains. Et le plus amusant, c'est dans ce brouhaha permanent, je ne veux pas, et si ça faisait ça, et s'il arrivait ça aux enfants, et s'ils pensaient ça, oh mais j'ai honte, j'ai inculpabilité, et en permanence, il y a une espèce de brouhaha permanent à l'intérieur de notre tête.

Et comment est-ce qu'on répond à ce brouhaha permanent ? Eh bien, de deux manières généralement, de trois manières. On remplit notre esprit de plus de bruit, distraction, amusement, distraction, distraire, au sens étymologique du terme, ça veut dire diviser, ça vient de la même racine que diviser, ça vient même de la même racine que diable, c'est la division, on se sépare de soi-même, donc on en rajoute.

On rajoute plus de bruit dans le bruit de manière à ne pas attendre le premier bruit. Tu es en train de t'inquiéter en permanence, et là tu mets un film complètement débile qui va rajouter encore plus de pensée dans ta tête.

La deuxième, on ralentit l'esprit. C'est bien la preuve que les émotions ne sont que des symptômes. Comment est-ce qu'on calme quelqu'un qui est en délire émotionnel, on va dire d'une certaine manière ?

On ralentit son esprit avec des psychotropes, de l'alcool, des drogues diverses qui vont avoir tendance à calmer le tout. Et puis, il y a d'autres manières de juguler cette anxiété, ce bruit permanent.

C'est de mettre en place des ritualisations. Tous les peuples, au travers de l'Histoire, ont mis en place des ritualisations sous forme de structures religieuses pour juguler leur angoisse.

Et quand on parle à l'époque moderne de tentatives de contrôle comme les mutilations par exemple, qui se trouvent beaucoup chez les jeunes, actuellement on parle de scarification. Les scarifications, on trouve ça dans toutes les tribus natives.

Les scarifications sont des moyens religieux de juguler. de juguler cette anxiété, cette peur, cet isolement de l'homme tout seul sur cette planète qui doit se débrouiller par lui-même.

On remplit notre esprit de plus de bruit, on utilise des médicaments pour ralentir l'esprit ou on met en place des ritualisations, anorexie par exemple, c'est une tentative de contrôle, hyperrigidité, rigidité mentale, rigidité émotionnelle, le besoin de mettre de l'ordre partout, le besoin de mettre les choses en ordre partout, le besoin d'écrire de telle façon, le besoin de s'habiller de telle façon, de manière rigide, dans laquelle on n'est pas libre, tout ça participe à cette tentative un

peu vaine de l'humain de juguler cette anxiété liée à cet esprit bruyant. Alors, c'est autant de mauvaises réponses à l'agitation et à l'anxiété. Ça ne marche pas, globalement. Et ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ce bruit incessant n'est pas la paix.

En aucun cas, ce bruit incessant ne peut constituer la paix. On ne peut pas guérir un esprit bruyant par l'agitation et par la médicalisation, ni par la ritualisation. On ne guérit pas.

On tente de gérer tant bien que mal les symptômes, mais on ne le guérit jamais. Et je vais essayer de vous montrer que la seule façon de sortir de cette boucle infernale de l'agitation mentale, ce n'est ni le divertissement, ni la médicalisation, ni la ritualisation, mais c'est quelque chose qui est bien connu des milieux spirituels et qui s'appelle la méditation.

Mais pas la méditation dans le vide, on va voir ce que c'est que la méditation et dans quel sens on peut méditer. Alors, je fais une petite pause, tout de suite, il y en a qui vont décrocher.

Ils vont dire, Thierry, on t'aimait bien quand tu parlais de physiologie du corps, mais là, tout de suite, tu t'égares. Et c'est vrai que dans notre société, on peut parler du corps et en corps, ça m'a valu quand même quelques volets de cailloux et de bois vert, Mais par contre, parler de l'esprit, on n'a pas le droit.

Or, l'esprit a des besoins. L'esprit a besoin d'être nourri. Par exemple, mes sens sont nourris quand je me retrouve dans cet environnement, auprès de cette belle rivière qui s'appelle la rivière Ample, qui était un endroit magnifique pour parler de paix, j'y ai pensé.

Cette petite rivière qui est à côté de chez moi, la belle rivière Ample. Bien, notre esprit est nourri, il a besoin d'être nourri, et il faut parler de la nourriture de l'esprit en permanence.

Alors, le problème, c'est que nous passons notre temps à écouter nos pensées, à écouter notre imagination, et ce faisant, eh bien, on est balotté.

On est balotté par une imagination qui est parfois totalement délirante. Et ce que je vais essayer aussi de vous présenter, c'est qu'on ne devrait pas écouter nos pensées, mais plutôt commander à nos pensées. On devrait commander à notre imagination pour éviter qu'elle parte en total délire.

Alors, j'avais envie de vous citer un psaume, j'aime beaucoup les psaumes. Il n'y aura aucun parti pris religieux ou quoi que ce soit dans ces vidéos, pour en être sûr. Attendez, je prends mon petit psaume.

Il n'y aura aucun parti pris spirituel particulier, mais par contre il y a des textes, des textes spirituels que je vais vous lire parce que pour moi, les textes spirituels c'est les textes pour l'esprit, de la nourriture pour l'esprit.

Et c'est un psaume, le psaume du roi David, un magnifique texte poétique Pour ceux qui aiment la belle poésie, lisez les psaumes, ce sont des textes d'une beauté extraordinaire.

Et il dit, « Je n'ai pas le cœur fier, ni le regard hautain. » Donc là, on parle de la fierté. « Je n'ai pas pris un chemin de grandeur ni de prodige qui me dépasse.

» Donc, je n'ai pas mis la barre. « Non, je tiens mon âme en paix et en silence comme un petit enfant contre sa mère, comme un petit enfant, tel est mon âme en moi. » Ce matin, j'ai vu mon fils, qui a 6 mois, contre sa mère, être dans un demi-sommeil après avoir tété.

Et j'ai parfaitement compris la paix dont parle ce psaume. Si vous avez vu un enfant être dans un demi-sommeil contre le sein de sa mère, vous avez compris de quelle forme de paix il s'agit. Il ne s'agit pas d'une paix faite de bruit, de médicalisation ou de ritualisation.

Il s'agit d'une paix profonde qui vient de l'intérieur. Je n'ai pas le cœur fier, ni le regard hautain. Je n'ai pas pris un chemin de grandeur, ni de prodige qui me dépasse. Non, je tiens mon âme en paix et en silence comme un petit enfant contre sa mère, comme un petit enfant, tel est mon âme en moi.

Et le but de ces vidéos, ça va être aussi de vous donner des clés pour apprendre à discipliner nos pensées, pour être comme un petit enfant contre le sein de ta mère, pour être dans cet état de quiétude et de paix. Discipliner nos pensées, c'est faire de la musculation de ce pilier qu'on appelle le pilier de l'esprit.

Discipliner, construire, armer... Vous savez, un pilier, quand on le coule en béton, pour le rendre plus costaud, on met du métal. On l'arme avec du métal, d'une certaine manière.

Je cherchais le terme. On a de l'armature en métal que l'on coule dans le béton pour le rendre plus costaud. Qu'est-ce qui va rendre notre mental plus costaud, notre esprit plus costaud ? Ça va être d'une certaine manière d'apprendre à discipliner nos pensées.

Je vais vous le dire tout de suite, ce n'est pas un programme en 10 étapes, 7 techniques, et ainsi de suite. On n'est pas du tout dans du développement personnel, on n'est pas du tout dans du coaching psychique, on n'est même pas dans un travail sur les émotions.

On va aller voir le fonctionnement normal de l'esprit comme on a pu s'intéresser précédemment et on va continuer à s'y intéresser. D'ailleurs, dans la deuxième partie de cette vidéo, on va vraiment parler du volet biologique, physique de l'anxiété et des troubles émotionnels.

Là, on va aller voir un peu ce qui préside au fonctionnement de l'esprit. Quand on parle de réfléchir sur le fonctionnement de l'esprit, je pense qu'il y a une question qui est essentielle, c'est la nature de la vérité.

Parce que dans notre société, notre société moderne, on nous persuade que la vérité c'est quelque chose qui est fluctuant, qui est circonstanciel et qui est individuel. Donc c'est quelque chose qui varie sans cesse, la vérité. On n'a pas de socle fixe, solide, sur lequel bâtir notre pilier.

Et donc, notre pilier est complètement flageolent. En vérité, la vérité, c'est ce qui correspond à la réalité. Si par exemple, je te dis que j'étais avec mon ami Jérôme pour faire cette vidéo, tu vas me dire que ce n'est pas la vérité parce que ça ne correspond pas à la réalité.

Je vais te donner d'autres exemples. Par exemple, à Noël, on te raconte l'histoire d'un gros bonhomme avec une grande barbe blanche dans un traîneau qui vole dans le ciel avec des reines dont le nez est clignot et qui passent par chaque cheminée alors qu'il est gros comme ça, pour aller déposer des cadeaux.

Toi, tu n'as même pas de cheminée, tu te demandes comment ça peut se faire et on te dit non mais t'inquiètes, c'est l'histoire. Ça, ce n'est pas compliqué de savoir que ce n'est pas la vérité parce que cela ne correspond pas à la réalité.

d'une manière un peu plus subtile. Par exemple, on te dit que quand tu as eu une maladie auto-immune de type thyroïdite d'Hashimoto, il faut t'enlever la thyroïde parce qu'elle ne va plus jamais fonctionner et donc il faut l'enlever pour avoir une chance de survivre.

Ceci n'est pas la vérité. Pourquoi ? Parce que ça ne correspond pas à la réalité. Et comment je sais que ça ne correspond pas à la réalité ? Parce que j'ai de multiples témoignages de personnes qui avaient une thyroïdite d'Hashimoto et qui, par leur changement d'hygiène de vie, ont vu leur thyroïde refonctionner de manière adéquate. Autre exemple, si tu as une inflammation au niveau du genou.

Ce n'est pas la vérité de dire que cette inflammation est un problème qu'il faut résorber immédiatement. La réalité ne correspond pas à ça, parce que si tu étudies la réalité du fonctionnement biologique du corps, tu vas te rendre compte que l'augmentation de volume, la survascularisation, L'élévation de température correspond à autant de mécanismes de réparation et donc l'inflammation n'est pas un problème, c'est une solution.

Et ça, c'est la vérité. Pourquoi ? Parce que ça correspond à la réalité. Et le problème, c'est qu'à notre époque moderne, on a préféré choisir notre imagination délirante à la réalité.

On ne marche plus indexé sur la réalité, mais on marche indexé sur notre imagination délirante. J'ai pris un autre texte qui m'a beaucoup parlé. Dans ce texte, vous allez entendre un mot qui choque beaucoup d'oreilles. Vous allez me l'entendre utiliser, vous le troquez pour autre chose si ça vous choque.

On parle de Dieu. Car depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient dans ses œuvres quand on y réfléchit. Ses œuvres, c'est tout cela.

Sa perfection, la perfection du vivant, on la constate dans tout ce qui nous entoure. on le voit et on ne peut pas dire qu'on ne le voit pas. Ils n'ont donc aucune excuse car, alors qu'ils connaissent Dieu, ils ont refusé de lui rendre l'honneur que l'on doit à Dieu et de lui exprimer la reconnaissance. Ils se sont égarés dans des raisonnements absurdes et leur pensée dépourvue d'intelligence s'est trouvée obscurcie. Ils se prétendent intelligents mais ils sont devenus fous.

Ainsi, au lieu d'adorer le lieu immortel et glorieux, ils adorent des idoles, images d'hommes mortels, d'oiseaux, de quadrupèdes ou de reptiles, ou des voitures à quatre roues, ou des stars de cinéma, ou des chanteurs, ou des vélos, ou ils idolent n'importe quoi.

C'est pourquoi Dieu les a abandonnés aux passions de leur cœur, qui les porte à des pratiques dégradantes, de sorte qu'ils ont avili leur propre corps. Oui, ils ont délibérément échangé la vérité concernant Dieu contre le mensonge.

Ils ont adoré et servi la créature au lieu du créateur. C'est l'épître aux Romains. Et j'ai trouvé ce texte particulièrement intéressant parce qu'il y a cette phrase, « On a délibérément choisi d'échanger la vérité contre le mensonge.

» Alors, la question que je vais poser à chacun d'entre nous, c'est où places-tu ta foi ? En quoi places-tu ta foi ? Parce que ta foi, tu la places en quelque chose.

Parce que si tu n'as pas la foi en quelque chose, alors tu es désespéré. Et si tu es désespéré, ça se traduit par un état émotionnel et comportemental. Si tu n'es pas désespéré à ce moment-là, c'est donc que tu as un espoir, tu as une foi.

En quoi places-tu ta foi ? Je crois que c'est une question que chacun doit se poser. Sur quoi appuies-tu ton pilier qui est le pied de l'esprit ? Parce que ça vaut le coup de se poser la question, parce que quand tu construis une maison, surtout si tu penses construire une maison qui va être lourde, si tu penses être capable d'endosser beaucoup de pression, tu as intérêt à avoir des fondations qui sont solides et qui sont stables.

En où places-tu ta foi et qu'est-ce que tu acceptes comme la vérité ? Et donc, c'est bien un combat au niveau des croyances qu'il s'agit. Est-ce que tu acceptes comme vérité qu'une thyroïdite d'Hashimoto nécessite de supprimer la thyroïde parce qu'on ne peut rien faire, c'est une maladie dégénérative et il n'y a aucune chance pour que ça se guérisse ? Où est-ce que tu acceptes comme réalité et donc comme vérité qu'une thyroïde peut se relancer toute seule et peut fonctionner de manière

adéquate si on lui donne les bonnes conditions ? Nous croyons à des choses fausses et c'est là la source de l'anxiété et de tous nos problèmes comportementaux et émotionnels. Quand tu étais petit, ça t'arrivait peut-être, en tout cas moi ça m'arrivait de temps en temps de jouer à me faire peur et j'imaginais qu'il y avait des monstres sous mon lit.

Alors j'allais me coucher et je me disais qu'il y avait des monstres sous mon lit. Cette imagination prenait une réalité en moi. Elle se traduisait par des émotions de peur, de terreur, voire de panique, des comportements adéquats.

Et puis là, il y avait mon père ou ma mère qui venaient et qui me disaient « Non, non, non, c'est juste ton imagination, ne t'inquiète pas, et puis je veille sur toi.

» Le truc, c'est qu'on avait un parent pour nous rappeler ce que c'était que la réalité. Il nous disait non, c'est faux, sous ton lit, il n'y a pas de monstre.

Au besoin, il prenait une lampe, il nous le montrait, et il nous disait je veille sur toi. Quand on est devenu adulte, on passe son temps à se faire peur, on passe son temps dans notre esprit à imaginer le pire.

Et il n'y a plus de frein à ça, il n'y a plus de bon père ou de bonne maman qu'il a avec sa lampe pour pointer sous le lit et te dire mais non, tout ceci c'est le fruit simplement de ton imagination. Et d'ailleurs, c'est amusant de voir combien sont fréquents maintenant, et j'en ai regardé beaucoup quand j'étais jeune, la fascination pour les films d'horreur. Mais qu'est-ce que c'est que cette fascination pour le film d'horreur ? C'est nourrir notre imaginaire qui tourne en boucle sur lui-même pour se faire peur, jouer à se faire peur.

Sauf que si tu n'as pas un frein, un contre-pouvoir à cette peur, tu es soumis à l'anxiété, à la peur et à la panique. Alors, quand on parle de combat entre l'imagination et la réalité, on peut te dire par exemple, là encore, mensonge, tu te dis « Si je me mariais à une belle nana et que j'ai une grosse voiture, je serais heureux dans la vie.

» Mensonge. Comment tu sais que c'est un mensonge ? Parce que tu vas l'expérimenter. Le jour où tu as une super nana et une super bagnole, au bout de dix minutes, tu es toujours aussi déprimé. Tu te dis « Il y a un problème, cela ne correspond pas à la réalité.

» Alors, ce qu'il faut bien comprendre c'est que l'anxiété c'est passer son temps à méditer des choses qui sont fausses et impossibles. L'anxiété c'est, et si il arrivait ceci aux enfants ?

Et si mon mari me trompait ? Et si ma femme me larguait ? Et si je perdais mon travail ? Et si il y avait un tremblement de terre ? Et si c'était la fin du monde dans 5 jours ? Et si je vais à une soirée et que finalement je suis ridicule ?

Et si cette fille ne veut pas me regarder ? Et si ma bagnole tombe en panne ? On passe notre temps à méditer. Il y a des gens qui me disent que la méditation ils ne connaissent pas. Mais si tu passes ton temps à méditer, tu as ton esprit qui est occupé par un brouhaha mental et tu focalises tes pensées sur des choses qui sont non seulement impossibles mais qui ne correspondent pas à la réalité.

Pour moi, dans ma foi, dans ce que je lis, J'ai toujours lu Dieu qui nous dit, ne vous inquiétez pas. Il ne dit pas, je vous prémunirai de l'inquiétude.

Il ne dit pas, je vous prémunirai de la peur. Il dit, ne t'inquiète pas. C'est donc à toi de faire le job. La question c'est, qu'est-ce que tu choisis de croire ?

Est-ce que tu choisis de croire une imagination délirante inspirée par le monde entier, par les films d'horreur que tu vois, inspiré aussi par la frustration liée à tout le système publicitaire qui n'est qu'un système à créer de la frustration, ou est-ce que tu axes ta réalité sur tout autre chose ?

Et c'est là le véritable challenge. Le bruit dans notre tête est lié au fait que nous avons choisi de mettre notre foi dans notre imagination délirante alimentée par un monde qui est un monde pervers, plutôt que de mettre notre foi dans des paroles de vérité qui correspondait à la réalité. On va s'arrêter là pour aujourd'hui.

C'est du gros, c'est du lourd. Je vous encourage vraiment à re-regarder cette vidéo. Ce n'est pas du développement personnel, ce n'est pas du coaching. On est en train de parler réellement du fonctionnement de l'esprit.

En quoi mettons-nous notre foi ? Qu'est-ce que nous considérons comme la réalité ? Qu'est-ce que nous considérons comme la vérité ? Et rendons-nous compte à quel point les choses sur lesquelles nous plaçons notre foi, notre espérance et notre vie sont des choses qui sont impermanentes et qui sont dangereusement instables. Et tant que ce sera comme ça, on vivra légitimement dans l'anxiété et dans la peur.

Et tous les symptômes qui sont les troubles comportementaux et les troubles émotionnels seront automatiques. Quand on va parler de sortir de ce brouhaha mental, de sortir de l'anxiété et de voir disparaître les troubles comportementaux et émotionnels, on va commencer à parler de bâtir sur un socle stable, un socle de réalité et de vérité.

À chaque instant, nous devons choisir la vie. Choisir la vie, c'est choisir la vérité et choisir la réalité. On va se retrouver dans la seconde vidéo qui va se nommer « Vivre sous pression ».

Qu'est-ce que c'est que vivre sous pression ? C'est la réalité de notre vie actuelle. Et cette pression, si en plus on n'a pas deux piliers bien costauds, le corps et l'esprit, cette pression, elle nous écrase et elle nous pulvérise. On va essayer de voir comment est-ce qu'on peut ne pas se faire pulvériser.

Choisis la vie, bonne régénération !

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